Balades sonores

Au printemps dernier, jusqu’à ce week-end d’octobre, vous auriez pu voir déambuler autour du MEG – Musée d’ethnographie de Genève, un groupe de marcheureuses, yeux fermés et oreilles grandes ouvertes.

Sous la houlette de Céline Hänni, facétieuse et talentueuse musicienne, iels ont exploré leurs voix pour rossignoler, chuinter, fredonner, grésiller…

Morceaux choisis

Des temps d’écoute
Des balades sonores
La bioacoustique
Biodiversité à travers la trame sonore pour ouvrir l’atelier
Claudine Nougaret, la compagne de Raymond Depardon,
Lui à l’image
Elle au son
Elle assimile l’écoute à la pratique instrumentale
Les sons du quotidien peuvent devenir musique
Pour vous, écouter et entendre c’est différent ?
J’ai entendu dire
Tu vois ce que j’entends
Entendre ça nous arrive dessus de toutes façons
L’écoute requiert une intention
Voir une attention
S’il y a une périodicité on aura une fréquence
Sinon on aura une onde apériodique
Avant de vous entendre j’aurais dit le bruit et le son c’est pareil
L’écoute est subjective
Le bruit on l’ajoute
Quand t’as une image tu mets du son
Un joli bruit
Dans mon métier de réalisatrice
Du bruit c’est du son
Moi dans mon métier avec les enfants
J’ai beaucoup de bruits mais peu de sons
Il n’y a pas de réponse juste ou fausse

Chaque personne a son rythme
Lâche
Expire
Baille

Pour réveiller le corps on va faire des petits tapotis
Sur le corps
Sur le visage
Tout doux
Soyez sympa avec vous
Gorge ouverte
Comme on respire un parfum
Et le silence ?
La réflexion
Des silences énervés
Un appel ?
Quand j’étais gamine on appelait les cygnes
Bouri bouri bouri
Je suis partie très bas
Alors je suis descendue à la cave
Écoutons ce duo de voix en tuilage
Ce timbre très nasal
Landscape sound
Soundscape
Quelles sont les empreintes sonores dans le paysage
L’écoute, c’est une forme du toucher
L’écoute profonde active
On va faire un temps de mise en corps
Être une grande éponge qui capte les sons
Quand tu as dit écoutez et que j’avais les yeux fermés
Mon regard s’est tourné vers l’intérieur
Vers mes globules rouges
Je vous propose un voyage écologique et économique
Partons en Guyane, à Bali, puis nous monterons à l’alpage
Dans l’écoute
Le premier voyage sonore c’était un vrai tableau
J’avais l’impression que c’était presque composé
Je me sentais à l’intérieur
Il y a certainement aussi la mobilité qui engendre la variété
Comment porter attention au monde qui nous entoure

Voilà un enregistrement au cylindre de cire
C’est incroyable ce bourdon du cylindre qui fait partie du voyage
Les rouleaux de cire une fois enregistrés
On pouvait les raboter et enregistrer à nouveau
C’est un tout
On reçoit la voix et ce bourdon
Au début on essaye de les dissocier
Mais finalement on les écoute ensemble
À l’époque, les voix de femmes étaient enregistrées avec des outils adaptés aux voix masculines
Il se trouve que c’est une majorité d’hommes qui a travaillé sur ces outils
Qui a posé des fréquences qui n’étaient pas destinées aux aigus
C’est ancré sur une histoire politique
On va sortir écouter la bande sonore autour du musée
Observer avec les oreilles
J’ai l’impression d’avoir monté le volume
Est-ce qu’il y a réellement plus d’oiseaux ?
Sur ce papier vous pouvez écrire tous les sons que vous entendez
C’est comment pour vous ?
Riche
Moi ça m’a stressée
J’étais moins dans l’émotion
Saisir une chose alors qu’il y a une multitude de sons
Passer des oiseaux à la route puis à la cour de l’école
Ça a spatialisé mon écoute
Moi c’était plutôt une chose après l’autre
Les cloches puis les enfants qui arrivaient par moment
Comme des vagues
Avec des onomatopées
J’avais pas envie d’écrire ding dong
Pas non plus d’envie d’écrire cloche
C’était tellement pauvre par rapport à ce que j’entendais
Moi j’ai mis le cui cui en refrain
Mais je trouvais que la feuille était un peu petite
C’est plutôt une feuille pour une liste
On s’adapte
L’avantage de ce petit carnet
C’est qu’il n’est pas intimidant
Là on a expérimenté l’écoute immobile
Maintenant on va expérimenter ce qui se passe quand le corps est en mouvement
Une personne donne le bras à une autre pour la guider
Ferme les yeux et laisse-toi guider
J’ai ouvert différemment les antennes
Même les choses les plus simples ont un son
Toucher ma peau
Chacun-e-x a son identité vocale
La voix c’est le présent à l’état pur

