Que fait un couteau suisse dans un article scientifique ?

Tombant récemment sur un article scientifique qui proposait "le couteau suisse de l'analyse des génomes", je me suis demandé si c'était très utilisé comme expression.

Comment savoir ce qui est publié en sciences ? Il y a plusieurs sites web qui vous y donnent un accès libre et gratuit (mais en anglais) : Google Scholar, qui propose beaucoup d'articles et d'autres documents, qui trie efficacement par pertinence, et couvre tous les sujets ; et PubMed (l'original USA, la version européenne), qui est spécialisé biologie et médecine, et est nettement plus structuré, ce qui peut être un avantage ou un inconvénient selon ce que l'on cherche. (Un billet plus long sur la recherche d'infos en biologie sur internet dans ce billet de mon autre blog.)

Pour le coup du couteau suisse, cherchons l'information bien propre et structurée en biologie et médecine :

recherche PubMed (copie européenne) (TITLE:"Swiss army knife") OR (TITLE:"Swiss army knives")

On trouve 61 résultats, ce qui est pas mal mais pas énorme. En les regardant, on voit qu'ils tombent dans deux grandes catégories : ceux qui rapportent un nouvel outil expérimental ou informatique pour la biologie (Genomer–a Swiss army knife for genome scaffolding), et ceux qui proposent qu'un objet biologique (un gène, une protéine, etc) a de nombreuses fonctions dans l'organisme ou dans la cellule (Cdc48: a swiss army knife of cell biology).

Il y a quelques années, je m'étais amusé à chercher les références francophones les plus communes dans les articles scientifiques en anglais (billet de blog). J'avais trouvé "milieu intérieur", mais une suggestion des commentaires, "montage", gagnait, et s'en sort encore mieux maintenant.

Et zéro références pour "coucou clock"…

Mise à jour via Twitter :

 

Une autre réaction intéressante sur Twitter :

Allez, encore un tweet :

Marc-Robinson Rechavi

Marc-Robinson Rechavi

Marc Robinson-Rechavi est professeur de bioinformatique au Département d'écologie et d'évolution de l'Université de Lausanne, et chef de groupe à l'Institut suisse de bioinformatique. Il fait de la recherche sur l'évolution des génomes, enseigne la bioinformatique, et blogue depuis 2011.

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