Focus sur le Vietnam et le Kazakhstan

En l’espace de trois jours, le Président de la Confédération a célébré deux jubilés. Tout d’abord avec le Vietnam et ensuite avec le Kazakhstan. Les deux pays asiatiques représentent un marché important pour l’économie suisse. On peut saluer les accords signés, mais on peut regretter que ces deux visites n’aient pas été relevées au rang de “visite d’Etat”. La couverture médiatique de ces deux visites était quasi inexistante. Focus sur ces deus nations qui ont su dynamiser leur économie.

Suisse-Vietnam : 50 ans de relations

Vendredi 26 novembre, le Président de la Confédération Guy Parmelin recevait à Berne son homologue vietnamien Nguyên Xuân Phuc. Cette visite officielle avait pour but de célébrer les 50 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et le Vietnam. C’est en 1971 que la Suisse a reconnu le Vietnam. Les deux chefs d’Etat ont indiqué vouloir renforcer les échanges économiques dans les années à venir. Actuellement, ils se montent à environ 3,2 milliards de francs, mais il existe un potentiel de croissance pour dynamiser ces échanges. Parmi les pays membres de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), le Vietnam figure au 3ème rang des partenaires commerciaux par ordre d’importance, juste après Singapour et la Thaïlande.

Suisse-Kazakhstan : 30 ans de relations

Lundi dernier, le Président de la Confédération Guy Parmelin recevait non pas dans la capitale, mais à Genève son homologue kazakh Kassym-Jomart Tokayev. Cette visite officielle a été l’occasion de marquer les 30 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et le Kazakhstan. C’est en 1991 que la Suisse a reconnu le Kazakhstan, juste après la dislocation de l’URSS. Les deux chefs d’Etat ont souligné l’excellente relation entre les deux pays. Actuellement, le volume des échanges commerciaux se montent à environ 2,8 milliards de francs, mais il existe un potentiel de croissance énorme avec ce pays. Le sous-sol du pays des steppes regorge de matières premières, parmi lesquelles le pétrole, le gaz, le cuivre, le zinc, etc. Parmi les cinq républiques d’Asie centrale, le Kazakhstan figure au 1er rang des partenaires commerciaux par ordre d’importance, juste devant le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Leur économie respective n’est pas aussi globalisée que celle du Kazakhstan.

Une couverture médiatique pauvre

Je regrette d’une part que Berne ait décidé de ne pas élever ces deux visites au rang de « visite d’Etat ». On marque quand même 50 ans de relations ininterrompues avec le Vietnam ainsi que 30 ans de relations ininterrompues avec le Kazakhstan. Pourquoi le Conseil fédéral n’a pas organisé deux visites d’Etat distinctes pour ces pays-là? La pandémie est là, mais on aurait pu adapter le dispositif conformément aux règles sanitaires. D’autre part, la couverture médiatique a été complètement pauvre. Je n’ai pas entendu une seule émission parmi celles que j’écoute sur La Première ou que je regarde sur la RTS parler de ces visite. La dernière visite d’Etat d’un président en Suisse remonte à l’hiver 2020, c’était le président du Ghana.

Les Jardins du Château de Crissier – Un projet immobilier dans l’intérêt de tous

Le 28 novembre prochain, les citoyennes et citoyens de la commune de Crissier (là où j’habite depuis 1994) diront s’ils acceptent le crédit pour la construction de deux nouveaux immeubles à côté du Château. Pourquoi faut-il impérativement soutenir ce projet ?

Le projet immobilier des Jardins du Château a été confirmé et donc soutenu par le Conseil communal de Crissier lors d’un vote final en mai 2021. De quoi s’agit-il ? Le projet a pour but de construire deux immeubles locatifs sur la partie ouest de la zone du Château. La partie est de la zone du Château restera non constructible, un parc y sera aménagé. Pourquoi soutenir ce projet ? Pour trois raisons principales. Premièrement, il répond à un intérêt commun. La population augmente et les besoins en logement également. Il est impératif pour une commune dynamique comme la nôtre d’offrir des logements avec des loyers abordables pour la classe moyenne. Deuxièmement, la commune aura la charge de la construction. Un montant de 20,5 millions lui serait alloué pour réaliser la construction de deux immeubles. Ce projet resterait en mains publiques et les loyers ne pourraient pas prendre l’ascenseur. Troisièmement, le projet pourrait se défendre d’une exemplarité énergétique à l’heure où on parle beaucoup de lutte contre le réchauffement climatique.

