Recueil intégral des 120 citations et références majeures de l‘Art de la guerre pour les entreprises

#intelligence #economique #renseignements #affaires #suisse   L‘ensemble des 120 citations présentes dans cet espace représente un travail quasi exhaustif reprenant l‘ensemble des citations et des observations clés de l‘Art de la guerre. Souvent recueillis ou ‘postés‘ de manière parcellaire ou incomplète sur la toile, trop peu de sites/ blogs proposent un recueil d‘archives consolidé des citations de l‘Art de la guerre.

Je vous propose donc, de trouver sur cette page, un ensemble segmenté en quatre thématiques des citations majeures et essentielles des principes de Sun Tzu : La doctrine de guerre ; la stratégie et la tactique ; l’art du renseignement, de la diplomatie et de l’influence, et l’art de la gouvernance.

Je n‘ai conservé pour ces chapitres que les citations et réflexions applicables et assimilables au monde des entreprises.

Outre la lecture philosophique de ces principes et l‘enrichissement personnel qu‘ils apportent dans nos vies quotidiennes, leurs applications opérationnelles nécessitent invariablement un travail de fond sur les organisations internes des entreprises.

Et le dirigeant stratège le sait… nos succès comme nos échecs sont toujours générés par nos pensées et au travers de nos actions.

Sur ces bons mots, je vous souhaite une excellente lecture.

Préambule

     La guerre n’est pas une fin pour Sun Tzu. Ainsi, ceux qui sont experts dans l’art de la guerre “soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un état sans opérations prolongées.“  Ici, la guerre est avant tout un moyen d’acquérir la paix : “la victoire n’est pas une fin si le prix dont elle a été payée est plus ruineux que le combat indécis. La bataille n’est pas une fin si elle n’a pas pour effet de convaincre l’ennemi que la lutte est désormais impossible. La destruction de l’ennemi n’est pas davantage une fin que l’anéantissement des richesses et l’incendie des lieux, car les sentiments de haine que déchaîne une telle méthode sont générateurs de conflits perpétuels.”

Une doctrine économique avant tout

     Si les aspects financiers sont souvent importants pour nos entreprises, ils ne suffisent pas à garantir leurs succès : “Dans la guerre, le nombre seul ne procure aucun avantage. N’avancez pas en vous reposant exclusivement sur la puissance militaire“.

Au regard d‘une “guerre économique“, ces préceptes se transcrivent assez aisément en ressources financières et humaines ; innovations technologiques ; management et gouvernance ; marketing, communication et déploiement commercial.

Il suffit seulement d‘y voir le bon sens caché derrière chaque action économique dont les résultats – bons ou mauvais – procèdent d‘un ensemble de facteurs engagés par une organisation pour atteindre un but.

     Pour Sun Tzu, tout est dans la préparation, la coordination et la qualité des renseignements économiques recueillis : “Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.“

Percevoir le concurrent identifié comme un ou ‘seul‘ adversaire peut s‘avérer trompeur quand d‘aucuns agît en méconnaissance des facteurs clés que sont : la doctrine (le modèle économique) , le temps (l‘agenda des actions) , l’espace (le secteur d‘activité et ses acteurs) , le commandement (le management) , la discipline (la coordination et la préparation).

Sun Tzu : la doctrine de Guerre

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l’engagement

  • On n’entreprend pas une action qui ne répond pas aux intérêts du pays ; on ne recourt pas aux armes sans être sûr du succès ; on ne combat pas lorsque’on n’est pas menacé. Un souverain digne de ce nom ne lève pas une armée sous le coup de la colère. Le véritable chef de guerre n’engage pas la bataille sur un mouvement d’humeur. Ils n’entreprennent une action que si elle répond à leur intérêt, sinon ils y renoncent.

  • La guerre est la grande affaire des nations ; elle est le lieu où se décident la vie et la mort : elle est la voie de la survie ou de la disparition. On ne saurait la traiter à la légère.

  • N’oubliez jamais que votre dessein, en faisant la guerre, doit être de procurer à l’état la gloire, la splendeur et la paix, et non pas d’y mettre le trouble, la désolation et la confusion.