L’écoute politique vers qui on tend l’oreille
Conserver la voix
L’enregistrer
Pas forcément des gens morts
Des voix qui ont déménagé
C’est riche
Ça relie plus au vivant qu’une image
Parce que les photos on en a depuis longtemps
Ça fait pas cet effet-là
J’ai encore quelques vieilles cassettes que j’ai enregistrées
J’ai l’impression que ça me remet dans tout le déroulement d’un moment de vie
Cette démarche d’enregistrer, d’archiver
C’est très absorbant
Ça positionne en observateurice
Ça ouvre et ça ferme en fait
Je suis plus attentive si j’enregistre
Je cherche des voix qui ont des gueules
Disait Yann Paranthoën
Le micro et le casque
C’est comme un microscope sonore
Marcher sur des feuilles sèches en forêt
Ça devient une symphonie
Intervient la problématique de la technicité
Qu’est-ce qui fait que la photo a pris le dessus sur le son
Ah, je ne vous imaginais pas bouger autant
La manière de s’exprimer
C’est comme la manière de s’habiller
Il y a des gens capables de développer une élocution construite
Qui coule de façon très articulée
Les voix d’Arte ne sont pas les mêmes que celles d’M6
C’est très sociologique
Et le débit
Certaines radios françaises je les coupe
Elles vont trop vite pour moi
Quelles sont les voix qu’on peut entendre dans l’espace public ?
Touxtes ensemble
Au début on entend sa propre voix
Puis on se perd dans le collectif
Puis on se retrouve
C’est comme une conversation
Écoutons ces clameurs guerrières
Guérisseuses ?
J’ai cru que tu parlais de clameurs qui guérissent
Écoutons une très belle archive de comptine
Elles disent rataplam
Parce que nous on disait ratatam
Il y a des consonnes qui se sont perdues en route
Vous pouvez mettre Diego Carpitella dans un moteur de recherche
Et c’est Wahou !
C’est dingue
C’est une mesure irrégulière
C’est pas carré
D’habitude ça va pas par quatre les comptines
Et les chants de travail
L’évolution des sociétés
Est-ce qu’aujourd’hui il y a des hommes sur les chantiers qui chantent collectivement ?
Des chants de travail en Suisse
À l’open space ou à la photocopieuse
On chante peut-être après le travail
On travaille avec nos écouteurs
Nos playlists
On se questionne
De manière générale le chant collectif a disparu
Restent les chansons
Parfois dans une fête, une manif
Avec la pandémie, on s’est rendu compte que le territoire est couvert de chorales
Cette envie de se rassembler par le chant est très forte
Porter le chant dans l’espace public
Moi je le vois à la ZAD
Il y a plein de gens qui chantent pour le plaisir
Ou pour revendiquer des choses
Parce que ça crée un lien très fort
Et ça je ne l’imaginais pas
Il y a aussi les mélopées des street calls
Shoe shine
Les années quarante
Ce dont je me souviens quand j’étais petite
Chez ma grand-mère
Dans un petit village
Il y avait des gitans qui venaient une fois dans l’année pour aiguiser les couteaux
Ils chantaient pour prévenir les femmes de leur présence
En les entendant chanter
Elles savaient qu’il fallait préparer les couteaux pour leur apporter
Comme vous êtes fortxes
On va faire un double choeur
Maintenant l’idée c’est de nourrir l’unisson
Avec une voix cartoon
Ou en lyrique
Et tu mets plus de nez
En lyrique on va gommer les imperfections du passage dans les glissés
Ça peut être très beau de sortir de l’harmonie
Puis d’y revenir

 

 

Découvrir les chorales de Céline Hänni
https://www.rts.ch/audio-podcast/2021/audio/le-chant-4-5-soulever-les-foules-25045241.html
Site du MEG
https://www.ville-ge.ch/meg/

 

Un jardin extraordinaire

Au TO – Théâtre de l’Orangerie, à Genève, il y a un jardin extraordinaire. En juillet et août, le Théâtre propose 8 apéros – ateliers au potager, à côté de sa terrasse avec buvette, en collaboration avec l’association La Libellule.

Au printemps dernier, Renaud et Layla, les artisan·e·s de ce lieu unique, mettaient les mains dans la terre, la tête dans les nuages des orages de juin.

Morceaux choisis

 

La Libellule et le TO

“Nous avons aménagé et créé ce potager (avec le soutien de Canopée paysagisme SA en 2018) selon le souhait du Théâtre de l’Orangerie. Il possède plusieurs vertus. Outre ses qualités esthétiques et gustatives, il a pour objectif de sensibiliser le public au potager biologique. Sa vocation s’inscrit avant tout dans une logique pédagogique plutôt que productive (bien que ses légumes et ses fruits soient savoureux et totalement biologiques). Dans ce cadre magnifique, nous proposons au public de se balader entre les différents bacs afin de découvrir des variétés rares, nouvelles, comestibles locales, aux vertus médicinales, étranges parfois.La monoculture, l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides ont un impact sur de nombreuses zones agricoles qui se révèlent de moins en moins vivantes, voire fortement polluées. En créant des potagers biologiques, nous participons à l’amélioration de la qualité des sols, à l’accroissement de la biodiversité tout en favorisant une meilleure santé par la production d’une nourriture plus saine. Notre démarche consiste notamment à récolter sans ressemer intégralement chaque année, en protégeant le sol sous un couvert permanent et en associant les espèces de manière pertinente. Ce potager est aussi le cœur d’ateliers créatifs organisés par le Théâtre de l’Orangerie, un espace « sensoriel » dans lequel petit·es et grand·es ont plaisir à flâner durant tout l’été. Déambulez entre les bacs et explorez d’un côté, le potager et de l’autre, une zone dédiée aux fleurs et plantes aromatiques.

L’équipe de La Libellule

La Libellule est une association sans but lucratif et reconnue d’utilité publique, dont l’objectif est de sensibiliser la population à la nature et à la biodiversité via des excursions et son centre nature.

Site internet de La Libellule

https://www.theatreorangerie.ch/event/37

 

Depuis le début on est collé au rêve, collé au rêve, collé au rêve

Depuis le début on est collé au rêve

Collé au rêve

Collé au rêve

 

Aujourd’hui, j’ai assisté à une répétition du spectacle C’est ça, la vie de Willy Dupond, de Fabrice Melquiot et Mariama Sylla. De l’extérieur, le théâtre Am Stram Gram sommeille. À l’intérieur, rien n’arrête les comédien.nes de jouer. Lumière, régie, technique, toutes et tous présent.es pour une pièce enfermée. Le coeur qui bat comme au premier jour.

Comme l’écrit Fabrice Melquiot dans la lettre du théâtre publiée le 14 janvier 2021 :

 

«  Ainsi, nous sommes face aux faits, l’esprit entre les mains.

 

Et quand on le fait jouer, à distance des empêchements à la mode, naissent des images, des sensations, des mondes intérieurs, qui nous sauvent d’un présent peu doué pour la joie.

 

Les livres, les tableaux, les spectacles, tournent entre les doigts qui ont faim d’autre chose ; ces mains animées, qui tentent de s’extraire de la litanie des calamités, d’objecter au refrain des désastres.

 

La vie est là ; elle cherche à être encore la vie.

 

Et si les faits sont là eux aussi, éreintants, notre désir n’en démord pas : nous jouerons pour les fantômes, nous frotterons notre esprit à celui des camarades, nous aiguiserons nos lames, nous creuserons de nouveaux sillons pour nos pas incertains et nous reconstruirons autant de fois que nécessaire.

 

(…)

 

Que les esprits battent au cœur des mains. »

 

 

Morceaux choisis

Ta place c’est juste là

Très près de nous

La vie est faite de mensonges

Je peux parler en marchant ?

Je crois pas. Ça t’aiderait ?

Y a un micro bloc de sens

Ce qui est important c’est que tu trouves toi ta souplesse intérieure

Sens-toi libre d’habiter les relations comme tu l’entends

Depuis le début on est collé au rêve

Collé au rêve

Collé au rêve

Ce que je veux c’est que tu éprouves 

Que tu cherches

C’est toi plus que le résultat

Avec nous

Pas dans ta tête

Ça va aller plus vite

On va carrément accélérer Robert

Charlotte, donne ton regard à Catherine

Il ne s’agit pas de commenter avec mes mains mais ça m’aide

Oui je suis tendue

Tu sens quand tu es dans la lumière ?

Tu sens c’est chaud

Quand on dit pas de pathos

C’est quand ça passe par la tête plutôt que par le corps

Ressentir

Pour être plus avec les autres

Si tu arrives à flotter dans ta concentration

Chance

C’est un laboratoire de recherche

Mon corps, si j’y pense vraiment

Je fonds en larmes

J’étais à jardin

Tout oublié

Un pas deux pas

Tout est revenu

Le corps

Fais confiance

L’émotion c’est nous qui devons l’avoir

C’est toujours plus fort si toi tu luttes contre

Que tu ne te laisses pas aller aux larmes

Rob c’est un peu chelou comme tu dors

Tes jambes à l’extérieur Charlotte

Tu les lèves

Et ho, j’ai pas signé du cirque moi

Ce truc de l’année de l’oreille

Peut-être

On peut chercher Cathy

La voix du milieu

Pas dans l’énergie là-haut

Un peu plus tu vois

Frankie t’arrive à bailler les bras en l’air ?

Rob, faut pas que tu anticipes le Think of you

On fait la chanson

J’aime quand tu chantes

T’as mis de la batterie ?

Sur le combat ?

Quel combat?

Y en a plein des combats.

C’est quoi ?

Après le secret y a quoi ?

En même temps tonton

T’es le seul mec que je connaisse qui dort en manteau de fourrure

Toi ça te traverse ce truc

Rob faut que tu restes dans le rond

Vos regards peuvent se rapprocher mais pas vous

Est-ce qu’il faut les deux armes ?

Oui les deux

D’abord un cri

Alex ?

Tu peux nous filer un coup de main sur la hache

Fabrice a très envie de faire la bagarre

Ça marche la béquille dans les testicules

Ça marche toujours

Je flippe là

Béa déplace-toi en crabe

Tu te retrouves à cour de béa

Et vous freezez

Béa tu peux l’arrêter

Tchac

Est-ce que Béa peut te réexpédier là d’où tu es arrivé

On s’arrêterait sur cette image

C’est ça , la vie de Willy Dupond

Les dates de janvier sont en cours de report

Texte, mise scène Fabrice Melquiot

Co-mise en scène Mariama Sylla

Jeu Robert Bouvier, Benoît Dattez, Charlotte Filou, Leo Mohr, Cathy Sarr, Laurent Schefer, Béatrice Schrenzel, Claude Thébert, Catherine Tinivella Aeschimann

Son Gautier Teuscher

Lumière Rémi Furrer

Régie Julien Talpain

Production Théâtre Am Stram Gram – Genève

Les dates de janvier sont en cours de report, toutes les informations sont sur le site du théâtre.

C’EST ÇA, LA VIE DE WILLY DUPOND

M’pi et Jean-Louis

Le pouls du théâtre bat dans les salles de répétition, même s’il ne bat plus avec le public pour le moment. À La Parfumerie, théâtre genevois, Charlotte Filou met en scène son magnifique texte M’pi et Jean-louis, portés par Virginie Barreteau et Hugues Sanchez. Les dates sont reportées à plus tard.

 

 

Morceaux choisis

Nickel les pointes

C’était juste…

Ça ira de mieux en mieux

Aie confiance

Je préfère que le truc

Que y ait un truc qui se vive au présent

Tant pis si t’es pas calée sur la musique

Faut que je finisse pile

Pile de quoi

Animal à gros bide

Je crois que c’est mieux si tu le dis avant de sauter

Elle fait des efforts

Elle essaye de faire au mieux

Comme nous tous

Repense à l’âpreté du début

C’est très teinté

Y a un peu de peur

Le langage du début

Oui

Brut

C’est le chaos pour elle

On essaye le bus

Question

Ce serait quoi ici ?

Je sais pas encore

C’est nul

Non c’est drôle

Elle est nulle de toutes façons

Et si tu faisais les déboulés avec la croix dans les mains

Tu danses tout le temps en fait dans ce spectacle

Comme on a un cierge qui fait 80 secondes

Je me demande si y devrait pas pétiller avant

Dégaine ton allume gaz

Hugues t’anticipes

Non je te jure

Hugues t’as vu

T’as un tout petit peu anticipé

Oui oui

Comment vous l’appelez cette scène ?

