Comment nous pouvons gagner le combat contre le changement climatique

Je suis de la génération « changement climatique »

Je suis de la génération X.
Je suis de la génération « changement climatique ».
Du moins, le croyais-je jusqu’à hier.

Durant mes études de géologie à la fin des années 90, j’ai compris le réchauffement climatique comme une évidence scientifique. Les règles de base de la physique ainsi que les avancées en matière de paléoclimatologie et de géochimie suffisaient déjà à ce que scientifiquement la théorie générale soit aussi solide que celle de la tectonique des plaques. Pour moi la question n’était plus que politique, sociologique et technique : comment sortir d’une civilisation basée sur la libération de carbone fossile ?

J’en ai fait en partie mon métier dès le début des années 2000, et suis aujourd’hui actif dans la formation continue et le conseil en environnement, en contact quotidien avec des acteurs de tous types qui travaillent à ce même objectif. Je me voyais jusqu’à hier dans un processus dont la dimension politique et institutionnelle se construisait patiemment, à mesure que la réalité du changement était de plus en plus visible et que le contexte et les moyens d’y faire face devenaient de plus en plus concrets : sensibilité de la population au sens large, développement des énergies renouvelables, programmes d’efficacité énergétique (paradoxalement, ce sont les limites du nucléaire, qui, après Fukushima, ont donné un coup d’accélérateur à la politique climatique, plutôt que les dangers liés à la consommation effrénée de carburants fossiles).

Bref, je participe à cette évolution, tout en regrettant que cela n’aille plus vite.

« Comment nous avons perdu le combat contre le changement climatique »

D’où ma surprise vendredi passé, lorsque je tombais sur l’excellent article de Catherine Frammery dans Le Temps : « Comment nous avons perdu le combat contre le changement climatique ».

Je découvrais la génération perdue d’avant 1989. Dans les années 80, scientifiques, politiques et industriels travaillaient de concert non pas pour débattre de la réalité du changement climatique, mais pour réfléchir aux mesures de lutte au niveau mondial. Jusqu’à cette réunion des ministres de l’environnement à Noordwijk en 1989, où le travail de sape conduit par Ronald Reagan et Georges Bush eut raison du processus politique. A partir de là, le changement climatique fut délégué aux scientifiques, en même temps que des moyens énormes furent mobilisés pour les décrédibiliser. L’incroyable déficit de connaissances sur le climat dans le Parlement suisse aujourd’hui montre à quel point cette désinformation est efficace encore aujourd’hui…

(Extrait) Donald Trump a des alliés en Suisse. En mars dernier, la ratification de l’Accord de Paris n’est pas allée de soi. Le Conseil national s’est longuement écharpé sur la question. Débat largement alimenté par les salves en provenance du camp UDC. A commencer par celles de Toni Brunner (SG), son ancien président, qui s’est demandé si on allait interdire aux vaches de «roter et de péter». Poursuivant sur cette lancée, Werner Salzmann (BE) a aussi interpellé les écologistes sur un éventuel remède pour modifier le système digestif des ruminants afin qu’ils émettent moins de méthane.

Andreas Glarner (AG) a rappelé la grande affaire des années 1980: la mort des forêts. «Une escroquerie! A cause de ça, on a limité la vitesse à 120 kilomètres sur nos autoroutes et on roule toujours à ce tempo!» Pour Christian Imark (SO), le dérèglement climatique n’est rien d’autre qu’un «fait alternatif». Raymond Clottu (NE) a lancé une autre idée: «Il faut aborder le problème là où il se trouve réellement, c’est-à-dire au niveau de l’accroissement de la population». Roger Köppel (ZH) a tenté de dédramatiser la situation: «Les températures étaient encore plus élevées au temps de l’Empire romain».

(Les climatosceptiques sont bien représentés au parlement suisse – Magalie Goumaz – Le Temps du 2 juin 2017)

(A noter que le terme malheureux de « climatosceptique » participe lui-même à cette désinformation. On n’est pas ici face à des climatosceptiques, mais bien face à des sceptiques face à la science.)

Comment nous pouvons gagner le combat contre le changement climatique

Une fois cet article lu (puis l’article “encyclopédique” initial publié par le “New York Times » : « Losing Earth: The Decade We Almost Stopped Climate Change »), ma première réaction était la déception face à cet échec à un moment où tout était encore possible. Puis vint l’étonnement que toute cette première partie de l’histoire ait été  effacé de la mémoire collective, et n’ait même jamais accédé à la mienne. Et puis, soudain, le sentiment qu’au contraire, le fait de connaître le début de cette histoire, rendait à nouveau tout possible: s’il y a quarante ans on avait été à deux doigts de mettre en place une vraie politique de lutte contre le changement climatique, c’est que c’était fondamentalement faisable ; aucune raison ne rend cela moins possible aujourd’hui qu’en 1989, bien au contraire. La lutte couronnée de succès contre le trou d’ozone en interdisant les chlorofluorocarbures (CFC) montre combien des actions internationales fortes et concertées peuvent avoir un impact.

