La sobriété heureuse

 

 

Les épreuves ont un sens. Elles visent notre  véritable croissance, notre édification, notre élévation. Elles ne peuvent nous laisser indifférents, insensibles, satisfaits de la vie que nous menons. Nous sommes en train de recevoir une leçon, rude mais utile, de la part de la Nature, de cette sagesse immanente de la planète que nous habitons.

La seconde vague de la pandémie, tant redoutée, est devenue une réalité dans plusieurs pays d’Europe. Paris, Ville lumière, éteindra ses lampions à 21 heures. Nous réalisons maintenant qu’il faudra vivre avec le virus pendant au moins une année et que la crise sanitaire aggravera la crise économique. Le PIB ne va plus croître, il va stagner à un niveau bas. Consommant moins, nous produirons moins et l’emploi s’en ressentira. Le pouvoir d’achat des plus défavorisés ne se maintiendra que par l’appui des pouvoirs publics, qui accumulent une dette considérable. Un virus minuscule a ébranlé l’idéologie sur laquelle était construite l’économie mondiale et, au-delà, la société tout entière : l’abondance, le gaspillage, la prodigalité. La Nature nous rappelle que l’homme ne lui commande qu’en lui obéissant. Contraints et forcés, notre production de CO2 a diminué. Nous n’en sommes pas morts. Nous pouvons, nous devons nous y adapter.

Car, la pandémie n’est qu’une répétition générale – et en ce sens une pédagogie- de ce qui nous attend vraiment, la transition climatique, autre rappel à l’ordre de la Nature. Elle ne s’arrêtera pas comme une épidémie, mais elle s’aggravera, jour après jour. Pour lutter contre celle-ci, pour la prévenir, pour l’atténuer, il faut renoncer le plus vite possible à l’usage des combustibles fossiles et arriver à la décarbonation totale. Par un double mouvement : réduire la consommation par exemple à 2000W par habitant, l’approvisionner par des énergies renouvelables. Tel est l’objectif affiché par le Conseil fédéral suisse pour le -beaucoup trop- long terme, soit l’année 2 100.

Le total de la puissance consommée dans notre pays divisée par le nombre d’habitants est actuellement de 4 800 Watts. Celle-ci ne tient pas compte de l’énergie grise consommée en Suisse, c’est-à-dire l’énergie nécessaire à l’étranger pour produire les biens importés. Si on en tient compte, on aboutit à une Suisse à 8 300 Watts. En prenant au sérieux l’objectif de 2000 Watts, cela reviendrait à diviser par quatre la consommation actuelle. Ce n’est pas banal.

Toujours dans l’objectif affiché par le Conseil fédéral, les trois quarts de la puissance de 2000 Watts proviendraient du renouvelable, hydraulique, éolien, solaire, géothermique, biomasse et le reste d’énergies fossiles, ce qui entraînerait encore l’émission d’une tonne de CO2 par an et par habitant au lieu des 4.7 tonnes rejetées actuellement.

D’une part, la législation va introduire des mesures contraignantes (interdiction de chauffages électriques ou à mazout, promotion des voitures électriques, etc.). D’autre part, chaque consommateur peut anticiper ces décisions et puis les soutenir lorsque le législatif en débattra. Voici un demi-siècle, le pouvoir d’achat et la consommation d’énergie n’étaient que le tiers de ce qu’ils sont actuellement en Europe. Il est donc possible d’atteindre ce but. Mais ce ne sera pas facile si cela s’opère contre la volonté du peuple.

Le consommateur intervient chaque fois qu’il ouvre un interrupteur, démarre une voiture, règle le thermostat de son habitation, remplit le panier du ménage. La sauvegarde de la planète dépend d’une foule de décisions minimes, prises par tous. Il s’agît d’une véritable ascèse. Il faut renoncer à la satisfaction de paraître plus prospère que son voisin en acquérant une voiture trop puissante ou le dernier gadget électronique, en passant ses vacances aux Maldives, en suivant la mode vestimentaire, en achetant pour la seule satisfaction d’acheter, en consommant pour consommer, en gaspillant pour se prouver qu’on en a les moyens, en s’imaginant que la qualité du gaspillage est de créer des emplois.

Cela ne se résume donc pas à réduire les émissions de CO2, mais à inventer une nouvelle société, une nouvelle économie, un nouveau système technique, une nouvelle culture. Quelles seront ses composantes ? Pour surmonter la barrière représentée par l’univers de la publicité, propagande implicite pour une économie mortifère, sur quels agents peut-on compter ?

