La discrimination positive

 

Rien n’est plus odieux que la discrimination négative. Eliminer un individu sur base de son appartenance à un groupe fondé sur l’appartenance sociale, la couleur de la peau, la pratique d’une religion, le sexe viole son droit élémentaire à accéder à un emploi, à des études, à un logement. Les lois répriment avec plus ou moins d’efficacité ces discriminations rampantes dans tous les domaines. De là à croire que chacun possède les mêmes chances dès sa naissance est une illusion bien-pensante.  Il demeure la plus universelle, la discrimination salariale entre hommes et femmes.

La Suisse affronte relativement bien ce défi. Il est possible de devenir chef d’Etat sans avoir mis les pieds à l’université, en étant un bon vigneron ou une excellente pianiste, tandis qu’en France il vaut mieux sortir de l’ENA et en Angleterre d’Oxford. La discrimination négative a tellement mauvaise presse que l’on en vient à la confondre avec l’autre face de la médaille, la discrimination positive, celle qui donne plus de chances à ceux qui ont fait un effort. Les deux concepts se mélangent parce qu’ils recouvrent des situations où ils sont imbriqués. Quels que soient les efforts de l’école, il demeure toujours une fraction d’illettrés de quelques pourcents de la population. Les uns se sont rebellés contre l’école, les autres n’en ont pas fait bon usage faute d’un milieu familial pour les soutenir.

La question revient en force au sujet des vaccinés contre le Covid. Faut-il leur permettre de mener une vie normale en allant au théâtre et au restaurant, en utilisant les transports publics sans masques, en franchissant les frontières sans mise en quarantaine ? Pour l’instant la réponse est vague et les autorités auront bien du mal à faire accepter ce genre de discrimination. Elle viole apparemment le droit fondamental de ne pas se faire vacciner. Or, ce droit n’est déjà pas absolu. Le vaccin contre la fièvre jaune est exigé en vertu du règlement sanitaire international, qui lie 196 pays dans le but de limiter la propagation des risques pour la santé publique.  Certains pays africains l’imposent comme condition d’entrée sur leur territoire, même si le voyageur ne fait que transiter par un aéroport. Personne n’est obligé de voyager en Afrique mais celui qui l’entreprend doit se plier à des règles sanitaires. Ce n’est pas une discrimination. C’est une mesure fondée de salubrité publique.

Le refus de la discrimination positive mène à des situations absurdes. On cite le cas d’un EMS dont tous les résidents sont vaccinés et doivent cependant prendre leur repas en chambre. Les tests et les quarantaines applicables aux étrangers pénétrant en Suisse ne prévoient pas d’exception pour ceux qui seraient vaccinés.

Ces règles vont évoluer selon les exigences d’un bon sens élémentaires. On ne peut pas continuer à interdire le fonctionnement des restaurants, des théâtres, des cinémas, des stades parce que toute la population n’a pas pu se vacciner ou refuse de le faire. Il ne reste plus qu’une faible marge d’incertitude sur l’effet du ou des vaccins : si le vacciné est protégé de la contamination à 95%, on ne sait pas encore s’il ne peut plus transmettre lui-même le virus, même si cette hypothèse est la plus plausible. On ne sait pas non plus quelle protection est garantie à l’égard des variants. On ne parle plus guère des éventuels effets secondaires de la vaccination. Mais la marge d’incertitudes se rétrécit de plus en plus.

A fermer sans nécessité impérieuse des restaurants qui pourraient ne servir que des vaccinés selon la liberté du commerce, on discrimine et ces entreprises, et leurs clients potentiels. Les non vaccinés empêchent les vaccinés de vivre et leur font subir de la sorte une discrimination que l’on peut à loisir baptiser de positive ou de négative. Dans quelques mois, la force des choses fera que chacun portera sur soi sa carte d’identité et son certificat de vaccination et considèrera cette exigence comme légitime. Personne n’est obligé de fréquenter un restaurant, un théâtre ou un stade mais celui qui le souhaite devra se plier à des règles de salubrité publique.

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

76 réponses à “La discrimination positive

  1. C’est ça, on y est. La propagande de chantage à la vaccination commence. M. Neirynck donne le coup d’envoi.

    Non, non, il n’y a pas d’obligation. Mais si vous ne vous vous vaccinez pas vous vivrez une vie de deuxième zone. Vous serez des citoyens de deuxième zone. Vous serez des sous hommes. Vous ne pourrez pas aller au restaurant, ni voyager.

    En plus, on ne vous informe pas sur les risques du vaccin et de toute façon, on vous fait signer une décharge, comme ça, si vous avez des graves effets secondaires dans quelques années, vous ne pourrez pas obtenir le moindre dédommagement.

    C’est révoltant. On n’avait encore jamais vu une campagne de propagande mondiale pareille, où on voit tous les gouvernements faire la promotion des intérêts de l’industrie pharmaceutique, en utilisant tous les moyens y compris le mensonge et le chantage

    Et pourtant, il existe des traitements, et ils sont efficaces. Mais voilà, ils ne coûtent pas cher et ce sont des médicaments dans le domaine public donc ça rapporte rien à l’industrie. Mais ça soigne, et ça, c’est ce qui est interdit.

    Pour ceux qui aimeraient se documenter, surtout si vous êtes médecin: https://www.youtube.com/watch?v=FIhp7PtCEtY&feature=emb_logo

    1. Longeole alias On nous prend pour des c…

      -“On vous fait signer une décharge, comme ça, si vous avez des graves effets secondaires dans quelques années, vous ne pourrez pas obtenir le moindre dédommagement.”

      Faux et de toute manière sans effets juridiques s’agissant de la responsabilité de la Confédération prévue par la loi sur les épidémies.

      – “Et pourtant, il existe des traitements, et ils sont efficaces. Mais voilà, ils ne coûtent pas cher et ce sont des médicaments dans le domaine public donc ça rapporte rien à l’industrie. Mais ça soigne, et ça, c’est ce qui est interdit.”

      Faux.

      Cher Longeole, vous devriez peut être voter pour les écologistes et à Genève, à la partielle CE, pour Fabienne la verte.

        1. Je n’ai aucun mérite. Je me suis rallié à la profondeur argumentative d’Il nous prend pour des crétin.

    2. Il faut écouter cet interview. Ensuite on ne peut plus nier que des traitements existent et que nos autorités refusent criminellement de soigner les gens parce qu’elles roulent pour les fabricants de vaccins.

      Ou alors, c’est qu’on est de mauvaise foi, ou qu’on a été acheté.

      1. Un interview d’une personne n’est pas une preuve de quoi que ce soit sinon de son opinion pertsonnelle.

        1. La situation est claire.
          Il existe une étude originelle Marseillaise de Lagier, Million, etc.. , étude que j’ai lue et qui méthodologiquement est peu convaincante tout en laissant la porte ouverte à l’existence d’une certaine efficacité.
          Il existe de nombreuses études ultérieures qui prises isolément sont de bas grade.
          Puis une méta-analyse, dite de Fiollet, qui conduit à la conclusion que le médicament vénéré par Longeole ne vaut rien.
          Et enfin, une contre méta-analyse, dite de Péronne, qui conduit à admettre son efficacité. Cependant, Péronne qui ne comprend rien à une méta-analyse comme le démontre sa prestation de lecteur de slide au séminaire de Marseilles. D’ailleurs lui même en convient. Peut être que les deux coauteurs de Péronne ont fait du bon boulot ? Aucune idée.
          Enfin, il existe des études ultérieures.
          Je ne vais me lancer dans ce chenil ni procéder à une méta baysienne, à moins que Longeole ne me rémunère (ouvertement).