Contrairement aux années 1980, nous disposons aujourd’hui d’une panoplie de moyens économiques, juridiques, technologiques et sociologiques pour mettre en oeuvre une politique de maîtrise de la libération de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et donc de limitation du réchauffement climatique (en effet nous avons perdu trop de temps pour pouvoir stopper complètement le changement climatique initié). Nous pouvons aussi augmenter les efforts pour nous adapter aux changements climatiques en cours. Des décideuses politiques réalistes, responsables et ambitieuses font  aujourd’hui déjà des pas clairs en ce sens, comme par exemple Jacqueline de Quattro avec la feuille de route du plan climat du canton de Vaud.

Que l’on ait été si près du but en 1989 est en soi une bonne nouvelle. Cela montre que l’objectif peut être atteint. La victoire ne sera fera plus aujourd’hui en empêchant le changement climatique, mais en cessant de l’alimenter d’une part, et en apprenant à vivre avec d’autre part. Ronald Reagan et Georges Bush ne sont plus au pouvoir ; la méthode Trump ne survivra pas indéfiniment.

Quant à la recherche, il ne s’agit plus de comprendre si il y a changement climatique ou non. Il s’agit aujourd’hui d’affiner cette compréhension pour comprendre les conséquences à toutes les échelles, et identifier les mesures d’adaptation pertinentes.

Nous pouvons aujourd’hui effacer ce triste héritage, et nous lancer avec le pragmatisme visionnaire de la génération des pionniers des années 1980, vers des actes politiques courageux à même de donner de nouvelles perspectives aux générations de demain.

Ici et maintenant, pour demain et pour tous.

Marc Münster

Marc Münster

ApaRtide féru de politique suisse et curieux de l’avenir de mes deux filles, arpenteur inlassable de la twittosphère (@Munsterma) et de ma planche à repasser, je poursuis la chimère de l’humanisme des Lumières. Suisse allemand de culture vaudoise ou inversement, je m’entraîne de longues heures au retourné de röstis dans ma cuisine bernoise. Passionné de passé – latiniste puis géologue - je consacre ma vie professionnelle au futur et à la société (formation et accompagnement stratégique en développement durable).

18 réponses à “Comment nous pouvons gagner le combat contre le changement climatique

  1. Cher Fer,

    Voyez-vous, la vie se divise en multi-catégories.
    – Il y a ceux qui ne comprennent rien
    (ou qui n’ont aucune sensibilité, ce qui revient à peu près au même).
    – Ceux qui ne comprennent pas non plus grand chose, mais si se croient plus malins pour en profiter.
    – Ceux qui ont un idéal (comme une famille, ou un monde plus juste) et qui essaient de lutter-
    – Et les vrais cons (au sens luciférien de tout ça) qui font chier les autres, car il n’ont aucune des qualités mentionnées ci-dessus!

    Bien à vous

    1. Bonsoir, et merci pour votre contribution.
      Cette liste de catégorie est-elle exclusive? Une même personne ne fait-elle souvent pas partie de plusieurs catégories?
      J’ai l’impression qu’il y a des alliés pour le combat contre le changement climatique dans chacun de ces groupes, non?
      Cordialement, Marc

      1. Bof, ojalà :))))
        On est tous le chien d’une chienne bâtarde, vous avez raison.
        Mais vous voyez bien que le multipartisme du monde revient toujours à la bipolarité!

        P.S. un peu c omme les milliardaires se construisent des Yachts toujours plus long……..

        1. Je résume, car…

          – L’américain n’en a rien à foutre de la planète, il veut son V8, son TV 220″ et son hamburger;
          – le chinois veut être le modèle américain, avec du lait et même s’il ne digère pas le lactose!
          – quand à l’européen, quoi de plus chic que d’amener ses gosses à l’école avec son 4×4 à 200m d’altitude?

          Le résumé parait… résumé?

  2. Heureusement que les faits démentent les inepties qui sont écrites plus haut.
    Les données paléo climatiques montrent que le climat a toujours changé et pas seulement depuis un siècle et que la Terre n’a jamais connu un réchauffement irréversible et n’en connaitra jamais.
    Les techniques renouvelables sont relativement récentes et peuvent être appliquées à l’échelle industrielle, ce qui n’était guère possible avant ce siècle .
    Donc, la transition énergétique est en marche et ne s’arrêtera pas , elle prendra juste quelques décennies de plus quelle que soit la position politico-économico-philosophique des uns ou des autres !

    1. Votre optimisme fait plaisir à voir.
      A noter cependant que les données paléoclimatiques ne documentent aucun changement aussi rapide que ce soit en termes de CO2 ou de température. La résolution des méthodes utilisées (notamment liées au taux de sédimentation) est loin de permettre de travailler à l’échelle de la décennie ou du siècle. Et s’il est évident que la terre retrouvera à terme un équilibre, ceci se fera dans une temporalité qui n’a que peu à voir avec nos vies humaines. On observe aussi que lorsque des changements climatiques aussi importants se font, même bien plus lentement, les conséquences sur les écosystèmes sont tellement important qu’on peut les documenter dans les roches sédimentaires.
      Je partage votre avis sur le côté inéluctable de la transition énergétique. L’avantage des positions politico-économico-philosophiques, c’est qu’elles peuvent l’accélérer, comme cela s’est fait dans les dernières années. Et qui sait, peut-être pourrions nous aller encore un peu plus vite?

    2. “et que la Terre n’a jamais connu un réchauffement irréversible et n’en connaitra jamais.”
      Vrai pour la terre du point de vue géophysique, mais FAUX du point de vue de ses habitants…
      Demandez donc aux dinosaures ce qu’ils pensent des changements de climat!
      La question n’est pas de savoir si le climat change, mais de savoir si l’espèce humaine survivra à ce changement.

  3. Que celui qui sait pourquoi la température de la couronne solaire est plus élevée que le soleil lui-même s’annonce et que les autres se taisent sur la cause principale du réchauffement climatique de notre planète. La sélection naturelle a choisi en priorité la survie des modestes parmi les homo sapiens. Et si la Terre se dépeuplait grâce à cette bonne raison serait un mal ?

    1. En effet, les scientifiques n’ont pas encore compris pourquoi la température de la couronne solaire est plus élevée que le soleil lui-même. C’est pour mieux comprendre cela que la sonde Parker Solar Probe vient d’être lancée. Aucun scientifique ne prétend aujhourd’hui avoir entièrement compris cela.
      Mais cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, sur lequel le consensus scientifique est bien réel.
      La modestie, ça pourrait aussi être de se permettre de croire la majorité des professionnels, non?

  4. La couronne solaire, beaucoup moins dense, a probablement été toujours plus chaude depuis des milliards d’années sans affecter les changements climatiques périodiques qui sont dus à d’autres facteurs .
    Le spectre de la lumière envoyée par le soleil nous renseigne davantage sur l’énergie que l’on reçoit de notre étoile !
    Les particules chargées sont déviées par notre bouclier magnétique, tandis que les ondes UV sont filtrées par l’ozone .

  5. Avez vous seulement pris connaissance du livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens “Comment tout peut s’effondrer “? Aujourd’hui dans notre monde en perdition, tout est relié. Le climat, les énergies fossiles ( pic pétrolier ) il y en a de moins en moins , la pollution des terres agricoles, de l’eau, de l’air et Nnotre économie qui ne fonctionne plus qu’ avec la dette. Notre civilisation est au bord du gouffre et Notre planète à donné toutes ses richesses, ou plutôt nous les avons toutes prise en 1 petit siècle. Et nos politiciens parlent de pets de vaches? Il faut vraiment être optimiste pour croire encore pouvoir continuer de la sorte. Sauf votre respect, il s’agit bien de la fin de notre civilisation qui est en jeu…

    1. De ce livre-ci et de bien d’autres, en effet. Où ai-je écrit que l’on pouvait continuer de la sorte et que la situation n’était pas sérieuse? Par contre oui je reste optimiste, car je me concentre sur ce qui peut être fait, et non pas sur ce que d’autres n’ont pas fait. Le catastrophisme n’a jamais fait changer personne. Essayez! 🙂

  6. à Marc Münster : Je ne peux m’empêcher de publier ce message juste reçu, illustrant le poids disproportionné des fausses croyances populaires par rapport à l’approche scientifique. Ici les voitures électriques là les éoliennes, etc.?

    de Carlos Tavares (patron du groupe PSA – Peugeot, Citroën, DS, Opel and Vauxhall)

    “Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.
    Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?
    Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?
    Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?
    Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?
    Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?
    Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?
    Qui aujourd’hui, se pose la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal, pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?
    On peut s’inquiéter, en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.
    Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels.”

    STÉPHANE LHOMME (Directeur de l’Observatoire du nucléaire)

    Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.
    Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.
    La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

    DANIEL ROLAND (AFP)

    Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.
    Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe),ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)
    Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.
    De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre.
    Alors qu’il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

    La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !
    Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique.
    L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.
    Or, il s’agit de sommes astronomiques :
    – Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.
    Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;
    – Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.
    La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.
    En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.
    Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.
    Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.
    Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.
    Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

    Cette analyse démontre que les politiques (et les Verts) nous font du spectacle :
    La paranoïa du diesel ne concerne que les automobilistes : les poids lourds, autocars, navires (les plus énormes consommateurs !), sont exclus…

    Pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime ; elles démontrent
    qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé,
    les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète.

    Ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.
    Ces malheureux 40 navires font partie d’une flotte de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers, qui forment unee partie des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

    Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres.
    Le plus moyen de ceux-ci brûle environ 900 litres de fuel à l’heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.
    Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France, plus les milliers d’avions qui sillonnent le ciel. Et, pour compléter, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole : la consommation moyenne d’énergie y est de 101 litres de fuel/Ha/an.

    Cela prouve bien que la presse est achetée par le pouvoir pour nous laver le cerveau.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *