La conquête de l'Ouest...

Deux manières d’être sur la Terre

Alors que la durabilité, mais aussi le développement de la concertation multilatérale, l’idéal des droits humains et de la démocratie semblaient, à l’orée du IIIe millénaire, constituer une offre politique attractive, une perspective mobilisatrice, l’histoire semble prendre d’autres chemins. Que se passe-t-il dans nos têtes ?

Aux Etats-Unis, 15 Etats gouvernés par les Républicains mettent les bâtons dans les roues aux municipalités souhaitant développer les énergies renouvelables, et font tout pour favoriser les énergies fossiles, au moment même où des températures jamais atteintes aux bords du Pacifique font exploser les thermomètres et la cohésion sociale.

Au Brésil, un président fou a identifié l’adversaire de la grandeur du pays et sonne la charge contre les cyclistes, les végétariens et les homosexuels. Car un vrai patriote fait honneur au pays en faisant hurler les moteurs, en étant gros mangeur de viande et en contribuant à sa croissance démographique. Tout comme son ex-compère Trump, Bolsonaro vit encore à l’époque d’une virilité conquérante devenue puérile, ridicule et, surtout, terriblement destructrice.

En Europe de l’Est, c’est la croisade pour les « valeurs familiales » et la morale dite chrétienne, contre les « moeurs dissolues » d’un Occident vécu comme décadent et faiblissant. Mais dont on encaisse volontiers les contributions financières à travers de massifs transferts de fonds européens (pour combien de temps encore ?).

Ajoutons que dans les pays anglosaxons (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Etats-Unis), tout comme au Brésil, le climatoscepticisme va de pair avec le mépris pour les peuples autochtones, premiers habitants de ces pays, chassés de leurs terres par une immigration de masse durant plusieurs siècles…

Le retour de l’esprit de domination
Domination de l’Homme sur la nature ; de l’homme sur la femme ; de l’homme blanc sur les autres humains ; de son peuple sur les autres peuples ; de majorités conformistes sur des minorités ; admiration des dictatures et des dictateurs … L’affirmation sans vergogne de cet esprit de conquête et de domination surprend en effet, mais doit être actée et analysée de près.

Ce revirement, ce retour en force d’attitudes qu’on avait cru un moment surmontées, ne tombe pas de nulle part. Il est nourri par les inégalités, le sentiment de mépris que subit un milieu populaire qui se sent menacé dans ses maigres acquis. Difficile en effet de se sentir concerné par la durabilité quand on n’a déjà pas assez pour vivre, ou par les droits humains ailleurs quand on n’est pas respecté dans ses propres droits. Face à ce grand retour en arrière, il faut apprendre à écouter et non pas à stigmatiser, à en voir les causes et ne pas en rester aux seuls effets.

En Suisse, le vote du 13 juin dernier a lui aussi exprimé ces deux façons de se situer au monde. Sensibilité qualitative contre agriculture productiviste ; urgence climatique face aux risques de subir la vérité des prix ; progression du complotisme et de la méfiance, à l’heure du Covid… Et comme aux Etats-Unis, ce clivage en termes de réflexes socio-politiques suit de manière pernicieuse des lignes de fracture économiques, géographiques et sociales.

D’un côté, les citadins et certaines catégories socio-culturelles privilégiées, de l’autre, les ruraux et les catégories socialement plus fragiles. D’un côté, les attitudes « roses-vertes », de l’autre, le vote UDC, qui récupère de plus en plus le rejet des « bobos » des villes par les « classes travailleuses de la base populaire». D’un côté, une gauche plus visible dans sa défense – légitime – de ce qui est « différent », comme les personnes LGBT et les migrant.e.s, que dans l’écoute des préoccupations de l’homme du commun ; de l’autre, une droite qui courtise au nom du « bon sens » les réflexes de l’« homme du commun ».

Oui l’Homme ordinaire, hyperpragmatique, heureux d’être après des siècles de précarité inscrits dans ses gènes parvenu à se hisser au niveau d’une incertaine prospérité, aux réflexes conservateurs, souffre d’un regard, perçu comme suffisant et peu au fait de ses réalités, des «élites éduquées » et est sensible au verbe fort et rassurant d’une droite qui se découvre d’un coup populaire…

Gagner la bataille culturelle
Pour l’UDC, comme pour les républicains américains, et l’extrême droite européenne qui se fédère autour du rejet du projet européen et fustige tout multiculturalisme au profit d’une mythique unité nationale, chaque occasion est bonne pour mener la bataille culturelle, qui est la bataille pour le contrôle des mentalités.