          Cependant, on peut dire qu’à moins d’en innonder un patient sous intubation ce médicament n’est pas spécialement dangereux. Il doit cependant être administré sous surveillance médicale à posologie raisonnable dès le début de la maladie.
          Son inefficacité n’est pas démontrée.

          J’y pense, que pensez vous, cher Longeole allias On nous prend …, de cette autre molécule, base d’un vieux médicament peu cher et en voie de disparition, qui ne s’oppose pas à ce que le virus s’arrime aux cellules, mais à ce qui s’opposerait à ce qu’il rentre dans la cellule ?

        2. Pas d’accord. Là son argumentation est irréfutable. Et il est quand même une sommité reconnue dans ce domaine, et contrairement aux autres qu’on entend partout il n’a pas de conflits d’intérêt.

          Généralement quand les grands professeurs payés par le lobby Pharma s’expriment en faveur de tel ou tel vaccin, ou contre l’hydoxychloroquine, on exige de nous de nous soumettre à leur autorité. On ne nous dit pas, comme vous le dites ici, qu’il ne s’agit que d’une opinion personnelle.

          Pourquoi ce deux poids deux mesures dans le crédit qu’on devrait faire aux propos des scientifiques? C’est bien la preuve que le débat est biaisé par les conflits d’intérêts et par la propagande. Vous, cher M. Neirynck, avez choisi votre cam: c’est celui de l’establishment pharmaco-politique. Je ne vous le reproche pas, mais je constate le fait.

          Péronne est simplement une autorité plus compétente et plus intègre que celle des stipendiés qui conseillent les gouvernements. On peut lui accorder une plus grande confiance et un plus grand crédit.

          C’est pourquoi il dérange, tout comme Raoult. Mais c’est égal, l’histoire est en train de leur donner raison.

          1. Raoult n’est pas la sommité que vous croyez. Il y avait une énigme entre sa prétendue notoriété et le fait qu’il soit un des rares à défendre un traitement qui utilisé ailleurs ne donnait aucun résultat. On sait maintenant ce qu’il en est de sa réputation. Raoult a signé le tiers des articles publié dans une Revue New Microbes and New Infections. En d’autres mots avec quelques amis, ils ont créés une revue scientifique pour se tailler une réputation en publiant massivement. Cette information a été publiée dans Le Monde du 24 février, Supplément Science et Médecine en p.22.

          2. Revue New Microbes and New Infections
            https://www.journals.elsevier.com/new-microbes-and-new-infections/
            Tous articles : 882
            Articles où Didier Raoult apparaît comme co-auteur (principal ou non) : 252

            Sciencedirect d’Elsevier
            Articles où Didier Raoult apparaît comme co-auteur (principal ou non) dans l’une des revues accessibles par Sciencedirect d’Elsevier : 556

            Pubmed
            https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/
            Occurences de Raoult comme auteur :
            Global : 1948
            First author: 92
            Last author: 946
            https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/

          3. Cela confirme l’information que j’ai cité en provenance du Monde. Raoult fait partie de ces stakhanovistes de la publication scientifique qui publient tellement qu’il devient évident qu’ils courent derrière une réputation fabriquée de toutes pièces.

          4. Son apparition en qualité de dernier auteur tend à démontrer qu’il n’est que la caution de nombreux articles. Véritable caution scientifique ou caution réputationnelle ? C’est à voir.

        3. Etre victime d’une tentative de discrédit par Le Monde est la meilleure preuve que l’on peut faire confiance à la personnalité attaquée.

          Etre discrédité par un organe discrédité, c’est en réalité avoir sa valeur confirmée.

          Ceci dit, je ne nie pas que Raoult a un ego assez important, mais cela n’enlève rien à sa valeur ni à l’efficacité de sa méthode qui a été abondamment démontrée par les faits.

          1. Ce n’est pas Le Monde qui aurait inventé cette nouvelle qu’il a simplement transmise en faisant son métier. La découverte a été faite par une étude internationale des universités de Rennes, Pavie et Ottawa sur la fraude en matière de publication scientifique.

          2. Au delà des commentaires médiatiques de Perronne, qui m’indiffèrent, en quoi la méta-analyse de Perronne, ou plus exactement des autres coauteurs puisque Perronne n’y pige que couic, tant au vu de ses aveux que de ses annonements devant des slides, en quoi disais-je, est-elle plus convaincante que celle de Fiolet ?

            Certe le résultat vous plaît au vu de votre histoire personnelle. Mais encore ?

  2. Si j’ai bien compris vous voulez favoriser ceux qui on fait l’effort de se faire vacciner. A vrai dire, ce n’est pas un bien grand effort. L’effort n’est pas comparable à celui qui a fait des études à l’EPFL ou qui a gagné une médaille aux jeux olympiques ou même, pour nombre de travailleurs, à celui consistant à se rendre tous les jours ouvrables au travail. Votre proposition vise, dans la mesure où l’innocuité à moyen et long termes de ces vaccins n’est pas établie, à favoriser non pas ceux qui ont fait l’effort mais ceux qui ont pris le risque de se faire vacciner, risque qu’ils prennent au frais du contribuable, tant pour la vaccination que pour ses éventuelles conséquences néfastes.

    Sur ce point je ne peux qu’insister que malgré la doxa liée à la propagande, l’innocuité à long terme de ces vaccins n’est pas établie. De même, d’ailleurs qu’il n’est pas établi que dans les 5 % des cas ou le vaccin n’empêche pas la survenance de la maladie celle-ci n’est pas grave (allez donc voir l’intervalle de confiance dans le compendium). Je dois dire que votre argument consistant à dire que cela est vrai puisque la doxa le dit ne me semble pas digne de vous.

    Je ne comprend pas très bien votre exigence de vaccination pour, disons, rentrer dans un restaurant. Les vaccinés sont protégés et vont au restaurant et les autres prennent le risque d’attraper la maladie sans qu’il existe un intérêt public à ce qu’il ne le soit pas dès lors qu’il sont jeunes et en bonne santé, pas plus qu’il n’existe un intérêt public à contraindre à la vaccination ceux qui ont des facteurs de risque dès lors qu’ils ne surchargeront plus les hôpitaux. Tout d’abord parce que, par directives anticipées ils peuvent s’opposer à toute hospitalisation (à présenter à l’entrée dans le restaurant ?) et, ensuite, parce qu’il faudrait alors se poser la question de savoir s’il faut soigner ceux qui sont malades pour avoir pris le risque de l’être (obésité, sédentarité, tabagisme, mauvais équilibre alimentaire, comportements téméraires, etc…).

    En réalité, votre objectif est de contourner la loi, adoptée en votation populaire, qui prohibe l’obligation vaccinale générale en permettant l’adoption de contrainte indirecte.

    Cela est mal parce que la démocratie n’est pas respectée.

    Cela est mal parce qu’il est mal de contraindre une personne sans facteur de risque à se faire vacciner dès lors que c’est lui faire courir les risques inconnus et inutiles de la vaccination.

    Cela est mal car pour assurer le fonctionnement d’un tel système il faut assurer l’authenticité des données et finalement ficher tous le monde. Au demeurant, les restaurants ou le stades privés devront respecter la loi sur la protection des données (sensibles). Ils en seront incapables et risqueront une sanction pénale (simple contravention malheureusement).

    Cela est mal car contraire au seul mode d’évolution possible pour l’humanité : contamination et banalisation du Vème coronavirus ordinaire au sein de la population qui le supporte et protection de ceux qui ne le supportent pas (par vaccination par exemple) (Immunological characteristics govern the transition of COVID-19 to endemicity.”, publié dans Science (DOI: 10.1126/science.abe6522).).

    Cela est mal car les jeunes se sont saignés aux quatre veines pour vous protéger et, qu’en récompense, vous voulez les exclure de leurs lieux de prédilection, sauf à courir un risque inutile pour eux et inutile pour l’humanité.

    1. ” L’effort n’est pas comparable à celui qui a fait des études à l’EPFL ou qui a gagné une médaille aux jeux olympiques ou même, pour nombre de travailleurs, à celui consistant à se rendre tous les jours ouvrables au travail. ”

      Erreur. On peut étudier à l’EPFL ou retourner chaque matin au boulôt sans engager son pronostic vital pour autant. Tout au plus risque-t’on d’échouer aux examens ou d’être congédié pour arrivée tardive. Celles et ceux qui acceptent de se faire vacciner font un pari avec l’inconnu, ou du moins avec l’incertitude à plus ou moins long terme. Personne ne leur décernera de médaille pour y avoir consenti.

      “…risque qu’ils prennent au frais du contribuable, tant pour la vaccination que pour ses éventuelles conséquences néfastes.”

      Même si le prix du vaccin reste confidentiel, après les récentes révélations de la ministre belge de la Santé, rapportées par la presse, le coût des deux doses du seul vaccin admis en Suisse, celui de Pfizer, serait de 36 francs. L’acte médical de la vaccination (soit environ une demi-heure pour chaque dose selon le tarif TarMed) serait pris en charge par l’assurance obligatoire. Si vous vous estimez lésé en votre qualité de contribuable, n’hésitez pas à demander de vous faire rembourser par les abuseurs, dont je suis.

      Quant aux éventuelles conséquences néfastes, comme personne jugée à risques et vulnérable (je l’ai toutefois été dès mon premier souffle et ce n’est donc pas une révélation pour moi) j’attends toujours avec intérêt de connaître celles des vaccins que j’ai subis, sans qu’on m’ait demandé mon avis, contre la diphtérie à l’âge de un an, la poliomyélite, avec deux rappels, à l’âge de six ans, la variole, la fièvre jaune et le choléra. La seule épidémie contre laquelle je n’ai jamais été vacciné est celle, ô combien contagieuse, du radotage pseudo-scientifique.

      1. Cher Monsieur,

        Vous vouliez être vacciné et vous l’êtes. Vous m’en voyez ravi pour vous. Mais vous n’avez consenti à aucun effort. Vous avez pris un risque, sans doute justifié puisque, dites vous, vous courrez un grand risque en cas d’atteinte par le covid-19. Et, de toutes les manières si un problème se posait les contribuables seront là pour vous venir en aide, ce qui ne me gêne pas; ce d’autant moins cela ne serait que justice puisque vous auriez alors été victime d’allégations officielles téméraires.

        Il n’en demeure pas moins qu’en le prenant vous l’avez fait dans l’ignorance puisque l’innocuité des deux vaccins n’est pas, à moyen et long terme, établie. Vos références à d’autres vaccins est dénuée de pertinence puisqu’on ne vous pas infligé de vaccins qui n’étaient pas éprouvés, mais des vaccins dont on connaissait les effets à terme. Bienheureusement, vous n’avez pas été vacciné contre la grippe H1N1 (2009), ni contre la dengue car vous auriez pu éprouver le besoin de demander un soutien financier en suite de la survenance de sérieux effets secondairesminconnus au moment de la vaccination.

        Votre statut vaccinal m’étonne. Pas de vaccin anti-tétanique ? Si c’est le cas pensez-y. Pas d’hépatite A mais la fièvre jaune et le choléra ? Etrange, vous avez dû oublier.

        Enfin, celui qui échoue à l’EPFL risque fort de ne pas connaitre la même condition sociale que s’il n’avait pas échoué et ainsi de voir son espérance de vie diminuer de plusieurs années, soit beaucoup plus qu’il ne risque si, en bonne santé, il est atteint de la covid.

        En réalité ce que vous avez perdu de vue est que la question est celle de l’obligation vaccinale et, plus particulièrement, de l’obligation vaccinale de ceux faisant partie de la partie de la population pour laquelle cette maladie est peu grave en regard d’un risque, à ce jour, inconnu.

        En étant ravi d’avoir pris connaissance de votre prise de position qui n’a rien de celle d’un vieux radoteur mais bien plutôt d’un spécialiste de la décision en milieux incertain dûment informé, je vous souhait, Cher Monsieur, bon vent.

  3. L’enjeu pour les autorités est de craindre gentiment à se faire vacciner, et le passeport vaccinal n’est qu’un outil de répression, qui ne pourra pas déployer ses supposés avantages, pas seulement à cause des variants, mais aussi compte tenu de l’impossibilité pour les autorités de vacciner toute la population. Et pardon de rajouter; les commerces ne visent en général pas une population d’un grand âge. Ne cédons pas à la démagogie, le passeport vaccinal qui ouvre les portes est un leurre, et ceux parmi les commerçants qui vont l’exiger feront faillite après la crise, car les non-vaccinés, comme moi-même, ont la mémoire longue et ne leur pardonneront jamais. Excellent article mais dangereuse approche, puisque vous qualifiez de positive une discrimination totalitaire. S’il y avait la place pour mettre de “likes” j’aurais disliké !

    1. @ Lara M.

      Certains vaccinés aussi. Il n’est pas impossible que je sois un jour vacciné. Mais si tel est le cas, je me souviendrais aussi de tout commerçant, tout pays, tout politicien qui a milité pour un passeport vaccinal ou quelque chose de semblable et il sera par moi boycotté. La Grèce est déjà sur ma liste, y compris ses exportations. Mais il est vrai que mis à part les olives ….

      https://fbschweiz.ch/index.php/fr/stopp-impfpflicht-fr

  4. Mme Blocher et ses privilèges….
    Il semblerait que certains politiciens se sont fait vacciner en cachette en début janvier déja….. Tant mieux pour eux.
    Si des UDC ou je ne sais qui peuvent le faire aussi c’est leur droit.
    Mais alors pourquoi discriminer ceux qui ne veulent pas être vaccinné ?
    C’est donc bien un droit fondamental non ?

    1. Effectivement, ne pas se faire vacciner est un choix et une liberté.

      Mais ce choix implique des conséquences, étant donné que les non vaccinés sont de facto des vecteurs de transmission pour le virus, il serait judicieux pour eux de maintenir le masque et limiter l’accès aux zones propices à la création de clusters i.e. là ou il y a beaucoup de monde.

      Il s’agit pas de discrimination mais de responsabilité individuelle. Si la conséquence du choix n’est pas individuelle (càd, les personnes vaccinées peuvent aller et faire ce qu’elles veulent) alors les conséquences seront collectives (on referme tout pour tout le monde lorsque la situation dérape).
      Si le R0 était de 2.1-2.3, les nouveau variants sont à R0 ~ 3, ce qui est proprement explosif en terme de propagation.

      Au final, ne pas maintenir les contraintes pour les non-vaccinés revient à imposer des contraintes à tous. Autrement dit, maximiser la liberté d’un petit nombre au prix d’une réduction de celle-ci pour la majorité. En terme d’éthique utilitariste, c’est peu défendable et surtout fortement égoïste.

      1. Je ne comprends pas votre “éthique utilitariste”. Dès lors que les personnes à risques son vaccinées elle ne courent plus de risque. Elles sont protégées des non-vaccinés. Et si le virus circule parmis les non-vaccinés, ce n’est pas un problème collectif car ils ne fairont pas déborder les hôpitaux. Quelques uns en fairont un usage normal, beaucoup moins que les personnes à risques qui y seront pour d’autres motifs. C’est leur choix. C’est tout.