Le plus important serait sans doute la communauté scientifique qui ne cesse d’émettre des mises en garde, plus ou moins relayées par les médias. Cependant la Science est perçue comme mensongère par une fraction de l’opinion publique. L’ignorance est prônée : la compétence pointue sur un sujet précis entrainerait l’incompétence sur tout le reste.  Selon l’image que s’en fait le peuple, un savant est un grand distrait. Il devrait s’abstenir d’intervenir dans un débat politique.

Dans l’Histoire les révolutions sociétales ont souvent profité de deux autres agents, du reste étroitement liés, la culture et la religion, qui s’adressent à l’affectivité plutôt qu’à la raison. Mais une vaste sous-culture alimente le marché mondial à base de séries télévisées débiles, de jeux électroniques infantiles, de musiques médiocres, de modes grossières, de nourritures frelatées, pour ne pas parler de l’anti-culture de la pornographie, des jeux de hasard, du trafic de drogue et du tourisme de masse.

Cette débauche draine des capitaux importants, qui manquent pour la création artistique authentique. On souhaite une culture mondialisée, qui s’incarnerait dans des œuvres de grande valeur. Mais les gouvernements nationaux sont impuissants face à Internet, vaste marché culturel sur lequel se développe certes un échange authentique, mais aussi une contre-culture basée sur l’exploitation de la crédulité, de la violence et du mercantilisme.

Il en résulte que notre survie mentale, qui se nourrit de culture, dépend dans une large mesure du passé. Les musées de peintures des siècles antérieurs sont saturés de visiteurs. Le répertoire des concerts symphoniques s’arrête en 1950 parce que les compositeurs contemporains font fuir le public. On n’a jamais imprimé autant de livres, mais les chefs d’œuvre sont rares. Depuis un siècle, nous n’avons rien produit qui se compare à la chapelle Sixtine, à la Passion selon Saint-Mathieu ou à la cathédrale de Chartres. La culture authentique est devenue une ressource en voie de tarissement, tout aussi non renouvelable que le pétrole.

Il faut donc inventer une nouvelle culture dont on aperçoit les prémices : elle favorisera la sobriété heureuse qui est le contraire de la pénurie infligée. Il faut se persuader que le but de l’existence est de se sentir parfaitement bien, en évitant de s’imposer des objectifs de consommation démesurés. Il faut sortir de la contre-culture représentée par la publicité, par la mode, par les revues sur papier glacé, par la glorification des « peoples », par des séries télévisées. Apprendre à se satisfaire de peu, puisqu’un jour on ne pourra plus produire que ce peu et le distribuer à tous, s’il est honnêtement partagé.

 

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

31 réponses à “La sobriété heureuse

  1. Alors là, vous vous êtes surpassé. En précision, en synthèse, en prévision. L’application sera évidemment difficile, car les conséquences économiques et sociales ne seront pas négligeables, pour tout le monde, profiteurs inclus. L’ascèse ne sera pas atteinte, mais des adaptations progressives seront nécessaires. L’air, au sens large, redeviendra respirable.

  2. Pendant que Michel-Ange (et ses apprentis) peignaient la chapelle sixtine, combien de petits comédiens vivotaient de Comedia dell’arte dans les rues de Rome?
    La culture est, aujourd’hui, produite, diffusée et consommée en masse, dans un sciècle ou deux ne restera-t-il pas seulement ce que quelques amateurs fortunés auront jugé digne d’être conservé?
    Cependant, je ne suis pas certain que cela soit un sujet de préoccupation majeur si le monde atteint vraiment la neutralité carbone dans les prochaines décennies.

  3. Oui, il faut compenser la pénurie par la nourriture culturelle, spirituelle et les contacts humains. Cela commence par la conception de villes plus humaines, ce qui inclue aussi de retrouver l’ âme des villes, des régions, qui ont été perdus, détruite par des changements trop rapides. Pour les villes, ce n’est pas que planter des arbres, c’est créer des “villages” dans des villes. L’humain doit se sentir bien pour créer une “énergie” positive autour de lui.

    En résumé, il faut rendre la société plus chaleureuse pour lutter contre des frustrations prévisibles, alors qu’en parallèle, on diminue notre consommation superflu. La qualité de vie en sacrifiant la consommation, doit guider la politique et le développement du pays.
    Et pour les politiques, il faut chercher à faire adhérer la population, plutôt que d’agir en force par idéologie.

    Je ne suis pas naïf, c’est un long chemin. Certains y parviendront sans efforts, alors que pour d’autres, matérialistes, ce sera un pensum.
    Je ne parle pas de décroissance, mais d’une consommation efficace, “pertinente”.

  4. « une vaste sous-culture alimente le marché mondial »

    Pourquoi seulement une sous-culture ?

    Le Temps annonce la sortie d’une nouvelle version de leur App pour janvier 2021.

