serein sous pression - coaching, formations, ateliers - Léa Guillaumot - Genève

Rester serein(e) sous pression

Quand la tension monte

3ème réunion de la journée, Nadine s’assoit et regarde ses collègues faire de même. Elle sent de l’agitation dans l’air. Ils sont tous entre l’épuisement et l’hyper activité. Matthieu, malgré son regard conquérant, a des gestes peu maîtrisés quand il rassemble ses feuilles devant lui. Elle connaît par coeur le contenu des discussions qui vont avoir lieu. Toujours les mêmes problèmes jamais résolus, on se balance la patate chaude, on pointe du doigt. On essaie de trouver le coupable pour expliquer ce qui ne va pas. Le débat a commencé sur les délais non respectés, le manque de communication et les résultats qui ne sont pas au rendez-vous. Elle a l’impression de pouvoir anticiper chaque mot de ses interlocuteurs. Tout d’un coup, la tension monte en elle à l’extrême. Elle est prête à exploser, elle ne respire presque plus. Elle est rouge écarlate. Elle s’imagine balancer son dossier à la gueule de Matthieu. Au beau milieu du débat, elle n’arrive plus à se retenir. Elle se lève et crie: “c’est pas possible d’être aussi con !”. Le silence s’abat sur la pièce. Ils la regardent tous ahuris. Elle prend ses affaires et sort de la réunion.

Ce fut sa seule et dernière contribution.

Loin de la réalité ? Pas forcément

Quand les obligations s’accumulent, que le dialogue tourne en rond et que la pression du résultat est de plus en plus forte, il arrive que la tension devienne extrême.

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante suisse, et la Haute école Bernoise ont récemment sorti la 4ème édition du “baromètre conditions de travail“.

Parmi les informations à retenir, le constat suivant: “L’indicateur le plus mauvais de cette dernière édition concerne le stress et les risques psycho-sociaux: 40% des employé-e-s se sentent souvent ou très souvent stressé-e-s au travail. La part des employé-e-s rapportant être constamment sous stress a nettement augmenté. Conséquence logique, ces personnes sont très exposées à des problèmes de santé comme le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel. Outre une grande souffrance pour les personnes touchées et leurs proches, le stress coûte également cher à l’économie (absentéisme par exemple).”

Il est important de noter que le stress en soi n’est ni bon ni mauvais. Il est une réaction naturelle du corps à certains stimulis. Le problème apparaît quand son intensité est forte dans une période longue. Etre “souvent” ou “très souvent” stressé n’est donc pas anodin. L’impact sur la santé est bien réel: migraine, maux de ventre, insomnie, fatigue mais aussi risques cardiovasculaires qui montent en flèche.

Traitement de fond et traitement d’appoint

Le traitement de fond suppose une prise en charge par l’entreprise (managers, RH, dirigeants) des problématiques sous-jacentes au stress. Elles peuvent être d’ordre organisationnel ou culturel par exemple. Cela implique de se pencher sur la question, oser libérer la parole et trouver de nouvelles solutions. Cela peut être facilité par un prestataire extérieur qui peut accompagner ce processus avec des outils et un regard “étranger” à la situation.

Le traitement d’appoint peut consister en deux choses: au niveau entreprise, on peut proposer un babyfoot dans la salle de repos ou des cours de yoga (simples exemples). Au niveau particulier, on peut décider de prendre en main sa réaction au stress: trouver des méthodes qui nous aident à mieux l’apprivoiser et le gérer.

Revenir au corps et prendre du recul

D’après mon expérience de coach, deux leviers semblent indispensables à actionner lorsque l’on souhaite travailler sur sa réaction au stress : revenir au corps et la prise de recul. Voici quelques pistes à explorer:

  1. Revenir au corps (de préférence avec un professionnel qui saura vous guider et rendre les exercices vraiment efficaces):

> Des exercices de respiration qui paraissent “bêtes” et qui ont pourtant un impact énorme sur le corps. Ici quelques exemples. L’attention et l’attitude que l’on adopte pendant la pratique sont clefs.

> Apprendre à reconnaître ses tensions musculaires (ces signaux faibles pourtant bien utiles pour anticiper les problèmes à venir) et à relâcher celles qui sont inutiles.

2. Prendre du recul

> Comprendre sa réaction au stress pour pouvoir agir sur lui: un coach peut aider à clarifier la situation. Vous gagnez en visibilité et en capacité d’action. Les questions et exercices du coach viennent surprendre le coaché, lui permettent de prendre du recul et de faire de sa réaction au stress un atout.

> Travailler sur des problématiques de fond : savoir dire non, savoir prioriser, savoir gérer ses émotions, apprendre à communiquer qui peuvent avoir une influence significative sur l’apparition du stress.

Si le sujet vous intéresse, nous animerons avec Rita Rütsche, spécialiste en récupération physique et bien être, un atelier intitulé “Rester serein sous pression” le 1er Décembre à Genève.

3 questions de conclusion

Quels sont les moments où vous ne ressentez aucun stress ?

Quels sont les premiers signes qui vous alertent sur votre état de stress ?

Si vous réagissiez mieux au stress, quels aspects de votre vie seraient impactés ?

Léa Guillaumot

Léa Guillaumot

Après son Master à Sciences-Po Paris, Léa Guillaumot travaille 7 ans dans le secteur de l'impact investing et de l'aide au développement en Europe, Asie et Afrique. Ses convictions la portent vers le coaching qu'elle voit comme un outil humain et puissant pour accompagner et soutenir les professionnels dans leur cheminement.

2 réponses à “Rester serein(e) sous pression

  1. Les gens qui ont la volonté de bien faire ont forcément du mal à se détacher et à ne pas stresser lorsque la charge de travail ou les obstacles laissent entrevoir la possibilité de ce qui pourrait apparaître au yeux des autres comme une moindre performance. Difficile d’être serein dans le monde du travail actuel lorsque l’on a une forte conscience professionnelle. Mais il est nécessaire de maîtriser son stress car il peut être paralysant et contribuer lui-même à l’échec.

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