        Et il est éthiquement condamnable de contraindre une personne jeune sans risque de se faire vacciner. C’est lui faire courir un risque pour rien dès lors que l’innocuité à moyen et long termes du vaccin n’est pas établie.

        Je pense que votre démarche se fonde sur une volonté de punir ceux qui ne veulent pas prendre le risque d’être vaccinés, notamment ceux qui n’y ont aucun intérêt personnel, ceux qui depuis bientôt une année sont limités dans leurs possibilités pour protéger les prsonnes à risque. Remercions-les plutôt que de de les contraindre à prendre un risque inutile.

  5. “Il vaut mieux se taire et passer pour un con, que l’ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet” disait Pierre Desproges. Lorsque nos “autorités” se trouvent incapables de garantir un accès rapide au vaccin (les chiffres officiels de ce jour annoncent 103 semaines de délai d’ici à la vaccination complète de la population à ce rythme) elles ne devraient avoir qu’un droit : celui de la fermer. Et pas de disserter à qui mieux mieux dans la presse pour donner un avis sur des problèmes qu’elles participent à faire empirer plutôt qu’à résoudre. Dire comme vous le faites, Monsieur Neirynck, que les non-vaccinés empêchent les vaccinés de vivre est spécieux sinon odieux, la pénurie de vaccin étant en grande partie le résultat de l’absence de vision des autorités elles-mêmes. Quant à votre résignation à nous légitimer une société du futur immédiat située entre le Meilleur des Mondes et Bienvenue à Gattaca – comme s’il n’existait aucune alternative, elle donnera un peu plus de carburant aux populistes. Car à vous lire, on est plus très loin de contraindre les non-vaccinés à l’usage de la crécelle à lépreux. Fameuse discrimination positive !

    1. Ne vous faites pas de souci, si la part de la population réticente à se vacciner stagne à 50 %, vous pourrez déjà beaucoup moins accabler les autorités de n’être pas à la hauteur. Notre population a les dirigeants qu’elle a choisis ni dans la crème des intellectuels, ni dans le petit-lait au fond de la boille. Vous êtes un électeur déçu, c’est ma foi le revers de la médaille qui brille du côté de votre profonde conscience du problème, et de votre capacité à détenir les justes solutions.

  6. Je suis d’accord avec vous.
    Les opposants parle de contraintes, de discriminations:
    Soyons logique, les vaccinés n’ont pas à être contraint par des mesures qui ne les concernent pas sanitairement.

    On dit, “C’est une discrimination contre ceux qui n’ont pas pu être vacciné” : Et alors, leurs états d’âme importe peu. Est-ce qu’on veut sacrifier les restaurateurs, la culture, encore des mois en attendant un taux de vaccinations élevé.
    “Ce serait injuste de favoriser les vaccinés” : Certains métiers trouveraient injuste qu’on leur ferme des possibilités en parlant d’éthique là où il n’y en a pas.

    Nous sommes l’époque Caliméro où chacun y va de son injustice pour poser des arguments. Dans ce cas, les sentiments d’ “injustices” existent dans les 2 scénarios/camps qui s’opposent, et la logique froide impose de faire sortir les vaccinés des contraintes sanitaires.

    Je ne suis pas vacciné, et je ne vois pas pourquoi, les vaccinés devraient être contraints comme moi. Je ne suis pas jaloux, au contraire, j’espère qu’ils redonneront des couleurs aux restaurants et spectacles.

    En résumé, une opposition à une discrimination positive envers les vaccinés, ne vient pas d’une éthique, mais de pleurnicheries et jalousies, saupoudrée d’idéologies antivaccins.

    1. Je cite : “Soyons logique, les vaccinés n’ont pas à être contraint par des mesures qui ne les concernent pas sanitairement.”
      Les jeunes en bonne santé (< 40 voire 65 ans) sont pourtant bien contraints par des mesures sanitaires qui ne les concernent qu'indirectement.

      Je ne suis pas épidémiologistes, mais à mon avis – et je l'espère – la restauration et la culture pourra ouvrir avant d'atteindre un taux élevé de vaccination, surtout si certaines mesures sont encore respectées par les gens le temps que ce soit le cas.

      Je suis favorable au vaccin, mais je suis contre un "passeport vaccin" pour cette maladie, en tout cas tant que tous les citoyens n'auront pas eu la possibilité d'y accéder.
      Si un tel certificat était finalement exigé, j'ose au moins espérer qu'une preuve d'avoir contracter le covid ou un test négatif récent sera suffisant, en attendant que le vaccin soit accessible à tous.

  7. Cette discrimination n’a aucune raison d’être pour deux raisons: une personne vaccinée peut être contagieuse. Le risque est d’autant plus grand que du fait de sa propre immunité, elle est moins incitée à prendre des précautions. Si vous prenez l’avion est que vous en ressortez avec le COVID, cela vous fera une belle jambe d’apprendre que la personne qui vous a contaminée était vaccinée.
    D’autre part, pour le moment, il est faux de prétendre que chacun a le choix de se faire vacciner.
    En dernier lieu, nous devrons très bientôt slalomer entre les différents types de vaccins et de variants. Donc, vacciné COVID risque fort de ne plus vouloir dire grand’ chose d’ici peu de temps.

    1. Une personne vaccinée pourrait être contagieuse au conditionnel parce que l’on n’en sait encore rien mais que l’hypothèse la plus plausible est qu’elle ne le soit plus. Si je prends l’avion en étant vacciné, il y a très peu de chances que je sois infecté.
      Je n’ai pas prétendu que tout le monde a le choix d’être vacciné, mais le contraire.

      1. L’hypothèse la plus plausible quand on n’en sait rien, c’est 50-50… Tout comme il vaut mieux se taire quand on ne sait pas. Mais comme votre article est une ineptie sans nom, il n’en pouvait pas être autrement de vos réponses, forcément. Car oui, vous partez de postulats qui déterminent d’emblée votre allégeance ; sachez, Monsieur, qu’il existe une autre probabilité, pour le moins répandue, que l’école n’est pas capable de mener à bien la tâche qui lui est confiée, pire, elle paralyse l’ouverture d’esprit (Henri Roorda en parlait déjà il y a plus d’un siècle). Et quid de l’autodidacte qui serait parvenu seul au même niveau qu’un diplômé ou “professionnel” ?…

        1. Oui, Henri Roorda en parlait déjà, mais en écrivain, pas en aigri vain.

          Ne seriez-vous pas une des innombrables victimes d’Ecole Vaudoise en Mut(il)ation?

          1. Ho l’hilarante homophonie, autrement plus littéraire il est vrai… Il n’y a de vain que votre réponse, n’êtes-vous pas une victime de l’aliénation mentale ambiante qui vous pousse à traiter n’importe qui de complotiste dès qu’il émet quelque critique ? J’argumentais pour ma part justement, et de façon lucide. Je ne suis qu’une des innombrables victimes d’Ecole Vaudoise dont les professeurs sont souvent dénués de passion pédagogique et élévatrice et n’ont pour seule visée que la retraite, comme un politicien n’a souvent pour seule visée que la fin de son mandat. Aussi, je n’ai jamais dit que tout est à jeter dans l’éducation, mais j’ai dû me débrouiller seul, c’est très bien comme ça, en regrettant quand même de n’avoir pu découvrir vraiment la poésie à l’école. Enfin, il y a beaucoup à dire pour améliorer la formation comme en bien d’autres domaines, ici n’est pas le sujet, passons.

