Entraînement hivernal de 2012 ©Arnaud Bertsch

L’aviron : mon école de vie

L’aviron, c’est quoi ? C’est : un bateau (fin pour les compétiteurs, large pour la pratique de loisir), des rames (une ou deux) et des rameurs (entre un et huit). Ce sport peut se pratiquer sur un lac, une rivière et même parfois sur la mer. Le rameur fait dos à l’avancée du bateau. Il voit donc le chemin parcouru et non celui qui reste. En compétition, l’aviron est l’un des sports les plus durs que l’on puisse imaginer – un peu comme le cyclisme.

En Suisse, on compte près de 80 clubs d’aviron. La majorité des rameurs pratiquent l’aviron comme un loisir, mais il existe tout de même une bonne proportion de compétiteurs qui s’affrontent durant toute l’année sur divers lacs et rivières. L’équipe nationale est très loin d’avoir la visibilité, la reconnaissance ou le salaire des joueurs de hockey ou autres footballeurs, mais elle se défend à un très bon niveau international.

Mais surtout, l’aviron est une école de vie. Ou en tout cas, ça l’a été pour moi et pour beaucoup de ceux qui rament autour de moi.

A douze ans, je pousse pour la première fois la porte d’un club, celui du Lausanne-Sports Aviron.  Ce n’est pas un hasard : mon grand-père, ancien rameur olympique, était dans le coup. A cette époque, je suis très peu sportive, du type à préférer discuter sur le banc de touche plutôt que de verser une seule goutte de sueur. A ma grande surprise, et celle de mon entourage, je croche. Il faut dire que je m’intègre au club à une grande équipe de potes (dont, avouons-le, beaucoup de garçons, argument décisif pour une ado). Je prends goût à cet esprit d’équipe et passe alors de deux, à cinq, puis neuf entraînements par semaine, jusqu’à entrer, quelques années plus tard, dans l’équipe nationale. En skiff, bateau individuel, j’enchaîne trois années aux championnats du monde. Je monte dix ans de suite sur le podium des championnats suisses, autant en bateau d’équipe qu’individuel. Puis, en 2013, je décide de quitter la compétition internationale, déterminée mais déchirée. Mon histoire avec l’aviron ne s’arrête pourtant pas là et je prends successivement le rôle d’entraîneur des jeunes, d’organisatrice d’équipe, d’accompagnatrice pour divers groupes d’adultes. Le club est toujours ma deuxième maison.

Qu’ai-je tiré, de ces nombreuses heures dans un club d’aviron ? Pas un corps de bodybuildeuse, ni de titre olympique, mais des enseignements précieux, parfois étonnants, qui me suivent dans la «vraie vie»:

  • La collaboration est nécessaire à la compétition.
  • Le goût de l’effort n’est pas inné, il s’apprend.
  • L’organisation augmente le nombre d’heures que compte une journée.
  • Faire du sport booste la confiance en soi.
  • Les amitiés créées dans l’effort sont les plus fortes.

Et bien d’autres encore…

Durant ces prochains mois, je vous propose de découvrir dix leçons de vie que l’aviron m’a apporté. Vous embarquez ?

Juliette Jeannet

Juliette Jeannet

Juliette Jeannet hérite de sa passion du sport de son grand-père, ancien rameur olympique. Grâce à un esprit de club stimulant, elle s’engage dans la compétition internationale en aviron (2011 à 2013). Très active au sein du LS aviron, elle pratique et côtoie une multitude d’autres sports. En parallèle, elle travaille pour la Fondation Zoein, qui soutient des projets de transition écologique.

4 réponses à “L’aviron : mon école de vie

  1. bravo Juliette de parler de ce sport magnifique que j’ai pratiqué ma vie durant comme rameur puis entraineur à LYON ! sport de toute la famille , l’aviron occupait nos conversations autour de la table familiale!
    et puis faire glisser un bateau tôt le matin ou le soir lorsque la nuit tombe….quel bonheur

    1. Bonjour! Merci pour votre commentaire. Ha oui, l’aviron est souvent un sport familial et parfois il fournit même une deuxième famille 🙂 L’un des prochains sujets, d’ailleurs!

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