Climat – Energie: Si Trump s’inspirait de l’Europe?

donald-trumpAlors que les programmes énergétiques et environnementaux du prochain président élu américain, Donald Trump, sont toujours inconnus, les spéculations vont bon train. Des pistes sont évoquées, mais rien n’est officiel.

En attendant que le Président Trump dévoile son plan, que se passerait-il, s’il s’inspirait de certaines actions menées en Suisse et en Europe ?

 

En Suisse

La Banque Nationale Suisse a déversé plus de 3 milliards $ pour soutenir les entreprises américaines actives dans le charbon, les sables bitumineux, le pétrole et le gaz de schiste.

Depuis la COP21 de Paris sur le Climat et l’annonce de la participation Suisse, la Confédération Helvétique n’a pas encore initié la moindre stratégie. Rien, nada “comme s’il serait préférable que ce dossier dorme” se plaignent les fonctionnaires en attente d’une direction.

Si en 2012, un élan prometteur dans les technologies propres “cleantech” fleurissait, l’organe officiel de la Confédération, Cleantech Switzerland, est passée de vie à trépas comme d’ailleurs la quasi-totalité des initiatives cleantech cantonales. En 2016, seul CleantechAlps survit à cette razzia. Le peuple a enfoncé le clou en enterrant l’initiative Cleantech 2050 lors de la votation de juin dernier.

La Confédération Suisse a mandaté les pétroliers pour diminuer la consommation de carburants et de fioul. Le système installé est tellement abracadabrant que des millions inutilisés dorment dans les coffres de la Fondation Klik de l’Union Pétrolière Suisse. Même s’il paraît logique de confier la construction d’une usine à gaz à des pétroliers, c’est un peu comme demander au renard de s’occuper du poulailler.

 

Et en Europe

Les premières importations de gaz et de pétrole de schiste sont arrivées en Europe par tankers. Avant 2016, les importations de schiste étaient interdites.

Dans son accord avec le Canada (CETA), l’Europe va autoriser les importations de pétrole des sables bitumineux.

L’accord promulgué par Bruxelles autorise également les entreprises canadiennes à venir explorer le sol européen à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.

 

Des Idées pour Trump

Ainsi, si le président élu Trump devait s’inspirer des exemples ci-dessus, il pourrait :
– demander à ExxonMobil et Chevron de mettre au point une stratégie pour diminuer la consommation de carburants et de protéger le climat
– prier la Banque Fédérale Américaine de déverser des milliards pour soutenir le charbon, le pétrole et le gaz
– encourager les ventes de pétrole de schiste et construire un pipeline pour amener le pétrole bitumineux du Canada dans son pays
– développer les exploitations de schiste.

 

Effet Miroir

Comme l’effet miroir, les défauts qui nous dérangent le plus chez un ami, ce sont les défauts que nous avons.

Serait-il possible que ce qui nous gêne dans les probables plans climatiques et énergétiques de Trump, c’est qu’ils mettent le doigt sur les problèmes que nous n’avons pas encore réglés et qui trainent dans nos chaussures comme des grains de sable ?

Le jour où le président élu Trump dévoilera son plan, avant de bondir ou de tomber de notre chaise, il serait peut être opportun de regarder le chemin qui nous reste à parcourir et de se demander: c’est grave Docteur ?

Electricité, c’est la révolution

electricity_revolutionAlors les nouvelles technologies sont en train de révolutionner le monde de l’électricité, certains grands producteurs électriques freinent des quatre fers pour tenter de garder leurs clients captifs et s’accrochent à leurs anciens modèle d’affaires. A l’image d’Uber, ce mouvement de fond prend de l’ampleur et déstabilise.

Blockchain, Smart City, Internet des objets, autoconsommation, stockage, mini et micro grid émergent au grand bonheur des particuliers et des PME. Cette révolution chahute un business qui avait si peu évolué depuis un siècle.

 

Blockchain, Mini Grid

Grâce aux énergies renouvelables, les particuliers voient émerger toute une gamme d’opportunités pour devenir énergétiquement indépendant, afin d’éviter les frais de transports dispendieux, les taxes et de se libérer des règles rigides des grands producteurs.

Il est maintenant possible de créer un réseau électrique local, entre des bâtiments ou des maisons, qui combine énergie renouvelable et économie du partage. Le tout, grâce à la technologie blockchain, qui permet des échanges décentralisés, précis et sécurisés entre particuliers. (voir exemple à Brooklyn).

Ainsi, en fonction de leurs besoins et de la quantité d’énergie produite, les habitants d’un quartier peuvent s’échanger de l’énergie en temps réel et effectuer les payements avec des bitcoins pour des transactions sécurisées de particulier à particulier, sans intermédiaire et sans banque.

Souvent organisé en coopérative, ce nouveau modèle de proximité est appelé à se généraliser.

