Quand aurons-NOUS un vaccin contre les variants COVID-19 ?

Le 20 septembre 2020 dans un post, je posais la question « Quand aurons-NOUS un vaccin contre le COVID-19 ? Comprendre la question, y répondre et voter ? » et de manière provocative j’y posais une autre question «Finalement, pourquoi ne pas débattre puis prévoir déjà une votation sur la stratégie vaccinale contre le COVID-19 ? ». Grâce aux anti-vax et à leurs cousins anti-masques et anti-toute mesure, nous y sommes bientôt avec la votation du 28 novembre sur la loi sur les mesures anti-Covid.

Trève de débats politiques, il est temps d’aller de l’avant et se demander comment les vaccins peuvent être proposés contre les variants du SARS-CoV-2. Après une promesse en juin par le CEO de Pfizer à la conférence du G7, il y a enfin des nouvelles avec des essais cliniques en cours et un article dans la plus prestigieuse revue scientifique (Nature) a fait le point le 28 octobre. En voici les grandes lignes :

  • Les entreprises pharma occidentales parmi les 3 premières à avoir développé des vaccins anti-Covid (Pfizer, Moderna et AstraZeneca) préparent une génération suivante de vaccin pour faire face à de possibles variants pire que le variant delta.
  • Les vaccins actuels contre le virus original de Wuhan fournissent une bonne protection du moins contre les formes graves de la maladie et les hospitalisations. Mais il y a un clair besoin de préparer une riposte vaccinale contre des futures variants possiblement pires. En particulier, le variant beta est déjà problématique car les anticorps des immunisés ou infectés par d’autres variants protègent mal contre ce variant.
  • Si la technologie mRNA ou vecteur viral permet de rapidement produire des vaccins mis à jour, il faut passer par des essais cliniques rigoureux afin de démontrer leur efficacité et leur sûreté.

Plusieurs essais cliniques avec des vaccins de 2e génération contre les variants SARS-CoV-2 sont en cours. En voici quelques détails :

  • BioNTech/Pfizer a un essai clinique en cours recrutant 930 participants contre le variant beta avec un design expérimental rigoureux (randomisé, contrôlé avec placebo). De plus, depuis août, il y a un essai clinique avec un vaccin contre les variants delta et alpha.
  • Moderna mène un essai clinique avec 300-500 participants pour tester des vaccins formulés contr le beta, delta ou une combinaison beta-delta-original.
  • AstraZeneca a débuté en juin un essai clinique avec 2500 participants avec un vaccin contre le variant beta. Les participants peuvent avoir été vaccinés par un vaccin à mRNA ou le vaccin AstraZeneca.

Les essais cliniques avec des vaccins dirigés contre les nouveaux variants ne sont pas faciles à mener pour plusieurs raisons dont la difficulté de recruter des volontaires qui n’ont jamais été vaccinés ou qui ne veulent simplement pas se porter volontaire. En particulier, le design le plus rigoureux (randomisé et contrôlé avec un placebo) est difficile à mener à cause de la disposition de vaccins déjà approuvés. Il est toutefois possible de mener des études dites « real world » et d’ »immunogénicité » (mesure des anticorps induits par le nouveau vaccin).

Une autre difficulté est lié aux futurs choix des autorités de santé et des commissions de vaccination qui devront un jour éventuellement devoir se positionner face à un nouveau variant qui s’échappe ou non à l’immunité naturelle, vaccinale ou mixte ? Probablement, la manière de mesurer le besoin sera le nombre de patients hospitalisés et parmi ceux-ci les cas en soins intensifs.

Si la technologie permet déjà de designer très rapidement des nouveaux vaccins mRNA contre de nouveaux variants et possiblement les produire assez rapidement, il est à parier que le savoir-faire pour évaluer les vaccins anti-nouveaux variants et les déployer sera acquis avec les saisons. Finalement, comme les vaccins annuels contre la grippe.

 

PS1: je n’ai ni ai eu aucun lien d’intérêt avec la pharma ni avec des compagnies développant, fabriquant ou commercialisant des vaccins à mRNA anti-infectieux.

PS2 : pour les activistes anti-vax en Romandie, la question est aujourd’hui : A qui le tour ? Une figure vaudoise du mouvement anti-vaccin et anti-pass soigné à l’hôpital

François de Siebenthal incarne l’opposition aux mesures sanitaires dans le canton de Vaud. Le politicien nie la dangerosité du Covid et refuse la vaccination. Il se trouve au soins intensifs, malade du Covid.

PS3 01.12.2021: réduction du risque d’hospitalisation associée à la vaccination en Suisse

Crédit photographique : Qimono from Pixabay

Luc Otten

Luc Otten est médecin et biologiste. Après 15 années de recherche académique, il a travaillé 7 ans comme analyste financier puis comme venture capitaliste dans le domaine des sciences de la vie. Depuis 2015, il travaille dans le monde des start-ups en biotechnologie dans des positions opérationelles le plus souvent.

162 réponses à “Quand aurons-NOUS un vaccin contre les variants COVID-19 ?

  1. J’ai l’impression qu’avec cette méthode, on aura toujours un train de retard.

    Est-ce que l’approche est la bonne ? Le problème n’est pas la forme bénigne mais les formes graves qui sont bien plus rares. Plutôt que d’adapter le vaccin avec 1 an de retard à chaque fois (Corona n’est pas Influenza), une autre approche est de viser la famille des corona pour obtenir une protection contre les formes graves.

    Une étude mentionnait que les personnes qui avaient été exposés à d’autres coronavirus (refroidissements et rhumes) étaient bien mieux protégés et faisaient rarement des formes graves.

    Plutôt qu’un vaccin qui cible une protéine et ne stimule qu’une immunité sanguine alors que nous avons affaire à un virus qui mute très vite, immuniser contre plusieurs protéines et stimuler une immunité plus large donne de meilleures chances avec un dosage plus léger et moins d’effets secondaires…

    1. merci pour votre commentaire. Effectivement, la piste de développer des vaccins contre plusieurs corona des sérotypes en language médical est la piste qui est en train d’être développée pour susciter une réponse anticorps justement…contre plusieurs sérotypes.
      Quant à l’immunité cellulaire, on peut concevoir qu’elle procurerait une immunité contre de plus nombreux types de SARS-CoV-2 et réduire le risque des formes graves. Cette idée n’est pas établie à ma connaissance. Affaire à suivre donc.

  2. Merci pour vos riches commentaires bien documentés.
    J’avais cru comprendre que les corona virus, à cause de leur structure relativement complexe, mutaient moins rapidement que des virus plus simple et avec des ADN en davantage de segments (comme la grippe). Est-ce vrai ? Ou la différence est négligeable ?

    1. Merci pour votre question sur la vitesse d’apparition de mutations chez les virus.
      Le sujet est complexe et d’importance pour la santé publique. En fait, un sujet en soit pour certains virologistes ! Pour faire simple, les virus corona et ceux de la grippe sont des virus à ARN, comme ceux de l’hépatite C, rougeole, rubéole et etc. Certains ont des génomes très stables et d’autres sont les champions de la variation comme ceux de la grippe qui ont un génome à segments et qui ont des réservoirs chez des animaux de ferme d’où ils émergent de manière saisonnière.
      Il semble que les virus corona de la famille SARS dont ceux SARS-CoV-2 qui causent le COVID-19 mutent clairement moins que ceux de la grippe. A ma connaissance, il n’y a pas de réservoirs animaux connus excepté les “cave bats” qui sont rarement en interaction avec la population humaine.
      Mon interprétation très personnelle est que TANT qu’il n’y a pas de réservoir animal significatif du SARS-CoV-2, nous pourrions nous diriger vers une situation bien plus stable avec des épidémies épisodiques plus souvent en hiver avec ou non de nouveaux variants. La situation épidémique future avec le SARS-CoV-2 pourrait alors ressembler non pas à celle de la grippe mais plutôt à celle d’antan avec les occasionnelles épidémies de polio.

  3. Cher Luc,
    Je trouve mesquin de votre part de relayer le cas médical de telle ou telle personne, alors qu’elle se trouve hospitalisée. Cela relève de sa sphère privée, vous ne trouvez pas?
    Mais au point où nous en sommes, le niveau ne fait que baisser dans les débats.

    1. Bonjour Samy,
      L’état de santé de M. de Siebenthal a été relayé dans les médias car c’est une figure publique et clairement dans la mouvance complotiste. Cette nouvelle est donc d’intérêt public comme celles sur des animateurs radios aux USA anti-vax et tombés gravement malades du COVID comme je le relatais dans mon post du 12 novembre: Les messages fallacieux des radios US et des antis loi COVID
      Comme beaucoup dans la population ne “croyent pas aux statistiques”, il faut espérer que des cas concrets de personnes “publics” et malades leur permettent d’engager une reflexion au delà du cas invérifié du “cousin de la tante du cafetier du village voisin”.

      1. Toute personne – peu importe ses opinions politique – mérite de voir sa sphère privée respectée. C’est la même chose que pour Monsieur Berset.
        Vous n’avez pas de meilleure argument que de montrer l’image d’une personne malade?
        Par ailleurs, il y a bcp de vaccinés malades, aussi à l’hôpital.

          1. Ses affirmations et positions politiques, c’est à lui de les assumer, et vous pouvez tout à fait dénoncer son discours.
            Mais cela ne change rien au fait que de tirer profit de l’hospitalisation d’une personne est déplorable (et d’ailleurs assez symptomatique du climat actuel).

          2. @ SAMY. Je n’en tire absolument aucun profit mais je le place devant ses responsabilités politiques ! C’est trop facile de prendre une position discutable et de refuser qu’on en parle. (c’est d’ailleurs assez symptomatique du climat actuel comme vous dites). On verra son avis après sa guérison.

      2. Vous devriez donc publier l’identité des antiquelquechose ou antitout et, qui atteint du covid, se portent bien, mais aussi l’identité des vaccinés et forcénés de la vaccination, qui sont hospitalisés à raison du covid.

  4. Les belles promesses sont faciles à faire mais moins à tenir. En début d’année, avec les vaccins, nous devions éradiquer le virus et revenir à la vie normale d’ici fin 2021 (je peux vous trouver les articles de presse où les pharmas sont catégoriques sur l’efficacité de leur produit – même discours que celui que vous relayez ici).

    Un an après, il faut constater que cette mission n’est que très partiellement remplie: moins de formes graves mais une pandémie toujours aussi présente et des restrictions importantes pour tous en fin d’année comme l’an dernier.

    La faute aux antivax ? peut-être en partie mais l’explication est un peu courte. La presse mentionnait que dans le canton de Vaud, 83 % de la population est immunisée. Si c’était le cas, nous n’aurions pas une progression exponentielle des cas et on ne parlerait pas de tout refermer. En fait, une majorité de la population n’est plus immunisée car leur vaccin n’est plus efficace. La France vient de raccourcir la durée de validité d’un rappel à 5 mois. L’U.E. de raccourcir celle du pass de 12 à 9 mois. C’est moins que la grippe pour une protection équivalente donc très moyenne face à un virus bien plus dangereux. Pas de quoi fanfaronner donc et adopter un profil bas serait plus approprié.

    Les pistes que vous mentionnez étaient connues il y a un an: combattre SARS-Cov2 et ses cousins avec un vaccin… très difficile. Mauvaise mémoire immunitaire, mutations fréquentes: c’est un peu un château de sable qui faut reconstruire à chaque vague.

    C’est donc l’échec d’une stratégie tout vaccin pourtant promise au peuple comme la solution unqiue et qui a balayé, du coup, les stratégie de tests, les mesures barrières et les masques. Donc retour à la case départ.

    Dans notre monde économique. la vrai question est économique : quel est la motivation des laboratoires à développer un vaccin qui permettrait d’éradiquer la maladie ? (en tant qu’actionnaire, je m’y opposerais immédiatement).

    Je propose donc qu’au lieu de rémunérer les vaccins à la dose, on le fasse sur leur efficacité ? 50 % ? Ok, je paie que la moitié. Je tombe malade même vacciné: on me rembourse. Effet secondaire: à charge du labo (pas de l’Etat donc nous).

    Bon je provoque intentionellement car je connais votre objection: frein à l’innovaton car plus personne n’oserait alors prendre le risque de dévelopepr des vaccins. Oui, mais aussi un retour à plus d’honnêteté et moins de “survente”.

    Un compromis intermédiaire doit donc pouvoir être trouvé pour préserver les deux.

  5. Tous les mammifères sont des porteurs sains (ndlr: microrganisme non précisé), dés lors les vaccins ne servent à rien , on ne pourra vacciner toute la faune … Les scientifiques disent qu’ils cherchent la vie sur d’aures planètes , alors qu’on a décimé 50 % du régne animal en 10 ans . Croyez vous la nature incapable de se défendre …, L’ homme est t’il un fléau ? Voilà les questions qu’il serait sage de se poser à mon humble avis … L’orgueil de l’homme , n’est il pas là le problème , pour la volonté de DIEU qui aime toutes ses créatures ?

  6. Gibraltar 99% de vaccinés et plus de cas COVID qu’en Suisse.
    Portugal 20% de vaccinés de plus qu’en Suisse et environ autant de décès COVID.
    Quand publiera-t-on une statistique avec le statu vaccinal des morts avec COVID (éventuellement délai entre la vaccination et la contamination) ?