Gore

Hugues si tu continues je te fais faire la chorégraphie de Virginie

Hahaha

On y était presque Hugues

Je le sens 

Je le sens

Je commence sur le 2

Ça me semble plus dessiné

Tu vas au bout de ton cri

T’arriverais à faire un mauvais film d’horreur des années soixante

Ça te fait pas mal la croix

Non pas du tout

T’as Jésus dans le plexus

T’es en galère

Virginie y a jamais assez d’urgence

Y a le feu !

Tu peux même fair comment on appelle ça

Un signe de croix

Charlotte ?

Oui

Je les attache les cheveux

Avec des invisibles ?

C’est quoi des invisibles ?

Des petites pinces

La plupart des contestataires tombent l’habit

C’est le cas de Jean-Louis et de Marie-Pierre

On joue !

Hugues t’oublies pas

Posé

La sagesse

Cinquante personnes max on joue !

Heureusement que Michel est là

Notre ingé. Son a la covid

Le paquet de chips bio

Un peu bobo

T’es un peu bobo Virginie

Alors on dit qu’on y va ?

Ce sont des prêtres 

On les appelle prêtres contestataires

Je suis sorti du coma

On aurait dit que j’étais né au monde

 

Toutes les informations sur le spectacle sur le site du théâtre La Parfumerie à Genève.

M’PI ET JEAN-LOUIS

Chaque son est le centre du monde

En ce moment, amatrices et amateurs de chant peuvent expérimenter la voix au MEG – Musée d’ethnographie de Genève, avec la musicienne Céline Hänni.

Épisode un.

 

 

Morceaux choisis

Je vais vous proposer des moules

Des moules qui correspondent à votre pâte

L’idée c’est que je sois une passeuse

Une dernière citation de Dubuffet

Avant de se mettre en corps et en voix

J’ai assez tchatché

Petits tapotis

Concours de grimaces

Le corps est l’instrument

Essayez de lâcher cette magnifique injonction

Rentre ton ventre

Quand vous avez fini

Vous pouvez juste observer les traces laissées dans le corps

Les mains sur les côtelettes

On est là juste pour explorer

Aucune attente

Vaste programme

On fait juste quelques vocalises sur le BRRLL

Brrlll brllll brrrrrl

Une chose que Dubuffet adore

La désobéissance

Vous suivez la direction du geste

Quelqu’un d’autre a envie de mener le bal

Vous êtes très forts

On va faire du double choeur

Juste quatre temps

Colorez des souffles sur la durée

Maintenant

Des gestes des impulsions

Paf Ha Yi Hou 

Un autre monde

Gnien

Gni gnagna

Super

J’aimerais qu’on explore des appels

Des cris

Houhou Tc Hihihi Tc Tach Hiho

Ho Ha Ho Ha Hohaho Hahahah

Zut

Tap Tap Tap Tap Tap Tap

On marque les temps

Deux pas en avant

Deux pas en arrière

You Bou Tchic  Ac

Tiens y a ma voisine qui respire

On commence avec des sons bouche fermée

Chaque son est le centre du monde

À la fin 

Vous avez fait un magnifique accord consonant

mmmmmmmmmmaaaaaaaaaaaa…

Un chœur d’improvisation ? Sans avoir besoin de savoir chanter ? En résonance avec les recherches de Dubuffet et les Archives internationales de musique populaire conservées au MEG, venez expérimenter le champ des possibles de votre voix avec la musicienne Céline Hänni, en collaboration avec Ensemble vide. En solo, entre ami-e-s, en famille (dès 10 ans), explorez le son, l’espace, l’écoute et la voix comme matériau brut sous toutes ses formes au sein de l’exposition comme hors du Musée.

Cette expérience se déroule sur 8 rencontres, de 10h à 12h.

Découvrir les chorales de Céline Hänni

https://www.ville-ge.ch/meg/agenda.php

Vous êtes ici

C’est comme une série, mais au théâtre.

Dans plusieurs théâtres. 

Il y a quelques jours, comédiennes et comédiens travaillaient l’épisode 2. 

Ils.elles chantaient, sur fond jaune.

