4 questions clés pour organiser sa retraite

A l’heure de prendre la retraite, de nombreuses questions doivent être posées : faut-il opter pour le versement d’une rente ou le retrait du capital ? Faut-il rembourser son hypothèque ? Quel serait l’impact financier d’un déménagement dans un autre canton ou à l’étranger ?

Quelles que soient sa situation et ses préoccupations, il est essentiel de faire un bilan patrimonial pour aborder sereinement ses projets de retraite. Ce bilan fait partie intégrante des missions d’un banquier privé gestionnaire de patrimoine qui accompagne ses clientes et clients dans cette transition. Voici les quatre points d’attention principaux abordés avec eux.

Rente ou capital ? Une question et ses conséquences

Avant même de choisir entre ces deux options, il faut dans un premier temps se renseigner sur les modalités du règlement de sa caisse de pension. Ce règlement fixe les conditions pour le retrait sous forme de capital ou de rente, le délai d’annonce pour la variante choisie, et si la décision est irrévocable. Ensuite, un plan financier simulant les variantes de prélèvements envisagées peut être établi par votre banquier et planificateur patrimonial. Ceci permettra de visualiser le développement de ses revenus, de ses dépenses – y compris de la charge fiscale – ainsi que sa fortune dans le temps.

Pour rappel, l’option de la rente permet l’obtention d’un revenu garanti à vie, sur le principe en tous cas. En effet, son indexation à l’évolution des prix n’est pas obligatoire et dépend en outre d’une décision du conseil de fondation, ce qui peut engendrer une différence notable de pouvoir d’achat réel au bout de 10 ou 15 ans. De plus, si le décès d’un rentier intervient malheureusement quelques années seulement après son départ à la retraite, le capital restant servira à financer la rente de survivant au conjoint survivant. Si ce dernier venait à décéder peu après, le capital restant restera en principe acquis à la caisse de pension.

A l’inverse, si le capital est retiré et bien géré, il peut ainsi générer des rendements et donc maintenir voire augmenter le pouvoir d’achat dans le temps. De plus, un autre aspect non négligeable concerne la transmission du patrimoine : en retirant la totalité du capital et en le plaçant judicieusement, on peut ainsi organiser sa succession et optimiser le capital transmis, à travers un héritage ou une démarche philanthropique.

D’un point de vue fiscal, le choix d’une rente implique qu’elle doit être déclarée intégralement chaque année, tout comme un revenu. En revanche, le capital retiré est imposé en une seule fois l’année du retrait, séparément des autres revenus et à un taux plus faible. Point d’attention à ne pas négliger : les capitaux des 2e et 3e piliers retirés la même année civile sont cumulés pour le calcul de la charge fiscale. Ce cumul s’applique également pour les prestations prises la même année fiscale, au sein d’un couple marié ou en partenariat enregistré. Il est donc essentiel de planifier et d’échelonner les retraits en capital des différentes poches de prévoyance sur plusieurs années, afin de limiter la charge fiscale totale.

Déménager en vue de la retraite ?

Dans ce contexte, l’aspect fiscal d’un changement de domicile n’est pas à négliger. En effet, le traitement fiscal des prestations de la prévoyance professionnelle et du 3e pilier lié diffère en fonction de la forme de la prestation (rente ou capital), mais aussi du lieu de domicile du bénéficiaire. Les barèmes cantonaux étant de la compétence des cantons, certains ont développé une fiscalité plus favorable en matière d’imposition des prestations de prévoyance.

Voici un exemple de quelques disparités cantonales en matière d’imposition des capitaux de prévoyance professionnelle, pour un couple marié et domicilié dans l’un des cantons suivants lors de l’échéance de la prestation en capital :

Source : Taxware, 14.06.2022

Un changement de résidence nécessite une planification rigoureuse, ainsi que de déplacer son centre d’intérêt et d’avoir la volonté de s’installer durablement à son nouveau domicile afin d’éviter des interrogations de la part des autorités fiscales du canton de départ. En outre, en cas de déménagement à l’étranger, il est indispensable de connaître le traitement fiscal des prestations de prévoyance dans le nouveau pays de résidence. Une planification minutieuse à l’aide d’un professionnel est requise pour anticiper les impacts juridiques et fiscaux du projet.

