Et si Nabilla faisait chuter les prix du pétrole?

Donald Trump est un génie. Jeudi dernier, avec un seul et unique tweet, il a réussi à faire grimper les prix du baril de 20 à 28$! La plus grande hausse dans l’histoire du pétrole en 24h.

Son passage sur Twitter a permis de générer une plus value de 800 millions $ par jour pour l’industrie pétrolière.

Comment est-ce possible ? Est-ce que Nabilla pourrait en faire tout autant?


 

L’homme qui…

Si l’on devait faire un film sur Donald Trump, le titre est déjà trouvé : «L’homme qui murmure aux algorithmes.» Depuis son arrivée au pouvoir, il a compris qu’il suffisait de placer des mots bien choisis afin de nourrir les ordinateurs des bourses mondiales afin de manipuler les cours. Il a déjà sévi un nombre incalculable de fois. Avec 100% de réussite, le gars est un expert.

Je m’égare, revenons au tweet de jeudi dernier.

Trump a donc écrit :
Juste parlé à mon ami MBS (le prince héritier) d’Arabie Saoudite, qui a parlé au Président Poutine de Russie. J’attends et espère qu’ils vont réduire d’environ 10 millions de barils et peut être encore plus, si cela se produit ce sera great (intraduisible) pour l’industrie gazière et pétrolière.” Votre estimé Donald J. Trump.

 

Du côté de la bourse, voici comment nos amis les super ordinateurs ont disséqué la missive:
1. Message de @realDonaldTrump : 75 millions d’abonnés  =  Avec autant d’abonnés, ce qu’il dit doit être vrai
2. Il a discuté avec MBS = Holy Moly, là, c’est du solide. On tient quelque chose
3. MBS a parlé à Vladimir = Oh my God ! Il a parlé à papa.
4. 10 millions de barils en moins =  Accchhhhhhèèèèèèèteeee !
5. goto line 1

Bon, c’est schématique, car dans la réalité cette opération se déroule en moins d’une seconde. L’objectif est de comprendre le mécanisme.

 

Le bons sens et la réalité remplacés par l’inintelligence artificielle

Dans les lieux de trading, à force d’avoir remplacé les humains par des super ordinateurs, on arrive à ce genre d’absurdité. Le plus drôle dans cette crise, c’est que les Banques Centrales déversent des centaines de milliards $ pour soutenir les bourses alors qu’il suffirait de retirer les prises de ces machines pour retrouver un peu d’intelligence et de réflexion. Visiblement, les Banques Centrales ont des potes qui travaillent dans l’informatique.

Ce qui est inexplicable par contre, c’est que vendredi, les traders auraient pu analyser la situation avec un peu de recul. En réalité, ils font preuve d’autant de réflexion qu’un labrador devant sa gamelle.

1) La Russie a confirmé que le tweet était du pipeau. Par contre, elle se réjouit de cette augmentation qui lui rapporte 60 millions $ de plus par jour. Moscou n’a pas officiellement demandé à Donald d’en remettre une couche, mais à coup de 60 millions par jour, pourquoi pas.

2) Les USA ont annoncé qu’ils n’allaient pas réduire leur production. Donc l’entier de la baisse devait être assurée par la Russie, l’Arabie Saoudite et l’OPEP.

3) Avec le CoronaVirus qui est en train de commencer à paralyser les USA et l’Inde, la surproduction mondiale est d’environ 25 millions de barils jour. L’OPEP pourrait organiser une réunion extraordinaire, mais la surproduction restera.

 

Et si Nabilla

Si les algos scrutent les influenceurs pour leurs stratégie d’achats, une idée m’est venue.

Nabilla, si vous lisez cette rubrique, pourriez-vous participer à une expérience ?  Bon, je n’ai pas un gros budget mais on pourrait faire un «product placement » pour compenser.

