La vaccination à l’épreuve de la responsabilité individuelle

Avec une couverture vaccinale de seulement 50%, nous voici sur les rails d’une quatrième vague. Ce constat est d’autant plus frustrant que, contrairement à l’automne passé, nous possédons un moyen d’enrayer l’épidémie. Dans cet article, je soutiens que cet échec n’est pas dû aux thèses complotistes ou antivax, ni au prétendu égoïsme d’une partie de la population, mais à un discours politique centré sur la responsabilité individuelle plutôt que collective. Il est parlant que ce soit au sein du Parti Libéral-Radical (PLR), ardent défenseur des valeurs individualistes, qu’a surgi un malaise autour du refus d’un élu de se faire vacciner.

La vaccination où elle en est

Les questionnements autour de la vaccination sont légitimes. Aucune intervention médicale n’est sûre et efficace à 100%. La prise d’un antidouleur après une blessure sportive peut conduire à une réaction anaphylactique potentiellement fatale. Chaque prescription médicale s’accompagne d’un calcul de risques et de bénéfices. Pour la vaccination, la balance penche fortement du côté des bénéfices. Études après études, les données s’accumulent : la vaccination est efficace pour prévenir les formes graves de la maladie et pour diminuer la propagation du virus [i]. Malheureusement, la couverture vaccinale de notre pays, actuellement à 50 %, est insuffisante et plusieurs modèles expérimentaux prédisent une nouvelle vague pour cet automne [ii]. Selon un récent sondage de la SSR, seuls 25 % de la population s’oppose à la vaccination [iii], ce qui fait que nous avons une certaine marge pour convaincre les indécis·es et atteindre une couverture vaccinale suffisante. Reste à savoir comment les convaincre.

Libéralisme et vaccination

Conseiller d’État valaisan, le libéral-radical Frédéric Favre a récemment été au centre d’une polémique après avoir défendu son choix de ne pas se faire vacciner. Certain·es y ont vu un manquement au devoir d’exemplarité, d’autres ont critiqué ses propos laissant entendre que les choix de se faire vacciner ou non étaient équivalents. Le malaise a même touché son propre parti, ce qui parait étonnant quand on connait la valeur de la liberté et de la responsabilité individuelle au sein du PLR. Dans la tradition libérale, l’individu est un être rationnel qui prend des décisions en fonction de ses intérêts égoïstes. Les intérêts épars, parfois opposés, des individus sont ensuite arrangés par la « main invisible » – aujourd’hui le libre marché – pour concourir au bien de tous. Cette liberté a toutefois une contrepartie : c’est la responsabilité individuelle, une responsabilité que l’individu assume envers la communauté. Pour les libéraux, cette responsabilité ne saurait toutefois être dictée par une majorité ou une quelconque idée de bien-être général.

Dans une chronique parue dans ce journal il y a quelques années [iv], le PLR Philippe Nantermod, qui s’est montré critique avec la déclaration de Frédéric Favre, écrivait avec la philosophe Ayn Rand « qu’il serait moral pour un individu de chercher son propre bonheur, tandis que le bien commun ne justifierait aucun sacrifice personnel ». C’était en 2017, en réponse à une opinion du prix Nobel de chimie, Jacques Dubochet, qui associait l’intelligence à la gauche et l’égoïsme à la droite. Quatre ans plus tard, nous faisons face à une pandémie mondiale, et les valeurs individualistes qui fondent notre société semblent totalement en décalage par rapport à cet enjeu.

Les limites de la responsabilité individuelle

Car il y a un aspect qui n’a été abordé ni par l’élu, ni par la plupart des critiques, c’est l’enjeu collectif à la vaccination. En refusant de se faire vacciner, Frédéric Favre risque de contaminer des personnes vulnérables ou qui ne peuvent pas bénéficier des effets positifs de la vaccination (par exemple en raison d’un système immunitaire défaillant). Il risque également d’être vecteur de la propagation d’une prochaine vague, avec les conséquences négatives que l’on connait, conséquences qui toucheront toute la population.

Cet exemple illustre bien les limites de la responsabilité individuelle. La vaccination n’est pleinement efficace que si suffisamment de personnes décident de se faire vacciner quand bien même elles en tirent un bénéfice relativement faible. Ou, pour le dire autrement, si les individus pensent à la collectivité avant de penser à eux-même. Mais comment blâmer les indécis·es, dans un pays qui érige la concurrence de tous contre tous en modèle de société et qui soumet les valeurs collectives à la liberté individuelle ? Comment faire passer un message de responsabilité individuelle, alors que, durant la pandémie, des propriétaires se sont montrés intraitables avec des gérant·es d’établissements publics, alors que des entreprises ayant demandé l’aide de l’état ont versé de généreux dividendes à leurs actionnaires ? La responsabilité individuelle, quand elle ne s’accompagne pas d’une solidarité effective, devient une justification béate de la liberté de quelques-uns.

Que faire ?

Entre l’autoritarisme français du pourtant très libéral Emmanuel Macron et les limites d’une approche suisse basée sur la responsabilité individuelle, il existe une troisième voie : mettre la solidarité et la responsabilité collective au cœur des débats ; aller à la rencontre des indécis·es, écouter leurs questions et leurs doutes, leur présenter les bénéfices de la vaccination, tout en acceptant sans juger la décision de celles et ceux qui refusent. Ce n’est pas en clivant la société entre les adeptes et les opposant·es à la vaccination que nous viendrons à bout de la pandémie. Ce n’est pas non plus en y allant chacun pour soi, n’en déplaise à certains politiciens.

 

[i] Thompson MG, et al. Prevention and attenuation of Covid-19 with the BNT162b2 and ARNm-1273 vaccines. N Engl J Med 2021; 385:320-329 DOI: 10.1056/NEJMoa2107058

[ii] Paolo Bosetti, Cécile Tran Kiem, Alessio Andronico, Vittoria Colizza, Yazdan Yazdanpanah, et al.. Epidemiology and control of SARS-CoV-2 epidemics in partially vaccinated populations: a modeling study applied to France. 2021.

[iii] https://www.rts.ch/info/suisse/12333960-bien-que-divisee-sur-le-vaccin-la-suisse-retrouve-le-moral-selon-un-sondage-ssr-sur-le-covid.html

[iv] https://www.letemps.ch/opinions/vertus-legoisme-vie-politique

Jérémie André

Après une formation en médecine interne puis en psychiatrie, Jérémie André se lance dans un doctorat à l’université de Lausanne sur les aspects socio-historiques du narcissisme. Au carrefour entre médecine, psychiatrie et sciences humaines, ce blog aborde des thèmes de société. Crédit photo: Céline Michel

58 réponses à “La vaccination à l’épreuve de la responsabilité individuelle

  1. Frédéric Favre a attrapé le Covid. Il dispose donc d’une certaine immunité liée à sa guérison. Donc votre exemple est mauvais.
    Quant aux vaccinés, ils peuvent aussi contaminer des personnes fragiles, car ces vaccins n’empêchent pas la transmission.
    Donc, laissez le choix, car vous ne pourrez pas assumer les conséquences de votre discours dans la réalité.

    1. En tant que médecin, je me dois corriger cette trompeuse affirmation “Quant aux vaccinés, ils peuvent aussi contaminer des personnes fragiles, car ces vaccins n’empêchent pas la transmission”
      Plusieurs études dont celle d’Imperial College montre que les vaccins mRNA et AstraZeneca réduisent la transmission sans toutefois l’abroger.
      La vaccination est donc une mesure importante qui doit être ajoutée aux mesures sanitaires pour contrer la 4e vague qui a déjà commencé. C’est une des mesures de santé publique contre la maladie infectieuse COVID-19 et donc une mesure collective par essence.

      1. Il est vrai que la croissance de l’épidémie est plus faible au sein qu’au sein d’une population de vacciné mais elle a pour conséquence qu’avec ces vaccins là (je laisse Moderna de côté) il est illusoire de parler d’immunité de groupe. Les plus fragiles, non vaccinables, ne seront de toutes les manières pas protégés par la vaccination des autres. Ce qui précède dénote un moindre intérêt pour la société que tous ses membres vaccinables soient vaccinés. Et c’est important à relever vu le sujet de Monsieur André.

        Il reste la question de ne pas finir à l’hôpital. Diminuer ce risque est d’intérêt public pour éviter une surcharge hospitalière. Mais elle est d’intérêt public lorque le risque absolu est diminué. C’est à dire qu’il faut viser les personnes vulnérables. Pas les enfants de 12 ans ou les moins de 40 ans (savoir s’il existe un intérêt personnel est une autre question).

        Des mesures supplémentaires vont devoir être prises. J’en ai préconisé une. Elle est cohérente. Elle est légale. Elle est démocratique. Elle a pour effet collatéral de sauver à court et moyen termes des membres de la catégorie visée. Je n’y reviens pas.

        1. “Les plus fragiles, non vaccinables, ne seront de toutes les manières pas protégés par la vaccination des autres.”
          Avez-vous de sources pour soutenir cette affirmation ? Je pense en particulier à la vaccination des soignants et des visiteurs de lieux de soin où les gestes barrière restent de vigueur.
          Les cas nosocomiaux causé par les soignants existent et donc le but de réduire les transmissions nosocomiales est d’importance

          1. Je me référais à la population générale pas à celle des soignants. Cependant, les soignants finiront par être contaminés.

  2. Vous suggérez que la faible proportion actuelle de vaccinés dans la population est au moins en partie due à une minorité de politiciens soutenant la liberté individuelle. Si tel est le cas, cela en dit long sur le peuple suisse et ces hommes politiques. Répondre si favorablement à ce point de vue minoritaire peut suggérer que les gens sont réceptifs et d’accord avec ces politiques. Alternativement ou en plus, ces quelques politiciens font preuve d’un grand leadership ! Je suis plus enclin à soutenir le premier argument étant donné l’histoire de la politique suisse…

  3. Sans prétendre détenir la vérité, si tant est qu’elle existe, il me semble que vous travestissez un peu l’idée libérale pour pouvoir la critiquer.
    Dans le cadre de réflexion libéral, les gens qui ne se font pas vacciner perçoivent, à tort ou à raison, les coûts de la vaccination comme supérieurs aux bénéfices pour eux, y compris les bénéfices indirectes acquis au travers des avantages “collectifs”. Pour les convaincre, il s’agirait de leur offrir des “compensations” (monétaire ou non) pour augmenter les bénéfices de la vaccination et le coût de ces compensations devraient être portés par ceux qui estiment que l’avantage qu’ils tirent de la vaccination d’une large partie de la population dépasse le coût de leur vaccination. Et le niveau des compensations seraient fixés de façon à ce que le coût de convaincre un septique de plus dépasse la “valeur” de ce vacciné supplémentaire. Le libéralisme aurait consisté à faire supporter le coût des mesures: lockdown, vaccination,… par ceux qui en ont “profité”. L’idée étant qu’ainsi les coûts des mesures ne dépassent jamais la valeur des avantages.
    Est-ce moral? Peut-être pas. Est-ce rationnel? Sur le papier c’est parfaitement rationnel, en pratique cela ne fonctionne que très imparfaitement.
    La solidarité ne peut pas se décréter, elle découle d’une obligation morale pas d’une obligation légale, ce que nos sociétés modernes percluses de mécanismes de redistribution ont oublié. En ce sens, vous avez raison on devrait remettre la solidarité et la responsabilité collective au centre du débat.

  4. La science a fournit en quelques mois a l’humain que nous sommes, un moyen efficace pour mieux se défendre contre un virus qui circule d’autant mieux que les conditions lui sont actuellement et encore très favorables sur cette planète Terre. Les raisonnements avancés sont typiquement le reflet de la prodigieuse activité cérébrale d’humains que nous sommes, or notre environnement est aussi conditionné par les exigences biologiques permettant la vie sur cette planète. Dans la même logique, s’ajouteront probablement bientôt les critères globalement climatiques qui eux dépendent selon nos connaissances avant tout des lois physiques et chimiques qui règnent sur cette planète qui gravite en zone dite habitable autour de notre étoile. Personnellement, tout comme mon entourage, j’ai opté pour la vaccination et vous encourage à faire de même.

  5. Votre développement tiendrait la route si les vaccinés ne pouvait pas transmettre le virus. Or, ce n’est pas le cas. Les études les plus récentes montrent que les vaccinés transmettraient tout autant le virus.

    L’idée du vaccin, si vous vous souvenez d’il y a une année, était de vacciner les personnes à risque pour éviter l’engorgement des capacités hospitalières. Restons en donc là. Les personnes à risques ont eu l’opportunité de se faire vacciner.

    Ce vaccin, ou plutôt ces vaccins ne sont visiblement pas si efficace (voir ce qui se passe en Islande et en Israël), et le taux d’effets secondaires à court terme semble assez élevé, donc c’était une erreur de tout miser dessus. Il vaudrait vraiment la peine de s’intéresser aux travaux de l’Institut Pasteur de Lille avec le Clofoctol, par exemple. Il serait temps d’essayer de traiter les malades.

    1. Je suis curieux de lire les études que vous citez qui montrent que les vaccinés transmettent tout autant le virus que les non-vaccinés.
      L’engorgement des services hospitaliers pourrait être provoqué durant cette prochaine vague, par les infections de personnes non-vaccinées, aussi jeunes et en bonne santé soient-elle.
      Pour ces deux points, je vous invite à lire les articles que j’ai mis comme référence
      Meilleures salutations

      1. Les vaccins utilisés par les britanniques divisent par deux la chance de contamination (Imperial college). Pfizer pas même par deux (Michigan). Les vaccinés contaminés par le variant delta ont la même charge virale que les non-vaccinés (CDC). Le R0 de delta tourne autour de 8 (CDC). Dès lors le virus est apte à circuler de plus en plus au sein d’une population de vaccinés (Epidémiologue en chef Islande). Il y a de plus en plus de vaccinés malades, y compris des plus de 60 ans chez qui le vaccin divise par 6 le risque d’hospitalisation (Israel).

        Les 2.5 % de plus de 70 ans non-vaccinés vont remplir les hôpitaux (50 % au moins des hospitalisations covid à eux seuls). On ne va pas agir, en tous les cas pas assez vite. Le système sanitaire va être embolisé, au mieux au niveau deuxième vague, mais pendant des mois.

        En Suisse, 17 décès de moins de 40 ans (y compris les personnes vulnérables) sur plus de 10’000 décès attribués au covid. 17 décès de moins de 40 ans (y compris les personnes vulnérables) alors que pendant la même période 2’000 moins de 40 ans décédaient.

        En Floride le taux de vaccination est meilleur qu’en Suisse. Celle-ci est néanmoins submergée de cas, d’hopitalisation, de réa, de décès. Plus ou moins qu’en Martinique ? Dans ces deux parties du monde quelle est la mortalité des moins de 45 ans non-obèses ?

        1. Vous devriez réviser vos chiffres et observer les tendances actuelles. Les hospitalisation des 70+ (vaccinés et non vaccinés) représente en semaine 2021-32 (chiffre de la confédération) 18 % du total. une courbe moyennée montre une stabilité vers 27 % depuis 9 semaines.

          Par contre les mêmes courbes moyennée pour les hospitalisations des 20-59 ans est en constante augmentation depuis la semaine 2021-11 et aujourd’hui représente 54% des hospitalisations (chaque groupe de 10 ans entre 20 et 59 est en augmentation régulière. Peut importe si un groupe contient beaucoup ou peu de personnes, seul importe son impact sur le système sanitaire. Si les tendances continuent (stabilité chez les 70+, augmentation régulière chez les 20-59, et aucun signe ne montre que cela va changer, au vu de ces chiffres, je doute de l’efficacité de votre proposition sur un autre blog affectant les 70+. Il y a les chiffres de risques comme vous essayez de les calculez (votre modèle est-il juste?, je doute) et il y a la réalité.

          A revoir dans 1 mois…

          Je vous rejoint quand vous dites que l’on ne va pas agir assez vite, l’histoire va se répéter.

  6. Bonjour. Vous fustigez “l’individualisme de l’individu” dans le cas de la vaccination. Car du fait de la pandémie, la “collectivité nationale” devrait prédominer. Ce faisant vous êtes pour un “individualisme national” se moquant totalement de la “collectivité humaine”. Pour rappel, dans nos pays, avec 50%, voire plus de personnes totalement vaccinées, nous parlons déjà de 3ième, et bientôt de 4ième, voire de 5ième dose. Mais toutes ces doses que nous monopolisons manquent cruellement à l’Afrique, où une fraction infime de personnes est vaccinée. Ainsi, pour chaque dose que la Suisse utilise sur son sol, combien de doses donne-t-elle au programme Covax? 0.000001? 0.00000000000001?
    Peut-on réellement parle d’immunité “collective” quand nous laissons les 2/3 de la planète développer chaque jour de nouveaux variants, par privation volontaire de vaccin?
    Peut-on réellement parler de “collectivité” quand nous préférons protéger nos propres populations, qui bénéficient de surcroit de traitements et de services de santé efficace pour limiter la maladie, et que nous laissons volontairement la maladie se développer dans des pays qui n’ont pas de vrai système de santé?
    Pour chaque vie Suisse (ou française, car je suis de l’autre côté de la frontière) “sauvée de la maladie” combien de vie africaines tuons-nous en contrepartie? 10? 100? 1000?

    1. Il ne faut pas se tromper de combat. Une vaccination de toute l’humanité, effectivement indispensable d’un point de vue humain et épidémiologique, doit passer par une remise en question des brevets et une solidarité internationale, et non pas par une remise en question de la vaccination en elle-même dans notre pays.

      1. Bonjour. Donc, si je comprends bien votre réponse, la “solidarité internationale” attendra que les riches soient tous vaccinés? Parce que, pour l’instant, le nombre de doses de vaccins est limité. Donc, sans remise en question de nos politiques vaccinales de pays riche, il n’existe pas de “solidarité internationale”. Pour ma part, je considère qu’il vaut mieux que les vaccins soient délivrés là où ils seront réellement utiles pour juguler l’épidémie. Cela ne veut pas dire d’arrêter toute vaccination dans nos pays. Mais simplement de donner au programme Covax au minimum 2 doses de vaccins pour chaque dose que nous utilisons chez nous. Les malades que nous aurons chez nous, notre système de santé arrivera à les traiter, et seule une infime minorité en mourront. Ce qui n’est pas du tout le cas en Afrique.
        Quand a l’antienne de la “libération des brevets”, elle est mentalement agréable. Mais nous faisons quoi d’ici là? Nous pourrions commencer par faire une méga-pression sur les fabricants pour qu’ils augmentent fortement leur capacité de production. Supposons par exemple que les organismes de surveillance du médicament décident de lancer une grosse opération de vérification de la conformité des blockbusters de Pfizer aux normes européennes. Qu’ils vérifient aussi la bonne application de la déclaration obligatoire des effets indésirables. Et qu’ils fassent une réévaluation globale de leur cible thérapeutique. Croyez-vous que la laboratoire ne trouverait pas, d’un seul coup, la capacité de multiplier sa production de vaccins?

        1. @JEREMIE ANDRE
          Ne pas se faire vacciner ne veut pas dire qu’un vaccin est perdu. Cela n’est pas nécessairement se tromper de combat, mais vouloir le faire différemment. Du moment que la loi le permet, je ne comprends pas pourquoi cela fait couler tant d’encre.

          @ ALAIN38
          “Mais nous faisons quoi d’ici là?”

          Cela peut aussi être: ne pas se faire vacciner, bien sûr si l’on est pas une personne à risque. Je considéré cela également comme une action citoyenne, du monde. Il faut alors espérer que nos autorités sauront, le cas échéant, transférer les doses commandées en trop à temps et supporter également l’infrastructure nécessaire vers les pays moins bien lotis.

          Et pas seulement les vaccins que nous ne voulons pas.

          J’aime bien les deux doses pour une de votre proposition.

      2. La solidarité non égoïste passe par la vaccination prioritaire vulnérables dans tous les pays. Il existe des personnes vulnérables en Afrique, moins que chez nous ne serait-ce qu’au vu de la pyramide des âges, mais il en existe. Quant aux brevets, il me semble que Moderna a renoncé à se prévaloir de l’exclusivité de ses brevets, qui sont des brevets d’aval et que les brevets d’amont sont en main d’universités. Cependant brevets ou non cela ne va rien changer dans les années à venir dès lors que l’Afrique ne peut pas dans l’urgence construire de quoi produire des vaccins en nombre. Sur le plan humain on ne peut que se rallier à ce qui précède. Sur le plan politique certains nationalistes relèvent que le postcolonialisme occidental est critiqué alors que l’occident n’a rien à se reprocher dès lors que la pandémie ne trouve pas son origine en occident.

  7. Nous avons une loi sur les épidémies adoptée par le législateur et avalisée par le peuple. Il est un seul groupe général au sujet duquel la vaccination obligatoire puisse être ordonnée : les personnes vulnérables.

    Au 31 juillet 2021, on comptait plus de 10’000 morts attribués au covid dont 17 concernaient les moins de 40 ans, y compris les moins de 40 ans vulnérables. Ce alors que 2’000 personnes âgées moins de 40 ans sont décédés entre le premier mars 2020 et le 31 juillet 2021. La moitié de la population la plus jeune compte 1 % des décès et la moitié la plus âgée 99 % des décès. Bref voilà une catégorie qui n’est pas vulnérable.

    C’est un donc non sens et une illégalité crasse de contraindre cette population à la vaccination. L’Etat doit protéger la libre détermination qui est constitutionnellement garantie et non de manière indirecte encourager et favoriser la contrainte vaccinale.

    Si il y a trop de malades, que le Conseil fédéral agisse dans le cadre de la loi (devoir le rappeler est une pitié) et ordonne la vaccination obligatoire de groupes à risque. En premier lieu, le plus important en nombre qui soit facilement identifiable, à savoir les plus de 70 ans. C’est là un groupe de personnes vulnérables qui va saturer l’appareil sanitaire. Il est à compter que 2.5 % de la population (les plus de 70 ans non vaccinés) représentent 50 % des cas d’hopistalisation et fasse “déborder” les soins intensifs. Inadmissible parce que discriminatoire ? Non pas car fondé sur une donnée objective : la létalité, donnée qui est à prendre en compte de par la loi. Haine ? La mesure a un effet collatéral : de nombreuses personnes resterons en vie. Sauver la vie n’est pas un comportement haineux.

    1. “Il est à compter que 2.5 % de la population (les plus de 70 ans non vaccinés) représentent 50 % des cas d’hopistalisation.”

      Voir mon commentaire plus haut, 50 % est actuellement faux, c’est environ 27%. Les tendances actuelles montrent une stabilité chez les 70+ et une augmentation constante chez les 20-59, actuellement 54%. Tendance à suivre…

      1. 50 % est une prévision qui tient compte d’une percolation de la contamination des plus jeunes vers les 70+. Il ne s’agit pas des entrées à l’hôpital mais du pourcentage d’occupation des lits. Il faut, en effet, tenir compte de la durée des hospitalisations. En Floride celle des plus jeunes est, sauf dégradation menant aux soins intensifs, courte pour être de 3 à 4 jours (source nyt.com).

        Mais comme vous le dites à suivre car on agira trop tard. Les 70+ ne devraient pas oublier, qu’en cas de débordement hospitalier ils ne seront pas prioritaires pour avoir moins de chance de survie.

  8. Bonjour,

    comme beaucoup de gens vous avez l’air de croire que si toute la population, ou au moins 80%, est vacciné cela arrêtera l’épidémie: mais on en sait rien et c’est probablement faux. Le virus va continuer de circuler, il va falloir faire avec et arrêter de rêver à un retour au passé et devenir plus relax car il faut bien vivre…
    Je trouve très bien qu’en Suisse on laisse le choix individuel et dire que les non-vaccinés seront responsables de la mort de personne du Covid est abjecte. Je pourrais aussi dire que vous, qui roulez en voiture, êtes responsable de ceux qui meurent de la pollution atmosphérique.
    Il est intéressant de voir certains effets inattendus d’obligation. J’ai lu que l’obligation du passe sanitaire presque partout en France poussait des jeunes à faire des Covid Party pour être infecté: l’idée est d’être immunisé et d’avoir le passe sanitaire sans avoir à se vacciner ou à faire des tests tout le temps…vu que statistiquement ils ne risquent quasiment rien c’est pas idiot. Je ne soutiens pas cette idée mais je veux dire que chaque obligation ou interdiction génère des effets inattendus et non désirés…

    1. Une covid party c’est idiot. On se contamine parmis, on est contaminé et l’on va contaminer ailleurs. A Genève par exemple en EMS ou en crèche. L’Autriche a pris un juste mesure: “Guéri” ne permet pas l’accès au monde de la nuit.

  9. Bonsoir,
    Je suis vacciné, j’applique toujours les gestes barrières (masque et désinfection des mains), alors que les anti-vax arrêtent de nous accuser de nous être relâchés! En fait, vous n’êtes que des égoïstes qui ont peur d’une piqûre et sont bien contents de voir que d’autres acceptent les deux doses à leur place.
    Vous ne m’inspirez que du dégoût. Vous êtes prêts à faire courir des risques inconsidérés aux personnes qui voudraient ce faire vacciner mais ne le peuvent point , pour des raisons médicales.
    Cela ne sert à rien de discuter avec vous.
    Il vaudrait mieux que vous cessiez vos campagnes de désinformation, les citoyens corrects sont à bout et pourraient se rebiffer sans prendre de gants.

    1. Cher Monsieur CD correct,

      Votre mépris de la loi adoptée par le législateur et ratifiée par le peuple ne peut qu’inspirer dégoût aux démocrates. Vous avez été “contraint” par votre employeur à être vacciné, ce qui est intolérable, et s’agissant de l’horlogerie sans doute largement illégal. Nous ne pouvons que compatir. Croyez vous pour autant qu’il soit nécessaire de dénigrer ceux qui ne partagent pas votre opinion au point de les injurier. Ce d’autant plus que vos menaces ne peuvent que laisser de marbre vos opposants, bien à l’aise derrière leurs 180’000 signatures, récoltées en trois temps et deux mouvenents, contre la modification de la loi covid instaurant le passerport vaccinal. Eux sont démocrates.

      Cela étant, faites attention aux personnes fragiles dont vous mettez en avant la nécessaire protection. votre vaccination ne vous protège pas bien contre la covid et vous demeurez contagieux.

      J’espère que votre employeur exige le port du masque FFP2/FFP3 comme nous le faisons chez nous dès lors que nous ne sommes pas seuls dans nos pièces bien ventilées (détecteur de CO2) et, pour deux d’entre elles, filtre HEPA14 (merci minergie). Evidemment, si tout cela est une meilleure protection que le vaccin Pfizer, le cumul des deux est sans doute plus sûr. D’ailleurs, je n’imagine que vous n’avez pas l’audace qu’on nombres enployéa du commerce de détail de négliger le port du masque dans les pièces ou les clients sont reçu au prétexte fallacieux, scientifiquement et légalement, qu’ils sont vaccinés.

      Bonne continuation à vous.

  10. Monsieur André,
    Nous vivons justement dans une société sociale et solidaire qui neutralise totalement le concept de “responsabilité individuelle” puisque la liberté de choisir égoïstement de ne pas se faire vacciner n’engendre aucune conséquence qui oblige un individu d’assumer son choix :
    – Il a toujours accès à tous les espaces publiques, pour pas qu’il soit discriminé.
    – Les personnes vaccinées doivent continuer de respecter les mesures sanitaires (elles ne peuvent donc pas retrouver une vie normale) par solidarité pour les non vaccinés.
    – La collectivité finance sans compter les tests PCR mis à disposition gratuitement ainsi que les hospitalisations.

    La solidarité et la responsabilité collective que vous prônez fonctionnent en réalité déjà à plein régime, et c’est à mon sens ce qui autorise les personnes à agir de manière irresponsable puisque notre société infantilisante prend en charge elle-même les conséquences.

    1. Monsieur Besson,
      Donc supprimons cette même solidarité pour les fumeurs, les personnes ne sachant pas se nourrir correctement et les pratiquants de sports à risque. Nous pourrions aussi distribuer des “bons” points ou des “mauvais” points civils qui prolongeraient ou raccourciraient la prise en charge des soins, passés l’âge de la retraite par exemple.

      1. Je ne remets pas en question la solidarité qui est un principe fondamental pour vivre ensemble en paix en acceptant la malchance, les défauts et les erreurs de chacun.

        Par contre, elle ne doit pas totalement remplacer la responsabilité individuelle.

        Les fumeurs, bien qu’ils dérangent parfois et coûtent davantage à la société que ce que rapporte la taxe sur le tabac, ont quand même un nombre de lieux publics très restreint pour fumer.

        Les sportifs de l’extrême et les mangeurs de malbouffe coûtent probablement aussi, mais ils ne menacent pas directement la santé des autres.

  11. Monsieur André,
    Nous vivons justement dans une société sociale et solidaire qui neutralise totalement le concept de “responsabilité individuelle” puisque la liberté de choisir égoïstement de ne pas se faire vacciner n’engendre aucune conséquence qui oblige un individu d’assumer son choix :
    – Il a toujours accès à tous les espaces publiques, pour pas qu’il soit discriminé.
    – Les personnes vaccinées doivent continuer de respecter les mesures sanitaires (elles ne peuvent donc pas retrouver une vie normale) par solidarité pour les non vaccinés.
    – La collectivité finance sans compter les tests PCR mis à disposition gratuitement ainsi que les hospitalisations.

    La solidarité et la responsabilité collective que vous prônez tournent en réalité déjà à plein régime, et c’est à mon sens ce qui autorise les personnes à agir de manière irresponsable puisque notre société infantilisante prend en charge elle-même les conséquences.

      1. “Les personnes vaccinées doivent continuer de respecter les mesures sanitaires (elles ne peuvent donc pas retrouver une vie normale) par solidarité pour les non vaccinés.”

        Tout d’abord les vaccins ne peuvent pas arrêter la circulation au sein d’une population entièrement vaccinée. Dès lors les mesures de protection doivent être pratiqués par les vaccinés afin d’éviter la contamination des vaccinés. On vous a vendu la liberté, vous avez une atténuation de la gravité de l’épidémie. Il faudra bien l’admettre.

        Solidarités pour les non-vaccinés ? Certes, comme doivent le faire les non-vaccinés. Mais pas pour la moitié de la population la plus jeune sans vulnérabilité connue ou évidente (obésité entre autre). Notez que les jeunes qui regrettent de n’a pas avoir été vaccinés et que les télévisions nous exhibent, que ce soit en Floride, France ou Martinique sont obèses.

        1. Les vaccins n’arrêtent pas la circulation, mais la réduit fortement. De la même manière qu’être en possession d’un permis de conduire ne supprime pas le risque d’accident, mais le réduit.

          A chaque vague, on a dû fermer des tas d’espaces publiques et limiter les rassemblements, de manière à ne pas trop engorger les hôpitaux. Aujourd’hui, on va faire face à une 4e vague à cause d’un trop fort taux de non-vaccinés. Et ces derniers vont majoritairement occuper les hôpitaux, comme c’est actuellement le cas en Floride, en France ou Martinique.

          Pendant que vous vous focalisez sur les “quelques” personnes vulnérables au Covid ou sur le faible taux de décès dû au Covid, vous ignorez totalement la répercussion que ça a sur la population lorsque les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner correctement pour les autres soins. Déjà qu’il est rare qu’un hôpital soit en surcapacité en période calme…
          Des personnes sont donc décédées simplement parce que les hôpitaux n’ont pas pu les prendre en charge convenablement. Et ces décès on ne les verra pas dans les statistiques Covid.

          1. “■ De plus en plus de patients en soins intensifs

            Depuis quelques jours, les unités de soins intensifs en Suisse enregistrent à nouveau une très forte augmentation des patients gravement malades du Covid-19. Ces derniers sont de plus en plus jeunes et la grande majorité n’est pas vaccinée.

            Les équipes soignantes des unités de soins intensifs, fortement sollicitées pendant près d’un an et demi, risquent d’être à nouveau exposées à une pression accrue, ajoute jeudi la Société suisse de médecine interne (SSMI). Cette dernière ne peut pas exclure une nouvelle aggravation de la pénurie de personnel aux soins intensifs, ce qui aurait pour conséquence de détériorer la situation dans ces unités, poursuit-elle.”

            – Le Temps, aujourd’hui, 11h40.

            Il est inutile de vouloir faire entendre raison à CEDH. Les faits ont beau le contredire, il persistera à les nier. Dans quel but, sinon dans celui de mobiliser l’attention? Jusqu’ici, il a été incapable de fournir la moindre preuve MEDICALE, autre que celles puisées dans son habituel répertoir, la presse et les preprints encore non validés par les pairs de leurs auteurs, à l’appui de ses allégations.

            Avec ce genre de phénomène, à moins de le faire taire, il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à ce qu’il s’épuise par sa propre logorrhée.

          2. Nicolas Besson : Les moins de 40 ans n’y sont pour rien. Rien ne justifie vos pressions. Rien ne justifie les pressions étatiques sur des enfants de 12 ans dans les cours d’école.

            Respectez notre démocratie qui ne permet pas la vaccination obligatoire des enfants de 12 ans ou même des moins de 40 ans.

            Et puis si vous voulez une vaccination obligatoire des personnes à risque, ce que notre loi permet, demandez là. Elle doit être décidée de suite chez les 70+ et des mesures de protection prises afin de protéger les non-vaccinés contre les risques d’infection car, bien sûr, obligatoire ne veut pas dire contrainte physique directe ou sanction pénale.

            Les principaux bénéficiaires de la solidarité ne devraient-ils pas montrer l’exemple en se vaccinant ou en étant très très précautionneux ?

            B.S.: On ne devrait pas dire obèse mais personnes atteintes d’obésité. Je suis d’accord.

          3. Renald Deran. De plus en plus jeunes. Cela est prévisible puique les plus âgés sont plus vaccinés. Mais cela est flou. Qu’entendez-vous par plus jeune ? Quelle proportion de moins de 40 ans ? De moins de 40 ans qui n’ont pas un BMI supérieur à 30 ou d’autres facteurs de vulnérabilité ? Même question pour la Floride.

            Si mesures de protection il doit y avoir, ce sont ceux qui sont plus à risque qui doivent l’être en priorité. Par une obligation vaccinale et en cas de non vaccination par des mesures de protection.

            Pourquoi faites vous usage de plusieurs pseudonymes ? Vous vous divisez pour mieux convaincre ? Pourquoi pareilles attaques ad personam ?

          4. @Renald Deran, entièrement d’accord avec vous.

            @CEDH, les principaux bénéficiaires de la solidarité sont actuellement les non-vaccinés qui occupent les soins intensifs.

          5. @Nicolas Besson
            “les principaux bénéficiaires de la solidarité sont actuellement les non-vaccinés qui occupent les soins intensifs”

            N’importe quoi. Quelle solidarité? J’y crois pas du tout.

            Arrêtez de monter les gens les uns contre les autres. La grande majorité des vaccinés, bien que certainement aucune études ne le démontre, d’après ce que j”ai pu constater l’ont fait 1) par peur, 2) pour partir à l’étranger, 3) pour sortir le soir dans les bar et autres lieux et 4) par solidarité égoiste. Je ne dit pas que ce sont de mauvaises raisons. Chacun a les siennes, un mélange de raisons, les vaccinés tous comme les non vaccinés. Mais il faut arrêter de croire et dire, même de manière non-explicite, que les gens vaccinés sont des gens solidaires et les autres pas.

          6. @Daniel Aebischer,

            Nous ne parlons pas du même terme de solidarité.
            Vous parlez du point de vue philosophique qui traite des motivations personnelles d’un individu qui le poussent ou non à être solidaire.
            Je parle du fonctionnement concret de la solidarité de la société vis-à-vis de l’individu. L’équation est simple : si l’individu donne plus qu’il ne reçoit de la société, il est solidaire. S’il reçoit plus qu’il n’en donne, alors il est bénéficiaire de la solidarité collective.
            S’il fait un choix risqué, mais que c’est la collectivité qui paie les conséquences de son choix, alors il est bénéficiaire de la solidarité. Un individu qui fait le choix de ne pas se vacciner et qu’il se fait hospitaliser dont les coûts sont pris en charge par la collectivité, il est bénéficiaire de la solidarité collective.

            Je n’ai aucun doute que la majorité des gens vaccinés ne se sont pas vaccinés pour protéger les autres. De la même manière que la majorité des gens ne paient pas leurs primes d’assurance maladie par altruisme et râlent chaque année à cause de l’augmentation de la prime. Mais du point de vue du système de santé, ils font partie des solidaires, tout comme les vaccinés.

          7. @Nicolas Besson

            Tout comme les non-vaccinés qui payent également leur assurance maladie.

            Je comprends bien ce que vous dites mais j’ai de la peine à être vraiment d’accord.

            Est-ce que du point de vue du système de santé vous classez les personnes qui s’alimente correctement dans une classe solidaire et les autres pas? Cela me semble douteux.

            Ceux qui ne s’alimente pas correctement bénéficient de l’organisation solidaire de la société, j’en convient volontiers. Mais ceux qui s’alimente correctement ne peuvent pas être classés dans une catégorie solidaire à cause de cela. Idem pour la vaccination.

          8. S’agissant de solidarité objective, il faut aussi prendre en compte les payeurs d’impôts cantonaux puisque l’hôpital est subventionné à 60 % par le canton.

          9. @CEDH, absolument. Les impôts cantonaux sont à prendre en compte.

            @Daniel Aebischer :
            “Tout comme les non-vaccinés qui payent également leur assurance maladie.”
            => entre quelqu’un qui paie sa prime maladie et n’est pas hospitalisé, et quelqu’un qui paie sa prime maladie et est hospitalisé, il y a une différence. Si les vaccinés ne s’étaient pas vaccinés, il y aurait bien plus de patients admis aux soins intensifs, et donc une répercussion sur l’augmentation de la prime maladie et sur la santé financière du canton.

            “Est-ce que du point de vue du système de santé vous classez les personnes qui s’alimente correctement dans une classe solidaire et les autres pas? Cela me semble douteux.”
            Le fait de bien s’alimenter ne réduit ni sa propre prime maladie, ni ses impôts. Si vous convenez que ceux qui ne s’alimentent pas correctement sont bénéficiaires de l’organisation solidaire de la société, alors ceux qui s’alimentent correctement sont forcément non bénéficiaires de l’organisation solidaire de la société. Mais puisque les 2 groupes paient la même chose, alors ceux qui sont non bénéficiaires du système sont forcément les solidaires.

          10. “Les impôts cantonaux sont à prendre en compte.” Donc vous admettez que sont solidaires avec les hospitalisés du covid les payeurs d’impôts et non ceux qui n’en paient pas ou alors un montant dérisoire. Il en découle que les vaccinés n’ont rien à dire s’ils ne paient pas d’impôts. Doit on comprendre que la minorité contributrice nette (10’000+ par personne à Genève et guère moins à Lausanne) est la seule qui puisse émettre des critiques ?

            De plus, comment faire payer les obèses, sédentaires, fumeurs, toxicomanes, alcooliques, adeptes du sexe sans protection (SIDA), etc… ? Pourquoi vouloir leur accorder la priorité sur les non-vaccinés en cas de surcharge de l’appareil hospitalier ? La déclaration de Poggia, qui veut faire payer les non-vaccinés, est indécente de discrimination entre les non-vaccinés et ces personnes, avec la circonstance aggravante qu’il s’agit d’une violation de notre démocratie qui ne permet pas la vaccination obligatoire. Veut-il faire payer deux fois les relativement jeunes non-vaccinés et covidaires, une fois pour être non vaccinés et une deuxième fois pour être obèses (c’est la comorbidité la plus répandue) ? Il aurait mieux fait de se taire en silence.

          11. @Nicolas Besson

            “Ce n’est pas en clivant la société entre les adeptes et les opposant·es à la vaccination que nous viendrons à bout de la pandémie.”

            Sur ce point nous sommes vraiment d’accord. Je crois que vos propos en classant, ce que je remet en question, en tout cas la manière, en solidaires et non solidaires sont clivants. Même si vous dites qu’il n’est pas questions de juger, vous vous ériger en personne ayant la vérité et voulant convaincre ceux qui ne pensent pas comme vous.

            Des aspect de la société, organisés sous forme solidaire sont là pour protéger la société et les personnes (sans discrimination). Comme d’autre l’ont dit, si vous vous concentrer sur un aspect et en tirez des conséquences pour proposer des actions à l’encontre de certains dans des cas bien précis, vous tombez vites dans la discrimination. Cette organisation sociale est faite pour protéger pas pour discriminer.

            Bien sûr, une raison valable de le faire pourrait être quand cette protection est mise à mal comme cela pourrait encore être le cas pour le système hospitalier. Alors quelle réponse y apporter? Voulons nous en tant que société garder des actions solidaires (restrictions généralisée) ou des actions discriminantes (par catégorie)? Vous devinerez aisément ma préférence. Je comprends que les gens en ont mare de subir et payer pour protéger une minorité. Je comprends que les jeunes en subissent plus que leur dû. Si la proposition de CEDH pour les 70+ faisait vraiment la différence pour le système hospitalier, j’y souscrirai par raison, affaire à suivre. Dans le cas contraire je serai pour des restrictions plus généralisée, et certainement pas de pousser à la vaccination par des actions fortes. Sur ce point nous nous rejoignons. Ni essayer de convaincre, il y a largement assez d’informations disponibles sur le sujet, laissons les gens libre de leur choix. Donnons ces doses ou elles seraient plus utile.

            Et le plus important, faites tous encore très attention, respectez les gestes barrières autant que possible. Vaccinés et non-vaccinés. Ce message n’a pas été assez relayé par le CF depuis Juin. Faites le passer encore et encore.

          12. @CEDH : Il n’est pas nécessaire d’opposer les payeurs d’impôts à ceux qui ne payent pas d’impôts, car cela ne change rien sur la solidarité des vaccinés envers les non-vaccinés :
            – Un payeur d’impôt vacciné est solidaire vis-à-vis d’un payeur d’impôt non vacciné.
            – Un individu au social vacciné est solidaire vis-à-vis d’un individu au social non vacciné.

            Je n’ignore pas du tout les autres problèmes comme l’obésité (le plus gros fléau chez les jeunes), de sédentarité, d’addiction à n’importe quelle substance nocive, de comportements à risque, mais ils ne se règlent malheureusement pas par un vaccin.
            Le problème d’être non-vacciné se règle rapidement et sans effort en 2 doses de vaccins gratuits. Donc à moins que notre société reconnaisse cliniquement l’incurabilité de la bêtise irresponsable des non-vaccinés, les déclarations de M. Poggia ne sont pas discriminatoires, car elles visent simplement à faire participer les non-vaccinés aux conséquences de leur choix égoïste.

            @Daniel Aebischer,
            Je vous renvoie à mon premier message du 18 août 2021 à 9 h 29 min à l’attention de M. André, où je pense qu’un système social et solidaire qui épargne à l’individu toute responsabilité individuelle encourage un comportement néfaste et égoïste.

            Je n’ai absolument aucun scrupule de dénoncer la bêtise des non-vaccinés même si cela alimente le clivage. Car dans les faits, le choix de ne pas se vacciner fait des victimes collatérales. Et c’est réellement ici où se trouve la discrimination.

            D’ailleurs, je n’ai jamais dis que je voulais forcer la vaccination. Mais simplement que les non-vaccinés assument en partie les conséquences de leur choix, par exemple en ne se rendant pas dans les milieux publiques/privés très fréquentés, et en participant aux frais d’hospitalisation. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Si les non-vaccinés n’acceptent pas un tel compromis, le clivage demeurera.

            Enfin, vous dites “Donnons ces doses ou elles seraient plus utile.”
            Pour des problèmes logistiques, les doses qui ne trouvent pas preneurs sont jetées. Elles auraient donc été plus utiles même à une jeune personne en bonne santé.

          13. Vous reprochez a quelqu’un de ne pas être vacciné et d’être hospitalisé sans pour autant vous poser la question de l’existence d’un rapport de causalité naturelle entre le fait d’être vacciné et le fait d’être hospitalisé. Curieuse nouvelle responsabilité, pire que celle du chauffard puisqu’un tel rapport de causalité doit exister ente les agissements de chauffard et le dommage pour que la responsabilité du détenteur du véhicule soit engagée.

            Il faudrait donc répondre à la question de savoir si sans la vaccination la personne non vaccinée aurait été hospitalisée ? Il y a question car le vaccin s’il est certainement efficace contre l’hospitalisation (plus ici qu’au Minesotta ou en Israël) ne l’est nettement pas à 100 %. Comment rapporter cette preuve dans un cas concret ?

            Si vous n’exigez pas ce lien de causalité, c’est bien le fait d’être non vacciné que vous punissez, l’hospitalisation nécessaire à la punition étant une condition objective de punissabilité, par là vous violez l’esprit du droit fédéral qui ne prévoit pas la possibilité d’une obligation générale de vaccination.

            Cela peut vous déplaire, mais c’est ce que le parlement a décidé et ce que le peuple a approuvé.

          14. @ Nicolas Besson

            “Pour des problèmes logistiques, les doses qui ne trouvent pas preneurs sont jetées. Elles auraient donc été plus utiles même à une jeune personne en bonne santé.”

            Merci de donner vos sources. Quantités de vaccins jeté?

            Et lisez ceci:

            https://www.blick.ch/fr/news/suisse/puisque-les-suisses-boudent-la-vaccination-lofsp-reporte-de-plusieurs-mois-une-livraison-de-vaccins-moderna-id16760137.html

            Allons donc, la Suisse est mieux organisée que vous le dites. Il semble très peu probable au vu des chiffres indiqués dans cet article que la Suisse en vienne à jeter un nombre important de vaccins.

            Egalement:
            “Mais simplement que les non-vaccinés assument en partie les conséquences de leur choix, par exemple en ne se rendant pas dans les milieux publiques/privés très fréquentés,…”

            Entièrement d’accord.

            De plus:
            …”et en participant aux frais d’hospitalisation.”
            Entièrement en désaccord, raisons déjà citée.

            Bien à vous.

          15. J’ai 25 ans, j’ai évité les vacances pour ne pas prendre de risque, j’ai gardé mes distances et ai porté un masque FFP2 que j’ai payé de ma poche en distribuant même à ma tante et à ma grand-mère. Je ne suis pas vacciné.

            Pourquoi devrais-je payer pour cet individu très ventripotent âgé de 72 ans et vacciné qui est parti en longues vacances, n’a prêté attention à rien et est hospitalisé pour cause de covid ?

          16. @CEDH
            Bravo pour votre comportement.

            Pour le reste, vous rigolez? La c’est par trop caricatural. J’espère que vous n’en faite pas une généralisation. Ce n’est pas les extrèmes, probablement pas l’attitude la plus courante qu’il faut mettre en avant.

            Vous payerez parce que c’est comme cela que fonctionne la solidarité de la société. Il y en a malheureusement toujours certains qui en profite. La solidarité doit être analysée de manière globale et non pas sur des cas particuliers ou des domaines particuliers.

            L’alternative à cette société solidaire et de liberté sera très policée, surveillée et dirigée. Franchement, cela ne me fait pas rêver.

            Il est évident pour moi que nous devons tous faire attention, que l’on soif vacciné ou pas. Ce message ne passe pas assez.

          17. J’avoue qu’il s’agissait d’un rôle de composition. Cependant il est caricatural de voir en le non-vacciné un “méchant” qui a fauté et en le vacciné un “gentil” qu’il faut absoudre. L’égalité de traitement commande que le vacciné qui a fauté soit aussi puni.

            Quant à expliquer aux vaccinés qu’ils doivent faire attention et que le vaccin n’est pas aussi efficace que ce qu’on leur avait promis, cela va être difficile.

  12. On se trouve autant à la limite du droit qu’à celle de la science : la liberté ni la science ne sont absolues !
    Statistiquement, on sait que les personnes vulnérables ont un facteur de mortalité plus important face à ce virus et que le vaccin réduit fortement ce facteur . Le vaccin est donc d’abord un réflexe de survie personnel .
    Mais la propagation de ce virus n’est apparemment pas freinée par la vaccination ( les cas ont augmentés en Israël et ailleurs où le taux de vaccination est relativement élevé ) . Par conséquent, vacciner les personnes non vulnérables ne va pas freiner le virus … la science ne peut pas le prouver …
    Les mesures prises pour freiner la propagation du virus en 2020 étaient avant tout destinées à limiter le nombre d’hospitalisations pour empêcher une implosion sanitaire . Elles entravaient déjà la liberté des personnes !
    Peut-on obliger la vaccination selon ce même principe ? Est-ce que recevoir une piqure assez banale est plus contraignant que la distanciation sociale , le port du masque , … ? Personnellement , je pense que la solution du vaccin est plus simple que les mesures appliquées jusqu’à maintenant et il me parait plus logique de l’appliquer …
    On ne peut pas miser à la fois sur les anciennes mesures et en même temps sur le vaccin , dans ce sens ça devient un choix collectif et non plus individuel …

  13. Cher Le Temps,
    Merci de mettre fin au pseudonymat.

    Nous avons la chance de pouvoir lire une personne exceptionnelle, mais celle-ci va se décourager avec ce flot de commentaires non signés.

    De mon côté, je trouve indigeste de lire des commentaires non signés par le nom de leur auteur !

    1. Vous rendez-vous compte que ce que vous prônez n’est qu’un appel du pied au retour de l’argument d’autorité ?
      Du moment que les propos restent respectueux, quel problème vous pose les commentaires anonymes?
      Par ailleurs, n’oubliez pas que nous (les commentateurs plus ou moins anonymes) ne sommes pas tous retraités, exerçant une profession libérale où avec un employeur étatique, tolérant d’une grande liberté d’expression.

    2. Si vous commenciez par donner l’exemple et qu’attendez-vous pour signer le vôtre? Faute de quoi, elle a bon dos, votre morale de la transparence.

      “Trolls de tous pays, caressez-vous!”

  14. Ce jour , dans le Guardian , on peut lire que une personne vaccinée atteinte du virus transmet autant de charge virale qu’une personne non vaccinée atteinte du virus . OK ……. MAIS on y lit aussi qu’hier , en UK , il y a eu 34 000 cas covid , 111 décès , et pourtant , pourtant , UK fonctionne maintenant sans aucune restriction . Inutile de s’encombrer de “liberté collective vs liberté individuelle” pour constater que les vaccins permettent de sortir du confinement et nous libèrent en grande partie de la crise sanitaire (hopital submergé) ,économique ( chômage….) , psychique et sociétale ( pensons à la scolarité des enfants sans apprentissage pdt X temps : l’enseignement à distance ne marche pas pour la majorité des enfants ) : ne soyez pas adepte “du beurre ( sortir des crises) et l’argent du beurre( je ne me fais pas vacciner ) ” , faites vous vacciner .

    1. Précision:
      Une réduction de risque se mesure par la probabilité de l’évènement et par sa gravité. Dans le cas de la transmission de virus après vaccination, la probabilité de l’évènement (transmission du variant delta) est réduite par la vaccination mais pas la gravité (la quantité de virus)

    2. 111 décès à ce jour donc , en tenant compte des populations respectives, plus qu’en Suisse à ce jour. Quelles restricions en Suisse ? Acceptez-vous seulement de vous encombrer de la démocratie ?

      Croyez-vous que ce nombre de décès soit atteint principalement de par la vaccination générale des enfants (qui n’est pas pratiquée au UK) ou des personnes âgées ? La vaccination des moins de 40 ans peut sans doute retarder la propagation de l’épidémie de delta mais pas l’empêcher et ne fait donc qu’étaler dans le temps le nombre de décès. Ce sont les personnes vulnérables qui doivent être vaccinée.

  15. Je remercie Monsieur André de son hospitalité et fini par ce qui suit.

    Le vaccin Pfizer n’est pas apte à empêcher la circulation du virus au sein d’une population entièrement Pfizer-vaccinée. La circulation y connait une croissance exponentielle, certes plus lente que parmi les non vaccinés, mais tous serons contaminés de plus en plusr apidement alors qu’une personne fragile (âge en premier lieu) contaminée est à risque d’être hospitalisée et de décéder et ce ne manière bien plus importante que ne l’est un jeune de 16 ans non vacciné.

    https://www.covid19.admin.ch/fr/epidemiologic/death?time=phase2b
    Voire la Heatmap.

    Il faut donc protéger les gens à risque et ralentir la propagation du virus pas un usage des mesures barrières. Supprimer les mesures barrières dans un lieu accessible sur la base d’un certificat sanitaire covid (ou même vaccinal) est donc stupide. Et cela ce fait de plus en plus.

    Difficile de faire comprendre à ceux à qui on a vendu la liberté du monde d’avant retrouvée que cela n’est pas le cas. Les vendeurs de rêve sont coupable.

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