Quelle stratégie pour couvrir ses besoins à la retraite ?

La première étape consiste à établir un bilan patrimonial, un « état des lieux » qui permettra de construire une stratégie personnalisée. Il comprend l’ensemble des actifs mobiliers et immobiliers, ainsi que les dettes existantes, pour les mettre en perspective avec les futures dépenses et aspirations. En fonction des besoins individuels à la retraite, la structure du patrimoine ou sa gestion devront être ajustées.

Pour illustrer l’importance de cette analyse, prenons un exemple du côté du passif. Nos clients jeunes retraités se posent parfois la question suivante : dois-je rembourser ma dette hypothécaire? Ici, la réponse ne doit pas se limiter à une analyse fiscale. En effet, l’analyse doit tenir compte de son profil d’investisseur, de la manière dont les liquidités sont investies, du niveau des taux d’intérêt, du taux marginal d’imposition et des projets à venir.

Pour simplifier, les liquidités investies doivent rapporter davantage que le coût du crédit après impôts. Ainsi, si les placements rapportent plus que le coût du crédit après impôts, il est préférable de conserver son endettement. Cette considération est d’autant plus importante au moment de la retraite, sachant qu’il sera souvent plus difficile d’augmenter une dette pendant cette étape de vie.

Comment structurer son capital ?

Lors du départ à la retraite, il convient de déterminer ses besoins en liquidités à court, moyen et long terme. La stratégie de placement doit alors répondre à vos besoins, à vos objectifs de vie et à votre profil de risque. Pour cela, il est conseillé de structurer son patrimoine financier par « phases » de besoins de consommation – à court, moyen et long terme – avec des portefeuilles distincts qui répondent à des objectifs bien identifiés, tout en conservant une vision consolidée de ses actifs bancaires.

Globalement, on peut identifier trois grandes « phases » et stratégies associées. La phase 1 correspond à la mise en place d’un portefeuille de liquidités permanent, qui permet de couvrir ses besoins à court terme et de parer à des imprévus. La phase 2 correspond à un portefeuille de préservation du capital, qui permet d’assurer les besoins à moyen terme, et de profiter de l’évolution favorable des marchés. Enfin, la phase 3 correspond quant à elle à un portefeuille de croissance, qui servira à couvrir les besoins à long terme pour ses vieux jours, et à la transmission du patrimoine.

Pour conclure, et afin de préparer sereinement cette nouvelle étape, il est essentiel de prendre le temps d’évaluer toutes les options à disposition, voire de remettre en question certains à priori. Sachant que la retraite peut représenter 20 à 30 ans de vie, le choix d’un expert financier capable de préserver et faire fructifier le patrimoine est donc capital.

 

Philippe Gay, Directeur et responsable de l’offre suisse, Banque Lombard Odier

Pourquoi investir dans le private equity ?

 

L’Europe compte aujourd’hui plus de 300 licornes, avec une centaine de nouvelles venues rien qu’en 2021, d’après les données du cabinet CB insight.  Toujours plus nombreuses, ces entreprises qui sont qualifiées de « licornes » partagent au moins deux points communs : être valorisées à plus d’un milliard de dollars, et ne pas être cotées en bourse.

Souvent actives dans les secteurs liés à la technologie et au digital, leur croissance a été portée par les besoins grandissants pour ce type de services, mais aussi par des levées de fonds record, notamment grâce aux investisseurs en private equity, c’est-à-dire dans les entreprises qui ne sont pas cotées en bourse

Au niveau mondial, la barre des 1000 licornes a été passée cette année. Au sommet du classement, on retrouve la société Bytedance (éditeur chinois du réseau social TikTok), avec une valorisation de 140 milliards de dollars.