A ce titre, il était essentiel pour l’UDC de tenter de refermer, le 13 juin dernier, la « parenthèse verte » et de recentrer le « bon peuple » sur les soucis du quotidien afin de repousser hors de sa conscience les enjeux globaux qui pourtant nous concernent tous. Surtout pas de plateformes internationales de coopération, de responsabilité solidaire, d’appartenances multiples. Justice globale ? Prévention des conflits ? Loin de nous, tout cela… que chaque « peuple » se débrouille et que chacun défende ses acquis. Seul point commun entre ces deux façons de voir le monde : une volonté affirmée de changement. Mais dans des directions radicalement opposées.

Entre les « beaufs » et les « bobos », ce mur de la différence des perceptions du monde a-t-il une chance d’être aplani? La réponse est probablement en mains de la jeunesse, qui a réussi le tour de force de défiler des mois durant dans la rue pour la sauvegarde du climat, pour à la première occasion venir détruire le résultat de son engagement: un bon compromis politique sur lequel bâtir.

En effet, les moins de 34 ans ont rejeté à 58% la loi sur le CO2… et après avoir conspué l’aviation exonérée depuis 1944 de toute taxe sur son carburant, se réjouissent de repartir en week-end à bas prix. Jamais une génération n’aura eu autant de responsabilités sur ses épaules, tant est lourd l’héritage que nous lui laissons, jamais elle n’aura été si indécise et hésitante face à son avenir.

Il doit y avoir une autre offre politique que l’opposition entre repli nationaliste ou l’exposition à un marché globalisé sans foi ni loi. Car à l’heure des interdépendances le repli sur soi est mortifère, tout comme l’absence de régulation. La paix sociale et internationale dépendra de la capacité à transformer la frustration populaire en désir, non pas de revanche mais de coopération.

Mais il est si facile de stimuler les forces du mal, si difficile de valoriser celles du bien. A l’évidence, il y a bien deux façons d’être humain, deux façons d’être au monde. En réalité, la manière conquérante est celle qui a permis à l’humanité de s’affirmer au sein d’une nature d’abord hostile. La seconde prend acte de la victoire de l’humanité sur la nature – qui ne peut que se conclure par notre défaite. La première est inscrite dans nos gènes. La seconde est à acquérir. Mais à partir de la conscience, immémoriale, elle aussi, que ce nous faisons à la nature nous le faisons à nous-mêmes.

René Longet

Licencié en lettres à l’Université de Genève, René Longet a mené en parallèle d’importants engagements, dans le domaine des ONG et du monde institutionnel, pour le vivre-ensemble ainsi qu'un développement durable. Passionné d’histoire et de géographie, il s’interroge sur l’étrange trajectoire de cette Humanité qui, capable du meilleur comme du pire, n’arrive pas encore bien à imaginer son destin commun.

24 réponses à “Deux manières d’être sur la Terre

  1. « A l’évidence, il y a bien deux façons d’être humain, deux façons d’être au monde »

    Il y en a une troisième dont personne ne parle jamais et que j’appellerais le « syndrome de Néron ».

    Je pense que des pans entiers de la population détestent tellement la civilisation qui s’impose à elle qu’il préfèrent encore contribuer activement à sa destruction et se comporter comme l’empereur Néron dont on dit qu’il récitait des poèmes et jouait de la lyre en regardant Rome brûler.

  2. C’est une belle synthèse de nos sociétés.

    On pourrait associer les UDC aux autochtones australiens ou des Amériques, chacun voulant protéger sa culture ancestrale contre les différentes cultures étrangères envahissantes qui fonctionnent plutôt sur le communautarisme que sur le multiculturalisme.

    Quant à la jeune génération, elle parait bien démunie puisqu’elle n’a d’autre choix que de devoir s’adapter au mode de consommation (culturelle notamment) de la génération des baby boomers qui domine de par sa démographie.
    Lorsqu’il s’agit de fonder une famille, cette jeune classe moyenne est confrontée à une équation impossible à résoudre : vivre à proximité des deux lieux de travail dans un logement “pas trop petit” et au loyer abordable tout en étant bien desservi par les services publiques (transports + proximité des commerces + solution de garde d’enfant).
    Comme on l’observe à Lausanne, cette ville est jeune et dynamique de par les étudiants, mais est désertée par les jeunes familles (trop pauvres pour vivre dans un 4.5 pièces et trop riches pour vivre dans un appartement subventionné) qui n’ont d’autre choix que de s’installer au fin fond de la campagne où l’on ne peut s’y rendre qu’en voitures.
    Cette jeune génération ne peut pas s’offrir le même luxe de payer les taxes environnementales que les +50 ans qui possèdent la majorité des richesses du pays (fortune/terrains). Ne pas oublier qu’on la force déjà à être extraordinairement solidaire avec l’AVS, le 2e pilier et l’assurance maladie, et ce n’est que le début.

