Les Guerres du Gaz: Géopolitis

Dans ce nouvel épisode de l’excellente émission de la Télévision Suisse Romande, Géopolitis, Marcel Mione explore avec Laurent Horvath, les coulisses du gaz à travers les continents.

Dans le monde des Energies, c’est le règne du chacun pour soi. Chaque pays regarde son intérêt propre. Ce qui se passe dans le gaz est une parfaite illustration entre la partie stratégique qui confronte la Russie, l’Europe, l’Allemagne, la Turquie, l’Ukraine, la Chine et les USA.


 

Le gazoduc Nord Stream 2 sème la discorde avec en fond de toile le gaz de schiste et la main mise de la Russie ou de des USA sur l’Europe. Comment se confronter avec Vladimir Poutine, Joe Biden, Recep Tayyip Erdoğan le président Turc. Quelle est la place du gaz naturel dans la transition énergétique et le climat? Est ce que le gaz est aussi propre que l’on veut bien le prétendre?

Cette émission de 26 minutes de Marcel Mione présente les enjeux stratégiques avec des illustrations vidéos très pertinentes, qui intéresseront tous ceux qui veulent en savoir plus.

 

Voir l’émission du 28 mars 2021: Les Guerres du Gaz: Geopolitis

 

Laurent Horvath

Géo-économiste des énergies, Laurent Horvath, propose des analyses et des réflexions dans les énergies fossiles et renouvelables avec un objectif principal: "ne pas vous dire ce que vous devez penser, mais dire ce qui se passe. A vous de vous forger votre propre opinion." En 2008, il a fondé le site indépendant 2000Watts.org, sans publicité, ni sponsors. Vous le retrouvez dans la version papier du journal Le Temps un jeudi sur trois.

4 réponses à “Les Guerres du Gaz: Géopolitis

  1. Merci Monsieur Horvath pour ces informations. Celles-ci ont ravivé mon envie de comprendre l’effet du méthane. Il y a quelques temps , je vous avais posé une question qui a dû vous échapper; je me permets de la reprendre ici:

    Dans l’un de vos récents blog vous avez utilisé un facteur de 26 pour convertir l’effet de serre du méthane en équivalent CO2. Bien que souvent utilisé, à mon sens ce facteur est très sous-estimé. En effet, l’effet réel du méthane est d’environ 100 fois supérieur à celui du CO2 (voir wikipedia, Greenhouse gas, p. 7/39). Toutefois comme sa durée de vie est plus courte que celle du CO2, son effet néfaste global est (arbitrairment) réduit en proportion et ramené, sur 100 ans, au facteur de 28 souvent cité. Si ce tour de passe-passe n’est par très grave en régime stationnaire – si la concentration de méthane est constante – il en va très différemment dans le cas actuel où sa concentration a augmenté de 150 % depuis 1750. L’augmentation doit être considérée comme ayant un impact de 100 fois supérieur à celui du CO2, soir 4 fois plus important que ce qui est généralement annoncé. J’imagine que nos amis gaziers ont fortement influencé cette manière de voir, appuyés peut-être par des boursicoteurs et autres taxateurs de CO2. Si vous avez une autre explication, je suis preneur !
    Bien cordialement GuyMC, physicien.
    réf: https://en.wikipedia.org/wiki/Greenhouse_gas
    PS: Je comprendrais fort bien que vous n’ayez pas la réponse, mais au vu de vos connaissances générales vous avez sûrement une référence à me fournir. Ou peur-être l’un de vos lecteurs ?

      1. Cher Monsieur,
        Merci pour votre référence à cet excellent article. Il va tout à fait dans mon sens tout en restant prudent et reprend le chiffre récemment utilisé par le GIEC de 86 fois en se basant sur une période de 20 ans (mais pourquoi 20 ans ?). Il conclut même, un peu provoquant, qu’il vaut mieux utiliser du charbon pour se chauffer que du gaz de schiste (en passant par l’électricité et une pompe à chaleur) et prône une taxe carbone 86 fois supérieure pour le méthane que pour le CO2 !

        Etonnamment, il se trouve que le méthane est 200 fois plus rare que le CO2 mais a 200 fois plus d’effet ! Si l’on prend encore en compte encore le fait que la concentration actuelle de CO2 absorbe déjà le 80% des rayonnements qu’il peut absorber, on arrive à la conclusion que le méthane est au moins aussi important que le CO2 dans le processus de réchauffement climatique – et ceci sans faire d’hypothèse sur la durée de vie de ces gaz.
        Signalons encore que le CO2 a, semble-t-il, un effet bénéfique sur la végétation, mais pas le méthane !

        Il faudrait donc d’urgence arrêter d’utiliser de tels gaz, mais on n’a pas la moindre chance d’y arriver !!!

        PS: J’ai vu que vous avez, vous aussi, utilisé ce chiffre de 86 dans votre dernière revue mondiale.

Les commentaires sont clos.