Les entreprises qui entrent en bourse sont plus rares, et leurs performances sont plus modestes

Si l’année 2021 a été témoin d’un nombre record d’entrées en bourse (ou « IPO ») depuis 20 ans, il s’agit surtout d’un effet de rattrapage par rapport à 2020, selon le dernier rapport Global IPO Watch du cabinet de conseil et d’audit PricewaterhouseCoopers. Malgré ce sursaut l’an dernier, la tendance de fond reste en effet à la baisse : en vingt ans, le nombre d’entreprises cotées à Wall Street a été divisé par plus de deux, passant d’environ 7500 à 3500, entre 2000 et 2020.

Est-ce que les nouvelles IPO auront au moins été profitables pour investisseurs ? Le bilan est pour le moins contrasté, pour ne pas dire décevant. En effet, toujours d’après PwC, 80% des IPO sur le continent américain étaient en sous-performance au 31 décembre 2021. C’est également le cas de 57% des IPO au niveau mondial.

Pour prendre deux exemples d’entreprises suisses illustrant ce phénomène, citons tout d’abord Sophia Genetics. Créée en 2014 en Suisse, l’entreprise active dans les données du séquençage génétique a fait son IPO sur le Nasdaq en juillet 2021. Le prix de l’action était alors de 18 dollars, mais il était à moins de 7 dollars au début du mois de mai 2022. Du côté de la marque de sport On Running, malgré des débuts en fanfare en septembre 2021 à Wall Street, le titre avait perdu près de 30% de sa valeur début mai. Cependant il est à noter que la situation des marchés depuis ce début d’année a également influencé les cours de ces deux sociétés.

Toujours plus de valeur créée hors bourse via le private equity ou capital-investissement

Finalement, de plus en plus d’entreprises font le choix de ne pas entrer en bourse, ou alors beaucoup plus tard qu’auparavant. Même celles qui ont du succès, comme les fameuses licornes. En conséquence, la valeur créée par ces entreprises se réalise de plus en plus en dehors des circuits boursiers. Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont inaccessibles aux investisseurs. En effet, il est possible de participer au financement et à la croissance de ces entreprises à travers des investissements dits de « private equity », aussi appelé capital-investissement, à différents stades de leur croissance.

Rappelons par ailleurs que dans la composition de nos économies, la majorité des entreprises ne sont pas cotées en bourse, même si par effet médiatique on entend plus parler de celles qui le sont.

L’intérêt du private equity : diversification & décorrélation des portefeuilles

Investir dans des entreprises non cotées en bourse participe à améliorer la diversification de ses investissements et de son portefeuille, et permet aussi une décorrélation naturelle d’avec les cycles boursiers et leur volatilité. Il faut toutefois être prêt à s’engager sur le long terme, ce type de financement nécessitant plusieurs années pour en voir pleinement le potentiel. En contrepartie de cette patience des investisseurs, les rendements annuels peuvent être sensiblement supérieurs.

Mais comment investir dans le private equity ? Trois grandes options sont possibles. La première est un investissement direct dans une entreprise : l’investisseur participe à une levée de fonds par exemple. La seconde est de passer par un fonds de private equity, géré par des professionnels qui vont investir l’argent des investisseurs dans plusieurs entreprises. Enfin, la troisième voie est celle qui offre le plus de diversification: l’investissement dans un fonds de fonds, avec un partenaire financier expérimenté qui va procéder à une sélection des meilleurs fonds de private equity.

Un marché toujours en pleine croissance et des perspectives positives

Les gestionnaires de fonds de private equity ont connu la deuxième meilleure année de collecte de fonds de l’histoire du secteur en 2021, d’après un rapport publié par Bain & Company en mars 2022. Ceci permet de réaliser des opérations de financement toujours plus importantes. Ainsi, la taille moyenne des transactions a franchi la barre du milliard de dollars en 2021 pour la première fois.

Les fonds ont augmenté les distributions et ont continué à produire des rendements supérieurs à ceux de toutes les autres classes d’actifs, poursuivant une tendance bien établie depuis plusieurs années.

Le volume mondial des transactions de capital-investissement a même représenté environ 20% du volume global des fusions et acquisitions l’an dernier, d’après un article publié par la Harvard Business School, en collaboration avec PwC. Parmi les transactions technologiques les plus importantes soutenues par des fonds de capital-investissement, on peut citer l’acquisition de McAfee pour 14 milliards de dollars, par un consortium d’investisseurs en capital-investissement.