    Si cette jeune génération parait indécise ou hésitante, c’est probablement parce qu’on lui donne l’illusion d’avoir le contrôle de son avenir. En réalité, on l’a placée dans un état de servitude dont le seul but est de maintenir le niveau de vie des +50 ans. Difficile de parler de coopération. Les -34 ans pourront réellement décider de l’avenir qu’à partir du moment où ils auront le pouvoir et les richesses, c’est-à-dire pas avant qu’ils aient 50 ans.
    La question est de savoir si entre-temps sa mentalité va évoluer davantage vers le conservatisme et l’individualisme, ou vers l’acquisition de la conscience. Vu la très faible proportion des jeunes à vouloir se faire vacciner contre le Covid, je pense hélas que l’on est loin de se diriger vers cette seconde voie.

  3. C’est curieux, mais en lisant la litanie des niaiseries post-68ardes auxquelles ce cher René Longet a cru et croit encore, j’avais l’impression de feuilleter un vieux journal aux pages jaunies qui nous parle de choses complètement désuètes.

    “Le retour de l’esprit de domination…” ce genre de formules geignardes sont ridicules. Feuilletez un peu les annonces érotiques sur internet et vous verrez que le désir de se soumettre à une forme de domination est un besoin intime pour la multitude. Il n’est pas de retour, il a toujours été présent, au plus profond des intimités et des inconscients.

    Oui, les masses ont besoin de chefs martiaux qui défilent sur des chevaux blancs au son de musiques militaires. Même le bon général Guisan, chez nous, l’avait compris, pourtant ce n’était pas un dictateur.

    Oui, l’humain est territorial, pas global. L’humanisme universaliste des droits de l’homme est en réalité un mensonge.

    Puisque René Longet est un lettreux, citons Aristote.: l’homme est un animal politique “zoon politicon”. Mais cela ne veut pas dire la République universelle du genre humain, ça vient du mot grec “polis”: la cité. Et une cité c’est une communauté humaine enclose de murailles, avec une force militaire pour se défendre contre l’extérieur, des coutumes, des traditions et des hiérarchies fortes à l’intérieur.

    Il y a juste un faible éclair de lucidité dans cet article, quand René Longet constate que le populisme qu’il déplore : “… est nourri par les inégalités, le sentiment de mépris que subit un milieu populaire qui se sent menacé dans ses maigres acquis. Difficile en effet de se sentir concerné par la durabilité quand on n’a déjà pas assez pour vivre, ou par les droits humains ailleurs quand on n’est pas respecté dans ses propres droits.”

    Eh oui, mon bon monsieur, toute votre vie vous avez été un porte parole zélé, et jobard, d’une idéologie progressiste cucu, sans réaliser que les hiérarchies auxquelles vous faisiez obédience, vous utilisaient comme un pion pour détruire les frontières et édifier un monde dans leur seul intérêt financier égoïste, en abattant tous les maigres acquis (comme vous le dites très justement) du social-libéralisme de l’après guerre. Et maintenant on tente de faire le great reset pour finir le travail. Ce qui signifie l’abandon même des libertés individuelles issues de 1848, pour les remplacer par la surveillance de masse et le QR Code. Et ce programme prévoit aussi la paupérisation définitive de 90% de la population qui sera reléguée au statut de récipiendaire d’un revenu de base inconditionel (certainement moins de 1000 francs suisses par mois). C’est un prix à payer acceptable pour les multinationales, pour que le système continue et qu’elles puissent maintenir leurs super bénéfices. Ca leur coûtera moins cher que devpayer des salaires décents.

    Jusqu’où faudra-t-il descendre pour que vous réalisiez enfin que vous avez été la dupe toute votre vie d’exploiteurs rusés et cyniques, qui vous ont manipulé au profit d’objectifs diamétralement opposés à ceux que vous croyiez servir ?

    Vous faites de la peine.

    On pourrait vous exonérer de toute responsabilité dans ce naufrage, car vous n’avez été qu’une petite main, à qui le véritable objectif de la manoeuvre était soigneusement caché. Mais moi, je pense que vous n’avez pas d’excuse, car rien m’excuse la bêtise chez ceux qui ont contribué à fourvoyer les autres en se fourvoyant eux-mêmes.

    1. @p.martin. Si je prends encore la responsabilité de publier vos tirades pleines d’approximations, d’amalgames et d’insultes envers ma personne, c’est pour montrer à celles et ceux qui nous lisent l’incohérence de vos propos. Et si j’ai une chose à vous dire, c’est de regretter votre profonde incapacité d’imaginer que des personnes qui ne pensent pas comme vous puissent avoir un raisonnement fondé sur une vision réaliste de l’être humain, un idéal d’amélioration des choses et des valeurs humanistes, tout en ayant des références au moins aussi crédibles – voire davantage – que les vôtres. Un vrai dialogue commence par respecter l'”adversaire” dans son intégrité et sa probité, sinon ce n’est qu’un ridicule échange d’invectives.

