Air2030 : Essais du Rafale !

Troisième appareil en compétition, le Rafale de Dassault Aviation et ses partenaires Thales et Safran a débuté ses essais dans notre pays.

Le RAFALE F-3R :

Les deux avions biplaces sont arrivés jeudi à 11H00 sur la base aérienne de Payerne. Ces avions appartiennent aux Forces françaises. L’un d’eux provient de la base d’Istres et l’autre appartient à l’Escadron de Transformation Rafale 2/92 Aquitaine (ETR2/92) basé à Saint-Dizier.

Le RAFALE est un avion de combat de nouvelle génération doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Il est entré en service au sein de l’Armée de l’Air française en 2006. Depuis cette date, le RAFALE a constamment évolué et a atteint une pleine maturité.

Le RAFALE a été le premier avion conçu dès le début  de sa conception pour effectuer tous les types de mission pendant un même vol.  C’est sa capacité OMNIROLE. Cela est possible grâce à sa capacité d’emport (il peut emporter son propre poids à vide en charges utiles) et à la conception de son système d’armes qui assiste le pilote dans la gestion simultanée des différentes missions : Police aérienne, supériorité aérienne, reconnaissance, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et, en configuration embarquée, attaque maritime.

L’avionique comprend trois écrans couleurs principaux, un viseur tête haute (HUD) ainsi qu’un viseur de casque. Les deux écrans latéraux sont tactiles et sont utilisés dans les phases préparatoires du vol  (préparation du système d’arme, gestion des capteurs et des données). L’écran central est celui qui présente au pilote les éléments d’information fusionnées des différents capteurs et sources extérieures pour l’élaboration de sa  situation tactique; air-air, air-sol, reconnaissance ainsi que l’environnement. Chaque RAFALE peut lui-même partager toutes ses données avec l’ensemble de la chaine de commandement et avec ses équipiers (Network centric warfare).

L’avion est équipé d’un système de suivi de terrain extrêmement evolué permettant un vol securisé quelque-soient le relief et les conditions météorologiques, tout en utilisant son radar pour la surveillance de l’espace aérien. En outre l’avion est doté d’un système automatique pour éviter les collisions avec le sol (AGCAS, Automatic Ground Collision Avoidance System) ainsi que d’un « panic button » qui permet un rétablissement automatique en cas de perte d’orientation du pilote.

La nouvelle version du RAFALE F3-R, qui est testée en Suisse, dispose du viseur de casque TARGO II de l’Israélien Elbit Systems et de la capacité METEOR pour la défense air-air à très grande distance. L’avion est équipé d’une liaison de données Link16 Otan de dernière génération (MIDS). Ce nouveau standard du RAFALE est entré en service au début de cette année et prend en compte les retours d’expérience opérationnels.

Les systèmes du RAFALEF-3R testés en Suisse :

Radar AESA : 

Le Rafale est équipé d’un radar « RBE2 » à balayage électronique actif « AESA » conçu par Thales. Le système permet de traiter 40 cibles simultanément et d’en engager 8. Le radar RBE2 peut être couplé au système de suivi de terrain en fournissant une cartographie du terrain devant l’avion.

OSF :

Le système OSF (optronique secteur frontal) de Thalès du RAFALE, () est un système de détection et de poursuite passif composé d’une voie infrarouge bi-bande (3-5 µm et 8-12 µm), capable de détecter et de poursuivre les cibles à plus de 100 km, et d’une voie télévision capable d’identifier une cible, d’en détecter l’armement à plus de 50 km. Le capteur TV est couplé à un télémètre laser. Ce système présente le grand avantage de permettre une identification visuelle à 50 kilomètres ; idéale pour des missions de la police aérienne. Il permet aussi d’engager des cibles en toute discrétion (radar sur veille)

SPECTRA :

Le système de guerre électronique développé par Thales « Spectra » (Système de protection et d’évitement des conduites de tir pour Rafale) est le système électromagnétique de détection, d’autoprotection et d’engagement en mode passif du RAFALE. Le RAFALE possède trois détecteurs radar de 120° (deux antennes devant les plans-canard, une antenne en haut de dérive), trois détecteurs d’alerte laser (DAL) de 120° (deux antennes sur le fuselage en bas du pare-brise, une antenne logée dans un barillet sur la dérive) et deux détecteurs de départ missile (DDM) infrarouge (deux antennes logées dans un barillet sur la dérive).

Le système assure une veille dans tous les spectres sur 360° en détectant une source avec une précision de moins de 1° (suffisante pour les attaquer ou les brouiller individuellement), en l’identifiant par comparaison des signaux à une banque de données, en hiérarchisant et en localisant les menaces en mode interférométrique, en les fusionnant avec les pistes détectées par d’autres capteurs (radar, OSF), en les présentant au pilote et en lui proposant des contre-mesures. Le Rafale possède 3 brouilleurs (2 antennes à balayage électronique actives situés devant les entrées d’air et un à la base de la dérive), 4 lance-leurres modulaires à éjection vers le haut (placés à la jonction de l’aile et du fuselage) et 4 lance-paillettes

L’avion dispose également du système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet d’éviter le brouillage électronique du GPS par l’adversaire

Nacelles  :

TALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) permet de faire de la reconnaissance, de l’identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d’un armement guidé laser. Le TALIOS dispose de la dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire. Une vision grand-angle. Le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l’intégration de tous les combattants actuels et futurs.

SNIPER :

A l’exportation le Rafale F3-R offre églement la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » de Lockheed Martin qui assure la désignation de cible pour des bombes à guidage laser, la nacelle Sniper peut aussi servir de nacelle de reconnaissance tout temps grâce à son FLIR et un caméra CCD embarquée.

AEROS :

La nacelle de reconnaissance de dernière génération, la nacelle AEROS : (Airborne Reconnaissance Electro Optical System) est 100% numérique, A l’avant, le bloc optique du capteur HA/MA (haute altitude/moyenne altitude) permet la prise de vue photographique à moyenne portée ou bien à longue portée et distance de sécurité. L’AREOS Reco NG a des portées d’identification de plusieurs dizaines de kilomètres. A l’arrière de l’AREOS Reco NG, le capteur basse altitude permet de photographier d’horizon à horizon à seulement 60 mètres du sol et à des vitesses très élevées. Qu’elle travaille en mode «ponctuel », «couverture de zone» ou encore «suivi d’itinéraire », la nacelle fonctionne automatiquement et connaît en permanence sa position précise dans l’espace, ce qui lui permet de gérer, en roulis et en tangage, le pointage des optiques.

Radios & IFF :

Le Rafale dispose de postes radio utilisables en clair comme en mode évasion de fréquence lui permettant d’être complètement interopérable avec les systèmes de communication de l’Otan, ainsi que d’un nouvel IFF mode 5/S.

Données techniques & armement du Rafale F-3R :

Deux moteurs SAFRAN M88 de 50kN et 75kN avec postcombustion. Masse à vide 10t maximale 24’500kg. Vitesse Mach1,8. Mode SuperCroisière Mach 1,4. Plafond pratique 15’240m. Vitesse ascensionnelle supérieure à 280m/s. Rayon d’action 1’759km.

Armement

14 points d’emport : 1 canon Nexter DEFA 791B de 30mm. Air-air : missiles MICA (EM et IR), METEOR. Air-sol : missile SCALP-EG. Anti-navire : missile AM39 Exocet BlockII. Bombes : AASM « HAMMER », GBU-12, GBU-16, GBU-24, MK-82, BLU-111/B

La version disponible en 2025 : 

Le Rafale F-4 :

Si notre pays devait opter pour cet avion, le standard livré en 2025 serait le F-4. Le standard F4 comprendra entre autres un nouveau système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont égalementprogrammées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. L’avion sera également doté de la nouvelle génération du missile «MICA» (MICA-NG). Développés en deux versions avec autodirecteur infrarouge (IR) et électromagnétique (EM). Cette évolution de l’avion doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolution des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (OSF), capacités du viseur de casque.

L’architecture ouverte du système d’arme RAFALE permettra d’intégrer progressivement ces nouvelles capacités à partir de 2020. On notera également une nouvelle architecture du cockpit avec vraissemblablement un grand écran.

 

Photos :  Rafale à Payerne @ P.Kümmerling

 

 

 

Pascal Kümmerling

Pascal Kümmerling

Né à Genève en 1970, Pascal Kümmerling a, depuis l'adolescence , pour passion le monde de l'aviation. Après une licence de pilote privé au Canada, licence pro et finalement instructeur. Avec plus de 3'000 heures de vols et une quarantaine d'élèves formés, Pascal se lance dans l'écriture à travers diverses publications aéronautiques, conférencier à ses heures.

