Elon Musk ou l’aventurier anachronique

La relance de la conquête de l’espace est emblématique des errements des temps. La privatiser, offrir le ciel à la concurrence économique, en faire un marché et une source de profit souligne davantage encore les dérives de l’époque. L’Amérique en est là : durant dix ans, elle a dû passer par l’ex-rival russe pour pouvoir envoyer des astronautes rejoindre la station spatiale internationale.

Il a fallu le culot et l’esprit totalement décalé d’un Elon Musk pour changer la donne. Voici quelques jours, des Américains ont rejoint l’espace depuis la Floride, grâce au secteur privé. Tout est dit.

Et il s’agit bien du même Musk qui débite régulièrement des tranches de son programme délirant Starlink de placer au total près de 42’000 satellites en orbite. Six fois plus que tous les satellites lancés depuis le début de l’ère spatiale. Tout ça pour « communiquer mieux », tout cela pour dénaturer encore plus notre monde, notre nuit, notre horizon.

Tout ça pour Mars…

En point de mire de tout cela : la conquête de la planète Mars, notre énigmatique voisine.

Qu’il soit intéressant, voire utile scientifiquement d’y placer des outils de mesure, certes. Mais des colonies humaines ? Pour faire quoi ? Y semer des virus ? Y installer des habitats où tout serait artificiel, dont il n’est pas imaginable de sortir sans un harnachement invraisemblable? Où règnent des conditions pires que celles que connaîtrait notre Terre une fois qu’on y aurait tout saccagé ? Ou est-ce le besoin d’y laisser un témoignage qu’il y a eu autrefois de brillantes civilisations sur la planète voisine, la Terre ?

C’est ce dernier motif qui semble être celui du milliardaire fou. Le but de Musk est bien que d’ici 50 ans un million d’humains peuplent la planète rouge, pour, dit-il, assurer une pérennité à l’espèce humaine, une fois la Terre dévastée pour de bon. Nous aurions donc perdu la bataille contre nous-mêmes, sans autre issue que de rejouer la partie ailleurs, plus loin, en espérant réussir mieux…

La bataille pour notre Terre n’est pas encore perdue

Non, la bataille pour notre Planète, pour maintenir viable et vivable notre patrie commune n’est pas encore perdue. La biodiversité s’effrite, le climat s’emballe – deux conditions de base de la vie humaine subissent fortement les agressions d’un système techno-économique globalement incapable d’aller vers une durabilité pourtant exigée depuis 30 ans. Mais allons-nous vraiment laisser faire ?

Un milliard d’êtres humains n’ont pas de véritable toit, 700 millions pas d’eau de qualité potable, 2,4 milliards sont sans accès à des soins de base, 800 millions ne mangent pas à leur faim ou n’ont pas pu aller à l’école. Allons-nous vraiment les oublier et gaspiller des milliards pour des projets aussi pharaoniques que fumeux que de déménager sur Mars?

Toute entreprise, institution, collectivité, personne physique est appelée à choisir : faire partie du problème ou de la solution. Le choix de Musk est clair: c’est la fuite en avant, la politique de la terre brûlée, le narcissisme sans limites de l’enfant gâté fier de son jouet. En réalité ce faisant, il fait un peu de nous ses jouets.

Plutôt que d’aller polluer d’autres mondes, mettons donc en ordre celui qui est le nôtre. Musk se dévoile ici comme le parfait produit de l’ère Trump, son frère d’armes dans la décadence américaine. Restés fixés sur la conquête d’un Ouest conquis depuis longtemps, dédiés à la poursuite du toujours plus et de l’acharnement thérapeutique autour de valeurs et de modèles révolus, redevables de rien ni à personne, ces hommes-là incarnent parfaitement ce qui mène le monde à sa perte.

Irresponsables et immatures ils imposent au monde leurs obsessions infantiles de toute-puissance et de domination.Et si au lieu de nous infliger leurs tristes anachronismes, ils feraient enfin quelque chose d’utile pour leur pays qui va à vau-l’eau ?

Il y a bien mieux à faire

Fantasme des années cinquante et soixante, au faîte de la guerre froide et des 30 Glorieuses, la conquête spatiale a pris un sacré coup de vieux. Il y a tant de choses plus utiles à faire sur cette Terre. Vouloir remettre ça maintenant tombe complètement à faux par rapport aux enjeux de la décennie qui commence.