      1. @René Longet: Fort bien dit! On retombe sur l’éternel problème de l’utilisation de pseudos sur des blogs où l’échange courtois d’arguments devrait rester la règle. Est-ce que ce courageux “QUAND ALLEZ-VOUS ENFIN OUVRIR LES YEUX ?” (!) oserait ouvertement voir publié sous son vrai nom ce qu’il profère anonymement, j’en doute fort!
        Mais vous avez raison de ne pas censurer ce genre de prose. Ces gens-là se déconsidèrent, et avec eux les idées qu’ils prétendent défendre, ainsi de la manière la plus efficace qui soit!

        1. Mieux vaut garder l’anonymat si l’on ne veut pas se faire lyncher à cause d’une pensée qui n’est “pas la bonne”. L’anonymat n’empêche toutefois pas de garder une discussion polie.

  4. Toutes mes excuses, si j’ai blessé M. Longet.

    Il n’en reste pas moins que sa ”vision ”réaliste” de l’être humain, un idéal d’amélioration des choses et des valeurs humanistes” bref l’idée de “perfectionnement de la nature humaine” qui fait partie dre se religion secrète, est un échec. A vrai dire cela n’a rien d’étonnat. “idéal d’amélioration des choses et valeurs humanistes” sont des truismes. Même moi je pourrais être d’accord avec ce programme. Mais il ne s’agit pas de ça.

    M. Longet a été un complice depuis 40 ans d’une évolution voulue par ses supérieurs (inconnus?) et qui a consisté à faire tomber les frontières. Jobard comme il est (désolé, est-ce une injure ? alors je la retire) naïf comme il est, ou candide, allez, va pour candide, c’est gentil, c’est moins dépréciatif que bisounours, il a cru oeuvrer pour un “esprit d’ouverture” progressiste. Mais en réalité le programme que ses maîtres (là aussi, un peu dépréciatif, disons ses maîtres … à penser) avaient prévu, et qu’il a aidé à mettre en place, constitue la plus grande régression sociale depuis l’époque du capitalisme manchestérien. Il s’agit d’une austérité qui annullera TOUS les acquis sociaux depuis le début du mouvement ouvrier. Et on déguise ça en une guimauve verte gauchiste en parlant de “transition écologique”, et de “revenu inconditionnel de base”. Et on présente ça comme un progrès alors que c’est une régression épouvantable, et avec ça on continue de se dire dire de gauche.

    Qui est dupe de tout cela? Personne.

    En Suisse, ça va encore parce qu’il y a tellement d’argent que les salariés suisses (certains seulement) ont encore un peu (un peu seulement) l’illusion d’être à l’abri au paradis des multinationales et des grandes fortunes réfugiées fiscales. Mais dans un pays comme la France, les gens sont dans le dur. Les frigos sont vides et les gilets jaunes sont de retour, cette fois indignés par l’obligation vaccinale. Ca va péter.

    Il y aura un changement de régime, c’est moi qui vous le dis. Pas un changement de gouvernement. Ce sera un raz de marée qui va balayer même les populistes d’opposition contrôlée comme Marine Le Pen, Florian Philippot, Asselineau, Dupont-Aignan, & Co ce sera une nouvelle révolution qui ira à l’encontre de la première car cette fois il y a une prise de conscience profonde dans les forces vives et populaires du pays. On ne sait pas à quoi ça ressemblera. Ce ne sera pas un nouveau fascisme, ce sera quelque chose de nouveau, qui partira d’un soulèvement populaire, mais qui mettra définitivement au rencart les idées de M. Longet, c’est à dire celle de Macron, le progressisme mondialiste. Mesdames et Messieurs, on prend les paris ?

    De quoi faut-il le plus s’étonner ?

    Que tout ce que la niaiserie progressiste humaniste a tenté de faire depuis trois siècles soit mis au rencart par un soulèvement populaire irrésistible qui s’annonce ? Ou du fait que certains (comme René Longet) ont pu s’imaginer candidement qu’avec la politique de démantelement social et de régression absolue, menée sous un manteau de progressisme mensonger et verdâtre, et que maintenant on tente d’imposer par la dictature vaccinale, la société de surveillance et de contrôle total, le QR Code, le certificat covid, le revenu inconditionnel de base, on allait pouvoir faire l’économie du soulèvement populaire ?

    M. René Longet a raison: il y a deux manières d’être sur la terre. Une manière incohérente, consistant à s’imaginer qu’on peut voler les petites gens en leur disant que c’est un progrès et s’imaginer que les lésés ne vont pas s’apercevoir de l’arnaque et vont accepter et même être reconnaissants. Ca c’est la théorie Longet. Et puis il y a ma manière à moi d’être au monde, qui est cohérente, rationnelle, et consiste à penser que les peuples sont composés de millions de gens qui ont des intérêts sociaux et un niveau de vie à défendre, et que l’on ne peut pas les en priver par le mensonge et la manipulation, même en faisant croire que c’est progressiste, sans s’attendre à une éruption sociale qui, de fait, rendra absolument possible les objectifs candides de René Longet, la COP 21 et tout le baratin.