Smart City – Internet des Objets

Les technologies «Smart» font une entrée fracassante en Suisse. Alors que les ménages gaspillent en moyenne plus de 40% de leur électricité, ce pourcentage grimpe à plus de 45% dans les PME. L’internet des objets permet de fortement réduire ces pertes.

Ainsi Genève, St-Gall, Winterthur, Berne, Friboug, Neuchâtel sont en train d’équiper leurs régions du système LoRa afin d’activer la connexion des objets connectés et sur nos smartphones, les applications se multiplient.

Ces capteurs, à très faible consommation (une pile peut durer 8 ans), permettent de diminuer les pics de la demande, d’optimiser la consommation ou de repérer les fuites jusque là invisible. Ainsi les Services Industriels de Lausanne vont installer des lampadaires intelligents capables d’adapter automatiquement leur fonctionnement. Economies prévues: Frs 600’000 sur une facture totale de 1,1 million!

Au lieu de chauffer traditionnellement votre eau chaude durant les heures creuses de la nuit, c’est le surplus des heures ensoleillées de la journée qui prend le relais en maximalisant l’utilisation du réseau électrique et en stockant cette énergie.

Les batteries des voitures électriques peuvent déjà servir de tampon pour stabiliser le réseau tandis que le nouveau bus électrique TOSA d’ABB recharge sa batterie en moins de 15 secondes! Une prouesse impensable il y a 5 ans encore.

Pendant que les Forces Motrices Bernoises ont rageusement divisé par 3 les prix de rachats de l’énergie solaire, les propriétaires lésés vont pouvoir se retourner vers les solutions de stockage et auto-consommer l’électricité qu’ils ont produite. Avec ce système, les propriétaires n’auront plus à payer les frais de transports et les taxes qui représentent le 60% de la facture d’électricité. LG Chem Resu, SonnenBatterie Eco compact et Tesla Powerwall 2 arrivent avec des systèmes plug & play pour moins de frs 5’000.–.

 

Ceci est une Révolution

La conjugaison des énergies renouvelables et la progression exponentielle de la technologie ont modelé cette Révolution. Comme dans toute révolution, il y aura du sang, des morts, des perdants et des vainqueurs. Si le consommateurs ou les PME devraient y trouver des outils pour s’extraire du réseau et tendre vers l’indépendance énergétique et la consommation locale, la pression s’exerce sur les grands producteurs dont les outils de production manquent de souplesse.

Avec l’arrêt du nucléaire, les Allemands RWE ou E-On ont déjà prit une longueur d’avance notamment en scindant leurs activités de productions fossiles et de renouvelables. Dans la tourmente, EDF s’enfonce dans ses choix tandis qu’en Suisse Alpiq ou Axpo cherchent une issue.

Les entités les plus agiles, flexibles, à l’écoute du marché et qui savent naviguer dans ces avancées technologiques semblent les mieux adaptées. Les plus rigides, à l’image des dinosaures, disparaitront. Comme la nature a horreur du vide, elles seront rapidement remplacées. Paradoxalement, elles pourraient justement être remplacées par… leurs anciens clients.

Tout est une question d’adaptation. Comme dans la Nature.

 

 

COP22: Dix majors pétrolières proposent un mini fonds cleantech

(FILES) An Exxon sign is seen at a station in this September 20, 2008 file photo in Manassas, Virginia. US oil giant ExxonMobil on July 31, 2014 reported higher second-quarter profits despite pumping less oil and gas than it did a year ago. Exxon, the biggest US oil company and the second-largest US company in terms of market capitalization after Apple, said earnings came in at $8.8 billion, up 28 percent from the year-ago level. "ExxonMobil's financial results were achieved through strong operational performance and portfolio management," said chief executive Rex Tillerson. "We continue to enhance shareholder value by funding capital projects and delivering robust shareholder returns through dividends and share purchases." Results translated into earnings per share of $2.05, 19 cents above analyst forecasts.AFP PHOTO/Karen BLEIER/FILESKAREN BLEIER/AFP/Getty Images ** OUTS - ELSENT, FPG - OUTS * NM, PH, VA if sourced by CT, LA or MoD **Lors de la COP22 qui se déroule actuellement au Maroc: Shell Hollande, BP Angleterre, Total France, Eni Italie, Repsol Espagne, Statoil Norvège Saudi Aramco Arabie Saoudite, CNPC Chine, Pemex Mexico, Reliance Industries Indeand, les 10 majors pétrolières ont annoncé qu’elles allaient investir chacune 10 millions $ par année pour réduire leurs émissions de CO2 et de gaz à effet de serre.

Au total, un mini fonds de 1 milliard $ sur 10 ans sera créé pour investir dans les technologies cleantech au service des producteurs.


Ces technologies devraient permettre de réduire le torchage lors de l’extraction du gaz ou du pétrole, des fuites de méthane dans l’extraction de gaz ou à tenter de capturer le CO2. Elles permettront aux producteurs de répondre aux nouvelles législations, notamment aux USA, pour les forages de schiste.