Pourriez-vous envoyer un tweet ou poster un truc sur instagram du style:
Hello les fans. Dès demain lundi plus personne n’utilise son avion, sa voiture, son shampoing, son vernis à ongle (sauf le Mavala Rouge Paris) <ça c’est pour le product placement>. J’ai un ami d’un ami qui parlé à Vladimir, il est ok. Ensemble, nous allons réduire la consommation de pétrole de 11 millions de barils par jour. Je vous aime.“<ou un truc comme ça>.

Si demain lundi, les cours repartent à la baisse, vous mériterez vraiment le titre d’influenceuse !

Avec l’absurdité des algorithmes et de cette réalité inventée par les financiers, il n’est pas improbable que cette expérience fonctionne. Chiche ?

Le Pétrole : cette bombe à retardement

Il y a trois semaines, sous l’impulsion du corona, de l’Arabie Saoudite et de la Russie, le pétrole a perdu 50% de sa valeur. Bien préparés et histoire de tenir le choc, ces deux pays avaient largement alimenté en pétrodollars leurs fonds souverains.

A contrario, les Etats-Unis n’ont rien vu venir et leur préparation à cette éventualité n’a d’égale qu’un discours de Donald Trump sans prompteur.


 

Le Dilemme Américain

Sans surprise, les pétroliers de schiste américains ont été touchés de plein fouet. En moins de deux semaines, une grande partie a déjà annoncé des coupures de budgets, des licenciements et lancé des procédures de faillites. Pour extraire un baril de schiste, un baril à 52$ est nécessaire. Les 25$ actuels n’offrent que les yeux pour pleurer.

Désireux de protéger sa doctrine «de dominance énergétique», le président Trump fait face à un dilemme. Comment maintenir les prix de l’énergie le plus bas possible afin de faire repartir son Economie, tout en gardant en vie les producteurs pétroliers qui ont besoin de cours élevés?

Durant l’année 2019, incapable de générer des revenus suffisants, 42 entreprises pétrolières américaines s’étaient mises sous la protection des faillites. L’année 2020 s’annonçait sous des auspices compliqués. Les pronostics ont largement dépassé les attentes.

Depuis deux semaines, tous les voyants du schiste ont tourné au rouge vif !

Cependant, grâce au coronavirus, Washington pourrait avoir trouvé une parade. Via les injections de la Banque Fédérale Américaine dans l’économie, les dettes des pétroliers pourraient être, en partie, effacées. Il n’aura fallu que quelques heures à Exxon et Chevron pour annoncer des mesures parfaitement calées sur le règlement proposé par la FED.

Il reste encore aux deux chambres à donner l’autorisation de livrer les valises de dollars gratuits.

 

Capacité de stockage en milliards de barils
Source: Rystad Energy

 

Le stockage : Un autre nuage plane sur le pétrole

A cause de la spectaculaire baisse de la demande, il est urgent de trouver des places de stockage. A contrario d’une ampoule, un forage pétrolier ne peut pas s’éteindre et s’allumer d’un clic, sous peine de ne pas repartir ou d’influencer tout le gisement. Seul le pétrole de schiste offre un délai “on/off” raisonnable.

Pour les prochaines semaines, la surproduction devrait être comprise dans une fourchette de 8 à 25 millions de barils par jour !

La problématique n’est pas triviale et fait le bonheur des propriétaires de tankers pétroliers qui ont rapidement revu leurs tarifs à la hausse.

Selon Rystad Energy, les capacités de stockage mondiales sont utilisées à 76% et elles pourraient être remplies assez rapidement. Là aussi, le président Trump joue avec finesse. Il a proposé de racheter, à un prix d’amis, 77 millions de barils de schiste américains afin de remplir la réserve nationale. Ce coup de pouce aura une durée de vie limitée.

Les pétroliers canadiens vendent déjà leur baril avec un rabais de 13$, soit en-dessous de 10$ l’unité. Lors de la crise de 2014, certains producteurs de schiste avaient payé 50 centimes le baril pour s’en débarrasser ! Vous avez bien lu : payer, pas vendre !

Dans le même état d’esprit, les producteurs ont financièrement intérêt à brûler le gaz sur le lieux d’extraction au lieu de le transporter et de le vendre.

En toute logique, si l’Arabie Saoudite et la Russie continuent sur leurs lancées et si le coronavirus déjoue les intuitions du président Trump, les cours vont tendre vers le bas le temps de la pandémie. Ensuite si l’Economie repart, sans une partie des 9,3 millions de barils de schiste US, les cours devraient remonter comme un bouchon de liège.

 

3….2…..1….

Le pétrole devient de plus en plus une bombe à retardement.

Les variations extrêmes de son prix, son impact sur les économies, les enjeux de pouvoir et de domination entre pays ainsi que le dérèglement climatique n’ont jamais été aussi dangereux, visibles et palpables. Tous ces comportements compulsifs doivent nous pousser à nous en éloigner le plus rapidement possible.

Alors que les pays producteurs vont déverser des centaines de milliards $ afin de garder en vie leur pétrole et maintenir une dépendance addictive, les pays importateurs doivent utiliser leurs plans de stimulations économiques afin de s’en éloigner et d’accroître leur indépendance énergétique en produisant localement les énergies dont ils ont besoin.

Cette stratégie permettra également de relancer les emplois, d’accompagner les entreprises locales et de faire bénéficier et circuler cet argent dans l’Economie du pays au lieu de l’exporter.

Gare aux pays atteints du syndrome de Stockholm, la tentation de retourner dans les bras du pétrole est rassurante, mais explosive.

 

Sur le même sujet:

Après 12 jours de Krach Pétrolier: le baril à 23$

Et si la Banque Nationale Suisse soutenait l’Innovation?

A hauteur de 1,2 milliards €, Bruxelles va participer au financement de la construction de batteries européennes pour les voitures électriques et le stockage d’énergie. L’objectif est de tenter d’endiguer la déferlante chinoise dans ce secteur.

Durant la dernière décennie, à coup de subventions déguisées, la Chine s’était emparée des industries solaire et éolienne mondiales. Aujourd’hui, la perspective de perdre des millions d’emplois dans le secteur automobile fait mouche. La Commission Européenne a dû s’adapter aux nouvelles règles du jeu mondial imposées par Pékin et Washington.


 

L’industrie automobile allemande et française ont tiré la sonnette d’alarme. Pendant que l’Europe prône angéliquement la non intervention de l’Etat dans les marchés, la Chine injecte des milliards pour soutenir les piliers de sa stratégie «Made in China 2025» pendant que Donald Trump implémente avec succès son «Make the America Great Again ».

Comme s’il avait été pris la main dans le sac, le Ministre de l’Economie française Bruno Le Maire a confessé “l’Europe nous a autorisé à verser des aides publiques car il s’agit d’un projet important d’intérêt européen commun qui permet des fonds publics sans contrevenir aux règles européennes sur les aides d’Etat et la concurrence”. On apprécie le zigzag.

Bruxelles va investir 1,2 milliards sur 5 ans. En comparaison, le gouvernement chinois a mis sur la table 4,2 milliards $ depuis 2017, pour acquérir des participations dans des mines de lithium en Amérique Latine. Il n’aura fallu que 55 milliards $ à Pékin pour prendre le contrôle mondial de la chaîne de valeurs des voitures électriques.

 

Entre Libéralisme et Pragmatisme

A l’instar de l’Europe, la doctrine américaine proscrit l’intervention de l’Etat dans les entreprises. Dans la pratique, deux piliers financent l’innovation US: les investisseurs de la Silicone Valley et l’armée américaine. Cette dernière a financé une grande partie des technologies utilisées dans les IPhones.

Le développement actuel des drones-taxis d’Uber Elevate ou de Google est porté par la main invisible… de l’US Army. L’arrivée de Donald Trump a renforcé la complicité entre l’Etat et les entreprises.

