Comment devenir plus résilient ?

La période actuelle est propice au développement personnel. La résilience fait partie des termes qui reviennent régulièrement, à la fois dans le contexte des villes, des entreprises mais également du point de vue individuel.

La résilience est notre capacité à faire face aux crises et aux défis de la vie quotidienne à l’aide de nos ressources personnelles et sociales et à les utiliser comme une opportunité de développement. Plus simplement, c’est notre capacité à rebondir selon l’origine latine « resilire ».

Ayant dernièrement suivi un cours sur le sujet, je souhaite partager quelques idées pratiques intéressantes.

Pour renforcer sa résilience, on peut travailler sur 8 facteurs représentés sur la roue de la résilience que je vous mets en référence en bas de l’article. Ces facteurs peuvent être regroupés en quatre axes :

  • Donner une direction : optimisme et orientation vers l’avenir
  • Maintenir un équilibre : pleine conscience et créativité
  • Être dans l’action : orientation solution et responsabilité
  • S’appuyer sur ses relations : orientation réseau social et acceptation

Commencer par identifier les facteurs importants pour soi

« Puisqu’on ne peut pas changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter ses voiles », Aristote. Cette citation utilisée par la formatrice Mélanie Hindi m’a fait réaliser que sur la base de cette roue, il fallait se concentrer sur l’essentiel et identifier ce qui avait le plus d’impact pour soi.

En effet, lorsqu’on navigue sur un voilier, on a plusieurs cordages qui nous permettent d’ajuster sa voile, par exemple le hale-bas, la bordure et l’écoute. Tous les réglages n’ont pas le même impact. L’écoute, qui permet de régler l’angle de la voile par rapport au vent est essentielle : en cas de rafales, c’est l’élément qui vous permet d’éviter de chavirer.

Par analogie, quels sont donc les facteurs essentiels sur la roue de la résilience qu’il faut actionner pour affronter la perturbation actuelle ?

Se focaliser sur son niveau d’énergie

Parmi les outils présentés, le « tonneau d’énergie » qui consiste à gérer son niveau d’énergie me semble indispensable. Cet outil intègre à la fois la notion d’optimisme, de pleine conscience et l’orientation solution.

L’objectif est de recharger et entretenir ses sources d’énergie. On s’assure chaque jour qu’on effectue des activités qui nous ressourcent et on « cultive » les émotions positives.  Par exemple en tenant un journal des expériences positives ou en prenant des pauses régulières pour respirer profondément et identifier les aspects positifs de l’instant présent.

En même temps qu’on s’occupe à entretenir son énergie positive, il faut aussi travailler sur les « voleurs d’énergies ». Tout d’abord, il est important de les identifier. On peut ensuite les catégoriser entre les problèmes que l’on ne peut pas changer et ceux que l’on peut contrôler ou au moins influencer. L’idée est de se focaliser sur ce qui est contrôlable pour y trouver des solutions. Il faut aussi accepter ce que l’on ne peut pas changer. Pour accepter les éléments frustrants sur lesquels nous n’avons pas d’influence, un ancrage avec un geste physique peut aider à lâcher prise : imaginer avoir l’objet de votre frustration dans la paume de vos mains et balancer alternativement vos deux mains par-dessus vos épaules.

Apprendre à ajuster sa voile

Cette pandémie qui affecte de nombreux aspects de notre quotidien est donc une opportunité d’apprendre de nouvelles techniques pour « naviguer » plus sereinement dans notre vie en évitant de se retrouver face au vent. Essayer de maintenir un niveau d’énergie élevé me semble être important pour affronter les défis du quotidien.

J’espère que ces idées vous inspireront à explorer d’autres éléments qui peuvent vous aider à renforcer votre force mentale. N’hésitez pas à partager vos connaissances en postant un commentaire. On deviendra ainsi collectivement plus résilient.

Source : Resilienz Zentrum Schweiz

Raphael Rollier

Raphael Rollier est passionné par l’utilisation des technologies digitales pour améliorer la qualité de vie et permettre une croissance économique durable. Après avoir mis en œuvre un outil «Smart Data» destiné à l'amélioration du trafic routier, Raphael a rejoint swisstopo pour explorer et développer des innovations en lien avec les géodonnées. L'écosystème de start-up actives dans la valorisation des données peut aussi compter sur son soutien.