En comparaison, sur cette même période de 10 ans, les majors vont investir plus de 1’000 milliards $ pour l’extraction ainsi que le transport du pétrole et du gaz. Ce chiffre est également à mettre en relation avec les 348 milliards investis dans les installations d’énergie renouvelables réalisées dans le monde en 2015.

Ce fonds cleantech représentera que le 0,1% de leurs investissements, mais il donne un signal envers les actionnaires qui sont de plus en plus sensibles aux questions climatiques.

Même si l’annonce des 10 majors, qui représentent le 30% de la production mondiale, est symbolique voir une simple opération de communication, on note que les américains en sont absents. ExxonMobil, Chevron ou ConocoPhillips ont refusé de se joindre à ce groupe, mais le vent pourrait tourner. On pourrait les voir lors de la COP23.

Il est aussi intéressant d’apprécier les différents points de vue sur le futur de l’industrie pétrolière. Shell penche vers un peak oil de la demande d’ici à 5-10 ans car selon elle, les grands pays consommateurs ont déjà sensiblement réduit leur consommation. La demande devrait atteindre un plateau à 100 millions de barils/jour.

Du côté américain, ExxonMobil voit une augmentation de la demande de 20% d’ici à 2040.

Deux points de vue bien différents qui vont offrir des stratégies intéressantes pour l’avenir.

 

Nucléaire Suisse: les barons de l’électricité agacent

marillerstaiblinschweickardt_tcm97-108431Les Suisse vont voter pour la fin du nucléaire d’ici à 2030. Pris de panique, les 3 producteurs d’électricité nucléaire, Alpiq-Axpo-FMB, montrent dans ce débat autant d’aisance que des éléphants dans un magasin de porcelaine.

Au lieu de tenter d’amadouer les citoyens, ils font preuve d’une arrogance qui est de moins en moins en phase avec le monde actuel. Ce comportement encourage à donner une bonne leçon à ces enfants gâtés.

 

Menaces d’enfants gâtés

Dans leur modèle d’affaires monopolistique, Alpiq, d’Axpo et les BKW-FMB (Forces Motrices Bernoises), l’intérêt des clients captifs n’a jamais pesé bien lourd dans leur balance. Il n’est pas étonnant que le capital sympathie des barons de l’électricité auprès de la population soit réduite. Opacité des factures, pertes abyssales, manque de transparence et salaires démesurés de ses dirigeants, rien n’incite à la confiance.

Ainsi Axpo et Alpiq ont d’abord menacé d’exiger de puiser des sommes astronomiques dans les impôts des suisses pour les indemniser, au cas où. Au lieu d’inquiéter, ces chiffres ont déclenché l’hilarité et mis à jour une stratégie de communication basée sur la peur.

Cette semaine c’est au tour des BKW-FMB d’annoncer que tous les propriétaires d’installations solaires allaient être unilatéralement punis. Avec des explications peu claires, l’entreprise basée à Berne a diminué le prix du rachat de l’électricité solaire passant de 11 à 4,5 ct le kWh.

Il ne fait aucun doute que les propriétaires lésés vont chercher à se retourner vers des solutions de stockage sur batteries et d’autoconsommation et tout faire pour court-circuiter les BKW. Cela tombe bien car les fabricants de batteries arrivent dès 2017 sur le marché, Tesla en tête.

Même la Conseillère Fédérale Doris Leuthard, qui est d’habitude très précise et méticuleuse dans ses dossiers, commence à être soupçonnée de collusion avec les 3 géants. Ses faux pas à répétition s’expliquent par la difficulté de naviguer entre sa fonction actuelle de Ministre de l’Energie et les intérêts de son potentiel futur employeur. Alors qu’elle devrait quitter son poste en 2018, la probabilité n’est pas nulle, qu’elle retrouve un poste d’administratrice au sein de l’un des 3 géants. Les BKW semblent avoir les faveurs de la côte.

Ces derniers jours, elle a dû se rétracter après avoir annoncé un black out électrique sur le modèle Belge. Elle a également plié sur son argument qui prétendait que l’électricité nucléaire suisse sera remplacée par de l’énergie entièrement produite à base d’énergies fossiles. Finalement, elle a admis avoir surestimé la production électrique allemande à base de charbon.

 

Des salaires imposants

Alors qu’Alpiq est en situation financière délicate, sa CEO allemande, Jasmin Staiblin, a puisé dans les caisses 1,54 million de francs dont un bonus de Frs. 580’000 malgré une perte financière de 830 millions.

De plus, la rémunération moyenne des quatre autres membres de la direction d’Alpiq a connu une hausse sensible en 2015. Ils ont perçu 950’000 francs (880’000 francs en 2014).

Le manque de sensibilité et d’étique suisse d’Alpiq peut s’expliquer par la composition des 5 membres de sa Direction composée de 3 allemands. Dans le Conseil d’Administration, la CEO allemande est entourée par 4 représentants d’EDF tous venus d’Autriche, d’Allemagne ou de France. Il est intéressant de noter qu’actionnaire à hauteur de 25%, EDF détient 31% des sièges du conseil d’administration.

