Le climat est plus qu’une affaire d’argent.

 

Le 13 juin nous voterons le referendum relatif à la loi sur le CO2. Il se présente sous de mauvais auspices car il est attaqué par la droite extrême qui lui reproche de prélever des taxes et par l’extrême gauche qui ls critique pour son manque de radicalité. Quel est l’enjeu ?

Le but au terme de 2050 est d’atteindre le renoncement aux énergies fossiles, pétrole et gaz, pour lesquels la Suisse dépense 80 milliards par an en importations, alors que les énergies renouvelables pourraient être captées sur le sol national pour nous en passer. Quelle est la méthode ?

On pourrait interdire le chauffage au mazout et les voitures à essence, en prévoyant une période de transition suffisamment longue et en appuyant des solutions de rechange. On pourrait instaurer un rationnement comme chaque fois que l’on est confronté une pénurie pour que les moins favorisés ne soient pas prétérités. Ce n’est pas la voie suivie.

Le parlement fédéral vient d’accepter une loi sur le CO2 telle que les inconvénients de la transition climatique affecteront surtout les moins favorisés. Or, la sauvegarde de l’environnement et la justice sociale sont deux objectifs qui ne coïncident pas spontanément. L’exemple historique le plus récent est celui des gilets jaunes. Dans la France de 2018, ce mouvement a explosé en réaction à une augmentation des taxes sur l’essence, qui était programmée en vue d’en diminuer la consommation selon la seule logique de la protection de l’environnement. Cette initiative négligeait le fait évident que, pour beaucoup de travailleurs, la voiture constitue le seul moyen d’accéder à leur emploi et qu’ils n’ont pas la possibilité de supporter des taxes accrues avec de faibles salaires.  Cette prise de conscience élémentaire se trouvait hors de portée des fonctionnaires et des parlementaires.

Et cependant la transition climatique tout comme l’épidémie de coronavirus font partie du mécanisme le plus élémentaire de la Nature. Toute modification de l’environnement agit comme un filtre. Elle avantage les plus évolués pour qu’ils survivent. C’est conforme à la cruelle logique de l’évolution selon Darwin. L’épidémie agit selon le même mécanisme en triant entre ceux qui peuvent se faire soigner et les autres.

Une politique intelligente devrait donc prendre en compte deux objectifs difficilement conciliables : sauver la planète ; protéger les populations défavorisées. Dans l’optique de l’évolution biologique naturelle, elles seraient éliminées. Mais l’évolution spirituelle de l’espèce humaine exige peut-être de dépasser cette logique. Dans quelle mesure, avec quels moyens, selon quels critères ? Personne n’y a réfléchi sérieusement à Berne.

Et donc : on impose une taxe de 30 à 120 francs par vol aérien ; l’essence augmentera par taxe de 5 à 7 centimes le litre ; la taxe sur le mazout pourra augmenter le prix du litre de 30 centimes. Cela n’empêchera nullement les plus favorisés de faire leur course du Week-End à Londres ou New York, de chauffer leurs vastes demeures et de rouler dans de grosses voitures. En revanche les familles au budget serré devront renoncer à ces facilités.

Bien entendu cette objection n’a pas échappé à Berne. Après simulation sur le résultat pour une famille de deux enfants, on a décidé de compenser ce surcoût par une redistribution via l’assurance-maladie. On atteint ici le comble de l’absurde : renchérir les combustibles fossiles par l’augmentation de leurs prix et simultanément fournir un revenu supplémentaire qui annule ou atténue cette mesure. Cette loi va non seulement irriter la frange la moins favorisée de la population, mais elle contient en elle-même de quoi ne pas servir à grand-chose. Ce n’est pas par le marché que l’on va résoudre un problème de société.

La loi sur le CO2  envisage donc comme moyen essentiel le renchérissement de certaines prestations. Ces taxes supplémentaires sont négligeables pour ceux qui en ont les moyens et qui ne changeront pas leur comportement. Mais elles pèseront tellement lourd sur ceux qui n’en disposent pas qu’ils devront renoncer à certaines prestations. Les sauts de puce pour shopping d’une ville européenne à l’autre cesseront d’être massifs si les billets valent plus que quelques dizaines de francs. Le voyage en avion redeviendra ainsi ce qu’il fut : une prestation de luxe réservée à ceux qui font partie de la classe supérieure.

Le chauffage et les charges des locataires augmenteront. Les trajets en voiture pour aller au travail mangeront une partie des salaires les plus bas, pour des travailleurs qui ne peuvent pas faire du télétravail. Il y aura peut-être des mécanismes de compensation, mais ils n’intéresseront que quelques défavorisés. Cette loi prend en otage la classe moyenne, celle qui paie des impôts et qui n’est pas subventionnée sous une forme quelconque, soit à peu près le tiers moyen de la population.

Est-ce que la production de CO2 diminuera pour autant ? Personne ne peut prévoir quoi que ce soit, face à l’élévation de la température dont ne connaissons pas l’évolution future et à un système économique que personne ne comprend plus. Car ceux qui polluent le plus, qui ont de grosses voitures, qui voyagent beaucoup en avion, qui occupent de grands logements, ne seront pas vraiment incités à diminuer leur consommation. Cette loi favorable aux plus gros pollueurs se conforme aux préjugés de l’assemblée parlementaire et des milieux d’affaire, à savoir que la transition climatique n’est pas un sujet sérieux.

Le consommateur intervient chaque fois qu’il ouvre un interrupteur, démarre une voiture, règle le thermostat de son habitation, remplit le panier du ménage. La sauvegarde de la planète dépend d’une foule de décisions minimes, prises par tous. Il s’agît d’une véritable ascèse. Il faut renoncer à la satisfaction de paraître plus prospère que son voisin en acquérant une voiture trop puissante ou le dernier gadget électronique, en passant ses vacances aux Maldives, en suivant la mode vestimentaire, en achetant pour la seule satisfaction d’acheter, en consommant pour consommer, en gaspillant pour se prouver qu’on en a les moyens, en s’imaginant que la qualité du gaspillage est de créer des emplois.

Cela ne se résume donc pas à réduire les émissions de CO2, mais à inventer une nouvelle société, une nouvelle économie, un nouveau système technique, une nouvelle culture. Quelles seront ses composantes ? Pour surmonter la barrière représentée par l’univers de la publicité, propagande implicite pour une économie mortifère, sur quels agents peut-on compter ?

Le plus important serait sans doute la communauté scientifique qui ne cesse d’émettre des mises en garde, plus ou moins relayées par les médias. Cependant la Science est perçue comme mensongère par une fraction de l’opinion publique. L’ignorance est prônée : la compétence pointue sur un sujet précis entrainerait l’incompétence sur tout le reste.  Selon l’image que s’en fait le peuple, un savant est un grand distrait. Il devrait s’abstenir d’intervenir dans un débat politique.

La pandémie imprévue que nous subissons n’est qu’une répétition générale – et en ce sens une pédagogie- de ce qui nous attend vraiment, la transition climatique, autre rappel à l’ordre de la Nature. Elle ne s’arrêtera pas comme une épidémie, mais elle s’aggravera, jour après jour. Pour lutter contre celle-ci, pour la prévenir, pour l’atténuer, il faut renoncer le plus vite possible à l’usage des combustibles fossiles et arriver à la décarbonation totale. Par un double mouvement : réduire la consommation par exemple à 2000W par habitant, l’approvisionner par des énergies renouvelables. Tel est l’objectif affiché par le Conseil fédéral suisse pour le -beaucoup trop- long terme, soit l’année 2 100.

Toujours dans l’objectif affiché par le Conseil fédéral, les trois quarts de la puissance de 2000 Watts proviendraient du renouvelable, hydraulique, éolien, solaire, géothermique, biomasse et le reste d’énergies fossiles, ce qui entraînerait encore l’émission d’une tonne de CO2 par an et par habitant au lieu des 4.7 tonnes rejetées actuellement.

D’une part, la législation devra introduire des mesures contraignantes (interdiction de chauffages électriques ou à mazout, promotion des voitures électriques, etc.). D’autre part, chaque consommateur peut anticiper ces décisions et puis les soutenir lorsque le législatif en débattra. Voici un demi-siècle, le pouvoir d’achat et la consommation d’énergie n’étaient que le tiers de ce qu’ils sont actuellement en Europe. Il est donc possible d’atteindre ce but. Mais ce ne sera pas facile si cela s’opère contre la volonté du peuple.

Il faut donc inventer une nouvelle culture dont on aperçoit les prémices : elle favorisera la sobriété heureuse qui est le contraire de la pénurie infligée. Il faut se persuader que le but de l’existence est de se sentir parfaitement bien, en évitant de s’imposer des objectifs de consommation démesurés. Il faut sortir de la contre-culture représentée par la publicité, par la mode, par les revues sur papier glacé, par la glorification des « peoples », par des séries télévisées. Apprendre à se satisfaire de peu, puisqu’un jour on ne pourra plus produire que ce peu et le distribuer à tous, s’il est honnêtement partagé.

Car, il demeure des fractions de l’opinion publique et des décideurs, qui ne sont convaincus ni de la transition climatique, ni de l’épidémie de coronavirus ou qui prétendent ne pas l’être. C’est une application de la règle éternelle : les hommes ne veulent pas savoir que leur civilisation est mortelle et encore moins qu’ils organisent son suicide. De même, la méditation sur sa propre mort ne constitue pas l’activité favorite de la plupart des individus.