Pour Manon Krüttli et Raphaël Krajka, à l’écoute.

 

 

Morceaux choisis

T’es un peu

Ouhai je suis un peu

À fond

On va répéter la chanson

Allons-y

Petits échauffements tournicoti

Y a des chats dans l’espace

Chadore

Ça te fait mal au bras

Non mais j’avoue

J’aime pas

Et on fait des grands cercles

Flex pointe demi-pointe

On enroule

On va prendre le sable avec ses orteils

Puis chorégraphie de la cheville

Tout ce qu’on veut éviter

C’est le côté chorale

Piano bar ça claque

Je vais me lancer dans le showbiz

On m’a jamais fait un cadeau aussi beau

Chouette chouette 

Ce trou avant chose commode

Il est voulu

Comment on peut dire ça

La mineur

Si tu fais le La mineur dans le trou

Y a plus de trou

Un fa majeur c’est beaucoup plus lumineux

En ce qui concerne le chant

Y a tout à dire mais y a rien à dire

Quand il n’y a pas de texte

Tout le monde fait un peu lalalala

On peut ouvrir

Tou ti da de la

Quand on dit fafedidodu

C’est pas j’aurais bien voulu

J’aurais voulu t’écrire une chanson d’amour

C’est ultra triste en fait

Mon son s’arrête

Je fais la connexion

Tiens le Pas plus longtemps

Vous avez déjà entendu la nappe sonore sur vos voix

Comment on commence la chanson

Max entre un peu comme il peut

Super Max

Pour avoir du son sans avoir du son

On peut chanter bouche fermée

Est-ce que y a un arrêt de la guitare

Est-ce qu’elle repart 

Y a plusieurs tests à faire

OK

Essayons autre chose

Essayons complètement autre chose

Parce que finalement

Dans ce monde de l’ennui

On chante des chansons

Ayez confiance

Max ira tôt ou tard prendre la guitare

Il est exclu que la guitare soit sur scène ?

Rien n’est exclu

Laissez-moi réfléchir

Des fois 

Enjoy

Le soleil c’est puissant

Mais il passe par un trou dans le volet

C’est ça piano

Le piano c’est donner intensément

Mais resserré

Tu sais on n’échappe jamais à qu’est-ce qu’on est

J’aurais bien voulu

Mais par les temps qui courent

T’écrire une chanson d’amour

 

Voilà. L’Episode 1 s’est terminé samedi au Théâtre de l’Orangerie.

La Chambre à lessive était clairement un vaudeville, avec tous les dérapages, les gags et les exagérations que permet le genre. Les Ruines se donne dans d’autres dimensions. Que vous allez découvrir.

Laissez-vous guider par les personnages, les acteurs, actrices, sont toujours les mêmes. Iels sont sorti.es de la comédie pré-catastrophe pour entrer dans une réalité post-catastrophe. Laissez-vous guider aussi par le travail des quatre créateur.trices qui suivent toute la série, côté son, costumes, lumière et scénographie. Brice Catherin, Eléonore Cassaigneau, Jonathan O’Hear et Sylvie Kleiber ont posé des concepts qui donnent forme à ce monde en transition, monde qui se cherche autant dans l’histoire elle-même que dans ses expressions artistiques.

Le texte est de Stéphane Bouquet, la mise en scène de Manon Krüttli.

A tout de suite dans Les Ruines. 

 

Julie Gilbert, Dominique Perruchoud et Michèle Pralong

AVEC

Rébecca Balestra

Claude-Inga Barbey

Juan Antonio Crespillo

Baptiste Gilliéron

Maxime Gorbatchevsky

Noémie Griess

Aurélien Gschwind

Karim Kadjar

Nora Steinig

https://www.vousetesici.ch

 

Comédiennes sous la pergola

Au TO – Théâtre de l’Orangerie à Genève, quatre comédiennes sous une pergola, jouent.

Italienne et essayage des costumes.

Filage.

Les mots valsent sous les perruques.

Morceaux choisis.

 

 

5-19 AOÛT

DU CIEL TOMBAIENT DES ANIMAUX

CARYL CHURCHILL / MISE EN SCÈNE ANDREA NOVICOV / CRÉATION

HORAIRE

5 – 6 août 20h30

7 août 19h30

8 août 20h30

9 août 19h30

11 août 19h30

12 – 13 août 20h30

14 août 19h30

15 août 20h30

16 août 19h30

18 août 20h30

19 août 19h30

Relâche 10 et 17 août

 

Durée: 1h10

Les réservations en ligne sont clôturées 1h avant les représentations.