    Utilisateur de vieux iPad et de vieux iPhones, je suis persuadé que cette nouvelle mouture sera incompatible avec les générations d’appareils plus anciennes que quatre ou cinq ans … alors même que la ligne rédactionnelle de ce journal ouvertement progressiste et dont la charte encourage ses lecteurs et partisans à s’engager dans la transition climatique.
    Extraits :

    «Si des décisions fortes ne sont pas prises rapidement, les bases même de notre société sont menacées. Nous devons impérativement réduire notre impact environnemental, en Suisse comme au-delà de nos frontières, et mettre en œuvre une transition rapide vers un modèle durable de société. La transition écologique est un défi global qui engage le long terme. Notre responsabilité morale ne s’arrête donc ni aux frontières suisses ni aux préoccupations de la génération actuelle.
    Pour faire face à ce défi, l’ensemble de la société doit prendre ses responsabilités. »
    Dans ce cas précis, qui doit prendre ses responsabilités ? Les constructeurs en ne rendant pas leurs appareils obsolètes ? Les développeurs d’App et leurs mandataires en diminuant les fonctionnalités pour les rendre compatibles avec d’anciens systèmes ? L’utilisateur, en renonçant à utiliser les dernières versions proposées par les constructeurs et les développeurs (au risque que le contenu ne soit tout simplement plus accessible) ?
    Qui va bouger la première pièce pour démarrer le jeu ?

    1. Quand on a les assises financières de KKR et du tandem Ringier-Axel Springer, on peut se permettre de faire la morale aux plus démunis. Et ceci avec un sérieux qui ferait hoqueter de rire le quartet encimenté du Mur de la Réformation.

      Prêcher l’austérité, la continence et la sobriété, heureuse ou pas, en période d’abondance ne coûte pas cher, est excellent pour améliorer son image de marque (façon “La Suisse lave plus blanc”) et se refaire une virginité à bon compte. Pourtant, si l’on suit à la lettre la transition climatique, version “Le Temps”, à un affamé auquel on tendrait d’une main une assiette garnie avec un steak-frites et de l’autre “La critique de la Raison Pure” ou “L’Ethique à Nicomaque” d’Aristote, il faudrait recommander de choisir la seconde, ceci non seulement au nom de la morale mais aussi de la “sobriété heureuse”.

  5. Au risque de choquer, je ne partage pas du tout le point de vue totalement lénifiant exprimé dans cet article.

    Je subis personnellement un préjudice très grave, en tant qu’indépendant, et pratiquement cela peut me mettre sur la paille car je n’ai pas droit à de l’aide sociale, ni au chômage et je n’ai plus ma caisse de pension, etc., comme beaucoup d’indépendants.

    Je suis donc récolté par la politique insensée qui est menée par DES AUTORITES POUR LESQUELLES JE N’AI PLUS AUCUN RESPECT ET DONT JE PENSE QU’ELLES DOIVENT DÉGAGER AU PLUS VITE ET ETRE REMPLACÉES PAR DES GENS SERIEUX QUI CESSERONT LE MASSACRE ET QUI S’OCCUPERONT DES VRAIS PROBLÈMES.

    Je sais, quand on a 88 ans et qu’on est à la retraite, on ne perçoit pas les réalités vécues par ceux dans la cinquantaine qui risquent de sombrer dans l’indigence. C’est normal et je m’en veux pas personnellement à M. Neirynck. Là où je lui en veux, en revanche, c’est qu’il tente de replâtrer la confiance dans DES DIRIGEANTS QUI ONT DÉMÉRITÉ ET QUI DOIVENT PARTIR.

    Il est absolument clair que ce qu’on nous impose, même des mesures comme le traçage, le port du masque, la fermeture des bars etc., est absolument injustifié alors que le virus ne tue plus. Et tout le monde le sait.

    Il y a une augmentation des cas positifs. OK. Combien de morts ?

    Il n’y a plus de morts. La létalité actuellement ne dépasse pas celle d’une grippe saisonnière comme chaque année depuis des siècles. Dans ces conditions ces autorités sont devenues illégitimes Car on n’a pas le droit de plonger des centaines de milliers de familles dans la précarité à cause d’une grippe, et quand je dis précarité, dans beaucoup de cas ce sera dans la pauvreté.

    Il faut au contraire laisser le virus circuler, laisser les gens l’attraper, comme pour la grippe, et guérir, comme pour la grippe. Ainsi petit à petit il y aura aussi une immunité grégaire.

    Tout le reste, ce n’est que l’entretien de la peur et ne peut s’expliquer qu par un plan mondial qui n’est pas du tout un complot. C’est un projet qui se déroule devant nos yeux tout à fait ouvertement et qui est présené de manière officielle par certains représentants du vrai pouvoir comme le prof. Klaus Schwab, président du forum de Davos dans un live qu’il vient de publier et qui s’appelle “La grande remise à zéro” (The treat reset).

    Donc messieurs dames les habituels anti complotistes, ne criez pas au complotisme.

    Il n’y a pas de complot. Les coupables plaident coupables. Ils avouent leur forfait. Ils nous disent qu’ils sont en train de prendre prétexte d’une épidémie, montée en neige par une propagande inouïe, mondialement, en créant et en entretenant la panique, alors qu’on ne meurt plus de ce virus. Et les coupables nous avouent benoîtement leurs intentions. Ils entendent profiter de ça pour opérer un virage autoritaire mondial vers une gouvernance par des méthodes qui ont ete prophétisées avec une exactitude stupéfiante par quelqu’un qui était initié et connaissait le plan à long terme: Aldous Huxley dans son roman “Le meilleur des mondes” (Brave New world).

    Voila la vérité. Il est effrayant de constater le nombre important de moutons de Panurge qui ne sont pas conscients de la vérité et qui se soumettent en portant le masque comme du bétail qu’on mène à l’abattoir.

    Cette passivité est possible car on est en Suisse, un pays dans lequel il existe encore une épargne et des réserves de prospérité (mais attention elles fondent vote comme neige au soleil) qui permettent d’amortir un peu le choc.

    Voilà la vérité. Cet état de fait suffit à prononcer un verdict de culpabilité très grave de nos dirigeants. Ils sont coupables de plonger volontairement, délibérément, et inutilement, le peuple dans la précarité. Et elles font celà pour se soumettre à un agenda mondialiste qui leur est imposé d’en haut OMS, ONU, etc.

    Et je ne parle même pas du rôle évident du lobby Pharma. C’est tellement évident que ça ne vaut pas la peine d’en parler. Çe serait faire insulte au bon sens des gens. Et c’est aussi la raison du dénigrement du prof. Raoult qui a pourtant démontre qu’il existe un traitement efficace. L’histoire lui donnera raison. Mais même sans cet élément là (le poids écrasant du lobbyPharma dans l’interdiction de prescrire un médicament qui a des bons effets) la scélératesse du projet qui est mis en oeuvre sans aucune conscience est telle, que celà suffit déjà au jugement de culpabilité.

    M. Neirynck va encore dire que ce sont des accusations très graves. Oui, ce sont des accusations très graves. Et c’est ma conviction. Et je ne suis pas le seul.

    Il ne nous reste qu’une issue: le soulèvement populaire massif contre la tyrannie.

    En Suisse ça ne risque pas d’arriver, les moutons sont trop soumis. Mais heureusement l’Allemagne, la France, ont déjà commencer à remuer. Pour le moment la prise de conscience est encore insuffisante. Mais j’ai entendu sur France Info ce matin qu’un million de Français sont tombés au dessous du seul de pauvreté au cours du dernier mois par l’effet de la politique CRIMINELLE qui est menée.

    C’est moi qui parle ici de politique criminelle pour désigner le couvrefeu décrète par Macron. France Info n’a pas dit ça. Ils ont simplement dit qu’un million de personnes sont tombées au dessous du seuil de pauvreté en France le mois dernier.

    Donc, quand un million de personnes tombent dans la pauvreté en un mois, Marcon aura beau faire tirer dans la foule à balle réelles comme il l’a déjà fait contre les gilets jaunes, rien ne pourra empêcher le soulèvement populaire. La seule question ce n’est pas si çe soulèvement aura lieu ou pas, mais uniquement quand il aura lieu. Et je pense que ce sera bientôt.

    Alors, le pouvoir devra reculer et arrêter le massacre.

    Il n’y a que ça qui puisse encore nous sauver.

    1. Je n’ai aucune complaisance à l’égard du Conseil fédéral qui a géré cette crise dans la plus grande improvisation, confusion et contradiction. Mon blog s’est exprimé ouvertement sur cet aspect de la question. J’ai souligné que la politique choisie revient à sacrifier la classe moyenne. Nous concordons sur cette part de votre analyse.
      En revanche je ne crois vraiment pas que le Conseil fédéral soit aux ordres de quelque instance mondiale que ce soit. Ils réagissent mal parce qu’ils ne savent que faire dans cette occurrence. Il témoignent d’ignorance, de discordance, d’imprévoyance. Les gouvernements de pays démocratiques sont très attentifs à l’opinion publique puisqu’ils doivent se faire réélire tous les quatre ans. Ils ne parviennent ni à interrompre l’épidémie comme le font des pays asiatiques, ni à compenser les effets négatifs pour toutes les classes de la société. Ils sont maladroits et incompétents. Mais nous les avons élus, ils n’ont pas pris le pouvoir par la force. Nous devons donc les subir jusqu’aux prochaines élections. Si une insurrection populaire portait au pouvoir des meneurs non élus sur base de leurs promesses inconsidérées, la situation empirerait.

      1. S’ils sont simplement bêtes, alors c’est presque encore plus grave. Moi je pense qu’ils sont à la fois n’êtes, incompétents et soumis à des lobbies oligarchiques mondialistes, lobbies qui ne se cachent pas du tout et donnent leurs ordres en toute transparence, notamment lors d’événements comme le forum de a d’avis, qui est une vitrine de ces pouvoirs oligarchiques.

        Vous avez raison, une simple insurrection populaire ne suffira pas. Mais on ressent tous le désir d’un grand coup de balai. Il faudrait constituer une force organisée avec une doctrine solide basée sur l’auto-détermination du pays, le refus des solutions mondialistes style OMS, vaccination obligatoire, le refus de la société cauchemardesque de controle total qu’on veut nous imposer sous prétexte de Covid, le refus des conceptions mondialistes du style accord de Paris sur le climat, le retour aux vertus ancestrales de la Suisse, etc. La réaction UDC n’est pas suffisante, même si elle est nécessaire faute de mieux. Puis il faudrait qu’une nouvelle élite formée dans ces bons principes chasse les mauvais gouvernants actuels et prennent leur place.

    2. Merci pour ce commentaire lucide sur la situation.
      Je recommande de s’intéresser aux analyses du professeur Jean-François Toussaint sur cette pandémie.
      En revanche un point de désaccord avec la réponse apportée par Mr Neirynck : il existe une classe sociale qui n’a pas souffert de cette période troublée et récessive, en témoigne le cours des actions, ce sont les ultras-riches, est-ce un hasard ?

      1. L’honorable professeur Toussaint, il y a une semaine tirait son argumentation du fait qu’il n’avait été rapporté, en date du 6 octobre 2020, que 32 décès dus au coronavirus :
        https://youtu.be/waj8wm1odlQ?t=551
        Blachier a sans nul doute eu tort d’exposer ouvertement la nullité du professeur Toussaint, cela
        est discourtois.

        Quoique dix jours plus tard, selon la même source, il est rapporté en date du 16 octobre, 122 décès dus au coronavirus.
        https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/coronavirus-chiffres-cles-et-evolution-de-la-covid-19-en-france-et-dans-le-monde
        Toussaint aurait mieux fait de la fermer. Il est rassurant ce gentil professeur de physiologie sportive et il a recommandé de ne pas être obèse et de ne pas être sédentaire pour mieux résister au coronavirus. Il a raison. Qu’il prodigue ses bons conseils en ce domaine.

        La croissance est aussi de plus en plus rapide en Suisse.
        – Augmentation de 1 à 5 morts par jour en 10 jours. L’augmentation des morts suivra. Ceux qui sont dans le couloir de la mort mettent environ 23 jours pour décéder.
        – De 200 à 500 lits occupés en 10 jours.
        – De 20 à 57 en soins intensifs en 10 jours.
        Et à Genève c’est pire.

        Je ne sais pas quel est votre commerce. Mais une contagion se traduisant par une telle occupation de lits, des extensions de secteurs hospitaliers, des soins intensifs en passe d’être débordés, des reports d’intervention dites non urgentes, conduit la population à naturellement se méfier, jeune y compris, et les commerces à se vider. Ce n’est pas en laissant proliférer que vous sauvez le commerce. Je vous le répète depuis fort longtemps.

        Je réclame une forte restriction des rencontre entre foyers différents et pour ce faire un couvre-feu. Tout de suite.

        1. Le professeur Toussaint ne sous-estime pas le COVID-19, écoutez-le jusqu’au bout. A part faire du sport…..il précise qu’il faut protéger les gens âgés, les malades (diabétiques, hypertendus, etc…).
          Cas de décès COVID-19 ==> si âge > 65 alors vous représentez >90% des décès ! Doit-on enfermer tout le monde ?
          Maintenant j’invite à comparer l’expérience et les références du Dr Martin Blachier et celles du Professeur J-F Toussaint, et chacun se fera son idée sur le sérieux des deux !
          Si on ne filtre pas aux frontières, les masques et le confinement n’arrêteront pas la pandémie.

          1. Je ne défend pas Blachier mais relève que Toussaint n’est pas capable de prévoir 10 jours à l’avance. Ce que l’épidémiologie propédeutique permet. Toussaint est aussi celui qui expose calmement, clairement et doctement qu’avec les 12’000 lits de réa comme ANNONCE par le ministre, il n’y aura (et non il n’y aurait) pas de problème. Mais il n’y en a que cinq ou six milles et le personnel des hôpitaux déserte. (Et Macron va nous piquer le nôtre ou nous envoyer des patients français.) D’ailleurs, Blachier estime que le couvre-feu en France est inutile et, effectivement, Toussaint, qui est professeur de physiologie sportive, pourrait contribuer à la diminution des malades graves en contribuant activement à lutter contre la sédentarité. Ce n’est pas une moquerie, la sédentarité par obésité et/ou déconditionnement cardiaque tue en cas de stress physiologique.

            Filtrer aux frontières. Cela ne sert à rien. Il faut tenir compte de la probabilité de la contamination du voyageur entrant en Suisse. D’où vient-on à Genève avec une probabilité plus élevée d’être porteur qu’un Genevois ? Et qui plus est, puisque c’est une question épidémiologique, en un nombre non négligeable.

            Je n’ai nullement préconisé un confinement. Mais le respect strict des mesures sanitaires, sanctions contre les commerces, grands ou récidivistes, à l’appui. Couvre-feu à l’appui des restrictions de réunions inter-foyers pendant quelques semaines. Diminution des hospitalisations des malades (et non de cas positif à ce que je sache). Fin du couvre-feu et respect strict des mesures sanitaires.

            Pour vous paraphraser, statistique de “sortie” à l’appui :
            Cas de décès tous sexes et toutes cause confondues ==> si âge > 65 alors vous représentez >90% des décès ! Voulez-vous enfermer les plus de 65 ans ?

            Pour conclure, la première ministre Hadern a été réélue avec une majorité absolue, la première fois depuis 1996. Le peuple neozélandais a donc largement ratifié les mesures que vous qualifiez de liberticides.

          2. Votre message est plus claire désormais…et sans vous paraphraser vous n’êtes pas dépourvu d’humour, ce que j’apprécie.

  6. Blaise Pascal disait: “Je vous écris une longue lettre parce que je n’ai pas le temps d’en écrire une courte”. M. Neirynck, vos blogs sont toujours fort intéressants mais prenez le temps d’être concis ! Nous y gagnerions tous et toutes. Une ultime remarque: les moteurs électriques que vous préconisez ne sont pas la solution, comme vous le savez, car i) l’électricité n’est pas toujours une énergie propre et ii) les batteries ne sont pas écologiques (extraction des composants, recyclage, etc.). Il y a bien des années, un professeur de l’EPFL avait déjà écrit un article sur ce sujet !

    1. Effectivement les voitures du futur seront plutôt à hydrogène, qui fabriquera de l’électricité à partir d’une pile à combustible. La solution des batteries n’est que transitoire.

      1. Il ne reste plus qu’à trouver l’hydrogène qui ne pousse pas sur les arbres …
        Le GIEC parle d’un forçage radiatif anthropique de 2 watts/m2 , soit, mais qui n’a apporté qu’un demi degré environ ( les mesures étant imprécises pour le confirmer ) .
        D’ailleurs , cela expliquerait que les océans ne se sont réchauffés que de 4 centièmes de degré pendant la dernière décennie ( à raison de 4.19 joules par gramme ) .
        Notre planète est dominée par les océans (70% de la surface terrestre) et si vous étiez réellement ingénieur , vous sauriez ce que cela signifie en terme d’énergie !
        Les échanges de chaleur ou d’énergie entre les océans et l’atmosphère et entre eux dominent le climat et ils jouent un rôle modérateur en suivant des cycles qui commencent seulement à être compris , mais pas encore intégrés dans les modèles climatiques …Encore quelques années de patience …
        Certes , nous devrons poursuivre la transition énergétique , mais selon une progression moins agressive que certains hystériques l’exigent …

        1. Bien que je ne sois pas du sérail, pour avoir suivi une partie de ma formation postgrade à l’EPFL, où j’ai collaboré par la suite comme chercheur, ainsi qu’à l’EPFZ, je puis vous assurer que le professeur Neirynck y a gardé de nombreux amis parmi ses anciens collègues, l’estime et l’attachement de plusieurs volées d’étudiants qu’il a contribué à former pendant toute sa carrière consacrée à l’enseignement – ceci d’autant plus qu’il est plutôt rare de voir un universitaire accepter de descendre dans l’arène fangeuse des politiques pour y défendre son institution et ses propres valeurs, qu’on les partage ou non. Comme ingénieur, homme de sciences et personnalité publique il n’y plus rien à prouver, que l’on sache.

          Et vous, quelles sont vos compétences scientifiques?