    1. – Sur Gibraltar, c’est une population de 29’500 résidents avec 15’000 frontaliers, ce qui est une situation géographique et démographique particulière. Notons en effet un taux de vaccination très élevé (99% parait faux si on compte les enfants) et un taux probablement élevé de vaccinés pour les frontaliers; il semble aussi que les mesures de distanciations sociales soient en place (selon le site web des autorités de Gibraltar). Effectivement, il y a un nombre de cas journalier à 132/100’000 très très haut et un découplage total avec les décès. En effet, il y a un total de 98 décès COVID depuis le début de la pandémie dont 4 au printemps…et zéro avec cette vague épidémique. Ces données de Gibraltar suggèrent fortement que les mesures sanitaires et vaccinales ne sont pas suffisantes pour annuler la circulation du virus et ne permettent de juger finement sur leur efficacité relative sauf sur un point : ces mesures sont remarquablement efficaces pour “annuler” la mortalité !
      – La mortalité COVID selon le statut vaccinal est suivie par les autorités britanniques. Celles-ci concluent que les divers vaccins sont toujours très efficaces. Vous pouvez vous référer à mon post du 13 novembre «Les messages fallacieux des radios US et des antis loi COVID ». Il y un tableau extrait du plus récent rapport britannique d’alors. Ce tableau montre que les vaccins mRNA réduisent de 90% le risque de décès lors des 4 premiers mois post vaccination.
      – comme vous avez la curiosité de regarder les rapports épidémiologiques, vous serez certainement intéressés de voir le cas de la Bulgarie avec 25% de vaccinés seulement qui a le triste record du monde de mortalité/100’000 par semaine depuis le début de la pandémie, 2400 cas/jour et 130 morts (soit plus que 5% de mortalité !).

      1. La légende urbaine repose sur le nombre de de doses livrées et innoculées à Gibraltar pour en déduire 100 % de vaccination double doses et 35 % de vaccinés triple doses. L’erreur consiste à ne pas tenir compte des frontaliers vaccinés par Gibraltar. Selon des sources officielles britanniques, il est estimé un taux de vaccination de 85 % chez les adultes (à vérifier). La vaccination des plus jeunes n’est pas terminée.

        En tous les cas ce qui est certain est que cela conforte ce que je répète depuis au moins cet été, ce vaccin est une passoire à virus. Il est impropre à supprimer la propagation du virus, même entre vaccinés. Mais il réduit la vitesse et cela est utile en soit. Utile pour lutter contre la surcharge hospitalière et pour bénéficier d’antiviraux.

        Mais peut-être que NU va changer la donne.

        1. Plus NU, mais omicron 😊

          C’est Macron qui va se réjouir que le nouveau variant tueur porte (presque) son nom. 😅 En année électorale, il est mal barré 🤭

          1. Il n’est pas baptisé Nu mais Omicron, évidemment Xi aurait été politiquement difficile. Comme cela on se rapproche d’Omega.

      2. Il ne suffit pas de comparer le taux de vaccination pour prouver que c’est le vaccin qui réduit la mortalité.
        Comme les hôpitaux le constatent tous les jours, l’état de santé général des patients joue un grand rôle.
        A savoir que les personnes en surpoids ont des risques bcp plus grands que les autres. D’autres facteurs sont aussi important (diabète, alcool, mode de vie…).
        Dans de nombreux pays, là où la santé des populations est déjà plutôt mauvaise, le virus tue plus. Cela n’est pas directement lié au vaccin. C’est multifactoriel.
        Et dire que c’est grâce au vaccin, sans parler du reste, désolé de le dire, mais c’est mentir par omission.
        Depuis le début de cette crise, on parle trop du vaccin et pas assez du reste.
        Le vaccin n’est pas une baguette magique et rien que pour cela, il faut arrêter immédiatement le pass sanitaire.

        1. C’est quoi “le reste” ???

          Le vaccin protège des formes graves et sauve la vie pendant au moins 6 mois, même si vous êtes obèse, diabétique ou âgé ! C’est pas génial ?

          Vous voulez quel tour de magie en plus ? 🧙‍♀️🧞‍♀️ qu’il n’y ait plus de personnes âgées? en surpoids ? ou de diabétiques ? C’est plus de la magie à ce niveau…

          Oui, mais, je suis ni gros, ni diabétique, ni âgé…. et pourtant on me demande un passe pour aller au restaurant. O, pauvre chou. La vie est si injuste. 🤐

          Mais pourquoi vous concentrez-vous sur ces seules vulnérabilités à la covid, qui ne sont de loin pas les seules…

          1. “Le vaccin protège des formes graves et sauve la vie pendant au moins 6 mois, même si vous êtes obèse, diabétique ou âgé ! C’est pas génial ?”

            Il est des morts qui ont reçu leur troisième dose et d’autres deux doses il y a moins de 6 mois. Le vaccin, certes efficace, n’est pas une potion magique qui rend invulnérable, y compris les personnes à risque.

            On peut réduire certains facteurs de risque comme la sédentarité et l’obésité et, là, rien n’a été fait. On pourrait aussi dire stabilisez/équilibrez hypertension et diabète de type II.

            Non, être vacciné ne rend pas invulnérable. Il faut prendre les mesures de précaution requises.

          2. Au minimum 1 personne sur 1600 a subi des effets indésirables graves à cause du vaccin. Swissmedic dit elle-même que les chiffres sont sans doute sous-estimés (c’est un euphémisme).
            C’est donc au minimum 3’600 personnes en Suisse, dont un bon tiers séjourne à l’hôpital.
            Et quels seraient les chiffres réels, si le suivi était systématique?
            Donc oui, le vaccin peut aider, mais il n’est pas sans effets indésirables. Et personne ne parle du long terme!
            Par ailleurs, le vaccin n’empêche pas complètement les formes graves, vu qu’il y a de nombreuses personnes vaccinées qui sont quand même hospitalisées du Covid (plus de 1’500 cas répertoriés à ce jour en Suisse).
            Il n’y a rien de magique ici – sinon le marketing des fabricants que vous nous répétez sans aucune intelligence critique.
            A chaque rappel, il y aura de nouveaux cas d’effets indésirables – c’est reconnu par les fabricants. Donc tout cela ne va faire que de s’amplifier.
            Faire un travail sur la prévention de l’obésité, cela n’aurait pas d’effets indésirables graves. Cela n’aurait que des avantages, et à long terme.
            Mais qui s’en soucie encore de la santé à long terme?
            Tout le monde ne réfléchit plus qu’à court terme.
            C’est une fuite en avant qui sera mortifère.

          3. @Samy:
            Quelle est votre estimation pour le nombre de vies sauvées en Suisse depuis le début de la vaccination ? histoire de voir les 2 faces de la médaille.
            Je vous donne une piste: regardez le découplage entre les cas et décès depuis mars 2021, estimez la réduction surface en fraction puis multiplier par le nombre de morts (prenez 10’000 pour simplifier), vous arriverez à une grossière estimation de la réduction des décès.
            Je vous l’accorde ce n’est qu’une très grossière estimation sans aucune élimination des facteurs confondants mais c’est ce qu’on appelle en médecine un “talking pig” !

          4. “Tout le monde ne réfléchit plus qu’à court terme.”

            Dit celui qui oublie le temps qui passe et que jeune (peut-être) aujourd’hui, il sera bien heureux d’avoir un vaccin très vite… le temps passe, les années aussi.

          5. Quel vaccin ? Quelle marque ? Quelle version ? Combien de doses ? Contre quel variant ? Quel % contre la transmission ? Quel % contre le Covid long ? Quel % contre l’hospitalisation ? et contre les soins intensifs ?

            Votre commentaire date de juin 2021, nous sommes bientôt en décembre… alors nous verrons bien en juin 2022 ?

          6. @ Luc Otten
            Votre raisonnement n’est pas probant.
            Je ne comprends pas en quoi la détection de milliers de cas positifs parmi les jeunes cet été / automne permet de dire que la vaccination a sauvé des vies? Les jeunes ont été bcp plus testés que la population générale pour des raisons évidents de restrictions.
            Cela confirme simplement que le Covid semble moins actif l’été chez nous (ou qu’on se contamine moins l’été) et qu’il est proportionnellement beaucoup moins dangereux pour les jeunes personnes.
            D’ailleurs, ces cas positifs étaient-ils vaccinés, primo-vaccinés ou non-vaccinés?
            Ces chiffres font défaut, comme vous l’avez constaté.
            En ce moment, une nouvelle vague semble aussi toucher plus directement les seniors. Hé bien, nous verrons maintenant si le vaccin fonctionne en hiver.
            Mais comme on nous sort opportunément le coup de la 3e dose et du variant omicron, je crains qu’il ne fonctionne en réalité très, très mal.
            Le ministre allemand se trompe en affirmant que les gens seront soit vaccinés, soit guéris, soit morts.
            La mort se moque du statut vaccinal.

          7. @Luc Otten,

            “c’est ce qu’on appelle en médecine un “talking pig” ”

            Oui mais on peut quand même l’affiner: dans cette vague, ce sont surtout les jeunes et les enfants qui sont touchés (33 % des cas) donc les taux de mortalités sont très bas. D’autre par, même dans les générations plus âgées, les anciennes vagues ont décimé les plus fragiles dont les taux ne devraient pas être le mêmes.

            Par contre, du côté des effets secondaires, ça progresse. Donc vacciner pour une protection partielle durant 3-6 mois, n’est pas forcément indiqué pour tout le monde.

            Avec ces estimations, on est donc plutôt dans le discours politique que scientifique.

          8. @ Luc Otten
            Enfin, vous éliminez complètement de votre équation l’immunité naturelle – qui semble quand même fonctionner dans le temps – et sans doute mieux que les vaccins proposés.
            Donc, toute votre équation est tronquée.

          9. @Samy,
            Comme écrit, il y a des facteurs confondants. Vous les citez et je suis d’accord. Il y a l’immunité naturelle et les différences de tranche d’âge touchées parmi les différentes vagues et on peut aussi ajouter les mesures sanitaires etc.
            Si on regarde les divers pays européen (regardez par exemple le site du Temps ou autre) où il y a cette vague automnale, on voit très clairement que les pays avec un taux de vaccination bas (fixons arbitrairement à 60%), la mortalité y est nettement plus forte. Le cas de Gibraltar est probant aussi.
            Cette correlation épidémiologique entre la vaccination et la mortalité (ne prouvant seule aucune causalité) avec les études cliniques suggèrent fortement que la vaccination sauve de très nombreuses vies en Suisse et ailleurs en Europe.

    1. S’agissant de la contagiosité, je n’arrive pas à appréhender très précisément ce qu’il en pour les deux paramètres déterminants. L’échantillon révélé par nextstrain (n=6) est très petit. Létalité ? Quant à la vaccination, si l’on postule une efficacité moindre mais réelle du vaccin, la Suisse a peut-être commis une erreur en se débarassant (temporairement) d’un million de doses de Moderna.

  7. Il n’y a plus de limites à la mauvaise fois.

    Ce que des scientifiques prédisaient depuis des mois: nouvelle version du virus qui échappe au vaccin.

    Réponse: c’est parce que la planète n’est pas entièrement vaccinée que c’est arrivé. Après avoir égoïstement vacciné sa population avec 3 doses, certains pays donnent des leçons au lieu de lever les brevets.

    De plus, vu l’efficacité-passoire du vaccin contre la transmission et sa faible durée de validité, l’émergence d’un variant était attendue même dans une population très fortement vaccinée.

    Réponse de notre C.F.: il faut encore augmenter le taux de vaccination en Suisse pour nous protéger contre ce variant ca ça sera mieux que pas de vaccin du tout ? Très scientifique tout cela !

    “Mais il n’y pas d’autres solutions que le vaccin, ça serait pire sans”. Je vois mal comment la situation pourrait être pire. Peut-être serait-il temps d’en chercher d’autres de solutions: “La folie c’est de répéter les mêmes erreurs et espérer des résultats différents”. Vous connaîssez sans doute cette citation.

    Un vaccin qui ne cible que le protéine de la spicule n’a aucune chance de contrôler un virus aussi contagieux, qui mute rapidement et pour lequel la mémoire immunitaire est courte. Les scientifiques le savent et les laboratoires aussi.

    1. Pfizer a donné sous licence toutes les capacités pour produire son vaccin.

      Vous pouvez critiquer le prix du vaccin, mais ne faites pas croire qu’une seule dose de vaccin serait produite en plus avec la levée du brevet. Toutes les capacités sont utilisées.

      En revanche, la qualité baisserait et les effets secondaires apparaîtraient en raison de la maîtrise imparfaite de la technologie ou de la volonté de compresser les coûts pour vendre moins cher. Ceux qui produisent actuellement sous licence rogneraient sur la qualité pour préserver leurs marges.

      Les brevets sont notre seule protection pour un vaccin de qualité !

      Il faut en revanche mieux distribuer les bénéfices et taxer les profiteurs de l’épidémie.

      1. Merci Sonja, je n’avais pas pensé au contrôle de la qualité du vaccin. J’espère seulement que le prix des licences n’est pas trop élevé. Le connaît-on ?

      2. ndlr @Sonja
        Non mais avec la levée des brevets, il n’y aurait plus d’intérêt commercial donc une utilisation plus sensée du vaccin.

        Pour le reste, vous ne n’avez pas lu et je crois que vous racontez un peu n’importe quoi. Vous n’avez pas saisi l’enjeu global.