      2. Vous trompez vos lecteurs, Cher Monsieur Neirynck, l’hypothèse la plus probable est qu’une personne vaccinée est contagieuse. La vaccination prévient la maladie mais pas l’infection. Par ailleurs personne ne connaît la période de validité d’un vaccin: 6 mois, 8 mois ? Alors ce certificat que vous semblez promouvoir, combien de temps est-il valable ??? Et en plus la période de validité de ce certificat devrait dépendre du vaccin choisi ! C’est totalement ingérable !

          1. C’est faux car l’efficacité du vaccin n’est pas de 100% ET la durée de la protection n’est que de qq mois.

          2. On ne connait pas la durée de protection, on ne peut pas l’évaluer, on ne peut pas l’asséner pour décrier la vaccination. C’est la seule arme dont nous disposions. Elle aura en tous cas un effet statistique en diminuant le taux de reproduction même si son efficacité n’est pas à 100%.

  8. “Les non vaccinés empêchent les vaccinés de vivre et leur font subir de la sorte une discrimination”.
    Qui vous empêche de vivre?
    Par ailleurs, il existe encore 5% de risque que vous tombiez quand même malade et presque autant de risque que cela soit un cas grave. Et on ne sait pas non plus si vous êtes transmetteur du virus.
    Donc si vous avez foi en la vaccination, tant mieux pour vous, mais heureusement les droits de l’homme nous protègent des dérives que vous semblez encourager de vos voeux.

    1. Ben si des gens ne veulent pas se faire vacciner alors nous devrions éviter encore longtemps les restaurants et autres lieux de contaminations prouvées ou tout le monde touche tout et parle tout près sur le voisin ! Donc cela ne sert donc aussi plus à grand chose de continuer de subventionner une culture ou des festivals ou on va prendre des risques non ? Vaudra mieux subventionner des apprentis et des étudiants sérieux que des artistes à l’avenir hypothéquė! il y aura moins de situations à risque! Et ceux qui ne veulent pas se faire vacciner auront la liberté…

  9. “Au conditionnel”. Vous avez raison et vous avez tort.

    L’étude intermédiaire de phase III définit comme étant atteints de covid-19 ceux qui ont manifesté des symptômes et étaient RT-PCR positif. Cette définition conduit à une inefficacité (absolue ou relative) du vaccin dans 5 % des cas. A cela, il faut ajouter ceux qui, atteints par le virus, sont restés asymptomatiques en étant porteur du vaccin et ceux, chez qui. le test RT-PCR a, à tort, été négatif.

    Il y a donc certainement plus de 5 % de personnes vaccinées aptes à transmettre la maladie. Il est donc d’ores et déjà établi que 5 % des vaccinés peuvent être contagieux. Pour le reste, on ne sait rien notamment parceque l’étude de phase III n’a pas repéré les vaccinés atteints par le virus et demeurés asymptomatiques.

    Il restera, de plus, à élucider la question des variants sud-africains et brésiliens.

    Mais j’y pense, si l’on fait cohabiter 2500 professeurs N. à bord d’un navire de croisière qui fait le tour du monde en 3 mois et que 25 professeurs N. sont atteints de la covid pour avoir été contaminé avant ou pendant la croisière lors des escales, combien de professeurs N. décéderont de la covid ? Et si on remplace nos 2500 N. par 2500 étudiants en Bachelor en bonne santé combien décéderont de la covid ?

    1. Oups. Excusez-moi. Mon petit exercice comporte une erreur dans les données. Il faut répondre à la question en tenant compte du fait que les Professeurs N. sont vaccinés alors que les étudiant en bachelor ne sont pas vaccinés.

      Au fond question n’est pas d’avoir le nombre de décès dans chaques collectifs, mais de savoir dans lequel il y aura moins de décès.

      Avec la conclusion du fait que le meilleur vaccin contre la covid-19 est l’élixir de jeunesse.

  10. Si on se fait vacciner, c’est pour se protéger, pas pour éviter la propagation du virus !
    On part de l’idée que la majorité acceptera ce geste élémentaire pour être débarrassé de cette pandémie.
    Pour voyager , j’ai accepté plusieurs vaccins depuis des années sans sourciller et ne m’en porte pas plus mal …
    Les réticents doivent rester chez eux pour éviter toute contaminations de toutes sortes , y compris culturelles !!!!!

    1. Heureusement que vos périples ne vous ont pas amené à être vacciné contre la dengue. J’y pence, en combien de temps les problèmes sérieux de la vaccination contre la dengue ont mis à émerger ?

    2. La vaccination est un acte médical. Ce n’est pas un acte anodin et chacun est libre de’y consentir ou pas. Par ailleurs, il s’agit de vaccins expérimentaux et pas de vaccins éprouvés depuis des décennies.
      Enfin, rien ne prouve à ce jour que les pays qui ont massivement vacciné (comme Israël) soient débarassé de la pandémie.

  11. Agé de 53 ans, préinscrit, j’attends de pouvoir me faire vacciner. Cependant, y aura-t-il encore les doses nécessaires quand mon tour viendra?
    Jusqu’ici , j’ai admiré la pertinence de vos articles. Mais dans ce cas précis, il faut bien penser aux candidats malheureux qui apprendront qu’il n’y a plus de vaccin disponible. Devront-ils malgré leur
    bonne volonté vivre comme des citoyens de seconde zone?
    Personnellement, je n’accepterai pas cet état de fait et engagerai tous les moyens légaux pour faire respecter mon droit à être vacciné. En cas d’échec, j’envisagerai alors de réduire mes contributions fiscales. Ce sera de la désobéissance civile, mais je suis arrivé à un point où j’ai parfois envie de tout envoyer balader.
    L’indiscipline des gens, la mollesse, voire l’inaction des autorités contre les complotistes et autres antimasques m’écoeurent de plus en plus.
    Je me suis privé de pas mal de choses pour aider à freiner cette pandémie. Je n’admettrai donc pas de me faire pénaliser pour une situation qui ne dépend pas de moi.

    1. Aussi longtemps que la vaccination n’est pas disponible pour tous ceux qui la désirent, il existe une forme de discrimination négative à leur égard, en ce sens que s’ils ne sont pas vaccinables tout de suite c’est à cause de leur âge et de leur bonne santé générale, qui constituent plutôt des privilèges que des tares.
      Entre temps il y a d’une part des gens qui ont joui du privilège d’être vaccinés, par discrimination positive, et d’autre part des fournisseurs de service, comédiens, restaurateurs, musiciens, qui sont contraints à ne pas exercer leur métier, par discrimination négative. Je pose simplement la question : pourquoi ne pas faire se rencontrer l’offre et la demande? Ceux qui ne sont pas vaccinés sont-ils discriminées du fait que ceux qui sont vaccinés ne le soient plus? Telle est la question autour de la quelle tourne ce débat. Si le quart des vaudois jouissent des anticorps nécessaires, ne pourrait-on rouvrir le quart des restaurants?

  12. « Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

    Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre? C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

    Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

    J’ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu’on ne l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu’il ne lui serait pas impossible de s’établir à l’ombre même de la souveraineté du peuple.

    Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies: ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces instincts contraires, ils s’efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs. […] Cet usage si important, mais si court et si rare, de leur libre arbitre, n’empêchera pas qu’ils ne perdent peu à peu la faculté de penser, de sentir et d’agir par eux-mêmes, et qu’ils ne tombent ainsi graduellement au-dessous du niveau de l’humanité. »

    Alexis de Tocqueville
    DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE, TOME 2 (1840),QUATRIÈME PARTIE, CHAP. VI

    1. Merci de nous faire connaître cet extrait. C’est assez terrible d’entendre ce que l’auteur avait à dire il y a 180 ans ! Comme si c’était hier…

    2. Bravo cher Olivier Caillet de nous avoir ressorti ce texte génial de Toqueville. Je dois avouer que ces derniers temps j’ai pensé presque tous les jours à ces phrases fameuses, qui sont une prophétie en train de se réaliser sous nos yeux. C’est le nouveau despotisme qui s’installe. Et les despotes se prévalent d’un prétexte de santé publique pour nous tranformer en esclaves, masqués, tracés, testés, confinés, vaccinés, etc., etc. C’est un système complet d’asservissement méticuleux et tâtillon, qui dit être pour notre bien.

      Je déplore que des gens honorables comme le prof Neirynck se soient transformés en porte paroles du despotisme.

  13. Des vaccins ont été découverts et vont être rapidement disponibles. Je trouve ce fait assez miraculeux et dans un coin reculé de la France rurale, je viens d’obtenir un RV au bout d’une semaine de tentatives infructueuses. Bon j’ai juste fait un choix, celui de prendre le rique d’un vaccin ARNm plutôt que celui de risquer d’attraper la COVID.
    Mon amie dit qu’elle se fera vacciner si c’est exigé (pour qu’elle aille voir son fils en Australie par exemple). Bon, on ne se fait pas la tête pour autant, même si chacun pense ce qu’il en pense. Le restaurant, on s’en fiche, les spectacles par contre, on en tiendra compte, et donc elle sera vaccinée, même si c’est pas son premier choix.
    C’est juste un témoignage et merci pour le débat, peut-être 2% des lecteurs auront réfléchi, c’est déjà ça.

    1. “Bon j’ai juste fait un choix, celui de prendre le rique d’un vaccin ARNm plutôt que celui de risquer d’attraper la COVID.”

      Clareté, intelligence et franchise.

      Merci Monsieur.

  14. Soyons raisonnable: si les restaurants et lieux de cultures sont aujourd’hui encore fermés, cela n’a rien à voir avec la vaccination. Il s’agit d’une décision politique basée sur des informations trompeuses et il est urgent que des représentants du peuple fasse la lumière sur ces décisions ( https://printemps2020.com ).

    Il est tout à fait possible de céder à la panique et de répéter les fadaises officielles. On en tire certainement une forme de satisfaction. Les grands penseurs modernes, tels que Guy Parmelin, laisseront probablement une trace pour leurs esprits vifs, leur liberté de pensée et leurs capacités à distinguer un petit poids dans un champ de carottes. Mais il est somme toute bien plus probable que l’histoire retiendra qu’ils ont été des tartuffes et qu’ils ont repoussé les limites de la médiocrité en terme de gouvernance. A cet égard, je ne peux que vous recommander l’article de Laurent Muccielli ( https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/210221/qui-construit-la-doxa-du-covid ).

  15. Pas besoin d’être antivax pour se méfier.

    En Israël le gouvernement a réussi son opération de vaccination massive. Et quel est le résultat? Eradication du virus ? Non, pas du tout : augmentation spectaculaire des contaminations ! Le vaccins a renforcé le virus en le rendant plus résistant. Désomais ce sont les jeunes qui sont infectés par de nouveaux variants plus méchants, adaptés au vaccin.

    La politique la plus intelligente aurait consisté à faire comme en 1969 avec la grippe de Hong Kong. C’est à dire … rien. Ou plutôt si, soigner les gens, alors qu’aujourd’hui on interdit le soin par les traitements existants pour forcer les gens à se faire vacciner, ce qui est criminel. Et après deux ans, la grippe de Hong Kong avait disparu, sans confinement, sans ruine de l’économie, sans masques, sans propagande, sans panique, sans chantage, sans ”discrimination positive” et sans vaccin.

  16. Le risque du vaccin.

    J’imagine une nouvelle humanité qui aurait réussi à quasiment effacer de son esprit que naître sur cette terre est une entreprise risquée. Ce pourrait être un film de science-fiction :

    « Mes chers élèves, tournons-nous un instant vers ce lointain passé où rien n’était certain pour ce que l’on appelait « vital ». Chacun pouvait craindre de manquer de quelque chose de petit, grand, ou immense sans lequel il souffrirait. Je vous propose de visionner ce petit film que j’ai extrait des archives, ensuite si vous en avez le désir vous pourrez me poser des questions afin que nous en discutions. Chacune et chacun est évidemment libre d’aller jouer dans la cour avant la fin du film si cela ne lui suscite pas d’intérêt… »

    « Monsieur, l’homme qui buvait « un café » sur « la terrasse », je n’ai pas compris pourquoi il riait en disant « nous pouvons enfin de nouveau vivre plus normalement ». Est-ce qu’à cette époque il était possible de vivre moins normalement ?.. Oh je voudrais bien essayer une fois « le café » pour voir ce que ça fait, le professeur de chimie pourrait en fabriquer ? »
    — Oui il pourrait, mais je crois que tu n’aimerais pas le goût. Et le seul effet que tu découvrirais, si tu bois quatre à cinq « tasses », c’est ton cœur qui battra plus vite. Mais à quoi bon ? Nous avons maintenant des horloges bien plus perfectionnées qui mesurent la durée de la vie puis sonnent à l’heure.
    — Mais pourquoi alors « le café » faisait-il plaisir ?
    — Il donnait de l’espoir là où il n’y en avait parfois aucun, un semblant de force pour continuer à penser.
    — Alors je ne voudrais pas essayer, pas besoin de café pour penser !

    « Ce que j’ai le plus aimé dans le film, ce sont toutes ces « voitures » qui ressemblaient aux anciennes maisons, mais en plus petit. Je n’ai pas compris s’il y avait trop de voitures ou pas assez de place pour qu’elles puissent aller plus vite… »
    — Les notions de distances n’étaient pas les mêmes que pour nous, les gens devaient se déplacer pour manger, travailler, se rencontrer ou… « aller boire un café ».
    — Oh ce que c’était rigolo ! Je suis sûr qu’ils n’étaient jamais tristes…
    — Si, certains se plaignaient, ils voulaient tout changer…
    — Changer quoi ? La vie ?
    — Non, ils disaient que la vie ils vont la trouver, c’est celle de leur corps qu’ils avaient peur de perdre.
    — Ahaha ! Enfin, c’est normal… Ils n’avaient pas encore une horloge pour savoir combien de temps dure leur vie. Que cela devait être compliqué !
    — Vivre n’était effectivement pas simple…

    « Monsieur, je crois que le film que vous nous avez montré, c’est « vital… » Si c’était possible d’aller dans le temps où on avait peur de tout, je voudrais y aller. D’abord pour des vacances, et ensuite peut-être pour toujours… »
    — Ce n’était pas pour toujours, on pouvait mourir avant l’heure ou après, mais pas indéfiniment.
    — Oui, mais c’était une autre heure, on avait le droit de la posséder, même si à ce que j’ai compris on pouvait se la faire voler. J’ai vu également dans le film qu’on pouvait donner du temps, un peu comme faire un cadeau. Est-ce que le temps manquait parce qu’il y avait beaucoup, beaucoup de monde ?

