L’épidémie fasciste

 

La réalité est toujours plus imaginative que la fiction. Si une série sur Netflix avait mis en scène l’invasion du Capitole de Washington comme cela s’est passé en ce mois de janvier 2021 avec plusieurs morts, les critiques auraient crié à l’affabulation. Or l’Amérique n’a jamais cessé de nous surprendre, Pearl Harbour, Hiroshima, l’assassinat des frères Kennedy, la destruction des Twin Towers, l’invention de la numérisation, la fortune d’Elon Musk : c’est le pays de l’imprévu, de la démesure, de la brutalité.

Néanmoins, il serait présomptueux de s’imaginer que ne vient de se dérouler qu’un western, propre au Nouveau Monde, fréquemment violent, et que nous en serions épargnés par nature, par intelligence ou de droit divin. Tous les royaumes et les républiques finissent par s’effondrer lorsqu’ils se révèlent incapables d’assurer la subsistance de leurs sujets : aussi invraisemblable que cela puisse paraître aujourd’hui à ses citoyens, la Suisse n’échappera pas à la longue au sort commun. Les montagnes resteront en place, mais la Confédération n’existera plus, du moins telle qu’elle est aujourd’hui. C’est aussi évident que d’affirmer que chaque personne finira par mourir. Le tout est de savoir quand et comment.

Comment ? La prise de la Bastille sanctionna des famines à répétition ; l’assaut des gilets jaunes sur l’Arc de Triomphe résulta d’une taxation insupportable. Quand le malheur frappe trop fort, le peuple en impute la faute aux gouvernants. Sommes-nous prémunis contre ce genre d’accident de l’Histoire ? Quels sont déjà aujourd’hui les mécontents en Suisse ?

La réponse est évidente : ceux qui votent pour le plus grand parti, l’UDC, l’union de tous les mécontents, sous une enseigne trompeuse, qui non seulement ne se situe pas au Centre mais qui en veut subrepticement à la démocratie. A cette cohorte traditionnelle d’insatisfaits, on vient de rajouter tous ceux qui perdent leur emploi du fait de l’épidémie sanitaire, les petits commerçants et artisans privés de clientèle par des décisions administratives, sans que leurs pertes soient compensées, tous ceux dont la PME était la fierté, la raison de vivre plus encore que le gagne-pain. De même beaucoup d’artistes privés de performances depuis un an perdent courage et se rabattent sur un autre emploi, souvent précaire. Par inclinaison, eux glisseront à l’extrême gauche, symétrique de l’UDC, composant ainsi la double alliance contre nature des populistes, des identitaires, des traditionnalistes d’une part et celle des rebelles, des indociles, des insoumis d’autre part.

Attaquée à droite comme à gauche, la démocratie aura fort à faire pour se défendre. D’autant plus que, par incompétence et par inadaptation à la situation, le pouvoir en place s’est révélé déficient dans la gestion de la crise sanitaire et a perdu une partie de ses soutiens. A la date d’aujourd’hui la Suisse compte 477 833 cas soit 55 017 par million d’habitants et 8 267 morts soit un taux de 952. C’est chaque fois supérieur à la moyenne mondiale dont le taux est de 11 567 pour les cas et de 248 pour les morts. Un des pays les plus riches du monde, avec une démocratie exemplaire et un très coûteux système médical, est cinq fois plus atteint que la moyenne.

Néanmoins les autorités, suivies par les médias, n’arrêtent pas de répéter que la gestion de la première vague fut un chef d’œuvre de la gouvernance helvétique, tout en reconnaissant qu’il n’en fut bizarrement pas de même pour la deuxième. Comme s’il était impossible d’apprendre de l’expérience, comme si la première avait conforté de faux réflexes pour la seconde.

La tentative de coup d’Etat à Washington reposa sur l’affirmation, absurdement fausse mais serinée sans cesse, que les élections étaient truquées. Des dizaines de millions d’Américains le croient toujours. Plusieurs leaders européens les ont rejoints dans ce déni de réalité. Marine Le Pen a excusé Trump en avançant « qu’il n’a pas mesuré la portée de ses propos » : en d’autres mots, on peut mentir en supposant que tout le monde comprendra qu’il ne s’agit « que » de mensonges. Elle n’a pas été la seule. La Hongrie, la Pologne, la Slovénie et la Tchéquie ont trainé pour reconnaître la victoire de Joe Biden. Excuse : ces pays n’ont pas une longue tradition de démocratie et ont parfois gardé un bon souvenir des dictatures antérieures.

En revanche, la Suisse a une longue expérience de la démocratie qu’elle a inventée avec les pays scandinaves. Le pire s’est passé le 27 septembre 2001 lors qu’un dément armé de deux fusils a pénétré librement au parlement de Zoug, non protégé, et a tué quinze parlementaires et gouvernants. Depuis le parlement fédéral qui n’était pas davantage protégé a pris des mesures adéquates. Mais il a fallu des morts pour cela.

