Pour une généralisation des États généraux!

Les États généraux de l’alimentation qui ont démarré jeudi à Paris ont pour objectif de favoriser la mise en place d’une chaîne de production plus durable et plus équitable, une consommation plus saine, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement et de concilier la compétitivité internationale de la production agro-alimentaire avec le respect des enjeux sociétaux. Outre l’Etat, ces États généraux rassemblent le monde associatif, les acteurs économiques, des élus, des experts pour une “mise à plat” générale. Une synthèse de quatorze ateliers thématiques et d’une consultation publique devrait être publiée à la mi-décembre, selon le ministère de l’Agriculture.
La formule des États généraux est probablement l’initiative la plus importante mise en chantier par le président Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe. Elle permet de dresser un tableau clair et précis d’un secteur d’activité en associant directement tous les acteurs concernés. La synthèse des travaux de réflexion et des débats qui s’étalent sur plusieurs semaines ne sera certes pas une sinécure mais elle présentera le grand avantage de « faire autorité » auprès des élus et des gouvernants.

La multiplication des États généraux pourrait être une réponse à la défiance largement exprimée par la population envers le monde politique. Ce qui vaut pour l’alimentation vaut aussi pour l’éducation, l’énergie, la sécurité, la recherche, etc. Dans tous ces domaines, rassembler les personnes compétentes concernées, leur donner la parole, les écouter et les aider à trouver des solutions concrètes à des problèmes souvent fort complexes, c’est enfin réaliser cette « participation » que Charles de Gaulle appelait de ses vœux au lendemain des événements de 1968.

Philippe Le Bé

Désormais journaliste indépendant, Philippe Le Bé a précédemment collaboré à divers médias: l’ATS, Radio Suisse internationale, la Tribune de Genève, Bilan, la RTS (Radio), L'Hebdo, et Le Temps. Il a publié deux romans: «Du vin d’ici à l’au-delà » (L’Aire) et « 2025: La situation est certes désespérée mais ce n’est pas grave » (Edilivre).

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