Les partis communaux qui soutiennent ce projet, à savoir le Centre droite Crissier (CDC), le Regroupement écologiste et social pour Crissier (RESOC) et le Rassemblement des opinions libres de Crissier (ROLC) sont convaincus du bienfondé de ce projet pour les habitants de Crissier ainsi que pour le développement de notre commune. Évidemment, les trois partis politiques respecteront le vote final, même s’il est négatif. Mais refuser ce projet signifie d’une part que le permis de construire pourrait être utilisé par un promoteur privé qui pourrait construire à des prix inabordables et d’autre part, la commune se priverait de revenus locatifs de plus de CHF 1’000’000.-/an. Sans ce projet, la rénovation du Château pourrait peser sur les finances communales. Vous avez encore une semaine pour faire le bon choix!

Pourquoi il faut soutenir l’initiative sur les soins infirmiers

A la fin du mois, les citoyennes et citoyens suisses diront s’ils acceptent ou pas l’initiative sur les soins infirmiers. Pourquoi faut-il à mon avis soutenir cette initiative?

L’initiative populaire “pour des soins infirmiers forts” a été déposée il y a exactement quatre ans auprès de la Chancellerie fédérale à Berne. Que demande-t-elle? Elle appelle la Confédération et les Cantons à soutenir davantage les soins infirmiers. Concrètement, cela passe par la lutte contre la pénurie de soignants quand on sait qu’actuellement 6’200 postes d’infirmiers sont à pourvoir. Berne et les 26 cantons doivent se retrousser les manches et allouer un montant important dans la formation, condition indiscutable pour assurer la relève d’ici les prochaines années. L’initiative demande également à la Confédération de réglementer les conditions de travail et de garantir une rémunération au regard des compétences, mais au niveau fédéral. Cela paraît logique et j’avoue ne pas comprendre pourquoi les opposants refusent une telle mesure au niveau national.

La relève, un enjeu majeur pour les prochaines décennies

Avec le vieillissement de la population, celle-ci va faire de plus en plus appel à des soins infirmiers. Le comité d’initiative estime qu’environ 70’000 soignants seront nécessaires dans le secteur de la santé en Suisse d’ici 10 ans. Quand j’entends dire par certains proches qui travaillent dans ce secteur que “un tiers des infirmières et infirmiers de notre pays quittent le métier avant l’âge de 35 ans”, il y a de quoi se poser des questions sur la stratégie du Conseil fédéral par rapport à cette profession en perte de vitesse. Les chiffres font froid dans le dos.

La situation du Covid-19 n’a en rien arrangé la situation du personnel soignant. Au contraire, elle n’a fait qu’empirer. Ces infirmières et ces infirmiers sont à bout après presque deux ans de travail sans relâche pour lutter contre cette fichue épidémie. Malheureusement, les cas de contamination repartent à la hausse en Suisse. Au printemps 2020, nous avons applaudi le personnel soignant. Cela est loin d’être suffisant! Voilà pourquoi je voterai oui le 28 novembre prochain.

Libye : 10 ans après la mort de Kadhafi, un pays toujours chaotique

Dix ans après la mort du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, emporté par une révolte populaire lors des “Printemps arabes”, le pays est toujours en proie au chaos et à la violence. Le retour à la stabilité voulue par les pays voisins et par l’Union européenne se fait toujours attendre. Certains Libyens regrettent les années de “calme” sous l’ère Kadhafi. A l’image de Bachar Al-Assad en Syrie ou d’Abdel Fattah Al-Sissi en Egypte, ne faut-il pas continuer à soutenir ces régimes au nom d’une certaine stabilité pour l’Europe ?

Le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi était traqué comme une bête à abattre dans son fief de Syrte par des révolutionnaires. Le même jour, il était exécuté. Il aura fallu presque 42 ans de règne sans partage avant que le dictateur tombe. C’est une intervention militaire internationale, lancée par le biais de l’OTAN (France, Royaume-Uni et Etats-Unis), qui a accéléré sa chute. Malheureusement, Paris, Londres et Washington n’ont jamais réfléchi aux conséquences néfastes de la chute brutale d’un personnage comme Kadhafi. Je condamne ici une certaine impréparation des services secrets des trois pays. Comment n’ont-ils pas pu voir que les islamistes allaient s’emparer du pouvoir et des richesses pétrolières? Cela reste encore un mystère pour moi.

Pas opposé à la chute d’un dictateur, mais…

Je ne m’oppose pas à un renversement d’un tyran, mais pour moi il y a deux conditions importantes. La première, c’est de prouver que le dictateur a l’intention de massacrer son peuple. Un chef d’Etat qui envoie la police ou l’armée assurer l’ordre n’est en rien une preuve que celui-ci cherche à provoquer une guerre civile. La deuxième, c’est d’avoir un plan pour préparer une transition pacifique. Ce que la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis n’ont pas fait dans le cas libyen. Ils ont simplement abandonné ce pays aux mains des milices islamistes. Comme ils font dans le dossier afghan, en laissant la population afghane déjà en souffrance aux mains des Talibans. Et ils ont bien-sûr profité pour ramasser tous les contrats de pétrole et de gaz. Aucune de ces trois nations n’a su répondre aux aspirations du peuple libyen qui demandait de la stabilité, un retour aux libertés et de la démocratie.