31 réponses à “Air2030 : Essais du Rafale !

  1. Plutôt que d’acquérir la totalité des avions en un seul bloc, vaudrait mieux l’échelonner et ainsi bénéficier des évolutions futures ?
    Après tout, ce qu’il faut garantir à court terme n’est que la police aérienne !

    1. Une demi-Armée de l’air, ce serait peut-être possible si l’on était capable de croire à une demi-menace, un demi-conflit, des pilotes à moitié entraînés, un chef de l’armée travaillant à mi-temps, afin de rire deux fois plus d’avoir réussi à économiser 50 % d’investissements en ne raisonnant pas à 100 % ! Le 1er avril c’était il y a 7 semaines…

        1. @ M. Pascal Kümmerling : Je dois avoir fait certainement l’erreur de consulter d’autres sources moins fiables que les vôtres, pour espérer avoir des avis fondés et sérieux sur le sujet… Christophe Keckeis, septembre 2018 dans Le Temps : « Les huit milliards sont le prix de notre assurance sécurité dans l’espace aérien ». J’ignore si ce serait une grande passion de l’aviation privée et de loisir sur le gazon qui a permis à Christophe Keckeis de se hisser à de hautes responsabilités sans disposer de véritables connaissances du sujet…

          1. @Dominic: Christophe Keckeis à raisons et c’est le minimum que l’on peut espérer. Moins serait une hérésie et ne permettrait de satifaire les besoins. Nous pourrions aussi espérer plus, comme un budget à 12 milliards, nous aurions ainis une marge d emnoeuvre conséquente. Mais encore faudrait-il une volonté politique qui soutienne ce choix. Néanmois avec les décisions faite notamment par Mme Amherd il sera possible avec ces 6 milliards plus les 2 milliards du système sol-air de constituer un renouvellement moderne de nos Force aérienne. Certes nous ne serons pas dans le luxe.

    2. La version de l’avion qui sera choisie sera de toute manière au top comme expliqué pour chaque avion en tests. Le fait d’acheter échelonner ne permet pas d’avoir un nombre d’avion suffisant et par ailleurs il faut les mettres à niveau. Car se retrouver avec une flotte dont les standards sont différents n’est pas efficient.

  2. Le Rafale est sans doute très bien, vu son prix, mais pas adapté aux besoins de notre armée. Il ne s’agit pas d’un intercepteur mais d’un bombardier…

    En tout cas, visiblement, il a ses supporters … espérant que les tests en resteront objectifs.

    1. @Citoyen, pas exactement, le Rafale comme tous les concurrents sont des avions multirôle capables d’effectuer toutes les missions dont la police du ciel et les interceptions au-delà de la portée visuel.

      1. J’avoue ne pas comprendre le terme “omnirôle” de la publicité de Rafale.
        A ma connaissance, en mes termes, il s’agit d’un chasseur-bombardier polyvalent, tandis que la Suisse a besoin d’un intercepteur spécialisé.

        Et, pour moi, l’achat d’un bombardier (même omnirôle) est contraire à notre neutralité.

        1. @Citoyen, Omnirole veut dire conçu pour effectuer toutes les missions en une. Ce qui est le cas pour tout les avions en concours. Dans le cas de notre pays il d’agit pour l’attaque au sol de récupérer une compétence limitée à l’appui au sol. Pas d’obtenir une puissance de frappe à long rayon d’action

        2. Permettez-moi d’intervenir ici aussi pour rappeler et compléter ce que Pascal a écrit en ouverture de son article concernant la capacité OMNIRÔLE du Rafale (3e alinéa) :

          Le Rafale est dit „omnirôle“, a contrario de ses concurrents „multirôle“, parce qu’à l’origine de son programme figurait l’exigence de l’Armée de l’Air et de la Marine Nationale françaises de disposer d’un appareil capable de remplacer à lui seul les sept types d’avions de combat en service dans les forces aériennes françaises, donc un avion de combat ayant la capacité de remplir simultanément – lors d’un même vol – deux ou trois des missions de base suivantes : défense aérienne / supériorité aérienne, reconnaissance, appui-feu rapproché, frappes air-sol de précision / missions d’interdiction, lutte antinavire, mission nucléaire, ravitaillement en vol de chasseur à chasseur.