D’après les auteurs de l’article, malgré la hausses des taux d’intérêt attendue, la fin programmée des mesures de relance directement liées à la pandémie et d’éventuelles réformes fiscales, les fondamentaux économiques restent en place pour une année 2022 forte dans le private equity.

 

Philippe Gay, Directeur et responsable de l’offre suisse, Banque Lombard Odier

Planifier sa retraite tout en préparant la vente de l’entreprise à ses cadres dirigeants

Daniel Ricci, gérant de fortune Banque Lombard Odier & Cie Genève

 

Près d’un quart des dirigeants de PME suisses envisagent de vendre leur entreprise dans les cinq prochaines années. Pour la génération du baby-boom, la transmission est au cœur de leurs préoccupations.

 

Cas classique, le propriétaire, un quinquagénaire qui a prévu de céder son entreprise à trois cadres dirigeants à moyen terme, souhaitait lever du capital en sollicitant des investisseurs privés pour soutenir la croissance de ses activités. Si l’accès au financement est crucial dans ce projet, encore faut-il opter pour la meilleure solution, en fonction de la structure de l’entreprise. En tant que gérant de fortune de l’entrepreneur, nous l’avons mis en relation avec nos collègues du Corporate Coverage, spécialisés dans l’accompagnement de stratégies d’entreprises et notamment en ce qui concerne la transmission, le capital-risque et les financements structurés.

 

Après analyse financière, le bilan s’est révélé excellent, avec un compte de résultat solide et un niveau d’endettement très bas. Nous lui avons conseillé d’opter pour l’émission d’une dette privée, afin de ne pas diluer le capital, ce qui aurait en outre compliqué la cession future aux cadres. De plus, les taux bas encourageaient cette solution adossée à un remboursement à terme, l’entreprise étant en capacité de dégager suffisamment de cash flow.

 

L’équipe de Corporate Coverage de Lombard Odier a présenté au propriétaire une sélection de fonds d’investissements européens spécialisés dans ce type de financement. L’entrepreneur et ses cadres dirigeants ont ainsi pu opter pour une offre qui prenait en compte les besoins actuels du développement de l’entreprise et du futur management buyout.

 

La transmission d’entreprise est un moment clé pour l’entrepreneur qui souhaitera valoriser au mieux le fruit de son travail. Notre particularité est d’apporter des solutions de façon globale, en prenant en compte tous les paramètres concernant la famille, le patrimoine et l’entreprise, afin d’implémenter des solutions de gestion appropriées et personnalisées.

 

Utiliser les liquidités excédentaires du bilan pour préparer sa retraite

 

En parallèle au financement de l’entreprise, une analyse globale de la situation financière de l’entrepreneur a également été réalisée. À quelques années de la cession, et donc de la retraite, des questions stratégiques ont été abordées. Comment planifier sa retraite ? Comment optimiser sa fiscalité ?

Comment générer les rendements nécessaires au niveau de vie qu’il souhaite poursuivre ?

L’expérience nous montre qu’un entrepreneur mesure souvent son enrichissement personnel par rapport à la valorisation de son entreprise et la taille de son compte d’actionnaire. Il a par ailleurs fréquemment réduit au minimum sa prévoyance, n’anticipant pas la valeur ajoutée patrimoniale qu’elle peut lui offrir.

 

Aujourd’hui, repenser sa prévoyance comme partie intégrante de la gestion de son patrimoine global est un acte préalable à la prise de retraite.

Les gérants de fortune observent régulièrement que les entrepreneurs ont tendance à limiter les prélèvements dans leur société pour éviter de générer de la fiscalité. In fine, de nombreuses sociétés se retrouvent donc avec des liquidités excédentaires au bilan, non nécessaires à l’exploitation. Au moment de la cession, ces liquidités peuvent avoir des conséquences négatives sur la valorisation de l’entreprise.

 

Dans le cas qui nous occupe ici, la trésorerie conséquente constitue une difficulté supplémentaire à la cession de la société aux cadres dirigeants.