La loi sur le CO2  sera  soumise à un vote populaire, qui se déroulera en toute méconnaissance de cause : qui lira une loi en 87 articles s’étalant sur 39 pages?  Elle risque de fédérer dans une alliance perverse la droite qui trouve que l’on en fait trop et la gauche que l’on n’en fait pas assez. Cette double opposition prouve que la loi est la moins mauvaise que l’on puisse promulguer. Non pas au sens où elle serait en quelque mesure efficace au point de vraiment réduire l’empreinte CO2 de moitié en 2030. On n’en sait rien mais on peut en douter. Cette loi est la seule que nos institutions puissent élaborer dans un contexte de confusion mentale. Elle privilégie l’incitation à la contrainte, elle pèsera plus sur les pauvres que sur les riches.

La raison indique que le peuple fait mieux de la voter, car si elle était refusée, la Suisse perdrait la face. Mieux vaut un tiens que deux tu l’auras. Si un petit pays ne donnait pas l’exemple aux grands, les véritables pollueurs, qui le donnera ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

43 réponses à “Le climat est plus qu’une affaire d’argent.

  1. Vous posez les bonnes questions.
    Je me demande comment le paysan, le viticulteur, le petit artisan qui doit se déplacer d’une vallée à l’autre, d’un champ de montagne en plaine, va pouvoir se payer des taxes supplémentaires sur l’essence, et en plus changer sa chaudière avec l’aide ridicule de l’état ?
    Ces taxes seront faites uniquement contre les moins riches !!!!!
    Comment devrons nous faire pour livrer dans Berne ou Bâle ou Genève lorsqu’ils vont mettre des taxes encore à l’entrée des villes pour soi-disant fluidifier le trafic ?
    Je propose pour compenser ces taxes que nous peuple des montagnes, censé entretenir nos belles vallées avec des subventions ridicules qui ne nous permettent même pas de remplir l’essence de la faucheuse, d’imposer des taxes à tous les bobos des villes qui vivent dans un autre monde et qui viennent polluer nos campagnes le WE et qui veulent nous TAXER !
    A la sortie de l’autoroute de Sierre en direction du val d’Anniviers, ou sur la route menant à Crans-Montana ou à d’autres vallées installons des barrages filtrants et payants pour tout non-indigène !
    Il y en a marre des extrémiste-bobos-verdatre qui veulent que le Suisse se tire une balle dans le pied !
    Pourquoi ne pas faire de la coopération avec des pays pollueurs comme certains pays dAfrique ou l’Indonesie puisqu’ont y est si proche depuis notre votation pour les aider à ne pas polluer la terre 10’000 fois plus que nous le fesons ici en Suisse ?
    Non les verts nous balancent des taxes!
    On en a ras le bol de ces Ayatollahs-vert !

    1. Vous êtes en colère, mais vous vous trompez de cible. Il est facile de taper sur les écologistes qui seraient le nouvel bouc-émissaire en relayant la terminologie utilisée par l’extrême-droite. Le soucis de la pensée écologique n’est pas d’emmerder les agriculteurs, c’est de permettre de sauvegarder des conditions de vie viables sur cette planète, d’éviter l’ecocide en cours, etc. Et vous avez raison, les gouvernements s’y prennent très mal, car ils sont pour la plupart pétris de liens d’intérêts et sous pression des lobbies…

      1. Vous avez raison sur un point qui est que nos gouvernants, fonctionnaires et autres décideurs sont plus occupés à se faire réélire qu’à prendre des décisions courageuses contre les Etats qui eux polluent plus que nous dans bien des domaines.
        Je ne me trompe pas trop de cible quand je parle de Vert, je cible les poiticiens, car ce sont ceux qui font les lois, les contraintes, les pénalités qu’ils imposent au reste de la population qui n’ont souvent pas le choix et se retrouve devant des murs de lois et autres contraintes pénalisantes comme nos agriculteurs.
        Je cite là nos agriculteurs responsables, ceux qui ont commencé à prendre le virage d’une agriculture mesurée, et non pas les gros agriculteurs-industriels défendus par un M. Parmelin dont la seule compétence se résume à son opportunisme d’affairiste.
        Par contre, faire évoluer les lois dans un sens commun est plus constructif, et serait moins coercitif que ce que les politiciens verts proposent !
        Extinction Rébellion semble essayer d’aller dans ce sens, de proposer des solutions moins pénalisantes pour le citoyen. Ils combattent les valeurs bafouées par les industriels qui n’ont plus de sens moral pour préserver la biodiversité et notre pays car ils ne sont visiblement guidés que par la cupidité et le profit !
        Il faudra maintenant qu’ils s’attaquent aux dizaines de milliers de tonnes de pesticides qui polluent nos campagnes et surtout nos vignes !
        Mais il faut du courage pour aller bloquer les sulfatages de Glyphosate encore pratiqués à trés grosse échelle dans les vignes du Lavaux !
        Faites une promenade entre Lutry et Chardonne, et compter le nombre de fontaine publique dans lequels vous pouvez boire de l’eau !
        Par exemple à Riez ou Epesses ou même Chexbres.
        Ca c’est la bonne cible pour un changement de mentalité qu’il faudra que nos politiciens Vert attaquent.
        Mais oups , ils ne vont pas le faire car il y a un électorat important dans cette région ….