          Pour la différence sémantique entre „omnirôle“ et „multirôle“, on peut aussi se référer à cet article : https://www.avionslegendaires.net/2015/12/actu/omnirole-multirole-difference-uniquement-semantique/

          Le terme „omnirôle“ n’est pas publicitaire – je vous cite : „J’avoue ne pas comprendre le terme „omnirôle“ de la publicité de Rafale.“ : c’est une capacité derrière laquelle courent actuellement les concurrents directs du Rafale.

    2. Permettez-moi de réagir sur la question du „bombardier […] pas adapté aux besoins de notre armée“ :

      Un intercepteur est un avion de combat apparu au début de la Seconde Guerre mondiale avec l’arrivée des bombardiers stratégiques, donc conçu spécifiquement pour arrêter et détruire des avions ennemis avant qu’ils atteignent leur objectif, en l’occurrence le territoire national.
      L’apparition des missiles balistiques intercontinentaux à la fin des années soixante en a réduit la pertinence.
      Même le Boeing [ex McDonnell Douglas] F-15 Eagle conçu à l’origine comme un avion de chasse tout temps dit „de supériorité aérienne“ – ce que vous appelez un „intercepteur“ – s’est vu décliné en une version d’attaque au sol. C’est donc aussi un „bombardier“ pour reprendre votre terme …tout comme l’Eurofighter, également destiné à l’origine aux missions de „supériorité aérienne“.

      Si vous classez le Rafale au rang de “bombardier”, alors tous ses concurrents le sont aussi, du F/A-18 Super Hornet (“F” pour Fighter [chasseur] et “A” pour Attack [attaque au sol, donc „bombardement“]) au Gripen, en passant par le F-35 dont le nom de son programme de développement “JSF” dit tout : „Joint Strike Fighter“, ce qui donne en français „chasseur et bombardier développés conjointement“.

      Affirmer qu’un avion “multirôle” (Eurofighter, F/A-18, F-35, Gripen) ou “omnirôle” (Rafale) ne serait „pas adapté aux besoins de notre armée“, revient à dire que nos troupes au sol n’auraient pas besoin, en cas d’engagement, de l’appui fournit par la défense aérienne, la supériorité aérienne, la reconnaissance, l’appui-feu rapproché, les frappes air-sol de précision et les missions d’interdiction qu’un „intercepteur“ seul ne serait pas à même de leur fournir. Si l’action au sol de notre armée n’a pas besoin d’être appuyée depuis les airs, pourquoi l’artillerie alors ?

      Qui peut le plus peut le moins. L’inverse n’est pas de mise quant les ressources financières sont comptées.

      1. La réponse de pascal m’avait convaincu. Le ton ‘sachant’ de la vôtre me fait penser que le rafale n’est pas le bon choix.

        Je retiens les missions suivantes: interception, reconnaissance, attaque au sol et bombardement. 

        Bien sûr que notre infanterie a besoin d’un appui aérien mais je pense cependant que l’usage des drones est mieux adapté -compte tenu de notre neutralité – pour la reconnaissance et des frappes d’appui. Mon intérêt se porte dès lors sur les capacités du nouvel avion en matière de chasse/interception.

        Et vous m’avez très bien compris, je ne souhaite pas d’un avion vanté pour ses capacités de bombardement en Libye (à l’époque Dassaut accentuait sa pub sur la supériorité du rafale dans ce domaine, ce qui est présentement un point négatif pour moi) … N’en déplaise à la société vaudoise des pilotes militaires.

        P. Ex.:
        https://m.tdg.ch/articles/17904363

        A l’oreille cet après-midi, je dois ajouter que le rafale est subjectivement le 2ème le plus dérangeant. Autre point négatif donc.

  3. C’est intéressant de lire ces nombreux commentaires de gens bien informés, ce qui montre que cette question passionne l’opinion et que nos concitoyens connaissent le sujet.

    J’ai particulièrement apprécié la réflexion très judicieuse de DOMINIC sur la demi menace et la demi préparation. Ca m’a ”déçu en bien” de sa part, car je m’attendais à ce qu’il soit plutôt anti armée, mais si je comprends bien son intervention signifie qu’il accepte la nécessité d’une défense aérienne et pense que nous ne devons pas faire les choses à moitié.

    Ca m’a fait plaisir de lire ça, ou alors c’est que je l’ai mal compris.