René Longet

René Longet

Licencié en lettres à l’Université de Genève, René Longet a mené en parallèle d’importants engagements, dans le domaine des ONG et du monde institutionnel, pour le vivre-ensemble ainsi qu'un développement durable. Passionné d’histoire et de géographie, il s’interroge sur l’étrange trajectoire de cette Humanité qui, capable du meilleur comme du pire, n’arrive pas encore bien à imaginer son destin commun.

41 réponses à “Elon Musk ou l’aventurier anachronique

  1. Toujours le même débat entre les objectifs premiers de notre humanité et le même mépris de la recherche et de l’esprit d’aventure qui définissent en partie notre espèce.

    Nous devons nous battre sur plusieurs tableaux et nous pouvons le faire en même temps! Nous sommes assez nombreux et en avons les ressources.

    La durabilité touche tant notre berceau terrien que la survie de notre espèce sur le très long terme. La terre et l’espace sont notre avenir.

    N’est il pas possible de souhaiter une humanité où se côtoient low-tech et technologies de pointes? Où le potager bio côtoie des engins spatiaux dignent de notre fabuleuse imagination ?

    Nos aïeux ont-ils mis les fers aux aventures de nos grands navigateurs (Vespucci, Colomb …) sous prétexte que leur soif de découvertes et de nouvelles ressources étaient des pertes de temps, d’argent et surtout un affront à la recherche de la vérité?

    Mars n’est qu’une étape mais une étape clef pour le développement de notre technologie et notre quête infinie de nouvelles questions.

    En ce qui concerne la privatisation de l espace, même si déplorable , au moins les programmes de Space X ont-ils l’avantage de mettre le pied à l’étrier, de risquer.

    Longue vie et prospérité à tous!

    1. Oui tout a fait d’accord, même si je pense parfois que le décalage entre évolution humaine et évolution technologique s’accroît. L’humanité est elle prête a cela? Je n’en sais rien, et l’idée d’une humanité augmentée me questionne beaucoup. Sommes nous prêt a une disruption majeure dans les prochaines années ? Car si nous avons peur de sauté dans le vide, le vide est plus que jamais devant nos pieds. Alors avoir des solutions à proposer me paraît plutôt sain. Reste a faire attention me semble t’il a notre capacité d’évolution naturelle au regard de l’evolution technologique..

    2. Tout à fait d’accord avec votre analyse. L’homme est programmé pour construire ce que son imagination lui dit qu’il est possible de faire et mettre à exécution le fruit de ses rêves…

    3. Je plussoie ! Magnifiquement écrit.

      Un jour ou l’autre on partira dans l’espace pour le coloniser. Ce sera peut être les américains ou peut être les chinois. Qui vivra verra

    4. Colomb le colonisateur avide, responsable de la mort de millions d’Amérindiens et Vespucci qui, sans quitter sa maison, a réussi à faire donner son nom à un continent et par la même se poser en grand explorateur pour les siècles suivant… Je suis votre argumentation qui peut se défendre, mais je discute le choix des exemples…