    « Monsieur, est-ce qu’il est possible de compter combien nous sommes sur la terre, dans le film ils le faisaient, je ne sais pas comment, peut-être en comptant le nombre de tasses… »
    — Cela n’a plus d’intérêt, l’horloge possède sa propre intelligence artificielle, et c’est elle que cela concerne.
    — Artificielle ? On m’a toujours dit que c’était bien naturel…
    — Pour qu’on ne se sente pas bêtes.
    — C’est grave de prendre le risque d’être bête ?
    — Bien sûr que non, sinon je n’aurais jamais osé vous passer ce vieux film. J’avais quand même eu peur de rester seul en classe à regarder ces folles images, en vous entendant silencieusement jouer aux billes invisibles dans la grande cour…

  17. Ayant émis une opinion, sur le blog de votre consoeur émérite, sur les limites et les commencements du droit de vote, et vous en êtes la preuve vivante, cher Monsieur Neyrinck, ne vous semble-t-il pas que vous brassiez de l’air covidien, comme une sorte de sarabande du serpent qui se mort la queue?

    D’ailleurs, vous êtes les mêmes brailleurs de la liberté d’expression, à censurer ce qu’il vous sied!
    Ni l’un, ni l’outresse n’auront plus droit à mes comments, ce serait vous faire trop d’honneur, sur ce média, de … rien, ni d’aucune référence?

    Que l’on vous accorde une blog pour votre supposé “poids politique”, pourquoi pas.
    Mais pas le droit de juger ce qu’il vous sied ou non, on vit où, là?

    1. Je publie tous les commentaires qui sont pertinents pour le sujet, même s’ils propagent des idées fausses, et qui s’abstiennent d’attaques personnelles

      1. La Suisse se targue d’être pragmatique et pourtant, l’Etat de Genève grille l’un de ses plus brillants conseillers, pure jalousie. Il a commis une petite faute, alors tous les loups hurlent?

        Et que dire de Lauber, du MPC et de tous ses sbires en vacances en Russie?
        Et que dire des banques suisses qui continuent à rançonner le sud?

        1. Petite faute??? Pas d’accord. Encore moins la tentatives de dissimulation au PLR. Qui désire ce genre de personnage pour diriger notre canton. Même pas le PLR… Pour moi c’est tout dire.

      2. Les idées volontairement déformées ou renvoyées avec ironie, destinées à ridiculiser, dénigrer, rabaisser un commentateur ou un auteur de manière régulière, ne sont pas moins offensives que les attaques directes sur la personne. Mais si dans les blogs il fallait que les auteurs se montrent plus pointus dans l’application des règles de respect et d’honnêteté que le nombre non négligeable d’hommes politiques qui ne se gênent pas, le débat se trouverait peut-être appauvri. Exemple : « Il faut être un crétin pour avoir ces opinions ». Ou en prenant moins de risques « un pauvre gars… », parce que plaindre un pauvre gars ce n’est pas l’injurier. Bien plus facile que de déclarer : « Étant doué d’un haut niveau intellectuel, la valeur de mes opinions dépasse largement ce que vous avez à dire… »

  18. Ce n’est vraiment pas le moment de décider l’obligation autoritaire du vaccin. Instaurer le passeport vaccinal et pratiquer la discrimination positive en faveur des vaccinés, c’est une méthode autoritaire, une contrainte qui n’ose pas dire son nom. On a toutes les raisons de penser que ce vaccin favorise l’apparition de variants plus dangereux.

    Depuis le début de ce scandale d’ampleur historique, avec tous ces abus de pouvoir, tous ces mensonges et cette volonté politique qui se cache là derrière d’éradiquer les dernières traces de la liberté pour entrer dans un nouveau despotisme toquevillien, après avoir paupérisé définitivement la classe moyenne de notre pays, (on pourra contester ce point, bien sûr,m mais j’en suis néanmoins convaincu), j’ai exprimé ma révolte contre tout ça.

    Le plus sidérant c’est que maintenant en France, les autorités responsables sont en train de prendre conscience de l’échec total des politiques qu’elles ont menées et qui étaient totalement contre-productives. Il faut lire cet article paru dans un journal des fonctionnaires de la gendarmerie française.

    http://www.profession-gendarme.com/lechec-du-confinement-et-des-vaccins-reconnu-par-ceux-qui-les-ont-conseilles-le-pr-delfraissy-et-coll/

    On nous dira : en quoi cela nous concerne-t-il ? Nous sommes en Suisse, pas en France. Cela nous concerne pourtant car la Suisse a suivi la même politique que la France, juste un peu atténuée, comme toujours. On na confiné, sans le dire.

    Le plus stupéfiant c’est qu’on a des responsables qui savent qu’ils sont dans l’erreur, et pourtant ils continuent le massacre de l’économie, la suppression des libertés, etc. pour aucun résultat probant au point de vue santé publique.

    Si ce n’est pas la preuve que tout cela n’est qu’une gigantesque mascarade, mise en scène dans le but d’atteindre un but politique… : un changement de société.

    1. “On a toutes les raisons de penser que ce vaccin favorise l’apparition de variants plus dangereux.”
      Vos preuve cher John, s.v.p., cela serait plus convaincant. Des preuves et non pas des élucubrations de net. Je ne prétend pas que ce que vous alléguez est faux ou vrai. Merci.

      “Il faut lire cet article paru dans un journal des fonctionnaires de la gendarmerie française.”
      Il faut aussi lire qui s’occupe de ce site. Il s’agit d’un gendarme, retraité et dépité. S’est comme de prétendre que vous, capitaine retraité, représentez l’armée suisse.

      1. “On a toutes les raisons de penser que ce vaccin favorise l’apparition de variants plus dangereux.”
        Vos preuve cher John, s.v.p., cela serait plus convaincant. Des preuves et non pas des élucubrations de net. Je ne prétend pas que ce que vous alléguez est faux ou vrai. Merci.”

        On attend toujours. Rien trouvé sur youtube ?

        Pourquoi donc la pression sélective exercée pas les sujets vaccinés seraient plus élevée que celle exercée par ceux qui ont été contaminés ?

        Les variants qui se sont développés en Afrique du sud et au Brésil ont-ils été favorisés par le taux de contamination élevé en certains lieux desdits pays ou bien par les vaccins ?

        L’ermite porteur d’un masque FFP3 exerce-t’il une pression sélective ?

        Merci, Cher John Longeole alias “Il nous prend pour des crétins”, de bien vouloir nous aider à comprendre.

  19. Au delà de l’innocuité ou pas du vaccin, et lorsque toutes les personnes à risque qui désire se faire vacciner le seront, il n’y a aucune raison en l’état de ne pas supprimer toutes les restrictions et fermetures, y compris les recommandations de distanciations, car les risques encourus seront suffisamment faible pour le reste de la population. Je ne suis pas épidémiologiste mais c’est ce que l’on nous dit depuis le début. Pourquoi faudrait-il alors imaginer un quelconque passeport vaccinal qui donne des libertés à certains et pas à d’autres? C’est simplement une nouvelle manière de faire peur au gens pour pousser à la vaccination du plus grand nombre, ce qui en l’état de nos connaissance à long terme ne participe pas d’un principe de précaution. Que le CF discute d’un passeport vaccinal et parle de cette option publiquement est écœurant. Il aurait mieux fait de gérer correctement la crise plutôt que faire des semi mesures qui ne servent pas nos intérêts. Je gage que les assouplissements confirmés aujourd’hui ne feront à nouveau qu’empirer la situation. Comme la volonté politique de faire vraiment diminuer la circulation du virus est inexistante, attendons au moins que les personnes à risques soient vaccinées, faisons tout pour accélérer cela, et retrouvons nos liberté!