  4. Pascal, en fait le terme omnirôle définit la capacité multirôle dès la préparation de mission. Sans doute ^lus un unicité du rafale, mais ca l’a été. Aurais tu des photos high def pour nous?
    Bien coridalement,
    Yves (portail-aviation)
    ps on te voit à PAS196?

  5. J’ai lu avec intérêt cet article mais souhaitais cependant faire une remarque concernant l’emploi de l’anglicisme « big data ». En effet, il serait plus correct d’utiliser « mégadonnées », employé quotidiennement dans la presse francophone internationale, dans des milliers d’articles :
    https://www.google.ch/#q=mégadonnées&tbm=nws

    Cela aurait donné la phrase suivante :

    « (…) avec notamment des solutions basées sur les mégadonnées et l’intelligence artificielle. »

    Je profite de l’occasion pour transmettre le lien du grand dictionnaire terminologique (qui contient tous les équivalents français des anglicismes) :
    http://www.granddictionnaire.com

  6. Samedi, 14h40 =??
    Qui peut m’expliquer les motifs de ce bruit assourdissant?? Ok, cela fait deux jours que les pilotes s’amusent… mais que s’est-il passé à 14.40 au-dessus d’Emmen ???

    1. @Riverain, Les 80 ans de la base d’Emmen. Pour info les pilotes ne s’amusent pas, ils font leur travail de manière professionnelle ce demande une préparation minutieuse et une grande concentration.

  7. Citoyen: en terme de capacité d’interception, le Rafale a remporté toutes les compétitions de combat aérien organisées, dans quelque mode que ce soit, contre tous types d’adversaires même en surnombres (c’est le seul à pouvoir engager 8 adversaires en simultané), et c’est, à ma connaissance, le seul à battre le légendaire F 22 Raptor aussi bien au canon qu’au missile (missiles Mica), tout en étant nettement moins chers que ses concurrents au niveau de l’entretien, qui est le plus gros poste budgétaire d’une armée de l’air, loin devant l’achat initial.
    http://www.opex360.com/2013/06/18/un-f-22-raptor-en-mauvaise-posture-face-a-un-rafale/

    1. Super vidéo ??
      Bravo au Rafale, il a du mordant ??j’espère que nous aurons cet avion il est superbe et à prouvé tout son potentiel sur le théâtre des opérations.

  8. Il me semble qu’au delà des capacités techniques du Rafale, ce qui est vraiment intéressant pour la Suisse est la certaine neutralité de l’avion et sa capacité à incorporer notamment des systèmes sans distinction d’origine ni de nationalité. Il est à mon sens intéressant de ne pas uniquement voir le futur avion de combat Suisse comme une arme, mais comme un outil au service de la confédération et notamment de la recherche et de l’industrie Suisse. On a vu des systèmes français, américains, israéliens, européens être implantés sur l’avion, ce qui est en fait assez original par rapport à ses concurrents. De plus, on sait que les Mirage IIIS et RS ont été particulièrement appréciés au sein des forces aériennes, et avaient été profondément modifiés, sans difficulté du côté de Dassault, pour correspondre au besoin Suisse (exemple de l’implantation du radar Taran 18, de la modification du train d’atterrissage pour être manœuvrables dans les cavernes ou de la mise à jour intégrale de l’avionique des appareils). Il me semble que le Rafale est le choix politiquement le plus pertinent pour la Suisse.

    1. @Eric Terrier: On ne connait pas les offres, elles sont confidentielles. Cependant, on estime l’Advanced Super Hornet dans une fourchette de 80 à 85 millions et le Rafale entre 90 et 95 millions de dollars. Lors de la seconde offre les avionneurs pourront faire jusqu’à 20% de rabais.

  9. Le Rafale est moins lourd que le f18 Block iii , donc il consome moins. Cela doit faire une grande différence. .. Quand est-il du coût d’exploitation et de maintenance total?

    1. @Eric Terrier: Le poid est un élément , pour autant il faut prendre en compte le rapport poids/puissance de l’avion. Il faut tenir compte également de la configuration en fonction des vols. Ces variables influent sur la moyenne de la consommation, sans oublier les conditions météorologiques.
      En terme de prix à l’heure de vol et de consommation l’Advanced Super Hornet est a priori sensiblement moins cher que le Rafale. Les chiffres exacts ne sont pas connus. Cependant nous sommes avec ces deux avions dans une fourchette viable pour le renouvellement de notre flotte.

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