  • La guerre est une affaire d’une importance vitale pour l’état , la province de la vie et de la mort , la voie qui mène à la survie ou à l’anéantissement . Il est indispensable de l’étudier à fond.

  • Soumettre l’ennemi par la force n’est pas le summum de l’art de la guerre, le summum de cet art est de soumettre l’ennemi sans verser une seule goutte de sang.(L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat).

  • Tout l’art de la guerre est basé sur la duperie.

  • Parce que la guerre est la voie qui mène à la survie ou à l’anéantissement, il est indispensable de l’étudier à fond .

  • Jamais guerre prolongée ne profita à aucun pays

  • La guerre a le mensonge pour fondement et le profit pour ressort.

  • La guerre est semblable au feu, lorsqu’elle se prolonge elle met en péril ceux qui l’on provoquée.

  • Si elles venaient à souffrir de la faim, la misère et les maladies feraient bientôt plus de ravage parmi elles que ne le pourrait faire dans plusieurs années le fer de l’ennemi.

  • Notre invincibilité dépend de nous, la vulnérabilité de l’ennemi de lui.

  • Jamais le Ciel n’approuva l’effusion du sang humain : c’est lui qui donne la vie aux hommes ; lui seul doit être le maître de le trancher.

  • La victoire n’est que le fruit d’une supputation exacte.

  • Et de même que l’eau n’a pas de forme stable, il n’existe pas dans la guerre de condition permanente.

  • Ainsi, ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un état sans opérations prolongées.

  • Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.

  • Votre but demeure de vous saisir de l’empire alors qu’il est intact; ainsi vos troupes ne seront pas épuisées et vos gains seront complets. Tel est l’art de la stratégie victorieuse.

  • Il n’est rien de plus funeste que de remporter des victoires et de conquérir des provinces dont on ne sait pas exploiter les fruits, c’est un gaspillage inutile de forces. C’est pourquoi il est dit : « Le souverain avisé projette la victoire, le bon général l’exploite. »

  • Une armée est victorieuse si elle cherche à vaincre avant de combattre ; elle est vaincue si elle cherche à combattre avant de vaincre.

  • Ainsi une armée victorieuse l’est avant de se chercher le combat ; une armée vouée à la défaite se bat sans l’espoir de vaincre.

  • On peut voler à une armée son esprit et lui dérober son adresse, de même que le courage de son commandant.

  • Être fixé sur ses propres capacités offensives, sans s’aviser du potentiel défensif adverse, c’est réduire ses chances de victoire de moitié […]

 

De la doctrine à la stratégie :

applications tactiques

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l’Art de la déception

  • La doctrine de la guerre consiste à suivre la situation de l’ennemi afin de décider de la bataille.

  • Il est d’une importance suprême dans la guerre d’attaquer la stratégie de l’ennemi.

  • Les principes sont bons en eux-mêmes; mais l’application qu’on en fait les rend souvent mauvais.

  • Celui qui arrache le trophée avant que les craintes de son ennemi ne prennent forme excelle dans la conquête.

  • Les grands généraux en viennent à bout en découvrant tous les artifices de l’ennemi, en faisant avorter tous ses projets, en semant la discorde parmi ses partisans, en les tenant toujours en haleine, en empêchant les secours étrangers qu’il pourrait recevoir, et en lui ôtant toutes les facilités qu’il pourrait avoir de se déterminer à quelque chose d’avantageux pour lui.

  • En règle générale, le premier arrivé est dispos, il a tout loisir de recevoir l’ennemi ; le dernier arrivé est harassé, il doit livrer immédiatement bataille.

  • Qui excelle à la guerre dirige les mouvements de l’autre et ne se laisse pas dicter les siens.

  • Pour faire bouger l’ennemi, il faut lui manifester sa forme afin qu’il s’y conforme ; il faut lui offrir un sacrifice, afin qu’il le prenne. On l’attire avec un appât et on le reçoit avec des troupes.

  • Quand les opérations traînent en longueur sans apporter de victoire décisive, les armes s’émoussent, les troupes perdent leur mordant ; les soldats usent leurs nerfs dans les sièges.

  • Qui ne réfléchit pas et méprise l’ennemi sera vaincu.

  • Il faut combattre l’ennemi dans ses plans.

  • Ce qui appauvrit la nation, ce sont les approvisionnements sur de longues distances.

  • A la guerre, tout est affaire de rapidité. On profite de ce que l’autre n’est pas prêt, on surgit à l’improviste.

  • Si, en dépit de l’éclatement de l’incendie, l’ennemi reste calme, ne vous précipitez pas à l’assaut, mais patientez.

  • Poussez l’ennemi à l’action pour découvrir les principes de ses mouvements.

  • Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité.

  • L’invincibilité réside dans la défense, la possibilité de victoire dans l’attaque.

  • Celui qui se défend montre que sa force est inadéquate, celui qui attaque qu’elle est abondante.

  • Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières.

  • En conséquence, l’art de mener les troupes au combat consiste en ceci : Lorsque vous possédez la supériorité à dix contre un, encerclez l’ennemi.A cinq contre un, attaquez le.A deux contre un, divisez le.Si vous êtes de force égale, vous pouvez engager le combat.Lorsque numériquement, vous avez le dessous, soyez capable de battre en retraite.Et si vous êtes inférieur en tous points, soyez capable de vous dérober, car une petite armée est une proie facile pour une plus puissante.

  • Ne poussez pas à bout un ennemi aux abois.

  • Il est d’une importance suprême dans la guerre d’attaquer la stratégie de l’ennemi.

  • Attaquez le plan de l’adversaire au moment où il naît. Puis rompez ses alliances. Puis attaquez son armée.

  • C’est lorsqu’on est environné de tous les dangers qu’il n’en faut redouter aucun.

  • Généralement, celui qui occupe le terrain le premier et attend l’ennemi est en position de force ; celui qui arrive sur les lieux plus tard et se précipite au combat est déjà affaibli.

  • C’est par son élan que l’eau des torrents se heurte contre les rochers; c’est sur la mesure de la distance que se règle le faucon pour briser le corps de sa proie.

  • Lorsqu’un chat se tient à l’entrée du trou du rat, dix mille rats ne se hasardent pas à en sortir; lorsqu’un tigre garde le gué, dix mille cerfs ne peuvent le traverser.

  • Capable, passez pour incapable ; prêt au combat, ne le laissez pas voir ; proche, semblez donc loin ; loin, semblez donc proche. Attirez l’adversaire par la promesse d’un avantage ; prenez-le au piège en feignant le désordre ; s’il se concentre, défendez-vous ; s’il est fort, évitez-le.

  • Coléreux, provoque-le ; méprisant, excitez sa morgue. Dispos, fatiguez-le ; uni, semez la discorde. Attaque là où il ne vous attend pas ; surgissez toujours à l’improviste.

  • Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi.

  • Irritez [le] général [de l’ennemi] et égarez-le.Li Chu’an : « Si le général est coléreux, son autorité peut facilement être ébranlée. Son caractère n’est pas stable. »Chang Yu : « Si le général de l’armée ennemie est obstiné et enclin à la colère, insultez-le et rendez-le furieux, de façon qu’il soit courroucé, qu’il n’y voit plus clair, et qu’il marche étourdiment sur vous, sans plan. »

  • […] ce qui est capital dans les opérations militaires, c’est de faire croire que l’on s’ajuste aux desseins de l’ennemi.

  • Ne négligez pas de courir après un petit avantage lorsque vous pourrez vous le procurer sûrement et sans aucune perte de votre part. Plusieurs de ces petits avantages qu’on pourrait acquérir et qu’on néglige occasionnent souvent de grandes pertes et des dommages irréparables.

  • Celui qui est prudent et attend un ennemi qui ne l’est pas sera victorieux.

  • Si vous voulez tirer un on parti de votre armée, si vous voulez qu’elle soit invincible, faites qu’elle ressemble au Chouai Jen. Le Chouai Jen est une espèce de gros serpent qui se trouve dans la montagne, de Tchang Chan. Si l’on frappe sur la tête de ce serpent, à l’instant sa queue va au secours, et se recourbe jusqu’à la tête ; qu’on le frappe sur la queue, la tête s’y trouve dans le moment pour la défendre ; qu’on le frappe sur le milieu ou sur quelque autre partie de son corps, sa tête et sa queue s’y trouvent d’abord réunies. Mais cela peut-il être pratiqué par une armée ? dira peut-être quelqu’un. Oui, cela se peut, cela se doit, il le faut.

  • Lorsque le coup de tonnerre éclate, il est trop tard pour se boucher les oreilles.

  • C’est pourquoi une armée doit être preste comme le vent, majestueuse comme la forêt, dévorante comme la flamme, inébranlable comme la montagne ; insaisissable comme une ombre, elle frappe avec la soudaineté de la foudre.

  • Telle est la conduite que tenaient nos anciens guerriers. Ces grands hommes, habiles et expérimentés dans leur art, avaient pour principe que la manière d’attaquer et de se défendre ne devait pas être invariablement la même, qu’elle devait être prise de la nature du terrain que l’on se occupait et de la position où l’on se trouvait. Ils disaient encore que la tête et la queue d’une armée ne devaient pas être commandées de la même façon, qu’il fallait combattre la tête et enfoncer la queue ; que la multitude et le petit nombre ne pouvaient pas être longtemps d’accord ; que les forts et les faibles, lorsqu’ils étaient ensemble, ne tardaient guère à se désunir ; que les hauts et les bas ne pouvaient être également utiles ; que les troupes étroitement unies pouvaient aisément se diviser, mais que celles qui étaient une fois divisées ne se réunissaient que très difficilement. Ils répétaient sans cesse qu’une armée ne devait jamais se mettre en mouvement qu’elle ne fût sûre de quelque avantage réel, et que, lorsqu’il n’y avait rien à gagner, il fallait se tenir tranquille et garder le camp.

  • Lorsque l’ennemi est uni; divisez-le ; et attaquez là où il n’est point préparé, en surgissant lorsqu’il ne vous attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire.

  • La rapidité est la sève de la guerre

  • Un habile général ne se trouve jamais réduit à de telles extrémités; sans donner des batailles, il sait l’art d’humilier ses ennemis; sans répandre une goutte de sang, sans tirer même l’épée.

  • Pang Tchouan arriva cette nuit-là, et lorsqu’il vit quelque chose décrit sous l’arbre, il alluma une torche pour lire ce qui était écrit. Avant qu’il eût pu finir, les dix mille archer de Tchi décochèrent leurs flèches en même temps, et l’armée de Ou fut mise en déroute. Pang Tchouan voyant sa mort prochaine, et la défaite de ses troupes, se trancha la gorge et dit en expirant : Ainsi j’ai contribué à la célébrité de ce misérable.

 

De l‘art du renseignement, de la

diplomatie et de l‘influence

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Savoir avant d’agir

  • La grande science est de faire vouloir à autrui tout ce que vous voulez qu’il fasse, et de lui fournir, sans qu’il s’en aperçoive, tous les moyens de vous seconder.

  • Un prince avisé et un brillant capitaine sortent toujours victorieux de leurs campagnes et se couvrent d’une gloire qui éclipse leurs rivaux grâce à leur capacité de prévision. Or la prévision ne vient ni des esprits ni des dieux ; elle n’est pas tirée de l’analogie avec le passé pas plus qu’elle n’est le fruit des conjectures. Elle provient uniquement des renseignements obtenus auprès de ceux qui connaissent la situation de l’adversaire.

  • Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation.

  • Lorsque le monde est en paix, un homme de bien garde son épée à son côté.

  • Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ?

  • Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles vous ne courrez jamais aucun danger.

  • Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses.

  • […]vaincre l’ennemi sans même se battre, voilà le fin du fin.

  • Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites.

  • Qui ignore les objectifs stratégiques des autres princes ne peut conclure d’alliance.

  • Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • Sois subtil jusqu’à l’invisible; sois mystérieux jusqu’à l’inaudible; alors tu pourras maîtriser le destin de tes adversaires.

  • Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles.

  • Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu’elles ne surviennent.

  • Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.

  • La pire des politiques consiste à attaquer les cités.

  • Impalpable et immatériel, l’expert ne laisse pas de trace ; mystérieux comme une divinité, il est inaudible. C’est ainsi qu’il met l’ennemi à sa merci.

  • La grande science est de lui faire vouloir tout ce que vous voulez qu’il fasse, et de lui fournir, sans qu’il s’en aperçoive, tous les moyens de vous seconder.

  • Entretenez des liaisons secrètes avec ce qu’il y a de plus vicieux chez les ennemis ; servez-vous-en pour aller à vos fins, en leur joignant d’autres vicieux.

  • l’appât de la vengeance, celui des richesses ou des postes éminents que vous leur promettez, suffiront amplement pour les gagner.

 

l‘Art de la gouvernance

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Savoir fédérer et motiver

  • La doctrine, l’équité, l’amour pour tous ceux qui sont nos subordonnés et, pour tous les hommes en général, la science des ressources, le courage et la valeur : telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de Général.

  • Un général avisé prend toujours en compte, dans ses supputations, tant les avantages que les inconvénients d’une option. Il voit les profits et peut tenter des entreprises ; il ne néglige pas les risques et évite les désagréments.

  • […]N’agissez pas si vous ne voyez pas d’intérêt clair pour le pays. N’utilisez pas vos soldat si vous n’êtes pas sûr du succès. Ne combattez pas si vous n’êtes pas menacé. Un souverain n’ordonne pas à son général de lever une armée sous le coup de la colère; un général n’attaque pas parce qu’on lui a fait affront[…] un royaume détruit ne se relève pas de ses cendres et les morts ne reviennent pas à la vie.

  • Le plus important, est le peuple. Obtient sa confiance et son soutient et tu obtiendra tout ce que tu voudras.

  • Mei Yao Ch’en dit : Ce qui dépend de moi, je peux le faire ; ce qui dépend de l’ennemi n’est jamais assuré.

  • Un chef d’armée qualifié demande la victoire à la situation et non à ses subordonnés.

  • Lorsque les hommes se rassemblent constamment par petits groupes et se parlent à l’oreille, le général a perdu la confiance de son armée.

  • Ch’en Hao : “Lorsque les ordres du général ne sont pas stricts et que son comportement manque de dignité, les officiers sont turbulents.

  • […] le Duc Li Ching de Wei a dit : “Or, les qualités indispensables à un général sont avant tout la clairvoyance, l’art de faire régner l’harmonie au sein de son armée, une stratégie réfléchie doublée de plans à longue portée, le sens des saisons et la faculté de saisir les facteurs humains. Car un général inapte à évaluer ses possibilités ou à concevoir ce que sont la promptitude et la souplesse avancer, lorsque se présentera l’occasion d’attaquer, d’un pas trébuchant et hésitant, les yeux tournés avec anxiété d’abord à droite, puis à gauche, et il sera incapable de mettre sur pied un plan. S’il est crédule, il se fiera à des rapports indignes de foi, croyant tantôt ceci et tantôt cela. Aussi craintif qu’un renard dans le recul et dans l’avance, il laissera ses rangs s’éparpiller. En quoi cette façon d’agir diffère-t-elle de l’action de conduire des innocents dans l’eau bouillante ou dans le feu ? N’est-ce pas exactement la même chose que de mener des vaches et des moutons en pâture à des loups ou à des tigres ?””

  • Chang Yu : “Lorsque l’administration et les ordres manquent de fermeté, le moral des hommes est bas et les officiers enragent.”

  • Non moins remarquables semblent les recommandations d’aimer le soldat, de sentir l’âme des subordonnés, de se préparer à la guerre par l’étude et la réflexion, de connaître l’ennemi aussi bien, sinon mieux que ses propres forces, de ménager les populations vaincues comme de traiter humainement les prisonniers de guerre.

  • On dénombre cinq traits de caractère qui représentent un danger pour un général : s’il ne craint pas la mort, ils risque d’être tué ; s’il chérit trop la vie, il risque d’être capturé ; coléreux, il réagira aux insultes ; homme d’honneur, il craindra l’opprobre ; compatissant, il sera aisé de le tourmenter.

  • Un général se doit d’être impavide pour garder ses secrets, rigoureux pour faire observer l’ordre. Il lui incombe d’obstruer les yeux et les oreilles de ses hommes pour les tenir dans l’ignorance. Il modifie ses objectifs, bouleverse ses plans et nul ne le devine. Il déplace ses bivouacs, varie ses itinéraires et déjoue toute prévision.

  • Triompher au combat et être universellement proclamé “Expert” n’est pas le comble de l’habileté, car soulever un duvet d’automne ne demande pas beaucoup de force ; distinguer le soleil de la lune n’est pas une preuve de clairvoyance ; entendre un coup de tonnerre ne prouve pas qu’on a l’ouïe fine.

  • Être plusieurs années à observer ses ennemis, ou à faire la guerre, c’est ne point aimer le peuple, c’est être l’ennemi de son pays; toutes les dépenses, toutes les peines, tous les travaux et toutes les fatigues de plusieurs années n’aboutissent le plus souvent, pour les vainqueurs eux-mêmes, qu’à une journée de triomphe et de gloire, celle où ils ont vaincu. N’employer pour vaincre que la voie des sièges et des batailles, c’est ignorer également et les devoirs de souverain et ceux de général; c’est ne pas savoir gouverner; c’est ne pas savoir servir l’État.

  • Un habile général sait d’avance tout ce qu’il doit faire; tout autre que lui doit l’ignorer absolument. Telle était la pratique de ceux de nos anciens guerriers qui se sont le plus distingués dans l’art sublime du gouvernement.

  • Un général avisé s’emploie à vivre sur l’ennemi.

  • Quand le général n’a ni la fermeté ni la rigueur requises, que ses instructions manquent de clarté, il y aura désordre.

  • En tuer un pour en terrifier un millier.

  • Le général court cinq dangers: Téméraire, il risque d’être tué. Lâche, il risque d’être capturé. Coléreux, il risque de se laisser emporter. Chatouilleux sur l’honneur, il risque d’être humilié. Compatissant, il risque d’être tourmenté.

  • Si le général est généreux, mais incapable de diriger, bienveillant, mais incapable de rétablir l’ordre, ses soldats, tels des enfants gâtés, seront inutiles.

  • Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer, simulez l’infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s’y briser.

  • On se défend lorsqu’on dispose de moyens suffisants ; on attaque lorsqu’on dispose de moyens plus que suffisants.

  • Traitez bien les prisonniers, nourrissez-les comme vos propres soldats ; faites en sorte, s’il se peut, qu’ils se trouvent mieux chez vous qu’ils ne le seraient dans leur propre camp, ou dans le sein même de leur patrie. Ne les laissez jamais oisifs, tirez parti de leurs services avec les défiances convenables, et, pour le dire en deux mots, conduisez-vous à leur égard comme s’ils étaient des troupes qui se fussent enrôlées librement sous vos étendards. Voilà ce que j’appelle gagner une bataille et devenir plus fort.

  • Il faut conduire, en amont du combat, des manœuvres indirectes, dont le but est soit de préparer une situation favorable au combat, soit de vaincre sans même devoir combattre. Dans tous les cas, il ne faut frapper qu’une fois qu’on est sûr de vaincre, d’un seul coup, au point que l’adversaire ne pourra pas se relever.

  • Sachez le bon que produit la terre et vous profiterez de ses ressources; connaissez les routes et vous prendrez la bonne; par le calcul, sachez divisez exactement pour donner à chacun, en vivres et munitions, sans excès, ni trop peu. La balance vous apprendra à répartir la justice, les récompenses et les punitions. Enfin, rappelez-vous les victoires qui ont été remportées, les circonstances de la lutte et vous saurez ainsi l’usage qu’on en a fait, les avantages qu’elles ont procurés ou les préjudices qu’elles ont causés aux vainqueurs eux-mêmes.

  • Le premier [danger] est une trop grande ardeur à affronter la mort; ardeur téméraire qu’on honore souvent des beaux noms de courage, d’intrépidité et de valeur, mais qui, au fond, ne mérite guère que celui de lâcheté.

  • Si un général est pusillanime, il n’aura pas les sentiments d’honneur qui conviennent à une personne de son rang, il manquera du talent essentiel de donner de l’ardeur aux troupes ; il ralentira leur courage dans le temps qu’il faudrait le ranimer ; il ne saura ni les instruire ni les dresser à propos ; il ne croira jamais devoir compter sur les lumières, la valeur et l’habileté des officiers qui lui sont soumis, les officiers eux-mêmes ne sauront à quoi s’en tenir ; il fera faire mille fausses démarches à ses troupes, qu’il voudra disposer tantôt d’une façon et tantôt d’une autre, sans suivre aucun système, sans aucune méthode ; il hésitera sur tout, il ne se décidera sur rien, partout il ne verra que des sujets de crainte ; et alors le désordre, et un désordre général, régnera dans son armée

  • Un Souverain ne peut pas lever une armée sous le coup de l’exaspération ni un général se battre sous le coup du ressentiment. Car, s’il est possible à un homme irrité de recouvrer la sérénité et à un homme ulcéré de se sentir satisfait de nouveau, un Etat qui a été anéanti ne peut être rétabli, ni les morts rendus à la vie.

  • Savoir faire sortir le courage et l’intrépidité de la poltronnerie et de la pusillanimité, c’est être héros soi-même, c’est être plus qu’un héros, c’est être au dessus des intrépides.

  • Lorsque ses troupes sont désordonnées, le général n’a pas de prestige.

  • N’employer pour vaincre que sièges et batailles, c’est ignorer également les devoirs du Souverain et ceux du général ; c’est ne pas savoir gouverner ; c’est ne pas savoir servir l’État ; c’est ne pas savoir combattre. Aussi, lorsque la guerre est résolue, que les troupes étant formées sont sur le point d’entreprendre, ne dédaignez pas d’employer la ruse.

  • ce qui est au-dessus du bon est souvent pire que le mauvais.

Mots pour une ‘belle’ fin…

Lu Xun and Uchiyama Kanzo – Friendship in a time of war (courtesy Stanford university)

     “Quelques soldats du royaume de Ou se trouvèrent un jour à passer une rivière en même temps que d’autres soldats du royaume de Yue la passaient aussi : un vent impétueux souffla, les barques furent renversées et les hommes auraient tous péri, s’ils ne se fussent aidés mutuellement : ils ne pensèrent pas alors qu’ils étaient ennemis, ils se rendirent au contraire tous les offices qu’on pouvait attendre d’une amitié tendre et sincère, ils coopérèrent comme la main droite avec la main gauche.”

“Non seulement les différents corps de votre armée doivent se secourir mutuellement, mais encore qu’il faut que vous secouriez vos alliés, que vous donniez même du secours aux peuples vaincus qui en ont besoin ; car, s’ils vous sont soumis, c’est qu’ils n’ont pas pu faire autrement ; si leur souverain vous a déclaré la guerre, ce n’est pas de leur faute.

“Rendez-leur des services, ils auront leur tour pour vous en rendre aussi.”

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Pour plus d’informations sur l’auteur :

#jerome #gabriel #renseignement #affaires #compliance

Pour plus d’informations sur l’Art de la guerre et le renseignement d’affaires :

https://bit.ly/2DdkUHU

 

 

Jérôme Gabriel

Jérôme Gabriel

Expert d’état nominé en intelligence économique et protection des entreprises, Jérôme Gabriel a fait ses premières armes pour le Commerce extérieur en tant que spécialiste interculturel et géopolitique sur la zone Asie Pacifique. Possédant une certification européenne en matière de lutte contre la fraude et la protection des biens et des personnes, il intervient en qualité d’expert indépendant auprès de PME, avocats et institutions financières dans le cadre d’études économiques avancées et de « compliance ». Formateur, il participe activement à sensibiliser les dirigeants d’entreprises à la gestion des risques et crises au travers de programmes opérationnels intra-entreprises et de productions internationales interactives*. *InsideRiskTM.

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