Le charme discret de la déraison

 

Nous avons touché ce point d’incertitude de l’Histoire, où le peuple le plus puissant de la Terre, celui qui peut la détruire par le feu nucléaire, celui qui peut la ruiner par l’extravagance de sa Bourse, celui qui peut la rendre inhabitable par l’émission de gaz de serre, celui qui a le plus de morts par l’épidémie, pendant quatre longues années s’est donné comme chef un bouffon. Donald Trump a tenu ce rôle avec brio en multipliant les plaisanteries douteuses, les mensonges avérés, les dénis de réalités. Il a coupé son pays de l’Organisation mondiale de la Santé et a rompu l’Accord de Paris sur le climat. Il a attisé la méfiance et la haine dans son propre pays au point qu’un quart des citoyens croient toujours que c’est lui qui vient d’être réélu et que le président actuel est un imposteur. En fin de mandat, il a lancé des émeutiers à l’assaut du parlement en causant plusieurs morts et un dommage irréparable dans la réputation de la plus grande démocratie au monde.

S’il fallait parier entre la subversion et la déraison, il vaut la peine de miser sur la dernière. Donald Trump tenait tellement au pouvoir, même pour n’en faire qu’un usage fou, qu’il s’est imaginé, comme un adolescent autiste, qu’il était vraiment l’élu. Il ne faisait pas le fou, il l’était. Fort probablement, il ignorait tout des dossiers qu’il devait trancher parce qu’il n’avait pas la capacité de les étudier et qu’il n’en prenait pas le temps. Or, voici quatre ans, il avait été régulièrement élu par  le peuple américain, parce qu’une grosse minorité celui-ci s’est reconnue en lui : inculte, ignorante du monde extérieur, ruminant de vieilles inimitiés à l’égard de tous ceux qui ne sont pas blancs, baptisés, américanophones, hétérosexuels.

On ne peut se désintéresser de cet apparent incident de l’Histoire, car il déborde les frontières des Etats-Unis. Johnson et Bolsonaro ont suivi l’exemple de Trump en niant l’existence de l’épidémie jusqu’à ce qu’elle atteigne dans leur pays un niveau catastrophique. Duda en Pologne et Orban en Hongrie sont des saboteurs de démocratie tandis que Poutine et Loukatchenko s’en moquent effrontément. La dictature est une coutume bien implantée en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Et tous ces autocrates propagent la déraison : l’un veut interdire l’avortement, l’autre veut accroître son territoire, un tel procède à un génocide silencieux, la plupart ne voient dans la religion qu’une sacralisation de leur pouvoir et une occasion de brimer les minorités. Or, s’ils se maintiennent au pouvoir, c’est qu’une fraction importante de la population les supporte, les encourage, s’y complait. Comme Trump ce sont des adolescents prolongés, infantilisant leurs peuples qui ne demandent pas mieux.

Question impertinente : la Suisse est-elle exempte de cette épidémie de déraison ? On a envie de répondre par un oui massif, tant il est désagréable de concéder le Mal dans son environnement immédiat. Mais n’est-ce pas une arrogance nationaliste, un aveuglement inévitable, une glorification automatique de soi-même ? On se gardera donc bien de répondre formellement à ces questions, car toute réponse explicite ouvrirait un débat parfaitement irrationnel entre des partisans farouchement opposés : féministes et machistes, bigots de toutes espèces les uns contre les autres, partisans de l’UE et adversaires, libre-échangistes et étatistes, mondialistes et nationalistes.

L’intitulé de ce blog évoque une chronique politique sans parti pris. Cette posture entraîne des commentaires, qui sont toujours de parti pris et qui reprochent au blog de ne pas en avoir ou de l’insinuer sans l’avouer. Ces commentaires sont systématiquement publiés , hormis attaques personnelles, afin de donner une perspective de ce que l’opinion publique ressent. Face à une crise sanitaire qui enclenche une crise économique et sociale, le seul parti pris du blog est d’appeler à la raison. Le plus souvent les commentaires appellent à la déraison, nient les faits avérés, soupçonnent les contradicteurs des mobiles les plus bas, s’ingénient à impliquer l’auteur du blog plutôt que de s’en tenir au sujet du débat.

Faire face à la crise signifie remettre en route, éventuellement réorienter, non seulement une système sanitaire défaillant mais aussi une économie ébranlée et des institutions politiques désuètes. C’est une tâche très difficile qui exige au minimum un strict respect de la réalité investiguée avec la plus grande rigueur. C’est l’équivalent du dépannage d’une machine qui péclote. Cela ne peut se faire dans la confusion, la controverse, les disputes. C’est se conformer strictement à la raison la plus exigeante. C’est parfois pénible parce qu’il faut abandonner des préjugés bien enracinés.

Là où existe un consensus scientifique, il doit prévaloir sur toute autre considération, pourvu qu’il envisage toutes les facettes de la crise. Il faut arbitrer entre la santé (y compris la mort), la survie des entreprises, l’appauvrissement des plus précaires, la nécessité des relations sociales, l’équilibre psychologique, l’adhésion de la population. Cela ne se résout pas par le recours aux yaka, yakapa, ifaudrait, isuffi. Il faut sortir du contexte de la cours de récréation de la petite école et passer enfin à l’âge adulte, celui où l’on cesse de vivre dans un monde imaginaire, à la fois si déraisonnable et si rassurant, celui des enfants prolongés, façon Trump, Johnson, Bolsonaro.

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

35 réponses à “Le charme discret de la déraison

  1. La Suisse fait tellement de conneries lâches (UBS, CS, Crypto, Ruag, etc.), grâce aux connards de lobbyistes, sa pseudo neutralité, incapables de faire autre chose, par manque de vision, qu’elle arrive, comme ses mentors américains à son apogée, comme Space X qui se crashe :)))))

        1. Ben… ça s’améliore pas, dites donc !
          “fan de Trump” ? Ben… lisez-moi ci-après et vous saurez ! Et… bai-ai-ai-n… je n’ai jamais voté UDC, par contre j’aurais bien voté pour “pendre Ospel par les c.” Rassuré ?

          Donc, si je comprends bien, le respect de la belle langue française prouve immanquablement l’appartenance à la droite, voire extrême ! Un genre de délit de sale gueule, en quelque sorte…
          À propos, votre portrait photo, visage serein et noble, sourire bienveillant et lumière quasi céleste qui vous nimbe, voici qui est bien trompeur au vu de votre prose…

          Je constate que, ici du moins, la forme et le fond sont de la même veine, ce qui rend votre fiel dérisoire.

          1. “…le respect de la belle langue française …”

            A l’impossible nul n’est tenu. Depuis qu’Ecole Vaudoise en Mut(il)ation s’est mise en tête de développer la créativité des cancres, on n’arrête plus le progrès.

            Mais s’il ne s’agissait que du respect de la langue… Que dire des familiarités, des grossièretés, injures, insultes, propos orduriers et attaques personnelles que certains, convaincus que leur flouze de bidet reflète une élégance rare et un raffinement exquis, s’autorisent, sûrs de leur grand esprit et de leur bravoure, envers auteurs et lecteurs des blogs?

            Ces soudards au calame épuisé oublieraient-ils que si les paroles s’envolent, les écrits restent – sur le Web de manière encore plus indélébile que partout ailleurs?

            Quant au portrait photo, étrange comme il ressemble au coronavirus ou à un cloporte écrasé, non?

    1. Splendide projection (appelée “effet miroir” en psychologie).
      Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

      En d’autres termes, un exemple de politiquement correct, que l’on ferait mieux de nommer “inversion bipolaire”, tout en sachant que la bave du crapaud (ou du cancrelat) n’atteint pas la blanche colombe 🙂

  2. La Suisse est-elle exempte de cette épidémie de déraison ? Je dis non et le mal est bien là propagé par les réseaux sociaux, féministes et machistes, bigots de toutes espèces les uns contre les autres, partisans de l’UE et adversaires, libre-échangistes et étatistes, mondialistes et nationalistes et toutes les tendances tue la démocratie. Le WEB encourage la déraison et je ne vois aucun politique s’en inquiéter.

  3. La Suisse est-elle à l’abri de cette épidémie de déraison ? Probablement oui.
    Grâce à sa démocratie directe unique au monde la Suisse ne confie pas la totalité du pouvoir à un seul homme (ou une seule femme).

    Si un chef d’état peut être un bouffon, et le gros Trump est loin d’être un cas isolé, un peuple entier ne peut vraisemblablement pas n’être composé que de bouffons. Donc, supposons même qu’un tiers des Suisses soient des bouffons, il reste deux tiers des votants pour les ramener sur le droit chemin et ça me paraît rassurant. Donc, oui, la Suisse est probablement le seul pays qui peut échapper à la déraison.

    1. Bonne analyse, les chiffres mêmes coïncident avec la réalité. Il y a en Suisse comme ailleurs un tiers de bouffons et une majorité souveraine qui ne l’est pas. La bouffonnerie est malheureusement transmissible et il frappant de voir que le virus de la folie se transmets aussi vite et en même temps que celui de l’épidémie avec n’innombrables variants de plus en plus dangereux. En Suisse, certaines votations sont emportées paune majorité de citoyens contaminés.