      2. Je suis d’accord avec vous que le véhicule idéal devrait se propulser grâce à l’hydrogène mais je ne suis pas du tout convaincu que la pile à combustible soit la meilleure solution. À la température ambiante, pour produire de l’eau et de l’électricité à partir d’hydrogène et d’oxygène, il est malheureusement obligatoire d’utiliser un catalyseur et, jusqu’à présent, c’est le platine c’est-à-dire un métal dont les réserves disponibles ne sont pas inépuisables.

        Ce serait mieux de concevoir des moteurs thermiques fonctionnant à l’hydrogène mais c’est plus vite dit que fait.
        Pour fonctionner au GPL, un moteur consomme quarante cinq litres d’air (dont trente-six d’azote) pour un litre de GPL. Pour brûler un litre d’hydrogène il ne faut que deux litres et demi d’air dont deux litres d’azote. Or, dans les deux cas c’est l’azote qui, en se détendant, transmet au moteur l’énergie produite par la combustion du combustible. Des essais ont néanmoins donné des résultats positifs.

        Après le premier choc pétrolier (1973), j’ai voulu faire rouler ma Chevrolet à l’hydrogène. J’ai trouvé un moteur identique sur un chantier, j’en ai modifié les arbres à cames et remplacé les carburateurs et il a tourné à l’hydrogène. Problème, s’il a gardé son poids, ce moteur ne donnait plus que le tiers de sa puissance.

        Et la perte de puissance n’est pas le seul problème lié à l’hydrogène. Ce dernier est difficile et dangereux à stocker soit gazeux sous très haute pression soit liquide à -250 °C et, dans ce dernier cas, on n’en a que septante gramme par litre. C’est peu. Le problème peut être résolu grâce à des hydrures non stœchiométriques de terres rares (SmH8 entre autres) mais, de nouveau on fait appel à des métaux dont les réserves sont limitées.

        Pour tout arranger, l’hydrogène présente un effet Joule-Thomson négatif ce qui signifie qu’en cas de légère fuite, au lieu de donner du froid, sa détente adiabatique peut augmenter la température locale jusqu’au point de combustion.

        1. Merci pour ces informations très précieuses. Personne ne peut aujourd’hui prédire quelle sera la solution qui s’imposera. Ce que vous dites est bien connu des chercheurs au service des firmes automobiles. Pour l’instant seules la voiture à batteries me parait une impasse par mon réflexe d’électricien qui sait que l’électricité ne se conserve que très mal.

  7. Il faudra que l’Europe comprenne (quand bien même elle pensât que, si ce n’est point elle, ce seront les autres) que l’on ne peut impunément voler les ressources africaines et se lamenter qu’un débile inculte égorge son professeur, car son unique bagage français, est d’essayer d’être sauvé parmi les vierges!!!

  8. La sobriété heureuse… Le grand schisme d’occident entre ceux qui conçoivent le progrès dans le dernier iphone et le plus gros 4×4 et ceux qui pense se nourrir de leur jardin et se chauffer du bois qu’ils ont coupé. Le monde de la finance contre celui de la survie par l’échange. Le monde de la virtualité et du mensonge contre celui du concret. De plus en plus la populations est comme des poules qui picorent ce qu’on leur donne… Hydrogène, méchant virus mortel et sans traitement connu, mais dans quelques semaines, nous serons sauvés grâce au vaccin, etc… Jusqu’à quand?
    75% de l’électricité produite dans le monde ne fait pas appel à des énergies renouvelables. Nous continuons à utiliser du mazout pour nous chauffer, mais nous serons bientôt sauvés grâce à des voitures et des avions qui seront mûs pas des moteurs thermiques à hydrogène dont le rendement sera forcément lamentable (physique oblige)… à moins d’une divine surprise du côté des membranes des piles à combustible.

  9. Cher Monsieur Neirynck, si vous affirmez que le Conseil fédéral n’est pas “aux ordres de quelques instances mondiales que ce soit”, alors je vous demande:

    À votre avis, à quoi faisait allusion le président Kennedy quand il faisait ce discours ?

    https://m.youtube.com/watch?feature=emb_logo&v=BmIfjYDD0NA

    Croyez-vous que Kennedy était un fumiste, qui avait des hallucinations ? Ou un vulgaire “complotiste”?

    Et, question subsidiaire, est-ce que ce ne serait pas en partie à cause de ce discours qu’il a été assassiné ?

    Il faut que vous preniez conscience, cher Monsieur Neirynck, qu’une partie croissante des citoyens dans le monde entier a pris conscience de l’existence très réelle et très concrète de ces forces que dénonçait John-F. Kennedy. Vos dénégations et celles des autres défenseurs du système sont de moins en moins crédibles.