    Personnellement, ce qui me sidère c’est la candeur, et (ai-je le droit de dire puisque je le pense?) la stupidité de ceux comme Jacques Attali qui ont cru qu’on pourrait déposséder d’un seul coup par la violence, le chantage et le mensonge, tous les peuples de la planète de tout ce qu’ils avaient acquis par des luttes très dures, et tout ça pour le plus grand profit et enrichissement de milliardaires woke de l’hyperclasse gauchiste post moderne comme Bill Gates et George Soros ?

    Actuellement, le pouvoir mondial qui veut cette régression sociale terrible, et dont René Longet est un serviteur de bonne foi, croyant sincèrement être dans le bien et dans le vrai, croyant même être de gauche et progressiste, a choisi la répression violente. Macron en est l’incarnation la plus blême. Il a fait tirer dans la foule des gilets jaunes à balles réelles (flash ball) mais on voit bien que ça n’a pas marché car le mécontenetement est toujours là qui gronde. Maintenant il va devoir faire tirer sur des infirmières qu’ils veut contraindre à se vacciner sous peine de perdre leur boulot, et qui avertissent que le vaccin ne protège pas car elles voient tous les jours des gens infectés par le Covid alors qu’ils sont vaccinés. Ca ne marchera pas. Le pouvoir macronien va canner. Il sera chassé honteusement. Ce qui va entraîner une réaction en chaîne anti mondialiste et populiste.

    Il y a actuellement une course contre la montre entre les progressistes vaccineurs qui veulent un gouvernement mondial et sont prêts à l’épreuve de force, et les peuples qui ne se laisseront pas faire. Les tyrans ne peuvent que perdre l’épreuve de force. Ils vont échouer. Les prophéties sinistres de Jacques Attali vont-elles alors se réaliser ? Les puissants décideront-ils de déclencher une troisème guerre mondiale pour mater les récalcitrants et parvenir à leurs fins?

    Quand M. Longet prendra-t-il conscience du réel et perdra-t-il ses illusions ?

    1. Et quand M Martin cesserez-vous ce petit jeu détestable de déformer la pensée de l’autre pour mieux le dénigrer? D’où tenez-vous ce fantasme que je serais pour la dérégulation mondialiste et le refus de l’action collective pour orienter les forces économiques et techniques vers l’intérêt général? Que savez-vous de mon engagement réel depuis plus de 40 ans en effet? Votre seul remède s’appelle “frontières”, j’espère au moins que vous n’êtes pas de ceux à qui il arrive de voyager ou de consommer des produits importés, ou qui, suprême horreur, se réjouissent quand la Suisse peut exporter quelque chose qui est utile et apprécié ailleurs? Autres points que vous évoquez: Qui a proposé et soutenu l’initiative pour les multinationales responsables? Une régulation efficace des activités financières et de trading basées en Suisse et qui en effet se jouent des frontières? Un contrôle international du commerce des déchets (Convention de Bâle)? Se bat pour un salaire minimum, les droits des salariés, locataires, consommateurs, à savoir la partie généralement la plus faible du contrat? Qui cherche à sortir de notre dépendance à 75% d’énergies non indigènes, polluantes et non renouvelables que sont le fissile et le fossile? Qui soutient la justice fiscale dans ce pays? Jamais les populistes de droite, toujours ceux que vous vouez aux gémonies, la gauche rose-verte que vous détestez tant. Alors un peu de logique et de modestie vous ferait le plus grand bien, avant de déverser vos torrents d’approximations et de phrases creuses.

      1. “Qui soutient la justice fiscale dans ce pays?”
        Alors en aucun cas la gauche ! Ca fait 5 ans qu’elle s’oppose à toute réforme visant à mettre fin à la discrimination fiscale des couples mariés face aux concubins.

        Ca me reste définitivement à travers la gorge.

        1. @Nicolas Besson: à quelles prises de positions/votes au parlement concrets de la gauche “contre toute réforme fiscale visant à mettre fin à la discrimination fiscale des couples mariés face aux concubins” faites-vous allusion?

          1. Je pense particulièrement à l’intervention de Ada Marra lors de la session parlementaire en décembre 2019.

            Je cite quelques extraits :
            “En ce qui concerne le groupe socialiste, nous estimons que rendre la situation équitable entre couples mariés et ceux non mariés ne doit pas passer par des déductions fiscales pour les couples mariés.”