    Si par malchance les vaccins perdent leur efficacité au devant de mutations du virus, il devient encore plus ridicule de parler d’un passeport de vaccination. Oubliez ces idées de passeport vaccinal qui sont totalement inutiles, c’est une perte de temps et il y a mieux à faire.

  20. “Pourquoi faudrait-il alors imaginer un quelconque passeport vaccinal qui donne des libertés à certains et pas à d’autres? ”
    Je crains que l’on passe de la menace à la contrainte.
    J’appelle au boycott de ceux qui soutiennent ce passeport vaccinal :
    Grèce et ses productions;
    L’Espagne et de ses productions;
    Les hôteliers suisses qui ne désavouent pas Hôtelsuisse;
    Parmelin et l’UDC.
    Et bien sûr à soutenir l’initiative :
    https://fbschweiz.ch/index.php/fr/stopp-impfpflicht-fr
    Cela est indépendant de mon statut vaccinal actuel ou futur.

    1. Le Conseil fédéral ne cesse de proclamer son opposition à une vaccination obligatoire. Une telle initiatice vise une danger inexistant.

      1. Professeur,

        Effectivement, Berset proclame qu’il n’est pas question de vaccination obligatoire. Facile à le proclamer, il y a plus de candidats que de vaccins. Et après ? La méthode Parmelin : la contrainte indirecte.

        Mais on peut craindre que cela soit pire pour certains puique la loi permet d’instaurer une telle obligation pour certains groupes de la population comme en Israel où pour de nombreux travailleurs le choix est simple : vaccin ou chômage. Et la loi cela se viole ou se modifie par une loi patronale urgente immédiatement applicable, soutenue par une majorité parlementaire de droite.

        De plus, dit-on , et c’est largement exact, les prestataires peuvent discriminer et Parmelin, Président de la Confédération, s’est fait le chantre de cette discrimination indirecte qu’adoube le patronat ainsi qu’Hôtelsuisse. Une commission parlementaire, voyant l’obstacle à cette politique de discrimination indirecte, estime qu’il est nécessaire de modifie la loi fédérale sur la protection des données afin que les aubergistes, et je ne sais qui encore, puissent traiter n’importe comment des données sensibles. Modification avec clause d’urgence, bien sûr.

        Cela suffit. Vous nous prenez pour des buses.

        Mais puisque, dites vous, il n’est pas question que cela arrive, j’imagine que vous pouvez soutenir l’initative qui prohibe toute obligation directe ou indirecte. Mais non, vous ne pouvez pas cela irait à l’encontre de vos intérêts. Mais si je me trompe je viens de collecter votre signature en toute discrétion.

        Les jeunes se sont saignés aux quatre veines pour vous (beaucoup) et pour moi (moins) et voilà comment vous les remerçiez !

        Mais bon, Professeur, je vous aime bien et ai beaucoup de respect pour vous.

        1. La vaccination est obligatoire aujourd’hui pour les voyageurs dans maints pays africains et personne n’y trouve à redire ou n’essaie de se soustraire parce que le danger est grand de contracter une maladie grave dans un environnement avec un système médical réduit.
          La vaccination fut obligatoire pour éradiquer la variole avec un plein succès. Et d’autres maladies virales qui ont disparu.
          Je ne comprends donc pas que certains puissent refuser par principe cette mesure élémentaire de santé publique.

          1. Cher Professeur,

            La vaccination pour passer une frontière internationale, cela est une chose. La vaccination obligatoire avec un vaccin dont l’innocuité à moyen et long termes n’est pas établie afin de rester chez moi dans ma commune, mon canton, mon pays, pays dont je suis natif, je m’y oppose.

            Je ne veux pas que l’on impose à la jeunesse par des manoeuvres innommables un vaccin dont l’innocuité à terme n’est pas établie. Vous avez eu l’honnêteté de le reconnaître, contrairement à la propagande officielle et des media.

            Là est le problème. L’innocuité à terme de ce type vaccin n’est pas établie.

            De plus, je ne perçois pas la nécessité de vacciner tout le monde, y compris ceux pour qui le risque est faible dès lors que cela ne sert à rien. Il n’existe aucun intérêt public a vacciner des gens sans risque et même à peu de risque. Notamment parce que votre stratégie est vouée à l’échec. Sauf fermeture des frontières votre stratégie est vouée à l’échec. Fermez les frontières de la Suisse ou de l’Europe ou d’une partie de celle-ci et on en reparlera.

            Quant à l’innocuité à terme, remontez un peu dans le temps et refaites donc l’historique de la vaccination contre la dengue. Combien de temps a-t’il fallu pour se rendre compte de ce que l’on faisait n’importe quoi avec ce vaccin ?

            Par contre le vaccin contre la dengue démontre une chose, à savoir l’innocuité de principe de la vaccination de type AstraZeneca ou spoutnik-V. Ce qui n’est pas démontré par les vaccins à ARNmm (le deuxième “m” est pour médicinal car les ARNm sont modifiés dans les deux vaccins).

            Ai-je le droit d’être vacciné avec un tel vaccin pour pouvoir rester chez moi ? Faut-il que je fuie de chez moi pour pouvoir y revenir ?

            Bien à vous.

  21. Professeur,

    Il est des universités américaines qui pratiquent la “discrimination positive” à l’admission. Avec pour conséquence qu’un afro-américain est admis avec de nettement plus mauvais résultats qu’un asiatique. Il s’agit d’un procédé raciste dont sont victimes les asiatiques.

    Ce qui est positif pour les uns est négatif pour les autres.

    Discrimination positive en faveur des jeunes : on rouvre tout et on les laisse vaquer, par contre on confine les aînés. S’ils sont vaccinnés et dès lors qu’un variant contre lesquels le vaccin n’est plus efficace se manifeste on les reconfine.

    Discrimination négative ou positive ?

    Vous pouvez ressentir ce qui précède comme une attaque ciblée. C’est exactement ce que peuvent ressentir ceux qui ne sont pas (encore) vaccinés en vous lisant.

    J’espère, Professeur, que vous serez bientôt entièrement vacciné et que vous retrouverez votre restaurant favori, qui a l’air de vous manquer.

  22. À défaut d’explications facilement compréhensibles par chacun sur ce qu’est cette vaccination par ARNm, on peut comprendre que certains redoutent de devenir en quelque sorte des OGM ! À ce propos, le Conseil fédéral, toujours aussi velléitaire en la matière, vient de « consulter » sur une 4e prolongation du moratoire des OGM en Suisse pour continuer à y renoncer et cela déjà depuis 2005 et maintenant jusqu’en 2025. Je propose à M. Neirynck de nous entretenir dans une prochaine chronique sur la question du refus insensé des OGM puisqu’il s’était battu au Parlement à l’époque contre des collègues pour qui le mot OGM était honni. Il serait temps que l’on reconnaisse enfin les immenses progrès que permettent les OGM.

    1. Merci de la suggestion que je vais suivre dans un prochain blog. Le refus des OGM m’irrite autant que celui des gens qui continuent à croire que le Soleil tourne autour de la Terre ou que l’évolution est une invention diabolique de Darwin.

  23. S’agissant du vaccin contre la dengue, malgré une étude de phase III achevée de durée ordinaire (ce qui n’est pas le cas des vaccins à ARNmm dès lors que l’on ne dispose que de résultats intermédiaires), on a découvert plus de deux ans après la mise sur les marché qu’il y avait lieu de ne pas l’injecter aux personnes n’ayant aucun antécédent d’infection par le virus afin de ne pas prendre le risque de provoquer une forme grave de la maladie et de faire des morts.

    Est-ce que quelqu’un conteste ce qui prècède ?

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