    2. Cette sacrosainte démocratie directe se fait par le fric, les lobbies et les médias! Un magnifique mirage dans ce dessert politique occidental, où nous sommes incapable de fabriquer un téléphone ou un réseau informatique social indépendant.

      Pour revenir à l’article; totalement à charge, qui fait passer le Président Trump pour un monstre, alors que contrairement à ses prédécesseurs, il n’a déclenché aucune guerre et n’a aidé aucun réseau intégriste. Il a perdu l’élection le jour où il a suggéré à la télé d’essayer les détergents contre la Covid-19, une erreur qui s’est avérée fatale ! Les fréquentes apparences médiatiques l’ont fait président et les fréquentes conférences de presse sur la pandémie l’ont défait.

  4. N’est ce-pas fou ce que les gens qui nous veulent du bien tiennent à nous voir enfermés pour de bon – pandémie ou pas?

    Il y en a qui disent: “Celui-là est un petit rigolo. On va donc le passer tout de suite par-dessus bord, sans attendre et avec effet immédiat, c’est le moment, y a pas à hésiter…” Mais il y en a d’autres, plus pondérés, qui souhaitent que leur tête de turc soit seulement timbrée et qu’on la boucle en conséquence. Parce qu’eux, les sains d’esprit, qu’ils disent, ils veulent le traiter, l’aider, pendant qu’eux seulement ils feront les guignols.

    Comme en Démocratie c’est la majorité qui décide de ce qui est timbré et ce qui ne l’est pas, il n’y a plus qu’à obtempérer… Toutefois, son diagnostic demeure très improbable. Il est donc décidé en haut lieu de mettre les récalcitrants au bénéfice de mesures dites de soutien, pour les aider à trouver la bonne voie, pour leur bien, à titre conditionnel, pendant un certain temps – histoire de voir si leur psychisme ne va pas se déglinguer tout-à-fait.

    “Tout le monde dit du mal de la Folie. Cependant, moi seule parviens à amuser tant les dieux que les hommes. Il me suffit d’apparaître pour que votre visage s’éclaire. Je me montre et aussitôt je chasse l’ennui de votre âme.

    […]… nul ne m’a jamais célébrée, alors que tous les hommes jouissent de mes bienfaits et que, d’autre part, on a même écrit sur la fièvre quarte et la calvitie. Je vais donc me livrer à une improvisation qui sera sincère, puisque non réfléchie.”

    – Erasme, Eloge de la folie, I-III (1511)

  5. Excellente analyse. Ce qui me paraît le plus grave aux Etats-Unis est qu’un parti comme le parti Républicain, qui a donné au pays par le passé de grands Présidents, se soit laissé entraîner dans la “dérive Trump” au point d’être devenu un vrai clan mafieux, où la dévotion au “parrain” doit être sans faille, quoi qu’il fasse (et il en a fait!), conduisant à sanctionner les rares élus de ce parti honorant encore leur serment et osant de ce fait condamner les actes délictueux de l’ex-Président en leur âme et conscience! Où est passé le “great” dans ce GOP, qui est devenu le “TOP” (Trump Old Parti) comme le proclament les enfants Trump et ses fans irréductibles!

  6. Mon âge me fait, une fois de plus, partager totalement votre appréciation de la réalité qui nous entoure. L’évolution a fait que Homo sapiens sapiens, le seul humain évoluant encore dans la biosphère terrestre et qui a été passablement dégradée et polluée depuis des décennies par ses diverses activités. Les imbéciles que vous avez mentionnés, repérables à tous les niveaux, n’y sont pas étrangers et sont habituellement portés au pouvoir (temporel) par la déraison impressionnante de divers croyants. La raison triomphera finalement, évidemment, mais il y a encore du labeur. Je l’espère pour mes petits enfants.

  7. Bonjour
    Au moins vous décrivez clairement la situation passée du pseudo gouvernement de Trump. Malheureusement il a dû arranger pas mal de monde il est tellement facile de tourner les désavantages des uns aux avantages des autres. Nous avons eu même connaissance de personnes en Suisse qui se sont laissées bluffer par ses boniments ! Ici chez nous certains manquent beaucoup d’esprit critique et avec cette suppression de l’enseignement de l’histoire ancienne ( Socrate par ex) dans les écoles de culture générale cela ne va pas s’arranger! Oui Socrate est sûrement dangereux à étudier de nos jours comme bien d’autres philosophes ! Quand comprend -t-on que la philo est pour tout le monde ? Le problème est qu’elle fait réfléchir et ce n’est pas bon pour l’économie !
    bien à vous
    Manon

    1. C’est pas ça.
      Le niveau scolaire est tellement bas qu’on arrive même plus à les faire penser par eux-mêmes. Les industries rêveraient que les écoles enseignent la philosophie ET les mathématiques…

      Je rappelle qu’on est arrivé au stade où c’est aux parents de montrer à leurs enfants de 18 ans comment utiliser un ordinateur… il y a une régression phénoménale. Tu projettes ta réalité d’avant, au monde défaillant d’aujourd’hui…

  8. Vaud, incubateur de héros au courage politique enthousiasmant ! Wouah, je m’émerveille devant le charisme et l’intelligence politique des.. Ruey, Zisyadis, Béglé, Buffat, Chevalley, Jaggi, Junod, Langenberger, Marra, Neirynck, Porchet, Sansonnens et Savary.

    Ils ont sauvé la république; ils/Elles sont des héros !

    1. Il n’était pas nécessaire de sauver la démocratie car elle est solidement assurée par sept siècles de pratique. Ces politiques que vous mentionnez ont fait leur métier honnêtement, avec parfois d’inévitables erreurs. Rien ne vous interdit de vous y livrer.

  9. Les États-Unis est un des pays des plus grand aux mondes. Je suis loin d’être fan des USA ni bien sûr de Trump mais j’aimerai ajouter ces mots à vos propos. Il faut comparer ce qui est comparable. Dire que les USA sont le plus…,le plus…, n’est pas raison. J’en veut pour exemple le nombre de mort. Le mieux serait au moins de comparer le nombres de victimes par habitant. Et là les USA ne sont pas les pires. Ils sont 5ème. La Belgique comptant le plus de mort par habitant, 1809 pour 1 million. Les USA 1271 pour 1 million (5ème) et la Suisse, pas beaucoup mieux, 1057 pour 1 million (13ème). Je prétends que votre manière de présenter cet aspect oriente vos propos. Mais qui ne le fait pas? Je ne vais pas vous jeter la pierre pour si peu car combien d’entre nous font souvent des comparaison qui induisent en erreur.
    Pour le reste sur bien des points je vous rejoint mais je crois que vous exagérer tant soit peu. La déraison est de ne pas regarder ailleurs ce qui est bien. Je pense que nos instances politiques feraient bien de regarder, au hasard, l’Australie, 34 morts pour 1 millions d’habitant!!, et d’y prendre leçon. La majorité des habitants, 60%, approuvent les mesures anti-covid très strictes mais avec confinement court. Franchement, le bénéfice n’est pas pas sorcier à comprendre, c’est le moindre mal à tous les niveaux, économiquement et socialement. Mais nous sommes régis entre autres par la culture des vaccins et des pharma. C’est le yaka que j’aimerai ajouter.
    Je suis sidéré par beaucoup de commentaires ci-dessus. 1/3 de bouffons, reste 2/3 de bonnes personnes?! Non, nous sommes tous des bouffons régis par la peur, par nos habitudes de confort et par notre manque de solidarité.

  10. Je veux bien pour Trump. Malheureusement on a juste un peu changé de registre et mis un autre bouffon à la place. Le plus triste c’est quand même qu’on pays comme les EU ne trouve pas mieux qu’un vieillard clairement au seuil de la démence.

    1. Les premières intervention de Biden, respect de l’accord sur le climat, réintégration à l’OMS, arrêt de la construction du mur contre le Mexique, témoignent tout de même de certains éclairs de lucidité. A force de traiter tout le monde de fou, personne ne le sera plus.

      1. Il est une machine à signer des décrets…

        Quand c’était Trump, c’était… bad.
        Quand c’est Biden, c’est des éclairs de lucidité ?

        Et s’il défendait ses projets devant le parlement américain, plutôt que de passer en force?

        Apprendre des erreurs du bouffon orange, c’est le copier ?

        Vous diriez quoi si le CF se passait du parlement… un éclair de génies ?

        Tentez juste l’expérience: vous prenez un article sur Biden et vous remplacez son nom par Trump puis le faites lire à un tiers… vous verrez sa réaction 🙂

        Ici, au qg des pigeons va-t’en guerre pro Biden-le-courageux, on parie sur un déploiement militaire de 200 hommes au moins d’ici trois semaines au Mozambique. Eh, si je gagne, vous ne devez pas publier un blog pendant trois semaines?; si je me trompe, j’arrête définitivement de commenter? Deal ?