Parmi ces pays considérés comme des “dictatures” par certains, il ne faut jamais oublier que certains d’entre eux sont des pays stratégiques pour le commerce et la lutte contre l’islamisme politique. Par exemple l’Azerbaïdjan, Le Tadjikistan, la Syrie, le Turkménistan, le Kazakhstan ou encore la Chine.

Une Libye divisée entre Est et Ouest

Au contraire, on leur a livré un pays complètement morcelé. Peu de Libyens avaient prévu le chaos qui allait s’emparer du pays après la mort de Kadhafi. Aujourd’hui, après des années de dialogue sous l’égide de l’ONU, la Libye devrait organiser des élections au mois de décembre. Elles ont déjà été déplacées en janvier 2022, cela ne m’inspire pas confiance quant à une paix durable dans ce pays. Je doute fort que des élections sûres et transparentes auront lieu un jour. Malheureusement, les centres de pouvoir rivaux à l’est et à l’ouest du pays ne font rien pour faire progresser un dialogue constructif.

Bien que les Libyens luttent toujours pour un retour durable à la stabilité, nombreux sont ceux qui aujourd’hui viennent à regretter le temps de Mouammar Kadhafi. La vie était loin d’être rose mais les gens avaient de quoi se nourrir, de l’électricité, du travail et pouvaient se déplacer sans craindre d’être tués par des milices sauvages. C’est pourquoi aux yeux de l’Union européenne ou de la Suisse, les régimes syrien, égyptien, turc, tunisien ou encore algérien doivent être le plus stable possible.

Suisse – Géorgie : 30 ans de relations

Le Président de la Confédération Guy Parmelin a accueilli il y a deux jours la Présidente de la Géorgie Salomé Zourabichvili. En trente ans d’histoire entre les deux pays, il s’agissait de la première visite officielle d’un chef d’Etat géorgien dans notre pays. Outre une mise au point bienvenue sur les échanges commerciaux, les deux présidents ont discuté du mandat de puissance protectrice qu’exercice la Suisse en représentant les intérêts de la Géorgie en Russie et vice-versa. Tour d’horizon de cette rencontre historique.

La cheffe de l’Etat géorgien Salomé Zourabichvili a eu droit au tapis rouge et aux honneurs militaires vendredi dernier à Berne. Accueillie au domaine du Lohn (lieu de réception des chefs d’Etat étrangers) par son homologue suisse, les deux présidents ont passé en revue plusieurs dossiers d’intérêts réciproques comme le changement climatique, les liens culturels ou encore les échanges commerciaux. D’après le département du Conseiller fédéral Parmelin, en 2020, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s’élevaient à environ 131 millions de francs. Il existe une volonté de la part des deux pays d’approfondir ces bonnes relations. Salomé Zourabichvili a aussi tenu à remercier la Suisse pour son rôle capital qu’elle joue dans la représentation des intérêts géorgiens en Russie et des intérêts russes en Géorgie. Depuis 2008, Tbilissi et Moscou sont en rupture de relations à la suite de l’indépendance autoproclamée de deux provinces géorgiennes, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Celles-ci sont reconnus par le Kremlin mais pas par la communauté internationale.

Une ex-diplomate française à la tête de la Géorgie

Salomé Zourabichvili occupe la fonction de Présidente de la Géorgie depuis décembre 2018. Cette femme de 69 ans est née en 1952 à Paris. Ses parents géorgiens sont arrivés en France en 1921 pour échapper au rouleau compresseur bolchévique. Sa famille a toujours gardé un lien fort avec la culture géorgienne. Après des études en sciences politiques à Paris, elle s’est lancée dans une carrière diplomatique de presque trente ans entre l’ONU à New York, à Washington et au Tchad. C’est sous la présidence de Jacques Chirac qu’elle a été nommée ambassadrice de France en Géorgie. A l’époque, personne n’aurait cru qu’un jour, elle prendrait les rênes de son pays d’origine.

Doris Leuthard à Tbilissi lors de son année présidentielle 2017

Il s’agissait de la première visite officielle d’un chef d’Etat géorgien en Suisse depuis l’établissement des relations diplomatiques entre Berne et Tbilissi. Côté suisse, la Présidente de la Confédération en 2017 Doris Leuthard s’était rendue en visite présidentielle en Géorgie. Les deux pays célébraient alors cette année-là le 25ème anniversaire des relations bilatérales. Le président de l’époque s’appelait Guiorgui Margvelachvili.

Lors de sa visite présidentielle en Géorgie, Doris Leuthard s’était entretenue avec le Président géorgien d’alors Guiorgui Margvelachvili.

La Suisse joue un rôle central dans la recherche de la paix entre la Géorgie et la Russie. La représentation des intérêts géorgiens à Moscou et des intérêts russes à Tbilissi est saluée par les deux nations. La Géorgie, aux côtés de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, forment ce qu’on appelle la région du Caucase du Sud. Si Guy Parmelin a pu rencontrer son homologue géorgien vendredi, il serait souhaitable de recevoir tout prochainement le Président azéri Ilham Aliyev ainsi que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian. Ces trois nations sont des pays importants aux yeux de notre diplomatie.

Les Suisses acceptent ENFIN le mariage pour tous

Les couples homosexuels ont désormais le droit de se marier en Suisse. Les citoyennes et citoyens suisses ont largement plébiscité le mariage pour toutes et tous avec un résultat clair de 64,1%. Celui-ci va permettre à la Confédération de rattraper son retard en matière de droits des gays et des lesbiennes.  

Le 26 septembre dernier, les Suisses étaient appelés à se prononcer sur le mariage pour tous. Sans grande surprise, le texte a été accepté à 64,1% au niveau national, selon plusieurs résultats officiels. Au niveau de la Suisse romande, pas de grande disparité cantonale. Le Canton de Vaud a accepté la proposition à 65%, Genève à 65,1%, le Valais à 55,5%, Fribourg à 62,3%, Neuchâtel à 63,4%, le Jura à 61,1% et le Jura bernois à 53,3%. Concrètement, cela signifie que les couples de même sexe pourront se marier civilement dès le 1er juillet 2022. Et on ne peut que se féliciter de cette avancée sociale!

Un jour historique pour l’égalité

“On est très contents du résultat, c’est à la hauteur de notre campagne”, a déclaré sur les ondes de la RTS Olga Baranova, directrice de la campagne nationale pour le oui au mariage pour tous. Pendant plusieurs semaines, elle a sillonné les quatre coins du pays pour défendre ardemment ce oui. Hormis l’UDC et l’UDF mais sans surprise, les principaux partis politiques du pays soutenaient le principe d’un mariage pour tous au niveau fédéral. Même son de cloche du côté du Conseil fédéral. Le Gouvernement s’est félicité de ce résultat. “C’est un symbole fort et une reconnaissance de la société envers ces couples” a déclaré Karin Keller-Sutter, Conseillère fédérale en charge du DFJP. Avec ce oui, les Suisses ont mis fin à une discrimination qui durait depuis trop longtemps. Deux femmes ou deux hommes pourront se dire oui en toute liberté dès le 1er juillet de l’année prochaine.

Une Suisse qui rejoint la plupart des pays européens

En disant oui au mariage pour tous, la Suisse rejoint plusieurs pays qui connaissent déjà le mariage pour tous. Les pays où le mariage et l’union civile entre personnes de même sexe existent déjà sont les suivants : Finlande, Suède, Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Irlande, France, Autriche, Espagne et Portugal. A l’inverse, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie ne reconnaissent pas le mariage pour tous.

En acceptant ce résultat, les citoyens suisses ont compris que la société a évolué et qu’il fallait aller dans le sens de l’évolution. Il était important de se mettre au diapason européen. Ce vote doit être vu comme un signal clair que la Suisse partage entièrement ou presque les valeurs de l’UE même si on a refusé l’accord-cadre.

 

Sécurité des Conseillers fédéraux : faut-il la renforcer?

C’est un moment plutôt rare dans l’histoire récente des conférences de presse du Conseil fédéral. Mercredi 1er septembre, à la fin du point de presse hebdomadaire, Guy Parmelin, le Président de la Confédération, a lancé un appel au calme. Il s’inquiète de la montée des tensions et de la violence verbale voire physique liée d’une part à la vaccination et d’autre part au pass sanitaire. Dans la capitale fédérale tout comme dans les Cantons, les responsables de la santé constatent avec tristesse une détérioration du climat général et font face hélas aux insultes et menaces. Il paraît loin le temps où on pouvait croiser un Conseiller fédéral ou un Conseiller d’Etat dans la rue ou dans les transports publics. A l’image des Etats-Unis, la Suisse ne devrait-elle pas se doter d’une force de sécurité supplémentaire type “CH Secret Service”?

Lors de la conférence de presse du Conseil fédéral de mercredi dernier, le Président de la Confédération Guy Parmelin a lancé un appel singulier et plutôt rare chez nous. “L’ennemi c’est le virus, pas les citoyens, les concitoyens et concitoyennes qui pensent différemment. Si je souligne aujourd’hui cette apparente évidence, c’est que j’observe avec une grande inquiétude une montée des tensions.” Aux abords du Palais fédéral, la sécurité a été renforcée afin de protéger les bâtiments et les employés de l’administration fédérale. Depuis plusieurs mois, il est devenu rare de voir un Conseiller fédéral seul dans les rues de Berne ou du pays : escorte en civil lors des déplacements à pied ou forces spéciales du Canton de Zurich pour la présence d’Alain Berset dans l’émission Arena de la SRF. Tout cela montre une division forte entre les pro et anti-vaccins. L’office fédéral de la police admet une augmentation inquiétante des propos insultants envers les élus politiques, en premier lieu sur les réseaux sociaux.

Agression physique à Zurich

Le mois dernier, à l’occasion d’une campagne de vaccination, la Conseillère d’Etat zurichoise en charge de la santé, Natalie Rickli, a été aspergée de jus de pommes. Cela peut faire sourire mais montre le climat délétère et inquiétant en Suisse, un pays pourtant habitué des débats respectueux. Dans le Canton de Genève, c’est la Médecin cantonale Aglaé Tardin qui a été victime de propos menaçants. Elle se trouve actuellement sous protection policière. La police fédérale a les moyens d’agir. Elle peut en premier lieu envoyer une lettre de recadrage, se rendre au domicile de la personne agressive et la rappeler à l’ordre ou encore prononcer une garde à vue. Mais cela est-il suffisant? Clairement non! Je suis d’avis qu’elle devrait aussi pouvoir arrêter la personne et la condamner à quelques années de prison (1-5 ans) pour atteinte à la sécurité nationale.

La Ministre zurichoise de la Santé, Natalie Rickli (UDC), lors de l’inauguration d’un bus vaccinal à Gossau et quelques minutes avant l’attaque au jus de pommes. Photo : Keystone

Recopier le modèle de sécurité américain

A l’image des Etats-Unis et de leur célèbre US Secret Service, la Suisse devrait aussi se doter de ce type de sécurité spéciale. Elle pourrait prendre la forme d’un “CH Secret Service”. Cette unité serait en charge de la protection de personnalités politiques comme : le Président, le Vice-Président, les Conseillers fédéraux, le premier cercle familial des personnes précitées, les anciens Conseillers fédéraux et leur conjoint, les candidats au Conseil fédéral (tous les quatre ans), les Parlementaires fédéraux, les juges fédéraux, des personnalités liées à la gestion d’une crise sanitaire ou économique, etc. Il est triste d’en arriver à ce point-là mais on ne peut pas jouer avec la sécurité d’un représentant politique au niveau fédéral ou cantonal. D’où l’importance pour la Suisse de se doter d’une force de sécurité supplémentaire pour les élus politiques.

En tant que citoyen et Conseiller communal, je souhaite qu’on puisse revenir à des discussions respectueuses autour des questions liées à la vaccination et au pass sanitaire. Dans une démocratie libérale, il est sain de se poser des questions ou de ne pas être d’accord. Toutefois, il y a une limite des propos quant ceux-ci commencent à devenir menaçants et/ou dangereux envers les personnes qui ont un autre regard que nous. Le système politique suisse est presque unique au monde. Nous devons le protéger pour les générations futures et refuser la violence politique.

30 ans d’indépendance : comment quatorze ex-républiques soviétiques ont quitté l’URSS

Il y a trente ans, en 1991, l’URSS (Union des Républiques socialistes soviétiques) de Mikhaïl Gorbatchev commençait à se disloquer. L’une après l’autre, les quatorze républiques soviétiques commençaient à se libérer de la tutelle de Moscou. C’est dans ce contexte que certaines ont célébré, célèbrent ou célèbreront prochainement les trente ans de leur indépendance. A l’image de l’Ukraine qui a fêté ses trente ans d’indépendance le 24 août dernier avec au menu de la journée un défilé de soldats, de chars et de missiles. Un message politique fort envoyé de la part de Volodymyr Zelensky, le jeune Président ukrainien, à son homologue russe, Vladimir Poutine. Rappelons que ce dernier a en 2014 fait rattacher illégalement la Crimée (territoire ukrainien) au reste de la Russie. Aujourd’hui, quel est l’état des relations entre la Russie et ses anciennes républiques soviétiques? Quelle place occupent ces nouveaux Etats indépendants sur la scène mondiale? Pourquoi ces pays sont importants aux yeux de la diplomatie suisse? Tour d’horizon.

Nouveaux Etats indépendants, entre intérêts russes et européens

De manière générale, la Russie de 2021 entretient de bonnes relations diplomatiques avec la plupart des ses anciennes républiques soviétiques. On peut citer parmi elles : 1) Les cinq pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan). La Russie mise sur la coopération économique et militaire et surtout la stabilité de cette région, propice aux mouvements islamistes radicaux. 2) Les deux pays du Caucase du Sud (Arménie et Azerbaïdjan). La Russie s’efforce de rester neutre dans le conflit du Haut-Karabakh et soutient le processus de paix qui pourrait permettre le retour à la paix entre Bakou et Erevan. 3) La Biélorussie. La Russie souhaite poursuivre l’intégration dans le cadre de “l’Union d’Etats Russie-Biélorussie”, un rapprochement qui devrait à terme créer un seul Etat entre les deux pays. 4) La Moldavie. Même si la Présidente actuelle est une pro-européenne convaincue, elle a assuré qu’elle s’efforcerait à trouver un équilibre entre l’Union européenne et la Russie, ce qui n’a pas déplu à Vladimir Poutine. La Russie va poursuivre la coopération économique avec ce petit pays.

A l’inverse, la Russie entretient des relations diplomatiques difficiles avec 1) La Géorgie. En 2008, des combats ont eu lieu dans les deux régions séparatistes pro-russe que sont l’Ossétie-du-Sud et l’Abkhazie. Treize ans après le conflit, les relations ne sont toujours pas rétablies. 2) Les trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie). Ceux-ci ont été marqués par la période soviétique et redoutent à chaque instant une invasion russe sur leur territoire. Leur appartenance à l’UE et à l’OTAN permet néanmoins de s’assurer d’une protection de leurs frontières. 3) L’Ukraine. Depuis l’annexion illégale de la Crimée par la Russie, les relations entre d’un côté Moscou et de l’autre Bruxelles et Washington se sont fortement dégradées même si tout le monde s’efforce à poursuivre le dialogue pour trouver des solutions pacifiques. Preuve de l’importance de l’Ukraine aux yeux de la Russie, Lénine disait même que : “si nous perdons l’Ukraine, nous perdons la tête.”

Rencontre des chefs d’Etat de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Moldavie, de la Biélorussie, de la Russie, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan à l’occasion d’un sommet de la Communauté des Etats indépendants en octobre 2014 en Biélorussie. Photo : compte Twitter de la présidence russe.

Les ex-républiques soviétiques sur la scène géopolitique mondiale

Parmi ces quatorze ex-républiques soviétiques, certaines ont su se placer sur l’échiquier géopolitique mondial. Le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie et l’Ukraine mais pour des raisons différentes. Le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et l’Ukraine pour leurs exportations vers l’Occident de pétrole, de gaz naturel, de ressources minières et de produits agricoles. L’Ouzbékistan et le Tadjikistan pour leur rôle de pays stables et de soutien à lutte contre le terrorisme en Afghanistan. Leur poids dans la région devrait encore se renforcer à la suite du retrait chaotique et précipité des Américains d’Afghanistan. Tachkent et Douchanbé pourront compter sur l’appui militaire de Moscou afin de protéger leurs frontières, qualifiées parfois de poreuses. L’Arménie pour la défense des Chrétiens dans une région majoritairement musulmane. Un thème cher pour les dirigeants occidentaux. La Biélorussie à cause de sa position géographique, un pays aux portes de l’Europe. Depuis la réélection contestée d’Alexandre Loukachenko l’été dernier, les relations avec Bruxelles et Washington se sont encore dégradées.

A l’inverse, d’autres pays comme le Kirghizistan, le Turkménistan, la Moldavie, la Géorgie ou les trois Etats baltes ne représentent pas ou peu d’intérêts politico-économiques pour Washington, Bruxelles et Berne. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’y passe rien, simplement que ces pays ne divisent pas l’Ouest et l’Est comme c’est le cas pour le dossier ukrainien.

Le Président français Emmanuel Macron avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Les relations entre la Suisse et les ex-républiques soviétiques

On pourrait croire que la Suisse n’a de liens économiques forts qu’avec la Russie. Au contraire, la Suisse jouit d’une place importante auprès de certains de ces pays. A commencer avec les cinq pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan) avec qui elle collabore étroitement au sein des groupes de vote de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (institutions de Bretton Woods). Le Kazakhstan est le premier partenaire commercial pour la Suisse dans cette région. D’après l’agence de presse Kazinform, le Président kazakh devrait bientôt se rendre en Suisse dans le cadre d’une visite officielle. Dans le Caucase du Sud, la Suisse s’efforce de soutenir le processus de paix dans le conflit d Haut-Karabakh opposant l’Arménie et l’Azerbaïdjan. D’ailleurs, en 2015, l’ancien Président suisse Didier Burkhalter avait proposé ses bons offices en accueillant un sommet entre les présidents azéri et arménien pour relancer le dialogue. Concernant la Géorgie, la Suisse représente depuis 2009 les intérêts diplomatiques de la Géorgie à Moscou et ceux de la Russie à Tbilissi. Cela fait suite au conflit armé de 2008 entre les deux pays. L’Azerbaïdjan est le premier partenaire commercial pour la Suisse dans cette région.