Dans une situation toute aussi délicate, Axpo, a rétribué son CEO, Andrew Walo, avec un chèque de 1,13 million de francs en 2015, tandis que Suzanne Thomas, la directrice générale du groupe énergétique bernois BKW, a empoché 1,05 million en 2014.

Il est compréhensible que les menacent de ces patrons millionnaires passent mal dans une population qui voit de plus en plus le fonds du porte-monnaie à chaque fin des mois.

 

Les électriciens remplacés par des spéculateurs

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Alpiq et Axpo ne génèrent qu’une infime partie de leurs revenus par la production électrique. La grande part de leur chiffre d’affaires provient du «Commerce & Trading» comme le négoce de produits standardisés et structurés dans les bourses de l’Energie pour l’électricité, le gaz, les droits d’émission et des certificats.

Le cas d’Aliq est révélateur. Ses centrales nucléaires, barrages hydroélectriques et autres unités de production ont généré Frs 372 millions de chiffre d’affaires (5%) en 2015. La grande part des revenus provient du Trading et de la spéculation soit 4,7 milliards de francs ! Le solde de 1,5 milliard provient des services énergétiques.

alpiq_informations-par-domaine-operationnel-alpiqSource: Rapport annuel Alpiq 2015 et Liliane Held-Khawam

In fine, Alpiq affiche des pertes de Frs 830 millions pour l’année 2015 liées aux amortissements et au trading. De leur côté, les deux centrales nucléaires d’Alpiq: Gosgen et Leibstadt auraient perdu Frs 340 millions. Comme l’a révélé la Sontags Zeitung Alpiq a bien tenté de vendre ses deux centrales au français EDF, mais sans succès. Elle s’est ensuite retournée vers la Confédération Suisse et proposé les 2 unités pour 1 francs symbolique. Là aussi, Alpiq s’est heurtée à un mur.

Les centrales nucléaires Suisse ne sont plus dans des mains d’électriciens mais de financiers et d’experts fiscaux qui font dériver ces géants dans une croissance non maîtrisée et entièrement spéculative dans l’espoir de redresser la barre, de camoufler les errances de leurs investissements et accessoirement de justifier les salaires pompeux de leurs dirigeants.

On constate la même dérive opérée dans le domaine bancaire dans les années 80-90. Ce système fait planer une énorme menace sur la sécurité d’approvisionnement électrique de la Suisse si la chute d’un géant « too big to fail » devait survenir.

20161103-bli-akw-verlusteSource: blick.ch, étude Rechsteiner. Pertes en frs des centrales nucléaires suisses:
Total des pertes annuelles: Frs 637 millions

Pas tous les producteurs suisses d’électricité dans le même panier

Le style agressif imposé par les BKW, Axpo ou Alpiq n’est pas la seule voie possible. Ainsi, à l’opposé de ces entités, les Services Industriels de Genève (SIG) ou des Services Industriels de St-Gall montrent qu’il est parfaitement possible d’être à l’écoute de ses clients, d’intégrer les nouvelles technologies, de générer de la valeur économique en Suisse et d’avoir une gestion financière et humaine saine même, dans ces temps difficile. Bien que les SIG ne produisent pas, en quantité, autant d’électricité que les géants suisses, la contribution au chiffre d’affaires de ses unités de production électrique avoisine, comme pour Alpiq, les 5%.

Depuis que les SIG ont tourné la page des projets pharaoniques, l’institution en main des communes genevoises et du Canton, prouve qu’il est parfaitement possible d’améliorer l’efficience énergétique, d’innover, d’intégrer les énergies renouvelables et d’être très rentable.

 

De Prédateurs à Bienfaiteurs

L’arrêt de la production nucléaire pourra non seulement permettre à l’économie Suisse d’accélérer le processus d’innovation énergétique bénéficiaire aux entreprises et à la création d’emplois, mais également de développer ses propres technologies notamment dans l’internet des objets et des smart city, outils essentiels à l’efficience énergétique. L’Allemagne a déjà pris une longueur d’avance, mais la Suisse peut compter sur une base d’entrepreneurs innovants et créatifs pour saisir l’opportunité.

Elle demandera également aux barons de l’énergie de changer leur fusil d’épaule et de passer du rôle de prédateur à celui de bienfaiteur. Tout le monde en ressortira gagnant. Qui s’en plaindra ?

 

Sur le même sujet

Les inexactitudes de Doris Leuthard dans la campagne sur le nucléaire: Radio Suisse Romande

Alpiq will ihre Atomkraftwerke verschenken, Sontags Zeitung, en Allemand sur la vente pour 1 francs symbolique à la Confédération Suisse

Prix de l’électricité: les électriciens sous le choc

Salaire Andew Walo

Listes des solutions de stockage d’électricité pour les maisons et les particuliers (voir sous Suisse)

Les pertes d’Alpiq seraient dues à la production. Vraiment?