        1. Vous n’avez pas l’air de connaître et comprendre le système politique US. Comme il l’a dit lui-même, Biden ne peut signer des décrets que dans le cadre des lois ACTUELLES. Et s’il le fait, c’est pour traiter des problèmes URGENTS laissés en plan par son prédécesseur (trop occupé à nier sa non-réélection … et à jouer au golf :-!). Pour le reste, Biden devra effectivement passer par le Congrès (les Congressmen/women sont d’ailleurs appelés souvent “lawmakers”- “faiseurs de lois” – aux Etats-Unis), … ce qui ne devrait d’ailleurs pas poser problèmes puisque les Démocrates y ont la majorité. Et lui au moins cherche à obtenir une adhésion bi-partisane à ces propositions, contrairement à Trump qui traitait tous les Démocrates en ennemis absolus et refusait toute discussion avec eux!

  11. Le consensus scientifique permet de laisser les producteurs de cigarettes continuer leur business ainsi que d’autres saloperies, comme les pesticides, les OGM, …
    Sans compter le marché des armes , des médicaments pour la plupart inutiles mais lucratifs, …, la production d’huile de palme, …
    On ne trouve guère de consensus sur le sujet du Covid-19.
    Aujourd’hui, je lis que des pensionnaires d’EMS vaccinés ont été infectés par la variante sud africaine…
    En Suisse, on a beaucoup enterré les déchets chimiques qu’on a fini par retrouver!
    Faire la distinction entre raison et déraison doit aller jusqu’au bout de l’analyse et mettre en évidence les contradictions jusqu’au plus haut niveau , mais on ne doit pas tomber dans le manichéisme le plus simpliste !
    Nul n’est à l’abri d’une erreur ou d’un mauvais choix , même Einstein s’est fourvoyé dans son combat contre la physique quantique.
    En science , le consensus n’existe pas , tout le monde peut contester toute théorie en apportant de nouveaux arguments !
    C’est ainsi qu’elle progresse , sinon, on en serait resté à la théorie géocentrique!
    Galilée a évité le bûcher de peu !!! Darwin a attendu au moins 20 ans avant de publier son livre …
    Penser que le GIEC détient la Vérité absolue est digne de l’inquisition !

    1. Le consensus scientifique sur les cigarettes est explicite depuis longtemps : elles sont cancérigènes.

  12. L’austérité exigeante de la raison ou l’analyse des faits en deçà de la première émotion.

    “L’assaut du Capitole a causé plusieurs morts” ! J’avoue avoir d’abord été choqué mais ensuite j’ai détaillé les faits, soit cinq morts – quand même – dont une seule victime chez les assaillis, un policier, et quatre chez les assaillants dont… une crise cardiaque et un “accident vasculaire cérébral” – bien fait pour les excités ! – soit deux morts naturelles… Et là je trouve qu’on glisse un peu de la tragédie, pardon, la Tragédie qui a glacé le sang des chancelleries occidentales à la Farce.
    On est plus proche des Marx – mon dieu – Brothers – ouf – que de Robespierre…

    En bon Suisse réfractaire à l’incarnation de l’autorité par un seul homme – président, général ou, horreur absolue, dictateur – j’abhorre Trump. Ceci posé revenons aux faits – “Facts don’t care about feelings”, paraît-il…
    George Floyd décède étouffé par la police : l’indignation ne se nuance pas. Et naît le mouvement Black Lives Matter devenu BLM pour les initiés. Jusque-là c’est bien.
    Dans les faits les manifestations BLM ont débouché sur des émeutes qui ont incendié de nombreux bâtiments – “the most expensive civil disturbance in U. S. history” – et causé plusieurs morts (wikipedia indique 32, chiffre indicatif).
    Je constate que l’assaut du Capitole semble plus choquer que les émeutes de BLM. Par exemple… notre bienaimé Belge – non, pas Hercule Poirot, l’autre – n’aura pas prix BLM comme illustration de la Déraison ! Comme bien d’autres… Pourquoi ? Parce qu’une violence est moralement justifiée – comme le naissant racisme anti-blancs – et l’autre intolérable – le racisme anti-noirs – ? J’hésite.

