Plus le mensonge est gros, mieux il passe 

 

S’il est un texte qu’il faut bien se garder de lire, c’est la notice qui accompagne un médicament et qui liste les effets secondaires possibles de celui-ci. Il suffit de la parcourir pour ressentir les effets décrits, d’autant plus insidieux qu’ils sont imaginaires.

Ainsi en est-il du journal Edition spéciale diffusé en toutes boites à travers la Suisse (pour quel coût ? qui paie ?). Dans ce pays qui baigne dans le bien-être, ces feuillets répandent la consternation, la suspicion, l’inquiétude. « L’immigration incontrôlée détruit la Nature », « Seule la limitation de l’immigration va sauvegarder la production de denrées alimentaires locales », « Les bilatérales appauvrissent la Suisse », « L’immigration incontrôlée touche les travailleurs âgés », « L’immigration massive bétonne la Suisse », « La majorité ne vient pas pour travailler », « L’immigration entraine la paralysie du trafic », « La formation, malade de l’immigration ».

En somme, la seule accusation, qui ne soit pas formulée, est celle d’avoir introduit et répandu l’épidémie. On reconnait tout de suite la paternité de ce genre de propagande. C’est le meilleur spécialiste qui a un jour laissé tomber cet aveu : « Plus le mensonge est gros, mieux il passe ». On se garde de le dénommer pour ne pas salir ce blog.

Il y a un abîme entre les titres mentionnés plus haut et la réalité de la Suisse. Le pays n’est pas du tout au bord de la ruine, de l’insécurité, de l’anarchie, de la destruction de ses institutions. Bien au contraire. Notre pays est en tête ou parmi les meilleurs pour le revenu par tête d’habitant, l’espérance de vie, le taux de chômage, la criminalité, l’endettement de l’Etat, la qualité des universités, l’excellence de l’apprentissage, la paix sociale, l’exercice de la démocratie.

Un habitant de la Suisse a une espérance de vie à la naissance de 83.4 années tandis qu’un Etatsunien ne dispose que de 78,1 années, soit cinq ans de moins, comparaison qui résume une foule de données, la qualité de la médecine, l’assurance-maladie, la prévention.

 

Selon les statistiques de criminalité dure (meurtres) mondiales, les pays parmi les plus sûrs sont la Suisse (0.5 pour 100 000 habitants) et le Lichtenstein (0). La Suisse est à la fois le pays comportant le plus d’immigrants et la plus faible criminalité ; les grands pays avoisinants sont pires (Italie 0.8) (Allemagne 1.2) (France 1.4).

Nos universités et les deux écoles polytechniques se classent parmi les meilleures du monde parce qu’elles attirent des étudiants et des enseignants du monde entier. Cinq universités suisses font partie du top 100 : l’EPFZ (20e place), l’université de Zurich (56e), l’université de Genève (59e), l’EPFL (83e) et l’université de Bâle (88e). A Lausanne 80%des doctorants sont étrangers. La Suisse joue pour l’Europe le même rôle que la Californie pour les Etats-Unis : le foyer de la recherche de pointe parce qu’elle recrute au-delà de ses frontières et même du continent.

Qu’en est-il de la réalité de cette immigration ?  Certes elle est importante : 25% de la population résidente est étrangère ; si l’on inclut les naturalisés on atteint 37,5% issus de l’immigration. Est-elle pour autant un réservoir d’inaptes, de parasites sociaux, voire de criminels ?

C’est exactement le contraire. En 1980, 20% des arrivants possédaient un diplôme du tertiaire ; actuellement c’est le contraire : moins de 20% des nouveaux immigrants sont peu qualifiés. Dans les professions intellectuelles et scientifiques de la Suisse, 26% des travailleurs sont étrangers, comme 30% parmi les directeurs ou cadres, 32% dans l’industrie. 94% des immigrants venant de l’Amérique du Nord sont des universitaires.