Une réponse à “Comment devenir plus résilient ?

  1. Bonjour M. Rollier, j’ai apprécié votre texte sur le thème de la résilience, un thème que je connais trop bien depuis plus d’un demi-siècle. Cinquante et un ans de résilience c’est vraiment très long et très sportif du point de vue endurance psychologique. Néanmoins, c’est aussi un laps de temps permettant de tester la validité de la résilience théorique versus pratique.
    Pourquoi ? Parce que la différence entre la théorie bien mignonne, propre en ordre et la pratique cruelle, bien réelle est à l’image d’un gouffre sans fond. Dans la pratique de la résilience, nous sommes tous les jours confronté(e)s à celles et ceux qui nous cataloguent sans cesse. Il n’y a jamais une microseconde de répit. Et à force, nous devenons imperméables à tout, avec une pleine et tranquille conscience du rejet. Le lien social s’effrite forcément pour les résilient(e)s qui en savent beaucoup trop sur leur status. Car le(a) résilient(e) devient spécialiste de son propre domaine à force d’avoir été trompé(e).

    Du point de vue de la responsabilité, ni les institutions hospitalières, ni l’État ne prennent leurs responsabilités face aux erreurs médicales diagnostiques et thérapeutiques. Ces erreurs qui bouleversent la vie entière, depuis l’enfance. Or il nous est demandé d’endosser cette responsabilité et de porter l’habit des résilient(e)s très tôt, bien trop tôt dans certains cas. Alors de qui se moque-t-on ? Car le rejet de responsabilité sur de fragiles épaules enfantines est évident dans les cas de résiliences longues.

    Il est tout à fait vrai que la marge de manœuvre est automatiquement élargie et exploitée jusqu’aux confins du possible. Une vie entière à flirter avec les frontières ! Néanmoins, plus nous découvrons l’étendue abyssale des fautes commises envers nous, plus notre confiance chute jusqu’à devenir inexistante. Ce n’est pas faute d’optimisme, bien au contraire. Cela devient un sport cérébral intense de détection du vrai versus du faux. La roue de la résilience joliment illustrée s’en trouve forcément et irrémédiablement voilée.

    Les résilient(e)s peuvent travailler et vivre comme les autres. Normalement oui. Sauf que lors de la conclusion d’un contrat de travail, même les médecins du personnel des établissements médicaux où vous allez bosser vous cataloguent et vous menacent d’emblée sans réfléchir une seconde. Et surtout sans demander l’avis d’un(e) spécialiste d’un domaine X-Y-Z. Les résilient(e)s sont donc d’emblée menacé(e)s de sanctions ! Il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit ou d’une hypothèse de travail, il s’agit là de la réalité vécue. Les résilient(e)s c’est embêtant, c’est comme un tache sombre sur un beau tissu blanc.

    La force mentale augmente significativement et proportionnellement avec la durée d’une vie résiliente. Néanmoins, cette force est très souvent taxée de cynisme, voire même de cruauté envers nos semblables. Or les résilient(e)s sur plus d’un demi-siècle ont eu tout le temps de développer cette incroyable force. Alors finalement tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas le recul nécessaire pour comprendre. Les résilient(e)s ont en vu d’autres et sont définitivement vacciné(e)s contre le virus de la méchanceté humaine.

    Conclusions: dans ce pays richissime, les cobayes humains survivants dérangent énormément, sont obligés d’apprendre très tôt la résilience pour vivre dignement, travailler normalement, réaliser de nombreux projets, voyager partout malgré certains difficultés, etc.

    Notre parapluie de résilience est donc gigantesque, il pourrait couvrir la terre entière. Et chaque jour qui passe, ce parapluie s’épaissit et se pare de nouvelles couleurs car il n’y a aucune limite à la méchanceté humaine gratuite.
    Et il nous faut survivre en sachant très bien que les institutions hospitalières et l’État resteront ad aeternum complices en se déchargeant de toute responsabilité (par exemple lorsque la prescription juridique survient avec la majorité).

    “Historia vero testis temporum, lux veritatis, vita memoriae, magistra vitae, nuntia vetustatis” – Cicéron (De Oratore II, 9).

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