Why we should create a markup language for journalists

1. What we need

As you know, we’re trying to keep articles alive for as long as possible at Le Temps, a Swiss newspaper. That’s why we developed Zombie, a tool that identifies evergreen articles and lets us know when we should republish them. But when we pull an article from our archives, do we need to update it? How much can we change? And how much time should we put into this?

Instead of asking these questions once the articles have been published, what if we could create articles that already contained sections that could adapt to readers’ expectations over time or other criteria? Here, I’m not referring to changes in substance but rather smaller language-related aspects that need to be modified to prevent the text from becoming outdated or irrelevant.

And what if there were a programming language for journalists designed specifically for this purpose? (suite…)

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Pourquoi il faut créer un microlangage de programmation pour journalistes

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1. Le besoin

Vous le savez, nous tentons de faire vivre les articles du Temps le plus longtemps possible. A cet effet, nous avons développé Zombie, un outil qui identifie les contenus evergreen et nous indique le moment opportun pour les remettre en circulation. Se pose alors une question: lorsqu’on ressort un article de nos archives, faut-il l’actualiser? Jusqu’où ose-t-on le modifier? Quel temps investir dans ce travail?

Et si, au lieu de nous interroger après parution, nous concevions dès le départ certains articles dont des parties s’adaptent avec le temps, ou selon d’autres critères, aux attentes du lecteur? Sans parler de modifications substantielles, il s’agit de ces petits éléments de langage qu’il faut adapter, sans quoi ils font d’un texte un objet daté ou lui font perdre sa pertinence.

Et si nous imaginions un langage de programmation pour journalistes, expressément dédié à cet usage? (suite…)

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Nous leur avons demandé de hacker nos archives. Voici leurs projets

En deux jours, historiens, graphistes et programmeurs réunis au sein de la rédaction du Temps ont trituré les archives historiques que nous détenons. L’objectif: inventer des projets ludiques et novateurs pour que ces 4 millions d’articles numérisés soient visibles au-delà du carcan du moteur de recherche.

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Pick’n’choose: du bon usage de la toolbox en journalisme

Cela ne fait pas si longtemps que les médias se sont débarrassés de leur lourd héritage au moment de définir leur présence en ligne. Il y a 5 ans, les sites de journaux sentaient encore l’encre et la rotative (voir celui du Temps en 2010), ceux des télés ressemblaient aux fenêtres publicitaires du petit écran. Désormais, tout le monde mise sur des formats conçus pour le web. Encore faut-il choisir le bon mode narratif en fonction du sujet et de son angle. (suite…)

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Comment ne pas se faire berner par les statistiques vidéo de Facebook

Il y a bientôt un an, Facebook lançait son opération séduction auprès des producteurs de vidéos, notamment les médias, afin de les débaucher de Youtube pour les inciter à poster leurs contenus sur Facebook. Au Temps, on aime bien expérimenter, on a donc joué le jeu. Il faut dire que Mark Zuckerberg a mis en place une arme quasi-absolue:  l’autoplay, un système où les séquences se jouent toutes seules sur l’écran des internautes. Avec pour effet d’offrir aux diffuseurs la fierté de statistiques très impressionnantes. Nous aurions aimé au Temps avoir de telles audiences. Mais ces centaines de milliers de vues sont largement mensongères.

1. La statistique qui fait rêver

Tous les éditeurs (comme nous) ont fait la même expérience: comparées à Youtube ou Vimeo, les statistiques mises en avant par Facebook quant aux vidéos donnent le vertige. Des dizaines de milliers de vues – souvent 10 à 20 fois plus que les plates-formes spécialisées. Notre vidéo la plus virale affiche par exemple près de 315 000 vues (désolé, il ne s’agit pas de chats mais d’une explication infographique du génocide arménien).

L’auteur est content, le rédacteur en chef aussi. Mais le problème, c’est que ce chiffre ne veut rien dire.

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