 

En collaboration avec le conseiller fiscal du client, nous avons entrepris une réflexion sur son 2ème pilier et la mise en place d’une solution de Bel Etage pour lui-même et ses cadres. Cette opération a permis de mieux maîtriser sa fiscalité tout en augmentant de manière significative son capital retraite. L’assuré devient dès lors un acteur de sa prévoyance sur-obligatoire. Une bonne allocation de ses avoirs lui permet de tendre à une amélioration de la performance sans modifier le profil de risques. La prévoyance professionnelle permet ainsi de créer de la valeur grâce à une gestion d’avoirs mobiliers qui font partie intégrante du patrimoine global de nos clients.

 

Les rachats d’années de cotisation n’étant plus possible les 3 ans avant le départ à la retraite, le quinquagénaire a réalisé qu’il lui restait finalement peu de temps pour se constituer un capital de prévoyance nécessaire afin de maintenir le train de vie souhaité après la cession de l’entreprise. Ces rachats sont intégralement déductibles du revenu imposable de l’assuré, et l’argent qui sert à financer ledit rachat sort de la fortune imposable de l’assuré.

Dans une optique de gestion globale du patrimoine des entrepreneurs, ces rachats participent à une gestion fiscalement efficiente, qui intègre la fortune privée, les avoirs de prévoyance et les liquidités de l’entreprise.

 

Une retraite au soleil

 

L’entrepreneur et son épouse ont également fait part de leur projet de passer une retraite ensoleillée au Portugal. Si le statut de résident fiscal non habituel instauré par le pays ibérique a connu un retentissant succès, un changement de juridiction nécessite une étude de cas individuelle poussée. Tout déménagement à l’étranger implique des enjeux personnels, mais également juridiques et fiscaux. Le patrimoine doit également être structuré en tenant compte des réglementations et des législations en vigueur dans la juridiction de départ, la Suisse, et celle de destination. Pour notre entrepreneur, nos conseillers en planification patrimoniale ont pu exposer au couple les avantages, mais aussi les contraintes, qu’un tel déménagement impliquaient, ce qui leur a permis de se faire une opinion en connaissance de cause.

 

La mobilité internationale concerne près de 3 millions de personnes par an dans l’Union européenne selon Eurostat, un chiffre qui a augmenté de 12% depuis 2013.

Cette tendance durable nous a poussé à développer une expertise couvrant les principales juridictions européennes. Ainsi, si vous prenez la décision de déménager à l’étranger, nous structurerons vos biens selon les règles et les lois en vigueur dans les deux juridictions de départ et d’arrivée.

 

En tant que banquiers entrepreneurs, nous comprenons vos préoccupations. C’est pourquoi nous avons développé une expertise pour vos besoins spécifiques.

Nous vous conseillons dans la structuration personnalisée et la gestion de votre patrimoine sur trois axes : votre fortune liée à l’entreprise, votre fortune privée et vos avoirs de prévoyance.

Enfin, grâce à nos experts en matière de planification patrimoniale, nous vous conseillons dans la transmission et la cession d’entreprise, qu’elle soit réalisée avec un tiers ou avec un membre de la famille. Pour en savoir plus sur notre expertise auprès des entrepreneurs, n’hésitez pas à visiter notre page dédiée.

 

Assurer son train de vie après la vente de son entreprise

Franco Fortunato, gérant de fortune Banque Lombard Odier & Cie Genève

Entrepreneur à succès, Michel a beau avoir atteint l’âge de la retraite, il poursuit une vie active. Le Genevois réoriente peu à peu ses activités, en vendant progressivement les sociétés avec lesquelles il a bâti son patrimoine et en réinvestissant dans de nouvelles opportunités.