  8. Bravo Dr Otten. Enfin la bonne question re-posée : «Quand aurons-NOUS un vaccin contre le COVID-19 ?». J’ai posé deux fois la question à l’OMS sur son site Internet, question restée sans réponse ! Il serait donc approprié de rappeler la position officielle de cette organisation internationale supposée être impartiale:

    Depuis 1951 (Règlement sanitaire international — Wikipédia (wikipedia.org)), la vaccination est attestée par le Certificat international de vaccination de l’OMS émis en vertu du Règlement sanitaire international dont l’Annexe 6 prévoit que :

    1. Les vaccins ou autres agents prophylactiques mentionnés à l’annexe 7 ou recommandés dans le présent Règlement doivent être de qualité satisfaisante; les vaccins et agents prophylactiques prescrits par l’OMS doivent être soumis à son approbation. Sur demande, l’Etat Partie fournit à l’OMS des éléments appropriés attestant l’adéquation des vaccins et agents prophylactiques administrés sur son territoire en vertu du présent Règlement.
    2. Les personnes à qui des vaccins ou autres agents prophylactiques sont administrés en vertu du présent Règlement reçoivent un certificat international de vaccination ou un certificat attestant l’administration d’une prophylaxie (ci-après dénommé le «certificat»), conforme au modèle figurant dans la présente annexe. Ce modèle doit être scrupuleusement respecté.
    3. Les certificats visés par la présente annexe ne sont valables que si le vaccin ou l’agent prophylactique utilisé a été approuvé par l’OMS.

    Contrairement à la procédure régulière d’approbation des vaccins, l’OMS a émis le 8 janvier 2021 des ‘Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 Pfizer-BioNTech, BNT162b2, en vertu du protocole OMS d’autorisation d’utilisation d’urgence’ en précisant que ‘Des vaccins sûrs et efficaces changeront la donne. Mais pour le moment, il faut continuer à porter un masque, à respecter les distances physiques et à éviter les lieux bondés. Le fait d’être vacciné ne signifie pas qu’il faut renoncer à toute prudence, prendre des risques et en faire prendre aux autres, notamment parce qu’on ignore encore dans quelle mesure les vaccins protègent non seulement contre la maladie, mais aussi contre l’infection et la transmission’ (https://www.who.int › diseases › covid-19-vaccines).

    Quant au rôle des vaccins parmi d’autres mesures préventives, l’OMS précise relativement à l’Annexe 6 du Règlement que ‘Comme il n’existe pas encore de preuve d’un effet du vaccin sur la transmission, les interventions non pharmaceutiques doivent se poursuivre, notamment le port du masque, la distanciation physique, le lavage des mains et d’autres mesures en fonction des différents contextes épidémiologiques du SARS-CoV-2. Les personnes vaccinées, ainsi que celles qui n’ont pas encore été vaccinées, doivent continuer à suivre les conseils émanant des gouvernements concernant les interventions non pharmaceutiques. Ces conseils seront mis à jour au fur et à mesure de l’évaluation des données relatives à l’impact de la vaccination sur la transmission du virus et la protection indirecte au sein de la population‘.

    A quoi peut donc bien servir ce fameux pass sanitaire ? A attester que ce vaccin est efficace ? L’OMS confirme bien que, pour l’instant du moins, tel n’est pas le cas et que, donc, elle n’est pas en mesure d’autoriser l’utilisation de son Certificat de vaccination.

    1. L’OMS confirme bien que, pour l’instant du moins, tel n’est pas le cas et que, donc, elle n’est pas en mesure d’autoriser l’utilisation de son Certificat de vaccination.

      Auriez-vous les références ? Merci,
      .

  9. “La France exige l’isolement pour les cas contact, même vaccinés”

    Ah ? Mais on ne trace plus les vaccinés, on ne les teste plus, on les laisse entrer partout grâce au pass et sans masques…

    Alors. à moins d’annuler les pass de tout le monde, je vois mal comment empêcher la propagation de ce variant. Précisément, à cause du pass, c’est déjà trop tard…

    1. @Martine:
      Ma compréhension de la France est différente:
      – au contraire c’est le masque ET le pass. C’est donc ceinture et bretelle. Ce qui est plus sûr que le masque seul vous en conviendrez car le vaccin diminue la transmission (certes partiellement et certes insuffisament)
      – un pass sanitaire (ou le certificat covid en Suisse) est modulable selon les usages et selon la situation épidémiologique. C’est une platforme reconnue entre pays et qui permet de déider des critères d’accès et d’application.
      Ainsi pour les familles visisant des proches hospitalisés, sans pass, on aurait le choix cornélien d’interdire les visites ou non si le variant omicron se répend et si il y a une protection (partielle/maximale) par les vaccins actuels ou en développement.

      1. Pardonnez ma réaction, mais votre ceinture est pourrie et la bretelle s’est déchirée toute seule.
        Avec de tels instruments mieux vaut sortir du véhicule et continuer à pied, en renforçant son immunité naturelle au plus vite.
        Seule l’immunité naturelle des personnes en bonne santé finira par arrêter cette pandémie.

      2. En Autriche le régime des visites à l’hôpital est 2G+. Guéri ou vacciné et en plus un test PCR. Test gratuit et aisément accessible à Vienne qui teste plus de 10% de la population chaque jour. A cela s’ajoute le masque FFP2. Il existe des dérogations à ce régime s’agissant des visites urgentes de proches.

  10. Il est mieux pour les enfants ? et la phase 3 était sur quel variant ?

    Le vaccin de Novavax, baptisé Nuvaxovid en Europe (Covovax dans les pays du Sud), a démontré une efficacité globale de 90 % contre le Covid-19 à l’issue de ses essais cliniques de phase 3.

      1. Il y a un article plus récent? concernant les enfants ?

        Au fait, aujourd’hui, des spécialistes expliquent que le développement du variant Omicron a été favorisé par le nombre de personnes souffrant du SIDA au Botswana.

        Souffrir du SIDA favorise les mutations ?

        1. Bonne question pour les enfants (il faudrait regarder sur clinicaltrials.gov) et aussi bonne hypothèse sur le SIDA comme co-facteur favorisant l’émergence de variant.
          Ma compréhension très personnelle que cette hypothèse est basée sur le fait que chez les immunosupprimés (SIDA, maladies congénitales, cancer) les virions SARS-CoV2 seraient beaucoup plus nombreux par personne et par le nombre de personnes infectées. Pour vulgariser, les immunosupprimés représenteraient la situation inverse des vaccinés (avec un système immunitaire normal) où le nombre de virions circulant est plus faible par personne et par nombre de personnes infectées. Ce raisonnement sur les immunosupprimés n’est qu’une hypothèse selon ma connaissance en date du 29 novembre.

          1. Ce n’est pas que la vôtre. Cela est d’autant plus plausible dans la mesure où Omicron pourrait au vu du nombre élevé de mutations fort bien résulter d’une recombinaison, laquelle semble pouvoir plus aisément survenir chez une personne atteinte de sida non traité. Bien évidemment cela est politiquement trop sensible pour être évoqué

          2. En quoi les immunosupprimés sont-ils la situation inverses des vaccinés?
            Il me semble qu’on peut être immunosupprimé ET vacciné!

          3. Oui c’est juste on peut être immunosupprimé et vacciné, ce qui est une minorité des vaccinés. Pour revenir à la majorité, la vaccination présente l’avantage théorique du moins de réduire la circulation d’un virus et donc l’apparition de variants.
            Pour les immunodéficiences modérées ou les immunosuppressions légères, une mémoire immunitaire peut parfois être atteinte dans une certaine mesure; la vaccination fournit toujours un gain pour ces personnes qui sont particulièrement fragiles. Pour des personnes qui souffrent de SCID (ni lymphocytes B, ni lymphocytes T), BLS (pas de MHCII pas de CD4), etc ou qui sont sous lourd traitement pour des leucémies, la situation de sévère immunodéficience est bien plus périlleuse.
            Et les personnes infectées par le HIV ? si traitées et sous contrôle, le système immunitaire est “normal” et au contraire sans traitement et sans contrôle, il y a un épuisement de CD4, plus de réponse B et une immunodéficience sévère et mortelle nommée SIDA.

          4. @CEDH,

            J’ai lu quelque chose de similaire. Si cela se confirme, il faudrait donc vacciner la planète entière et offrir des traitements aux séropositifs (chez qui le vaccin ne tient pas, je suis même étonné qu’on le fasse car je pensais que certains vaccins n’étaient plus recommandés à partir d’un certain stade de la maladie). De plus, s’il faut ajouter tous les autres traitements qui créent une immuno-depression (greffes, chimio, etc), on n’a pas fini de créer un monde à deux vitesses. Sans compter un aller-retour via une espèce animale qui enrichirait le virus.

            Il est temps d’admettre que l’éradication du virus est impossible et qu’une stratégie 100 % vaccinale est un leurre avec cette classe de virus surtout avec un vaccin hyper-ciblé sur cette fameuse protéine skipe. C’est utile pour contrer la mortalité lors d’une vague mais ça n’est pas un outil sur le long terme surtout avec une mémoire immunitaire relativement courte.

            Accélérer les autres types de vaccin (Valneva, patch, etc) et les traitements. Rétablir les test gratuits à grande échelle et les améliorer. Cette stratégie punitive de la 2G est un non-sens car les moins contagieux sont punis ! Pour y échapper, les jeunes en Autriche font des Covid-party pour se faire contaminer et obetnir le pass. Quand on traite les gens comme des idiots alors il ne fait pas s’étonner qu’ils se comportent comme tels.

            Maintenir le masque à long terme dans les lieux clos/peuplés/mal ventilés (ainsi que le télétravail (au moins partiellement; vu le prix de l’essence et les problèmes climatiques, ça ne sera pas un mal). Retour des tests et des quarantaines pour les voyages (peut-être à un niveau supra-national car faire des exceptions pour des frontaliers ne sert à rien: donc un test Schengen et une politique sanitaire commune). Accepter aussi que certains type d’évènements (très grands rassemblements) ne sont pas adaptés, etc

            Mais surtout, arrêter de faire miroiter une solution miracle techno/politique de type vaccin/pass qui résoud tout. Car rien ne remplace un comportement adapté de chacun. Certaines personnes ont décidé de ne pas se vacciner: tant qu’elles se font tester et qu’elles adoptent un comportement adapté, cela reste préférable à quelqu’un qui, une fois le feu vert obtenu sur le smartphone se comporte comme s’il n’avait pas de cerveau.

          5. A Samy et à Robert:
            – lutter contre la pandémie implique d’utiliser toute une palette de mesures. On appelle cela le concept du fromage suisse ou la boîte à outils. Si la vaccination est absolument essentiel, cet outil n’est pas suffisant
            – les mérites respectifs de l’immunité naturelle versus vaccination ne devraient pas être comparés dans une optique naturaliste ou technophile mais sur l’observation objective pour les individus mais aussi la santé publique.

          6. @ Luc Otten
            A force de rechercher des avantages “théoriques”, ne finit-on pas par biaiser notre réflexion?
            Je ne comprends toujours pas en quoi la vaccination des personnes immunosupprimées serait un gain.
            Et votre réponse très conditionnelle renforme mon scepticisme.
            Quant à l’immunité naturelle, elle est la seule réponse qui est complètement éludée des stratégies!
            Permettez qu’on n’en parle et qu’on l’étudie.
            Actuellement, on étudie tout sauf l’immunité naturelle.
            Je comprends qu’il y a bcp d’argent en jeu, mais on peut aussi se poser des questions gratuites.

          7. Mon commentaire prédédent a un but “didactique et général”. Revenons donc à la situtation du COVID-19:
            – l’immunosupression comprend un spectre très large de déficiences qui peuvent très minimes (ttt au methotrexate), faible (ttt anti-TNF), forte (chimio anti-tumeur solide) à sévère (chimio anti-leucémie). Vacciner les 2 premiers groupes fait du sens car une partie de ces patients arrivent à déveloper des anticorps contre le Sars-CoV2.
            – l’immunité naturelle est prise en compte dans les tasks forces et les simulations d’évolution (source: privée). Une écoute attentive de l’émission d’Infrarouge avec D Pittet permet de s’en rendre compte. Toutefois, l’OFSP ne communique pas du tout assez sur l’immunité naturelle et mixte et possiblement le rôle de ces 2 immunité n’est pas assez étudié.
            – l’immunité par vaccination a l’avantage d’être plus “normalisée” pour la santé publique et de réduire la transmission (certes imparfaitement). De plus, les vaccins visent à susciter plus d’anticorps neutralisants (la proteine S qui est l’antigène est en conformation ouverte uniquement) et d’éviter des réponses contre des épitopes dominant mais non protecteurs. Ce sont ces 2 dernières raisons qui sont les très probables explications de l’efficacité moindre des vaccins basés sur le virus innactivé.
            Bonne journée !

  11. Moi, ce qui m’énerve, c’est que les compagnies aériennes étaient censées s’assurer que tous les passagers avaient un test pcr négatif avant l’embarquement.

    Or, visiblement, beaucoup de gens sont revenus par avion malade depuis l’Afrique du Sud!

    C’est le omicron qui rend plus aléatoire le résultat des tests PCR ?

    L’Afrique du Sud qui tolerait des tests de complaisance?

    ou la faute à pas de bol qui se répète partout en Europe, au retour des touristes ?

    1. Je ne crois pas qu’il y ait exigence de test PCR. Un test antigénique fait l’affaire. Quant à la complaisance, combien de faux certificats covid 19 suisses dans la nature ?

    2. De quel test PCR parlez-vous ? On a introduit le pass précisément pour garantir la libre circulation des vaccinés même si cela ne garanti pas que vous n’êtes pas porteur de virus. C’est un choix politique, c’est bien ce que le peuple souhaite ? Non ?

