Une Suissesse ou un Suisse dans la #vdLcommission?

La présidente élue de la Commission européen Ursula von der Leyen a dévoilé la composition de son équipe – pour la première fois paritaire! – mardi matin en conférence de presse. Un exercice périlleux tant l’équilibre à trouver entre les diverses sensibilités politiques, régionales, nationales et idéologiques est ardu. Avec la désignation de trois Executive Vice-Presidents, l’ancienne ministre allemande de la Défense a confirmé l’importance qu’elle souhaite accorder aux thématiques que sont le changement climatique, la digitalisation et la migration.

Et si une Suissesse ou un Suisse avait fait partie de cette nouvelle équipe? Aurait-on reçu le portefeuille du Budget et de l’Administration, à l’image de l’Autrichien Johannes Hahn? Ou celui de la Justice, comme le Belge Didier Reynders, voire de l’Emploi, tel le Luxembourgeois Nicolas Schmit? La Danoise Margrethe Vestager démontre que même une représentante d’un Etat membre de taille modeste, avec 6 millions d’habitant∙es, peut obtenir un des postes les plus influents à Bruxelles. N’oublions pas non plus que le Luxembourg a obtenu à trois reprises la présidence de la Commission européenne.

Qu’attendons-nous dès lors?

Une fois encore, l’Europe avance et s’attèle à répondre aux défis de demain. Et malgré cela, certain∙es souhaitent sauter du train en marche – tels les Britanniques – alors les Suissesses et des Suisses hésitent entre courir après, investir dans la construction d’une voie de chemin de fer parallèle ou s’arrimer au dernier wagon du TGV européen. Certes, le processus d’intégration européenne est fragile, imparfait et parfois même chancelant. Toutefois, il est plus que nécessaire.

Jamais, dans le contexte globalisé qu’est le nôtre, un «Switzerland First» ou un «Global Britain» ne pourra être la solution.

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Raphaël Bez

Raphaël Bez

Diplômé en science politique et en études européennes, Raphaël Bez a notamment travaillé pour Pro Infirmis Vaud, le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) et le Département fédéral des affaires étrangères. Il a longtemps aussi été engagé au sein du mouvement scout et de diverses associations de jeunes. Raphaël Bez a rejoint le secrétariat du Nouveau mouvement européen Suisse (Nomes) en novembre 2017 et y occupe la fonction de secrétaire général depuis septembre 2018. Il est également membre du comité du CSAJ.

5 réponses à “Une Suissesse ou un Suisse dans la #vdLcommission?

  1. Merci pour cet article qui rappelle des vérités que certains ne veulent pas voir ou entendre. J’ai toujours pensé que la Suisse, avec son expérience de la coexistence de différentes cultures, langues et religions, aurait pu apporter beaucoup à la construction européenne. Je m’étonne à ce propos que ceux qui se prétendent patriotes aient si peu confiance en la qualité de notre personnel politique pour d’avance énoncer que l’influence de notre pays au sein de l’Europe serait quasi-nulle, en proportion de sa population. Le contre-exemple du Luxembourg, que vous relevez avec justesse, est là pour montrer que la taille d’un pays au sein de l’UE n’a rien à voir avec l’importance des postes auxquels il peut prétendre.

  2. C’est beau, mais l’Europe c’est une idée de vieux!

    J’avais voté pour, avant le *dimanche noir*, mais ce n’est pas Lagarde (merci Drahkashogi), ni VDL qui vont restaurer la confiance d’une bande de nuls qui vont bientôt être chinois (Alsthom, Pirée, Hongrie et bla).
    Le Brexit est le comble européen, l’Italie est le comble de la honte, la France n’est bientôt plus rien, seul un axe Suisse-Finlande sauve un peu la face. L’Europe crêve d’être manipulée par les américains.

    Alors essayons de ne pas être swissxit, mais swissfit!
    Il faudra de toutes façons de grands sacrifices, alors ne nous trompons pas.

    Alors bienheureux de n’en faire pas partie et sauvons les meubles, ni américain, ni chinois, bien au contraire 🙂

    1. Merci pour votre réaction. Je ne partage naturellement pas votre défaitisme. La construction européenne souffre de plusieurs maux et doit être améliorée. Ses visages ne sont peut-être pas les plus jeunes et les plus dynamiques. Il n’empêche que c’est l’unique solution, pour notre continent, pour pouvoir aller de l’avant et surmonter les défis auxquels nous faisons face. L’intégration des Etats membres au sein de l’UE est telle qu’une déconstruction ne fait pas de sens.

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