Andrew Gn, entre Orient et Occident

Chaque fashion week génère ses petits rituels, comme celui d’aller embrasser Andrew Gn en coulisses, juste avant son défilé. Attendre qu’il raconte la petite histoire à l’origine de sa collection. Le designer singapourien d’origine japonaise et chinoise est un collectionneur et un esthète. Ses références relèvent toujours de l’histoire de l’art, de la littérature ou du cinéma. A chaque fois, c’est comme un jeu de devinettes: quelles œuvres l’auront inspiré?

Cette fois, le rituel a un peu changé. A peine entrée en backstage, j’apprenais qu’il n’était pas là. “Il a été opéré du cœur. Il est entre de bonnes mains. Il va bien.” Je me suis alors promenée parmi les cintres, découvrant quelques robes brodées de papillons, de fleurs, qui  m’évoquaient sa collection de porcelaines, bien à l’abri de son appartement parisien.

Les porcelaines de Chine, c’est l’une des plus grandes passions de ma vie!, m’avait-il confié un jour. Mes parents sont de grands collectionneurs et cela m’a pris tout petit. Je collectionne la période Qing. Les porcelaines chinoises parlent à ma nature, c’est inné.

En regardant toutes ces robes brodées immobiles sur les cintres, je me dis qu’il a dû mettre beaucoup de lui dans cette collection…

Le défilé va commencer. Une voix s’élève. “Andrew a travaillé sur cette collection jusqu’à la dernière minute.

La suite en quelques images…

 

Isabelle Cerboneschi

Isabelle Cerboneschi

Isabelle Cerboneschi est la rédactrice en chef des Hors-Séries du Temps. La mode est un monde qu'elle aime arpenter Iphone en main. Cette "shoe addict" sait bien qu'un vêtement ne naît pas par hasard et qu'il parle autant de nous que de notre époque. Regards côté cour et côté jardin.

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