Energies et Economie: Revue Mondiale Octobre 2016

Dans cette édition de l’inventaire mondial des Energies, vous trouvez:
– Tesla: La Nouvelle Batterie Powerwall arrive en 2017
– Russie: Une nouvelle centrale nucléaire flottante
– Suisse: Le pays vote sur sa sortie du nucléaire
– Chine: Redevient le premier pays importateur de pétrole
– Nigeria: Retour à une production normale
– USA: Un des deux zigotos sera le Président
– OPEP: La baisse de production: info ou Intox?


L’OPEP a profité de son annonce avec un baril qui est monté jusqu’à 53$ durant le mois. Depuis, il a un coup de mou et retourne à la case départ, sans toucher de prime: il termine le mois à 49,71$ à Londres (49,24$$ à la fin septembre) et à New York 48.70$  (47.83$ fin septembre).

L’uranium dégringole. Belle chute à 20$  (23.75$ fin août).

Elon Mush présente ses nouveaux panneaux solaires en forme de tuiles et la Powerall 2, solution de stockage pour les particuliers

Monde

La dette mondiale dépasse les 152 trillions $ soit 2 fois le PIB mondial selon le FMI. C’est un paradoxe entre les taux d’intérêts qui tendent vers l’infiniment petit, voir négatif, et les dettes records du côté des pays et des entreprises (pour les 2/3). Si vous ajoutez que le prix du baril de pétrole est à la hausse, on devrait avoir un cocktail explosif dans les années à venir.

L’accord sur le climat de Paris a été adopté par plus de 140 pays. Il entre en vigueur dès le mois de novembre 2016.

Traditionnellement, les grandes entreprises du Fortune 1000 achetaient leur électricité aux producteurs. Ce modèle semble être maintenant dépassé. De plus en plus de compagnies réalisent les avantages stratégiques de produire leur propre électricité renouvelable et de la consommer directement. Après un investissement Capex (coûts d’achat), l’Opex (coûts de production) à prix marginal proche de zéro, procure un avantage stratégique sur celles qui continuent à acheter leur électricité.

Selon Bloomberg, d’ici à 2040, les voitures électriques auront compensé 13 millions barils/jour (b/j) de pétrole.

 

OPEP

Après l’annonce de l’OPEP sur la tentative de réduction de la production, le baril a gagné 10$ soit 320 millions $ par jour pour les producteurs de l’OPEP ou 9,6 milliards $ sur le mois.

Paradoxalement, l’OPEP a produit une quantité record de 33,24 millions b/j en septembre. La Libye, l’Irak et le Nigéria ont enregistré les plus fortes hausses durant le mois.

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Europe

Russie

C’est à ni rien comprendre. La production russe continue d’augmenter: 11,11 millions b/j en septembre +4%. Comment réussir cette prouesse avec de vieux gisements qui s’épuisent? Le record à battre est 11,48 millions b/j en 1988 avant la chute de l’URSS. De plus, les Russes ne profite pas encore des gisements exploratoires de l’Arctique.

La compagnie russe : Zapsibgidrostroy (imaginez le calvaire de la réceptionniste) a débuté la construction des docks qui vont porter la première centrale nucléaire flottante au large de Chukutka. La centrale devrait fournir de l’électricité pour les installations pétrolières et gazières offshores basées dans l’Arctique. La centrale débutée en 2007 nommée Akademik Lomonossov devrait entrer en production en 2019.

Comme l’Arabie Saoudite, la Russie est à son niveau record alors que les deux pays sont les fers de lance dans la réduction pétrolière mondiale.

Rosatom, le champion national du nucléaire, discute avec le Chili pour de possibles collaborations dans l’extraction de lithium.

 

Pologne

La course au gaz de schiste vient de se terminer alors que les deux entreprises d’état PGNiG et PKN Orlen ont finalement jeté l’éponge. Avant eux, ExxonMobil, Chevron, Total, etc. s’étaient déjà retirés d’un marché qui aurait dû rendre le pays riche comme Crésus depuis 2014 déjà.

 

Allemagne

L’Allemagne pourrait interdire la vente de voiture à essence/diesel d’ici à 2030, c’est en tout cas le souhait du Bundesrat.

La Deutsche Bank a reçu un coup de pousse de la Banque Européenne pour passer en douce le stress test selon le FT.com. Il aura fallu que quelques mois pour s’apercevoir de ce subterfuge.

L’histoire dira si Angela Merkel est une bombe à retardement ou une visionnaire pour l’Europe. Dans ses aventures du mois, la chancelière a poussé à la signature de l’accord de libre-échange CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) entre l’Europe et le Canada. Détail croustillant, l’Allemagne, via la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, s’est réservé le droit de sortir de l’accord et de laisser les autres pays européens patauger dans cet accord.

Le ministère de la mobilité aimerait interdire la vente de voiture Tesla en Allemagne. En cause : le pilote automatique jugé peu fiable. Tesla souligne avec délicatesse le retard important pris par les constructeurs automobiles allemands. Mercedes, Audi et VW ont annoncé l’arrivée prochaine de leurs modèles électriques d’ici à janvier 2020 déjà.