 

Dès 14 ans

LIEU DE L’ÉVÉNEMENT

TO – Théâtre de l’Orangerie

DISTRIBUTION

De Caryl Churchill

Mise en scène Andrea Novicov

Assistanat à la mise en scène Felipe Castro

Lumière Jean-Marc Serre

Musique Andrès Garcìa

Costumes Anna Van Brée

Perruques et maquillage Laurence Rieux

Éléments de décor Valérie Margot

Construction pergola Alexandre Genoud

Administration Jeanne Quattropani

Jeu Mercedes Brawand, Josette Chanel, Yvette Théraulaz, Anne-Marie Yerly

 

 

 

Soutiens Ville de Genève, Fondation Jan Michalski – pour l’écriture et la littérature, Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittent·e·s genevois·es (FEEIG), Fondation Ernst Göhner

Production compagnie Angledange

Coproduction Théâtre de l’Orangerie

La pièce Du ciel tombaient des animaux de Caryl Churchill (traduction de Elisabeth Angel-Perez) est éditée et représentée par L’ARCHE – éditeur & agence théâtrale. www.arche-editeur.com

 

TARIFS

Plein tarif CHF 30.-

AVS, AI, Chômage CHF 20.-

Étudiant·e·s, Apprenti·e·s, Moins de 20 ans, Professionnel·le·s CHF 15.-

Groupe de seniors / Carte 20ans/20frs CHF 10.-

RÉSERVATIONS EN LIGNE

S’émerveiller

Demain mardi 28 juillet, Catherine Favre et Mathieu Loth jouerons pour la première fois leur proposition théâtrale, S’émerveiller, au TO Théâtre de l’Orangerie à Genève.

Revenons quelques semaines en arrière.

Premier rendez-vous avec trois chanteuses, pour fabriquer un voyage sensoriel et poétique dans les bois.

 

 

28 JUILLET-16 AOÛT

S’ÉMERVEILLER

CATHERINE FAVRE ET MATHIEU LOTH / CRÉATION

HORAIRE

28, 29, 30, 1er, 2 août 11h

31 juillet 17h

11, 12, 13, 14, 15, 16 août 11h

Attention : la représentation du 31 juillet est à 17h (et non 11h) !

Durée: 45 min

Les réservations en ligne sont clôturées 1h avant les représentations.

LIEU DE L’ÉVÉNEMENT

Parc La Grange, RDV au TO

DISTRIBUTION

Compagnie Matikalo

Conception, mise en scène Catherine Favre et Mathieu Loth

Scénographie et jeu Mathieu Loth

Danse et jeu Catherine Favre

Chorégraphie Angela Loureiro

Regard extérieur Safi Martin Yé

Collaboration végétale Murielle Bauermeister

Collaboration ornithologique Janine et Alain Bauermeister

Collaboration scénographique Roger Sonney

Costumes WUA – Genève

 

Dès 3 ans

Réservation en ligne

https://etickets.infomaniak.com/shop/Q94PdiyUgI/

On va faire un raccord maman – biche

Nous reprenons petit à petit place dans la réalité géographique de nos vies d’avant.

Sommes-nous raccord ?

Retours sur les ultimes préparatifs de la pièce de Fabrice Melquiot, Hercule à la plage, mise en scène par Mariama Sylla, c’était en juin 2019, avant les représentations à Avignon. Après le filage, les notes, les raccords.

Morceaux choisis

 

Regarde la ceinture si elle va

Tu sais c’est juste un détail

Oui, mais j’aime que vous vous sentiez beaux

Julien, j’ai juste fait trois points pour que l’élastique se balade pas dans le caleçon

Maquillage avant le filage

Ça vous dit qu’on fasse une devinette ?

Je mime une réplique de la pièce

On en refait une ?

Non, pipi, gâteau et on y va

On va faire un raccord maman – biche maintenant

C’est des vraies sucettes au caramel

Qui la veut ?