            “Nous ne voulons pas offrir de déductions fiscales à des familles dont les parents, mariés ou non, ont un revenu suffisant pour être concernés par cette loi sur l’impôt fédéral direct et qui n’ont donc pas besoin de ces déductions.”

            Lien du procès verbal pour accéder à sa déclaration complète :
            https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=48161

            Le parti socialiste interprète la fin de la discrimination fiscale des couples mariés comme une attribution d’une déduction fiscale. Ainsi, son principe consistant à ne jamais accorder de déduction fiscale aux couples – mariés ou non – l’emporte sur la justice fiscale.

          2. @Nicolas Besson: là vous sortez un débat de son contexte, le PS était contre ces déductions fiscales, donc il était logique qu’il n’entre pas en matière sur des modulations de celles-ci. Vous avez écrit “toute réforme fiscale”. Votre citation: “Rendre la situation équitable entre couples mariés et ceux non mariés ne doit pas passer par des déductions fiscales pour les couples mariés” parle par elle-même et merci d’avoir souligné ce passage.

          3. Pour qu’il y ait une justice fiscale, les couples mariés doivent payer le même montant que les couples non-mariés. Donc, soit il faut faire baisser l’imposition des couples mariés, soit il faut augmenter celle des couples non-mariés.

            Dites-moi à ce moment-là comment il est possible de faire baisser l’imposition des couples mariés sans passer par une déduction fiscale ? Le PS n’apporte pas de solution. Ah oui, sa solution est de trouver une manière de ne pas faire baisser l’imposition en intégrant ses revendications sociales usuelles qui n’ont rien à voir avec le principe d’une justice fiscale.

            Du point de vue d’un couple marié, il n’en a que faire de savoir de quelle manière la loi fiscale lui garantit de ne pas payer plus d’impôt que s’il était non-marié. C’est le résultat qui compte. Et là-dessus, Ada Marra se contente de rappeler les chiffres estimés du manque à gagner pour l’Etat. Ainsi, la santé financière de l’Etat vaut bien la continuité de la discrimination fiscale, surtout si cette discrimination ne concerne que les riches, c’est-à-dire les couples mariés qui totalisent un revenu annuel brut à partir de CHF 60’000.

            Donc non, pour moi il est faux d’affirmer que la gauche lutte pour une justice fiscale. Le centre et la droite le font bien davantage.

          4. @Nicolas Besson. A nouveau, vous donnez vous-même la réponse à votre question: “soit il faut faire baisser l’imposition des couples mariés, soit il faut augmenter celle des couples non-mariés”. La manière d’aligner les choses fera, bien évidemment, objet de polémiques et d’ajustements. Et il s’agira d’égaliser les situations sans créer d’autres distorsions et des pertes sensibles de recettes fiscales (dont nous avons tous besoin). D’aucuns ont aussi abordé la question en proposant la fin de la taxation de couple pour passer à la seule taxation individuelle. Par ailleurs la justice fiscale ne concerne pas cette situation. La base de la justice fiscale est bien le caractère progressif de la taxation, à l’encontre de la “flat tax” qui, étant la même pour tous, est bien plus lourde proportionnellement pour les faibles revenus que pour les hauts, ou encore la part respective de la fiscalité directe par rapport à la fiscalité indirecte; on peut aussi ajouter les questions liées à la taxation de la fortune mobilière et immobilière, ou encore les diverses modalités de la TVA. Sur tous ces points, la gauche a toujours à coeur d’assurer à la fiscalité une fonction à la fois de financement des tâches collectives nécessaires et de réduction des inégalités sociales. Ces deux points restent des éléments-clé du contrat social et de la cohésion sociale. Puis, pour anticiper une critique que vous pourriez être tenté de faire, il y a aussi clairement des limites à la taxation et à la ponction de la collectivité sur les revenus et la fortune. En Suisse il y a encore bien de la marge, mais attention, aux Etats-Unis depuis l’ère Reagan on a vraiment gravement favorisé les revenus du capital par rapport à ceux du travail. Enfin, en parlant de fiscalité, n’oublions pas celle des entreprises et des personnes morales en général, et à ce sujet l’accord qui semble se faire au niveau international pour une taxation coordonnée des multinationales qui jouent de la compétition fiscale entre Etats pour payer le moins possible est aussi une contribution à la justice fiscale, qui, on le voit, a bien plus de facettes que celle que vous avez mise en avant.

          5. Vous voulez maintenir le niveau de recettes des impôts ? Il suffit d’augmenter les impôts pour tous. Pas de problème, tant que chacun avec un même revenu est traité de la même manière !