      Sauf qu’ils avaient pas prévu un variant donc Pass obsolète donc confusion légitime.

      Mais, le variant est déjà en Suisse (2 cas avérés donc bien plus en réalité) et vous remarquerez qu’aucune mesure n’a été prise à part l’extension du Pass Covid qui est peu utile contre le nouveau variant (le vaccin ne sert à rien même le PDG de Moderna le confesse). Bien au contraire, la limite de 30 personnes à l’intérieur a été levée. Donc: les vaccinés attrapent le Delta (juste un peu moins) et l’Omicron, et les non-vaccinés pareil. Il faut savoir qu’une co-infection est tout à fait possible et pourrait déboucher sur un hybride (dixit un expert français).

      On continue sur la même lancée bien que, cette fois-ci, ce ne soit plus les “complotistes” qui doutent mais bien la communauté scientifique qui avait notamment recommandé le retour des tests gratuits et une limitation des contacts pout tous (même avec masque). En Suisse, les discothèques restent ouvertes aux porteurs de pass même sans masques…

      La France, qui applique déjà des mesures plus sévères voit les cas exploser malgré 3 doses de vaccin. On devrait assister à un record en fin de semaine. Et la Suisse minaude en continuant sa stratégie 100 % vaccin.

      Rendez-vous dans deux semaines pour le semi-confinement pour Noël.
      Ndlr:
      1) le certificat peut être obtenu par test antigénique (détecte Omicron ?) ou PCR (détecte Omicron) ou vaccination
      2) correction: le PDG de Moderna “pense” que le variant Omicron échappe à l’immunité naturelle ou vaccinale

      1. L’immunité sera sans doute abaissée. Je ne vois pas comment l’immunité humorale, naturelle ou acquise par ARNm, serait plus efficace qu’elle l’est contre le variant beta. C’est-à-dire fortement abaissée. Elle risque même d’être très abaissée compte tenu des 26 mutations que n’ont ni le delta, ni le beta. Reste la question de l’immunité cellulaire qui, ai-je lu, vise d’autres épitopes que les anticorps. Quant au vaccin Astra Zeneca il est établi cliniquement que c’est un piètre vaccin contre le variant beta.

        https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2114706?query=featured_coronavirus

          1. Merci beaucoup pour ces informations. C’est très précieux.

            Ma compréhension est que la protection est bien meilleure pour les personnes qui ont eu la maladie ET se sont fait vaccinés ? Qu’en est-il des personnes simplement guéries ?

            On parle d’une étude avec Pfizer pour l’instant. Y a t’il des études avec des vaccin tradditionel ou à vecteur viral ? Cela pourrait changer la donne dans certains pays.

            L’étude compare ce variant à la mutation D614G qui résiste déjà partiellement au vaccin, n’est-ce-pas ?

            On parle d’une protection contre les formes graves qui persisterait mais nous ne connaissons pas la létalité de cette souche ? car contre la contagion, le vaccin semble être une piètre protection ?

            Les personnes jeunes non-vaccinées qui étaient infectées semblent faire des formes plus légères que le delta (à confirmer). Comment en conclure déjà qu’une accélération de la vaccination avec le vaccin actuel est recommandée chez les jeunes et les enfants ?

            C’est cette erreur d’appréciation qui nos conduit là où nous en sommes en Suisse (vouloir vacciner les enfants avant la 3ème dose).

            Mais cela donne une certaine idée. Je pense toutefois que dans le doute, nous devrions rester prudents.

            Quelle est votre traduction de cette étude ?

          2. A moi aussi il me semble plus urgent de vacciner avec une troisième dose, ne serait-ce qu’à raison du variant delta. L’avantage est que la troisième dose agit rapidement alors qu’on a besoin de rapidité. Il faudrait même ouvrir la troisième dose dès avant la fin du 6ème mois (5ème mois). Si on ne vaccine pas beaucoup, la “tension” sur le vaccin Pfizer y est peut-être pour quelque chose.

            Effectivement, la combinaison guéri + vacciné semble nettement plus efficace contre omicron. Peut-être est-ce lié au haut taux d’anticorps qui se manifeste après vaccination d’un guéri. Ou bien au fait qu’il s’agit de guéris sud-africains de covid à base de variant beta. Ou les deux. En tous les cas, la troisième dose a la réputation de provoquer un taux d’anticorps plusieurs fois plus élevé que la deuxième dose.

            Pour la mutation D614G, je comprends la même chose que vous. C’est le même variant que celui de l’article publié dans le NEJM. Il existe une discrépance entre les deux études quant aux résultats relatif au variant beta.

            Je ne suis pas sûr que le covid by omicron soit si bénin que cela. Il faut voir ce que cela donne à Oslo ou au Danemark où les personnes atteintes sont sans doute plus âgées et atteintes de morbidités occidentales. Au fond, une personne non vaccinée devrait se retirer du monde pendant 2 ou 3 semaines (ermite) avant de se décider quant au vaccin qui n’est pas un vaccin éprouvé.

            Reste encore le “nouveau “variant très modifié : omicron furtif (stealth omicron).

          3. Deuxième résultat.

            Selon Pfizer/Biontech la réduction atteint un facteur 25 après deux doses. Après trois doses on retrouve contre omicron la même neutralisation que l’on a avec deux doses contre le variant quasi-historique.

            Pfizer/Biontech disent que l’immunité cellulaire résultant du vaccin 2d est efficace contre omicron.

      2. @Luc Otten,

        On peut jouer sur les mots: nypost.com/2021/11/30/moderna-ceo-says-covid-vaccines-will-struggle-with-omicron/

        L’efficacité est descendu de 95 % à 60 % contre le Delta.

        Vu le nombre de mutations d’Omicron, certains scientifiques parlent d’un “presque” SARS-Cov3 (juste limite). On sait donc à quoi s’attendre contre ce variant qui se répand malgré la vaccination y compris en Israël.

        Mais la communication du CEO est plus fine: il dit que l’efficacité sera inférieure mais il ne peut pas encore le quantifier. Si vous voulez vraiment savoir ce qu’il pense, demandez lui quel montant il a déjà débloqué pour démarrer un nouveau vaccin. Concernant l’immunité naturelle, c’est encore une autre affaire.

        Le véritable enjeu, ce sont les formes graves. Et là, bonne chance pour le savoir: il faut pouvoir comparer deux populations dont une jamais vaccinée ni infectée avec une population vaccinée avec un échantillon représentatif (âge, sexe, etc). Eliminer tous les biais va être difficile car la majorité des personnes à risque est vaccinée ou alors a été “triée” par les vagues précédentes.

        Une telle étude est possible mais connaître la létalité par tranche d’âge pour les vaccinés, les guéris et les autres va prendre un certain temps…

        Les tests qui ont été annoncés ces 3 prochaines semaines ne portent donc que sur la neutralisation in-vitro d’anticorps par le vaccin pour déterminer un dosage. Il est donc prématuré de prétendre qu’un vaccin est même possible voire souhaitable. On ne sait pas non plus encore si Omicron va prendre le dessus sur le Delta. Si les deux souches co-existent, il faudra alors un cocktail de vaccins pour se prémunir des deux. Tout cela ne fera que compliquer les tests cliniques.

        Dans ce contexte, appliquer un principe le précaution durant 2-3 semaines avant Noël pour limiter sa une diffusion eût été sage. Lutter contre Omicron permet d’ailleurs de freiner aussi la propagation du Delta chez les vaccinés. A part le port du masque, aucune mesure ne va dans ce sens car le fameux pass est une passoire (on sera encore plus serré dans les salles de sport et les bars vu la fin des jauges).

        Les cas explosent chez les jeunes notamment moins de 19 ans et on va les enfermer chez eux (car le prix du test est prohibitif pour un ado) ? Si j’avais 16 ans, j’irai manger sans masque chez mon copain qui tousse testé positif puis me faire tester pour obtenir le “pass” et pouvoir retourner à l’entraînement de basket. Le retour des tests gratuits permet de ralentir la circulation du virus et de détecter l’Omicron en cas test positif (on fait toujours un PCR pour confirmer).

        La stratégie de punition des non-vaccinés pour les amener de force à une vaccination touche a ses limites. C’était encore valable en octobre, plus maintenant. A long terme, ce n’est pas viable.

        Dans le contexte actuel, les mesures doivent se concentrer sur une réduction rapide et efficace de la circulation du virus. Ce n’est pas dans ce sens que les mesures prises ont été.

        Les entreprises sont d’ailleurs plus intelligentes et beaucoup ont déjà renoncé aux fêtes de département, interdisent les voyages d’affaire, avaient déjà réintroduit le masque et ont rétabli le télétravail pour tous là où c’est possible. Elles savent parfaitement que le pass est largement insuffisant pour éviter la transmission au travail.

        1. à Impasse, j’ajouterais 2 points:
          – l’analyse in vitro de la capacité bloquante des anticorps n’est certes qu’un biomarqueur mais c’est un marqueur assez “prédictif” en vaccinologie
          – si j’avais 16 ans, je me ferais vacciner sans hésiter une minute soit Pfizer soit JNJ. Pour moi, les analyses cliniques (risque/bénéfice infection vs vaccin pour les 16-20 ans) sont claires même si c’est un sujet (encore) contreversé chez certains.

          1. Merci pour ces précisions.

            “un marqueur assez “prédictif” ” oui, en théorie.

            Rappelons que Delta est apparu en Novembre 2020 et que les mêmes tests ont conclu a une efficacité légèrement diminuée (on peut retrouver les informations de Pfizer en mars 2021). C’est d’ailleurs sur cette base (et le R0 qui était connu) que les projections de taux de vaccination ont été faites par Pasteur notamment et le plan de levée des mesures sanitaires. Et c’était faux car bien trop optimiste.

          2. Pour les moins de 16 ans, je trouve étrange votre mention du JNJ, vaccin pas très efficace, notamment contre le variant beta. D’une manière générale, comment préconiser la vaccination de personnes à très faibles risques avec un vaccin dont on ne sait pas même s’il aura une efficacité significative contre le variant omicron ?

          3. Cher Luc Otten,
            Sincèrement, à ce que je lis, même si vous n’étiez qu’un embryon, vous feriez l’apologie de la vaccination en cours.
            Et et cela nuit un peu à votre discours d’expert.
            Car lorsque vous parlez d’avantages et que l’on gratte un peu, beaucoup de choses passent au conditionnel dans votre discours.
            Vous ne parlez jamais directement des risques et des inconvénients.
            Pourtant, les risques de ces nouveaux vaccins, sont bien plus important que ceux des vaccins habituels, vous en conviendrez?
            Pourquoi dès lors ne donnez-vous pas un tableau qui corresponde mieux à la réalité?
            Réalité que vous connaissez très bien, si l’on vous lit entre les lignes.
            Vous valez mieux que ce discours tout blanc et tout lisse.
            Rien ne vous empêche d’émettre des doutes. Ni des observations contradictoires.
            De toute manière, le discours officiel va se lézarder. Ce n’est qu’une question de temps.

          4. Pas si sûr que les études de neutralisation soient définitives quant à l’efficacité vaccinale (pour protéger le vacciné des atteintes sérieuses) dès lors qu’il semble que l’immunité cellulaire est beaucoup plus robuste face à de nouveaux variants, au vu des résultats d’une étude relatant un sérieux travail de labo publiée dans Cell.

            https://doi.org/10.1016/j.xcrm.2021.100355
            ndlr:
            Cell Reports Medicine:
            Impact of SARS-CoV-2 variants on the total CD4+ and CD8+ T cell reactivity in infected or vaccinated individuals
            Summary
            The emergence of SARS-CoV-2 variants with evidence of antibody escape highlight the importance of addressing whether the total CD4+ and CD8+ T cell recognition is also affected. Here, we compare SARS-CoV-2-specific CD4+ and CD8+ T cells against the B.1.1.7, B.1.351, P.1, and CAL.20C lineages in COVID-19 convalescents and in recipients of the Moderna (mRNA-1273) or Pfizer/BioNTech (BNT162b2) COVID-19 vaccines. The total reactivity against SARS-CoV-2 variants is similar in terms of magnitude and frequency of response, with decreases in the 10%–22% range observed in some assay/VOC combinations. A total of 7% and 3% of previously identified CD4+ and CD8+ T cell epitopes, respectively, are affected by mutations in the various VOCs. Thus, the SARS-CoV-2 variants analyzed here do not significantly disrupt the total SARS-CoV-2 T cell reactivity; however, the decreases observed highlight the importance for active monitoring of T cell reactivity in the context of SARS-CoV-2 evolution.

          5. Merci à CEDH pour cet article scientifique pertinent. Quelques explications et commentaires pour un lectorat plus large:
            – les réponses immunitaires anti-virus et la mémoire immunitaire sont basées sur diverses lignes de défense en particulier la réponse anticorps (lymphocytes B) et cellulaire (lymphocytes T)
            – contre le COVID, les deux lignes de défense sont importantes (des personnes immunodéficientes dans réponse anticorps “arrivent” à se défendre contre le SARS-CoV2)
            – l’immunité naturelle et vaccinale (ex Pfizer, Moderna) induisent les deux types de réponse soit anticorps et cellulaire
            – il est probable que les deux types de défense immunitaire à partir de vaccinés et de guéris sont testés contre le variant omicron en laboratoire. Possiblement, les personnes immunisées contre les nouveaux vaccins (sujet de ce post) pourront fournir des échantillons (prise de sang) pour tester l’efficacité d’une réponse immunitaire “croisée” c’est à dire générée par le wild type/beta/delta et testée contre omicron.

