Les “bonnes” résolutions de 2016

Alors que Madame et Monsieur Tout-le-Monde ont l'intention de boire moins et de bouger davantage en 2016, l'État a, lui, l'intention de faire tout le contraire : s'engraisser et centraliser.

Le régime selon l'Etat


Exit le régime détox d'après-fête, le régime étatique plaira aux plus gourmands. En 2016, comme durant les années précédentes, ce sont plus de 1'000 pages contenant de nouvelles lois et réglementations qui verront le jour. Si la suractivité de nos élus renforce notre foi en la démocratie, il en découle souvent une atteinte à la responsabilité individuelle, à la souveraineté des cantons, à nos libertés et c'est désormais l'État qui semble perdre toute confiance en chacun de nous.

Au menu : interdictions et réglementations



Les changements sont nécessaires. Mais derrière les bonnes intentions, se cachent des modifications du système beaucoup moins réjouissantes. En 2016,  les banques se verront imposer de nouvelles contraintes en matière de publicité. La protection du consommateur aura été un argument pour restreindre la liberté des acteurs économiques, avec une loi qui ne parvient pas même à contenter les milieux de la prévention.  Toujours en 2016, la disparition du statut d'artiste de cabaret est  également une mesure limitant la liberté de commerce et condamnant la majorité, alors qu'une récente étude menée par l'Office fédéral de la police (Fedpol) relève que les cas de prostitution forcée sont relativement rares. L'interdiction généralisée semble avoir été préférée pour lutter contre la traite d'êtres humains, quand bien même des mesures ciblées seraient plus efficaces et plus justes. Au programme 2016 également, de nouvelles restrictions sur le paiement en espèce, sur la circulation routière ou encore sur le tri des déchets. De quoi se demander si les restrictions ne présageraient pas la disparition imminente du bon sens ?

Un État qui a de l'avenir



Si le constat est morose, la jeunesse a tout en main pour entreprendre des changements et redonner à l'État la forme qui le rend efficace et réactif,  pour assurer la sécurité, garantir la santé publique, permettre l'accès à la formation. Cet État est celui qui fut pensé et voulu par les radicaux au moment de le fonder et s'il mérite des réformes, il ne devrait pas s'éloigner de son rôle, qui est celui de permettre, à chaque citoyen, de vivre en liberté et en sécurité. Plus de libertés, moins d'État ne signifie en aucun cas de combattre l'État, mais bien de le renforcer, en redonnant sens à ses fonctions. Il n'est pas un couvercle au-dessus de chaque citoyen, mais un filet qui encourage chacun à entreprendre et qui permet d'assurer la dignité, en cas de besoin.



A nous d'inverser la tendance et de prendre de véritables bonnes résolutions en 2016.

 

Johanna Gapany

Johanna Gapany

Libérale-radicale et économiste d'entreprise, Johanna Gapany vit la politique au quotidien. Après avoir été chef de campagne pour le PLR fribourgeois lors des élections nationales (2013-2015) et vice-présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux Suisse (2012-2016), elle rejoint l'exécutif bullois en 2016 et devient députée durant la même année. Sa volonté ? S'impliquer davantage pour le renforcement de sa région, avec un œil attentif sur le rôle restreint de l'Etat et surtout la grande autonomie de chacun. Pour une politique libérale qui évite les excès, prend ses responsabilités et permet chacun de se former, de créer, de vivre.

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