            La suite de votre commentaire est à l’image de la position du PS à ce sujet. Il cherche à noyer le poisson en sortant du sujet, en disant que c’est plus compliqué que ça, qu’il faut d’abord analyser la société dans son ensemble et agir là où “tout le monde est gagnant”, et il faut penser à la taxation des personnes morales ou ça va pas non plus. Bla bla bla…

            La discrimination fiscale concerne 700’000 couples mariés. Ce n’est pas un détail qui mérite d’être noyé dans les généralités de la politiques fiscale.
            Elle n’incite pas les femmes mariées à avoir un emplois. Elle n’incite pas les couples concubins de se marier, ce qui défavorise la personne qui a le plus participé aux tâches ménagères en cas de séparation, souvent la femme.
            On peut très bien résoudre cette discrimination séparément des autres thèmes fiscaux ou thèmes de sociétés.

            Il n’est question que de volonté.

            D’ailleurs, si à la place, c’était les couples étrangers résidant en Suisse qui étaient discriminés fiscalement vis-à-vis des couples suisses, il y a bien longtemps que la gauche aurait crié à l’injustice en appelant à une suppression immédiate de cette discrimination, et ce, sans se préoccuper de l’impact financier sur l’Etat. Ni des autres thèmes.
            Mais comme il s’agit de 700’000 couples “riches”…

          6. Cher Monsieur Bosson
            Désolé notre conversation a démarré sur la notion de justice fiscale en général. Vous l’avez ensuite fait dévier sur un seul cas, celui des inégalités de taxation des couples selon s’ils sont mariés ou non. Je vous ai répondu sur ce point et je ne suis pas un adepte des faux-fuyants, en reprenant d’ailleurs notamment votre propre phrase sur le sujet. Puis je suis revenu sur la question plus générale.Votre supposition que s’il s’était agi de couples étrangers la gauche aurait applaudi à utiliser le système de la déduction fiscale (plutôt que d’égaliser – par le haut ou par le bas – la taxation) est totalement dénuée de fondement. Personne de plus n’a jamais mis en avant dans ce débat la nationalité des personnes concernées. Si elles travaillent en Suisse, elles sont imposées en Suisse, quelle que soit leur nationalité.

          7. Effectivement, la loi fiscale suisse applique une égalité de traitement entre les couples étrangers et les couples suisses.
            Comment ne peut on pas appliquer ce principe basique entre les couples mariés et les non mariés ?

            Et effectivement vous parliez à la base de justice fiscale en général, et j’ai personnellement lancé le sujet des couples mariés.
            Même si ce n’est qu’un chapitre au niveau de la politique fiscale, il est à mon sens trop grave (à savoir qu’il affecte 700’000 couples) pour attribuer la justice fiscale à la gauche, même si elle fait tout juste sur les autres chapitres.

            Mais ça reste un plaisir d’échanger avec vous.

  5. « en contribuant à sa croissance démographique »!?!!??? Maintenant c’est mal d’avoir des enfants!!??!?? Tout le monde homosexuel pour sauver la planète c’est ça???

  6. Cher Monsieur Longet, vous avez à mon humble avis, très bien résumé la situation humaine et politique de notre planète et vous en félicite. Vos réponses à des commentaires un peu décalés, étaient adéquates.
    Les cultures recommencent apparemment à s’opposer avec l’appui d’individus, disons à tendance « nationaliste », ce qui constitue à mes yeux une fâcheuse régression. Homo sapiens, depuis des millénaires, continue son cheminement, mais ses égarements récents pourront lui coûter cher s’il continue à détruire l’environnement (biologique et culturel) qui lui est nécessaire.

