Pour en finir (ou presque) avec la réunion de 18h

«Rendez-vous à 18h. Une heure pour passer en revue les points de discussion, puis on file à l’apéro ». La bonne manière de coupler discussion, convivialité et « petite » tournée des bistrots. Vous trouvez cette idée alléchante ? Vous vous reconnaissez dans cette manière d’aborder la politique ?

Il y a de fortes chances que vous ayez entre 18 et 31 ans ou alors plus de 45 ans. De plus, il se pourrait bien que vous soyez un homme sans enfant ou alors avec une conjointe à la maison pour s’occuper des chers petits. Sans surprise, vous avez un travail qui vous permet une certaine flexibilité dans vos horaires. En bref, la séance de 18h, c’est le créneau parfait d’une personne qui peut quitter son travail de manière flexible avec l’assurance que quelqu’un s’occupe des enfants dans la période la plus chaude de la journée : le 18h-20h.

Lancer un nouveau mouvement politique (à l’image d’Appel Citoyen dans le cadre de la Constituante valaisanne), c’est l’immense opportunité de thématiser la question de l’organisation de la vie politique dans ses détails apparemment anodins. L’heure, le lieu, l’organisation, la modération des séances, autant de questions pragmatiques sans importance majeure ? Tout à l’inverse : des questions clefs, essentielles à la manière dont la politique se fait et, surtout, pour qui et avec qui elle se fait.

Dans la société actuelle, les séances de 18h prétéritent clairement les parents et les personnes sans flexibilité professionnelle. Et dans le groupe des parents, ce sont très majoritairement les femmes qui sont, plus ou moins implicitement, responsables de l’organisation des devoirs, du souper et de la préparation du coucher. Pour aller à l’essentiel, les séances de 18h représentent donc des entraves à la participation politique des femmes. Sans animosité, sans volonté explicite de nuire, souvent par manque de recul et sous les effets de l’habitude. Car séance-apéro, on a toujours fait comme ça non ?

Pour tous ceux qui veulent améliorer la situation, trois solutions sont envisageables. La plus facile consiste à faire preuve d’imagination et à varier les heures de séances. Le mot-clef est diversité : une séance le matin, durant la pause de midi, à 16h ou en soirée à 20h. En variant les heures de rencontres, un plus grand panel de personnes participe à la vie de l’association, du parti ou du mouvement.

La deuxième piste consiste à profiter des opportunités offertes par les outils digitaux. Il ne s’agit pas de rester « en ligne » pour le plaisir d’être devant son ordinateur, mais pour offrir une flexibilité nécessaire à celles et ceux qui ne peuvent pas quitter leur domicile. La séance en ligne à 20h30 ne remplacera pas toutes les réunions, mais elle peut très bien remplacer la réunion superficielle qui servait avant tout d’excuse pour commencer l’apéritif en ville.

La troisième piste consiste à accompagner les réunions et les rencontres plus importantes avec une offre d’animation pour les enfants. Si la réunion prend une certaine importance, l’organisation peut investir quelques francs pour organiser un coin jeux et lecture pour les enfants. Effets positifs cumulés : les parents peuvent participer à la rencontre, les autres membres de l’organisation sont sensibilisés aux défis de la vie familiale, et les enfants perçoivent la vie politique autrement que comme une absence de leur parent. Qui dit mieux ?

Ps : Les séances de 18h ont également un effet sur la manière dont les participants se comportent. Vu que les parents – et systématiquement les mères – doivent se dépêcher de rentrer à la maison, ils développent une stratégie de l’efficacité. Des sociologiques ont ainsi mené des études démontrant que certaines femmes tendent à adopter des habitudes spécifiques qu’elles intériorisent. Résultat ? Elles parlent seulement quand « elles ont un point précis à communiquer » et elles n’aiment pas « les grands discours pour ne rien dire ». Ces habitudes reflètent souvent l’envie de vite mener la séance à terme pour satisfaire l’obligation de…retourner à la maison ! (sources : Guionnet/Neveu, Féminins/Masculins, p. 306 ss, 2014)

