L’horreur, la colère; pas le pardon, l’action!

Face à l’agression des fondamentalistes musulmans, à leurs crimes, que faire, comment réagir ?

En tant que personne habitée par la science et tournée vers le futur, je dirais qu’il faut surtout ne pas baisser les bras, ne pas renoncer, oser afficher haut et fort nos valeurs et les faire triompher. Nous sommes nous, en Europe, les héritiers d’une longue histoire avec ses parts d’ombre mais aussi ses lumières, qui nous a permis de généraliser sur nos territoires la liberté d’expression, l’esprit critique, la laïcité. Mettre celles-ci en avant individuellement et collectivement est la réponse que nous devons apporter.

Il faut arrêter d’être compréhensifs envers l’obscurantisme et l’intolérance. Il faut oser dire que le fondamentalisme musulman est une régression intellectuelle inacceptable car il véhicule un danger énorme pour la perpétuation de nos valeurs et pour nos vies. Il faut à tout prix en convaincre les esprits pervertis.

Concrètement cela veut dire qu’il faut se concentrer sur l’enseignement de notre jeunesse, sans accepter les dérives contraires à ces valeurs qui pourraient leur être inculquées par les adultes, fussent-ils leurs parents. On ne peut accepter que, sur nos territoires européens, certains continuent à mettre dans des esprits fragiles des a priori et des interdits religieux. Il faut inculquer aux jeunes l’amour de la science ; leur montrer la beauté des nombres et les faire rêver de la vie et des étoiles plutôt que d’un livre « saint » porteur d’inégalités et de violence. S’agissant de ce dernier, il ne faut pas hésiter à en montrer les incohérences et les invraisemblances.

Vis-à-vis des adultes qui vivent avec nous mais qui n’ont pas encore compris dans quel siècle ils vivent, il faut être clair. Il ne faut pas que nos media manifestent un faux respect, mal fondé, envers une idéologie rétrograde et surtout asociale. Il faut nous-mêmes, en tant que société, refuser les signes distinctifs extérieurs ou les comportements qui véhiculent cette idéologie qui nous fait la guerre. Si on laisse une femme porter le voile (ou pire la burqa), puis deux, puis trois, on se retrouvera avec une population féminine enfermée dans une condition inférieure, de liberté amoindrie. Si on permet à un enfant d’être absent à une classe de sciences naturelles où est enseignée la théorie de Darwin, on prend le risque de perpétuer une société régressive.

En paraphrasant Willian Ernest Henley, je dirais que nous sommes certes chacun d’entre nous le capitaine de notre propre âme mais, étant des êtres sociaux et encore libres, j’ajouterais que nous sommes aussi collectivement responsables de l’évolution de la société dont nous faisons partie. Ne l’oublions pas dans notre vie de tous les jours.  Pas de compromission !

Pierre Brisson

Pierre Brisson

Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland, membre du comité directeur de l'Association Planète Mars (France), économiste de formation (Uni.of Virginia), ancien banquier d'entreprises de profession, planétologue depuis toujours.

4 réponses à “L’horreur, la colère; pas le pardon, l’action!

  1. Tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais, apparemment, tout les terroristes sont des musulmans.
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    On est en train de vivre un conflit culturel, très sanglant.

    D’un cote on célèbre la vie et les valeurs sociales, de l’autre la mort et la destructions de plus de 10 siècles de progrès.

    Pour survivre, il faut une pensé claire, comme l’exprime Monsieur Brisson.

    Si un musulman déclare qu’il veut que la Sharya soit appliquée en Europe, il faut lui montrer la porte de sortie. Ca doit être dit clairement – NON a ces barbares!!!

  2. Des actes pareillement barbares et odieux suscitent, c’est logique, des réflexes sécuritaires et identitaires. Mais au-delà d’un nécessaire renforcement des mesures de protection et de la proclamation de nos valeurs occidentales, se pose la question du “Pourquoi” ?
    Quelles peuvent bien être les motifs qui amènent des jeunes gens à rejoindre les rangs de fondamentalistes pareillement fanatiques et haineux?
    Comme l’écrit M. Brisson, nous sommes collectivement responsables de l’évolution de la société dont nous faisons partie. Or, cette société n’évolue-t-elle pas dans un sens toujours plus matérialiste? Peut-elle représenter un idéal pour des jeunes des banlieues, issus de classes sociales largement en marge de la société de consommation? La prolifération de messages islamophobes sur internet ne contribue-t-elle pas à marginaliser davantage encore des jeunes mal dans leur peau et mal intégrés?
    L’Occident a des valeurs à défendre, c’est certain, mais cela ne saurait occulter que son image a été ternie dans le monde arabe par les conséquences que l’on sait des interventions militaires en Irak et en Syrie. Si elles ont certes permis de mettre à l’écart des dictateurs fort peu recommandables, ces interventions à la hussarde ont aussi plongé des régions entières dans le chaos et dans le sang. Il y a tout juste un siècle, lors de la chute de l’Empire ottoman, on sait que ce même Occident avait découpé arbitrairement le Proche-Orient en zones d’influences de la France et du Royaume-Uni respectivement (Accords Sykes – Picot), malgré les promesses d’indépendance faites aux Arabes. Entendons-nous bien: comme l’affirme M. Brisson, il ne faut pas se montrer compréhensif à l’égard de l’intolérance et de l’obscurantisme, mais il importe de tenter d’en analyser les tenants et aboutissants, de rester attentifs aussi au piège d’une escalade de la violence.
    Toute notre compassion va aux victimes des attentats de Paris et à leurs proches. Merci à Mme Emily Turretini de nous avoir rappelé que celles de Beyrouth comptent aussi. Nous n’oublierons pas non plus toutes les victimes des attentats sanglants et récurrents en Irak et en Syrie.

    1. C’est pour éviter les dérives fondamentalistes « fanatiques et haineuses » qu’il convient je crois d’insister sur l’éducation. En la refusant, nos jeunes de banlieue se mettent évidemment en position d’échec. Il n’est pas question de pratiquer à leur égard un « lavage de cerveaux » mais ils doivent, arrivés à l’adolescence, être armés pour la vie et donc la compétition avec les jeunes qui n’ont pas eu à porter le même handicap. Pour cela, la seule solution me semble être de leur faire abandonner dès le plus jeune âge leur particularisme culturel, comme l’on fait spontanément des dizaines de générations d’immigrés avant eux. Les parents doivent le comprendre. Arriver dans un pays étrangers pour s’y établir c’est accepter par avance de s’y adapter et non vouloir y adapter ceux qui sont déjà en place. Toute autre démarche est évidemment vouée à l’échec.
      Pour être tout à fait clair, je pense qu’on ne doit pas enseigner l’arabe aux enfants dans les établissements scolaires et que l’enseignement de la religion musulmane ne doit pas être encouragé. On doit quand même constater qu’elle est le terreau de l’islamisme et les valeurs qu’elle véhicule ne sont, souvent, pas compatibles avec celle d’une société moderne. Utilisons nos ressources à inculquer nos valeurs judéo-chrétiennes et libérales. Au delà, je pense que les mouvements salafistes, wahabites et frères musulmans doivent être interdits. Ce sont nos ennemis.

  3. Je reprends ici, pour conclure, une citation de Thomas Mann sur laquelle une lectrice a attiré mon attention sur Facebook et que je trouve excellente et tout à fait pertinente: “La tolérance devient un crime lorsqu’elle est appliquée au mal”. Ce qui était vrai au temps du nazisme est toujours vrai aujourd’hui face à l’islamisme. Ne cherchons pas d’excuse à l’inexcusable et affirmons nos valeurs. Nous avons beaucoup souffert pour les construire, ne laissons pas des sauvages nous dire qu’elles ne valent rien.

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