Les immigrants ne sont donc ni des criminels, ni des assistés sociaux, ni des parasites comme le dépeint Edition spéciale : ils constituent une fraction importante de la force de travail du pays, ils contribuent de façon décisive à sa prospérité, ils rajeunissent une population en voie de vieillissement, ils assurent la pérennité du système des pensions, ils classent notre formation comme la meilleure de l’Europe. Mieux : face à une épidémie ils se sont révélés indispensables : un quart des médecins a été formé à l’étranger et 40% des travailleurs du secteur médical à Genève sont des frontaliers. Si les frontières avaient été fermées et si les pays étrangers avaient réquisitionné leurs médecins, ce qu’ils étaient en droit de faire, l’épidémie devenait incontrôlable en Suisse.

La votation du 27 septembre s’inscrit dans une très longue tradition politique, ancrée dans le réflexe d’une importante fraction de la population : « je n’aime pas les étrangers. ».  Dès lors le premier des partis suisses multiplie les initiatives, prétendument pour freiner la migration. Or, le but de ces initiatives n’est surtout pas de réussir, mais de rassembler un électorat fidèle, qui adhère viscéralement à une des propositions suivantes : il n’y a pas de dénatalité en Suisse ; les étrangers volent les emplois des Suisses parce qu’ils travaillent pour un salaire plus bas ; les étrangers viennent en Suisse pour ne pas travailler et bénéficier de notre assurance chômage ; les étrangers comportent en leur sein plus de délinquants que les Suisses ; les étrangers encombrent les routes ; les étrangers dégradent la formation.

Toutes ces propositions, une fois imprimées sur papier journal, acquièrent une certaine vraisemblance pour les électeurs les plus naïfs, crédules ou ignorants, xénophobes ou fondamentalistes. C’est par cette même méthode que Trump, Bolsonaro et Poutine ont accédé au pouvoir. Elle a donc quelque efficacité. On aurait autant tort de la sous-estimer que de l’utiliser soi-même. Nous ne voterons pas le 27 septembre pour ou contre l’immigration, mais pour ou contre un fantasme.

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

76 réponses à “Plus le mensonge est gros, mieux il passe 

  1. Vous avez en grande partie raison, notamment sur la migration qualifié, les universités, mais:
    Le citoyen voit les autoroutes saturés et on parle d’y ajouter des voies, les trains sont bondés, etc. La délinquance, à comparaison, on est content de ne pas être en France, mais globalement, les agressions sont en augmentations.

    En fait, en dehors des sympathisants UDC, une frange de plus en plus grande de la population a peur des 10 millions d’habitants, que ce soit pour elle ou les générations futures. Les suisses ont vu l’impacte de passer de 6 à 8millions, Bulle/Genève est un exemple de villes ravagées, il n’y ont pas vu d’avantages, alors 10!

    Les politiciens suisses n’ont eu des yeux que pour la croissance, à juste raison à l’époque. Mais, la conduite de ce pays doit se faire de manière globale, aussi pour les futures générations.
    L’initiatives va certainement échouée, mais cela ne va pas durer, on sent dans la population un rejet d’une Suisse trop peuplée.

    La Suisse devra choisir un développement économique qui demande une immigration limitée, il faut stopper ces taux fiscaux qui attirent les entreprises qui doivent attirer des migrants.
    Il est temps que la Suisse régule son économie. Le danger est clair, les 10 millions d’habitants, c’est ce qui va tuer les liens avec l’UE.

    La Suisse doit réguler/contrôler son développement économique pour éviter un “swissexiter”. Sinon, les suisses vont avoir le courage des anglais pour donner un coup de frein.

  2. Bonjour,

    J’espère que vous serez écouté et qu’une majorité de la population ne va pas se laisser avoir par la propagande malhonnête des démocrates du centre.

  3. Les migrants étrangers sont bénéfiques. Admettons. Mais en quoi avons nous besoin d’un accord de libre circulation pour acceullir des étrangers ? Et il en est des malfaisants que l’accord nous empêche d’expulser comme le démontre la pratique judiciaire. De plus, nous sommes encrassés par des cas sociaux. Les suisses de l’étranger ? Plus de 75 % des suisses de l’étranger sont ressortissants du pays dans lequel ils résident. Le chiffre de plus de 400’000 est malhonnête, n’en déplaise au menaçant Baroso (les menaces ça marque). La réalité c’est 125’000, alors qu’il y a plus de 1’000’000 d’européen qui ne sont pas suisse en Suisse.

    Alors à quoi bon cet accord ? L’économie. Un sérieux ralentissement économique en vue. Bon et alors ? Les européens, redevenus Gastarbeiter, seront, si nécessaires, priés de rentrer en Europe. Les salaires baisseront ? Pas sûr. Mais avec moins d’habitants les loyers baisserons aussi.

    La Suisse est devenu une plate-forme économique au bénéfice de certains capitalistes et des étrangers migrants ou frontaliers, sans avantage pour la population originelle. La pression démographique génère d’immenses dépenses, genre CEVA à Genève ou dix ans de destrution du centre-ville pour une gare souterraine, ainsi qu’une proliferation immobilière, des routes, des écoles, un bâtit qui fout en l’air le canton, qui pollue, qui défigure, qui dénature.

    Et puis favoriser son voisin, c’est raciste. Et raciste c’est mal. Et d’ailleurs c’est idiot. Pourquoi être contraint d’engager un médiocre européen plutôt qu’un brillant extra-européen ?

    Il y a de quoi se tâter avant de se décider.

    1. La question est qui régule? Avec un accord ce sont les entreprises. Sans accord c’est l’État et la burocratie. Pour un parti vicéralement anti-étatiste, l’UDC se permet des dérogations quand cela sert sont idéologie xénophobe

      1. Effectivement avant la libre circulation, c’est l’administration cantonale de Vaud qui accordait ou non les autorisations de séjour, y compris à nos diplômés étrangers. Celle-ci a refusé un tel permis à une chercheur allemande qui avait obtenu son doctorat à l’UNIL et qui venait d’y être nommée professeur. Ainsi le canton de Vaud s’est refusé un permis à lui-même. Cette personne est partie pour l’Université de Bâle où l’administration cantonale était plus éclairée.
        Le fonctionnaire vaudois responsable de cette gaffe m’a résumé sa politique en la matière : “Chaque fois que j’accorde le séjour à un étranger qualifié, je nuis à un Suisse qui ne l’est pas”. Tel est l’enjeu : un fonctionnaire inconnu peut-il décider des intérêts d’une entreprise ou d’une université.

  4. Votre article relève d’un fact-checking minutieux, pertinent, et par conséquent bienvenu. Sur un point cependant, il mérite d’être nuancé : le taux de chômage de la Suisse. Les seuls chiffres qui autorisent une comparaison internationale sont ceux de l’OFS. Ils établissent que, si l’on fait exception des cas particuliers de la Grèce et de l’Espagne, le taux de chômage suisse est dans la moyenne européenne, et le taux de sous-emploi nettement supérieur à celui de TOUS les pays européens. 11% de la population active est au chômage ou en sous-emploi, ce chiffre ne comprenant pas les exclus de l’emploi qui ont renoncé à chercher du travail.

  5. “C’est le meilleur spécialiste qui a un jour laissé tomber cet aveu : « Plus le mensonge est gros, mieux il passe ». On se garde de le dénommer pour ne pas salir ce blog.”. J’adore la punchline! Est-ce que MC Neirynck va se lancer dans le hip-hop?

  6. Le souverainisme primaire qui combat par principe les étrangers n’existe pas en Suisse au niveau politique et aucun groupe ne se revendique œuvrant pour un tel objectif. La question qui est soumise au peuple le 27 septembre est au fond : Est-ce que vous acceptez que les employés du secteur privé en Suisse soient facilement remplacés par des personnes qui arrivent de l’étranger ou par des frontaliers ? Si la question était posée ainsi 60% de la population dirait NON. Mais les textes ont été travestis de sorte que la question inclus le mot « libre » (dans libre circulation), sachant que les suisses comme toute l’Europe aime la liberté.

    Prenant un secteur d’activité où les salaires sont de 8’000.- par mois. Le directeur de l’exploitation va trouver quelqu’un dans l’UE qui accepte pour ce même travail 6’000.-, puisque chez lui il n’avait que 3’000.-

    Le nouvel employé arrive chez nous et réalise que l’assurance maladie est à déduire et représente à Genève 1’800 pour une famille de 4. Il sait avant d’arriver que le loyer est de 30% plus cher et les dépenses courantes pour se nourrir aussi. Et pour les sorties des enfants samedi 45 francs chez nous car ici c’est Mcdo + cinéma alors qu’à Nantes ou à Hambourg c’est soit Mcdo soit cinéma.
    Au bout d’un an, une fois qu’il est bien établi et connait le bien travail il va demander une augmentation, son chef lui refuse pour sauver la face envers la Direction. L’employé devient moins productif par vengeance et il cherche au bout de 2 ans à changer d’employeur pour un salaire plus proche des 8’000.- S’il ne trouve pas il se met en arrêt maladie de temps en temps pour embêter ou parce qu’il devient réellement déprimé.

    L’employé congédié va encaisser 3 mois de préavis et encore 3 mois de prime parce qu’il était sympa soit 48’000.- il part avec sa caisse de pension de 500’000.- transférée à une caisse de libre passage et de facto il laisse dans la caisse de l’employeur la couverture excédentaire d’au minimum 10% (50’000.-) , donc indirectement il laisse sur le carreau les 48 mille du licenciement qu’il a encaissé.
    Voilà le modèle proposé par la libre circulation qui aurait tout son sens si en Suisse il serait presque impossible de jouer à ce jeu, d’ailleurs les entreprises en Allemagne ou en France n’ont tout simplement pas le droit d’opérer ainsi, pas le droit, pas le droit !!!

    Nous avons des syndicats farouchement à gauche qui font le combat, sans le savoir, de la droite qui rigole et qui veut de la libre circulation pour payer moins les salariés.

    Effectivement plus le mensonge de la libre circulation est grand, plus il a la chance de passer.

    1. Et où est l’erreur? Dans le principe de la libre circulation, dont nous profitons réciproquement, ou dans l’usage abusif que des concitoyens bien installés chez nous en font..

          1. Oui bien sûr, et le résultat? 250’000.- chômeurs selon le comptage du BIT et 100’000.- de plus si on compte ceux qui n’ont jamais travaillé auparavant et qui désirent à présent travailler. La libre circulation va rester grâce aux syndicats le 27 septembre mais dans 10 ans quand le chômage sera aussi élevé qu’en France, les alémaniques l’annuleront.

  7. Je passe sur ces effets d’annonce manipulateurs bien connus venant d’Herliberg. Concrètement le 27 septembre il me semble qu’il vaut mieux barrer la route aux mensonges volontaires. Une fois cette menace écartée, laisser notre CF et leurs diplomates discuter et réajuster le texte, ce que tout signataire d’un contrat peut faire.

  8. Eh! oui, le papier se laisse écrire… tout comme votre écran ! Et si l’UDC a le fantasme du “tout va mal”, vous avez celui du “tout va bien” !
    Bien sûr qu’il fait très bon vivre en Suisse mais pour combien de temps ? Comme bien d’autres, j’abhorre une Suisse de 10 millions d’habitants présentée comme inéluctable par les autorités; 20% de plus de… voitures, trains, béton, énergie, déchets… pour qui, pour quoi ? Chacun comprend que la croissance ne peut être illimitée dans un monde fini, parfait truisme, donc il faudra qu’elle s’arrête un jour… pourquoi pas maintenant ? Plus la masse sera grande, plus les dégâts aussi !
    Vous vantez notre formation – EPFL 83e place, magnifique, sauf que…. Mon frère, François Frey, fut professeur à l’EPUL/EPFL d’env. 1980 à 2000 en génie civil; il m’a décrit la constante érosion du niveau de formation de ses étudiants, l’obligeant à enseigner d’abord ce que le bachelier aurait dû avoir dans son bagage !?! Idem pour le nombre d’abandons au début. L’enseignement, un colosse aux pieds d’argile ? Venant du sérail, vous avez là un sujet crucial pour une chronique, non ?
    La sérénité naît de l’harmonie, vertu suprême, et celle-ci requiert l’équilibre, bref, c’est sans espoir…

    1. D’accord avec le diagnostic de mon ancien collègue Frey, à la nuance près que les étudiants étrangers réussissent mieux que les étudiants formés en Suisse. Cette part de la formation secondaire est la charge des cantons dont certains, à commencer par Vaud, baissent les exigences. Le plus important pour l’économie est la formation tertiaire qui est elle de très haut niveau grâce à l’apport d’enseignants et d’étudiants recrutés dans le vaste monde. Les diplômés étrangers de sont5 plus obligés de quitter la Suisse au bout de quinze jours, ils disposent maintenant de six mois pour trouver un travail grâce à une modification de l’article 31 de la loi sur les étrangers que j’ai réussi à arracher.
      Il en est ainsi si on reprend la comparaison avec la Californie. Les excellentes universités locales recrutent des étudiants dans tous les Etats-Unis. Elle n’atteindraient pas ce niveau si elles se limitaient aux seuls étudiants californiens. Une industrie de pointe requiert un personnel d’élite qui ne peut être limité à la population locale.
      Je n’ai pas le fantasme du tout va bien. Je cite des indicateurs chiffrés qui reflètent la réalité. C’est le contraire d’un fantasme foncé sur des mensonges.

  9. Le problème, c’est les “racailles musul-menteuses”, dont nos prisons sont majoritairement remplies.
    Mais il est politiquement incorrect de le dire, et même l’UDC n’ose jamais en parler.
    Les envahisseurs mahométans (déjà plus de 10 mosquées au grand Lausanne), il nous faudra tout leur payer jusqu’à leur mort en EMS, et ça coûtera environ 1 million par “réfugié”, car les juges des “droits de l’homme mahométan” nous informent que tout leur est dû.
    Ils sont retardés mentaux suite à cent générations de mariages consanguins imposés par Mahomet.
    Les autres étrangers ne posent pas de problème: ils n’essaient pas de nous voler notre pays comme les mahométans ont volé l’Algérie, le Liban, le Kosovo, après avoir tué tous les chrétiens.
    Youtube: Brigitte Gabriel Liban
    Le Liban chrétien avait une monnaie forte, elle ne vaut plus rien.

    1. J’ai hésité avant de publier ce commentaire injurieux mais il m’a finalement semblé représentatif d’un certain type de réaction face à une menace diffuse. Au siècle passé les Juifs étaient réputés coupables de tous les maux. Ils l’ont payé lourdement bien qu’ils n’aient été responsables de rien. La Shoah et l’Aliya ont diminué la colonie juive au point qu’on ne puisse plus la prendre comme bouc émissaires. Dès lors ce sont les musulmans qui vont jouer ce rôle. Le Commentaire de Morf est un signe avant-coureur. Il vaut la peine de le publier pour mesurer l’aberration de certaines mentalités et leur culture du mensonge, qui est l’objet de ce blog.

      1. Vous avez raison, mieux vaut ne pas jouer l’autruche en censurant un tel commentaire. Par contre, qu’avons nous fait faux dans la brillante après-guerre pour que malgré nos collèges et nos universités on puisse connaître suffisamment de grammaire et d’orthographe pour écrire un contenu aussi dénué de tout fondement historique et critique.

      2. Ce commentaire nauséabond semble en effet relever de la pure rhétorique du “meilleur spécialiste” dont vous avez préféré taire le nom. Au fait – corrigez-moi si je me trompe (tout village a son idiot et je veux bien assumer ici ce rôle) -, le spécialiste en question n’est-il pas né en 1897 dans une famille catholique d’origine modeste et, atteint d’ostéomyélite dans la petite enfance, n’a-t-il pas perdu l’usage de son pied droit dès l’âge de quatre ans et souffert toute sa vie durant de son infériorité physique? Fervent défenseur de la famille, n’exhibait-il pas la sienne devant les médias, tout en trompant à qui mieux-mieux sa propre épouse? Docteur en philosophie, n’est-il pas devenu ministre de l’Education du peuple et de la Propagande – à son époque, on ne chipotait pas trop sur le distingo entre enseignement et lavage de cerveau – d’un empire appelé à régner mille ans et qui n’en a pas duré douze sous le règne d’un César chaplinesque?

        Si tel est le cas, alors votre allusion à celui qui passe encore pour modèle de manipulation des esprits et votre plaidoyer pour une recherche académique de pointe est intéressant, d’autant plus si l’on se souvient que l’université allemande a servi de modèle aux universités américaines, et en particulier à la recherche, depuis que le père de l’académie allemande, Wilhelm von Humboldt, a déclaré: “le professeur ne sert plus les buts de l’étudiant. L’un et l’autre servent plutôt le savoir lui-même.” (Von Humboldt, Wilhelm, “On the Organization of Institutions of Higher Learning in Berlin”, in “Great Ideas Today” 1969, Chicago, Encyclopaedia Britannica, 1969).

        L’idéal allemand a fait un premier débarquement en force au Etats-Unis avec la fondation de l’Université John Hopkins, à Baltimore, université qui s’enorgueillissait de donner la priorité à la recherche au détriment de l’enseignement. En 1960, le “Master Plan” destiné à réformer l’enseignement supérieur en Californie pour répondre à l’arrivée des “baby-bomers”” nés dans l’immédiat après-guerre et arrivés en âge d’entrer à l’université, avait pour but de rendre les études gratuites et accessibles à tous, quelles que soient leur situation économique et sociale. Or, sous prétexte de démocratiser les études, le “Master Plan” avait en réalité permis aux professeurs de se décharger de leurs responsabilités d’enseignants pour se consacrer à la seule recherche (comme j’ai déjà pu l’évoquer sur votre blog), en abandonnant l’enseignement à des assistants mal formés, souvent d’origine étrangère et maîtrisant mal l’anglais, confrontés à des auditoires bondés.

        En décembre 1964, les étudiants de l’Université de Californie (UC) à Berkeley avaient dénoncé le “Master Plan” comme une imposture, et accusé son principal architecte, le président de l’UC, Clark Kerr, d’avoir, sous prétexte de rendre l’université accessible à tous, transformé celle-ci en “fabrique du savoir” (knowledge factory), au seul profit de la recherche et au détriment des disciplines libérales traditionnelles. C’était le début de la vague de contestation estudiantine qui allait se répandre d’une côte à l’autre des Etats-Unis avant de gagner le reste du monde, y compris en Suisse.

        Les archontes de nos hautes écoles, et en particulier ceux des EPF, hypnotisés par les mirages de Silicon Valley, ne semblent en effet plus jurer que par le modèle californien, qui n’est pourtant plus que l’ombre de ce qu’il était dans les années soixante. Difficile d’être plus élitiste, plus humboldtien qu’eux, ne trouvez-vous pas?

        1. Pour une bonne compréhension de l’Islam, l’émission sur Arte du “dessous des cartes” du 28 août est très intéressante!

      3. Oui, Monsieur Neirynk, vous avez bien fait de publier le commentaire de Morf car, même s’il n’est pas politiquement correct et si la forme de son discours peut choquer, sur le fonds il a raison.

        C’est facile de critiquer ce qu’il écrit car, vous et moi, nous sommes des hommes et, qui plus est, pas loin de la date de péremption. Mais, croyez moi, une femme trentenaire qui vit à Antwerpen (Belgique) qui se fait insulter quand elle s’habille en femme, cette femme-là a toutes les raisons de s’inquiéter quand elle pense que, dans une dizaine d’années, sa fille devra porter la burka.

        Ma femme était hindoue mais elle n’a jamais demandé aux habitants de mon village de vivre comme elle. Elle ne m’a jamais imposé d’être végétarien. Dans ce même village, il y a aussi une communauté bouddhique et qui ne pose, elle non plus, pas le moindre problèmes aux locaux. Leurs femmes s’habillent comme elles le désirent et, en un mot, elles sont libres. Leurs enfants portent des prénoms autres que Mohamed. J’en connais même un à qui ses parents ont donné un prénom composé qui rappelle les deux origines : David-Raj. Ça, c’est de l’ouverture.

        Tout ça est à considérer quand prétend imposer à une population d’aimer des arrivants qui ne leur sont pas sympathiques. L’estime, l’amitié et l’amour sont des qualités qu’on impose pas. Elles se méritent.

    2. Je dois avouer que je suis étonné que M. Neirynck qui est toujours très libéral et accepte souvent des opinions même très divergentes avec les siennes, soit choqué par les propos de M. Morf. Je ne trouve pas ces propos choquants. Morf est très inquiet des dangers que l’implantation massive de musulmans en Suisse comporte. C’est son droit. A cause du principe de non discrimination poussé jusqu’à l’absurde, on ne veut pas faire de distinction dans les autorisations de séjour en favorisant des immigrants ayant une religion et/ou une culture compatible avec la nôtre. C’est aberrant. On va le payer très cher. Morf sent cela et il le dit. Je ne vois pas les choses exactement comme lui, mais il y a une chose dont je suis certain: nous aurons bientôt une guerre de religion en Suisse entre musulmans et ex-chrétiens déchristianisés. La question n’est pas si oui ou non cette guerre aura lieu mais quand. Peut-être dans 20 ans, peut-être dans 50. Mais elle est inévitable. Je pense qu’on manqwue de jugeotte et de fermeté en ce qui concerne l’Islam. On pense dans des catégories mentales du libéralisme. Ces catégories mentales n’ont aucun sens pour les musulmans.