Lors que Christoph Blocher ne fut pas réélu le 12 décembre 2007, il est intervenu à la tribune comme c’est la coutume mais en manifestant sa mauvaise humeur. Selon la coutume un Conseiller fédéral sortant est réélu automatiquement. Mais lui-même avait été élu quatre ans plus tôt grâce à la non réélection de Ruth Metzler, sans y trouver quelque inconvénient. Le ton de cette diatribe lancée à la face du parlement était nettement agressif et désagréable. Ce n’était pas pareil à Trump prétendant que le vote était faussé, mais Blocher reconnaissant qu’il était valide mais affirmant qu’il était incorrect.

Comme les statuts du premier parti du pays ne permettaient pas de se débarrasser de la seule Eveline Widmer-Schlumpf, c’est toute la section des Grisons qui fut exclue le 1er juin 2008, pour faute de lèse-majesté. Ainsi la règle semble devenue subrepticement : les partis désignent leurs conseillers fédéraux et l’Assemblée fédérale serait tenue d’entériner ce choix. C’est l’option initiale de toute dictature : le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement de la décision d’un parti qui se veut unique, seul représentant de la Suisse authentique.

Lorsqu’un jour la Suisse sera confrontée à une épreuve encore plus grave que le Covid 19, lorsque la crise économique résultante appauvrira une masse de gens, rien ne dit que les institutions ne subiront pas un assaut décisif. La maîtrise de l’épidémie dans quelque pays asiatiques conforte le préjugé selon lequel une dictature est plus efficace qu’une démocratie. En prenant maintenant les mesures pour mieux affronter une crise, on renforcera la démocratie, on ne l’affaiblira pas, contrairement à l’opinion de tous les mécontents, qui ne veulent ni du masque, ni de la vaccination.

 

 

 

 

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

45 réponses à “L’épidémie fasciste

  1. Je rajouterai que nos politiciens et nos fonctionnaires n’imaginent même pas une seconde que « Tous les royaumes finissent par s’effondrer lorsqu’ils se révèlent incapables d’assurer la subsistance de leurs sujets » et leur sécurité !
    En effet, Nos impôts servent aussi à nous garantir une certaine sécurité, mais on peut le voir à la lecture du résultat des piètres stratégies adoptées par nos dirigeants que nous ne sommes plus protégés par cet état ! Nous devons aussi protéger notre démocratie contre le système mis en place par certains partis, à droite comme à gauche ! Une réforme de nos institutions est vital pour la pérennité de notre démocratie. Une refonte de nos administrations devrait nous permettre aussi d’épurer le fonctionnariat de l’incompétence et de l’inadaptation au changement et aux crises qui gangrènent leur fonctionnement!

  2. Monsieur Neirynck, je veux simplement vous témoigner mon admiration pour vos billets publiés sur ce blog. C’est à chaque fois d’une grande sagesse, avec ce qu’il faut de cynisme.

    Je ne lis pas la version imprimée du temps, mais si ce n’est pas pas, il serait bon que vos billets soient ponctuellement publiés. Vous méritez une large audience et surtout que vous soyez écouté.

    Bravo et continuez aussi longtemps que possible !

  3. C’est là que l’on voit que les inégalités sociales sont un véritable poison pour la vie en société. Avant, on vivait surtout des problèmes liés aux inégalités économiques (remarquez que sur ce point, la Suisse est l’un des pays les plus égalitaires au monde). Puis arriva le coronavirus et le cortège d’inégalités qui lui sont propres.
    En effet, ce qui rend ce virus si difficile à gérer politiquement est sa frappe inégale. Chez une forte majorité des personnes infectées, les symptômes seront relativement légers voire imperceptibles. Et chez une faible minorité, ces derniers seront graves, violents, voire mortels. L’individualisme de nos sociétés font le reste: “Pouquoi devrais-je porter le masque ou limiter mes activités sociales, je ne risque rien, moi” diront certaines personnes croyant faire partie de groupes à faible risque. S’ensuit partout dans le monde des citoyens mécontents, les uns trouvant que leur gouvernement en fait trop, les autres trouvant qu’il n’en fait pas assez. Comment gérer cela?
    Il est évident que si le coronavirus frappait avec une gravité constante et égale pour tous, comme le virus de la rage par exemple, on n’assisterait pas à ces manifestations disgracieuses de coronascepticisme, d’anti-masques et autres anti-vaccins un peu partout dans le monde.
    Vivement que la vaccination mette fin à cette crise sanitaire afin que l’on puisse attaquer ensuite les autres souces d’inégalités qui empoisonnent la vie en société.

  4. Vous écrivez “tentative de coup d’état” ce qui discrédite, heureusement, le reste de votre article. Il n’y a pas eu de “tentative…”, même ceux qui sont entrés dans l’immeuble du Capitol ne savaient pas qu’ils allaient le faire ou pouvoir le faire. La gestion d’un pays devrait être l’affaire exclusive des partis patriotiques, ceux qui veulent sauvegarder et donner longue longévité au bien-être du pays. Les mondialistes ne devraient pas avoir de la place dans l’Administration ni dans les Conseils d’Etats ni au CF. La raison d’être de la gauche et consœurs est de démanteler le système Occidental et de partager les biens des autres.

    1. Il y a eu tentative puisque l’irruption dans le Capitole avait pour but d’empêcher la validation du vote des électeurs et dès lors de remettre l’élection du président au parlement selon une règle par Etat qui garantissait l’élection de Trump.
      Si la gestion d’un pays doit être confiée à un parti dit patriotique, il s’agit bien de la dictature d’un parti unique. Votre commentaire justifie pleinement le texte du blog. Il existe en Suisse un mouvement qui prône la dictature.

      1. Je ne pense pas qu’il y a en Suisse un seul parti patriotique, puisque le PLR et le Centre sont censés l’être, même peut-être les verts libéraux. La situation en Occident ressemble à une propriété où les visiteurs arrivent sans prévenir à l’avance et certains entrent par effraction. Une fois à l’intérieur ils se servent dans le frigo, ce qui est normal puisqu’ils ont faim, et après ils changent la décoration de la maison pour se sentir bien, ce qui va encore, et après ils veulent concéder des servitudes aux voisins pour se créer un prestige non-mérité. Une fois qu’ils ont tout, ils ligotent les propriétaires et essaient de bazarder la maison à leurs semblables. Certains propriétaires acceptent mais d’autres n’acceptent pas. Ayez de l’indulgence Monsieur à l’égard de ceux qui veulent demeurer indépendants chez eux.

        1. Le patriotisme n’est pas défini par la seule volonté de rester indépendant mais d’œuvrer au bien-être de la population. Or celui-ci requiert des accommodements avec ses voisins ne serait-ce que pour commercer. La diplomatie est aussi très utile. Les accords militaires ne le sont pas moins. Quant à l’immigration elle est indispensable pour compenser la dénatalité des Suisses. Sans elle le système médical, les chantiers, les universités ne pourraient fonctionner au niveau d’excellence actuel. La plupart des migrants arrivent aprce qu’ils sont requis par l’économie et bénéficient de contrats de travail. Cela ne ressemble pas du tout à des intrus par effraction. Ils n’ont pas à être stigmatisés et considérés a priori comme des criminels. Ayez non pas de l’indulgence mais de la considération à leur égard.

          1. La natalité abondante vient avec le bonheur d’avoir une perspective positive et une promesse d’une vie meilleure pour les générations à venir. Si 4/5 des suisses arrivent à la conclusion qu’ils vont “survivre” à peine, à peine; pourquoi et pour qui font-ils des enfants? L’Espagne et l’Italie où les perspectives économiques sont désastreuses confirment ma théorie, puisqu’ils ne font que rarement des enfants depuis 10/15 ans. Les politiques qui ont “vendu” leurs pays au nom d’un mondialisme inexistant, n’effectuent pas leur devoir envers les peuples qui les placent sur leurs chaises. Mais enfin, marcher à contre-courant est pénible pour moi et ne vaut pas la peine. Les dès sont jetés, et plus personne ne peut redresser la situation, puisque le trend du déclin double de vigueur à chaque crise, et nous fait rentrer de plus en plus dans le mur sans claxonner !

        2. “Ceux qui veulent demeurer indépendants chez eux”… c’est effarant de lire cela au 21ème siècle. C’est montrer que l’on ne comprend pas le monde dans lequel nous vivons, qui s’est complètement globalisé. Cela ne vient pas qu’avec des avantages, mais essayons au moins de garder cela à l’esprit quand nous cherchons des solutions pour le future. “Chez nous” aujourd’hui doit signifier “sur notre planète”, et il y a bien assez à faire à ce niveau-là plutôt que de gaspiller son énergie sur des querelles nombrilistes.

          1. Si j’étais africain, “chez nous” serait la planète, évidement! ceux qui ont de grandes âmes partageuses ils peuvent y aller sans crainte, personne ne va les retenir, qu’ils donnent à leurs prochains ce qu’ils ont. Mais la démocratie est biaisée. Est-ce que Berne fait du bruit quand elle alloue 800 millions à 1 milliard par an pour la politique d’accueil? Genève 45 millions par an !!!! alors qu’elle emprunte 500 millions d’habitude et cette année 850 millions? NON, est-ce que le peuple a été consulté? NON, jamais. En France le Président actuel a bénéficié, selon la presse française, en 2 ans de 8’500.- articles de presse favorables qui l’ont sorti de l’anonymat directement pour devenir président! Merci pour votre commentaire ! Ma seule consolation est que je peux encore avoir une certaine liberté pour écrire, ceux qui vont nous gouverner bientôt ne vont plus nous l’autoriser ! Entre se laisser-faire et ouverture d’esprit il y a de la marge. restons ouvert d’esprit sans baisser la garde !

          2. Le budget d’aide au développement est publié chaque année, débattu et voté par les chambres. Ce n’est donc pas le résultat d’un détournement de fond, ni l’objet d’un secret quelconque. Le peuple a élu le parlement qui décide de l’usage de nos impôts. Ce qui est consacré au développement sert effectivement à améliorer le sort de populations défavorisées. Si nous ne les aidons pas, elles n’ont d’autre ressource que de migrer comme requérant d’asile. Est-ce cela que vous souhaitez?

          3. Je ne saurais trop vous recommander la lecture d’un passionnant dossier du « Figaro Enquêtes » : « la France au défi de l’immigration » (https://boutique.lefigaro.fr/produit/131578-la-france-face-au-defi-de-l-immigration il me semble l’avoir vu dans les kiosques à journaux en Suisse).

            Centré sur la France, ce dossier va toutefois bien au-delà et couvre des sujets qui concernent l’ensemble de l’Europe, y compris la Suisse.
            Extrait de l’introduction :

            « La grand nouveauté du dernier demi-siècle (…)c’est que l’immigration de travail a cédé la place à l’immigration familiale, et que celle-ci est de moins en moins européenne et de plus en plus mondialisée. Ce bouleversement s’opère sur fond de désindustrialisation et de montée en puissance de l’islamisme (…). L’enjeu est d’autant plus fondamental qu’après la crise migratoire de 2015 les flux ne se sont pas taris. La ruée de l’Afrique vers l’Europe pourrait bien être le défi du XXIème siècle (…). Ni angélisme, ni catastrophisme, c’est la ligne de crête empruntée judicieusement par Hubert Védrine : « Il faut commencer par nommer les choses et dépasser les affrontements binaires pseudo-moraux … ».

          4. @JACQUES NEIRYNCK

            “Si nous ne les aidons pas, elles n’ont d’autre ressource que de migrer comme requérant d’asile.”

            Je crains que votre affirmation soit en partie démentie par les faits.
            Voici un extrait du dossier mentionné dans mon précédent commentaire :

            “A l’évidence, les mieux armés financièrement et intellectuellement émigrent plus volontiers. Ainsi, quelque 75’116 médecins d’origine africaine travaillent-ils actuellement dans l’un des 36 pays “riches” de l’OCDE, ce qui représente 13,9% des médecins de toute l’Afrique. Ce taux d’émigration atteint même 36,5% dans les pays d’Afrique centrale, a calculé le secrétariat de l’OCDE. Des chiffres très supérieurs à l’expatriation de “l’Africain moyen”.

            Or ce qui vaut pour les personnes vaut aussi pour les États eux-mêmes : plus un pays décolle et atteint un certain niveau de développement économique et plus sa population sera tentée de bouger, car elle en aura la possibilité, comme l’explique Jean-Christophe Dumont, qui dirige la division des migrations internationales au sein de l’OCDE. «On peut classer les pays selon une courbe qui forme un U inversé. Les très pauvres avec un PIB par habitant de 1 000 dollars ou moins, comme l’Érythrée, ont un taux d’émigration très faible, de 3 %. Ce taux augmente, comme au Maroc, ou le PIB dépasse 3 500 dollars et 10 % des gens aimeraient émigrer. Mais à partir d’un certain seuil de richesse, 10000 dollars, les gens sont alors moins désireux de s’expatrier. Les pays de l’OCDE sont dans cette situation, avec une exception pour les catégories socio-économiques supérieures qui veulent acquérir une expérience internationale », analyse l’expert international.

            Cette loi selon laquelle, dès que les États sortent du sous-développement, leurs populations les plus aisées deviennent mobiles, fait l’unanimité des spécialistes. « Les pays dont les revenus par habitant sont de 8000 – 10000 dollars l’an ont un taux d’émigration trois fois plus élevé que ceux dont les gains moyens sont de 2000 dollars ou moins », précise une étude publiée en février 2018 par le think-tank américain “Center for Global Development (CGU)”. « L’émigration s’est accrue dans 67 des 71 pays qui ont accédé au statut de pays à revenu intermédiaire au cours des cinquante dernières années », notent Michael Clemens et Hannah Postel, les deux experts du CGD. Et ils répondent sans ambages à la question qui fâche: « Les aides au développement contribuent sans doute bien plus à favoriser l’émigration qu’à l’endiguer.”

        3. Aux dernières nouvelles, retranché dans sa cave de Bunker Hill et déçu par les piètres performances de ses supporters de QAnon au Capitole, mercredi dernier, Donald Trump aurait décidé de reprendre les choses en mains: il vient de fonder une nouvelle association clandestine, S.P.O.N.G.E. (Society for the Prevention of Negroes Getting Everything). Il cherche des adhérents. Vous ne voudriez pas vous y inscrire?

      2. Certains ne peuvent concevoir un patriotisme qui ne soit pas un nationalisme fanatique.
        En suisse nous avons un ensemble de partis patriotes, et un parti nationaliste.

        J’ai beaucoup la citation de Albert Schweitzer sur le nationalisme :
        “Qu’est-ce que le nationalisme ? C’est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l’idée fixe est à la conviction normale.”

        Il semble qu’avec le vaccin du Covid, on reçoive cette année une piqûre de rappel pour la peste brune.

        1. La démocratie a été inventée pour brider les élans dictatoriaux nocifs. Si la démocratie devient une dictature, où finance et médias la dévie de son objectif, elle perd sa raison d’être. Le nationalisme est un sentiment de supériorité qui veut s’imposer aux autres en dehors de son pays. Patriotisme = amour et protection de son pays. Beaucoup sont dominés, sans le savoir, par des démocrates d’apparences qui ne sont en réalité que des dictateurs en gant de velours de la pire espèce.

          1. Dans une démocratie, les institutions brident les tendances dictatoriales. Il est impossible d’être une “démocrate d’apparence”. Ou bien on agit dans le cadre des institutions ou non. Autre chose est le pouvoir occulte de l’administration et des lobbies, exercé par des gens de l’ombre.