  7. Cher Monsieur Longet,
    Je préfère cesser cette polémique avec vous car ça déraille. Ca crée des malentendus et des contresens car vous me reprochez des idées et des intentions que je n’ai pas et la réciproque est peut-être vraie.
    Ce que j’ai toujours contesté dans votre approche c’est la tendance au mondialisme. C’est à dire que nous la jouez toujours (vous n’êtes pas seul) sur le thème : les problèmes sont mondiaux, donc il n’existe pas de solutions qui ne passent pas par une autorité mondiale. Je conteste radicalement ceci: non pas qu’il ne puisse pas occasionnellement y avoir des collaborations intrrnationales sur certains sujets. Il y a bien des organisations souples comme l’Union Postale Universelle, qui fonctionnent très bien. On pourrait imaginer de telles organisations pour se mettre d’accord sur certaines normes environnementales et autres. Mais ce qui est insupportable c’est l’esprit OMS COP 21, (on pourrait déjà temonter au GAFI), qui veut à tout prix priver les états complètement de leur souveraineté. C’est aussi l’esprit de l’UE, et vous êtes en faveur de tout ça. C’est ça qui m’énerve tant et c’est pourquoi je vous rentre dans le cadre de temps en temps.
    Ce que je constate, c’est que bien souvent vos engagements à la fois écolos et mondialistes vous amènent à préconiser des solutions anti sociales. Typiquement vous êtes pour une sorte de taxe carbone, en ignorant complètement que ça pénalise avant tout des gens modestes vivant dans des régions périphériques qui ont un besoin vital de leur voiture. Vous étiez également pour une loi CO2 qui aurait rendu la vie impossible à nos agriculteurs, ignorant superbement que ces derniers ont déjà fait beaucoup d’efforts pour mieux proteger la nature. Enfin, vous étiez pour un accord cadre avec l’UE, par internationalisme et ça vous était parfaitement égal que ça revienne à supprimer la souveraineté législative de la Suisse qui aurait été contrainte de reprendre automatiquement toutes les directives de l’UE et de se doumettre à la jurisprudence hautement contestable et TRES ANTISOCIALE de la cour de justice européenne, qui impose le dumping social.
    Vous percevez aujourd’hui le rejet de la loi CO2 par le peuple et l’enterrement de 1ère classe de l’accord cadre par le CF, comme d’épouvantables manifestations d’une manière rétrograde et chauvine d’être sur terre. Or ce n’est rien de tout ça. C’étaient ces textes qui étaient des attaques violentes contre les maigres acquis de la classe paysanne et salariée de Suisse. Mais ça vous ne voulez même pas le voir. Je salue l’attitude de Pierre-Yves Maillard qui a été décisif dans le rejet de l’accord cadre, parce qu’il est réellement soucieux des intérêts des salariés suisses. Et je vous demande comment vous osiez défendre un accord cadre qui aurait abandonné les salariés suisses pieds et poings liés aux jurisprudences comme les arrêts Rüffert, Viking, Luxembourg, Alfa-Laval, etc.
    Vous me dites que vous avez mené d’autres combats d’esprit social, comme pour un salaire minimum. Désolé, mais si nous avions signé l’accord cadre, vos salaires minimum n’auraient eu aucune valeur car contraires à la jurisprudence de la CEJ selon le principe du plombier polonais. Je trouve donc que vous manquez de cohérence et de rigueur intellectuelle.
    Quant à moi je m’oppose à un monde sans frontières où les souverainetés sont abolies maus vous caricaturez ma position en ironisant sur le fait que je serais contre tout produit ou service non suisse. C’est absurde. Je suis tout à fait en faveur du libre échange, msis pas au détriment de la souveraineté des états. C’est sur ce point que nous sommes totalement opposés. D’autre part je suis très international dans mes activités professionnelles puisque je suis consultant pour une clientèle à 100% étrangère. Je vous ai déjà reproché sur ce blog d’être en faveur d’augmentations drastiques du prix des billets d’avion pour punir ceux qui consomment du kérosène en voyageant. J’ai du vous faire remarquer que la mesure que vous préconisez me tuerait économiquement car cela rendrait prohibitif le coût des voyages que je suis obligé de faire sous peine de perdre mon gagne-pain. C’est ce genre de gesticulations que je trouve très niaises. Je suis obligé de vous le dire sans vouloir vous insulter, car vous proposez des mesures qui satisfont votre manie de vous soummettre ou plutôt de soummettre les autres, à des décisions absurdes, mais mondialistes, comme celles de la COP 21, mais sans penser une seule seconde aux conséquences pour ceux qui devront les subir.
    Je pourrais poursuivre en parlant de la stupide initiative pour des multinationales responsables, contre laquelle j’ai voté. Et d’autres sujets. Mais ce serait beaucoup trop long. Je m’arrête donc là. Disons de manière générale que je trouve niaise et gravement dommageable aux intérêts des gens qui bossent, toutes ces idées dorties de cetveaux théoriciens qui visent à empêcher les gens de vivre par toutes sortes de restrictions et contraintes pseudo écologiques, sanitaires, et/ou fondées sur toutes sortes d’argumentaires qui prétendent hypocritement regler des problèmes, écologiques, sanitaires, mais qui en réalité visent non à regler ces problèmes mais uniquement à brimer les gens, opérer une régression sociale brutale, et instaurer une sorte de dictature mondiale bien pensante et orwellienne avec en plus la puissance de l’intelligence artificielle et du big data pour mieux nous opprimer.
    Je reconnais que vous n’êtes pas vous-même partisan de cette dictature en tant que telle mais mon propos est de dire que par votre tropisme mondialiste vous en êtes, sans doute involontairement et sans le savoir, un complice.
    Avec mes salutations respectueuses.
    P. Martin

    P. S. Pour les professeurs de morale qui s’offusquent si parfois on use d’un pseudo, je rappelle que c’est un droit reconnu de le faire. Si des propos tombant sous le coup de la loi sont postés il est facile de retrouver les auteurs et les déférer à la justice.

    1. @Martin: Autrement dit, VOUS voulez VOUS arroger le droit de clore la polémique quand ça VOUS chante, … après avoir une nouvelle fois inondé ce blog de votre logorrhée aussi répétitive qu’indigeste!

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