J’ai envie de me dire

Ce lion en peluche il rugit

De la musique peut-être

Mais pas de la pluie

Les notes on les fait ici

Qu’ils montent

J’ai des notes lumière aussi

Le rouge ça se voit trop

Sois pas trop triste Hélène

Et puis déménage plus vite

Donc faut pas qu’on soit triste à la fin Mariama

Non change rien

J’ai besoin de vous pour faire les raccords nécessaires

C’est des petits détails

Mais qui font que par moment

On n’est plus dans la sincérité

Dis-le

Ne croyez pas que je vais pas le dire

Les curseurs que je vous donne là ils sont fins

Ne pas banaliser

Ne pas parler d’amour

Julien pourquoi à l’épreuve

Attention pas trop

HA OUI

La note que je vous ai donnée hier

Un peu moins

Juste une espèce de position de corps comme ça

Je nargue Angelo

Pas trop non plus

Miami éclairer maman

C’est très bien

Julien très bien

Les très bien tu peux éviter

Ça me fout la pression

 

 

Texte de Fabrice Melquiot à partir du mythe d’Hercule

Hercule à la plage sera publié aux éditions La Joie de lire, coll. La Joie d’Agir, novembre 2019. 

Mise en scène Mariama Sylla

Avec Raphaël Archinard (Melvil), Julien George (Charles), Hélène Hudovernik (India et mère d’India), Miami Themo (Angelo)

Assistanat à la mise en scène Tamara Fischer

Scénographie Khaled Khouri

Lumière Rémi Furrer

Costumes Irène Schlatter assistée Laurence Stenzin-Durieux

Création univers sonore Simon Aeschimann

Régie plateau Gabriel Sklenar en alternance avec Ian Durrer 

Coiffure, maquillage et confection serpent Katrine Zingg

Peinture des décors Valérie Margot

Construction Les Ateliers du Lignon – Genève

Régie son Benjamin Tixhon

Régie lumière Théo Serez

Photos Ariane Catton Balabeau

Teaser des coulisses du spectacle à Avignon, réalisé par Ariane Catton Balabeau sur ce lien

https://vimeo.com/361985975

T’étais un arbre tu vas devenir un narrateur

Aujourd’hui confiné.e.s, si nous étions la forêt dans notre salon ? 

Retour sur un atelier de pratique théâtrale mené par Hélène Hudovernik au théâtre Am Stram Gram, la saison passée. Morceaux choisis.

 

 

Le corps engagé

Yvan c’est à toi

Yvan c’est bien

Et là bougez au ralenti

Pour vous remettre en position neutre

Une position neutre c’est pas les mains dans les poches

Je crois que ma mère vient à moins le quart

Au théâtre c’est souvent comme ça

On se contredit

Ça veut dire qu’on remet des couches

Je vous ai demandé de resserrer la forêt

Super

Bougez plus les arbres

En place

Tu casses le mur avec ta voix !

Refaites le bateau

Bateau

Bateau

Les arbres ne bougent pas

On peut faire la forêt ?

Non pas tout de suite

Tu te rappelleras c’est vraiment ça

Quand tu l’as fait il y avait des ronces

Fais attention à pas te piquer

Une dernière fois 

Ça fait que quatre

Ça c’est l’image

On va tou.te.s plus ou moins à la même vitesse

Vous êtes OK avec le concept ?

On n’a pas le choix

Le but du jeu c’est qu’on refasse les choses

Et qu’on refasse les choses

C’est pas un peu à peu près là 

On va encore le refaire pour la quatre millième fois ?

On a du vous parler des petits tracas du métier

On peut passer à autre chose

Surtout ne pas bouger

Surtout ne pas bouger

Surtout ne pas bouger

Il est quelle heure ?

Surtout ne pas bouger

Il est déjà dans le bateau

Les arbres vont gentiment se remettre sur les lignes

T’étais un arbre tu vas devenir un narrateur

C’est tou.te.s ensemble que vous êtes sur scène pour dire le poème

Les enfants

Les parents viennent voir une étape de travail

J’aimerais que vous réfléchissiez à un souvenir du bonheur

Cour c’est du côté du coeur

Là c’est jardin

Ça date du temps des châteaux

Imagine que ta maman est au fond de la salle Hugo

Au pire si je trouve pas de pyjama sympathique je prends un tee-shirt

On était heureux

Se sentir libre comme l’air

On fait tout entier jusqu’au bout

Même si quelqu’un se trompe on fait de A à Z

Vous repartez en arbre avant de vous mettre en bateau

Déjà je veux vous dire bravo sur ce cours