  2. Bien que j’aie aussi des réserves concernant certains projets d’Elon Musk (Starlink en particulier, même si l’objectif affiché – donner à tout le monde sur Terre la possibilité de communiquer à bas coût via des satellites – est en soi louable), je trouve cette charge contre un entrepreneur de génie totalement caricaturale et vraiment excessive, voire insultante par les termes utilisés. Musk n’est pas “fou”, ni mégalomane; il a un rêve et une passion, partagée par plus de monde que vous semblez le croire d’ailleurs, et c’est ce qui le motive. Il aurait très bien pu jouir égoïstement de la fortune, qu’il a accumulée par ses propres mérites rappelons-le, mais il préfère la mettre au service d’un projet ambitieux, et il faut reconnaître qu’il a plutôt bien réussi jusqu’ici. Ses lanceurs récupérables (“Falcon”), développés en un temps record, ce que beaucoup considéraient comme impossible il n’y a pas si longtemps, en sont la démonstration.
    Pour ce qui est de l’intérêt de l’exploration humaine de Mars, il y aura toujours des sceptiques qui ne comprennent pas que voir plus loin et plus haut est dans l’ADN de notre espèce et ce qui lui a permis d’atteindre le stade de développement qui est le sien aujourd’hui. Faire de nouvelles découvertes, s’ouvrir de nouveaux horizons, est quelque chose de profondément inscrit dans nos gênes. Mais, il est vrai, pas partagé par tout le monde. De tout temps il a eu des “frileux” pour dire que telle ou telle entreprise était “impossible”, que ce n’était pas le moment, qu’il y avait mieux à faire, etc., et d’autres qui ont fait avancer nos connaissances et ouvert de nouveaux territoires au sens large (pas toujours de la meilleure manière possible, je le reconnais) parce que, selon la formule attribuée à Mark Twain: “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait”! Comme pour moi, je pense que bien des “vocations” de scientifiques et d’ingénieurs sont nées de l’enthousiasme avec lequel les jeunes de ma génération ont suivi cette fantastique aventure qu’a été la “conquête de l’espace” du premier “Sputnik” jusqu’au débarquement sur la Lune en 1969. Ce dernier ayant constitué sans doute la première grande “communion” de l’espèce humaine autour d’un événement unique, retransmis en direct dans presque tous les pays du monde. La nouvelle étape, qui est tout-à-fait à notre portée est maintenant Mars. Et rien ne remplacera jamais la présence humaine directe; même si beaucoup peut être fait par des robots, du fait des délais dans les télécommunications, même ceux-ci seront nettement plus efficaces s’ils sont pilotés par des astronautes sur place. Et n’oublions pas qu’un établissement permanent d’êtres humains sur une autre planète constituera peut-être un jour la seule chance de “renaissance” d’une humanité qui aurait été anéantie sur Terre par un cataclysme planétaire toujours possible (impact d’un gros astéroïde, virus mortel plus “efficace” que le Covi-19 … ); avoir tous ses œufs dans un seul panier n’est jamais très prudent! Comme l’a écrit Tsiolkovsky : “La Terre est le berceau de notre espèce, mais on ne peut pas vivre éternellement dans son berceau”.
    Enfin, concernant l’argument qu’il y aurait mieux à faire sur et pour notre planète, s’il est vrai que les problème “terre-à-terre” ne manquent pas, ce n’est pas de renoncer à explorer Mars qui les fera avancer d’un pouce (peut-être même le contraire, “l’aiguillon” de l’exploration spatiale ayant souvent conduit à des avancées technico-scientifiques fort utiles ici bas). Il y a toujours eu, et il y aura toujours d’autres sujets de préoccupation, et si cela avait dans le passé arrêté les “explorateurs” au sens large, l’humanité en serait restée au temps des cavernes, … et encore ! Et si vraiment on veut se préoccuper d’une meilleure allocation des ressources, commençons alors par s’intéresser aux dépenses dans le secteur des armements, d’un tout autre ordre de grandeur que celles consacrées à l’exploration spatiale et qui, là, ont en effet une “utilité” très discutable si je peux exprimer cet avis (surtout dans des pays déjà surarmés comme les USA, la Russie ou la Chine)!

    1. J’approuve à 100% votre commentaire…

      Article un poil a charge qui met finalement en contradiction des arguments qui ne le sont pas.

      “et gaspiller des milliards pour des projets aussi pharaoniques que fumeux que de déménager sur Mars?”
      En quoi c’est dû gaspillage, la recherche aérospatiale est celle qui permet le plus de retombé en nouvelle technologie.

      Comme dis plus haut les budget en armement sont infiniment plus élevé et serve a éventuellement tuer des humains en dévastant l’environnement par la même occasion….

      Bref chaise phrase et arguments sont purement issu de l’opinion à charge l’auteur, aucune analyse fine juste des jugements de valeur qui n’ont finalement que peu d’intérêt…

  3. Et bien quelle volée de bois vert !
    Tous les poncifs y passent, de la condamnation du « privé », à celle du désir d’exploration et d’aventure. Et vous avez des idées vraiment très arrêtées et tout à fait « dans l’air du temps » sur la « modernité », sur la justice de ce qu’il convient à un être humain « respectable » de faire ! Bravo, vous pensez « bien » Monsieur Longet !
    Croyez vous que le monde se porterait mieux si tous les humains faisaient la même chose ? N’avez-vous pas réalisé que c’est en laissant la liberté d’entreprendre et de chercher qu’on multiplie ses chances, nos chances, de trouver des solutions aux problèmes qui se posent à l’humanité ? Ne préférez vous pas que les risques et les dépenses pour l’exploration spatiale soient prises en partie par des personnes privées plutôt que par les Etats et donc par la collectivité ? Pensez-vous vraiment que l’argent devienne plus propre, une fois qu’il a été prélevé par l’Etat sur les personnes privées aux mains sales (comme vous semblez le supposer) ? Ne vous faites-vous pas une idée fausse des coûts d’une telle entreprise ? On parle ici de quelques dizaines de milliards dépensées sur 20 ans, ce qui n’est pas grand-chose par rapport à d’autres dépenses, surtout qu’encore une fois on ne vous demande rien (c’est du « privé » !).
    Vous pensez que l’exploration spatiale par vols habités est inutile. De mon point de vue vous avez tort car les robots assistés par l’homme seraient beaucoup plus efficaces que seuls, pour de nombreuses raisons à commencer par le fait que les commandes en direct des robots sur Mars ne peuvent se faire qu’avec un décalage de temps important (la vitesse de la lumière intervient !). Mais pour suivre votre raisonnement, quelles autres activités sont inutiles ? Le sport de compétition, la production et la vente de produits de luxe, les jeux vidéos, la recherche fondamentale (jusqu’où et dans quelles disciplines ?), le tourisme des jeunes ? des vieux ?), l’art (moderne, classique ?), l’écriture de romans (s’ils sont commercialisés ?), la production de films (s’ils ne traitent pas de la misère du monde ?) Qu’est ce qui vous permet de juger ? Que feraient les gens qui aujourd’hui vivent de ces activités et payent des impôts pour payer les fonctionnaires de la sphère publique que vous semblez placer au-dessus des autres humains sur le plan de la vertu ?
    Vous avez eu un prédécesseur, Savonarole, et la vie sous son gouvernement n’était pas très agréable, pour personne et les « pauvres » ne s’en portaient pas mieux, bien au contraire. Voyez-vous le monde dont vous rêvez ne m’intéresse pas du tout et je ne pense pas être le seul !