    2. Comme Valérie de Graffenried, correspondante du Temps aux Etats-Unis, l’a rappelé hier dans l’émission Forum, avant d’envoyer ses partisans au Capitole tout en se désistant alors qu’il leur avait promis de les accompagner, Trump a menacé de décréter la loi martiale. Il voulait faire appel à l’armée, mais savait qu’elle ne le suivrait pas. Il n’y a pas moins eu tentative de coup d’Etat de sa part.

      Fait sans précédent dans l’histoire des Etats-Unis, un président en exercice trahit son serment. Malgré ses tentatives répétées de les déstabiliser, les institutions ont résisté. Il leur appartient maintenant de le juger.

  5. Vous parlez de l’épidémie fasciste. Auriez-vous des idées constructives pour en venir à bout? En Suisse et ailleurs.

    1. Le drame de Washington n’a reposé que sur des mensonges répétés jusqu’à ce que des gens par millions les croient. De même en Suisse on a menti lorsque l’on a prétendu que des minarets pouvaient menacer la sécurité du pays et on ment encore lorsque on doit voter sur la burka comme en mars. Prétendre qu’il n’y a pas de réchauffement climatique, répandre de faux bruits sur les vaccins, refuser de porter le masque, contrecarrer la politique du CF durant l’épidémie, autant de combats a mener contre le fascisme rampant.
      La meilleure défense consiste encore à bien faire le travail de gouvernance au point que les critiques exagérées paraissent telles. Or le CF s’est révélé inférieur à sa tâche, faute de compétence, de moyens mais aussi d’unité de vue, d’excès de fédéralisme. Il faut corriger ces défauts tant qu’il est temps.

      1. Encore une excellente analyse Monsieur Neirynck ! Merci pour ce blog.
        Dans une entreprise il est plus aisé de manager des équipes, d’analyser, d’émettre des critiques, de mesurer la performance et finalement de mettre en place des actions correctives énergiques après une erreur. Mais les limites de notre fédéralisme nous empêchent d’activer ce genre de mesures en interne dans les différentes strates de nos administrations. Le citoyen a besoin de votre avis pour connaître quelles seraient les pistes pour changer la ´routine ´ et l’incompétence qui gangrènent nos institutions ?

        1. Il faut commencer par étudier la situation et découvrir ce qui n’a pas fonctionné. L’étude commandée par le Conseil fédéral à la Chancellerie a déjà été publiée et discutée dans ce blog. Mais il faudrait une commission indépendante recrutée dans le milieu des affaires et de l’académie.
          Ce qui ne va en tous cas pas, c’est la faiblesse du pouvoir politique face à l’administration. Le rapport entre Berset et Koch était éclairant. Le Conseiller fédéral a fini par dire n’importe quoi en répétant le fonctionnaire.

      2. Les minarets relevaient (et relève) de la prévision. Rien à faire avec des allégations sur une élection passée. Vous confondez futur et passé.

        “Faux bruits sur le vaccins.” Comme celui leur innocuité à moyen et long terme démontrée ? Comme vous même l’avez reconnu en admettant que votre choix pro-vaccin est un pari.

  6. A commencer par la dictature des masques contre le covid19 qui s’est révélée complètement inefficace si j’en juge par la comparaison entre les deux vagues successives , la première ayant été “vaincue” sans les masques, mais plutôt par la météo, alors que la seconde apparue avec l’hiver et ne disparait pas avec les masques , sans compter que les experts accumulent les mesures qui n’améliore pas la situation qui n’est pas si catastrophique qu’on voudrait nous le faire croire avec des comparaisons absurdes …( statistiques suisses contre moyenne mondiale ) …
    Dans l’histoire des civilisations, la tendance reste à une hiérarchie peut-être même attachée à nos gènes et notre descendance issue des primates organisés selon une échelle sociale stricte .
    On a connu des descendances de pharaons, de rois et de princes accumulant des privilèges et menant invariablement à des catastrophes … et des révolutions … tout le monde cherchant à prendre la place du calife …
    On retrouve cette tendance dans les organisations économiques , les sociétés connaissent des patron et leurs cadres …, l’organisation militaire avec ses grades distinctifs mais qui ne prouve pas la compétence de ceux qui les portent , de même les partis politiques avec leurs présidents et leurs petits comités restreints décidant pour les autres , … , où malheureusement la compétence ne va pas de pair avec le statut social !
    La démocratie, s’appuyant sur la division des pouvoirs et une constitution solide, reste encore le moins mauvais des systèmes et ne tient qu’à nous de la respecter et non de s’en débarrasser pour le moindre prétexte futile comme quelques bulletins de vote qui s’égarent et donc en évitant les chants des sirènes populistes par une éducation de bon niveau permettant un sens critique aiguisé contre tout argument fallacieux …

    1. Trouver dans les statistiques que le taux d’infection en Suisse est cinq fois plus élevé que la moyenne mondiale serait-il tout à fait absurde?

      1. Oui, par exemple et sans être exhaustif, parce que la pyramide des âges mondiale n’est pas la pyramide des âges suisse.

    2. 1) Le semi-confinement de la première vague a été sans effet et seule la météo a joué un rôle. Tout dans la météo. Merci de la révélation.