        2. Il n’est qu’une mesure le Lockdown (à l’Austro-Suisse). Il n’est pas besoin du variant omicron pour en arriver à cette conclusion. Les mesurettes du Conseil fédéral sont lamentables.

          1. Il est aussi possible de passer au Lockdown des personnes à risque d’encombrer les soins intensifs. En premier lieu, des personnes âgées. A l’exception, sans doute et tant que le vaccin est efficace, des personnes âgées correctement vaccinées.

  12. Alors que des voix toujours plus insistantes appellent à des mesures toujours plus fortes contre le Covid, dont CEDH avec son “lockdown”, j’ai voulu ce soir analyser d’autres statistiques: celles des hospitalisations en Suisse.
    https://www.covid19.admin.ch/fr/hosp-capacity/total?time=total&rel=rel

    Si les statistiques sont fiables, on voit clairement sur le graphique, que les hôpitaux ne débordent pas à cause du covid.
    L’an passé au pic de la crise (vers le 15 novembre 2020), il y avait 3’700 patients covid à l’hôpital et environ 14’000 patients autres.
    Au 30 novembre 2021, il y avait 1’335 patients covid, et 18’339 patients autres.
    Soit une augmentation de plus de 4’000 patients “autres” et une proportion de patients covid qui est environ le 1/3 de ce qu’elle était il y a un an (même si elle augmente).
    Depuis le 1 janvier 2021, on remarque une hausse continue du nombre de personnes hospitalisées pour autre chose que le covid.
    Qu’est-ce qui explique une telle hausse?
    Voilà qui mériterait une analyse, CEDH, plutôt que vos incantations pour une punition collective.
    Questions subsidiaire: les effets indésirables des vaccins sont-ils beaucoup plus répandus et divers que ce qui est officiellement annoncé?
    Que l’on me réponde non, très bien (avec arguments, encore mieux).
    Mais à ce que je lis dans les statistiques, d’autres secteurs hospitaliers que covid sont sans doute confrontés à des surcharges en ce moment. Et il faudrait en connaître les causes afin de prendre les meilleurs décisions.

    1. S’agissant de Lockdown :
      Vous prenez en compte les hospitalisations. Or, problème immédiat est celui des hospitalisations en soins intensifs. En ignorant ce fait vous donnez l’impression qu’il n’y a pas lieu de prendre de mesures afin de limiter un tri renforcé des patients à l’admission en soins intensifs. Ce n’est pas mon option éthique.

      S’agissant des vaccins :
      Quant aux hospitalisations, ne seraient-elle pas dues au cumul de la volonté de ne pas déprogrammer et de la nécessité de rattraper (tant faire se peut) le retard pris lors des vagues passées ? En 2020, le nombre de jours d’hopitalisation avait connu une régression de près de 10 %.

      1. Pour prendre les bonnes mesures, il faudrait d’abord faire le bon diagnostic de la situation.
        Or, à trop se focaliser sur les patients covid, on perd la vision d’ensemble de la santé publique.
        Par ailleurs, vous ne pourrez pas augmenter le personnel en soins intensifs, si d’autres secteurs sont déjà débordés et en sous-effectif. Le personnel formé manquera.
        Ma question est simple: pourquoi ne parlons-nous pas des autres patients? Et pourquoi y-a-t-il débordement?

        1. “80% des formes sévères ou critiques de Covid-19 à l’hôpital concernent des personnes non vaccinées, ” Selon les déclarations des HUG à la tdg.

          C’est donc bien les non vaccinés qui encrassent les soins intensifs et nuisent à l’ensemble des patients. Il faut donc empêcher leur contamination. Lockdown pour tous ou pas pour tous, soft ou non (2G, 65+) ou non. Mais Lockdown.

          1. 80% des formes sévères de Covid, cela n’est pas 80% des soins intensifs.
            A ce que je lis des chiffres du jour:
            Admettons votre chiffre de 80%. Il faut le corréler aux 27% d’occupation Covid aux soins intensifs, cela fait environ 20% du total des soins intensifs. Combien de % de vaccinés aux soins intensifs?
            Quant à la capacité hospitalière totale du covid, c’est moins de 6%.
            Je veux bien parler de chiffres, mais posés correctement, sinon c’est sans intérêt.

    2. SAMY, pour que votre interprétation des statistiques soit sérieuse, vous auriez aussi dû regarder ce qui se passait AVANT la covid. Vous savez très bien que nombre de traitements ont été repoussé, donc poussant la reprise à la hausse.

    3. “Qu’est-ce qui explique une telle hausse?”

      Vous êtes conscient que l’on a massivement reporté en 2020 les interventions médicales, souvent urgentes, afin de décharger les réa pour se concentrer sur les covid ?

      Et vous vous étonnez du rattrapage en 2021 ?

      Le problème a toujours été que nos “sages” politiciens cantonaux ont choisi depuis des décennies d’avoir toujours des réa constamment proches de la saturation (car chaque place coûte plus d’un million de francs par an) et que toute hausse des arrivées, même infime, est une catastrophe.

      En 2021, la stratégie vaccinale repose sur le fait que les vaccins protègent des formes graves et que les hôpitaux pouvaient reprendre les opérations urgentes et moyennement urgente. Et malheureusement, les antivax saturent les réa ET la protection des vaccins baisse avec le temps…

      https://www.blick.ch/politik/177-corona-patienten-im-kanton-alle-zuercher-spitaeler-voll-belegt-id17032289.html

      1. “Il n’y a plus lits disponibles aux soins intensifs pour de nouveaux patients», a déclaré Peter Steiger de l’hôpital universitaire de Zurich à la SRF.

        À l’hôpital universitaire de Bâle, 25% du personnel des soins intensifs est absent pour cause de maladie.

        L’hôpital universitaire de Bâle est désespéré au point d’engager en grande quantité des personnes non qualifiées pour soulager son personnel.

        L’hôpital Salem de Berne aurait déjà averti ses médecins que «les admissions de cas urgents devraient être limitées».

        Les hôpitaux de Soleure annoncent que leur service de soins intensifs est plein.

        Pareil à Lucerne. «Des interventions ont dû être reportées afin de pouvoir prendre en charge plus de monde en soins intensifs», a déclaré à Blick le directeur de la santé lucernois Guido Graf.

        Le pire va peut-être avoir lieu à Schwytz. Ses hôpitaux transfèrent déjà des patients dans d’autres cantons, mais cela ne sera bientôt plus possible. Le médecin-chef Stephan Jakob évoque un «cauchemar» et laisse planer la menace du triage.

        Il prévient: «Si une autre vague arrive maintenant, nous nous retrouverons dans une situation où nous disposerons de deux lits pour dix patients.»

        https://www.blick.ch/fr/news/suisse/les-soins-intensifs-completement-pleins-outre-sarine-les-hopitaux-saturent-les-uns-apres-les-autres-id17033796.html

      2. Que des opérations aient été reportées en 2020, cela ne fait aucun doute.
        Mais nous sommes fin 2021.
        Et le nombre de patients n’a fait qu’augmenter en continu toute l’année 2021.
        Donc non, je ne suis pas sûr que les patients non-vaccinés saturent les hôpitaux.
        Sinon, donnez les chiffres des patients vaccinés et non-vaccinés pour tous les hôpitaux en général.
        Ne vous limitez pas au covid.
        Donnez les chiffres complets, svp.
        Et alors la discussion sera terminée!

          1. Je n’ai pas de théorie. Des questions, oui!
            De fait, les hopitaux débordent, mais pas de patients covid, bien qu’on ne parle plus que de cela.
            L’an passé, la situation à Genève:
            https://www.hug.ch/covid/archive-2eme-vague
            Rien de comparable actuellement.
            Or cela déborde déjà.
            Quant aux effets indésirables du vaccins, Swissmedic elle-même suggère que les chiffres sont sous-estimés: “Le nombre de réactions de vaccination pourrait être plus élevé que le nombre d’annonces.”
            Ma question est: de quel ordre de grandeur?
            Il y a peut-être d’autres facteurs (autres maladies à suivre?), mais je ne crois pas que le rattrapage seul puisse expliquer la situation actuelle, fin 2021.

          2. @ Samy

            Cette année l’augmentation du nombre de cas a environ 40 jours de retard sur l’année passée. L’augmentation du nombre de cas n’est pas terminée avec les mesurettes fédérales et cantonales pas même appliquées et il existe toujours un décalage entre les cas et les hospitalisations. Quel est l’avenir ? Tournez-vous vers l’Autriche, vous aurez la réponse.

            https://www.covid19.admin.ch/fr/epidemiologic/case?geo=GE&rel=abs&time=phase2

          3. Pourquoi l’augmentation des hospitalisations suivrait-elle la courbe de l’an passé?
            D’une part, bcp de personnes âgées fragiles sont décédées l’an passé. Elles ne peuvent plus être hospitalisées en 2021.
            D’autre part, 90% des 65+ sont vaccinés.
            Enfin, je n’ai pas vu que Suède soit confrontée à une telle hausse des cas.
            Alors que ce pays n’a a jmais pratiqué le lockdown et très peu les masques.
            Donc, l’immunité naturelle suédoise paraît être une bonne stratégie de long terme.
            Même si personne ne peut prédire l’avenir.

          4. En regardant les chiffres on constate que l’année passée le rapport hospitalisations/nombre de cas était de 3.5 % (environ). Cette année il est de 0.85 % (environ). Il n’y a pas décorrelation mais changement du facteur de proportionnalité. Ce facteur peut certes évoluer en fonction des vaccinations/dévaccinations par écoulement du temps ou encore de l’augmentation/dimimution des soins a domicile, mais il ne va pas beaucoup varier sur 10 jours. Ainsi dans environ 10 jours ont remplira l’hôpital en tenant compte de ce facteur et du nombre de contaminations de ce jour, plus élevé que celui d’il y a dix jours qui se répercute aujourd’hui. En bref, l’hôpital se remplit plus vite qu’il ne se vide et son stock augmente et ce de plus en plus vite. On va dans le mur, comme les autrichiens il a peu, et non pas comme des viennois mais comme des salzbourgeois.

            Il faut vacciner ceux qui le veulent et on traîne et puis :

            Lockdown. Subito. Puis Lockdown 2G (65+).

    4. à Samy:
      – hospitalisation et situation Covid actuelle:
      La vaccination est associée à une réduction au minimum de 6x du risque d’hospitalisation (20x pour les 40-60 ans; source: OFSP, RTS infographie 01.12.2021, voir PS3) et c’est pourquoi la situation fin 2021 est moins grave que celle de 2020. Toutefois, la situation est très fragile avec un variant delta plus contagieux, une croissance exponentielle des cas, la mortalité qui augmente par cas aux soins intensifs lorsqu’ils sont saturés et la probable prochaine vague d’hospitalisés de 40-70 ans qui vont rester des semaines hospitalisés. Dernier point important: la société suisse de médecine a édicté la règle de non-priorité pour l’accès aux soins intensifs pour les cas Covid pour éviter d’impacter les autres malades. Que les non-vaccinés s’en rappellent en temps voulu !
      – hospitalisations en 2021 en hausse:
      Les autres intervenants ont déjà fourni les causes. Il y a une vague qui n’apparait PAS est celle d’une vague d’hospitalisation par effets secondaires des vaccins dans les mois post-vaccination avec le pic vaccinal en mai-juin (dit autrement: il n’y a pas eu de vague d’hospitalisaiton en septembre-octobre)
      – effets indésirables des vaccins plus haut qu’officiellement annoncés ?
      Encore une fois, accuser des médecins ou des institutions hospitalières ou l’OFSP de “sous-reporter volontairement” sans preuve n’est pas objectif. Soit on a des faits et on les expose. Soit on retire cette question accusatrice. Après la question des biais d’essais cliniques et de reporting est un autre débat.

    1. Oui, et ses propos ont été immédiatement repris par d’autres médecins aux USA (donc certains défendent l’hydroxychloroquine) et plaçés sur des sites qui sont des sources d’information très discutables. Mais c’est peut-être vrai, on verra.

      Obtenir une information fiable (qu’elle provienne des autorités, des scientifiques ou d’adeptes des vérités alternatives) est devenu difficile. J’ai donc adopté l’attitude suivante:

      – Me méfier des scientifiques et des médecins qui passent 80 % de leur temps à communiquer sur internet. Mes amis médecins et chercheurs sont tellement sous l’eau que c’est la dernière chose qu’ils feraient s’ils avaient une minute de libre. Ceux qui le font ont donc une intention: l’information est donc biaisée.

      – Laisser retomber la poussière: ce qui est vrai hier est faux demain. Le nombre de fausses prédictions depuis deux est hallucinante y compris celles des autorités. Il faut du temps pour faire de vrais études. Pour connaître l’efficacité du vaccin après 10 mois, il faut attendre … 12 mois.

      – Savoir a qui j’ai affaire et quelle est l’utilité de l’information.

      Les seules personnes qui sont intéressés par des mouvement à court terme provoqués par ces annonces sont les boursicouteurs de tout poils (impact sur le SMI, les taux, le cours du pétrôle, de l’action Pfizer, etc). Je n’en fait pas partie.

      La santé étant irremplaçable, je prends des précautions très importantes déjà depuis un certain temps malgré les vaccins (masque FFP2, distance, éviter les rassemblements, pas de transports publics car peuplés de masque en tissus sous le nez) car le nombre de cas et le taux de positivité illustre le degré de circulation d’un virus extrêmement contagieux. En juin, par contre, je vivais “presque” normalement.