En prévision de l’encaissement de son capital de deuxième pilier, son gérant de fortune lui a proposé une analyse globale de son patrimoine, privé et professionnel, en tenant compte de sa situation familiale. « Les demandes du client étaient claires: simplifier sa situation financière, tenir compte de sa situation fiscale *, intégrer la planification successorale et assurer un train de vie confortable », déclare Franco Fortunato, gérant de fortune chez Banque Lombard Odier & Cie SA, Genève. La compréhension de son environnement familial a été déterminante. Il souhaitait aider ses enfants dans la création de leur entreprise, ce qui nécessitait la mobilisation d’un certain capital. Quant à son épouse, toujours active, elle était éligible à un plan de prévoyance sur-obligatoire, ce qui est un élément important pour le volet fiscal. »

Cette analyse globale, réalisée par le banquier avec l’appui d’une équipe interne d’experts en planification patrimoniale, a permis d’évaluer les besoins du client, d’adapter la gestion de sa fortune en fonction de sa situation personnelle et fiscale et de mettre en œuvre les solutions retenues en prenant en compte les futures rentrées de liquidités.

Assurer son train de vie et ses projets futurs

L’encaissement de son capital de prévoyance, important, a permis la création d’un portefeuille de titres afin de diversifier son patrimoine, jusqu’alors investi massivement dans l’immobilier. « Nous avons identifié en premier lieu les besoins en revenus nécessaires pour assurer le train de vie qu’il souhaite mener. Pour cela, nous avons défini ensemble le niveau de capital nécessaire et la manière de le placer en nous assurant que la probabilité de répondre à ses « besoins essentiels » soit la plus proche possible », explique Franco Fortunato. Dans un second temps, nous avons exploré ses « objectifs de vie et ses aspirations » auxquels nous avons affecté le capital restant. La définition des objectifs et des horizons temps a abouti à la création de plusieurs portefeuilles. Cette approche, appelée goal based investment, est comparable à celle d’un GPS : nous partons de la situation actuelle, le point de départ, et nous fixons conjointement un point d’arrivée en utilisant un itinéraire paramétré qui, lui aussi, correspond à la personnalité du client. »

Mais la gestion d’un patrimoine ne se limite pas exclusivement à la construction d’un portefeuille. Michel possède un parc immobilier comprenant des locaux commerciaux et des biens privés.

Il est primordial d’assurer un équilibre entre le patrimoine financier et immobilier, tout en tenant compte d’un niveau d’endettement adapté.

 

Une approche coordonnée qui inclut les dettes

« Nous avions également prévu d’actionner un plan de remboursement de ses emprunts hypothécaires pour réduire sa charge d’intérêts lorsqu’il percevrait son deuxième pilier et lors de la vente de sa société », poursuit Franco Fortunato. Un remboursement partiel des hypothèques a pu être réalisé dans un premier temps en contractant un crédit lombard, dont les taux d’intérêts sont avantageux sur le court terme dans l’attente d’une prochaine rentrée de liquidités.

« Le crédit lombard exige une connaissance approfondie des marchés et doit être abordé avec prudence, mais il vous permet de disposer de liquidités à court terme sans réaliser des actifs financiers » poursuit Franco Fortunato. L’emprunteur peut ainsi conserver tous les avantages attachés aux actifs et à ses rendements

« Au-delà de la gestion d’actifs, les clients ont des attentes dans la durée avec une approche coordonnée qui inclut le passif, soit un faible coût de la dette », explique Franco Fortunato. Ce conseil en financement immobilier contribue à l’optimisation de l’organisation du patrimoine de nos clients.»

Le Bel Etage et ses avantages

Par ailleurs, en analysant la couverture de prévoyance de son épouse, et en prenant en compte les capacités financières du couple, il a été décidé de créer un «Bel Etage » pour Madame qui exerce son activité professionnelle en tant qu’indépendante. Ce plan bénéficie de tous les avantages fiscaux propres au 2e pilier, comme par exemple la déductibilité à l’impôt sur le revenu des rachats d’années de cotisations manquantes.

Cette stratégie, mise en place après une analyse globale du patrimoine et prenant en compte les futures rentrées de liquidités – l’encaissement du capital de prévoyance et la vente d’une société -, a permis de diversifier le patrimoine du client, le rendant moins exposé à une classe d’actifs, l’immobilier, mais également de diminuer ses charges, tout en maîtrisant sa fiscalité.