    Je n’hésite plus face à la violence faite à Monsieur Stan Wischnowski. Ce journaliste (top editor) du Philadelphia Inquirer a dû “démissionner” sous la contrainte pour avoir commis l’inexcusable : avoir publié un article titré ” Buildings Matter, Too” suite aux incendies de nombreux bâtiments dont plusieurs de valeur historique à Philadelphie…
    Et le journal de se fendre d’un “… was offensive, inappropriate – Ah! le mot magique – and we should not have printed it…”
    N’est-ce pas un exemple pathétique de la déraison… mais sans aucun charme !??
    Cela est surtout l’exemple de la fin de la si démocratique Liberté d’expression qui ploie sous le nouveau terrorisme intellectuel du “politiquement correct” !
    Pauvre Stan, ça me fait froid dans le dos. Et c’est très contemporain, le narcissisme du moi – mais que font-ils de leurs millions de “selfies” – poussé à l’incandescence qui ose ne laisser de respectables bâtiments anciens que des cendres. C’est vrai, finalement “l’Histoire, qu’est-ce qu’on en a à foutre ?” Hein, je vous le demande ??

    Il faut renvoyer les violences dos-à-dos. Le comportement de la droite républicaine comme celui de la gauche démocrate ne sont pas civilisées.
    Et c’est bien cela qui me navre, le déclin du niveau de civilisation de la société américaine – du niveau mondial ?
    La Suisse ne semble pas trop touchée mais… ça viendra… “c’est pas d’la barbarie, pauvre Martha, mais ça viendra…”
    Vous avez aimé Marcel Duchamp ou le sénateur McCarthy – non, y’a aucun rapport, sauf… le vide peut-être – ? Vous allez adorer la “Cancel Culture”

    Vous me trouvez d’humeur chagrine ? Oserais-je conseiller la lecture de Pascal Bruckner – oui, je sais – “Un coupable presque parfait (La construction du bouc émissaire blanc)” chez Grasset (2020) ?

    Je n’ai qu’un seul souhait : rendez-nous la Gaieté !

  13. Merci pour ce bel idéal, une chronique politique sans parti pris. Force est de constater que le malaise réside dans ces a priori qui empêche le débat. Se papporter à la pensée unique, plus facile à suivre que de se faire une idée du sujet. Je suis mal à l’aise avec ces raccourcis qui veulent tout résumer, ces petits mots qui tentent de beaucoup sous-entendre, sortis du contexte:
    – Trump est fou, il faut dire qu’il a été soutenus par une partie de la population américaine, populistes pour beaucoup, sans doute par protestation des élites déconnectées.
    – Johnson a nié l’existence de l’épidémie, il était en désaccord sur les méthodes pour la limiter.
    – Il n’y a qu’un autocrate pour interdire l’avortement. Le sujet semble être classé, alors qu’il ne peut l’être. Encore faut-il en écouter en conscience les raisons.
    – Prêter aux pays africains la coutume de la dictature. Nous oublions que nos pays européens, la France en particulier l’ont institué et continuent de l’encourager.
    – Discréditer les partis politiques, parce que l’ont veut plus en exiger l’esprit de service qui doit les guider. Alors un parti change de nom pour ne pas être assimilé aux justes combats qui l’ont animé dès sacfondation. Quelle insulte à ces quelques courageux politiciens qui nous ont précédé.
    La véritable plaie c’est l’individualisme, qui fait passer ses intérêts personnels avant le bien commun auquel nous sommes tous en droit de participer. N’oublions pas comment le national-socialisme a commencé: par un vote et déni par la communauté internationale de voir et de comprendre l’espoir légitime d’un peuple humilié.

  14. Ce n’était pas nécéssaire d’utiliser les autistes comme insulte. La mégalomanie et la déraison ne sont pas typiques de l’autisme. Einstein, Marie Curie et Steve Jobs étaient autistes asperger donc… Ça ressemblait à une insulte d’adolescent attardé.

  15. Sommes-nous condamné à la folie collective pour les prochaines décennies? Oui, j’en suis certain. Pourquoi? Après une étude attentive du monde animal, j’en suis arrivé à la conclusion que ce qui défini une espèce ou un individu sont ses passions fondamentales. Elles constituent à la fois la voix de l’espèce et un héritage de l’évolution. Les humains se distinguent des animaux par le fait qu’ils possèdent trois groupes de passions alors que les animaux les plus évolués n’en ont que 2 1/2. Je veux parler de la reproduction (liens familiaux/communion, sexualité, parentalité), le statu social (curiosité, possession, aventurisme), identité sociale (valeurs, religion, patriotisme). Un déséquilibre dans ces passions se traduit par un déséquilibre de l’individu voire de l’ensemble de la société. Seules les convictions d’ordre religieuses pour autant qu’elles soient cohérentes parviennent à rééquilibrer un tant soit peu les choses en amenant l’individu à se définir différemment. En clair, la diminution sensible de notre identité sociale aboutit à une névrose collective. Les hommes de votre génération pouvaient au moins essayer de se définir comme étant contre les valeurs établies. Ce n’est même plus possible aujourd’hui (mis à part les islamistes).