    2. Le climat est d’abord une affaire de pouvoir – pouvoir imposer de nouvelles règles, qui maintiennent ceux qui sont au pouvoir.
      L’écologie n’a rien en commun avec l’agenda 21.

  2. Bonjour,

    Comme souvent, votre réflexion est complexe et nuancée. Et vous exprimez assez clairement ce que beaucoup pensent ou ressentent plus ou moins confusément actuellement. A savoir que notre mode de production et de consommation est un danger réel pour notre environnement au sens large.
    Le gros et unique problème, au fond, c’est celui de la “confusion mentale” qui se manifeste par une assez grande ignorance de la réalité dans laquelle nous vivons et de ses mécanismes. Ce que vous appelez la Nature.

    C’est vrai qu’il y a 50 ans, notre consommation d’énergie était 1/3 de celle d’aujourd’hui (selon votre texte). L’homme moyen était-il meilleur, moins avide, moins jaloux de son voisin ? La publicité moins aguichante ? Nos dirigeants plus sages et moins sensibles aux besoins d’un capitalisme aussi débridé que possible ? J’en doute, ayant vécu cette époque (même si cela ne me donne pas la science infuse sur celle-ci…). Mais c’est vrai que la “concurrence” du communisme obligeait alors les gouvernements occidentaux à développer une politique sans doute plus redistributive que maintenant.

    En 1970, la population mondiale était approximativement de 3,7 milliards en 1970 et de 7,8 milliards en 2020. Elle a donc un peu plus que doublé en un demi-siècle. Cela explique en partie l’accroissement de la consommation d’énergie, le reste étant sans doute dû à l’élévation du niveau de vie moyen (je ne suis pas un spécialiste dans le domaine, mais cela me semble très plausible). Mais notons que la science a permis aussi de produire des objets de consommation moins gourmands en énergie, si j’en crois les étiquettes de mon frigo ou d’appareils semblables.

    Ce que nous vivons actuellement n’est, en très grande partie, que le résultat des actions humaines et non de forces surnaturelles et incontrôlables. Le côté malfaisant de celles-ci est évidemment accru par les moyens technologiques à sa disposition…Et l’utilisation bienfaisante de ces moyens nous aidera en partie à affronter cette “transition climatique” et d’autres problèmes socio-économiques tout aussi importants.

    MAIS cette mise en œuvre de moyens techniques issus de la science n’aura que des effets assez modestes si l’esprit humain n’évolue pas, comme vous le dites clairement. Or, cette évolution est d’abord une démarche personnelle – spirituelle au fond. Cela demande d’abord une prise de conscience, de sortir des jugements à l’emporte-pièce, des invectives et des condamnations de ceux qui pensent un peu autrement. Dépasser une vision du monde centrée sur son ego et ses besoins personnels et commencer à tenir compte du fait que nous sommes tous interdépendants, cela exige parfois du courage, toujours de la constance et de l’humilité. Qualités pas trop mises en avant de nos jours…

    En attendant qu’une quantité suffisante de personnes atteignent cette compréhension, seules les mesures punitives et coercitives/incitatives par le biais du marché et de la loi (augmentation de toutes sortes de taxes, amendes, etc.) sont disponibles pour faire changer les comportements. Mais vous soulignez bien, à propos de la loi sur le CO2, que ce n’est pas vraiment le bon chemin, mais le seul accessible dans notre système politique.

    La pandémie actuelle est une “expérience” grandeur nature sur le comportement des populations humaines face à un danger collectif : des moments extraordinaires de solidarité et de mise en commun des énergies et des ressources ont montré de quoi l’homme est capable et permettent donc de contrer la sélection naturelle dont vous parlez. D’un autre côté, ces moments magnifiques sont maintenant suivis de mouvements plus ou moins compréhensibles de révolte, de replis égoïstes sur la nation ou les intérêts économiques stricto sensu. Cela devrait refroidir l’enthousiasme de ceux qui pensent un peu naïvement que cette crise va permettre une prise de conscience salutaire. Oui et non….bien sûr. Comme tout ce qui est vivant, cela bouge, cela change, cela se transforme.

    J’espère finalement avec vous qu’une nouvelle culture émergera, mais je pense malheureusement que cela se fera probablement dans des conflits qui risquent d’être terribles.

  3. Un petite coquille: les importations de pétrole et de gaz se montent entre 8 et 12 milliards/an.

    Le postulat de base est intéressant: nous faisons face à une quantité infinie de pétrole et il y en aura à volonté jusqu’en 2050.

