Lemaire, filles de l’air

Dès les premiers passages on sent que Lemaire prend l’air. Comme si le duo de créateurs Christophe Lemaire et sa compagne Sarah-Linh Tran aspiraient à une nouvelle légèreté, quelque chose de plus fluide, de plus gai, de moins intello aussi.


Ils osent. Ils osent même les imprimés floraux et les couleurs. Pas un truc Lemaire, ça, les fleurs. Et pourtant.

On voulait un patchwork de fleurs, d’imprimés bizaroides, très frais, un peu stupides. A un moment donné, c’est bien d’intellectualiser les choses, mais il faut que la mode soit un peu plus directe.


En regardant la collection on ressent quelque chose de léger, de drôle, qui flotte dans l’air et le sillage des jupes. Cela n’a pas échappé aux invités, d’ailleurs.

Ah si j’étais une femme! lance l’artiste et graffeur André Saraiva après le défilé.

Il n’est pas trop tard, lui répond Christophe Lemaire.

En faisant les looks on s’est rendu compte que, dans cette collection, il y avait des réminiscences un peu persanes, un peu japonaises, chinoises, gitanes. La mode est un jeu, on joue avec les références. On habille une fille qui se fait des films.

En tout cas cette saison, on voulait qu’elle soit plus légère. On avait envie d’imprimés, de couleurs, de fleurs, de fluidité, d’un peu d’asymétrie. C’est toujours la fille Lemaire mais qui aurait bu un petit coup, peut-être…, s’amuse Christophe Lemaire.

Si la fille Lemaire commence à boire, où va-t-on la retrouver la saison prochaine?

Isabelle Cerboneschi

Isabelle Cerboneschi

Isabelle Cerboneschi est la rédactrice en chef des Hors-Séries du Temps. La mode est un monde qu'elle aime arpenter Iphone en main. Cette "shoe addict" sait bien qu'un vêtement ne naît pas par hasard et qu'il parle autant de nous que de notre époque. Regards côté cour et côté jardin.

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