  4. Cher Monsieur,
    malgré vos longues études et votre engagement sur le terrain vous reprenez sans aucun esprit critique la narrative du savant fou irraisonné, mégalomane et capricieux et faites aussi le jeu des industries qui sont responsables de la crise environnementale actuelle (en priorité l’industrie du pétrole puis celle de l’automobile). Heureusement que notre terre est aussi peuplée de personnes qui regardent vers l’avenir et vers des solutions concrètes aux problèmes actuels de notre civilisation. Même si je ne suis pas forcément ni enthousiaste ni convaincu par le projet de coloniser mars vous ne pouvez pas attaquer sérieusement Elon Musk en affirmant qu’il ne fait rien pour améliorer notre vie sur terre. Tesla est en train de révolutionner non seulement le monde des transports mais bientôt celui de l’énergie et d’autres domaines viendront. Vous me semblez vraiment mal informé sur M. Musk.

  5. J’approuve pleinement René Longet dans sa réprobation du projet Starlink d’Elon Musk. Je m’étonne d’ailleurs que cette entreprise spatiale n’ait pas soulevé davantage d’oppositions, notamment parce qu’on ignore les risques que pourrait comporter la pollution de l’espace extra-atmosphérique pour notre climat à la dérive. J’adhère aussi à sa réprobation du projet martien d’Elon Musk qui en dit long sur l’indifférence de ce milliardaire à l’égard de la nature, de la vie et bien sûr de la misère de tant de nos semblables. Malheureusement, la démesure d’Elon Musk fascine les foules.
    Si seulement Elon Musk s’était contenté de fabriquer des voitures…

  6. Cher Monsieur,

    Vos commentaires sont irréfléchis et relèvent d’un état d’esprit qui ne m’inspire rien de bon. Je ne suis certainement pas un adepte inconditionnel des nouvelles technologies, mais je ne ferai certainement pas appel à vous pour se prononcer sur ce sujet.

    1. Les luddiques ont encore de beaux jours .Pendant que l’un énonce des truismes ecolo bien culpabilisant un autre se lance à la conquete spatiale avec d’autres entreprises en réserve.Bref pendant que l’un papote, l’autre agit.2 personnalités et 2 cultures opposées qui reflètent bien la diversité humaine.Qui a raison? Mon opinion pour citer Audiard est ? ” Dans le désert un con qui marche va plus loin que 2 intellectuels assis”Et a Mon avis Elon Mienne et loin d’être con.

  7. C’est fou d’écrire autant de poncifs tout en étant aussi peu renseigné… En gros…
    – La terre est le seul lieu de vie connue. L’humain est la seule espèce connue capable de développement technologique
    – plein de monde travaille à protéger cette vie ( pour trop peu de résultats, mais c’est un autre débat)
    – trop de risques existentiels (ia, astéroïdes, pandémie, supernova proche, guerres nucléaire/bactériologique/…, etc.) existent sur Terre (et ailleurs) pour se reposer uniquement sur la Terre comme plateforme de vie
    – il faut donc que la vie soit aussi présente ailleurs. C’est un impératif moral si l’on choisit de considérer la vie (même les virus !) comme la chose la plus précieuse de l’univers
    – Mars n’est pas le meilleur endroit, mais c’est plus “simple”
    Rien à voir avec de la mégalomanie, de la folie, de l’immaturité ou je ne sais quoi…

