Comment ne pas se faire berner par les statistiques vidéo de Facebook

Il y a bientôt un an, Facebook lançait son opération séduction auprès des producteurs de vidéos, notamment les médias, afin de les débaucher de Youtube pour les inciter à poster leurs contenus sur Facebook. Au Temps, on aime bien expérimenter, on a donc joué le jeu. Il faut dire que Mark Zuckerberg a mis en place une arme quasi-absolue:  l’autoplay, un système où les séquences se jouent toutes seules sur l’écran des internautes. Avec pour effet d’offrir aux diffuseurs la fierté de statistiques très impressionnantes. Nous aurions aimé au Temps avoir de telles audiences. Mais ces centaines de milliers de vues sont largement mensongères.

1. La statistique qui fait rêver

Tous les éditeurs (comme nous) ont fait la même expérience: comparées à Youtube ou Vimeo, les statistiques mises en avant par Facebook quant aux vidéos donnent le vertige. Des dizaines de milliers de vues – souvent 10 à 20 fois plus que les plates-formes spécialisées. Notre vidéo la plus virale affiche par exemple près de 315 000 vues (désolé, il ne s’agit pas de chats mais d’une explication infographique du génocide arménien).

L’auteur est content, le rédacteur en chef aussi. Mais le problème, c’est que ce chiffre ne veut rien dire.

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Nous avons hacké les élections fédérales. Voici ce que nous avons trouvé…

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Les 4 et 5 septembre, les rédactions du «Temps», de la «NZZ», la Radio télévision suisse alémanique (SRF) et Opendata.ch se sont associées dans l’organisation d’un hackathon national sur le thème des élections fédérales. Pendant 48 heures, journalistes, hackers, développeurs et experts en tout genre ont élaboré des outils et des applications en ligne en exploitant les bases de données ouvertes.

«Un hacka quoi?» Un hackathon, soit le néologisme né de la contraction de «hack» et «marathon». Dans les faits, cela se traduit par le travail collaboratif – pendant 48 heures – de développeurs, journalistes, hackers et experts en tout genre. L’enjeu? Elaborer des outils et des applications en ligne en exploitant les bases de données ouvertes.

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