A l’opposé, avec les Etats baltes, les relations diplomatiques sont bonnes mais pourraient encore être développées. La Lituanie est le principal partenaire économique dans cette région. La Suisse joue un rôle important dans la résolution du conflit entre la Russie et l’Ukraine. La Suisse veut préserver ses relations diplomatiques avec Kiev et Moscou au travers de sa politique des bons offices. Elle accueillera l’édition 2022 de la Conférence sur les réformes en Ukraine. Enfin, pour ce qui est de la Biélorussie et de la Moldavie, les relations économiques sont modestes. La Suisse a très peu développé ses relations avec ces deux pays.

L’ancien Président de la Confédération Ueli Maurer s’était rendu en visite officielle au Kazakhstan en novembre 2019. Pour rappel, le Kazakhstan est le premier partenaire commercial de la Suisse parmi les cinq pays d’Asie centrale. Photo : compte Twitter du Département fédéral des finances.

Trente années se sont écoulées entre 1991 et 2021. Les quatorze ex-républiques soviétiques se sont libérées des ordre de Moscou et ont pu se (re)construire et suivre leur propre chemin. Toutes veulent garder des bonnes relations avec la Russie mais elles cherchent aussi à diversifier les partenaires. Certaines d’entre elles ont su s’imposer sur la scène internationale, notamment avec l’exportation d’hydrocarbures. Certains diront que ces pays n’ont pas suivi le chemin de la démocratie. Tant pis, le plus important est que ces pays restent des partenaires stables, notamment dans la lutte contre le terrorisme international.

Afghanistan : un échec américain?

Alors que les talibans se rapprochent à grands pas de la capitale Kaboul, plusieurs pays occidentaux réduisent ou ferment leurs activités en Afghanistan. A commencer par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Finlande ou encore la Suisse qui ont décidé de rapatrier leur personnel diplomatique. Quant à la Russie, elle n’envisage pas pour le moment d’évacuer ses employés sur place. Bien que le Président afghan, Ashraf Ghani, a annoncé tout mettre en œuvre pour trouver une solution qui mettrait fin à la guerre, la question d’un retour en force des talibans au pouvoir se pose. Hier encore, Joe Biden défendait le retrait des troupes américaines en déclarant que : “rester en Afghanistan n’aurait fait aucune différence quand l’armée afghane ne peut ou ne veut pas défendre son propre pays.” Alors l’intervention militaire américaine en Afghanistan a-t-elle été un échec total?

Il y a d’abord eu en 1975 la défaite américaine au Vietnam. Cette année-là, le Vietnam du Sud, allié des Américains, perdait face au Vietnam du Nord communiste. En 2011, le 44ème Président américain Barack Obama décide d’en finir avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Il le renverse. Certes, l’objectif est atteint, mais le pays plonge ensuite dans le chaos et l’anarchie avec dans tout le pays des groupes terroristes et milices armées qui se disputent le pouvoir. Les talibans vont prendre le contrôle du pays, il n’y a aucun doute là-dessus. Après sept mois passés à la Maison Blanche, Joe Biden vit en ce moment sa première crise internationale. En annonçant il y a quelques mois un retrait total de toute force étrangère dans le pays, il n’a fait qu’empirer le problème. Il aurait dû s’assurer par un accord écrit que les talibans ne prendraient jamais le contrôle de Kaboul. Après vingt ans de timide démocratie et de libertés pour les femmes, il vient de redonner ce pays aux terroristes. Le pays va sans aucun doute et malheureusement revivre sous le régime des talibans, comme à la fin des années 90. La situation va s’aggraver en premier lieu pour la population afghane, fatiguée des conflits à répétition, mais aussi pour les pays occidentaux. La non-présence de forces armées étrangères va créer un vide favorable pour des terroristes et comme en Libye et/ou en Syrie, cela va attirer des djihadistes du monde entier. Par ailleurs, Berne a annoncé suspendre les expulsions de réfugiés déboutés vers Kaboul à cause des combats actuels. On peut applaudir cette décision, car il serait contraire à nos valeurs de renvoyer ces personnes en Afghanistan, le risque d’être tué est trop grand. De plus, l’ombre de la crise migratoire de 2015 plane déjà. L’Union européenne et la Suisse doivent impérativement se coordonner pour éviter de revivre une crise migratoire qui menacerait la stabilité et la paix ici en Europe.