  8. Lol, encore un article de trolling !

    A moi :
    [Ton péremptoire] : “La PS4 est mieux que le XBOX, et ceux qui pensent le contraire sont des Oedipes refoulés”

    1. A l’encontre de ce que certains de mes commentateurs laissent entendre, je ne pense pas qu’on puisse se payer tout et son contraire, fonds privés et publics réunis – surtout après la crise du coronavirus qui va peser sur les capacités financières de ces prochaines années.
      Si je devais résumer mon post en six mots, ce seraient les suivants: Terre ou Mars, il faut choisir. Et c’est précisément ce que mes contradicteurs refusent d’envisager.
      Je respecte leur opinion, tout en ne la partageant pas.
      Je constate toutefois que chez eux, l’attaque personnelle n’est jamais loin.
      Comme si ne pas être d’accord avec les projets spatiaux de Musk était signe d’immaturité, de préjugés, d’un manque d’information (!) ou de foi en la science.
      Manière très peu scientifique d’argumenter, au demeurant…

      1. Entièrement d’accord avec René Longet!
        Dire qu’on peut vivre en même temps avec le high-tech et la jardin bio pourquoi pas ? mais dans quel but ? avec quels moyens ? avec quel sens des responsabilités ? Pour qui ? Etre responsable n’est-ce pas aussi une qualité humaine ? Parler des grands navigateurs, c’est oublier bien vite que l’une des conséquences de leurs “grandes découvertes” a été le génocide de peuples dont les survivants doivent encore lutter aujourd’hui pour exister et faire cesser le pillage de leurs territoires et ressources nécessaires à certaines “high tech”. Prétendre que c’est dans notre ADN que de rêver à la conquête de l’espace c’est à la fois ignorer ce qu’est l’ADN et dictatorial, comme le fait d’évoquer Savonarole. C’est aussi nous réduire à bien peu de chose et ignorer celles et ceux qui préfèrent contribuer à la résolution de problèmes plutôt qu’à rêver en s’en fichant des catastrophes engendrées par des rêves irresponsables. Mes rêves sont ailleurs, ma prise de risques aussi.

        1. Commentaire aussi stupide que l’article. Votre raisonnement nie des raisons fondamentales qui font que vous pouvez-etre tranquillement au chaud derrière votre clavier à raconter vos âneries. Si vous croyez vraiement à ce que vous dites, abandonnez le confort qui est le fruit du passé indigne selon vous et on en reparle.

      2. Quand on se donne le droit de traiter quelqu’un de fou et mégalomane, il ne faut pas se montrer trop susceptible soi-même concernant les critiques (par ailleurs fort modérées) à son égard.
        Et vous répondez “à côté de la plaque”. Par exemple, en continuant à prétendre que c’est “Terre ou Mars, il faut choisir”, alors que plusieurs intervenants vous ont démontré le contraire. En particulier sur le fait qu’il y aurait des sommes autrement plus importantes (plusieurs ordres de grandeur) alors que celles consacrées à l’exploration spatiale à “récupérer” des inutiles et dispendieux programmes d’armements par exemple.
        Vous ne dites rien non plus du fait que la survie à long terme (mais personne ne sait que sera ce “long terme” en fait, ce peut être “demain”) dépendra de la capacité de notre espèce à “essaimer” dans l’espace, et pour cela il faut bien commencer par ce qui est aujourd’hui à notre portée. Je le répète, avoir tous ses oeufs dans un même (relativement fragile) panier n’est pas faire preuve d’une grande prudence!

  9. Monsieur, sans agressivité, il y a tellement d’approximations et de raccourcis dans votre article (qui, lui non plus, n’a rien de scientifique) que ça en est incroyable (Comment pouvez-vous faire de Musk le “frère d’armes” de Trump ?) que je préfère mettre ça sur le compte du manque d’information plutôt que sur le compte d’une idéologie. Mettre “Conquête spatiale” (qui est une des plus plus grande réussite technique, scientifique de notre temps et qui est un des trop rares champs de collaboration à grandes échelles entre pays) et “Errements de notre temps” montre un parti pris incroyable.

    La cause des problèmes de notre temps n’est en aucun cas le spatial. Le spatial et la science en général sont au contraire des éléments de la solution (qui ne peut en aucun cas être uniquement technique)

    Pourquoi faudrait il choisir entre Terre et Mars ? Et pas plutôt entre Terre et militaires; ou entre Terre et libertés d’avoir des enfants; ou entre Terre et viande; ou entre Terre et libertés de déplacement à plus de 100km; ou entre Terre et … Les possibilités sont nombreuses !