    1. La force de la maffia aux Etats-Unis est indéniable. Mais elle agit dans le cadre de ce pays. Pas en Suisse. La théorie du complot pour expliquer les manquements du Conseil fédéral est une façon d’innocenter celui-ci. Les coupables seraient cachés. Or, il n’y a pas besoin de cette explication pour comprendre qu’un gouvernement sans chef, sans équipe, sans programme et sans majorité est nécessairement faible. Il est adapté aux défis ordinaires. Il n’est pas armé pour des circonstances extraordinaires.

        1. Il semble pourtant que c’est bien elle qui l’a abattu. Et s’il n’évoquait pas la maffia, qui soupçonnait-il? Dans ce genre d’affaires, on ne doit accuser que si l’on dispose de preuves qui inculpent une ou plusieurs personnes que la Justice doit poursuivre. Parler d’un complot sans dire qui sont les comploteurs et sans avoir quelque preuve tangible ne sert à rien. Sinon à excuser les vrais responsables, ceux qui sont aux affaires. Même s’ils étaient manipulés, leur faute n’en serait que plus lourde. Dans un gouvernement de concordance, il est impossible de désigner un coupable. Ils le sont tous ou aucun.

          1. Inutile d’entamer un nouveau dialogue de sourds entre nous. Vous savez très bien de quoi Kennedy parlait. Vous faites semblant de ne pas comprendre, mais personne n’est dupe. Ou plutôt si, beaucoup de gens sont dupes. Par exemple il y a des gens qui croient vraiment qu’il existe une ”deuxième vague” de Covid. Mais de plus en plus de gens comprennent exactement ce que Kennedy voulait dire. Bien sûr que les puissants exerçant un pouvoir occulte qui voulaient se débarrasser de lui ont mandaté un tueur de la maffia pour faire le job, et brouiller les pistes. C’est bien clair.

            Beaucoup de gens préfèrent encore croire les mensonges officiels. Mais de plus en plus comprennent la vérité. Vous le savez très bien. Ils savent que le GIEC, l’OMS, Bill Gates, George Soros, le deep state US travaillent tous au même projet et mentent de la même façon pour qu’on puisse imposer des lockdowns, des couvrefeu, dans un but politique de dictature mondiale sous prétexte de climat ou de virus, peu importe. C’est l’objectif qui compte. La fin justifie les moyens. Et ibeaucoup savent aussi que les marionnettes du Conseil fédéral obéissent aux donneurs d’ordres qui veulent tout cela.

            La plupart des gens savent au moins que le parlement a été acheté par deux lobbies qui sont les assurances et la pharma et que c’est la cause de la hausse des primes d’assurance maladies. Mais de plus en plus de gens comprennent beaucoup plus de choses que ça.

            Exemple, cette femme:

            https://www.bing.com/videos/search?pc=CBHS&ptag=N4214D101420A9DFA1A1FF2&conlogo=CT3210127&q=chlo%c3%a9+frammery&ru=%2fsearch%3fpc%3dCBHS%26ptag%3dN4214D101420A9DFA1A1FF2%26form%3dCONMHP%26conlogo%3dCT3210127%26q%3dchlo%25C3%25A9%2bframmery&view=detail&mmscn=vwrc&mid=3534E0FA81C1C6D21B6B3534E0FA81C1C6D21B6B&FORM=WRVORC

          2. En tant que parlementaire, je n’ai jamais été acheté, ni au propre, ni au figuré par quelque entreprise que ce soit et je n’ai même pas été sollicité en ce sens. Ces calomnies sur nos institutions ne peuvent avoir qu’un but : les déconsidérer pour les remplacer par quoi? La démocratie est bien le pire des systèmes si l’on exclut tous les autres.

  10. Vous n’avez jamais été acheté. Mais combien de parlementaires ont-ils-elles un conflit d’intérêt par rapport à telle ou telle entreprise pharmaceutique ? Il en va de même pour les compagnies d’assurances, qui se sucrent avec les primes d’assurance maladie.

    Sans cet état de fait, il serait plus facile régler le problème de l’assurance maladie.

    On peut se demander si on ne devrait pas lancer une initiative pour que tout parlementaire ayant un mandat de l’industrie pharmaceutique, et/ou des assurances, ait l’obligation de se récuser dans les débats concernant l’assurance maladie.

    Le mot “acheté” est sans doute un peu polémique. Mais il y a trop de conflits d’intérêts. C’est un peu dans la tradition suisse où les intérêts économiques sont toujours très présents, ce qui n’est pas forcément mauvais. Mais il faudrait mettre des limites à ce mélange des genres.

    1. Il n’y a qu’une seule façon réaliste d’assurer l’indépendance d’un élu : lui interdire quelque autre emploi ou mandat durant la législature. Cela signifie lui assurer un revenu permettant de vivre. En d’autres mots, ce serait renoncer au parlement de milice. Impossible.

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