    Cependant, l’Agence Internationale de l’Energie (Oil 2021), BP Review, Rystad Energy pensent qu’un plateau de la production devrait intervenir entre 2026 et 2030. Parole de pétrolier!

    Finalement. Il y a plus de 20’000 employés à la Confédération. Certains s’occupent des loups, d’autres des pissenlits ou de la taille des spaghettis, mais aucun n’est en charge du pétrole!!!

  4. Autour d’une table de Poker, il n’est pas possible de laisser à chacun de fixer des règles pour lui. La naïveté de vouloir sauver le monde depuis un site polluer en Suisse est folklorique. Je vais voter contre les hausses de prix, contre la loi CO2, qui ne frappent que les résidants d’Alice au pays des merveilles.

  5. Tous ces propos semblent sensés, mais l’influence de notre vote est largement surestimée.
    N’oublions pas que le réchauffement est en bonne partie dû à la population mondiale qui a plus que triplé en 70 ans (2,5 mia en 1950, 8 mia en 2020). La déflagration mondiale annoncée par certains résoudrait-elle plus efficacement le problème ?

      1. En effet, elle l’a même non seulement augmentée, mais provoquée: par effet de compensation des pertes en vie humaines dues à la guerre, on a eu le baby-boom, dont je suis par ailleurs un produit (de la cuvée 1946, un excellent millésime, soit dit en passant). Donc responsable – c’est évident, voyons – de tous les maux actuels de la planète – du réchauffement climatique et de la pollution, de la malbouffe, de la fonte de la banquise, du VIH et du coronavirus. Pourquoi pas des tempêtes solaires, tant qu’on y est?

        Soyons sérieux: qui a lancé le cri d’alarme sur la pollution, la surconsommation et crié “halte à la croissance”, sinon notre génération aujourd’hui maudite? Où sont les René Dumont, les André Gorz, les John Kenneth Galbraith, les Vance Packard, les Ivan Illich et les Paulo Freire de la seconde moitié du XXe siècle ? Qu’on me cite ne serait-ce que l’ombre d’un équivalent parmi la faune écolo-médiatique actuelle, qui ne fait que servir le réchauffé de leurs idées sans même avoir pris la peine de les comprendre.

        Le retour à la “sobriété heureuse”, que vous appelez de vos voeux, ne sera possible que si on se passe une fois pour toutes de la sacro-sainte bagnole, du smartphone, de la télé et des trois B (bouffer, boire et b…). Si ce n’est pas assez clair, je citerai mon major à l’armée, ancien médecin cantonal vaudois, qui disait pendant la campagne anti-sida: “Pour arrêter le sida, il faut arrêter l’enc…”.

        A cet égard, ma génération – du moins ceux qui n’ont pas échappé à la conscription, bègues, malvoyants et culs-de-jatte, toutes catégories comprises – aura au moins eu cet avantage d’avoir fait toute la guerre sans avoir eu à tirer un coup.

  6. Il serait plus logique de faire évoluer le consommateur quand il doit changer sa voiture ou son chauffage : acheter une voiture plus polluante devrait coûter plus cher (imposition plus élevée) qu’une voiture électrique (imposition allégée , ou même subvention à l’achat) de manière à atteindre l’objectif , le parc des véhicules sera remplacé ces 20 prochaines années . Une pression sur les constructeurs serait bienvenue !
    La même réflexion est possible pour le remplacement des chauffages au mazout par des des pompes à chaleur , partout où c’est possible, la transition mettra une trentaine d’années .
    Quant aux avions qui ne représentent pas plus que 10% des émissions de CO2, on pourrait attendre l’arrivée d’une nouvelle génération de moteurs (électriques ou à hydrogène) et autoriser que ceux qui répondront aux nouvelles normes …
    Sans taxes , nous pourrions parvenir plus surement au but recherché , sans pénaliser les moins nantis inutilement … et il faudra investir pour la production électrique renouvelable …
    L’urgence climatique est loin d’être prouvée , une récente publication montre que la perturbation climatique apportée par l’homme n’est pas si dramatique que ce que prétend le GIEC …
    ( https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL091585 )

    1. L’article en référence dit bien que les gaz à effet de serre sont responsables de l’élévation mesurée de la température, comme c’est devenu l’évidence.

  7. On en a marre.

    On s’est restreint pour sauver les boomers… qui eux ont détruite la planète.

    Nous sommes gouvernés par une génération de vieux qui ne pensent qu’à eux et qui ont le pouvoir médiatique à leur botte.

    Peu importe la planète. Je veux vivre pleinement.

    Ce que vous avez eu, je le veux aussi.

    1. C’ est du second degré ? Ce que vous avez, la génération précédente ne l’avait pas forcément : voyages à bas coûts, flopée de gadgets, loisirs à gogo, choix immenses en matière de nourriture, internet, etc.

      Vouloir ce que les autres ont n’est pas un droit, c’est un caprice égoïste.