  16. Cher Monsieur,
    Votre chronique fait allusion à un « génocide larvé ». Le terme est à la mode, hélas. Il signifierait qu’une personne ou un groupe humain détruise, ou tente de détruire un groupe génétiquement distinct. Donc, une espèce. La science a depuis longtemps fait justice de la notion de race, que le bon sens aurait déjà condamnée si l’on sait l’incessant mélange génétique occasionné par les migrations, les échanges et les métissages… pas toujours consentis.
    La notion de génocide a fait l’objet d’une polémique entre deux éminents juristes originaires de Lemberg (Lviv), échappés à la shoah. Le premier d’entre eux, Raphael Lemkin, a tenté de forcer l’adoption du terme au procès de Nuremberg, ce à quoi s’est opposé avec succès le second, Hersch Lauterpacht qui siégea à ce tribunal (voir « Retour à Lemberg » de Philippe Sands).
    En dehors de l’appréciation scientifique, il faut constater que le terme de génocide sert de plus en plus à justifier tous les communautarismes, et qu’il accompagne de coupables falsifications de l’Histoire donnant à croire à des pléthores de campagnes d’extermination de populations humaines.
    Peut-on alors parler d’ethnocide ? Cela ne me semble guère plus opportun, parce que l’accusation tend à exacerber certaines caractéristiques, parfois fantasmées, d’un groupe humain occupant un territoire ou pratiquant un culte perçu comme illégitime.
    Il n’y a pas de justification à l’élimination d’une communauté, et pas plus à l’affirmation d’une appartenance pour prêter à d’autres des projets d’extermination. À moins qu’ils soient revendiqués, évidemment.
    Bien à vous, avec reconnaissance
    Antoine

  17. Il y a beaucoup plus qu’un quart des Américains qui pensent que l’élection a été volée. Il y a une forte majorité des Américains qui croit cela. Car une forte majorité des Américains a voté pour Trump et SAIT que l’élection a été truquée. Il y a également une grande partie des supporters de Biden qui le savent, mais ceux-ci, parfois, se réjouissent de cette victoire de la fraude, car ils pensent que la “démocratie” était en danger si on ne truquait pas l’élection.

    Dans un article de Time Magazine, publication bienpensante anti Trump, article intitulé The Secret History of the Shadow Campaign That Saved the 2020 Election, la journaliste Molly Ball explique en détail comment les grandes entreprises de l’establishment, et en particulier les Gafam ont exercé toute une série de pressions et d’intimidations pour empêcher que les plaintes des électeurs ayant constaté l’évidence des fraudes ne soient pas traitées, et pour censurer toutes les voix discordantes.

    https://time.com/5936036/secret-2020-election-campaign/

    Mais cet article ne critique pas ces machinations oligarchiques contre la volonté populaires, donc contre la démocratie. Au contraire il les justifie au nom de la défense de la soi-disant “démocratie”. Donc c’est clair : la démocratie est une chose trop importante pour qu’on laisse voter librement le peuple majoritaire qui est composé d’abrutis (notez les propos méprisants dans le texte de M. Neirynck pour les électeurs trumpistes ), car on sait que ce peuple rechigne à l’avancée vers un nouvel ordre mondial voulu par la raison… de l’establishment.

    Malgré tout, cet article a déclenché une vague profonde d’indignation dans l’opinion publique américaine. C’est le discours apologétique des anti Trump, énoncé avec clarté par Molly Ball, qui est en train de faire basculer l’opinion du côté où elle nous explique que les maîtres du pouvoir réel voulait lui interdire de basculer.

    Personnellement je pense que la victoire du camp du bien (Biden), fondée sur le mensonge, est une victoire à la Pyrrhus. Elle masque la victoire morale du peuple, qui est trumpiste en majorité. Et cela va se sentir dans les prochaines années, avec ou sans Trump.

    Le pouvoir le SAIT et c’est pourquoi il s’est lancé dans une tentative désespérée et pathétique pour museler les peuples par la terreur du Covid et le masque. Mais cela aussi, ça va échouer. Le choc en retour n’en sera que plus terrible.