      Bref, il faut laisser passer cette vague et on verra après.

      1. Merci Lucie et Yvan pour vos informations et commentaires éclairés.
        Monsieur Otten, savez-vous où trouver une étude sérieuse, scientifique, statistique, sur les effets secondaires des vaccins-phares ?

  13. La course de l’escalade genevoise pourrait bien générer le même phénomène omicron que la réunion anime à new-york. Irresponsabilité d’un canton pas capable de tester ses écoliers.

  14. Le triage commence en Suisse!

    Spital am Anschlag: Triagen in der Hirslanden Klinik Aarau

    Nous avons procédé au triage de patients», confirme Christian Frey, directeur adjoint de l’unité de soins intensifs de la clinique. Celui-ci concerne principalement des patients atteints de maladies concomitantes. «Une personne souffrante d’un cancer n’a pas pu être admise aux soins intensifs. Avec son accord, il a été ventilé de manière non invasive dans le service normal», explique le médecin, qui met en garde contre l’augmentation du nombre de cas Covid. «Le triage va augmenter en parallèle de l’augmentation des cas», prédit-il.

    «La moitié de nos lits de soins intensifs sont occupés par des patients atteints du Covid. Ils ne sont pas tous vaccinés. Cela pose problème, car nous devons mettre d’autres patients de côté à cause d’eux. Les patients Covid restent en moyenne un mois aux soins intensifs», témoigne-t-il.

    1. Une seule réponse Lockdown. Subito. Puis 2G (70+). Pourquoi, parce que comme tous feignent de l’ignorer, il est une catégorie de personnes qui causent de manière décisive l’engorgement des hôpitaux, à savoir les personnes à risque qui ne sont pas correctement vaccinées.

      2G aux soins intensifs ? Stephan Jakob, médecin-chef de médecine intensive à l’Hôpital universitaire de Berne, en est déjà certain: «Le tri vacciné – non-vacciné va arriver».

      https://www.watson.ch/fr/suisse/covid-19/376602725-les-hopitaux-suisses-sont-surcharges-malgre-la-baisse-de-patients

    2. “Ils ne sont pas tous vaccinés…”
      Donc beaucoup sont vaccinés ET malades du covid. C’est évident.
      Par ailleurs, le statut “inconnu” au sein des statistiques:
      Si l’on peut penser qu’il comportait bcp de non-vacciné au début, on peut légitimement penser qu’il ne concerne désormais que des personnes vaccinées.
      En effet, toute personne ayant le moindre symptôme bizarre (même simple maux de tête) est testée – si elle n’est pas vaccinés. C’est systématique à l’hôpital.
      Les vaccinés sont bcp moins largement testés. On part du principe qu’ils sont protégés.
      Sous le statut “inconnu”, il y a assurément plus de victimes du covid issus du rang des vaccinés (hospitalisée ou décédées).
      Quant on regarde les statistiques avec ce constat, on doit bien conclure que le vaccin protège très mal.
      Et cela n’est que le début de l’hiver.
      La réponse n’est pas le lockdown.
      D’ailleurs, si un lockdown des non-vaccinés arrive, ce serait un bienfait – cela prouvera à TOUS que le vaccin ne protège pas correctement. Car les vaccinés continueront à tomber malades. Même si les non-vaccinés restent à la maison.
      Question subsidiaire: comment le variant omicron est-il arrivé en Europe?
      Qui peut prendre l’avion?
      La réponse est évidente: le vaccin n’empêche ni les variants, ni la prolongation de l’épidémie.
      Il est même possible que les vaccins causent de nouveaux variants (en sélectionnant les formes résistantes au vaccins). C’est une hypothèse qui n’est pas à exclure.

      1. Beaucoup d’hypothèses. C’est tout. Par contre, à Genève, les personnes vaccinées hospitalisées sont des personnes âgées à qui manque la troisième dose et qui fréquentent non les soins intensifs, version intubation, mais en soin continu, version ventilation non invasive.

        La mortalité augmente et nous atteindront 60 morts par jour au moins (cf. Autriche). Le Conseil fédéral est dangereux.

        LOCKDOWN. SUBITO. Puis 2G (70+).

        1. Votre appel n’a pas été entendu !

          On nous parle de variant Omicron qui échappe (peut-être) au vaccin et il faut maintenant deux tests au retour en Suisse.

          Les autorités sanitaires disent qu’il faut absolument réduire rapidement le taux d’incidence.

          Restaurant à midi: règle 2G. Plus aucun masque pour personne, tables rapprochées et clients qui circulent en éternuant en allant au toilettes.

          On marche sur la tête !

          Le gouvernement ne pouvait mieux faire s’il souhaitait un confinement à Noël !

  15. Quelques réponses:

    1.
    “on doit bien conclure que le vaccin protège très mal.”

    Non. Ce que vous écrivez est absurde.
    La Suisse a massivement vacciné sa population la plus fragile, notamment les malades (hors covid) et les plus de 80 ans. Si le vaccin protégeait très mal, il y aurait une hecatombe de personnes fragiles. Or ce n’est pas le cas. Malheureusement, les plus fragiles, même vaccinés, peuvent tomber gravement malade et même mourir du Covid. Certes. Mais tous les chiffres montrent que les vaccins protègent des formes graves à > 80%. Mieux vaut donc être vacciné !

    Même les homéopathes allemands, c’est dire !, appellent à la vaccination !

    https://www.blick.ch/ausland/die-hoelle-ist-zugefroren-deutsche-homoeopathen-rufen-zum-impfen-auf-id17041627.html

    2.
    On le sait depuis des mois que les vaccins ne protègent pas des contaminations, mais diminuent la durée de notre contagion et la charge.

    Cela n’a d’ailleurs jamais été dans le cahier des charges de protéger contre la contagion. Les états ont demandé une protection d’au moins 50% contre les formes graves.

    3.
    “Car les vaccinés continueront à tomber malades”

    Vous confondez pcr positif et être malade.
    Vous pouvez avoir une pcr +, et être asymptomatique. C’est même plutôt la règle pour les vaccinés de < 50 ans. D'où la circulation de la covid.

    Par contre, pour les non-vaccinés… ☠️

    4.
    "Qui peut prendre l’avion"
    Manifestement, on peut acheter une pcr falsifiée en Afrique. Cela vous étonne ?

    5.
    "Il est même possible que les vaccins causent de nouveaux variants"

    Et c'est sans doute pour cela que les nouveaux variants apparaissent dans les zones non-vaccinées…. ? 🙈🙉🙊🤷‍♀️🤦‍♀️🤦‍♀️🤦‍♀️

    1. Quant on voit en Europe qu’il y a proportionnellement plus de mortalité générale parmi les 14-45 ans en 2021 qu’en 2020, on peut se poser légitimement la question du bénéfice pour ces populations de l’arrivée des stratégies que vous préconisez.
      https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps#z-scores-by-country

      Quant aux personnes fragiles et vos promesses de protection, hé bien, l’avenir dira ce qu’il en est.

      Donc continuez avec vos citations sensationnelles du Blick, facebook, 20min. etc.
      Je ne cite que des publications officielles en me posant des questions.

      1. Le confinement de 2020 + télétravail ont sauvé des vies: accidents de la route, etc…

        Il faut comparer ce qui est comparable 🤗

        P. ex:

        https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/05/15/55-8-en-avril-baisse-historique-de-la-mortalite-routiere-pendant-le-confinement_6039804_4355770.html

        Vous proposez quoi? Laissez mourir?, comme en Pologne ?

        https://www.courrierinternational.com/article/covid-19-la-torpeur-polonaise-face-une-surmortalite-record
        Ndlr début de l’article:
        “Alors que la quatrième vague de la pandémie de Covid-19 gagne en intensité en Pologne, le gouvernement s’est décidé à instaurer des restrictions mercredi 1er décembre, pour une durée initiale de deux semaines.
        Alors que ces mesures sont jugées trop modestes par plusieurs spécialistes, le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, expliquait la veille que le contexte politique, favorable aux antivaccin, ne lui permettait pas d’envisager des solutions plus radicales – telles que la mise en place d’un mécanisme permettant aux employeurs de vérifier si leurs salariés ont été vaccinés.”

        1. Toujours dans vos comparaisons sans queue ni tête…
          Effectivement, le confinement a sauvé des vies sur la route.
          Mais ce serait mieux s’il sauvait des vies contre le covid.
          Par ailleurs, rien n’indique que la surmortalité de 2021 pour les 15-44 ans soit liée à plus d’accidents de la route.

          1. Je vous ai donné les stats européennes des 15-44 ans. Je n’ai pas parlé des stats suisses que je n’ai pas analysées.
            Vous n’avez rien répondu, car vous n’avez rien à répondre.

          2. Comment voulez-vous que j’explique ce qui s’est passé en Ukraine, en Hongrie et en Grèce sur la base de données provisoires? Données erronées ?

            Manifestement, ce sont toutefois ces trois pays qui expliquent très majoritairement la courbe… et ces trois pays sont réfractaires aux mesures anti covid. Ils vous donnent donc tort sur le fond, vu que les pays vaccinés ont vu la mortalité baisser, y compris pour les 15-44 ans…

          3. @ Lucie
            Prenez un peu plus de temps pour réfléchir, vous verriez que l’Ukraine ne figure même pas dans le découpage par tranche d’âge.
            Cela donne une idée de la qualité de vos “analyses” !

            La Hongrie est vaccinée à 64%, la Grèce à 69% (situations assez comparables à la Suisse).
            Par ailleurs, l’Angleterre, qui est 75% de vaccinés, a aussi connu une forte hausse de la mortalité dans cette tranche d’âge de 15-44 ans.
            Ce qui est sûr, c’est que dans certains pays, il y a eu plus de mort en 2021 qu’en 2020.
            Et donc, que le vaccin ne fonctionne pas de manière satisfaisante à mes yeux.
            Que les pays qui ont eu une forte surmortalité en 2020 aient connu moins de décès en 2021 était prévisible (vaccin ou pas).
            En revanche que des pays bien vaccinés aient à présent plus de décès en 2021, cela montre un problème – qu’il s’agit d’analyser.

      2. @SAMY. Vous interprétez à votre manière ces z-scores. Ce supplément de décès en 2021 par rapport à 2020 peut vouloir beaucoup de choses! Par exemple que le confinement de 2020 à réduit leur mortalité. Ou que le retour à une vie plus normale ne leur a pas convenu, ou… Ces z-scores mélangent tellement de causes qu’ils ne sont pas utilisable ici. Essayez d’être plus logique !

        1. Oui, bcp de causes, c’est complexe. Je suis d’accord avec vous sur ce point.
          Mais il n’y a pas de biais dans les données de mortalité.
          Ce sont donc des données qu’il faut analyser, même si c’est complexe.
          Car c’est sur les données de mortalité qu’on voit à la fin le succès ou l’échec d’une politique de santé publique!
          Et aussi l’Etat de santé générale d’une population.

          1. … donc si les mesures anticovid fonctionnent, elles étaient inutiles ? Car le taux de mortalité n’a pas explosé ? 🤔🤭 lol.

            Le chiffre absolu de la mortalité des 15-44 ans est faible, donc sujet à de grandes variations d’une année à l’autre. Beaucoup de raisons peuvent l’expliquer.
            A moins que vous me prouviez le contraire, je retiens qu’il s’agit d’une conséquence de la surutilisation des capacités de soin par les non-vaccinés et des pertes de chance y relative. Et de la détresse sociale causée par l’égoïsme des non-vaccinés qui imposent des mesures de restriction à tous.

            Les non-vaccinés sont la cause de tous les maux 😝😝😝😝

            @CEDH: vous avez raison pour les morts de la circulation routière sur l’année 2020.

          2. “Les non-vaccinés sont la cause de tous les maux 😝😝😝”. Faux. La cause des maux ne sont pas les non-vaccinés mais les non-vaccinés à risque. Et l’âge est déterminant. Mieux vaut être obèse et avoir 25 ans, sans être vacciné, que d’avoir 75 ans, être “fit”et vacciné. Et de loin.

          3. Faux. Je persiste. Votre article ne concerne pas la question disputée. Sans doute éclaire t’il les mécanisme qui peuvent compromettre la survie de l’obèse face au sars-cov-2, mais ne quantifie nullement le risque. De mémoire le risque est d’environ 3 fois plus élevé pour les grands obèses et de quelques dizaines de fois plus élevé chez les 75 ans par rapport aux 20 ans.

          4. Montrez vos études de comparaison des risques.

            Sur ce, messieurs, ne jouez pas avec un obus ce soir. See you next WE. Enfin, si vous survivez à cette semaine 😷🤒🧟‍♀️

          5. @CEDH,

            Excusez-moi de réagir: vos conclusions et les propositions sont correctes mais méritent d’être placées dans un contexte plus large.

            La notion de succès ou d’échec dépend de l’objectif. En début d’année, celui-ci était de retrouver une vie à peu près normale grâce à la vaccination rapide d’une majorité de la population (60-70 %), la cible cet hiver est de préserver le système de santé et donc d’éviter une forte mortalité dans les populations à risque face à un variant (dont la dangerosité est connue depuis un an).

            Je pense tout comme vous qu’à court terme, la 3ème dose doit être accélérée pour ces populations voire leur mise à l’écart temporaire pour les protéger. Vos propositions de “lockout” sont donc probablement appropriées vu la situation dans laquelle nous sommes.

            Mais cette règle 2G (qui n’est rien d’autre qu’un préparatif à une vaccination obligatoire) n’obéit pas à un impératif sanitaire.