    2. “Ce que vous avez eu, je le veux aussi.”

      Pouvez-vous expliquer ce que les “boomers” (la génération de “vieux”) ont eu et que vous n’avez pas?

    3. merci Loïc, merci Rolling Mop, c’est le mêmes arguments et questions que je voulais poser à Pertruit, mais en même temps je pense que ce n’est pas sa faute : il ne fait que répéter ce que les médias, les psy et les politiques lui repètent depuis des années et, surtout, ces derniers mois. Voilà le résultat d’une école post ’68, on n’apprend plus à réfléchir… mais à répéter des slogans. Je n’ai qu’un reproche à me faire, d’avoir cru en ’68 ( eh, oui mea culpa ! ) que l’école pour tous aurait signifié la culture pour tous ! Non ce n’est pas la même chose et je le regrette parce que, ce que je vois dans la société actuelle, ce sont de gens hautement spécialisés dans leurs professions, ma une majorité de ces personnes sont quand même incultes et incapable d’argumenter de façon autonome.

  8. La loi sur le CO2 est un épiphénomène. Elle permet à une sphère politique incompétente de se pavaner. Le référendum du 13 juin donne à la population l’illusion d’exercer sa souveraineté. En réalité, acceptée ou rejetée, cette loi n’a aucun intérêt, ni politique, ni économique, ni écologique.
    Quelques sujets d’étonnement, tout d’abord, parmi d’autres.
    80 milliards en importations à économiser par an grâce aux renouvelables? En tenant compte d’une balance légèrement excédentaire pour l’électricité, et en chiffres rond, l’Office fédéral de la statistique indique que les dépenses des consommateurs finaux s’élève annuellement à 18 milliards de CHF pour les fossiles:
    https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/energie/aspects-economiques.assetdetail.13927566.html
    A cette somme, il faut retrancher les coûts incompressibles de l’activité sur sol suisse, les taxes étatiques et les bénéfices des entreprises. L’OFS ne donne pas ces chiffres, mais il est permis d’estimer qu’ils représentent environ les 2/3 du montant des dépenses. Au total, ce sont donc uniquement environ 6 à 7 milliards qui relèvent de l’importation, et non 80. Ce chiffre est corroboré dans :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Suisse (§ Commerce extérieur). Mon brouillon était déjà écrit en partie avant le commentaire expert de M. Horvath. Merci pour sa rectification qui a plus de poids que la mienne.
    Personne n’a réfléchi sérieusement à Berne sur le sauvetage de la planète et, en même temps, sur la protection des populations défavorisées? Même pas le PDC?
    Il fallait bien sûr s’attendre aux paragraphes convenus, d’ordre philosophique et moralisateur, de nature à sauver la planète, sans grand rapport avec le futur référendum.
    Rien, bien évidemment, sur le nucléaire.
    L’essentiel de l’article est consacré à critiquer une loi injuste et très probablement inefficace, mais la conclusion est quand même de l’accepter. Cherchez la logique.

    Tout ceci est sans grande importance. Sur le fond, tout le mal vient de l’acceptation par le peuple, le 21 mai 2017, de la révision de la loi sur l’énergie, par 58,21% de “oui”, et une participation de 42.89 %, à l’issue d’une campagne outrageusement trompeuse. Cette campagne reprenait la position gouvernementale de la Suisse à la COP21 de Paris, en 2015, jamais approuvée démocratiquement. La conseillère fédérale Doris Leuthard, PDC, a joué un rôle considérable dans la promotion de la stratégie énergétique 2050, sous forme d’une “vision”, plus que d’une analyse raisonnée de la situation. Nous en paierons encore longtemps les conséquences néfastes. A noter, pour finir, que sur l’arc lémanique, le “oui” l’a emporté à plus de 70%. Sans aucun doute avec le concours des “défavorisés”. Quand on a le dernier mot, on assume.
    Oui ou non, le 13 juin ne nous sortira pas de l’ornière.

  9. Le chiffre de 80 milliards est celui utilisé par Simonetta Sommaruga, tel que rapporté par la presse, peut-être inexacte.

    1. Pas facile de donner du crédit à cette conseillère fédérale lorsqu’elle fait du copinage et du corporatisme à la face du citoyen !
      Plus facile de donner un minimum de crédit à ce qu’elle peut dire !
      Donc je suppose que ces chiffres sont inexacts, trompeurs sûrement et orientés en fonction de ses petits copains !
      On n’aura plus besoin d’elle pour nous dire quoi voter pour pour préserver notre planète!

      1. Si la nomination de Christian Levrat par Simonetta Sommaruga vous fait douter de tout ce qu’elle dit alors c’est tout le système qui est en cause. Urs Schwaller a a été nommé par Doris Leuthard. La présidence de la poste semble être une voie de retraite pour politicien méritant. Cela semble compenser l’absence de pension. C’est une coutume tribale. Que dire de plus?