Audi va quitter le championnat du monde d’endurance pour se consacrer aux Championnats du monde de Formule Electrique.

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Deutsche Bank: ils avaient l’habitude d’être honnête, sûr et solide, comme… comme….
comme une VW
Dessin Chappatte

France

Les voitures électriques Mercedes, VW et autres présentées à la presse lors du salon de l’automobile de Paris ne seront restées qu’un seul jour : celui où les journalistes étaient présents. Les voitures à essence les ont immédiatement remplacées lors de l’ouverture au public.

Le président français s’illustre dans le livre “Un Président ne devrait pas dire ça”. En effet, un Président ne devrait pas dire ça.

 

Suisse

Durant le mois de novembre, les suisses vont voter sur la sortie d’ici à 2030 du nucléaire. Cela permettra de fermer la plus vieille centrale nucléaire du monde qui est dans un état catastrophique. Cela permettra à la Suisse d’enfin se lancer dans les énergies renouvelables et de se projeter dans l’avenir.

Inutile de préciser que les propriétaires de centrales nucléaires mettent une pression folle et articulent des chiffres qui ont le mérite de faire hurler de rire. Axpo et Alpiq voudraient demander plusieurs milliards de compensation si l’initiative devait passer. Ces chiffres tirés au hasard ont pour but d’effrayer le bon peuple qui doit commencer à en avoir marre de ces dinosaures.

Les Forces Motrices Bernoises (BKW), propriétaire d’une centrale nucléaire, ont fortement dévalué le prix de rachat de l’électricité photovoltaïque produite par les particuliers habitants le Jura. Le tarif de rachat est passé de 14ct à 4,5ct. L’arrivée sur le marché de la nouvelle PowerAll 2 d’Elon Musk (batterie qui permet de consommer directement l’électricité des panneaux solaires) devrait aider les citoyens à se passer des services des BKW.  Pour nos amis jurassiens qui recherchent des solutions de stockage voici des pistes: LG Chem Resu, SonnenBatterie Eco compact et la Tesla Powerwall 2 qui sera en vente fin 2017 pour 5’500$ et une capacité de 14 kWh.


Dessin Chappatte

Moyen-Orient

Arabie Saoudite

Le 5% de la compagnie pétrolière nationale Saoudi Aramco est à vendre. Le prix n’est pas connu, mais une chose semble acquise Bolloré ne pourra l’acheter et refaire le coup de Canal+. La grande nouveauté est que l’entreprise va devoir ouvrir ses comptes dont la valeur est estimée entre 1’000 milliards et 10 trillions $. Perso avant d’investir dans cette nébuleuse, qui en 35 ans n’a jamais pipé mot sur ses chiffres et surtout montré ses réserves pétrolières, il serait judicieux de vérifier le potentiel futur. Si Ryad décide de lâcher les bijoux de la couronne, c’est que le tout pourrait être sur une pente descendante.

L’Arabie Saoudite désire racheter la raffinerie Motiva basée au Texas, USA. Ca tombe bien car Motiva est justement en train de racheter la raffinerie Lyondell Basell également au Texas. Du coup l’Arabie Saoudite pourrait acquérir l’ensemble des raffineries texanes.

L’annonce d’un accord entre Moscou et Ryad pour réduire la production pétrolière a donné de bons résultats. Malgré des tonnes de surplus, les traders ont la trouille de shorter le pétrole qui est passé sur la barre des 50$ durant le mois. Le ministre du pétrole a rajouté de l’huile sur le feu en annonçant l’arrivée prochaine d’un baril à 60$. 10$ de plus et c’est 70 millions $/jour de plus-value pour le Royaume. Mais la réalité du terrain est en train de rattraper la rhétorique.

L’Arabie a lancé une vente d’obligations pour un montant de 15 milliards $ afin de renflouer ses caisses. Le taux de 3,75% est jugé comme très sexy dans un monde où les intérêts négatifs mangent l’épargne.

Le Roi a coupé 71% des dépenses dans le budget annuel du Gouvernement, mais il reste encore de la marge pour agrandir le parking de Ferrari et autre babioles.

 

Egypte

L’Arabie Saoudite a cessé de livrer son or noir à prix réduit en l’Egypte. Le Caire dément qu’il s’agirait d’une mesure de rétorsion de l’Arabie Saoudite suite à un vote défavorable à l’ONU. Des excuses techniques ont été avancées alors qu’il est également possible que les retards de paiements en soient la cause.

 

Iran

Les compagnies pétrolières étrangères sont toujours un peu craintives pour investir dans le pays. Pour les convaincre, Téhéran a réalisé un «nouveau business model» qui devrait les rassurer.

En septembre, 2,8 millions b/j ont été exportés. La hausse de production de 300’000 barils provient de condensés extraits du gaz et qui sont utilisés par la pétrochimie.

 

Koweït

Le gouvernement a donné son ok pour que la compagnie pétrolière nationale Kuwait Petroleum Corporation (KPC) fusionne avec la Kuweit Intergrated Petrochemical Industries Company (KIPIC). L’idée est de transformer une partie des 615’000 b/j extrait chaque jour en produits pétrochimique à plus forte valeur ajoutée.

 

Emirats Arabes Unis

L’Emirat se lance dans la construction du nouveau bâtiment le plus haut du monde à Dubai. La Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde déjà sise à Dubai, aura une petite sœur encore plus grande. Voilà de l’argent bien dépensé ! Ouverture : 2020 pour l’exposition mondiale.

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Les Amériques

USA

Elon Musk, le fondateur de Tesla, a annoncé la réalisation de sa nouvelle batterie Powerall 2 à l’usage des particuliers pour stocker leur énergie photovoltaïque. La batterie vendue pour 5’500$ a une capacité de 14 kWh soit le double de l’ancienne version. Elle sera commercialisée fin 2017.

L’accord de l’OPEP va fortement être influencé par la reprise de la production de schiste aux USA. Alors que le baril remonte, les frémissements ont augmenté du côté US. Mais il est encore difficile de convaincre les investisseurs de passer à la caisse.  Les USA importent actuellement 8 millions barils/jour de pétrole et le nombre de forages sur le sol US est de 428.

Le lobby de l’éthanol aimerait doubler la production d’additifs à base de céréales pour la production d’essence. Aux USA, l’éthanol peut s’élever à 10% dans l’essence. Ce marché représente 5 milliards $ de revenus pour les fermiers US avec une production de 60 milliards de litres. Les américains aimeraient exporter au Mexique, au Japon et en Inde. Comme la faim dans le monde a totalement disparu, faire avancer les voitures avec de la nourriture est tout à fait opportun. Il faut env 5kg de céréales pour produire 1 lt d’éthanol.

Le gaz a produit 448 gigawatts d’électricité en juillet 2016 +25% par rapport à  2012.

L’Etat d’Alaska a décidé de supprimer les avantages fiscaux accordés aux producteurs pétroliers. En cause le déficit de 3,5 milliards $ dans son budget. Avec cette mesure, 1 milliard $/an devraient entrer dans les caisses.

Dans les bonnes nouvelles. La pieuvre Goldman Sachs a réalisé un bénéfice de 2,1 milliards $ au 3ème trimestre. Et là, tenez-vous bien. La banque a supprimé 1’900 emplois alors que la masse salariale a augmenté de 36%!!!! En termes de trading, on appelle ça une prise de bénéfice !

Fracking – Schiste
En plus de s’être ramassé un sérieux bouillon dans ses investissements dans le gaz de schiste américain, la Banque Wells Fargo, est prise dans un scandale sans précédent pour avoir ouvert des comptes bidons et traficotage de sa compta. Le CEO, John Stumpf, s’est violemment défendu, remettant la TOTALITÉ de la faute sur son petit personnel. Le brave homme a finalement décidé de se quitter son poste, non sans encaisser ses indemnités de départ qui se montent à, full package, la modique somme de 137 millions $. Comme quoi au niveau des Banques, il y a une relation entre la taille de la connerie et les indemnités du boss. Je ne vous dis même pas ce que va ramasser le CEO de la Deutsche Bank le jour où il va s’en aller. Quand je pense à mon voisin qui s’est fait choper à 48 km/h dans une rue à 30 et qu’il risque la prison.

Le Texas, qui a fortement contribué à l’explosion de schiste jusqu’en 2014, a perdu 91’000 emplois dans ce secteur. L’Etat est le dernier au niveau national pour la création d’emploi pour le 11 mois consécutif.

Le débat sur le prix d’extraction du schiste continue. Il aura fallu un baril à 100$ pour voir son émergence même si 100 milliards $ ont été perdus dans des faillites. Le pétrole de schiste pourrait atteindre son peak oil d’ici à 3 ans indépendamment de la hausse des prix du baril. Les nouveaux gisements se trouvent encore dans des endroits prometteurs, mais pour les suivants la donne sera différente. D’ici à 2020, nous devrions avoir une meilleure vue sur la production.

 

Canada

Le premier ministre, Justin Trudeau aimerait implémenter une taxe sur les émissions de carbone d’ici à 2018.

Les producteurs de sable bitumineux s’inquiètent de l’émergence des voitures électriques selon Deloitte LLP. Parmi plusieurs scénarii, les producteurs risquent une transition forcée de ce pétrole financièrement très cher par les panneaux solaires et l’éolien pour la recharge des voitures.

Comme un pied de nez à aux pétroliers qui ont gouverné l’Alberta pendant des années, le nouveau gouvernement de la province étudie la faisabilité de produire la moitié de ses besoins en électricité avec du solaire.