Dans le grand jeu de l’innovation mondiale, l’Europe et la Suisse utilisent les anciennes règles, comme si les USA et la Chine jouaient au football avec 15 joueurs et 3 gardiens de but.

En une décennie, le leadership solaire Allemand, Autrichien et Suisse a été abandonné à Pékin. L’intelligence artificielle, la puissance de calculs, le stockage d’énergie, l’énergie nucléaire ne sont déjà plus européens.

 

La Suisse et le financement de ses entreprises

Dans une Economie agile, la rigidité du dogme Suisse dévoile ses limites. Depuis Logitech, combien de start-up peuvent s’enorgueillir d’avoir atteint le milliard $ et d’avoir créé plusieurs centaines d’emplois suisses?

Le système actuel se limite au financement de la recherche, de l’éclosion de start-ups ou de l’accompagnement des PME pour ensuite, faute de financement, se faire piller les joyaux et délocaliser les emplois en Chine ou aux USA.

 

Un Fonds Souverain Suisse

Pour assurer leur croissance, expansion ou développement, les entreprises suisses ne bénéficient de pratiquement aucun soutien financier des banques ou de la Confédération. Cerise sur le gâteau, la Banque Nationale Suisse investi des milliards $ dans les sociétés américaines concurrentes directes des start-ups et des entreprises helvètes.

Trop souvent, la très dynamique industrie suisse, notamment dans les cleantech ou du smart city, doit délocaliser, diminuer ses ambitions ou simplement fermer.

C’est également l’amer constat que fait la Commission Européenne. La perte d’un trop grand nombre d’emplois est une menace sur la stabilité de l’Union. Pour les 4 prochaines années, elle va mettre sur la table 9,1 milliards € pour soutenir ses entreprises innovantes.

En Suisse, les solutions de financement existent. L’une d’entre elles a été apportée par Philipp Hildebrand, ancien directeur de la BNS. Lors du Forum des 100, il a exprimé la possibilité de créer un pool d’actifs souverains publics qui utilise les réserves de la BNS afin d’optimiser l’aide à la transition climatique.

L’idée que la BNS se préoccupe enfin du climat, des emplois et de la santé des entreprises innovantes Suisses parait tout autant logique que subversive. Mais faute d’inflation, n’est-ce justement pas là son actuel destin et son utilité?

 

L’OPEP tente de repousser les prix du pétrole vers 70-80$

La réunion des membres de l’OPEP a entériné une diminution de 1% de l’extraction mondiale de pétrole à -1,2 million de barils par jour. L’objectif est de freiner la chute des cours de 87 à 58$ le baril (-33%) des deux derniers mois pour remonter dans une fourchette de 75 à 85$.

Pour le cartel, cette base devrait permettre des rentrées suffisantes de pétrodollars, de soutenir la croissance pour maintenir la demande de pétrole et de freiner les investissements dans les énergies renouvelables. A ce petit jeu, chaque pays défend ses propres intérêts.

Ne serait-il pas le moment d’envisager une transition hors des griffes du pétrole?


 

Depuis 2006, les variations extrêmes du baril déstabilisent autant les producteurs que les pays importateurs de pétrole.

C’est la deuxième fois depuis 2014 que l’OPEP doit intervenir de manière aussi vigoureuse. De 100$, les cours étaient descendus à 40$ en quelques mois. Aujourd’hui, la potion magique est la même: réduire l’offre.

Cette fois, ce sont les décisions à l’emporte-pièce de Donald Trump face à l’Iran qui ont totalement déstabilisé l’industrie pétrolière mondiale. D’un embargo total, Washington a lâché du lest à la dernière minute, en vue des élections de mi-mandat.

Dans les faits, Donald Trump terrasse tous les fondamentaux pour imposer sa vision à très court terme et assurer sa prochaine réélection en 2020.

 

Quel est le juste prix du baril ?