  10. Dans cette affaire M. Neyrinck voit juste, mais j’enfonce le clou: si l’objectif est vraiment de diminuer massivement – voire de supprimer – l’émission de gaz à effet de serre dans un délai serré, seules des mesures coercitives musclées pourraient permettre de l’atteindre, et elle ne seront jamais approuvées dans notre démocratie. Même si elles l’étaient, les dégâts économiques et sociétaux seraient bien supérieurs aux maigres bénéfices retirés car évidemment nous ferions très probablement cavalier seul.
    Concernant les catastrophes attendues provoquées par le réchauffement climatique, n’oublions pas que si une faible minorité de la population en souffrira directement, la quasi-majorité ne les vivra qu’à la télévision au moment du souper, en n’interrompant que brièvement la mastication.
    Constat désespérant, mais réaliste: si le réchauffement climatique doit se produire, il se produira. Mieux vaut s’y préparer que d’entretenir l’illusion que nous pourrons l’éviter avec nos mesurettes à la petite semaine.

    1. Il n’y a pas de raison de supposer que nous ferions cavalier seul dans l’illusion que la Suisse serait le pays modèle du monde. Si chaque pays entretient cette illusion rien ne se fera. Mais les événements changeront les perspectives.

  11. L’absence manifeste de solutions plausibles et acceptables par la majorité des gens prouve clairement que c’est foutu.

    1. Je ne crois pas que l’on puisse dire que c’est foutu parce que cela encourage à rester les bras croisés dans une sorte de fatalisme. On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Au fur et à mesure que le réchauffement fera sentir ses effets nocifs, la prise de conscience progressera. Toutes les cultures ne réagissent pas de la même façon. L’Asie et l’Afrique se sont mieux tirés de la pandémie que l’Europe et l’Amérique. Il y a donc eu un facteur culturel.

  12. Une fois que l’on prend conscience du problème telle que le pose Jean-Marc Jancovici et d’autres sur la problématique de l’énergie et son corolaire qui sont les émissions de CO2…on passe par un moment de grande dissonance cognitive… Ce ne seront pas juste quelques taxes qui vont nous permettre de bifurquer. Ce sont des mesurettes bien insignifiantes face à l’ampleur des enjeux se désenchantait Nicolas Hulot lors de sa démission fracassante, mais prévisible. Quel pays osera donner l’exemple ? Quel pays osera s’appauvrir volontairement en faisant le choix de la sobriété heureuse avant les autres ? Celui qui renonce volontairement ne peut pas savourer le fruit de cette sobriété lorsque les autres continuent de faire ripaille, écrivait Hans Jonas.
    Nous sommes dans une impasse énergétique et sociétale…une mégamachine qui avance inexorablement vers sa propre fin. Les verrous sont tellement fort que seul un choc violent aurait la potentialité de nous faire passer sur une autre trajectoire. Le COVID-19 est-il le gain de sable dans la mégamachine ? Malheureusement, la résilience financière est plus solide que je ne me l’imaginais, mais jusqu’où pourrions-nous aller avant que nous en payons le prix du sang?

  13. Si toute la planète, y compris la Chine et l’Inde, tombe sur un consensus; de produire QUE de l’électricité propre, qui sera par conséquent l’énergie qui fera tourner le monde, il n’y aura plus de problème de prix ni de compétition. Chaque fois que la Suisse brûle mille litres de carburants, la planète en brûle un million!
    Il faut arrêter la mascarade du champion no. 1 de la bêtise payante et exiger des pollueurs de se mettre autour de la table. Tirer une balle dans le pied de l’économie suisse, et déposséder le contribuable suisse de 50 francs par mois en moyenne, ne sauveront pas la Terre. Ce que le socialisme n’a pas réussi à démanteler en Occident, sera fait à ce rythme par les verts-gauches, pour équilibrer les forces avec les prétendument progressistes prolétaires fainéants.

  14. Bonjour,

    C’est trop simpliste et facile de dire que si rien ne change c’est parce que les politiciens sont à la solde des lobbys ou que les riches et les puissants veulent garder leur argent, leur pouvoir…
    Vivre de façon beaucoup plus frugale mettraient des centaines de millions de gens au chomage dans le monde, ce qui provoquerait des troubles et pourrait même renverser certains gouvernements. A part un ou deux écologistes convaincus personne n’est prêt à se retrouver au chomage parce que cela serait bon pour la planète. Donc la résistance au changement vient de beaucoup de gens, y compris et même surtout, des gens qui ne gagnent pas beaucoup et savent que perdrent leur boulot pourrait être fatal car, bien sûr, personne ne va venir leur donner des aides ou un autre travail. Il y a plus d’un siècle, lorsque la voiture est apparue et a mis tous ceux qui vivaient du cheval au chomage, est-ce que quelqu’un s’est soucié de ces gens? Est-ce que l’état les a aidés?