 

Brésil

Le Congrès voudrait ouvrir l’exploitation pétrolière à des entreprises internationales au lieu de garder le monopole de Petrobras l’entreprise nationale. Les côtes du Brésil contiennent d’importantes réserves situées 3’000 m sous le niveau de la mer et à travers des couches de sel.

Selon les chiffres de l’ONG Forum brésilien de sécurité publique, le Brésil a dénombré près de 300’000 victimes d’homicides entre 2011 et 2015. Soit 160 par jour et une toutes les 9 minutes. Plus de personnes sont mortes au Brésil qu’en Syrie!

 

Venezuela

Le plus grand billet de banque : 100 Bolivars vaut un peu moins de 10 centimes € et coute plus cher à imprimer que ça valeur nominale. C’est ballot.

Le litre d’essence est vendu 6 Bolivar le litre (0,6 ct) ce qui ne génère pas un profit monstrueux pour la compagnie pétrolière nationale qui ne produit plus que 450’000 b/j.

Bien que le gouvernement tente de nourrir sa population avec le peu d’argent qu’il lui reste, la perte moyenne de poids durant les 5 derniers mois est de 7 à 15 kg par personne. A ce niveau, on peut imaginer que le mécontentement gronde. Il semble de plus en plus évident que le pays va s’écrouler tout comme la production pétrolière. Le président a réussi à reporter les élections et restera au pouvoir encore pour 3 ans.

Asie

Inde

La banque de développement Asiatique propose 500 millions $ pour aider à l’installation de panneaux photovoltaïques dans le pays. Il faut relever le geste. Pour une fois que la Banque de Développement ou la Banque Mondiale soutiennent autre chose que la construction de centrales à charbon ou des générateurs à diesel.

 

Chine

La Chine a importé une quantité record de pétrole en septembre : 8,08 millions b/j ou 38,5 milliards de litres durant le mois. La Chine redevient le premier importateur de pétrole devant les USA.

Pékin a ouvert de nouvelles raffineries et a exporté 2.37 millions b/j de carburants. La plus grande partie des importations sert à remplacer la perte de production des gisements onéreux. Le gouvernement préfère mettre en veille ses puits et acheter du pétrole bon marché. Les puits seront réactivés une fois que le pétrole remontera. La stratégie, à l’opposé de la totalité des producteurs mondiaux, semble géniale.

La bulle immobilière continue de gonfler sous l’impulsion de nouvelles constructions. Le gouvernement est de plus en plus inquiet sur l’atterrissage forcé bientôt en vue.

La balance du commerce montre une baisse de 10% en Septembre 2016 en comparaison de 2015. Cela renforce le sentiment que le PIB chinois sera un peu plus bas que les 6,9% espérés.

 

Kazakhstan

Le champ pétrolier de Kashagan, dans la mer Caspienne, est en construction depuis 16 ans. Il a déjà dévoré 53 milliards $ au lieu des 38 initialement prévu. Il aura fallu construire un pipeline en titane pour résister à la corrosion du pétrole très abrasif. La production devrait débuter d’ici à la fin de l’année avec 375’000 b/j prévus pour fin 2017.

 

Afrique

Nigeria

Le pays est sur le point de sécuriser un prêt de 4 milliards $ de la Chine. La Chine, qui a coupé une partie de sa production pétrolière locale (trop chère), diversifie ses sources d’approvisionnement. Le Nigeria, noyé sous la corruption et les attaques de ses installations pétrolières, propose un environnement difficile pour les majors étrangères mais cela n’inquiète pas trop les chinois habitués à ces détails.

Le Gouvernement poursuit judiciairement les compagnies pétrolières actives dans le pays : Shell, Eni et Chevron auraient exporté du pétrole sans payer de taxe et de royalties. Entre 2011 et 2014, quelques 12,7 milliards $ auraient passé entre les mailles du filet. C’est étonnant car ce n’est pas le style de ces entreprises de piquer dans la caisse sans rien dire. Elles se défendent en suggérant que le gouvernement tente de les extorquer.

Le pays produirait 1,9 millions b/j proche des 2,2 de l’année passée.

 

Libye

La Libye a réussi à pousser sa production à 600’000 b/j soit le double d’il y a quelque mois mais loin des 1,8 millions b/j des années Kadhafi. C’est une bonne nouvelle pour le pays qui a besoin de liquidités mais un peu moins pour la surproduction actuelle.

 

Tchad

ExxonMobil a été condamné à payer 75 milliards $ pour des royalties non payées dans le pays. Si les entreprises américaines commencent à se faire aussi lourdement extorquées que les entreprises étrangères qui font du business aux USA, l’ambiance va chauffer.

 

Phrase du mois

Armin Nasser, CEO Saudi Aramco
Just as the reliable oil produciton we’ve been seeing over the past coupld of years has happenend because of healthy investment, I am concerned that we will have the opposite effect over the next decade. “  It is crucial that long-term investment is not blocked by “environmental, regulatory and social pressures” particularly because remaining resources are increasingly challenging and expensive to develop”.

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde