Les néo-punks de Masha Ma

Masha Ma a étudié la mode à la célèbre London Central Saint Martins de Londres et vit entre Shanghai et Paris. Cette créatrice trentenaire fait partie de ces générations qui vivent dans un village global. Ses inspirations sont mixtes: un peu d’ici, un peu de là bas, mais rien de littéral.

Pour sa collection automne hiver 2016-17 elle a lancé sur le podium une horde de filles techno-néo-punks aux cheveux bleus ou arc-en-ciel, qui portent du cuir à même la peau, des chaînes un peu partout (ça ne choque plus personne depuis les années 90) comme des bijoux de peau. On retrouve certaines silhouettes de sa collection printemps-été, avec ces manches déstructurées (une version des manches gigot du XXIe siècle?) et des ceintures en lanières de cuir.  Voilà pour l’influence londonienne. Quant à l’Asie, Masha Ma s’est inspirée du Kintsukuroi, ou Kintsugi, cet art japonais qui consiste à réparer la porcelaine brisée avec une laque d’or. A croire que cette manière de mettre en lumière la beauté des failles a inspiré plusieurs créateurs cette saison (voir le superbe défilé de Yang Li).

Les filles portent surtout des bombers géants iridescents comme des CD qu’on a envie de leur voler à la sortie.

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Photos: Isabelle Cerboneschi