    1. L’énergie propre est un énorme réservoir d’emploi au lieu de polluer avec les carburants fossiles. Si le coût de l’électricité baisse dans tous les pays, la production agricole et industrielle aura tendance à se faire sur place. MAIS tous les pays ensemble, sinon l’Occident s’auto-discriminerait pour rien !

  15. Impressionnant.

    Il a eu autant de morts au Qatar pour construire des stades de foot… que de morts du covid en Suisse.

    Nous chérissons la vie. Et eux ?

    1. En Suisse les travailleurs sur les chantiers sont beaucoup mieux protégés qu’au Qatar. En laissant davantage de Suisse mourir du Covid on ne sauvera pas une vie de travailleur exploité dans le Tiers-Monde de la civilisation.

      1. Je ne veux pas laisser mourir plus de gens du covid, mais que le Qatar ne tue pas des travailleurs pour des stades qui ne serviront qu’une fois…

        Je trouve sidérant que tout le monde se moque des droits humains dans les pétrodictatures…

        Pourtant, le Qatar est minuscule… et on pourrait s’en servir pour faire un exemple.

        1. Personne ne se moque des droits humains à l’étranger mais de là à envahir le pays pour les établir il y a de la marge

          1. Vous me lisez ?
            Qui parle d’envahir un coin de sable ?

            La Suisse pleure et hurle à sa perte à chaque fois qu’un fonctionnaire européen quelque part tousse et la menace de la sorte d’un accord quelconque…

            Le Qatar, qui est une dictature, est plus fragile que la Suisse, non ?
            Je vois mal les qataris faire la queue pour acheter du pain… Si on commençait donc simplement par payer avec retard les factures, et à hausser un peu le ton ?

    2. Le Qatar aurait-il violé une obligation internatioale qui lui incombe ? Ou bien voulez-vous ne pas respecter sa souveraineté ?

  16. Il existe au moins une bonne raison de refuser le projet, c’est qu’il est mauvais. En fait, il n’y a même pas de projet, même pas de plan: on commence par prélever un nouvel impôt, ensuite vient la question de ce qu’il faut faire de cet argent. L’absence de plan constitue en soit un aveux de nos autorités de leur incapacité à en concevoir un pour arriver in fine à la décarbonisation du pays.
    Vous pensez qu’un projet qui ne satisfait pas les deux extrêmes est bon parce que centré… Ce machin satisfait les dogmes de la gauche et le clientélisme de la droite, mais ce n’ai pas un plan. Au contraire, il mobilise et redistribue des moyens financier nécessaires pour une véritable action susceptible de nous amener pas par pas et de manière mesurable vers la décarbonisation. Une fois que des lobbies se seront habitués à profiter de cette manne, il ne sera plus possible de la rediriger.

    1. Je ne pense pas que cette loi soit bonne puisque je la critique dans son essence même. Mais les choses étant ce qu’elles sont dans un contexte de pouvoir mou, il vaut mieux voter une mauvaise loi que pas du tout. Pratiquement cela ne changera rien sinon de faire prendre conscience qu’il faudrait faire quelque chose. Ce n’est pas bon, mais c’est le moindre mal. C’est souvent la seule politique possible.

      1. Vous posez là, et à d’autres occasions, la question de l’adéquation de notre système politique pour affronter les défis du 21ème siècle. Nous héritons dans son essence même d’un système de type 19ème siècle qui se soucie premièrement de respecter le découpage politique hérité, secondement de satisfaire de manière équilibrée les grands intérêts privés, puis troisièmement, d’assurer sa pérennité en laissant le peuple s’exprimer. Ce système a été rénové par l’instauration du droit d’initiative. Il est subtile, voire génial sur de nombreux aspects, mais il présente un inconvénient majeur: nos conseillers fédéraux, l’écrasante majorité de nos parlementaires ont ceci en commun qu’ils n’ont jamais été chef de projet. Cela contribue à expliquer que les projets dont la confédération est commanditaires sont presque tous des échecs retentissants (projets du DMF, projets de vote électronique, etc…). C’est un handicape trop lourd pour affronter sereinement le 21ème siècle.
        N’étant pas partisan de jeter le bébé avec l’eau du bain, il me semble nécessaire de réformer la constitution pour y insérer à côté du droit d’initiative et de référendum, un équivalent en terme de projet: le peuple ou le CF auraient la possibilité de soumettre un projet sous la responsabilité d’un chef de projet désigné à l’approbation du souverain pour une période donnée, le chef de projet étant responsable de sa gestion devant le peuple et devant la justice, le CF ayant l’obligation de collaborer pour assurer le relai politique.

        1. Excellent, j’ai toujours défendu l’idée que pour vaincre une épidémie, il faut un chef et un seul entièrement responsable. C’est la position du général en temps de guerre.

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