    Pourquoi ce choix avec Mars ? Je serai très intéressé par votre réponse.

  10. Cher René, je comprends votre interrogation.

    Bien que passionné par la durabilité, certaines techniques développées pour l’espace et Mars dans ce cas, vont sûrement procurer des solutions pour la terre (amélioration de l’énergie solaire et autre, par ex.)

    Donc je suis plus nuancé. Mais votre interrogation est pertinente.

  11. C’est un journaliste ou un vieux conservateur qui a écrit cet article ? Aucun talent d’écriture, aucune recherche d’informations, c’est digne d’une rédaction d’un élève de 5éme, quand on maîtrise pas un sujet on en parle pas, ou alors au moins on se documente mais … vraiment.

  12. Monsieur Longet,
    Le budget annuel de la NASA (20 milliards de dollars) est égal à 0,5% des dépenses publiques de l’Etat fédéral américain et c’est le plus gros budget public dédié à l’Espace dans le monde. De plus ce budget est affecté pour 80% à d’autres objets que l’exploration par vols habités. Sur les 20% restant, une petite partie sert à payer les transports qu’Elon Musk effectue pour la NASA, en tant que fournisseur. Croyez-vous que le monde serait changé dans le sens que vous souhaitez si ces quelques milliards étaient affectés à résoudre les problèmes sociaux qui vous sont chers ?
    Par ailleurs, l’argent d’Elon Musk est de l’argent qu’il a gagné par son action d’entrepreneur, légalement, en respectant les règles. Pourquoi lui refuser le droit de le dépenser comme il le veut et pour la satisfaction de personnes qui sont prêtes à payer ce qu’il propose ?
    Par ailleurs, encore, la recherche nécessaire pour mener à bien les vols habités peut avoir des retombées utiles pour améliorer la vie sur Terre, notamment tout ce qui est fait pour le recyclage de l’eau et des matières organiques. Votre raisonnement conduit à dire qu’il ne faudrait affecter de dépenses que pour vos objectifs sociaux sans voir les retombées que toutes les autres dépenses peuvent avoir. Pensez au laser par exemple dont on ne savait que faire lorsqu’il fut inventé et qui aujourd’hui sert aussi bien à mesurer des distances dans l’espace qu’à soigner les décollements de rétine.
    Enfin, d’autres dépenses, telles que celles dédiées à l’exploration de l’Univers par l’astronomie n’auront peut-être aucune retombée sociale. Je pense au télescope JWST qui va remplacer Hubble et qui coutera près de 10 milliards de dollars (publics) sur la durée de construction. Mais je me battrai bec et ongles pour que ce projet aboutisse. Pour moi, il n’est pas question d’y renoncer malgré son coût pas plus que de renoncer aux dépenses pour l’exploration spatiale par vols habités, que ce soit sur fonds privés ou sur fonds publics. Mon système de valeurs n’est donc pas le vôtre mais je ne vois pas pourquoi l’ensemble de l’humanité, aussi bien personnes privées que personnes publiques, devrait privilégier le vôtre plutôt que le mien.

  13. Encore un papier qui n’a pas écouté le discours de Musk… À l’opposé de ce qu’il explique… Vous pensez le connaître sans l’étudier… Et vous colportez votre croyance de ce qu’il est avec vos peurs intérieures. Article nul qui conforte les complotistes et anti élite dans leurs croyances.

  14. Merci mr Longet merci de remettre du sens dans l’analyse de l’action de mr musk. Adulé par les médias on oublie combien il est supporté par la NASA dans son action on oublie les objectifs fous de fuite et de démesure pour un monde où l’humain n’a plus sa place. On oublie son lien avec Mr Trump. Cet homme saccage l’humain pour se faire briller merci de votre rappel. Il ya encore des gens qui ne suivent pas ce qu’internet leur Propose
    Merci

  15. Encore des banalités d’un esprit qui se veut brillant. Vous ne posez pas la bonne question, rien d’étonnant alors que la réponse soit creuse. Retournez travailler le sujet et on en reparle.

    1. Article à charge bâclé.

      Et je suis un passionné d’écologie, astronome amateur (starlink me gêne mais je ne suis pas égoïste parceque moi j’ai internet et mon blog…). J’ai participé à quelques projets humanitaires et planté 10 000 arbres pour notre planète et ses habitants les moins chanceux. Et pas vraiment pro Trump.

      En même temps la conquête spatiale me fait rêver. Sans rêve, à quoi bon vivre ?

      Ce qui nous distingue des animaux c’est cette soif de connaissance, de construction et d’exploration dont fait preuve Elon Musk… Avec ses propres capitaux !

      Prochain article : Magelan, Colomb, De Vinci : Des décérébrés mégalos qui n’ont rien apporté au monde ?

      La science, à la poubelle aussi par la même occasion, idem internet. On a besoin de paysans autonomes bossant 20h par jour, ah mais l’agriculture est une technologie prédatrice de l’environnement pour info 😂

      Donc retour dans la forêt sans votre blog du coup. Et là, je serais d’accord avec vous au moins l’idée sera cohérente.

      ‘La multiplication de commentaires favorables aux projets de Musk montre qu’il s’agit d’une action concertée de son fans club’

      Enorme la suspicion d’action concertée. Monsieur, pas de théorie du complot svp juste parceque votre avis n’est semble-t-il pas partagé par la majorité des lecteurs !

  16. La multiplication de commentaires favorables aux projets de Musk montre qu’il s’agit d’une action concertée de son fans club. Ce point de vue a donc pu plus qu’abondamment s’exprimer. Je ne publierai donc plus de prises de position dans ce sens. Bon vol vers la planète rouge, simple course ou aller-retour, comme vous voudrez!

    1. “une action concertée de son fans club”. Lamentable explication … et totalement fausse. Pour ma part, à l’exception de M. Brisson, je ne connais aucune des personnes (en faveur ou pas d’Elon Musk) ayant posté sur ce blog. Cela vous est donc si difficile d’admettre que votre opinion (que vous êtes bien sûr entièrement libre d’avoir et d’exprimer ici) n’est pas forcément majoritaire?

  17. Bonjour,

    On se fiche pas mal d’Elon Musk à vrai dire.

    Le constat est partagé, à savoir que la croissance exponentielle de la population humaine n’est pas soutenable pour la planète Terre. Il n’y a donc peu d’alternatives. Soit on colonise de nouveaux espaces, comme on l’a souvent fait. Soit on extermine une partie de la population, comme on l’a parfois fait pour d’autres motifs, et comme le propose certains tenants de la Deep Ecology pour le motif dont on parle ici.

    Il y a certes une troisième alternative, qui est de continuer comme si de rien (avec quelques petits arbitrages entre investissement pour du progrès technique local versus une meilleure redistribution des richesses) mais qui fondamentalement ne change pas la donne et reste sans issue à long-terme.

    1. “soit on colonise de nouveaux espaces”. Attention, ne vous méprenez pas sur les objectifs d’une “colonisation” de la planète Mars, terme que je n’aime pas d’ailleurs parce que, précisément, il prête à confusion. Personne de censé ne voit cette planète comme un substitut de notre belle planète bleue. Il n’y aura jamais que quelques centaines de milliers de “colons” terrestres sur la planète rouge au plus. Cela constituera un avant-poste de l’humanité dans l’espace, mais en aucun cas une solution à la surpopulation “ici bas”. A noter d’ailleurs qu’on se focalise peut-être trop sur cette question. Le taux de croissance démographique diminue déjà fortement partout dans le monde, et est même devenu négatif dans beaucoup des pays industrialisés qui sont aussi les plus gros pollueurs et utilisateurs de ressources. Tout laisse à penser que ce mouvement va se poursuivre, voire même s’amplifier. Il se pourrait d’ailleurs qu’une décroissance exponentielle de la population, aussi brutale que l’a été la croissance ces derniers siècles, devienne LE problème préoccupant déjà dès le siècle prochain. On a constaté chez des espèces grégaires (rats par exemple) confinées dans un espace limité (qui est la Terre pour l’Humanité), qu’après avoir atteint une extension de population maximale, un “reflux” se produisait qui ne s’arrêtait plus jusqu’à l’extinction complète de ladite espèce dans l’espace en question. Ce pourrait bien être ce qui attend notre espèce également!

  18. Il y a malheureusement dans ce Monde trop peu de gens qui font, et beaucoup trop de gens qui disent ce qu’il ne faut pas faire.

    Les problèmes que vous évoquez n’existeraient pas si une partie de l’humanité ne se reproduisait pas comme des lapins. Le reste n’est que discours…

    PS : je ne suis pas un fan adorateur d’Elon Musk, mais votre diatribe sectaire m’a obligé à réagir.

  19. Votre commentaire est encore pire que l’article ce qui en tant que tel n’était pas une entreprise facile. Musk est loin d’être adulé par les médias au contraire. Lui et Tesla font l’objet d’une véritable guerre médiatique et de la part des milieux qui défendent le status quo. Il existe des analyses de la couverture médiatique si cela vous intéresse. Les grandes chaînes de télévision américaines diffusent régulièrement du FUD (Fear uncertainty and doubt) à propos de Tesla (le fameux mythe des batteries qu’on ne peut pas recycler en est un et il convainc beaucoup de monde). En effet, Tesla ne dépense aucun dollar en publicité payante et menace l’industrie automobile qui elle dépense de grandes sommes dans la promotion de ses produits à la télévision. Le titre tsla est le plus shorté de la bourse de New York (environ 30% des titres tsla sont vendus à découvert) ce qui montre à quel point une partie entière de la société souhaite son échec. Concernant son copinage avec Trump, soyez plus spécifique. Musk a quitté la task force sur le climat lorsque Trump a décidé de se retirer des accords de Paris. Donc comme lien on a connu plus solide. NB: toutes ces informations sont librement accessibles sur le net.

  20. Autant le projet de conquête spatiale, de la lune et de Mars, est admirable, autant je ne suis pas d’accord sur le fait que l’auteur oppose “conquête spatiale” et la “sauvegarde de notre propre planète” !
    Car en faisant ceci, c’est renier que l’humanité puisse aussi avoir un destin en dehors de notre planète !
    Un destin marginal au début, et de plus en plus réaliste pour nos enfants.

    Et conquérir l’espace, ça ne veut pas dire polluer d’autres mondes, même si cette notion est toute relative tant l’espace est grand. Et cela doit certainement en limitant fortement la pollution spatiale par les détritus des vaisseaux ou satellites à proximité de notre planète. Comme c’est bien trop le cas autour de notre planète. Notamment en lançant un programme onusien de nettoyage de ces détritus, au même titre que l’on devrait lancer un vaste programme onusien de nettoyage des plastiques dans nos océans.

    La préservation de notre planète, c’est un vrai combat, des plus graves et des plus importants. Mais n’opposez pas les ambitions de conquête spatiale de l’humanité à l’écologie planétaire. D’abord parce que c’est un rêve pour la moitié de l’humanité, et ensuite parce que ce serait une bataille d’arrière-garde, qui va à l’encontre de ce qui est profondément ancré dans la nature de l’Homme : sa curiosité, son ingéniosité et son esprit de découverte et d’aventure. La conquête spatiale, c’est la suite logique de l’aventure humaine, celle des grands découvreurs et savants, sur les traces d’Aristote, Archimède, de Vinci, Galilée, Newton, Kepler, et autres Enstein et Hawking !

    Tout ceci est compatible avec l’écologie planétaire. C’est aussi le devoir de l’homme d’être responsable et de respecter et vivre en harmonie avec son environnement. C’est une question de survie. Donc des efforts énormes doivent être faits sur Terre d’abord, puis dans l’Espace, pour éviter la pollution de notre planète et des futures routes spatiales ! Pour exporter ce qu’il y a de meilleur dans l’Homme.

    1. Mais qu elle était donc l activité de Mr Elon musk pour pouvoir dépenser autant et se substituer dans cette aventure à la première puissance du monde.

  21. Elon Musk ne laisse pas indifférent, c’est le moins qu’on puisse dire. Certainement c’est un entrepreneur de génie, disposant de moyens colossaux qu’il investit dans les technologies. Ce faisant, il contribue à maintenir et développer le système actuel et notre civilisation dominée par l’argent. Que fait-il des avertissements de milliers de scientifiques qui nous disent que nous courons à la catastrophe climatique ? Croire que le progrès technologique est une issue possible est largement contredit par l’effet “rebond” (article largement vulgarisé: https://www.lemonde.fr/planete/article/2011/02/24/l-effet-rebond-penalise-les-economies-d-energie-et-le-climat_5981970_3244.html). Mais cela n’est rien, tout va très bien… « Il n’y a pas encore de famines. Mais je dois vous avertir que si nous ne nous préparons pas et n’agissons pas maintenant – pour garantir l’accès, éviter les déficits de financement et les perturbations du commerce – nous pourrions être confrontés à de multiples famines aux proportions bibliques en quelques mois », a prévenu le chef du Programme alimentaire mondial David Baisley le 21 avril 2020. Pas dans 5 ou 10 ans… l’année prochaine ! Alors où faut-il mettre ses forces ? Dans un hypothétiques monde genre Avatar ou dans l’application de mesures permettant de sauver le climat ici et maintenant car c’est l’affaire de tous, comme pour le Covid-19 ? Il en va de la responsabilité individuelle de chacun.

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