      2) Vous devriez comparez avec et sans masque en hiver. Ou bien allez-vous prétendre que le port des masques aggrave la situation ? Allez-y, ne vous privez pas, on n’en n’est pas a une révélation plus

  7. Monsieur Neirynck craint le retour du fascisme. On comprend son sentiment, car à son âge il peut se souvenir de la guerre, qu’il a vécue en Belgique sous l’occupation allemande, et il a peut-être vu les séïdes de Léon Degrelle parader devant leur chef transformé en général de la Waffen SS. M. Neirynck a raconté dans ce blog, qu’à cette époque il écoutait Sottens sur son poste à galène et que c’était ça qui lui avait donné envie d’un jour devenir suisse. J’avais trouvé ce souvenir touchant.

    Ca peut aussi être un peu réconfortant, car pendant la guerre la Suisse n’avait pas basculé dans le fascisme, même s’il y avait aussi quelques fascistes, peu, emmenés par Géo Oltramare le Degrelle local.

    J’aurais envie de dire à M. Neirynck qu’évidemment beaucoup de gens vont se radicaliser politiquement une fois qu’ils auront tout perdu à cause de la politiques inepte suivie par nos autorités. C’est inévitable et au fond c’est normal. Si on voulait l’éviter il aurait fallu suivre une autre politique. Or, on a interdit de soigner les gens alors qu’il y avait pourtant un médicament. On a préféré confiner les gens et sacrifier l’économie inutilement, semble-t-il pour forcer les gens à aller se faire vacciner. Sinon pourquoi ? Les pays africains surpeuplés qui ont soigné leur population à la chloroquine n’ont eu que quelques centaines de morts par dizaines de millions d’habitants. Et nous? Cherchez l’erreur.

    Ce sera un peu facile de blâmer le fascisme quand il apparaitra. Dans l’histoire, toujours, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il vaudrait mieux blâmer les responsables actuels qui ont tout fait pour mettre l’économie à genoux, en prenant sciemment le risques des conséquences, qui étaient prévisibles.

    On ne parvient pas à penser que nous soyons gouvernés par de parfaits imbéciles. J’aurais plutôt tendance à penser que nos dirigeants comme Berset savent ce qu’ils font et poursuivent un objectif précis, consciemment.

    Quel est-il ?

    Ruiner l’économie et détruire la classe moyenne pour ensuite contraindre tout le monde à passer à un modèle social collectiviste avec ”revenu de base inconditionnel” et/ou ”revenu de transition écologique”, c’est à dire une nouvelle forme de communisme, à froid ?

    Favoriser les multinationalses, pharmaceutiques bien sûr, mais aussi Mac Donald, Starbucks, etc., qui remplaceront les cafetiers restaurateurs ruinés, Uber, qui donnera du travail précaire, Amazon et autres entreprises de commerce en ligne qui livreront les produits de consommation aux zombies confinés et maintenus dans le cycle de consommation grâce à l’helicopter money et au revenu minimum ?

    Ce sont les quelques explications les plus vraisemblables. Elles ont été avancées, pas par moi, mais par Klaus Schwab du forum de Davos, dans son livre La grande réinitialisation, The Great Reset, où il annonce entre autres la fusion de nos identités physiques, numériques et politiques. Bref le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley… réalisé.

    Est-ce que tous ceux qui ne voient pas d’un bon oeil ce projet que nos autorités, qui ne nous veulent pas que du bien visiblement, semblent avoir pour nous, sont tous des fascistes ?

    1. Oui, tous des fascistes. Du moins dans le schéma de pensée anesthésié du penseur mainstream ambiant. Nous vivons une époque où la gauche bien-pensante fait la courte échelle au capitalisme financier le plus éhonté…en entonnant le refrain du “fascisme” à l’égard de toute personne un peu lucide.
      Pathétique…et l’addition sera salée.

  8. Les extrémismes n’ont pas attendu la pandémie pour se manifester et leur émergence est facile à justifier. Les élus n’ont jamais été des modèles d’honnêteté, ce n’est pas un scoop, mais il faut reconnaître que ces dernières décennies ont mis en évidence, non seulement une incompétence sans précédent, mais aussi un manque total de moralité. Avec des voyous comme les Balkany et autres Fillon qui restent en liberté, la France en est un exemple emblématique.

    Totalement dégoûté par ses dirigeants et ne sachant plus en qui avoir confiance, il est compréhensible que le peuple soit tenté de se tourner vers des leaders qu’il espère meilleurs alors que, bien souvent, ils sont encore dix fois pires.

    Aux USA, l’extrême droite n’a attendu ni la Covid ni Donald Trump pour se manifester. Mac Carthy et Reagan ne sont que deux exemples parmi bien d’autres. Une instruction distribuée de manière inégale en fonction de la position sociale ne saurait engendrer autre chose. C’est rarement dans l’extrême droite que se recrutent les prix Nobel. Aussi longtemps que le fascisme ne sera représenté que par des bouffons comme Trump ou la famille Le Pen, le danger restera modéré mais le jour où un Goebels prendra la parole et déchaînera les foules, alors, nous pourrons craindre le pire. Et, à mon avis, ce pire n’est pas loin.