Des combattants talibans patrouillent dans les rues de Hérat, deuxième plus grande ville d’Afghanistan, le 14 août 2021. Photo : AFP

L’intervention militaire américaine en Afghanistan a été un échec sur toute la ligne. Washington a investi des milliards, entraîné des milliers de soldats afghans et fourni des équipements militaires. Et pourtant, l’armée afghane est en déroute complète face aux talibans. Trop c’est trop! Il est temps que la Chine, la Russie ou des puissances régionales (Turquie, Iran, etc.) prennent la relève et assurent la sécurité au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Comment Emmanuel Macron a retourné sa veste

Il y a une semaine tout juste, les Français découvraient les nouvelles contraintes sanitaires imposées par leur président. Emmanuel Macron qui s’exprimait à l’occasion d’un discours télévisé a annoncé rendre le vaccin obligatoire pour les soignants et étendre le pass sanitaire à des nouveaux lieux de loisirs. Pour résumer, toute personne qui refusera le vaccin se verra privé ou de salaire ou de sortie au restaurant. Mesures drastiques voire arbitraires vue de Suisse. Alors que le Président français était opposé à la vaccination obligatoire en décembre dernier, le voilà qu’il a retourné sa veste. Cette énième mesure déjà décriée par plusieurs partis politiques dont le Rassemblement national de Marine Le Pen pourrait-elle entraver la réélection d’Emmanuel Macron s’il se représentait lors de l’élection présidentielle de 2022?

“Je suis pour le communisme. Je suis pour le socialisme. Et pour le capitalisme. Parce que je suis opportuniste” chantait Jacques Dutronc dans “L’opportuniste”, sa célèbre chanson sortie à la fin des années 60. On pourrait appliquer ces paroles à l’actuel président français, vue sa manière de gouverner de manière opportuniste. Emmanuel Macron a donc finalement décidé de rendre le vaccin obligatoire pour les soignantes et soignants et dans le même temps d’étendre le pass sanitaire. Ces deux mesures doivent permettre de poursuivre la lutte contre le Covid-19. “Ils auront jusqu’au 19 septembre pour se faire vacciner”, a déclaré le Président français. Au-delà de cette date, des sanctions tomberont comme par exemple ne plus pouvoir travailler et ne plus être payé. Le ton est ferme et martial. Quant au pass sanitaire, il entrera en vigueur pour les lieux de culture et de loisirs qui rassemblent plus de 50 personnes. Les cafés et restaurants, les centres commerciaux ou encore les transports sont concernés. Dans nos démocraties occidentales, je doute qu’imposer des décisions comme celle de la vaccination obligatoire puisse fonctionner et plaire à tout le monde. A titre personnel, je ne suis pas opposé aux vaccins puisque j’ai reçu mes deux doses Moderna. Mais je respecte totalement l’avis des anti-vaccins quant à leurs doutes qui sont légitimes. Un vaccin développé en aussi peu de temps peut amener quelques questions sur l’efficacité. En Suisse, en France ou ailleurs en Europe, c’est un droit de ne pas se faire vacciner. Interdire les personnes n’ayant pas reçu de vaccin de fréquenter certains endroits est contraire à la liberté de mouvement. J’ai la conviction profonde que cela créerait une sorte d’apartheid entre ceux qui sont vaccinés et ceux qui ne le sont pas. Cela diviserait encore plus la société. Emmanuel Macron prend un gros risque à moins d’une année de la prochaine échéance électorale nationale. Ces deux mesures pourraient lui coûter sa place. A sa place, j’essaierais plutôt de sensibiliser ou de répondre aux craintes que suscitent les vaccins. Mais toujours en laissant la liberté de se faire vacciner ou non. Le Président français aime ainsi rappeler à ses homologues chinois et russe, respectivement Xi Jinping et Vladimir Poutine, l’importance de respecter les libertés individuelles et les droits de l’Homme. Obliger une personne travaillant dans le secteur de la santé à se faire vacciner en la menaçant de ne plus la payer est pour moi contraire au respect des choix individuels. Vladimir Poutine ou Xi Jinping seraient en droit de retourner la morale sur la démocratie à Emmanuel Macron.

La décision du chef de l’Etat français pose quelques questions quant aux libertés et au droit de ne pas faire comme les autres. Les mesures annoncées pourraient coûter cher à Emmanuel Macron et à son parti. Ses adversaires peuvent s’adonner à cœur joie de l’attaquer sur ces mesures décriées et si délicates. S’il veut faire un deuxième mandat, il doit impérativement revenir sur ses mesures et opter pour la sensibilisation, faute de quoi il devra rendre les clés de l’Elysée l’an prochain.