Une bonne allocation d’actifs permet d’assurer le train de vie de Michel sans qu’il ait besoin d’entamer son capital.

Il a également pu dégager les fonds nécessaires à la création d’une nouvelle société avec ses enfants, un projet qui lui tenait particulièrement à coeur.

Tout entrepreneur se demande comment allouer ses actifs de la manière la plus efficiente possible pour obtenir le meilleur rendement après impôts. Son banquier, appuyé par les conseillers patrimoniaux, est là pour lui amener son expertise. La transmission d’une entreprise est une période extrêmement importante pour les entrepreneurs car leur société est le fruit de toute une vie.

Notre particularité est d’apporter des solutions de façon globale, en prenant en compte tous les paramètres concernant la famille, le patrimoine et l’entreprise. Pour en savoir plus, visitez notre page dédiée aux entrepreneurs.

 

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Comment optimiser son patrimoine à l’heure de la réforme fiscale

  Hervé Felli, gérant de fortune Banque Lombard Odier & Cie Vevey

Entrée en vigueur le 1er janvier de cette année, la baisse significative du taux d’imposition des entreprises dans le Canton de Vaud génère des répercussions positives pour de nombreuses PME : l’augmentation de la marge bénéficiaire. Ainsi, l’entrepreneur se retrouve face à l’équation suivante : que faire de l’augmentation des profits tout en maîtrisant sa fiscalité privée ? Hervé Felli, gérant de fortune chez Banque Lombard Odier & Cie SA Vevey, nous explique l’impact de la réforme fiscale sur le patrimoine professionnel et privé de l’un de ses clients, entrepreneur basé sur la Riviera Suisse.

À la tête d’une société qu’il a bâti, Frédéric est un contribuable important. Son entreprise réalise des bénéfices conséquents et accumule au bilan des liquidités inutiles à l’exploitation, en augmentation suite à l’introduction du taux d’imposition à 13,79%. « Cette manne va être redistribuée aux cadres et employés d’une part et, d’autre part, elle sera également investie dans l’assainissement énergétique de nos locaux avec l’installation d’un toit solaire » témoigne Frédéric.

Anticipant un résultat 2019 nettement bénéficiaire, l’entrepreneur a pris conseil auprès de son gérant de fortune afin de bénéficier d’une analyse de l’ensemble de ses actifs, privés et professionnels.

D’entrepreneur à entrepreneur : notre approche spécifique

« Les entrepreneurs doivent mûrement réfléchir aux modalités de versement de leur rémunération : salaire, bonus, dividendes, voire les trois, déclare Hervé Felli. Cet aspect est d’autant plus important que l’impact fiscal est clé. En tant qu’entreprise familiale, Lombard Odier a développé une approche spécifique et personnalisée qui permet aux entrepreneurs d’aborder leur patrimoine de manière globale, coordonnée et efficiente, en intégrant portefeuille privé, avoirs de prévoyance et liquidités excédentaires de leur entreprise. »

Préparer le futur avec un Bel-Etage

Ce travail, réalisé en pleine collaboration avec la fiduciaire et le conseiller fiscal habituel de Frédéric, a abouti à la création pour l’entreprise d’un nouveau plan de prévoyance (1E). Ce dernier permet aux dirigeants et cadres de constituer un capital de prévoyance géré de manière individuelle. L’assuré devient dès lors un acteur de sa prévoyance sur-obligatoire. S’il prend les bonnes décisions, il pourra compléter le niveau de ses prestations de base qui risquent de baisser continuellement compte tenu du vieillissement de la population et de la faiblesse actuelle de rendements servis par les marchés financiers, en raison notamment des taux d’intérêt négatifs.

«Avec la mise en place d’un Bel-étage, une partie des dividendes payés par l’entreprise à Frédéric sera versée dans le nouveau plan de prévoyance. Ce versement, appelé communément rachat, est pleinement déductible du revenu imposable». Le patrimoine privé de l’entrepreneur, mais également de ses cadres, est ainsi à terme nettement valorisé. Quant à la société, elle se déleste de liquidités excédentaires.