    Les manifestations qui ont suivi l’assassinat par la police de George Floyd à Minneapolis étaient justifiées mais je ne suis pas le seul à les avoir trouvées anormalement intenses. Noirs ou blancs, les manifestants n’auraient pas eu la même détermination si on ne les avait pas “asticotés” et ces manifestations servaient trop bien le locataire de la Maison Blanche. En fait, ça rappelait assez bien l’incendie du Reichstag.

    Le coup d’état avorté du Capitole met en évidence deux dangers extrêmes. D’une part la relative passivité, voire l’encouragement de la police face aux putschistes d’extrême droite contrastait fort avec le comportement de cette même police face aux manifestants noirs de Minneapolis et de Portland. Si les cris de CRS-SS de 1968 étaient exagérés, injustes et même insultants, en ce début de XXIe siècle, il faut bien reconnaître un fort glissement de la police vers l’extrême droite.

    L’autre péril mis en évidence par le coup d’état du Capitole est la puissance de ces réseaux prétendus sociaux. D’une part, la bannissement de Trump par Tweeter, même s’il paraît légitime, démontre néanmoins un abus de pouvoir de la part d’une entreprise privée qui n’est pas censée se substituer à la Justice. D’autre part, cette Justice s’est largement servie des données engrangées par Face Book pour identifier les auteurs du putsh. Ici aussi, même si ça paraît justifiable, ça montre surtout le danger que ces réseaux représentent en cas de passage à un pouvoir dictatorial. Face Book, c’est le KGB et la Gestapo en même temps. En pire !

    Plus haut, je parlais de l’incendie du Reichstag mais je crains fort que 1933 soit déjà derrière nous et que nous soyons déjà à la vingt-cinquième heure.

  9. Allons bon, voilà Longeole qui nous fait à nouveau passer par le train fantôme pour nous faire peur. Mais c’est lui qui a peur, peur pour ses avantages acquis qu’il imagine, à tort ou à raison, menacés par la quatrième révolution technologique en cours. Celle qui verra la composition de la classe moyenne partiellement modifiée. C’est toujours comme cela lors que survienne des progrès technologiques. La crise coronavirus, comme toute crise, accélère le changement, et Longeole a très peur pour sa cassette. Cette révolution, contrairement aux autres, prend soin des pauvres en leur garantissant plus qu’un minimum. Cette révolution est bien plus humaniste que les précédentes. Mais Longeole a peur pour ses acquis. Pour son établissement public. Pourtant le printemps reviendra, les bon troquets bien gérés s’épanouiront à nouveau et sans peine. Et Longeole, je le lui souhaite sincèrement, renaîtra encore plus resplendissant. N’ayaz pas peur Longeole.

  10. Langue de bois, bien-pensance, soutien désespéré du système. Le ficelle est usée, dira-t-on. Ca passe sans doute chez certains; pas sûr que la majorité continue de mordre à l’hameçon des phrases bien tournées ad vitam aeternam.

  11. Le fascisme n’est rien d’autre de le terrorisme politique inventé pour répondre à la montée des mouvements ouvriers dans l’Italie de l’entre-deux guerres. Mussolini a fini par prendre le pouvoir sans n’avoir jamais gagné une élection. Cela n’a fonctionné qu’avec la complaisance des autorités et de l’administration en place. Ensuite ce succès a commencé à s’exporter… y compris en Suisse.
    Oui, c’est évident, aucun manifestant ne serait parvenu à entrer dans le Capitole pour perturber le processus démocratique sans complaisance. Il ne s’agit donc pas uniquement de Trump et de quelques allumés, mais d’intérêts économiques opposés. Avec ou sans Trump, cet état de fait reste. En gros, vous avez d’un côté la finance qui vit de la monnaie qu’elle produit et de l’autre l’industrie qui vit des biens qu’elle produit et parvient à vendre (pétrole, charbon, armes, acier, etc…). On a bien compris que l’industrie américaine est aux abois et que la finance ne bénéficie pas de la sympathie des petites gens qui croient plus dans l’industrie pour assurer leur avenir que dans la finance.

    1. “Mussolini a fini par prendre le pouvoir sans n’avoir jamais gagné une élection.”

      Mussolini n’a pas pris le pouvoir, il y est appelé le 29 octobre 1922 par le roi Victor-Emmanuel II qui le charge de former un nouveau gouvernement de coalition au lendemain de la démission du président du conseil des ministres, Luigi Facta. La révolution fasciste est alors à son apogée avec la marche sur Rome, à laquelle Mussolini ne prend pas part, car il craint que le gouvernement ne lui oppose l’armée.

      Quant aux succès des fascistes exportés en Suisse, Mussolini n’a pas attendu l’avènement du squadrisme pour y faire parler de lui. De juin 1902 à novembre 1904, il s’exile en Suisse, semble-t-il pour éviter le service militaire dans son pays, se déplace de ville en ville et occupe des emplois occasionnels (maçon, manœuvre, etc.). Vivant misérablement, il est arrêté pour vagabondage par la police dans la matinée du 24 juillet 1902 sous les arches du Grand-Pont à Lausanne, où il avait passé la nuit. Dans ses poches sont trouvés son passeport et quinze centimes.

      Il s’inscrit pendant un semestre, sans le terminer, à la faculté des sciences politiques de l’Université de Lausanne, qui ne lui décernera pas moins un doctorat honoris causa en 1937.

      Moralité: pour nourrir des ambitions académiques, à l’UNIL, mieux vaut faire valoir un profil de vagabond et dormir sous les ponts, fauché comme une trombe, que de faire preuve de qualités intellectuelles.

  12. Dans votre titre vous parlez d’épidémie fasciste, mais alors que pouvons nous penser des réflexions de la ville de Lausanne qui veut bannir les voitures de la ville ?
    N’est pas un comportement fasciste et totalitaire d’un exécutif qui se croit tout permis? ou qui a perdu les plus élémentaires notions de démocratie ?

    1. Les voitures sont depuis longtemps bannies de certains piétonniers sans que personne ne crie au fascisme. Il faut tout simplement réduire le bruit et la pollution en augmentant le plaisir de la promenade urbaine.
      Cette municipalité a été régulièrement élue par la population. Elle peut être désavouée par la prochaine élection. Ce n’est pas un pouvoir fasciste. Il prend des décisions conformes au souhait de la majorité. La minorité doit alors s’incliner.

      1. Vous avez raison ce n’est peut être pas du fascisme, mais plutôt de l’extrémisme idéaliste.
        Et dans cette minorité qui devra s’incliner il y a un grand nombre de commerçants et d’entrepreneurs qui vont devoir subir ce genre de décisions. Ils iront surement voir ailleurs pour implanter leurs sociétés, même si l’herbe ne sera pas aussi verte qu’à Lausanne…

  13. Cher Monsieur Neirynck,

    Comme vous avez été un homme politique suisse, donc habitué à la contradiction qui fait partie de la démocratie, je me permets d’être franc avec vous et vous présenter ma version de la situation actuelle.

    Il y a bel et bien un complot de l’Etat profond. L’Etat profond, ce sont Klaus Schwab, Gates, Soros, les banques centrales, etc. qui tiennent la plupart des institutions internationales à 3 lettres (ONU, OMC, OMS, FMI, CIA, FBI, etc.). Ils se réunissent dans les assemblées plus ou moins secrètes comme Bilderberg, CFR ou Berggruen depuis des décennies.

    Le but de l’Etat profond est le Nouvel Ordre Mondial avec un gouvernement mondial. Ce projet biblique est l’obsession de la maçonnerie, mais déjà avant, des templiers et des Rose-croix. On se trouve à la dernière phase qui nécessite le basculement de l’Occident chrétien ou ex-chrétien dans le communisme. La Chine et la Russie ont déjà été basculées. C’est pourquoi on nous vante la Chine comme une entité qui représente notre avenir. Cependant si la Chine est ce qu’elle est économiquement, c’est grâce à l’Occident qui s’est en quelque sorte sacrifiée pour elle en délocalisant les entreprises et par les déséquilibres des balances commerciales. Les horreurs du système socio-politique chinois nous sont occultés tout comme ceux du bolchévisme en Russie soviétique dès 1917. Une fois que l’Occident aura basculé dans le communisme grâce au Covid et au reset, l’essentiel de l’humanité pourra être réuni dans l’Etat mondial dirigé par les membres de l’actuel Etat profond.

    La société que nous réserve le projet mondialiste, c’est une société holiste de type “fourmilière” dans un système totalitaire où la surveillance de masse et les contrôles sont permanents. Celui qui critique le système ou le gouvernement est éliminé. Chaque sujet est indifférencié et remplaçable. Il va de soi que ceux qui dirigeront auront une vie toute différente, réunissant avoirs et pouvoirs : le “Paradis” annoncé.

    Je n’ai pas été exhaustif dans ma description des intentions des élites mondialistes. Le délitement de la nation française est révélatrice des méthodes utilisées : les mondialistes détruisent l’économie, l’enseignement, la santé, les liens sociaux, la morale et la pensée rationnelle. Comment peut-on cautionner un tel concept ? Nos gouvernements deviennent pro-chinois. Le Canada invite l’armée chinoise sur son sol. L’Europe pactise et invite le PCC à sa table. Cela prouve que nos gouvernants sont soumis à l’Etat profond. Toute personne normalement constituée devrait s’inquiéter, s’indigner et désapprouver une telle évolution pilotée par des stratèges dont les références religieuses et philosophiques flirtent avec le satanisme.

    Seul, Trump semble tenir tête à ces gens et leur funeste projet pour l’humanité.

    1. Nous voici revenu aux temps où le nazisme se présentait comme le seul rempart contre le communisme, où il n’y avait de choix qu’entre la peste et le cholera. L’UE ne succombe ni à l’un ni à la’tre des penchants, pas plus que la Suisse.

      1. Que vient faire le “nazisme” dans ce débat? Le seul rempart est la lucidité, plus ou moins élégante selon qui l’applique (moins chez D. Trump, plus chez d’autres, mais cela reste un détail.)

    2. Merci.
      Tout ceci est évident aux yeux de celui qui voit, entend, et pense.

      Ce qui me semble difficile de comprendre, c’est la motivation de ceux qui prêtent épaule à cette construction actuellement en cours, sans être pour autant cooptés, ni forcément bénéficiaires. Comme p.ex. M. Neyrinck.

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