            Tout d’abord, définir le succès selon le seul critère de la mortalité n’est pas suffisant. Il est évident que cela est primordial tout comme la préservation d’un système de soins pour tous.

            Mais c’est aussi négliger que, vu la virulence du Delta, une quantité non négligeable de patients pleinement vaccinés développent des formes que l’on aurait qualifiés de graves il y a un an (le seul critère retenu étant l’urgence vitale – ventilation). Je connais plusieurs personnes vaccinées qui ont passé 3 semaines dans un très sale état et ont appelé régulièrement les urgences car ils pensaient “y passer” dans les prochaines heures.

            Parler d’un simple rhume pour les les vaccinés est donc dangereux en terme de santé publique à moyen-long terme (perte de qualité de vie, insuffisance respiratoire, évolution vers des formes chroniques, perte permanente du goût et de l’odorat, problèmes cardio vasculaires, arrêts de travail prolongés, AI, etc).

            De plus, il ne faudrait pas négliger qu’environ 20 % des personnes vulnérables vaccinées font des formes graves.

            Sur un autre plan, vu la fréquence des rappels vaccinaux, il faudra aussi remettre le sujet tabou des effets secondaires sur la table car de nombreux médecins de famille ne sont pas dupes et commencent à faire la part des choses même s’ils ne peuvent pas s’exprimer totalement librement. C’est une question de temps.

            Finalement, le vaccin se révèle très peu efficace contre la contagion et donc dans le contrôle du taux d’incidence. L’apparition de variants à des fréquences assez rapides n’est donc pas un risque à négliger.

            Je pense donc que l’équation “2G ou vaccin obligatoire” suppose une quantité de dommages collatéraux dont la population n’a tout simplement pas conscience aujourd’hui.

            Dans certaines provinces dans le Sud de l’Europe, le taux de vaccination atteint 95 %. Tout le monde a son “pass” (donc il n’est plus utile), pas besoin de 2G, elle est là par défaut. Et pourtant, le masque et les tests refont leur apparition.

            Vu les caractéristiques du vaccin, la fameuse 2G est dangereuse: ce sera le réservoir à virus qui explosera à chaque automne quand on vit à l’intérieur des bâtiments. Sans parler de potentiels clusters de variants suite à des grands rassemblements (5000 personnes en intérieur, foires, festivals avec buffets). C’est irresponsable.

            La question de la vaccination obligatoire des enfants dès 2 ans (jardin d’enfant) devra aussi se poser avec ce que cela comporte comme risque/bénéfice. Les moins de 12 ans représentent, en effet, un grande partie de la population non vaccinée. Mais les risques/bénéfices font polémiques: nous parlons de la santé de notre future société avec de vaccins qu’il faudra faire tous les 5-6 mois !

            Je pense qu’il faudra une stratégie multiple et différenciée en fonction du profil de risque (âge, antécédents médicaux) et de l’activité (sport, travail, loisir, cercle familial, etc).

            Les solutions à l’emporte-pièce de type “2G” ou “vaccin pour tous” ne fonctionneront pas à long terme et améneront une crise sociale majeure.

            Ni la Chine, ni les USA ne vont aussi loin pour l’instant (malgré une tentative avortée de Joe Biden aux USA).

            Seule l’Europe est d’ailleurs entrée dans ce délire et cela pourrait signifier son déclin à moyen-long terme car pour imposer une vaccination obligatoire pour tous dans un tel contexte (nous n’avons même pas encore de vaccin disponible contre Omicron dont on ne connaît pas encore la létalité, c’est un comble !), une telle repression devrait être mise en oeuvre que nous aurions perdu notre légitimité d’influencer le monde.

            Quand une personnalité publique Suisse lâche (en substance) à l’antenne “qu’une gestion de crise mérite bien une dictature”, tout est dit si nous devons vivre 10 ans avec de virus !
            Ndlr: l’absence de bienfondé des prémisses du raisonnement de cette personne a été exposée dans un post de ce blog: Les messages fallacieux des radios US et des antis loi COVID”

            La Suisse mérite et est capable de bien mieux que cela.

          6. @ Raymond B.

            Je suis bien d’accord que les solutions 2G/Lockdown des vaccinés ou Lockdown (à l’autrichienne) ne sont pas des solutions durables. Cependant une pandémie causée par un nouvel agent pathogène connait des variations pendant des années et il faut donc gérer la pandémie sur la durée. Ce que n’ont pas compris nos autorités comme le démontre, par exemple, l’incapacité des cantons à tester les écoliers. Elles étaient sans doute obnubilées par le vaccin, pas informée en temps utile par les “spécialistes” de la couronne.

            Sur la durée diverses solutions doivent être activées. Le Lockdown ou le 2G sont de telles solutions temporaires à activer quand cela est nécessaire. D’autres solutions comme la distanciation, le masque, l’aération devraient sans doute toujours être activées. Au fond en cas d’alerte aérienne on se planquait dans les abris, cela doit être la même solution face au virus.

            Maintenant le Conseil fédéral doit sonner le tocsin. La situation est catastrophique, les 3ème dose tarde à être injectées, les soins intensifs débordent. A Genève, pour donner un exemple, on va voir la mortalité, qui était très basse grâce à la grande compétence des intensivistes, augmenter car les soins intensifs ordinaires sont à la limite de leur capacité. Lockdown à l’autrichienne avec restrictions aux frontières (travail à distance et fin des achats transfrontaliers) puis 2G. Et après ? Il faudra voir et faire avec omicron.

            Note : Lockdown est le mot utilisé par les autrichiens.

          7. @Luc Otten

            Merci de m’avoir publié.

            J’ai bien lu votre blog et je ne pense pas qu’une seule affirmation dans mon texte ne soit infondée. Bien au contraire, chaque phrase est mûrement pesée et ne correspond pas aux propos d’un pasteur sur une chaîne radio aux USA.

            Mes propos reflètent les propos de scientifiques que l’on difficilement qualifiés de complotistes.

            Je vous prierai donc d’être plus précis dans vos allégations et vous appporterai ensuite la preuve de mes dires, sources à la clé. Ce qui, par contre, est du domaine politique (et relève donc du choix) est une autre affaire.

            Bien à vous.

          8. @Raymond,
            Je ne fais aucunement une remarque sur la validité de votre commentaire mais par contre le 13 novembre j’ai remis en cause la validité des prémises scientifiques du raisonnement philosophique par Monsieur Esfeld sur la soit-disant absence de preuve concernant l’efficacité du masque pour prévenir la contagion. Dans ce dépliant politique, j’ai relevé aussi d’autres affirmations scientifiquement fausses.

      3. Effectivement, si je comprends que l’on puisse être alerté par ce genre de presse, ce n’est pas très sérieux comme argument. Et franchement l’obus ….

  16. @ Samy

    Dans vos analyses sur l’efficacité du vaccin n’oubliez pas que le variant delta est singulièrement plus contagieux que celui de l’année passée et que les vaccins deviennent assez vite des passoires à variant delta. Mais aussi que le variant delta envoie plus à l’hôpital (2x), aux soins intensifs (3X) et tue plus (2x). L’efficacité relative que vous contestez est calculée sur le variant delta. Toute comparaison intertemporelle doit, d’année sur année, par exemple, en tenir compte.

    Le vaccin ne peut empêcher la propagation d’un virus devenu plus performant. La croissance du nombre d’infecté est là. On sait quelles seront les surcharges hospitalières dans les semaines à venir. On déprogramme et regagne quelques places. On trie implicitement et moins implicitement. C’est insupportable. On tue des gens parce que l’on permet aux personnes fragiles d’aller se faire contaminer.

    Lockdown pour les plus de 70ans, non correctement vaccinés (2d ou 3d, selon). Apparemment cela ne croche pas politiquement. Par contre, la vaccination obligatoire cela croche. Mais il n’y a pas de base légale et le peuple n’en n’a pas voulu. Cependant il y a base légale que le peuple à voulu pour la vaccination obligatoire des personnes fragiles. Donc vaccination obligatoire des 70+, avec pour seule mesure pour les non vaccinés un Lockdown (à la suisse ou à l’autrichienne, pas à la française). Et comme on a tardé Lockdown pour tous. Subito.

    1. “Le vaccin ne peut empêcher la propagation d’un virus devenu plus performant.”
      C’est pour cela qu’il n’est usuellement pas recommandé de vacciner en plein milieu d’une épidémie.
      En ce moment, l’épidémie est trop étendue pour que la vaccination empêche de nouveaux variants d’émerger.
      Au contraire, cela pourrait même provoquer de nouveaux variants plus “performants”. C’est la sélection naturelle qui fonctionne ainsi.
      Les première personnes qui ont été détectées avec ce nouveau variant omicron sont vaccinées.
      Le lockdown ne sert à rien. C’est une illusion de croire que les virus sont arrêtés par le télétravail ou les lockdown.
      Seul le système immunitaire des personnes en bonne santé font que les courbes épidémiologique changent de manière durable. Car ces systèmes immunitaires vont bloquer la diffusion du virus à long terme.
      Le reste, c’est des écrans de fumées dont sont friands les politiciens pour sauver la face vis-à-vis de leurs électeurs.

      1. “Seul le système immunitaire des personnes en bonne santé font que les courbes épidémiologique changent de manière durable.”

        Source? votre petit doigt ? 🤪

        Rien ne l’atteste.
        Les pays qui ont fait ce choix se prennent une vague encore plus massive cet hiver…

          1. Regardez la courbe. Elle est là où nous en étions il y a trois semaines. Et elle augmente.


            L’épidémiologiste en chef du pays Anders Tegnell craint en réalité le calme avant la tempête… Il estime que la situation va s’aggraver dans un avenir proche.

            https://www.blick.ch/fr/news/monde/une-population-immunisee-pas-de-cinquieme-vague-en-suede-malgre-un-taux-de-vaccination-comme-en-suisse-id17042843.html

            Reuters (hier): Sweden could impose new restrictions as early as next week to fight the coronavirus pandemic and a rising tide of infections, its public health agency said on Thursday.

          2. C’est votre interprétation, même pas ce que dit l’article, beaucoup plus nuancé!
            “il est possible, selon le professeur (Uno Wennergren), que la population ait été largement immunisée.”
            Par le vaccin?
            Non, par le contact avec le virus et l’immunité naturelle.
            La Suède montre que vos arguments ne marchent pas bien.
            Donc vous essayez de dire que le pire est à venir en Suède. C’est une “prédiction”, pas des faits.
            Pour le moment, dans les faits, les nouvelles vagues ont été nettement moins graves en Suède.
            Signe d’une stratégie à long terme assez réussie.
            Sans parler de la non-destruction de l’économie et de la société.

      2. La propagation de delta au sein des vaccinés permet la culture du virus et la sélection d’un variant résistant aux vaccins. Moins de circulation est donc bienvenu. Et puis de toutes les manières omicron arrive et cela ne va pas prendre des mois, mais quelques semaines, pour qu’il supplante delta.

        De toutes les manières, moins de circulation est rendu nécessaire pour accentuer la non contamination des personnes fragiles, qui est indispensables pour que le système hospitalier ne s’effondre pas. A vous écouter, il faudrait laisser le système funéraire s’écrouler.

        D’ailleurs Lockdown il y aura. Alors le plus tôt sera le mieux.

          1. Ainsi un 63 ans non vacciné grillera la politesse d’un 81 an vacciné dans l’accès aux soins intensifs puisqu’ayant de plus grande chance de s’en sortir. Et, de plus, on va déprogrammer à mort. A mort, tout est dit.

          2. Quelle politesse?
            Vous feriez mieux de demander à ce que les lits en soins intensifs soient augmentés.
            Sinon, cela débordera toujours, même si 100% des gens sont vaccinés.

      3. SAMY: (1)Ce qui provoque des virus plus performants (ou moins) c’est une contamination simultanément par 2 sources distincts – 2 virus – qui peuvent recombiner leurs adn différents. Et plus il y a d’infections, beaucoup plus il y a de tels cas (ce n’est pas linéaire !). Donc plus il y a d’immunisés (vaccinés ou guéris) moins li y a de mutations importantes.
        (2) Ce qui arrête aussi le virus, c’est s’il n’y a personne à contaminer (!). Autrement dit en cas de lockdown ou de télétravail (à moins que vous pensiez que le virus se transmet aussi par ordinateur !!!!!).
        (3) Le système immunitaire est en effet l’allié du vaccin, c’est lui qui traduit le vaccin en anticorps, et qui, ainsi, simule une guérison.
        Je répète: essayez d’être logique (à moins que, comme chercheur, vous ne génériez des avis au hasard pour voir comment le blog réagit).

        1. “Donc plus il y a d’immunisés (vaccinés ou guéris) moins il y a de mutations importantes.” Ce n’est que partiellement exact et il me semble qu’il y a une certaine confusion dans vos propos.

          J’ai demandé à un ami médecin et je vais essayer de partager ce que j’ai compris.

          Tout d’abord, SARS-Cov 2 est un virus ARN et non ADN. C’est ce qu’il fait qu’il mute très vite à cause des erreurs de transcription lors de sa “reproduction”.

          C’est alors un processus de sélection, similaire à celui de l’évolution, qui s’effectue: les copies qui survivent (s’adaptent) vont se transmettre. Donc, à terme, par pression sélective du vaccin (et de notre immunité acquise), le virus devient de plus en plus contagieux. En fait, la souche la plus contagieuse va prendre le dessus et remplacer les autres.

          (Il est effectivement possible qu’un individu soit confronté à plusieurs souches voire plusieurs virus).