«Il est important de diminuer la composante «liquidités excédentaires de l’entreprise», rappelle Hervé Felli. Ces fonds inutiles pour l’exploitation sont ainsi protégés si l’entreprise devait connaître de graves difficultés; cela permet également de réduire le prix de vente en cas de cession. Une banque accorde un prêt pour acquérir un actif économique, non pas pour racheter des liquidités.»

Une gestion convergente du capital privé et de prévoyance

Il est crucial que l’ensemble des actifs – privés et professionnels – soit analysé, puis géré de manière coordonnée. Cette vision holistique des actifs est le principe directeur et l’ADN de Lombard Odier.

Dès 1910, les associés-gérants de la banque privée, des entrepreneurs, ont créé un fonds de pension pour eux-mêmes et leurs employés. Depuis lors, l’entreprise est considérée comme un pionnier dans la gestion des avoirs de prévoyance.

Lombard Odier n’a cessé d’étendre son savoir-faire dans ce domaine et, dès 2011, elle a développé des solutions pour la gestion des actifs sur-obligatoires. Elle compte actuellement plus d’un milliard de francs de fonds de pension sous gestion.

«Nous nous appuyons sur notre plateforme bancaire intégrée qui permet une gestion consolidée de la fortune de prévoyance et de la fortune privée», explique Hervé Felli.

Cette approche permet d’affecter les différents instruments de placement au portefeuille correspondant à des fins tant réglementaires que fiscales. Les titres à rendement élevé (coupons, dividendes) sont gérés au travers de la prévoyance ; ils sont ainsi à l’abri des impôts sur le revenu et la fortune. Les placements à potentiel de plus-value sont quant à eux affectés au compte privé. Cette allocation permet de tendre à une amélioration de la performance sans modifier le profil de risques.

Il convient de planifier le futur, en particulier la cessation des activités professionnelles et anticiper la fin de la perception des salaires. Il faut donc créer un capital global dont la gestion doit produire les rendements nécessaires pour assurer le train de vie à la retraite, et préserver un patrimoine transmissible aux prochaines générations.

«La planification financière globale permet d’identifier différents scénarii, avec leurs avantages et inconvénients, afin de poser les bons jalons en vue du départ en retraite» rappelle Hervé Felli. La stratégie d’investissement globale répondant aux besoins personnels est ensuite choisie sur cette base. Par ailleurs, le but est d’atteindre un rendement net après impôt aussi élevé que possible». La prévoyance professionnelle offre des possibilités de valorisation importante du patrimoine.

«Il est dès lors crucial de mettre en commun les expertises. Nous réunissons la fiduciaire de l’entrepreneur, nos conseillers patrimoniaux et nos partenaires externes en charge de la prévoyance pour couvrir ces thèmes en fonction des attentes et des besoins de l’entrepreneur», poursuit Hervé Felli. Cette expertise développée par Lombard Odier depuis de nombreuses années est complémentaire à celle obtenue par nos clients auprès de leur conseil habituel.

Assurer le train de vie à la retraite

Pour notre entrepreneur, la solution mise en place lui permet d’envisager l’avenir avec une certaine sérénité : «C’est un soulagement confie Frédéric. L’exercice de planification financière m’a permis de mieux comprendre l’interaction entre ma prévoyance, ma fortune financière personnelle et mes biens immobiliers qui constituent une grande part de mon patrimoine. La création d’un plan 1e me permet de garder la main sur mes actifs de prévoyance. Cela me permettra de maintenir mon train de vie à la retraite et de préserver le patrimoine de mes héritiers. Ce plan Bel-Etage me donne également un avantage compétitif, car mes cadres en bénéficient aussi. Il s’agit là d’un véritable atout pour fidéliser mon personnel hautement qualifié.»

Chaque entrepreneur est unique. Son histoire et sa famille façonnent son parcours. Quel que soit la période de sa vie professionnelle, il doit pouvoir s’appuyer sur un partenaire qui aborde son patrimoine dans son ensemble. Chez Lombard Odier, nous privilégions une approche globale avec une vision à long terme.

Vous pouvez compter sur l’expertise de nos banquiers pour vous accompagner au plus près de vos besoins.

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