Johan Rochel

Dr. en droit et philosophe, Johan Rochel est chercheur en droit et éthique de l'innovation. Membre associé du centre d'éthique de l’université de Zürich et auteur au think-tank foraus, il travaille sur l'éthique de l'innovation, la politique migratoire et l'Union européenne. Le Valaisan d'origine vit avec sa compagne et ses deux enfants entre Monthey et Zürich. Il a co-fondé "ethix: Laboratoire d'éthique de l'innovation" (www.ethix.ch)

7 réponses à “Pour en finir (ou presque) avec la réunion de 18h

  1. Le spin doctor professionel Rochel, payé tout comme les think tanks Foraus et Opération Libero dont il fait partie, par les oligarchies du nouvel ordre mondial pour lutter contre le “populisme” en Suisse et en Valais, supprimer une bonne fois pour toute la souveraineté de la Suisse et les droits populaires, mener une sorte de révolution de velours en Valais, dans le but de transformer ce canton conservateur en une société post moderniste sans frontières, métissée, inclusive, “gender fluid” et à la pointe de l’agenda LGBTQI+, s’interroge sur “l’apéro de 18 heures”. Il voit dans cette tradition un “bottleneck” empêchant la transformation en profondeur de la société valaisanne, si machiste, selon les vœux de l’Institut Tavistock et de la gauche américaine. Comment contourner cet obstacle sociologique? Le pouvoir mondialiste oligarchique a recruté en Rochel un agent zélé qui fait du travail de terrain méticuleux en soignant les détails, agissant à la fois top down et bottom up. C’est le mondialisme libéral adapté au terroir. Beau travail, au moins au plan théorique.

    Il ne reste plus qu’à espérer que les Valaisannes et Valaisans ne se laisseront pas avoir par ce sociologue manipulateur et beau parleur, au service de forces cosmopolites sans visage, qui veut changer leurs modes de vie les plus chéris.

  2. Est-ce que vos divers think tanks reçoivent de l’argent de Soros ?

    Et/ou d’une des fondations de sa nébuleuse, directement ou indirectement?

    Combien?

  3. Cher Monsieur/Madame Martin, je ne suis payé par aucun think-tank. L’article que vous avez le plaisir de commenter est le fruit d’un engagement bénévole et citoyen en Valais. Si vous voulez soutenir Appel Citoyen, venez participer à notre financement participatif: http://www.appelcitoyen.ch
    Et pour le think-tank foraus, vous trouverez le rapport d’activités avec tous les comptes ici: http://www.foraus.ch/#!/fr/a-propos-du-foraus/statuts-et-rapport-annuel
    Belle lecture !

    1. J’estime que vous n’avez pas répondu à ma question.

      Vous même n’êtes pas payé par un think tank sous forme de salaire ou autres. OK, mais il est bien évident pour qui vous suit dans vos évolutions de carrière dans la mouvance mondialistes que vous êtes mis sur orbite dans ce circuit de remise mutuelle de diplômes par et à des gens clairement dévoués à la cause du gouvernement mondial et de l’avènement d’un monde post moderne, multiracial, non genré, etc.

      Ne croyez pas que le public n’y voit que du feu. Tout cela est très visible à l’oeil nu et facile à décrypter, donc pour moi vous êtes effectivement stipendié par ce système, que ce soit sous forme de bourses d’études que vous avez recues, ou de salaires pour des activités de soi-disant enseignant chercheur, dans un système universitaire qui n’est plus du tout scientifique mais idéologique sur le modèle US. Vous continuerez probablement votre carrière dans l’entre soi de ce système académique de propagande pour l’Union Européenne et la gouvernance mondiale. Ou alors vous entrerez dans la haute function publique fédérale ou le service diplomatique suisse, qui sont des institutions complètement controlées par le système mondialiste, hélas.

      Donc voyez-vous, et je vous le dis gentiment car vous n’êtes pas antipathique, pour moi vous êtes effectivement un spin doctor et un agent d’influence politique. Si vous préférez le mot agitateur, OK. Vous êtes un agitateur professionel militant de la cause antinationale.

      Quand j’aurai le temps j’éplucherai les comptes du Foraus. J’y avais déjà jeté un coup d’oeil une fois et j’avais constaté que les promoteurs de ce bidule autoproclamé, qui n’a absolument aucune espèce de légitimité, ont fait un énorme effort de lobbying pour obtenir des subsides de toutes sortes de fondations liées au monde des affaires. Je me rappelle un détail qui m’avait frappé. ll y a une contribution de la fondation de famille du regretté Hugo Bohny de la banque Guyerzeller Zurmont. Quand on a bien connu Hugo Bohny, ce qui est mon cas, on se dit qu’il doit se retourner dans sa tombe. C’était l’archétype du banquier zurichois radical tendance pro Blocher et ardemment attaché à la défense du secret bancaire totalement opaque.

      C’est tout de même incroyable que des gens très bien comme les responsables de ce genre de fondations se laissent circonvenir par des démarcheurs qui leur proposent un discours bien pensant présenté comme étant dans l’intérêt de l’économie suisse, alors qu’il vise en réalité à détruire la Suisse en tant qu’état indépendant. Et ces gens se laissent avoir. lls tombent dans le panneau à pieds joints. C’est sidérant.

      Vous n’avez pas répondu, ni par oui ni par non, à mon insinuation perfide selon laquelle un de ces think tanks recevrait de l’argent de Soros, ou une de ses fondations. Ce n’est peut-être pas le cas de Foraus, mais pour Operation Libero, je suis moins sur. Operation Libero fait-elle la transparence sur ses financements? On aimerait bien en savoir un peu plus là dessus.

      Si vous m’affirmiez en donnant votre parole d’honneur qu’il n’y a pas un sou dans les caisses d’Operation Libéro provenant directement ou indirectement de milieux du genre Soros, je ne mettrai pas votre parole en doute. Mais pour le moment vous avez esquivé la question donc je maintiens mon soupçon, au moins pour Operation Libero qui est vraiment un groupe de spin doctors à ramifications internationales extrêmement louches, à mon avis.

      Enfin pour conclure je dirais ceci: au cas où, contrairement à ce que je pense, Operation Libero, le Foraus, Appel Citoyen etc., n’ont aucun lien avec des réseaux internationaux du genre de la Fondation Pour Une Société Ouverte de Soros et ses différents paravents, travaillant à la mise sur place d’un projet mondialiste de gauche et promouvant aussi le changement ethnique en Europe par migration de masse, l’agenda lGBT, etc., eh bien, ce n’est pas trop tard pour bien faire.

      Vous mériteriez d’être soutenu par l’argent de ces fondations Soros puisque vos objectifs sont manifestement identiques aux leurs. Ce serait le moment d’aller leur demander. Conseil d’ami.

      Et puis cela me donnerait un petit espoir que vous finissiez par évoluer dans le bon sens, comme Victor Orban. Lui aussi a commencé par recevoir des subsides de Soros.

      1. Merci pour vos souhaits de carrière avec M. Orban – j’en prends bonne note !
        Je ne suis que membre chez Opération Libero, je vous laisse donc les contacter pour plus d’informations. Leur rapport d’activité est également disponible ici: https://action.operation-libero.ch
        Et je vous laisse continuer votre délire conspirationniste…au plaisir !

  4. “Délire conspirationniste…” Absolument pas. Tout se passe au grand jour et à la vue de tous. Les manipulations sont visibles, transparentes. Les réseaux d’influence le sont aussi. Désormais l’homme de la rue n’est plus dupe. Même Brzezinski l’avait constaté pour le déplorer. (Cf. Ici, à la minute 4: https://youtu.be/CaMonYzPO0c ). Alors pour cacher son jeu au peuple il faudra trouver autre chose que l’argument du conspirationnisme. Pour toute personne informée vous êtes parfaitement identifié. On sait précisément pour quelle mouvance internationaliste vous travaillez. Vos allégeances et appartenances sont absolument évidentes et font partie de votre plan de carrière affiché. C’est même un mérite qu’on devrait vous reconnaître et que pour ma part je vous reconnais volontiers. Avec vous il n’y a pas de lézard. Vous êtes un agent du nouvel ordre mondial.

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