Les USA

Donald Trump souhaite des tarifs pétroliers sous la barre des 50$. Cela permet d’offrir à son électeur, Joe America, un carburant bon marché, ainsi que de stimuler l’activité industrielle et l’économie nationale. Ces trois facteurs pourraient lui accorder un second mandat.

Quant aux monstrueux déficits de l’extraction de pétrole de schiste, les Blackrock, JP Morgan, Wells Fargo, Bank of America, UBS, Credit Suisse, etc. sont passés maître pour exporter les pertes américaines à des institutions financières étrangères comme la Banque la Banque Nationale Suisse ou les fonds de pensions des retraités européens.

Qu’importe que le baril soit à 50$ et que les producteurs de schiste perdent des centaines de milliards $. Tant que leurs managers sont massivement payés et que des milliers d’emplois sont générés aux USA, le «Make the America Great Again» triomphe.

Un baril à 50$ permet également de limiter et de contenir l’implémentation des solutions renouvelables dévastatrices pour les énergies fossiles et pour la doctrine Trump.

 


Avant la réunion de l’OPEP, le président Trump a fait pression sur le cartel
dans le but de ne pas diminuer l’offre

 

Les Pays producteurs

Les pays producteurs privilégient un baril entre 70-90$ afin d’équilibrer leurs budgets. Le train de vie de l’Arabie Saoudite nécessite un baril supérieur à 80$. Plus frugale, la Russie, , peut se contenter d’un baril à 43$. Le surplus n’est que confort et bénéfice.

Le Venezuela, l’Iran, l’Irak, la Libye ou le Nigeria prient pour que la fourchette supérieure devienne la norme tant leurs besoins financiers sont importants.

Un baril à 80$ permet également aux pétroliers de pouvoir investir dans l’exploration pétrolière afin de remplacer les gisements qui s’épuisent. Durant cette dernière décennie, les coûts d’extractions sont passés de 5$ le baril à plus de 70$. L’industrie doit forer de plus en plus profond pour extraire du pétrole de moins en moins riche.

 

Les pays importateurs

Comme les membres de l’OPEP, les gouvernements des pays importateurs bénéficient aussi de la bénédiction du pétrole, via des taxes qui génèrent de substantiels revenus. A cet égard, la décision du cartel est une bonne nouvelle. Le montant optimal du baril raisonne le mieux dans la fourchette 80-90$.

Mais attention, au-dessus de 100$, le pétrole détruit tant la croissance économique que la demande de carburants. Comme le montre la crise de 2008, l’Economie est incapable de supporter un baril à plus de 140$.

 

Sortir du pétrole

La décision de l’OPEP de réduire l’offre implique directement la vie de tous les citoyens de la planète. La volonté du cartel de garder l’hégémonie du pétrole sur les autres énergies est compréhensible. Paradoxalement, on retrouve également cette même volonté au sein des pays importateurs.

Cependant, les variations extrêmes des prix du baril doivent nous inciter à effectuer une transition énergétique et une sortie rapide des produits pétroliers. Ces variations sont les premiers effets du peak oil et elles ne vont que s’amplifier, tout comme les changements du climat.

Une première étape pourrait demander l’interdiction de financement de projets pétroliers par les institutions financières publiques. Durant les deux dernières années, les banques françaises ont investi, à l’étranger, plus de 43 milliards € dans le pétrole.

En Suisse, le président de la Confédération, Alain Berset, a annoncé frs 120 millions de francs d’investissements dans les projets de réduction de CO2, majoritairement à l’étranger. Si au lieu d’utiliser les impôts des citoyens, il avait tout simplement régulé les investissements des fonds de pensions des caisses publiques, de l’UBS, du Crédit Suisse ou de la Banque Nationale Suisse, les bénéfices seraient répercutés sur l’entier du pays et pas uniquement aux USA. Cela aurait éventuellement permis à la BNS d’éviter de perdre des milliards $ dans ses investissements pétroliers au pays de Trump.

Combien de temps encore, la poudre de perlimpinpin va-t-elle résister aux turbulences pétrolières?