          Il faudrait donc réduire significativement le taux d’incidence pour ralentir l’apparition de variants. Cela suppose un vaccin extrêmement efficace contre la contagion, un taux de vaccination mondial capable de contrer le R0 d’une souche très contagieuse (proche de 90%) et aucun réservoir animal où le virus peut continuer à muter.

          Aucune de ces trois conditions n’étant réunies l’apparition fréquentes de variants va se poursuivre. Un scénario possible est alors qu’une souche peu pathogène se répande permettant enfin une immunité de groupe suffisante (on croise tous les doigts).

          Par ailleurs, les derniers articles dans le Lancet ne sont malheureusement pas très optimistes sur les capacités du vaccin à empêcher la propagation du virus.

          Une des conclusions est que les autorités sanitaires ont sur-estimé la capacité du vaccin pour contrôler le taux d’incidence et devraient considérer les vaccinés “presque” comme les non-vaccinés dans leurs projections: on parle de quelques % d’écart et non plus de facteurs 2 our 3. Dans ce contexte, la règle 2G n’irait va pas dans le sens des experts.

          (je parle bien de contenir la propagation et non pas de limiter le nombre de formes graves qui est un autre objectif).

          Donc concernant l’apparition de variants, le vaccin actuel n’est pas la solution.

          1. Merci Aline pour votre très bonne réponse basée sur une recherche d’infos. J’ajouterai quelques remarques:
            – Pour réduire la transmission, comme vous le dites, le besoin de mesures sanitaires en plus de la vaccination a été répété et publié dans des articles scientifiques. J’en ai fait part plusieurs fois dans mes posts dont celui sur le fromage suisse comme principe de lutte anti-COVID ce printemps.
            – la réduction de la transmission par la vaccination pour le variant delta est claire et importante à 2/3 de réduction (voir mon post du 11 novembre 2021: “Le port du masque est efficace pour réduire la transmission, le vaccin aussi”“). Le problème est que si cette réduction de 2/3 ne permet pas de passer à un R en dessous de 1.0, la circulation du virus continue.
            – C’est la combinaison des mesures qui est importante: la règle des 2G avec masque en intérieur et distanciation irait dans le bon sens pour 3 raisons: 1) le masque, distanciation et vaccination sont la combinaison la plus à même de réduire la transmission 2) les tests rapides antigéniques ont trop de faux négatifs avec le taux d’incidence élevé actuels 3) les non-vaccinés et non guéris ont un risque d’être contaminés puis hospitalisés trop élevé actuellement

          2. Aline. Je suis tout à fait d’accord avec votre ami médecin. Je n’ai pas dit que le vaccin était LA solution.C’est statistiquement une aide, ce n’est pas du 100 %. Une des erreurs dans les discours actuels, c’est que certains pensent, parlent,.. en terme de 100 % (oui/non) Il faut arrêter cette manière de pensez foncièrement non scientifique. Mais vous me donnez raison: les vaccins aident (mais pas à 100%).
            PS Je n’avais pas vu la réponse de M Otten qui, me semble-t-il, va dans le même sens

          3. Merci pour vos réponses qui vont dans le même sens.

            Concernant l’article que j’ai reçu du Lancet, ils ne parlent que de quelques pourcent de différence pour la transmission entre le groupe vacciné et non vacciné qui ont été étudiés.

            La conclusion est la suivante: “Many decisionmakers assume
            that the vaccinated can be excluded as a source of transmission. It
            appears to be grossly negligent to ignore the vaccinated population
            as a possible and relevant source of transmission when deciding
            about public health control measures.” La 2G, qui vient d’être introduite pour les évènements privés ne va pas vraiment dans ce sens.

            Donc, tests avant les réunions sans masques ou alors masques, aération et distanciation pour tous.

            J’ai été invitée à un évènement et on m’a informé qu’une fois mon pass scanné, nous pourrrions tous enlever nos masques (règle 2G). J’ai dû décliner alors que j’y serais bien allé si tout le monde avait gardé son masque. J’ai fait de même pour le repas d’entreprise à contre-coeur.

            Je ne suis pas sûre que tout le monde dans la population a bien compris le message.

          4. Merci à Aline, nous sommes en effet sur la même ligne. Deux points:
            – Auriez-vous svp la référence pour cet article du Lancet ?
            – Ne pas oublier que les tests rapides antigéniques chez les asymptomatiques ont une sensibilité basse, 50% voir pire selon certains professionels.

          5. Voilà:

            http://www.thelancet.com/journals/lanepe/article/PIIS2666-7762(21)00258-1/fulltext

            J’ai aussi reçu divers article d’autres d’amis dans la recherche qui rejoignent ce constat (avec des taux de contagion de 30-50 % moins entre vaccinés mais ce n’est pas à vous que je vais apprendre que ce variant est redoutable). De plus, la contagion dépend aussi des comportements donc de la culture (et du pays). C’est ce qui explique peut-être que le taux est différent ailleurs ainsi que le type de vaccin.

            Mais d’une manière générale, je trouve que nos autorités jouent un peu avec le feu avec la 2G vu le contexte. Le port du masque à l’intérieur eût été préférable.

          6. Cet article du Lancet du 19 novembre montre en effet bien les contaminations dans des cadres famillaux pleinement vaccinés. Un autre article du Lancet du 29 octobre donne un éclairage similaire et mentionne aussi une baisse de transmission de 50% par les vaccinés, ce qui est clairement insuffisant.

          7. @ Aline

            Merci. Il est donc une fois de plus établi que les vaccins sont des passoires à virus. En reprenant l’image du Dr Otten la tranche de fromage “vaccin” est percée de gros trous, trous qui s’agrandissent avec le temps passé depuis la vaccination et avec l’évolution des variants. L’épisode Oslo relatif au variant Omicron laisse présager du pire.

            S’agissant du 2G tel qu’il est exploité par notre gouvernement, cela est effectivement erroné. Il faut conserver toute les mesures possibles (masque, distanciation, mains et aération/filtration, etc …. ).

            Cet efficacité restreinte contre la transmission est un sérieux argument contre le principe de la vaccination générale.

            Que faut-il penser du statut de guéri démontré par un taux d’anticorps très bas (env. 8 BAU/ml) ? Une dose de sinovac fait l’affaire pour l’obtenir chez une personne présentant une bonne immunité. Une bonne réaction au Moderna (+de 2’500 BAU/ml) vous donne plus de 2 ans de certificats de guéri. Mais pour notre propos, le plus important est qu’il faut bien admettre que les Guéri-anticorps sont des super-passoires à virus.

          8. Merci Aline pour cet article du Lancet.
            Il y a toutefois quelque chose qui m’intrique au sujet du graphique allemand. Le 27 octobre, 85% de vaccinés fournissent le 60% des cas et le 15% non vacciné les autres 40%. Si l’on ramène tout à 100 %, cela signifie que les vaccinés fournissent 71 cas et les non vaccinés 267 cas ! Soit tout de même 3.8 fois plus par individu. Je suis d’accord qu’au début du graphe ce rapport est d’environ 9 et donc qu’il a baissé, mais il reste non négligeable. Me trompe-je, ai-je mal compris ?
            ndlr: un ratio de 9x à 4x est observé en Suisse mais pour les hospitalisations selon les chiffres de l’OFSP

          9. @GuyMC,

            Ce n’est pas ma lecture: le graph illustre la relation entre les deux courbes. J’imagine, en plus, qu’il y un temps de latence entre vaccination et infection et il manque des informations pour déduire le reste. On peut faire toute sorte de ratios mais ce n’est pas le sujet de l’étude. La protection pour un non vacciné est de 0, donc ce n’est pas le sujet: on connait le R0 du Delta sans vaccination.

            Je n’ai d’ailleurs pas les chiffres de l’OFSP qui ne publie pas les taux de vaccinés et non vaccinés (seulement pour les hospitalisations et les décès). Mais peut-être êtes-vous dans le secret des dieux.

            Si vous dites à quelqu’un dans la rue qu’il a 4 à 8 fois moins de chance d’attraper le virus une fois vacciné, il en déduit généralement (car tout le monde n’a pas votre niveau en math) qu’il est protégé à 80 % (ou plus) et que dans le 20 % des cas, il aura un banal rhume. Il se comporte alors en conséquence, enlève son masque et se fait la bise. Si vous lui dites que son taux de protection n’est que de 50 % et qu’il peut faire une forme modérée à grave (avec arrêt de travail et parfois des séquelles longues ou permanentes), son comportement risque de différer.

            Ce que l’étude démontre et qu’on peut projeter, c’est que même avec 100 % de vaccination, le taux de contagion est autour de 50 % pour les vaccinés (ce qui ressort d’études similaires). Face au Delta et potentiellement à un Omicron plus contagieux, c’est largement insuffisant.

            Un tel taux de peut pas être ignoré des autorités sanitaires et c’est le message. D’où mon étonnement de laisser le choix aux boîtes de nuit tomber les masques dans des lieux propices aux clusters. La France vient de prendre une décision opposée.

            J’ai même constaté que des restaurants et des manifestations sportives en intérieur vont dans le même sens et cela sans jauges.

            Cela soulève quand même pas mal de questions sur notre stratégie car même si le vaccin est efficace pour les personnes vulnérables, il ne l’est pas totalement. Si j’avais 80 ans, même triple vacciné, je m’abstiendrai de sortie dans certains lieux (aller voir ma fille à une compétition sportive) ou alors avec un FFP2 et en gardant les
            distances.

            J’ai la chance d’avoir une entourage dans les milieux scientifiques et de pouvoir m’informer par moi-même, tout le monde n’a pas cette possibilité. Ce n’est pas normal.

          10. Merci, Aline!
            Votre éclairage montre que les citoyens n’ont pas reçu l’information nécessaire et c’est une faute très grave.
            Effectivement, des indices montrent déjà que la vaccination avec les vaccins actuels sera un échec à long terme – sans parler des effets indésirables déjà notés et de ceux encore inconnus.
            Selon moi, si la Suisse ne suit pour le moment pas le schéma autrichien, cela n’est pas lié à une vaccination différente, mais à une immunité naturelle plus développée en Suisse.
            En effet, en 2020, la Suisse a été plus exposée que l’Autriche. Une immunité naturelle plus grande doit en résulter en Suisse.
            De même, si la Suède ne connaît pas l’explosion des cas que connaissent les pays voisins, cela est sans soute consécutif à l’immunité naturelle qui a été développée en Suède.
            Tout cela montre que l’immunité naturelle est le facteur décisif.
            Dès lors, il faudrait changer d’approche.
            Mais je doute que cela soit fait avant une année – le temps que les “spécialistes” de la Task-force, les “médecins cantonaux”, et autres politiciens changent de posture en sauvant la face.
            D’ici là, ils abuseront sans doute encore du confinement et du télétravail, afin de gagner un peu de temps face à l’exaspération de la population.
            Quant à la vaccination des enfant avec les vaccins proposés, ce serait un crime de la décréter avec de si mauvais résultats intermédiaires et autant d’effets indésirables.
            Mais je m’attends au pire.

          11. @Aline
            Merci pour votre réponse. Non, je ne suis pas dans le secret de dieux, la petite phrase au bas de mon intervention, notée ndlr, est de Monsieur Otten.
            C’est mon côté physicien qui m’a incité à analyser ces courbes pour voir ce qu’elles montrent…
            Mais vous avez raison, le fond n’est pas là. Et je suis entièrement d’accord avec vous pour le reste de votre intervention.
            Bien cordialement

    2. Et lockdown des?
      – hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales),
      – antécédent d’accident vasculaire cérébral,
      – antécédent de chirurgie cardiaque,
      – insuffisance cardiaque ;
      – antécédents de coronaropathie;
      – broncho pneumopathie obstructive,
      – insuffisance respiratoire,
      – asthme sévère,
      – fibrose pulmonaire,
      – syndrome d’apnées du sommeil,
      – Mucoviscidose;
      – maladies du motoneurone,
      – myasthénie grave,
      – sclérose en plaques,
      – maladie de Parkinson,
      – paralysie cérébrale,
      – quadriplégie ou hémiplégie,
      – tumeur maligne primitive cérébrale,
      – maladie cérébelleuse progressive ;
      – Insuffisance rénale chronique ;
      – Diabète de types 1 et 2
      – Obésité avec indice de masse corporelle ≥30 ;
      – Cancer ou hémopathie maligne ;
      – Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose ;
      – Immunodépression congénitale ou acquise ;
      – Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
      – Troubles psychiatriques ;
      – Démence.

      Vous vous arrêtez quand ?

      Vaccinez-vous. Vous ne craignerez plus la circulation de la covid ! 🥸

          1. On ne peut que conseiller aux malades atteint d’une maladie sérieuse de pratiquer le 2G spontanément s’ils ne sont pas vaccinés. Mais ils ne peuvent être détectés, secret médical oblige. Au demeurant, vous exagérez certains risques, après le BMI à 40, vous le placez à 30.

            Les faits sont têtus, l’hospitalisation explose avec l’âge : 70 fois plus élevé pour les plus de 80 ans et 34 fois plus élevé pour les 70-79 ans (versus les 20-29 ans).

            https://www.covid19.admin.ch/fr/epidemiologic/hosp?time=total

            On peut aussi relever qu’il y a eu un décès chez les 20-29 ans et 6 décès chez les 30-39 ans, y compris ceux souffrant des maux dont vous avez donné la liste.

            https://www.covid19.admin.ch/fr/epidemiologic/death?rel=abs

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *