L’Art de la guerre économique selon Alain Juillet – Timeline de l’interview de ‘ThinkerView’ (Avril 2018)

Quand les maîtres parlent

     Ce blog se devait un très amical salut à toute l’équipe de ThinkerView (Captainfact.io) et son animateur ‘Sky’ pour la qualité des restitutions ‘intelligentes’ et ‘alternatives’ accessibles sur la chaîne Youtube du même nom.

L’interview d’Alain Juillet est accessible en cliquant sur l’image ci-dessous

#renseignement #affaires #économique #intelligence
Alain Juillet sur ThinkerView : sans filtre

     La majorité des transcriptions économiques relatives aux citations de Sun Tzu trouvent ici leurs sens réels dans les propos ‘renseignés’ d’Alain Juillet.

Un timeline didactique détaillé par mot clef

     L’interview dure plus de 2 heures. Une excellent entrée en matière pour les novices en intelligence économique ; un rappel des enjeux pour les plus curieux et une évidence pour les dirigeants stratèges.

     Le décryptage de l’émission a pour but de vous repérer de manière chirurgicale parmi les nombreux sujets abordés dans cette interview. Chaque étape ‘chronologique’ est ponctuée par mots clés et références pour chacun en fonction de son niveau de connaissance des sujets traités.

     Novices, apprentis ou experts en Intelligence économique y trouveront, je l’espère, leurs sujets de prédilection. En vous souhaitant une excellente ‘contre-lecture’ des signaux contradictoires ou auto-censurés des ‘mainstream medias’ !

Décryptage intégral de l’émission

Timeline de l’interview – durée 2h 17mn 14s

(Timeline) 00:00:29

Marc Ullmann (référence) : journaliste français né à Sainte-Adresse (Seine-Maritime) le 21 septembre 1930, et décédé le 7 juin 2014. Il est d’abord journaliste à l’Agence économique et financière. En 1972, il rejoint l’émission Italiques, produite par Marc Gilbert à l’ORTF. En outre, il a dirigé la rédaction du journal Les Échos et commenté la politique étrangère sur FR3 et pour Paris Match.

Il est le fondateur, en 1999, du Club des Vigilants, où il commente notamment l’actualité iranienne. Il a participé au Club Jean Moulin et à la Fondation Saint-Simon.

Club des Vigilants : https://www.clubdesvigilants.com/auteur/marc-ullmann

Bibliographie

De Gaulle et Israël, S.A. Presse-Union, 1969, 4 p.

(en) Security Aspects in French Foreign Policy, The Atlantic Community quarterly, 1974

Quatre ans pour changer le monde, volume 24 de Libertés 2000, Robert Laffont, 1977, 200 p. – (en) Four Years to Change the World, Monterey Institute of Foreign Studies, 1978 – (es) Quatro anos para mudar o mundo, Difel, 1977, 164 p.

L’État, c’est nous, Calmann-Lévy, 1994, 262 p. (ISBN 2702123651 et 9782702123652)

(en collaboration avec Jacques Andréani et Guillaume Demuth), Devenirs iraniens, Commentaire, No 120, hiver 2007-2008

*En savoir plus :

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ullmann)

 

Robert Guillaumot : Pionnier en France de l’intelligence économique en 1992 avec Jacques Villain, Philippe Baumard, Amiral Pierre Lacoste, Henri Dou, François Jakobiak et Vahé Zartaria, il est aussi le cofondateur de SCIP France avec Yves-Michel Marti, Bruno Martinet et Jean-Pierre Bernat. Cette association réunit 400 membres en France et 6 000 dans une cinquantaine de pays.

Secrétaire général de l’Académie de l’IE , fondateur du Groupe Inforama (1968). Initiateur du mouvement de l’intelligence économique en France (SCIP 1992) et fondateur de l’Académie de l’IE (1993).

SCIP (1992) : l’intelligence économique est officiellement introduite en France en avril 1992 par la création de la branche française de SCIP France à l’initiative de Robert Guillaumot, Yves-Michel Marti, Bruno Martinet et Jean-Pierre Bernat. Cette association réunit 400 membres en France et 6 000 dans une cinquantaine de pays. En 1993, in fonde l’Académie de l’IE.

Fondateur et Administrateur honoraire de Syntec-Informatique (1972-1999). Président de l’Association européenne de l’industrie du logiciel et des services informatiques (EISA 1997-1999). Vice-Président de l’organisation mondiale du logiciel (WITSA 1995-2000). Robert Guillaumot est Administrateur-Fondateur et Trésorier du Club des Vigilants.

Il nous a quittés le 19 décembre 2015.

*En savoir plus :

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_économique

Veillemag : https://www.veillemag.com/Hommage-a-Monsieur-Guillaumot-L-homme-qui-aimait-l-Intelligence-economique_a2907.html

 

Philippe Caduc : né en 1965 à Paris, il est spécialiste de l’intelligence économique. Il est, depuis 1994, président-directeur général de l’ADIT (Agence pour la Diffusion de l’Information Technologique), entreprise française leader sur son marché, dont le capital est détenu par l’État français. Avec le préfet de Basse-Normandie Rémy Pautrat, ex-directeur de la DST, il organise à Caen les premières assises régionales de l’intelligence économique (29 mai 1997).

Il est l’auteur de nombreux rapports sur les thèmes de la compétitivité et de la sécurité économique et intervient sur ce sujet pour le compte des plus grandes entreprises françaises.

Depuis 2008, Philippe Caduc préside le Conseil de surveillance de Sofred Consultants, entreprise acquise par l’ADIT.

*en savoir plus :

Ecole de Guerre économique : https://www.ege.fr/index.php/lecole/les-parrains-de-promotion/caduc.html

Portail de l’ADIT : www.adit.fr/

00:1:07

Affaire Skripal : manipulation et désinformation

00:2:25

Irak : armes de destruction massive ? (nucléaire, chimique) : Arabie saoudite ,pétrole, euros

00:05:45

1er RCP, SDEC, Service Action, DGSE, Intelligence économique

00:07:17

Bernard Esambert est un ingénieur, financier et travailleur français du secteur humanitaire, né à Paris le 7 juillet 19341.

Polytechnicien (1954) et ingénieur du corps des mines, il occupe différents postes au ministère de l’Industrie puis rejoint le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre (1967-1968), puis celui de Maurice Couve de Murville (1968-1969) et enfin, à nouveau, celui de Georges Pompidou devenu président de la République (1969-1974).

En 1971, il invente le concept de “guerre économique” dans un article publié par la revue “les informations” et décline ce thème dans deux ouvrages (“Le 3° conflit mondial ” (Plon, 1977), “La Guerre économique mondiale” (Olivier Orban, 1991)), et dans de nombreux articles. Il présidera plus tard l’académie de l’intelligence économique.

En décembre 2012, il est nommé président d’honneur du club des Vigilants après l’avoir présidé depuis sa création en 1999.

Bernard Esambert a reçu le 1er septembre 2013 le Prix Saint-Simon pour son dernier ouvrage Une vie d’influence – dans les coulisses de la Ve République (Flammarion).

*En savoir plus :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Esambert

 

00:07:56

DGSE : Une logique géopolitique dénuée de notions [développement] économiques…

Conflits de puissance

00:09:00

Informations et réseaux d’informateurs

00:09:56

Russie Vs Angleterre : offensives diplomatiques et risques d’escalade

00:11:17

Theresa May : l’instrumentalisation Skripal et le ‘Brexit’

00:13:30

Affaire Farewell – Echanges d’espions Monnaie d’échange

00:14:55

Opérations sous ‘faux drapeaux’ – Faux passeports – (Rainbow Warrior)

00:15:35

Moustache’ : Christophe de Margerie (ex-PDG du groupe Total) est décédé dans un accident d’avion le 20 Octobre 2014 en Russie.

00:16:50

Révolutions arabes : Tunisie, Egypte, Turquie, USA, Frères Musulman, Islamistes,

Théorie de contre-influence : USA Vs Europe en Méditerranée

00:22:09

Flux migratoires : Accords Méditerranéen de Nice : Guerre ‘prétorienne’ européenne et flux migratoire – La Libye de Kadhafi et Bernard Henri Lévy (BHL)

00:24:46

Guerre des Balkans : OTAN et Serbie, Bosnie, Albanie, Croatie.

00:26:35

Fake news, désinformation (propagande) et manipulations : Timisoara, propragande russe

Birmanie et ‘génocide’ des Rohingyas, Total en Birmanie,

00:31:50

Journalisme (agences de presse) intoxication et renseignement : les contraintes d‘un métier et les réseaux d’informations – La fin de l’esprit critique ?

00:35:46

Renseignement : chaine de commandement des services de renseignement face au pouvoir politique (iraq)

Honorables ‘contributeurs’ (agent/ correspondant)

00:38:20

Syrie, démocratie et Pipeline gazier (Iran-Qatar)

00:40:07

Tartus (Syrie) et Poutine : Syrie et la base navale russe en Méditerranée

00:42:58

Armements défensifs russes (un arsenal redoutable) : S 300, S 400, S 500

00:44:04

Israël (et Palestine) : histoire, stratégie militaire et géopolitique régionale

00:47:08

Turquie : influence et géopolitique (USA, OTAN, Russie, Erdogan et les frères musulmans, Kurdistan), Jordanie

00:52:00

Daesh (ISIS), Arabie Saoudite, Qatar, Irak : pétrole, coton, antiquités

00:56:30

Lafarge, Daesh et la DGSE

00:57:54

HUMINT : Gestion et sécurisation des sources de renseignements humains

Ambassade Française en Syrie

1:00:05

« Le renseignement est un métier de voyou fait par des seigneurs » Vs « métier de roi fait par des truands »

Alexandre de Marenches (comte)

1:01:10

État du renseignement Français : technique Vs renseignement humain

argent, idéologie, torture

1:02:40

USA, prisons secrètes et pratique de la torture

1:04:10

écoutes américaines en Europe (affaire Thomson Brésil)

Technologies : Montres connectés et géolocalisation d’agents

1:08:20

Intelligence économique : la fin des devises : Dollars Vs Euros ?

La fin de la référence dollars : pays émergents et contre influence Chinoise

1:10:00

USA Vs la nouvelle première puissance mondiale: la Chine

USA, Europe Vs le poids économique et financier Chinois (Yuan)

1:12:44

Secret des affaires : la nouvelle circulaire européenne

Ne pas dire n’est pas mentir. Les vérités à ne pas dire…

Journalistes d’investigations, enquêtes et lanceurs d’alertes

1:16:29

L’État et la justice française (la ‘sur-conformité’)

1:17:45

J. Assange – E. Snowden

Les vérités qui dérangent : croire et comprendre.

Accueillir et protéger les lanceurs d’alertes (DGSI)

1:21:44

Alstom : opération économique et perte de souveraineté (gouvernance)

France : « Puissance de moyenne impuissance » (Pierre Conesa)

1:24:33

Gouvernance, gestion et le pouvoir politique français

État, naïveté, consanguinité (écoles)…

1:27:28

Réseaux ‘Gladio’ et guerre froide

1:31:24

Résilience, prospective, ‘court-termisme’ et investigation/ analyse

1:34:35

Analyse : Enseignement par la pensée unique Vs. mode ‘out of the box’

Enseignement et la ‘référence à l’histoire’

1:37:17

L’état de la franc-maçonnerie : histoire et valeurs

1:42:20

Francs CFA et Afrique

1:43:31

Cryptomonaies – Bitcoins

1:45:30

Hackers et cyberespace : pirates ou corsaires ?

1:50:18

Sur les salaires de la fonction public Vs. privé

1:52:24

DGSE et recrutement issu de l’immigration

1:53:16

Entreprise privé et recrutement d’anciens DGSE/ Min. DEF

Enseignement : Spécialisation ou polyvalence des compétences

1:56:10

Sur le recrutement des ‘autistes’ – télépathes

1:59:25

Yemen, pétrole Syrien, Jordanie, plateau du Golan (eau)

2:00:48

DGSE, DST et Algérie

2:01:50

France : Radicalisation, terrorisme et réseaux islamistes

Mohamed Merah

2:04:18

Conseil pour les jeunes générations sur l’avenir et pour les services de renseignement

Guerre économique, stratégie : (amis) Vs. partenaires

Avenir et prolongation du système de création de valeur pour les actionnaires

2:10:19

Comment s’informer et décrypter l’actualité géopolitique

2:11:56

OTAN en Europe Vs. Russie : manipulation et manœuvres militaires ?

Budgets militaires : USA, Russie, Chinois, Saoudiens.

2:15:24

Collapsologie’ : effondrement, catastrophes et fin du monde.

2:17:14

Fin de l’émission

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D’autres interviews sur des thématiques similaires sont disponibles dans ce même format dont celles (entre autre) : Lise Lucet ; Idriss Aberkane ; Delamarche, Gave & Sabatier.

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Pour plus d’informations sur l’auteur :

#jerome #gabriel #renseignement #affaires #compliance

Pour plus d’informations sur l’Art de la guerre et le renseignement d’affaires :

https://bit.ly/2DdkUHU

 

L’art de la gouvernance : 30 Citations de Sun Tzu pour les dirigeants des PME Suisses

Entrepreneuriat et gouvernance

#intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse

Avec près de 110’000 PME (Office Fédéral de la Statistique – chiffres de 2016 STATENT – août 2018), la région lémanique se place en 2° position en terme de dynamisme juste derrière la l’espace Mittelland avec ses 119’000 PME.

110’000 entrepreneurs qui, chaque jour, veillent sur plus de 525’000 salariés et leurs familles.

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     L‘entrepreneur est un être seul. Il ne l’est pas par nature mais il le devient malgré lui. L’isolement procède de son statut d’autorité naturelle sur ses ‘sujets’ salariés ; autorité demandée mais aussi commandée par la gouvernance de son entreprise. De toutes les difficultés, celle qui apparait le plus fréquemment relève d’une absence ou d’un manque de confiance envers ses collaborateurs.

     Cet état de fait provient le plus souvent d’un sentiment contradictoire de la condition humaine opposant le plus souvent le besoins de partager ouvertement ses pensées et le réflexe inné de se préserver pour survivre.  

Confiance ; délégation, fédération

#entreprises #pme #suisse #Sun Tzu

     Si on ne gère pas ses collaborateurs comme le ferait un général envers ses soldats, il n’empêche que certaines règles humaines protocolaires mais aussi et de nature ‘subtiles’, s’appliquent dans ses relations aux autres.

     Le plus souvent liées à la confiance envers autrui, ces règles de gouvernance ne sont que le produit d’une posture de fermeté mêlée de bienveillance. Ici, coexistent dans leurs complémentarités l’inflexibilité d’une doctrine (règlements internes et codes éthiques) et son adaptation aux changements législatifs ; la tenue d’un objectif commercial et sa révision face à des ruptures technologiques ou des manœuvres concurrentielles agressives ; préserver la défense de son territoire tout en déployant ses forces expéditionnaires à la conquête de nouveaux marchés.

    Ces changements ou ‘mutations’ économiques procèdent principalement des hommes eux-mêmes dans leur quête de survie et de sécurité économique. Dans l’adversité, la communauté [la cité] devient une deuxième famille véhiculant ses propres valeurs de justice, de droits et de devoirs.

      Le monde de l’entreprise est aussi une communauté : une Cité qui doit savoir fédérer ; motiver et protéger, avec ce liant universel et irremplaçable : la confiance.

La doctrine, l’équité, l’amour pour tous ceux qui sont nos subordonnés et, pour tous les hommes en général, la science des ressources, le courage et la valeur : telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de Général.”

Sun Tzu

 En vous souhaitant une excellente lecture méditative, je vous propose de nous plonger dans les 30 citations les plus évocatrices de l’Art de la guerre pour les entrepreneurs et dirigeants.

 

  • Un général avisé prend toujours en compte, dans ses supputations, tant les avantages que les inconvénients d’une option. Il voit les profits et peut tenter des entreprises ; il ne néglige pas les risques et évite les désagréments.

  • […]N’agissez pas si vous ne voyez pas d’intérêt clair pour le pays. N’utilisez pas vos soldat si vous n’êtes pas sûr du succès. Ne combattez pas si vous n’êtes pas menacé. Un souverain n’ordonne pas à son général de lever une armée sous le coup de la colère; un général n’attaque pas parce qu’on lui a fait affront[…] un royaume détruit ne se relève pas de ses cendres et les morts ne reviennent pas à la vie.

  • Le plus important, est le peuple. Obtient sa confiance et son soutient et tu obtiendra tout ce que tu voudras.

  • Mei Yao Ch’en dit : Ce qui dépend de moi, je peux le faire ; ce qui dépend de l’ennemi n’est jamais assuré.

  • Un chef d’armée qualifié demande la victoire à la situation et non à ses subordonnés.

  • Lorsque les hommes se rassemblent constamment par petits groupes et se parlent à l’oreille, le général a perdu la confiance de son armée.

  • Ch’en Hao : “Lorsque les ordres du général ne sont pas stricts et que son comportement manque de dignité, les officiers sont turbulents.

  • […] le Duc Li Ching de Wei a dit : “Or, les qualités indispensables à un général sont avant tout la clairvoyance, l’art de faire régner l’harmonie au sein de son armée, une stratégie réfléchie doublée de plans à longue portée, le sens des saisons et la faculté de saisir les facteurs humains. Car un général inapte à évaluer ses possibilités ou à concevoir ce que sont la promptitude et la souplesse avancer, lorsque se présentera l’occasion d’attaquer, d’un pas trébuchant et hésitant, les yeux tournés avec anxiété d’abord à droite, puis à gauche, et il sera incapable de mettre sur pied un plan. S’il est crédule, il se fiera à des rapports indignes de foi, croyant tantôt ceci et tantôt cela. Aussi craintif qu’un renard dans le recul et dans l’avance, il laissera ses rangs s’éparpiller. En quoi cette façon d’agir diffère-t-elle de l’action de conduire des innocents dans l’eau bouillante ou dans le feu ? N’est-ce pas exactement la même chose que de mener des vaches et des moutons en pâture à des loups ou à des tigres ?””

  • Chang Yu : “Lorsque l’administration et les ordres manquent de fermeté, le moral des hommes est bas et les officiers enragent.”

  • Non moins remarquables semblent les recommandations d’aimer le soldat, de sentir l’âme des subordonnés, de se préparer à la guerre par l’étude et la réflexion, de connaître l’ennemi aussi bien, sinon mieux que ses propres forces, de ménager les populations vaincues comme de traiter humainement les prisonniers de guerre.

  • On dénombre cinq traits de caractère qui représentent un danger pour un général : s’il ne craint pas la mort, ils risque d’être tué ; s’il chérit trop la vie, il risque d’être capturé ; coléreux, il réagira aux insultes ; homme d’honneur, il craindra l’opprobre ; compatissant, il sera aisé de le tourmenter.

  • Un général se doit d’être impavide pour garder ses secrets, rigoureux pour faire observer l’ordre. Il lui incombe d’obstruer les yeux et les oreilles de ses hommes pour les tenir dans l’ignorance. Il modifie ses objectifs, bouleverse ses plans et nul ne le devine. Il déplace ses bivouacs, varie ses itinéraires et déjoue toute prévision.

  • Triompher au combat et être universellement proclamé “Expert” n’est pas le comble de l’habileté, car soulever un duvet d’automne ne demande pas beaucoup de force ; distinguer le soleil de la lune n’est pas une preuve de clairvoyance ; entendre un coup de tonnerre ne prouve pas qu’on a l’ouïe fine.

  • Être plusieurs années à observer ses ennemis, ou à faire la guerre, c’est ne point aimer le peuple, c’est être l’ennemi de son pays; toutes les dépenses, toutes les peines, tous les travaux et toutes les fatigues de plusieurs années n’aboutissent le plus souvent, pour les vainqueurs eux-mêmes, qu’à une journée de triomphe et de gloire, celle où ils ont vaincu. N’employer pour vaincre que la voie des sièges et des batailles, c’est ignorer également et les devoirs de souverain et ceux de général; c’est ne pas savoir gouverner; c’est ne pas savoir servir l’État.

  • Un habile général sait d’avance tout ce qu’il doit faire; tout autre que lui doit l’ignorer absolument. Telle était la pratique de ceux de nos anciens guerriers qui se sont le plus distingués dans l’art sublime du gouvernement.

  • Un général avisé s’emploie à vivre sur l’ennemi.

  • Quand le général n’a ni la fermeté ni la rigueur requises, que ses instructions manquent de clarté, il y aura désordre.

  • En tuer un pour en terrifier un millier.

  • Le général court cinq dangers: Téméraire, il risque d’être tué. Lâche, il risque d’être capturé. Coléreux, il risque de se laisser emporter. Chatouilleux sur l’honneur, il risque d’être humilié. Compatissant, il risque d’être tourmenté.

  • Si le général est généreux, mais incapable de diriger, bienveillant, mais incapable de rétablir l’ordre, ses soldats, tels des enfants gâtés, seront inutiles.

  • Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer, simulez l’infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s’y briser.

  • On se défend lorsqu’on dispose de moyens suffisants ; on attaque lorsqu’on dispose de moyens plus que suffisants.

  • Traitez bien les prisonniers, nourrissez-les comme vos propres soldats ; faites en sorte, s’il se peut, qu’ils se trouvent mieux chez vous qu’ils ne le seraient dans leur propre camp, ou dans le sein même de leur patrie. Ne les laissez jamais oisifs, tirez parti de leurs services avec les défiances convenables, et, pour le dire en deux mots, conduisez-vous à leur égard comme s’ils étaient des troupes qui se fussent enrôlées librement sous vos étendards. Voilà ce que j’appelle gagner une bataille et devenir plus fort.

  • Il faut conduire, en amont du combat, des manœuvres indirectes, dont le but est soit de préparer une situation favorable au combat, soit de vaincre sans même devoir combattre. Dans tous les cas, il ne faut frapper qu’une fois qu’on est sûr de vaincre, d’un seul coup, au point que l’adversaire ne pourra pas se relever.

  • Sachez le bon que produit la terre et vous profiterez de ses ressources; connaissez les routes et vous prendrez la bonne; par le calcul, sachez divisez exactement pour donner à chacun, en vivres et munitions, sans excès, ni trop peu. La balance vous apprendra à répartir la justice, les récompenses et les punitions. Enfin, rappelez-vous les victoires qui ont été remportées, les circonstances de la lutte et vous saurez ainsi l’usage qu’on en a fait, les avantages qu’elles ont procurés ou les préjudices qu’elles ont causés aux vainqueurs eux-mêmes.

  • Le premier [danger] est une trop grande ardeur à affronter la mort; ardeur téméraire qu’on honore souvent des beaux noms de courage, d’intrépidité et de valeur, mais qui, au fond, ne mérite guère que celui de lâcheté.

  • Si un général est pusillanime, il n’aura pas les sentiments d’honneur qui conviennent à une personne de son rang, il manquera du talent essentiel de donner de l’ardeur aux troupes ; il ralentira leur courage dans le temps qu’il faudrait le ranimer ; il ne saura ni les instruire ni les dresser à propos ; il ne croira jamais devoir compter sur les lumières, la valeur et l’habileté des officiers qui lui sont soumis, les officiers eux-mêmes ne sauront à quoi s’en tenir ; il fera faire mille fausses démarches à ses troupes, qu’il voudra disposer tantôt d’une façon et tantôt d’une autre, sans suivre aucun système, sans aucune méthode ; il hésitera sur tout, il ne se décidera sur rien, partout il ne verra que des sujets de crainte ; et alors le désordre, et un désordre général, régnera dans son armée

  • Un Souverain ne peut pas lever une armée sous le coup de l’exaspération ni un général se battre sous le coup du ressentiment. Car, s’il est possible à un homme irrité de recouvrer la sérénité et à un homme ulcéré de se sentir satisfait de nouveau, un Etat qui a été anéanti ne peut être rétabli, ni les morts rendus à la vie.

  • Savoir faire sortir le courage et l’intrépidité de la poltronnerie et de la pusillanimité, c’est être héros soi-même, c’est être plus qu’un héros, c’est être au dessus des intrépides.

  • Lorsque ses troupes sont désordonnées, le général n’a pas de prestige.

  • N’employer pour vaincre que sièges et batailles, c’est ignorer également les devoirs du Souverain et ceux du général ; c’est ne pas savoir gouverner ; c’est ne pas savoir servir l’État ; c’est ne pas savoir combattre. Aussi, lorsque la guerre est résolue, que les troupes étant formées sont sur le point d’entreprendre, ne dédaignez pas d’employer la ruse.

  • ce qui est au-dessus du bon est souvent pire que le mauvais.

 

A méditer avec discernement…

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Pour plus d’informations sur l’Art de la guerre et le renseignement d’affaires :

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L’Art de la guerre : 20 citations clés pour mieux comprendre l’intelligence économique en affaire

L’intelligence économique et Sun Tzu :

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Citations majeures sur la guerre

économique et le renseignement

d’affaires

     Si les aspects financiers sont souvent importants pour nos entreprises, ils ne suffisent pas à garantir leurs succès : Dans la guerre, le nombre seul ne procure aucun avantage. N’avancez pas en vous reposant exclusivement sur la puissance militaire.

     Au regard d‘une “guerre économique“, ces préceptes se transcrivent assez aisément en ressources financières et humaines ; innovations technologiques ; management et gouvernance ; marketing, communication et déploiement commercial.

     Il suffit seulement d‘y voir le bon sens caché derrière chaque action économique dont les résultats – bons ou mauvais – procèdent d‘un ensemble de facteurs engagés par une organisation pour atteindre un but.

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Actifs invisibles : les aspects cachés recèlent souvent les plus grandes valeurs. Invisible ne veut pas dire inexistant…

1 – Le renseignement [intelligence] économique au service des affaires

     Pour Sun Tzu, tout est dans la préparation, la coordination et la qualité des renseignements économiques recueillis : “Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.“

Percevoir le concurrent identifié comme un ou ‘seul‘ adversaire peut s‘avérer trompeur quand d‘aucuns agît en méconnaissance des facteurs clés que sont : la doctrine (le modèle économique) , le temps (l‘agenda des actions) , l’espace (le secteur d‘activité et ses acteurs) , le commandement (le management) , la discipline (la coordination et la préparation).

Que ce soit sur le plan des affaires, de la diplomatie ou de l’influence, il s’agît ici surtout de mieux savoir pour mieux agir…

Quelques citations :

  • « Un prince avisé et un brillant capitaine sortent toujours victorieux de leurs campagnes et se couvrent d’une gloire qui éclipse leurs rivaux grâce à leur capacité de prévision. Or la prévision ne vient ni des esprits ni des dieux ; elle n’est pas tirée de l’analogie avec le passé pas plus qu’elle n’est le fruit des conjectures. Elle provient uniquement des renseignements obtenus auprès de ceux qui connaissent la situation de l’adversaire . »

  • « Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux. »

  • « Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation. »

  • « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ? »

  • « Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles vous ne courrez jamais aucun danger. »

  • « Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. »

  • « Sois subtil jusqu’à l’invisible; sois mystérieux jusqu’à l’inaudible; alors tu pourras maîtriser le destin de tes adversaires. »

  • « Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles. »

  • « Qui ignore les objectifs stratégiques des autres princes ne peut conclure d’alliance. »

  • « Impalpable et immatériel, l’expert ne laisse pas de trace ; mystérieux comme une divinité, il est inaudible. C’est ainsi qu’il met l’ennemi à sa merci. »

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2 – Préparation et Protection [défense] des entreprises

     La protection des entreprises consiste à préserver et sécuriser son patrimoine. Il s’agît ici non seulement de veiller à ses actifs matériels, mais surtout à identifier et comprendre l’ensemble de ses actifs immatériels dont la valeur financière ‘invisible’ représente jusqu’à 75 % de la richesse d’une entreprise.

     Selon les différentes interprétations comptables internationales, le capital immatériel – aussi appelé ‘actifs intangibles’ – représente l’ensemble des actifs identifiables qui participent à la « rentabilité présente et future » de l’entreprise. Leurs valeurs restent pourtant ‘hors bilan’.

Aussi et selon la définition la plus acceptée en matière financière, le capital immatériel se décompose en trois catégories :

Le Capital Humain : expérience, formation, gouvernance, management, relations interpersonnelles, motivation, etc.) ;

Le Capital Structurel : la culture de l’entreprise, la communication interne, la sécurité de son patrimoine informationnel, l’organisation (management), l’innovation/ inventions, brevets, marques, franchises, licences et contrats, inventions, formules, processus, dessins, modèles et savoir faire, copyrights et droits d’auteur.

Le Capital Relationnel , ou l’environnement d’affaires : les relations avec les actionnaires, les partenaires, les clients (fidélisation, ancienneté, solvabilité …), les fournisseurs (solvabilité, réputation, diversifications …), la société (réputation, influence, communication…).

La valeur globale d’une entreprise repose donc avant tout sur un savant dosage de ces différents types de ressources productives, mais aussi sur l’intelligence collective (émotionnelle) en place à les combiner, les développer et surtout les exploiter de manière opérationnelle.

Ainsi, comme on peut le voir, ce n’est pas nécessairement l’entreprise la plus riche en ressources qui l’emporte et qui dispose de la plus grande valeur…

Quelques citations :

  • « Lorsque le monde est en paix, un homme de bien garde son épée à son côté. »

  • « […] vaincre l’ennemi sans même se battre, voilà le fin du fin. »

  • « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre. »

  • « Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu’elles ne surviennent. »

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Certains espaces vides le sont volontairement… Piège ou opportunité ?

3 – Diplomatie : La communication d’influence

     Dans l’ouvrage “L’influence, le noble art de l’intelligence économique” paru en 2012 sous les plumes averties d’Alain Juillet et Bruno Racouchot, l’influence passe principalement par deux formes de communications :

     « D’une part, une communication classique, ayant pour objet la diffusion de l’information vers des cibles extérieures, mais aussi en direction de ceux qui ont à la connaître en interne pour optimiser leurs actions. Envisagée sous l’angle sécurité, cette communication est aussi à visée pédagogique pour avertir des dangers potentiels, sensibiliser et apprendre à se protéger. »

Et d’autre part :

     « il y a la communication active et offensive sous la forme de l’influence. On va utiliser les informations recueillies pour déstabiliser l’adversaire ou le faire aller dans la direction où l’on souhaite qu’il aille. Aussi surprenant que cela puisse paraître pour des esprits non-avertis, la communication est – et ce dès l’origine – consubstantielle à la démarche d’intelligence économique. Celle-ci, bien loin de s’enfermer dans une conception strictement sécuritaire, doit au contraire explorer les ressources offertes par la logique communicationnelle. Il est de son intérêt de le faire, sur un mode offensif, via la mise en œuvre de stratégies d’influence. »

Quelques citations :

  • « La grande science est de faire vouloir à autrui tout ce que vous voulez qu’il fasse, et de lui fournir, sans qu’il s’en aperçoive, tous les moyens de vous seconder. »

  • « Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses. »

  • « Entretenez des liaisons secrètes avec ce qu’il y a de plus vicieux chez les ennemis ; servez-vous-en pour aller à vos fins, en leur joignant d’autres vicieux. »

  • « l’appât de la vengeance, celui des richesses ou des postes éminents que vous leur promettez, suffiront amplement pour les gagner. »

 

A méditer avec discernement …

_________________

Pour plus d’informations sur l’auteur :

#jerome #gabriel #renseignement #affaires #compliance

Pour plus d’informations sur l’Art de la guerre et le renseignement d’affaires :

https://bit.ly/2DdkUHU

 

 

Recueil intégral des 120 citations et références majeures de l‘Art de la guerre pour les entreprises

#intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse   L‘ensemble des 120 citations présentes dans cet espace représente un travail quasi exhaustif reprenant l‘ensemble des citations et des observations clés de l‘Art de la guerre. Souvent recueillis ou ‘postés‘ de manière parcellaire ou incomplète sur la toile, trop peu de sites/ blogs proposent un recueil d‘archives consolidé des citations de l‘Art de la guerre.

Je vous propose donc, de trouver sur cette page, un ensemble segmenté en quatre thématiques des citations majeures et essentielles des principes de Sun Tzu : La doctrine de guerre ; la stratégie et la tactique ; l’art du renseignement, de la diplomatie et de l’influence, et l’art de la gouvernance.

Je n‘ai conservé pour ces chapitres que les citations et réflexions applicables et assimilables au monde des entreprises.

Outre la lecture philosophique de ces principes et l‘enrichissement personnel qu‘ils apportent dans nos vies quotidiennes, leurs applications opérationnelles nécessitent invariablement un travail de fond sur les organisations internes des entreprises.

Et le dirigeant stratège le sait… nos succès comme nos échecs sont toujours générés par nos pensées et au travers de nos actions.

Sur ces bons mots, je vous souhaite une excellente lecture.

Préambule

     La guerre n’est pas une fin pour Sun Tzu. Ainsi, ceux qui sont experts dans l’art de la guerre “soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un état sans opérations prolongées.“  Ici, la guerre est avant tout un moyen d’acquérir la paix : “la victoire n’est pas une fin si le prix dont elle a été payée est plus ruineux que le combat indécis. La bataille n’est pas une fin si elle n’a pas pour effet de convaincre l’ennemi que la lutte est désormais impossible. La destruction de l’ennemi n’est pas davantage une fin que l’anéantissement des richesses et l’incendie des lieux, car les sentiments de haine que déchaîne une telle méthode sont générateurs de conflits perpétuels.”

Une doctrine économique avant tout

     Si les aspects financiers sont souvent importants pour nos entreprises, ils ne suffisent pas à garantir leurs succès : “Dans la guerre, le nombre seul ne procure aucun avantage. N’avancez pas en vous reposant exclusivement sur la puissance militaire“.

Au regard d‘une “guerre économique“, ces préceptes se transcrivent assez aisément en ressources financières et humaines ; innovations technologiques ; management et gouvernance ; marketing, communication et déploiement commercial.

Il suffit seulement d‘y voir le bon sens caché derrière chaque action économique dont les résultats – bons ou mauvais – procèdent d‘un ensemble de facteurs engagés par une organisation pour atteindre un but.

     Pour Sun Tzu, tout est dans la préparation, la coordination et la qualité des renseignements économiques recueillis : “Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.“

Percevoir le concurrent identifié comme un ou ‘seul‘ adversaire peut s‘avérer trompeur quand d‘aucuns agît en méconnaissance des facteurs clés que sont : la doctrine (le modèle économique) , le temps (l‘agenda des actions) , l’espace (le secteur d‘activité et ses acteurs) , le commandement (le management) , la discipline (la coordination et la préparation).

Sun Tzu : la doctrine de Guerre

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l’engagement

  • On n’entreprend pas une action qui ne répond pas aux intérêts du pays ; on ne recourt pas aux armes sans être sûr du succès ; on ne combat pas lorsque’on n’est pas menacé. Un souverain digne de ce nom ne lève pas une armée sous le coup de la colère. Le véritable chef de guerre n’engage pas la bataille sur un mouvement d’humeur. Ils n’entreprennent une action que si elle répond à leur intérêt, sinon ils y renoncent.

  • La guerre est la grande affaire des nations ; elle est le lieu où se décident la vie et la mort : elle est la voie de la survie ou de la disparition. On ne saurait la traiter à la légère.

  • N’oubliez jamais que votre dessein, en faisant la guerre, doit être de procurer à l’état la gloire, la splendeur et la paix, et non pas d’y mettre le trouble, la désolation et la confusion.

  • La guerre est une affaire d’une importance vitale pour l’état , la province de la vie et de la mort , la voie qui mène à la survie ou à l’anéantissement . Il est indispensable de l’étudier à fond.

  • Soumettre l’ennemi par la force n’est pas le summum de l’art de la guerre, le summum de cet art est de soumettre l’ennemi sans verser une seule goutte de sang.(L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat).

  • Tout l’art de la guerre est basé sur la duperie.

  • Parce que la guerre est la voie qui mène à la survie ou à l’anéantissement, il est indispensable de l’étudier à fond .

  • Jamais guerre prolongée ne profita à aucun pays

  • La guerre a le mensonge pour fondement et le profit pour ressort.

  • La guerre est semblable au feu, lorsqu’elle se prolonge elle met en péril ceux qui l’on provoquée.

  • Si elles venaient à souffrir de la faim, la misère et les maladies feraient bientôt plus de ravage parmi elles que ne le pourrait faire dans plusieurs années le fer de l’ennemi.

  • Notre invincibilité dépend de nous, la vulnérabilité de l’ennemi de lui.

  • Jamais le Ciel n’approuva l’effusion du sang humain : c’est lui qui donne la vie aux hommes ; lui seul doit être le maître de le trancher.

  • La victoire n’est que le fruit d’une supputation exacte.

  • Et de même que l’eau n’a pas de forme stable, il n’existe pas dans la guerre de condition permanente.

  • Ainsi, ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un état sans opérations prolongées.

  • Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.

  • Votre but demeure de vous saisir de l’empire alors qu’il est intact; ainsi vos troupes ne seront pas épuisées et vos gains seront complets. Tel est l’art de la stratégie victorieuse.

  • Il n’est rien de plus funeste que de remporter des victoires et de conquérir des provinces dont on ne sait pas exploiter les fruits, c’est un gaspillage inutile de forces. C’est pourquoi il est dit : « Le souverain avisé projette la victoire, le bon général l’exploite. »

  • Une armée est victorieuse si elle cherche à vaincre avant de combattre ; elle est vaincue si elle cherche à combattre avant de vaincre.

  • Ainsi une armée victorieuse l’est avant de se chercher le combat ; une armée vouée à la défaite se bat sans l’espoir de vaincre.

  • On peut voler à une armée son esprit et lui dérober son adresse, de même que le courage de son commandant.

  • Être fixé sur ses propres capacités offensives, sans s’aviser du potentiel défensif adverse, c’est réduire ses chances de victoire de moitié […]

 

De la doctrine à la stratégie :

applications tactiques

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l’Art de la déception

  • La doctrine de la guerre consiste à suivre la situation de l’ennemi afin de décider de la bataille.

  • Il est d’une importance suprême dans la guerre d’attaquer la stratégie de l’ennemi.

  • Les principes sont bons en eux-mêmes; mais l’application qu’on en fait les rend souvent mauvais.

  • Celui qui arrache le trophée avant que les craintes de son ennemi ne prennent forme excelle dans la conquête.

  • Les grands généraux en viennent à bout en découvrant tous les artifices de l’ennemi, en faisant avorter tous ses projets, en semant la discorde parmi ses partisans, en les tenant toujours en haleine, en empêchant les secours étrangers qu’il pourrait recevoir, et en lui ôtant toutes les facilités qu’il pourrait avoir de se déterminer à quelque chose d’avantageux pour lui.

  • En règle générale, le premier arrivé est dispos, il a tout loisir de recevoir l’ennemi ; le dernier arrivé est harassé, il doit livrer immédiatement bataille.

  • Qui excelle à la guerre dirige les mouvements de l’autre et ne se laisse pas dicter les siens.

  • Pour faire bouger l’ennemi, il faut lui manifester sa forme afin qu’il s’y conforme ; il faut lui offrir un sacrifice, afin qu’il le prenne. On l’attire avec un appât et on le reçoit avec des troupes.

  • Quand les opérations traînent en longueur sans apporter de victoire décisive, les armes s’émoussent, les troupes perdent leur mordant ; les soldats usent leurs nerfs dans les sièges.

  • Qui ne réfléchit pas et méprise l’ennemi sera vaincu.

  • Il faut combattre l’ennemi dans ses plans.

  • Ce qui appauvrit la nation, ce sont les approvisionnements sur de longues distances.

  • A la guerre, tout est affaire de rapidité. On profite de ce que l’autre n’est pas prêt, on surgit à l’improviste.

  • Si, en dépit de l’éclatement de l’incendie, l’ennemi reste calme, ne vous précipitez pas à l’assaut, mais patientez.

  • Poussez l’ennemi à l’action pour découvrir les principes de ses mouvements.

  • Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité.

  • L’invincibilité réside dans la défense, la possibilité de victoire dans l’attaque.

  • Celui qui se défend montre que sa force est inadéquate, celui qui attaque qu’elle est abondante.

  • Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières.

  • En conséquence, l’art de mener les troupes au combat consiste en ceci : Lorsque vous possédez la supériorité à dix contre un, encerclez l’ennemi.A cinq contre un, attaquez le.A deux contre un, divisez le.Si vous êtes de force égale, vous pouvez engager le combat.Lorsque numériquement, vous avez le dessous, soyez capable de battre en retraite.Et si vous êtes inférieur en tous points, soyez capable de vous dérober, car une petite armée est une proie facile pour une plus puissante.

  • Ne poussez pas à bout un ennemi aux abois.

  • Il est d’une importance suprême dans la guerre d’attaquer la stratégie de l’ennemi.

  • Attaquez le plan de l’adversaire au moment où il naît. Puis rompez ses alliances. Puis attaquez son armée.

  • C’est lorsqu’on est environné de tous les dangers qu’il n’en faut redouter aucun.

  • Généralement, celui qui occupe le terrain le premier et attend l’ennemi est en position de force ; celui qui arrive sur les lieux plus tard et se précipite au combat est déjà affaibli.

  • C’est par son élan que l’eau des torrents se heurte contre les rochers; c’est sur la mesure de la distance que se règle le faucon pour briser le corps de sa proie.

  • Lorsqu’un chat se tient à l’entrée du trou du rat, dix mille rats ne se hasardent pas à en sortir; lorsqu’un tigre garde le gué, dix mille cerfs ne peuvent le traverser.

  • Capable, passez pour incapable ; prêt au combat, ne le laissez pas voir ; proche, semblez donc loin ; loin, semblez donc proche. Attirez l’adversaire par la promesse d’un avantage ; prenez-le au piège en feignant le désordre ; s’il se concentre, défendez-vous ; s’il est fort, évitez-le.

  • Coléreux, provoque-le ; méprisant, excitez sa morgue. Dispos, fatiguez-le ; uni, semez la discorde. Attaque là où il ne vous attend pas ; surgissez toujours à l’improviste.

  • Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi.

  • Irritez [le] général [de l’ennemi] et égarez-le.Li Chu’an : « Si le général est coléreux, son autorité peut facilement être ébranlée. Son caractère n’est pas stable. »Chang Yu : « Si le général de l’armée ennemie est obstiné et enclin à la colère, insultez-le et rendez-le furieux, de façon qu’il soit courroucé, qu’il n’y voit plus clair, et qu’il marche étourdiment sur vous, sans plan. »

  • […] ce qui est capital dans les opérations militaires, c’est de faire croire que l’on s’ajuste aux desseins de l’ennemi.

  • Ne négligez pas de courir après un petit avantage lorsque vous pourrez vous le procurer sûrement et sans aucune perte de votre part. Plusieurs de ces petits avantages qu’on pourrait acquérir et qu’on néglige occasionnent souvent de grandes pertes et des dommages irréparables.

  • Celui qui est prudent et attend un ennemi qui ne l’est pas sera victorieux.

  • Si vous voulez tirer un on parti de votre armée, si vous voulez qu’elle soit invincible, faites qu’elle ressemble au Chouai Jen. Le Chouai Jen est une espèce de gros serpent qui se trouve dans la montagne, de Tchang Chan. Si l’on frappe sur la tête de ce serpent, à l’instant sa queue va au secours, et se recourbe jusqu’à la tête ; qu’on le frappe sur la queue, la tête s’y trouve dans le moment pour la défendre ; qu’on le frappe sur le milieu ou sur quelque autre partie de son corps, sa tête et sa queue s’y trouvent d’abord réunies. Mais cela peut-il être pratiqué par une armée ? dira peut-être quelqu’un. Oui, cela se peut, cela se doit, il le faut.

  • Lorsque le coup de tonnerre éclate, il est trop tard pour se boucher les oreilles.

  • C’est pourquoi une armée doit être preste comme le vent, majestueuse comme la forêt, dévorante comme la flamme, inébranlable comme la montagne ; insaisissable comme une ombre, elle frappe avec la soudaineté de la foudre.

  • Telle est la conduite que tenaient nos anciens guerriers. Ces grands hommes, habiles et expérimentés dans leur art, avaient pour principe que la manière d’attaquer et de se défendre ne devait pas être invariablement la même, qu’elle devait être prise de la nature du terrain que l’on se occupait et de la position où l’on se trouvait. Ils disaient encore que la tête et la queue d’une armée ne devaient pas être commandées de la même façon, qu’il fallait combattre la tête et enfoncer la queue ; que la multitude et le petit nombre ne pouvaient pas être longtemps d’accord ; que les forts et les faibles, lorsqu’ils étaient ensemble, ne tardaient guère à se désunir ; que les hauts et les bas ne pouvaient être également utiles ; que les troupes étroitement unies pouvaient aisément se diviser, mais que celles qui étaient une fois divisées ne se réunissaient que très difficilement. Ils répétaient sans cesse qu’une armée ne devait jamais se mettre en mouvement qu’elle ne fût sûre de quelque avantage réel, et que, lorsqu’il n’y avait rien à gagner, il fallait se tenir tranquille et garder le camp.

  • Lorsque l’ennemi est uni; divisez-le ; et attaquez là où il n’est point préparé, en surgissant lorsqu’il ne vous attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire.

  • La rapidité est la sève de la guerre

  • Un habile général ne se trouve jamais réduit à de telles extrémités; sans donner des batailles, il sait l’art d’humilier ses ennemis; sans répandre une goutte de sang, sans tirer même l’épée.

  • Pang Tchouan arriva cette nuit-là, et lorsqu’il vit quelque chose décrit sous l’arbre, il alluma une torche pour lire ce qui était écrit. Avant qu’il eût pu finir, les dix mille archer de Tchi décochèrent leurs flèches en même temps, et l’armée de Ou fut mise en déroute. Pang Tchouan voyant sa mort prochaine, et la défaite de ses troupes, se trancha la gorge et dit en expirant : Ainsi j’ai contribué à la célébrité de ce misérable.

 

De l‘art du renseignement, de la

diplomatie et de l‘influence

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Savoir avant d’agir

  • La grande science est de faire vouloir à autrui tout ce que vous voulez qu’il fasse, et de lui fournir, sans qu’il s’en aperçoive, tous les moyens de vous seconder.

  • Un prince avisé et un brillant capitaine sortent toujours victorieux de leurs campagnes et se couvrent d’une gloire qui éclipse leurs rivaux grâce à leur capacité de prévision. Or la prévision ne vient ni des esprits ni des dieux ; elle n’est pas tirée de l’analogie avec le passé pas plus qu’elle n’est le fruit des conjectures. Elle provient uniquement des renseignements obtenus auprès de ceux qui connaissent la situation de l’adversaire.

  • Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation.

  • Lorsque le monde est en paix, un homme de bien garde son épée à son côté.

  • Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ?

  • Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles vous ne courrez jamais aucun danger.

  • Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses.

  • […]vaincre l’ennemi sans même se battre, voilà le fin du fin.

  • Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites.

  • Qui ignore les objectifs stratégiques des autres princes ne peut conclure d’alliance.

  • Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • Sois subtil jusqu’à l’invisible; sois mystérieux jusqu’à l’inaudible; alors tu pourras maîtriser le destin de tes adversaires.

  • Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles.

  • Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu’elles ne surviennent.

  • Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.

  • La pire des politiques consiste à attaquer les cités.

  • Impalpable et immatériel, l’expert ne laisse pas de trace ; mystérieux comme une divinité, il est inaudible. C’est ainsi qu’il met l’ennemi à sa merci.

  • La grande science est de lui faire vouloir tout ce que vous voulez qu’il fasse, et de lui fournir, sans qu’il s’en aperçoive, tous les moyens de vous seconder.

  • Entretenez des liaisons secrètes avec ce qu’il y a de plus vicieux chez les ennemis ; servez-vous-en pour aller à vos fins, en leur joignant d’autres vicieux.

  • l’appât de la vengeance, celui des richesses ou des postes éminents que vous leur promettez, suffiront amplement pour les gagner.

 

l‘Art de la gouvernance

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Savoir fédérer et motiver

  • La doctrine, l’équité, l’amour pour tous ceux qui sont nos subordonnés et, pour tous les hommes en général, la science des ressources, le courage et la valeur : telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de Général.

  • Un général avisé prend toujours en compte, dans ses supputations, tant les avantages que les inconvénients d’une option. Il voit les profits et peut tenter des entreprises ; il ne néglige pas les risques et évite les désagréments.

  • […]N’agissez pas si vous ne voyez pas d’intérêt clair pour le pays. N’utilisez pas vos soldat si vous n’êtes pas sûr du succès. Ne combattez pas si vous n’êtes pas menacé. Un souverain n’ordonne pas à son général de lever une armée sous le coup de la colère; un général n’attaque pas parce qu’on lui a fait affront[…] un royaume détruit ne se relève pas de ses cendres et les morts ne reviennent pas à la vie.

  • Le plus important, est le peuple. Obtient sa confiance et son soutient et tu obtiendra tout ce que tu voudras.

  • Mei Yao Ch’en dit : Ce qui dépend de moi, je peux le faire ; ce qui dépend de l’ennemi n’est jamais assuré.

  • Un chef d’armée qualifié demande la victoire à la situation et non à ses subordonnés.

  • Lorsque les hommes se rassemblent constamment par petits groupes et se parlent à l’oreille, le général a perdu la confiance de son armée.

  • Ch’en Hao : “Lorsque les ordres du général ne sont pas stricts et que son comportement manque de dignité, les officiers sont turbulents.

  • […] le Duc Li Ching de Wei a dit : “Or, les qualités indispensables à un général sont avant tout la clairvoyance, l’art de faire régner l’harmonie au sein de son armée, une stratégie réfléchie doublée de plans à longue portée, le sens des saisons et la faculté de saisir les facteurs humains. Car un général inapte à évaluer ses possibilités ou à concevoir ce que sont la promptitude et la souplesse avancer, lorsque se présentera l’occasion d’attaquer, d’un pas trébuchant et hésitant, les yeux tournés avec anxiété d’abord à droite, puis à gauche, et il sera incapable de mettre sur pied un plan. S’il est crédule, il se fiera à des rapports indignes de foi, croyant tantôt ceci et tantôt cela. Aussi craintif qu’un renard dans le recul et dans l’avance, il laissera ses rangs s’éparpiller. En quoi cette façon d’agir diffère-t-elle de l’action de conduire des innocents dans l’eau bouillante ou dans le feu ? N’est-ce pas exactement la même chose que de mener des vaches et des moutons en pâture à des loups ou à des tigres ?””

  • Chang Yu : “Lorsque l’administration et les ordres manquent de fermeté, le moral des hommes est bas et les officiers enragent.”

  • Non moins remarquables semblent les recommandations d’aimer le soldat, de sentir l’âme des subordonnés, de se préparer à la guerre par l’étude et la réflexion, de connaître l’ennemi aussi bien, sinon mieux que ses propres forces, de ménager les populations vaincues comme de traiter humainement les prisonniers de guerre.

  • On dénombre cinq traits de caractère qui représentent un danger pour un général : s’il ne craint pas la mort, ils risque d’être tué ; s’il chérit trop la vie, il risque d’être capturé ; coléreux, il réagira aux insultes ; homme d’honneur, il craindra l’opprobre ; compatissant, il sera aisé de le tourmenter.

  • Un général se doit d’être impavide pour garder ses secrets, rigoureux pour faire observer l’ordre. Il lui incombe d’obstruer les yeux et les oreilles de ses hommes pour les tenir dans l’ignorance. Il modifie ses objectifs, bouleverse ses plans et nul ne le devine. Il déplace ses bivouacs, varie ses itinéraires et déjoue toute prévision.

  • Triompher au combat et être universellement proclamé “Expert” n’est pas le comble de l’habileté, car soulever un duvet d’automne ne demande pas beaucoup de force ; distinguer le soleil de la lune n’est pas une preuve de clairvoyance ; entendre un coup de tonnerre ne prouve pas qu’on a l’ouïe fine.

  • Être plusieurs années à observer ses ennemis, ou à faire la guerre, c’est ne point aimer le peuple, c’est être l’ennemi de son pays; toutes les dépenses, toutes les peines, tous les travaux et toutes les fatigues de plusieurs années n’aboutissent le plus souvent, pour les vainqueurs eux-mêmes, qu’à une journée de triomphe et de gloire, celle où ils ont vaincu. N’employer pour vaincre que la voie des sièges et des batailles, c’est ignorer également et les devoirs de souverain et ceux de général; c’est ne pas savoir gouverner; c’est ne pas savoir servir l’État.

  • Un habile général sait d’avance tout ce qu’il doit faire; tout autre que lui doit l’ignorer absolument. Telle était la pratique de ceux de nos anciens guerriers qui se sont le plus distingués dans l’art sublime du gouvernement.

  • Un général avisé s’emploie à vivre sur l’ennemi.

  • Quand le général n’a ni la fermeté ni la rigueur requises, que ses instructions manquent de clarté, il y aura désordre.

  • En tuer un pour en terrifier un millier.

  • Le général court cinq dangers: Téméraire, il risque d’être tué. Lâche, il risque d’être capturé. Coléreux, il risque de se laisser emporter. Chatouilleux sur l’honneur, il risque d’être humilié. Compatissant, il risque d’être tourmenté.

  • Si le général est généreux, mais incapable de diriger, bienveillant, mais incapable de rétablir l’ordre, ses soldats, tels des enfants gâtés, seront inutiles.

  • Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer, simulez l’infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s’y briser.

  • On se défend lorsqu’on dispose de moyens suffisants ; on attaque lorsqu’on dispose de moyens plus que suffisants.

  • Traitez bien les prisonniers, nourrissez-les comme vos propres soldats ; faites en sorte, s’il se peut, qu’ils se trouvent mieux chez vous qu’ils ne le seraient dans leur propre camp, ou dans le sein même de leur patrie. Ne les laissez jamais oisifs, tirez parti de leurs services avec les défiances convenables, et, pour le dire en deux mots, conduisez-vous à leur égard comme s’ils étaient des troupes qui se fussent enrôlées librement sous vos étendards. Voilà ce que j’appelle gagner une bataille et devenir plus fort.

  • Il faut conduire, en amont du combat, des manœuvres indirectes, dont le but est soit de préparer une situation favorable au combat, soit de vaincre sans même devoir combattre. Dans tous les cas, il ne faut frapper qu’une fois qu’on est sûr de vaincre, d’un seul coup, au point que l’adversaire ne pourra pas se relever.

  • Sachez le bon que produit la terre et vous profiterez de ses ressources; connaissez les routes et vous prendrez la bonne; par le calcul, sachez divisez exactement pour donner à chacun, en vivres et munitions, sans excès, ni trop peu. La balance vous apprendra à répartir la justice, les récompenses et les punitions. Enfin, rappelez-vous les victoires qui ont été remportées, les circonstances de la lutte et vous saurez ainsi l’usage qu’on en a fait, les avantages qu’elles ont procurés ou les préjudices qu’elles ont causés aux vainqueurs eux-mêmes.

  • Le premier [danger] est une trop grande ardeur à affronter la mort; ardeur téméraire qu’on honore souvent des beaux noms de courage, d’intrépidité et de valeur, mais qui, au fond, ne mérite guère que celui de lâcheté.

  • Si un général est pusillanime, il n’aura pas les sentiments d’honneur qui conviennent à une personne de son rang, il manquera du talent essentiel de donner de l’ardeur aux troupes ; il ralentira leur courage dans le temps qu’il faudrait le ranimer ; il ne saura ni les instruire ni les dresser à propos ; il ne croira jamais devoir compter sur les lumières, la valeur et l’habileté des officiers qui lui sont soumis, les officiers eux-mêmes ne sauront à quoi s’en tenir ; il fera faire mille fausses démarches à ses troupes, qu’il voudra disposer tantôt d’une façon et tantôt d’une autre, sans suivre aucun système, sans aucune méthode ; il hésitera sur tout, il ne se décidera sur rien, partout il ne verra que des sujets de crainte ; et alors le désordre, et un désordre général, régnera dans son armée

  • Un Souverain ne peut pas lever une armée sous le coup de l’exaspération ni un général se battre sous le coup du ressentiment. Car, s’il est possible à un homme irrité de recouvrer la sérénité et à un homme ulcéré de se sentir satisfait de nouveau, un Etat qui a été anéanti ne peut être rétabli, ni les morts rendus à la vie.

  • Savoir faire sortir le courage et l’intrépidité de la poltronnerie et de la pusillanimité, c’est être héros soi-même, c’est être plus qu’un héros, c’est être au dessus des intrépides.

  • Lorsque ses troupes sont désordonnées, le général n’a pas de prestige.

  • N’employer pour vaincre que sièges et batailles, c’est ignorer également les devoirs du Souverain et ceux du général ; c’est ne pas savoir gouverner ; c’est ne pas savoir servir l’État ; c’est ne pas savoir combattre. Aussi, lorsque la guerre est résolue, que les troupes étant formées sont sur le point d’entreprendre, ne dédaignez pas d’employer la ruse.

  • ce qui est au-dessus du bon est souvent pire que le mauvais.

Mots pour une ‘belle’ fin…

Lu Xun and Uchiyama Kanzo – Friendship in a time of war (courtesy Stanford university)

     “Quelques soldats du royaume de Ou se trouvèrent un jour à passer une rivière en même temps que d’autres soldats du royaume de Yue la passaient aussi : un vent impétueux souffla, les barques furent renversées et les hommes auraient tous péri, s’ils ne se fussent aidés mutuellement : ils ne pensèrent pas alors qu’ils étaient ennemis, ils se rendirent au contraire tous les offices qu’on pouvait attendre d’une amitié tendre et sincère, ils coopérèrent comme la main droite avec la main gauche.”

“Non seulement les différents corps de votre armée doivent se secourir mutuellement, mais encore qu’il faut que vous secouriez vos alliés, que vous donniez même du secours aux peuples vaincus qui en ont besoin ; car, s’ils vous sont soumis, c’est qu’ils n’ont pas pu faire autrement ; si leur souverain vous a déclaré la guerre, ce n’est pas de leur faute.

“Rendez-leur des services, ils auront leur tour pour vous en rendre aussi.”

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Précepte N° 3 : gouvernance et … “conformité” ?

Gouvernance et conformité dans “l’art de la guerre” ?

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     Lors d’une récente intervention auprès de professionnels du monde bancaire, l’un des participants me défia de trouver dans l’art de la guerre des exemples pouvant être assimilées à la notion de ‘conformité’.

L’idée que cet ancien traité Chinois – écrit approximativement vers le 4° siècle avant J.C. -, pouvait ou non intégrer des notions de ‘conformité’ – déjà, à cette époque -, me laissait un temps songeur.

#intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse     La question était pourtant légitime : pouvons nous identifier une ligne de conduite ‘philosophique’ en matière de conformité – c’est à dire de l’existence de règles et de leurs applications – dans la gouvernance et la gestion des risques sur un plan stratégique et militaire ? Si la notion de conformité est devenue, en moins de 20 ans, le pare-feu ‘moral’ d’institutions et d’organisations occidentales (sur des bases morales et doctrinales principalement issues du monde judéo-chrétien), l’application de la ‘conformité’ pour un Général en campagne reste pour le moins de la science-fiction. Et pourtant… 

 

De la conformité réglementaire à “l’art de la guerre”

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Un rappel s’impose. L’objet premier de la « compliance » (conformité) est – dans le texte – de s’assurer du respect des règles, dispositions législatives et réglementaires établies au sein d’un groupe. Fréquemment employé dans le secteur financier ou assurantiel, il est de plus en plus présent dans tous les secteurs économiques confondus. Le pare-feu ‘moral’ porte la double responsabilité de protéger l’entité économique de risques de réputation, de pertes financières mais surtout ! de sanctions judiciaires.

Entre les notions de ‘bien’ et le ‘mal’ et le juste Vs. le légal.

La doctrine principale englobant le cadre fonctionnel de la ‘conformité’ procède naturellement d’une vision éthique et déontologique partiellement assimilable à celle pratiquée dans le cadre judiciaire, à une exception près… le judiciaire s’appuie sur le droit pour punir. Il est curatif.

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La conformité elle, intègre en plus les aspects préventifs liés à la gestion et la prévention des risques. Le codex de la conformité reste finalement inscrit dans le principe de moralité et d’éthique qui sépare le mal du bien… Il est inscrit dans un marbre intemporel qui, pour une organisation privée, se définit comme « un ensemble d’actions visant à rendre les mesures comme les comportements des dirigeants et personnel au sein d’organismes publics ou privés (associations à but non lucratif, entreprises, syndicats, etc.) comme vis-à-vis de tiers conformes à la norme externe et/ou interne applicable au lieu où ils opèrent ».

L’évaluation de la conformité par des processus internes permet aux banques de se prémunir contre d’éventuelles sanctions administratives ou judiciaires et de préserver leur image de marque. La conformité  reste ainsi et surtout un outil défensif de prévention des risques.

Bâle : quand la conformité façonne la gouvernance

Si l’on reprend le corpus de Bâle II et du Règlement 97-02 du CRBF (Comité de la réglementation bancaire et financière), on y retrouve les principes de base suivants (en synthèse) :

  • D’identifier et à jauger le degré de non-conformité d’une entité économique (régulée) par rapport à l’ensemble des règles de conduite qui lui sont applicables ;
  • De mesurer son taux d’exposition aux risques de sanction judiciaire et administrative et de réputation ;
  • D’évaluer les pertes financières significatives qu’elle pourrait subir. 

La réputation d’une organisation ne tient pas seulement à sa discipline et savoir-faire intrinsèque mais aussi à le faire savoir. Elle doit savoir communiquer sur son respect de la loi – il s’agît de son image publique -, mais aussi prouver sa différence vis-à-vis d’organisations similaires de manière préventive, voir en cas de risques – il s’agît bien ici de consolider tous les risques internes (sûreté) pour renforcer sa réputation externe.

Ces principes de contrôles internes modifient irrémédiablement la nature managériale imposée aux directions générales (états majors). Dans les chapitres de “l’art de la guerre” il faut procéder par synonymie pour retrouver les notions de conformité en lien à la gouvernance.

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Dans le cadre de notre ouvrage, la conformité implique un ensemble de règles en concordance avec une morale (doctrine). Elle impose avant tout l’intégrité de chacun.

L’art de la guerre n’est pas si loin des normes ‘Bâloises’… Une politique intègre de gouvernance juste, identifiable dans ses principes et équitable.

 

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Pour Sun Tzu la juste gouvernance est une combinaison d’intégrité hiérarchique,

de connaissance du terrain et d’adaptation.

“Dans quelque position que vous puissiez être, si pendant que vos soldats sont forts et pleins de valeur, vos officiers sont faibles et lâches, votre armée ne saurait manquer d’avoir le dessous; si, au contraire, la force et la valeur se trouve uniquement renfermées dans les officiers, tandis que la faiblesse et la lâcheté domineront dans le coeur des soldats, votre armée sera bientôt en déroute; car les soldats pleins de courage et de valeur ne voudront pas se déshonorer; ils ne voudront jamais que ce que des officiers lâches et timides ne sauraient leur accorder, de même des officiers vaillants et intrépides seront à coup sûr mal obéis par des soldats timides et poltrons.”

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XI’AN, CHINA – armies of Qin Shi Huang, the first Emperor of China

 

Il ne peut y avoir de juste conformité dans un environnement ou

la gouvernance est corrompue ou défaillante.

 

     Sur l’adaptation aux changements,  dans le chapitre VIII  (des neuf changements), il ajoute :

“Un grand général doit savoir l’art des changements [ex : économiques/ réglementaire]. S’il s’en tient à une connaissance vague de certains principes, à une application routinière des règles de l’art, si ses méthodes de commandement sont dépourvues de souplesse, s’il examine les situations conformément à quelques schémas, s’il prend ses résolutions d’une manière mécanique, il ne mérite pas de commander.”

     Et dans le chapitre VI (du plein et du vide) :

“Les cinq éléments ne sont pas partout ni toujours également purs; les quatre saisons ne se succèdent pas de la même manière chaque année; le lever et le coucher du soleil ne sont pas constamment au même point de l’horizon. Parmi les jours, certains sont longs, d’autres courts. La lune croît et décroît et n’est pas toujours également brillante. Une armée bien conduite et bien disciplinée imite à propos toutes ces variétés.”

Finalement, si la conformité devait être un champs de bataille, le vainqueur serait celui dont la gestion de la gouvernance ne serait pas simplement la mieux renseignée ou disciplinée, mais surtout, la mieux adaptée au terrain et la plus intègre.

“Vous donc, qui êtes à la tête des armées, n’oubliez rien pour vous rendre digne de l’emploi que vous exercez. Jetez les yeux sur les mesures qui contiennent les quantités, et sur celles qui déterminent les dimensions: rappelez-vous les règles de calcul; considérez les effets de la balance; la victoire n’est que le fruit d’une supputation exacte.”

(chapitre IV ; de la mesure dans la disposition des moyens).

En dernier ressort, rien n’est véritablement définitif en matière de gouvernance et de conformité. Chacun doit composer avec le temps et le terrain ; terrain législatif et moral pour les uns, géographique et climatique pour les autres … Mais en matière de conformité, pour reprendre le titre du dernier essai de l’avocat général à la cour d’appel de Paris, Philippe Courroye : “Reste la justice”.Pour autant que les règles soient claires…

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Précepte N° 2 : pouvoir et gouvernance

 Parce que celui qui incarne la puissance doit en apprendre la maîtrise…

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J‘entends par commandement, l’équité, l’amour pour ceux en particulier qui nous sont soumis et pour tous les hommes en général; la science des ressources, le courage et la valeur, la rigueur, telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de général; vertus nécessaires pour l’acquisition desquelles nous ne devons rien négliger: seules elles peuvent nous mettre en état de marcher dignement à la tête des autres.”

(Sun Tzu – Chapitre I : ‘de l’évaluation’)

Gouvernance : contrôle et maîtrise #intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse

     Dans le premier chapitre de ce blog, il est fait référence à nos démocraties dans leurs difficiles batailles face aux irrésistibles tendances humaines à la soif de pouvoir : “Les aléas du temps font de la gouvernance un exercice des plus difficiles à comprendre. La maîtrise de cet art ne dépend pas d’un seul mais d’une intelligence collective portée par un but commun œuvrant en territoire inconnu.” Milton Friedman nous le rappelait quand il opposait démocratie et tyrannie : ” Les grandes avancées de la civilisation, que ce soit dans l’architecture ou dans la peinture, la science ou la littérature, l’industrie ou l’agriculture, ne sont jamais nées de l’intervention d’un gouvernement centralisé. ” Il en va aussi de l’art de nous gouverner.

 

     Le sujet est vaste et son ombre se projette sur chaque chapitre des 13 tableaux d’enseignement de l’art de la guerre. La notion de ‘gouvernance’ reste néanmoins un concept proprement humain puisque profondément emprunt de psychologie. Gouverner c’est avoir : de l’influence sur une ou plusieurs personnes ; des capacités de diriger la conduite de personnes au sein d’un système ; maîtriser et conduire ses affaires. Enfin, c’est détenir un pouvoir sur les autres.

” Celui qui dirige les autres est peut-être puissant, mais celui qui s’est maîtrisé lui-même a encore plus de pouvoir. “

(Lao-Tseu)

Gérer le pouvoir #intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse

     Certes, une PME ne se gouverne pas comme une armée ; mais certaines règles humaines lui sont similaires. Pour Sun Tzu, l‘intelligence (le QI) importe moins que la capacité à rassembler en conquérant les esprits (le QE). Parmi les cinq axes fondamentaux qu’il considère comme essentiels dans la direction et la gestion de ses hommes –  la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline –, trois d’entre eux : la doctrine, le commandement et la discipline impliquent une posture humaine digne de nos meilleures démocraties.

     Nous traiterons en priorité dans ce chapitre de la philosophie du commandement qui, aussi surprenante soit-elle venant d’un général, nous rappelle que la vrai force d’une entreprise se situe d’abord dans la légitimité de son existence, sa politique interne fédératrice, la qualité de ses chefs en matière de délégation de pouvoir et la juste répartition de ses richesses.

Gouverner c’est savoir,… motiver

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     Outre le ‘savoir’ provenant du renseignement économique et concurrentiel, il est tout aussi fondamental d’être informé de l’état de ses propres collaborateurs ; leurs besoins ou griefs.

“En un mot, la conduite des troupes demande des attentions continuelles de la part d’un général. Sans quitter de vue l’armée des ennemis, il faut sans cesse éclairer la vôtre; sachez lorsque le nombre des ennemis augmentera, soyez informé de la mort ou de la désertion du moindre de vos soldats.”

Il est aussi fondamental de prendre des mesures justes et proportionnées pour éviter la déroute :

“Si vos soldats, d’audacieux qu’ils étaient auparavant, deviennent timides et craintifs, si chez eux la faiblesse a pris la place de la force, la bassesse, celle de la magnanimité, soyez sûr que leur cœur est gâté; cherchez la cause de leur dépravation et tranchez-la jusqu’à la racine.”

De la distribution des moyens

     Si la motivation (ou quotient émotionnel) est la force motrice essentielle qui porte un projet et son organisation, sa nature doit être connue, entretenue et contenue par une certaine reconnaissance :

“Si vos troupes paraissent pauvres, et qu’elles manquent quelquefois d’un certain petit nécessaire; outre la solde ordinaire, faites-leur distribuer quelque somme d’argent, mais gardez-vous bien d’être trop libéral, l’abondance d’argent est souvent plus funeste qu’elle n’est avantageuse, et plus préjudiciable qu’utile; par l’abus qu’on en fait, elle est la source de la corruption des cœurs et la mère de tous les vices.”

“par l’abus qu’on en fait (argent), elle est la source de la

corruption des cœurs et la mère de tous les vices.”

Quand il ne reste plus que l’argent pour garder et motiver ses troupes, préparez vous à subir les défaites avant même le début des batailles. 

Enfin…, savoir s’entourer  #intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse

     Si l’art de la guerre nous rappelle à l’une des qualités principales d’un Chef, c’est probablement Nicolas Machiavel qui nous éclaire le mieux sur la question :  ” Ce n’est pas une chose de peu d’importance que de choisir ses ministres. Car c’est par les gens que le Prince tient auprès de sa personne que l’on juge de son esprit et de sa prudence.

     L’interprétation des transcriptions de l’art de la guerre sont moins ‘tacticiennes’ dans leurs restitutions. Elles nous portent à voir la gouvernance moins comme une froide mécanique, mais comme une somme plus globale : “d‘équité, l’amour pour ceux en particulier qui nous sont soumis et pour tous les hommes en général.” 

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Alors, peut être avons nous là, une des pierres d’achoppement essentielles dans l’entreprise de chaque projet économique et de sa gouvernance ‘stratège’ : le sens profond du respect et de l’équité.

 

 

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Doris et le dragon chinois 龍 – (libre tribune)

     Le 13 août dernier, alors qu’en Europe la canicule achevait une bonne fois pour toute les derniers glaciers d’Europe, l’Aargauer Zeitung – sous la plume de Patrik Muller – , publiait une interview  exclusive de l’ex-Présidente de la Confédération dont le récent mandat l’a investi de la charge – non moins stratégique -, de ministre de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications.

L’article, intitulé : « Sociétés Suisses [‘traditionnelles’] : Doris Leuthard met en garde contre leurs ‘ventes’ à la Chine » (Traditionsreiche Schweizer Firmen: Doris Leuthard warnt vor «Ausverkauf» nach China), révèle une conseillère fédérale en visite en Chine, en prise à des sentiments partagés entre enthousiasme et réserve quant aux récentes activités d’acquisitions du dragon chinois en Suisse.#intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse

Soudainement, à la lumière du partenariat économique avec le dragon de feu, des ombres multiformes seraient apparues…

Entre ombres et lumières…

     L’article révèle en effet, les réserves de la conseillère fédérale sur les acquisitions chinoises de sociétés suisses stratégiquement sensibles. Doris Leuthard ajoute à ces craintes le souhait d’assurer les mêmes droits pour les investisseurs suisses que pour les investisseurs chinois en Suisse.

“Nous devons, comme l’Allemagne l’a fait depuis longtemps, mener la discussion sur la manière dont nous traitons la faim des entreprises chinoises.” (Doris Leuthard)

Même si, selon la conseillère fédérale : « les relations avec la Chine sont excellentes », résume t’elle, et « que le pays en profite économiquement et technologiquement », quelques ombres se seraient glissées dans le tableau économique des relations sino-suisses…

Une accélération du temps. L’horloge biologique chinoise fonctionne… au compte à rebours.

     Quand la vitesse est la clé : en juin 2017, nous apprenions qu’après dix-sept ans d’absence, la compagnie aérienne chinoise Air China avait ‘rouvert’ son vol direct entre la capitale chinoise et l’aéroport de Kloten (Zürich). Un article du Temps précisait aussi que « quatre fois par semaine, des Airbus A330 feront le transit entre les deux continents » et qu’en l’espace de six ans, le nombre de vols directs entre la Suisse et la Chine avait presque triplé.

Dans le même article, Gérald Béroud de l’observatoire Sinoptic.ch, en précise les raisons principales : «C’est un mouvement général que l’on observe depuis des années. Les entreprises chinoises deviennent de plus en plus puissantes et reçoivent des encouragements du gouvernement, car il y a une volonté politique de se développer à l’international.»

1950 – 2018 : de la reconnaissance au libre-échange

     Si la bonne santé des relations bilatérales n’a pas toujours été au beau fixe entre les deux nations, la Suisse a pourtant été l’un des premiers états au monde a avoir reconnu la République Populaire de Chine en 1950.

En 2007, la Suisse et la Chine ont signé un protocole d’entente visant à « intensifier les consultations politiques à haut niveau et à approfondir les relations bilatérales dans différents domaines ».

Depuis cette date, de nombreux projets de partenariat ont été entrepris par les cantons et mis en lumière grâce aux échanges croissants d’institutions académiques et groupes d’experts scientifiques et technologiques. Les domaines d’intervention historiques touchent aussi bien la coopération environnementale que le changement climatique et depuis 2016, la Chine et la Suisse ont conclu un partenariat stratégique innovateur pour aboutir, en avril 2018, a la mise en place d’une plate-forme ‘stratégique novatrice’ de haut niveau.

Aussi, depuis 2010, La Chine est devenue le principal partenaire commercial de la Suisse en Asie et son troisième partenaire commercial, derrière l’UE et les États-Unis.

Trois ans plus tard, en juillet 2013, un accord de libre-échange [Free Trade Agreement] sino-helvétique dans les dispositions de son article majeur ‘13.1’, a été signé. Intégralement accessible sur le site du SECO, c’est ce même accord qui reste en vigueur à ce jour entre les deux nations. Il n’a à ce jour fait l’objet d’aucune réserves ni de mesures organiques préventives dans le cadre d’acquisitions stratégiques sensibles…

Free Trade Agreement : Accord de libre-échange – Formation, recherche et innovation

     Cet accord bilatéral n’est que la suite logique d’une politique de coopération libérale soutenue et volontariste, progressivement engagée par la Confédération depuis plus de 10 ans. En 2008 déjà, selon selon le département fédéral des affaires étrangères, « la Chine faisait partie des États extra-européens qui ont été définis comme pays prioritaires dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation.»

Parmi l’ensemble des nombreuses dispositions en vigueur on y retrouve le ‘Work Programme for Economic and Technical Cooperation’ qui traite sans contrainte et de manière libérale un ensemble d’accords de principe de coopération – parmi d’autres -, au plan industriel, de la santé, de l’agriculture et de la propriété intellectuelle.

“les ressortissants chinois forment depuis, le plus important contingent d’étudiants extra-européens en Suisse.”

     Depuis 2008, la Suisse est aussi représentée à Shanghai grâce à sa plateforme d’innovation ‘Swissnex’ qui soutient activement un ensemble de projets en lien avec la recherche et l’innovation. Le succès de ces initiatives a ainsi permis un accroissement des échanges universitaires avec la Chine dont les ressortissants forment depuis, le plus important contingent d’étudiants extra-européens en Suisse.

Le guide de la survie : recherche et développement, transferts technologiques, partenariats, M&A.

Le cas ChemChina-Syngenta : un arbre étatique qui cache une forêt de POE : Privately Owned Enterprises… 

     Selon les experts du secteur des fusions-acquisitions, les petites et moyennes entreprises suisses, en particulier, restent des cibles attrayantes pour les investisseurs étrangers. En fait, selon une étude exécutées par Deloitte en 2016, les PME sont la clé de voûte dans l’activité suisse de fusions et acquisitions pour plus de 85 % des transactions.

Pour modérer les ‘complotistes’, et selon ce même rapport, le pays le plus actif en Suisse dans ces transactions (en nombre) étaient la France, suivie par le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis. L’Asie en tant que région reste bien évidemment également très actif. Les cibles les plus favorisées appartiennent au services aux entreprises, services aux consommateurs et TMT (Technologies, Medias et Télécommunications).

La survie économique est multiforme : les notions stratégiques de Zheng et de Qi

     Au delà de la bruyante acquisition de ChemChina sur Syngenta ou celle d’Infront Sports & Media AG par le groupe Dalian Wanda, plusieurs autres acquisitions chinoises d’envergure évaluées à plus d’un milliard de dollars ont récemment été opérées en Suisse dans les secteurs du transport et des médias par un seul groupe Chinois, le conglomérat HNA Group Co basé à Haikou (Hainan) – Ces acquisitions ont concerné le Gategroup Holding AG, Swissport (HNA) et SR Technics (HNA – branche Aviation).

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     Transcription : si l’acquisition de ChemChina a fait couler beaucoup d’encre comme élément de fixation médiatique (notion de Zheng), elle ne doit pas occulter les forces économiques de

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Go : de l’encerclement

diversion (forces Qi) dont les actions sont plus rapides et aux moindres frais, sur des secteurs fragiles ou les défenses présentent des failles notoires en matière réglementaire, financière ou de gouvernance.

Gouvernance stratégique : de la nécessité étatique du droit de réserve 

     De la conformité : le cas HNA est emblématique de cette frénésie d’acquisition opérées par des POE (Privately Owned Enterprises) dans le monde entier. A l’instar de Wanda (immobilier, cinéma), Fosun (tourisme, divertissement) ou Anbang (assurance, hôtellerie), le groupe HNA a récemment fait l’objet d’investigations financières par les autorités Chinoises mais aussi Suisses (Zurich). Ces dernières sont préoccupés par la provenance controversée des fonds, leur ampleur et la complexité des structures d’actionnariat mise en place pour les levées de fonds.

M&A chinoises dans le monde en 2015 = 116 milliards $

     Selon plusieurs sources financières, dans le cas d’HNA, le groupe aurait dépensé pas moins de 50 milliards de dollars ces deux dernières années dans des investissements et prises de participations centrées dans les transports aériens (Aigle Azur (France), Virgin Australia (Australie), TAP (Portugal) ou encore Azul (Brésil).

La cas HNA ne représente qu’une partie des acquisitions chinoises ans le monde. Sur l’année 2015, les entreprises chinoises auraient dépensé environ 116 milliards de dollars en fusions et acquisitions… (Thomson Reuters).

Realeconomik : la politique dérivée de la géopolitique ‘économique’

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Crise = Risque (danger) + Opportunité

     Les ambitions chinoises ne sont un secret pour personne et notre conseillère fédérale le sait fort bien. Les enjeux politiques et défis économiques du pays sont à la hauteur des besoins massifs en ressources et en soins d’une population de plus d’un milliard et demi d’habitants. S’il est démontré que la fin de la politique de l’enfant unique depuis 2015, ne provoquera pas un accroissement incontrôlé de sa population actuelle, les nécessités légitimes en matière de confort, d’hygiène et de santé qui ont littéralement explosées sur ces 30 dernières années, ne diminueront pas… Bien au contraire ! Un véritable raz de marée en matière d’exploitation des ressources naturelles à l’échelle du temps humain.

La fin de l’innocence…

     Tous les secteurs économiques sont impactées et si il y urgence aujourd’hui en termes d’environnement mondial (réchauffement climatique) et de renouvellement des ressources naturelles vitales (alimentation, énergies, industries), la Chine n’a cessé de progresser à l’échelle des indices économiques et sociétaux internationaux pour se hisser non plus comme un potentiel ‘challenger’, mais bien comme une incontournable alternative économique et géopolitique à l’influence étasunienne.

En matière de survie économique, il faut composer avec toutes les forces en présence et l’exemple Chinois n’est qu’une composante d’un tout ‘planétaire’.

Aujourd’hui, nous le savons, la définition exclusivement mercantile du mot ‘croissance’ est à réviser d’urgence, car cette fois-ci, ni les montagnes ni les dragons ne pourront nous protéger.

Alors, il serait aussi urgent pour nos gouvernements démocratiques d’apprendre à ‘mieux collaborer’ afin de mieux préserver nos intérêts vitaux.

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Précepte n° 1 : mieux savoir pour mieux comprendre – le prix de l’ignorance marketing

 Quand la ‘fin’ justifie les moyens… d’anticipation.

Mei Yaochen by Kanō Tsunenobu (18th century)

« Après quelques années de guerre, les dommages infligés à l’économie par la mise à l’écart du secteur productif de 700 000 hommes sont considérables. Aussi est-ce faire preuve de la plus grande insensibilité que de vouloir épargner les trois sous qui permettraient, … ‘en pratiquant un renseignement économique’*, de tout connaître des intentions de l’ennemi et de remporter la victoire. »

*(Commentaire attribué à Mei Yao-Tch’en (梅堯臣 ), commentateurs de Sun Tzu au 2° siècle. La phrase initiale précise : ‘en soudoyant des espions’)

Le renseignement stratégique est assimilé à la capacité d’anticipation et donc de prévision. Or la prévision ne vient ni des esprits ni des dieux : « Elle n’est pas tirée d’analogies avec le passé ni le fruit de conjectures. » (Jean Lévi) 

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Parce qu’une conquête économique peut être périlleuse, la notion d’analyse du risque ne peut procéder que sur les bases de renseignements fiables.

Renseignement économique : quand le marketing existait encore…

Dans les années cinquante, de nombreuses entreprises étasuniennes engagées sur les nouveaux marchés internationaux d’après guerre entreprirent d’investir une partie de leurs ressources pour mieux comprendre et exploiter les nouvelles opportunités économiques existantes.

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La pérennisation par l’adaptation (reconversion) de l’incroyable machine militaro-industrielle américaine vers des applications civiles justifiaient quelques sérieuses études de marché…

L’application de la sciences du ‘marketing’ prenait alors tout son sens dans la mesure ou celle-ci répondait parfaitement à trois impératifs de conquête : comprendre les besoins, connaître la concurrence et protéger ses investissements. Ces principes de bon sens sont immémoriaux, intemporels et procèdent de notre condition humaine principale : la survie.

Elle se résume par la définition la plus universelle suivante : “un ensemble des techniques qui ont pour objet la stratégie commerciale et notamment les études de marché.”

Il n’est pas simplement question ici d’une politique systématique d’expansion maladive liée à une croissance impérialiste de type ‘grandir ou périr’ – une infantile vue de l’esprit dans la plupart des cas d’entreprises -, mais bien de consolider ses propres bases avant d’engager des actions d’influence économique pertinentes, efficaces et ciblées. Il s’agît moins ici de sacrifier aveuglément des hommes et des ‘munitions’ financières mais bien d‘identifier les besoins exploitables – ou les ‘espaces vides’ – pour conquérir efficacement les marchés les plus captifs, quitte à réadapter ses outils de production et ses services.

Études de marché : analyses stratégiques et gestion des risques

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Risques : probabilités et impacts

Le macro-environnement marketing d’une entreprise consiste en une variété de facteurs externes qui se manifestent sur une grande échelle (ou macro).

Se renseigner pour mieux comprendre : une méthode courante d’évaluation du ‘macro-environnement’ d’une entreprise consiste à effectuer une analyse ‘PESTEL’. Les analyses de marché macro-économiques comprennent un ensemble de points vitaux que sont les aspects politiques, économiques, sociaux, technologiques, juridiques (réglementaires) et écologiques.

Dans le cadre d’une analyse de marché, une entreprise analysera donc les questions de politiques nationales, de réglementation, de culture et le climat des affaires, les tendances économiques et les évolutions comportementales et sociétales. Viendront ensuite l’adaptation des processus commerciaux en interne puis en dernier ressort, la politique de communication [l’influence] la mieux adaptée.

Dans le cadre des entreprises et des institutions financières, l’analyse ‘macro’ porte exclusivement sur l’environnement des risques, leurs natures, leurs probabilités et l’analyse des impacts réels et sérieux dans le cas de leurs survenances.

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Années 1980, la fin d’une logique : Le marketing n’est plus… Vive la communication !

Pourtant, à l’aube des années 80 pour des raisons liées entre autre à une rupture générationnelle, la définition initiale se trouva amputée de sa doctrine la plus élémentaire – le renseignement économique-, pour devenir, selon l’American Marketing Association : « une activité, un ensemble d’institutions et de processus de création, de communication, de diffusion et d’échange d’offres qui ont de la valeur pour les clients, les partenaires et la société en général. »

Ces 30 dernières années ont vu fleurir une nouvelle génération de managers et ‘experts’ marketing plus souvent portés par la communication du contenant que la composition du contenu.

Entre esthétique et pratique

L’expansion et l’accessibilité des moyens de communications virtuels par le plus grand nombre jouent en leur faveur. Les aspects visuels et esthétiques que sont le design et la communication ont progressivement phagocytés les plus gros budgets de fonctionnement des entreprises au détriment de leurs surveillance des marchés.

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Esthétique Vs. Pratique

Pour les entreprises les plus importantes, ces choix esthétiques plutôt que pratiques n’ont pas été immédiatement perçus comme des causes d’échecs. Les coupables par contre sont d’office désignés d’avance : le manque de budget publicitaire couplé à des ‘errements’ de choix dans le positionnement auprès de supports/relais médias.

Il n’en va que trop rarement des raisons liées à une mauvaise segmentation de marché ; du manque d’anticipation de la survenance d’une crise politique ou économique ; d’un affaiblissement du pouvoir d’achat ; d’une concurrence mieux implanté (réseaux de distribution ou référencement internet) et plus réactive ; de changements réglementaires conséquents ; de ruptures technologiques prévisibles… La plupart du temps, des signaux pourtant ‘forts’, quand on veut les voir… le terrain

Si chaque année les meilleurs ‘flops marketing’ s’alignent avec autant d’entrain sur les blogs d’experts de la chose ‘mercatique’, les raisons ‘techniques’ invoquées ne doivent pas occulter le manque de pragmatisme et les déficiences constatées dans la compréhension du terrain à occuper.

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Intelligence(s) : information et compréhension

Si la digitalisation de nos moyens de communication a certes, porté un coup sérieux au marketing dit ‘traditionnel’ – plus ‘grégaire’ et moins sexy -, il n’empêche que le bon sens en matière d’affaires – par la pratique (à temps plein) de veilles et d’analyses -, ne peut que mieux renforcer le poids d’influence et la pérennité d’un acteur économique sur son terrain de prédilection.

Dans le cadre de la préparation d’une stratégie d’influence ‘marketing’ et de renforcement de sa réputation, Sun Tzu nous rappelle bien que « le plus important, est le peuple [le marché]. Obtient sa confiance et son soutient et tu obtiendras tout ce que tu voudras. »

‘Écouter le marché’ n’est pas qu’une vaine expression…, pour être mieux entendu.

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Genèse : des Royaumes Combattants aux guerres économiques

Transcrire l’Art de la guerre dans le contexte économique actuel

Au commencement : L’expansion par la destruction

     En 450 avant J.-C., il existait en Chine huit États importants dont six engagés dans une perpétuelle prédation destructrice au travers de guerres endémiques issues de leurs insatiables ambitions.

La plupart des guerres pouvaient opposer jusqu’à six cent mille hommes par faction et rares furent sans doute les généraux qui moururent dans leur lit pendant les 150 années qui s’étendent de 450 à 300 avant J.-C.

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“La guerre est semblable au feu, lorsqu’elle se prolonge elle met en péril ceux qui l’on provoquée.”

 

Cette période fut la plus chaotique de l’histoire de Chine. Des bandes armés razziaient les villages, enlevaient les voyageurs et rançonnaient les marchands. Un grand nombre de ces hors-la-loi étaient des paysans démunis et contraint à subsister dans le ‘crime’. D’autres étaient des criminels évadés, déserteurs et des dignitaires en disgrâce.

L’affrontement devient un aveu d’échec : la guerre seule, ne peut plus être “qu’une continuation de la politique par d’autres moyens”… 

Le tableau apocalyptique des massacres, malheurs et souffrances endurés par les populations provoquent de vibrants plaidoyers de sophistes, pacifistes et intellectuels à cette époque… mais aussi de militaires qui, comme Sun Tzu, sont préoccupés par le poids désastreux en pertes humaines et économiques que font peser sur un état ces macabres campagnes de domination.

Une question d’importance vitale pour l’État – la guerre est ailleurs…

     La guerre ne pouvant être entrepris à la légère ni imprudemment, il fallait la faire précéder de mesures visant à faciliter la victoire. Selon Sun Tzu : “la guerre est pour l’état une préoccupation sérieuse ; elle nécessite une étude approfondie.” Ce verset est une des clés de la philosophie de Sun Tzu : elle pose la reconnaissance qu’une lutte armée n’est pas une anomalie éphémère , mais un acte conscient.

Contrairement à la plupart des écrivains gréco-romains, Sun Tzu ne s’intéressait pas avant tout à l’élaboration de stratagèmes compliqués ou purement tacticiens (transitoires).

Il s’était donné pour but de rédiger un traité méthodique à l’usage des meneurs d’hommes et des généraux lancés dans la poursuite intelligente d’une guerre victorieuse.

Il croyait que le stratège habile doit être capable de soumettre l’armée ennemie sans engagement militaire, de prendre les villes sans les assiéger et de renverser un État sans ensanglanter les épées.

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La transcription des 13 chapitres en… 1000 secrets.

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Chinese Go players (Nan Yan – 500 BC)

     Si Sun Tzu savait fort bien que le combat implique beaucoup plus que le choc des armées – « Le nombre à lui seul, ne donne nullement l’avantage. » -, il nous rappel surtout au bons sens en considérant avant tout les facteurs psychologiques, moraux et intellectuels – et non les éléments matériels -, en amont de toute entreprise.

“Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation”

De toutes les citations que nous retrouverons au travers de ses écrits, toutes sans exception font la part belle à l’art de la gouvernance ; la gouvernance stratège dont le premier pilier relève avant tout de la connaissance de ses propres vulnérabilités avant d’entreprendre de connaitre celles des autres…

“Une armée [société] dénuée de renseignement est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles”

Dans le contexte économique propre aux acquisitions et fusions stratégiques – ou de raids hostiles -, et au delà des ‘guerres fantômes’ et hauts faits ‘d’espionnage industriel’ dont la presse économique nous fait régulièrement écho, il réside toujours une ‘victime’ économique dont les vulnérabilités ont été habilement exploités par un adversaire bien renseigné…

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Avant-propos : la sagesse et la guerre économique

Remerciements : Le Temps porte décidément bien son nom… En ouvrant ses pages à de nouveaux chapitres de nos vies, il porte aujourd’hui ses lecteurs à contribution pour nourrir chacun d’entre nous du meilleur des ‘autres’.

De la démocratie à la gouvernance

     Nous, simples blogueurs des temps modernes ne sommes nous pas les colporteurs inconscients de nos pairs et mentors ? – le plus souvent grecs, tels Pythagore, Socrate et Platon ou encore Périclès et Euripide -, dont les nombreux legs ont profondément influencé nos meilleurs philosophes occidentaux dans l’élaboration d’une vision du monde rationnelle et structurée.

Enfants légitimes et légataires de sociétés démocratiques enfantées dans la douleur puis chèrement acquises au prix fort – celui du sang -, l’Histoire nous démontre encore chaque jour que rien n’est jamais immuable et que notre survie dépend de nos capacités d’adaptation et de résilience.

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O Lang ‘Shining war’

Les aléas du temps font de la gouvernance un exercice des plus difficiles à comprendre. La maîtrise de cet art ne dépend pas d’un seul mais d’une intelligence collective portée par un but commun œuvrant en territoire inconnu. 

De l’état stratège au dirigeant stratège

     Seul face au monde, un dirigeant solitaire, politiquement isolé dans l’exercice de ses fonctions, n’a aucun Salut. Pourtant encore pièce centrale d’un pouvoir moral, son isolement le condamnera irrémédiablement à l’aveuglement et à la surdité. Par manque de discernement chronique, il en résultera fatalement des dysfonctionnements internes qui porteront atteinte à la pérennité de son entreprise.

Jusque là, la mécanique du déclin paraît logique et prévisible et nos meilleurs ‘consultants’ auront les remèdes ‘numéraires’ pour guérir la maladie. Sans l’avoir compris…

Garantir la pérennité d’un groupe, c’est avant tout comprendre son environnement

Comme tout gouvernement, la direction d’une entreprise n’échappe pas à certaines règles de bon fonctionnement. De nombreux articles de Presse font état d’acquisitions croissantes dans certains secteurs stratégiques de nos industries ; touchant le cœur de nos savoirs faire historiques.

50% des plus grandes entreprises mondiales

disparues en moins de 20 ans

 

#intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse     Depuis le début de notre 21° siècle, plus de 50 % des entreprises historiques cotées au Fortune 500 ont disparu des écrans radar et pour la majorité,… par ignorance, arrogance et suffisance. Les technologies ‘disruptives’ mises en cause ne sont, dans la plupart des cas, que de fallacieux prétextes…

Ces disparitions ne procèdent nullement d’attaques massives soutenue à grands renforts de moyens financiers comme ‘on’ voudrait souvent nous le faire croire…, mais dans la majorité des cas, ces disparitions sont les conséquences de subtiles pratiques offensives ancestrales dont la force réside dans l’exploitation renseignée de failles humaines et organisationnelles. Attention, pas de théorie du complot ici ! juste un constat millénaire : la force des uns réside dans la faiblesse des autres… 

Ce blog en propose un autre regard sur le monde endogène de l’entreprise, sa gouvernance et son organisation et les meilleures politiques à tenir afin de faire face aux aléas de l’hyper-concurrence et de la “guerre économique” tant décriée.

Et Sun Tzu dans tout ça ?

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     L’art de la guerre aurait été rédigé au cours du 4° siècle avant J.-C, il y a 2500 ans, par un exceptionnel général d’armé nommé Sun Tzu (de son vrai nom Sun Wu), dont l’appellation honorifique signifie : Maître Sun (Sun Zi en pinyin). “L’art de la guerre” reste un sujet à débat quant à sa paternité mais nous n’en ferons pas cas ici.

La portée universelle de cet ouvrage reste d’une immuable constance dans son esprit de synthèse  pratique emprunt de bon sens et d’expérience. Il reste l’un des ouvrages les plus connus en matière de stratégie militaire, mais aussi le moins intégré dans le monde de l’entreprise.

Sun Tzu fut le premier général à fournir les conditions fondamentales de conduite du pouvoir en alliant la stratégie à la tactique ainsi qu’une doctrine pratique de gouvernance dictant les méthodes à employer pour le renseignement, la planification, le commandement, les opérations et l’administration.

Au cours des semaines à venir, nous tenterons d’apporter aux dirigeants et entrepreneurs une autre vision philosophique de leur rôle premier mais surtout, une autre perception stratégique de leur organisation interne et de leur environnement d’affaires.

Nous commencerons par cette citation : « Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.»*

 

En vous remerciant pour vos contributions, je vous souhaite une excellente lecture.

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