    M. Neirynck, vos amis ont fait fausse route avec leur tentative actuelle de passage en force et de suppression des libertés. Maintenant ils ne peuvent plus revenir en arrière et ils sont acculés. Ils ne poeuvent plus que perdre à la fin. Et c’est leur faute. Ils avaient tout pour réussir et ils touchaient au but. Pourquoi ont-ils cru bon de tout gâcher ? Maintenant ça se retourne contre eux, car de plus en plus une majorité a compris de quoi il retourne.

    https://www.youtube.com/watch?v=DzZTsBbwpo0&feature=emb_rel_end

    Un petit exemple: tout à l’heure j’ai signé la pétition qui circule actuellement et que je recommande à tous de signer:

    https://lockdown-stop.ch/

    Quand je l’ai signée, il y avait environ 125’000 signatures. Une heure après il y en avait déjà 155’000. Ca continue à un rythme d’environ 1’000 signatures par minute.

    1. Ce commentaire devait être publié car il prouve qu’en Suisse aussi des gens pensent que l’élection de Biden est (moralement) frauduleuse. Inutile de les persuader du contraire. Cela prouve que l’infection antidémocratique gagne du terrain partout.

  18. Moralement et pratiquement frauduleuse.

    Et vous avez bien raison de dire que l’infection anti-démocratique gagne du terrain partout. Mais on ne parle pas de la même démocratie. Je parle de celle qui consisterait à compter les votes honnêtement et ensuite à respecter les votes du peuple. Les pro Biden parlent d’une démocratie qui consiste à mettre un bâillon aux opinions qui leur déplaisent et même au besoin à truquer les votes pour que les “populistes” soient exclus. C’est donc la fraude pour sauver leur conception de la “démocratie”.

    Cette nouvelle définition de la démocratie provient de la paranoïa des dirigeants mondialistes. Ils haïssent le populo et s’en méfient car ils se sentent en permanence cernés par une populace haineuse qui refuse leurs projets. C’est le sens des paroles de Macron parlant de gilets jaunes en les qualifiant de “foule haineuse”. Pour ce genre de “démocrates”, on a le droit de tirer à balles réelles sur le peuple en colère et d’éborgner les gens, on a le droit aussi de tracer électroniquement la population entière et de la museler pour protéger les puissants retranchés dans leurs quartiers réservés. En ce moment ils tentent de faire le forcing sous prétexte de Covid. Mais ils sont allés trop loin. Ca va faire long feu.

    Concernant la fraude électorale, il y en a eu même en Suisse. Nous avons voté sur le passeport biométrique il y a quelques années. Ca a passé de justesse. Des irrégularités ont été constatées dans certaines communes où le nombre des votants dépassait le nombre des électeurs inscrits. Comme aux USA pour cette élection, mais plus marginalement. Aux USA ça a été massif, tant l’avance de Trump était forte. Ils ont dû sortir des millions de bulletins de vote frauduleux, faire voter les morts, intimider les tribunaux, faire du chantage sur des élus corrompus par l’entreprise Dominion, etc.

    Le deep power est prêt à n’importe quelle fraude ou mesure dictatoriale quand un intérêt qu’il juge central est en jeu. Par exemple tout ce qui a trait au contrôle électronique de la population. (Cf. Les fraudes constatées en Suisse pour le passeport biométrique, scandale étouffé par les médias aux ordres). C’est pourquoi aujourd’hui on tente de nous imposer le traçage sous prétexte de Covid.

      1. Concernant le vote sur les passeports biométriques, laissez moi quelques jours, je vous apporte les preuves.

        ll y a eu aussi passablement de fraudes lors de l’élection qui a dégommé Oscar Freysinger en Valais. Bien entendu les plaintes ont été enterrées illico presto par la justice, et tues par les médias. Quant à Freysinger, il n’a pas insisté. Quand il a compris à quelle genre de puissance internationale il était confronté, et que ces gens ne reculent devant rien, il a préféré jeter l’éponge et jouir de sa retraite bien méritée.

        Les machines Dominion et Smartmatic ont également été utilisées contre Berlusconi en Italie.

        Hélas nous vivons dans une époque où les projets du deep power sont de plus en frontalement contraires aux intérêts des peuples, donc les peuples sont de plus en plus ouvertement opposés à l’agenda mondialiste (dont notre CF est un petit toutou particulièrement zélé). La conséquence est que, d’une part le traçage informatique et le contrôle total des populations par un état policier électronique sont imposés pour tenir les esclaves bien en laisse. Le confinement et les couvrefeu, ainsi que la suppression des libertés publiques démocratiques que nous subissons actuellement en Suisse, jouent également un rôle dans cette volonté politique de suppression de la démocratie réelle au profit d’une pseudo démocratie oligarchique. Et la fraude électorale sophistiquée grâce aux machines de vote et grâce au vote par correspondance, devient un instrument habituel du pouvoir. M. Neirynck le niera, mais nous le savons tous.

        Même en Suisse, on ne peut avoir aucune confiance dans le vote par correspondance.

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