      1. Ce commentaire utilise les termes “racailles musul-menteuses” et “retardés mentaux”. Ce sont des injures caractérisées à l’égard des fidèles d’un culte qui comme tous les autres est libre d’exercice en Suisse selon notre Constitution.

        1. Bon, ces termes sont peut-être un peu forts. D’accord. Car on ne peut pas reprocher aux musulmans d’avoir une religion incompatible avec nos modes de vie actuels. C’est juste.

          En revanche, même si ce ne serait pas très poli, je pense que ces termes ne seraient pas si mal choisis pour parler des irresponsables qui ont pris des décisions politiques ayant pour conséquence que dans quelques années on aura certainement une guerre de religion en Suisse.

          Je m’empresse de préciser que cette guerre de religion ne sera que la sixième dans notre histoire. Car, c’est peu connu, nous avons eu déjà cinq guerres de religion en Suisse: la première et la seconde guerre de Kappel, la première et la seconde guerre de Villmergen, ces quatre là étaient entre les catholiques et les protestants. Puis nous avons eu en 1847 la guerre du Sonderbund, qui était théoriquement aussi entre catholiques et protestants, mais en vérité entre libéraux partisans des Lumières, protestants, et conservateurs catholiques. Mais le conflit avait été camouflé en guerre de religion ce qui a permis aux libéraux de gagner car ils dominaient la Suisse protestante qui était plus riche et plus puissante que la Suisse catholique.

          La prochaine guerre sera entre ex-chrétiens libéraux LGBT d’un côté, considérés comme des “porcs” et de “koufars”, par les musulmans, et musulmans hostiles aux Lumières et aux valeurs libérales. Probablement les koufars l’emporteront cette fois. Mais les muslmans prépareront leur revanche comme les protestants après la première guerre de Kappel et la première guerre de Villmergen. A l’époque les vaincus de la première manche ont gagné la seconde manche. Les musulmans, s’ils acquièrent une majorité démographique, gagneront peut-être la huitième guerre de religion de notre histoire, à la fin du XXIe ou au XXIIe siècle.

          C’est cela que monsieur Morf sent venir. Ca l’épouvante et il s’exprime avec vivacité.

          Hélas il est prophète à sa manière. Je le crains.

          La seule consolation est qu’en Suisse, les guerres de religion sont généralement courtes et peu sanglantes. On trouve un compromis et on se réconcilie vite.

          Je voulais aussi vous dire que votre comparaison entre l’hostilité aux musulmans qui monte en Suisse aujourd’hui, et l’antisémitisme du XIXe siècle, ne tient pas. En fait c’est exactement le contraire.

          Dans une société traditionnelle et conservatrice, les Juifs étaient mal vus car ils étaient porteurs de la modernité, du libéralisme, des Lumières, de la révolution en général et plus tard même du communisme qui allait détruire toutes les traditions. C’est à cause de cette crainte que les Juifs ont été persécutés dans des moments de crise où les opposition se radicalisaient, comme elles se radicaliseront bientôt dans la crise qui vient et qui sera provoquée, immanquablement, par la manière désastreuse dont les incapables qui font semblant de nous gouverner ont sacrifié l’économie sur l’autel du corona virus.

          Aujourd’hui c’est exactement le contraire. Nous vivons dans un monde libéral où tout ce que les Juifs du XIXe siècle avaient rêvé est réalisé. Il y a la démocratie, les droits de l’homme, la société libérale, la permissivité sexuelle, le féminisme, les droits LGBT, etc. Et c’est ce que les musulmans veulent détruire brutalement pour instaurer la charia, qui est beaucoup plus intolérante que le Syllabus de l’eglise d’autrefois et même que l’Inquisition.

          Bref, le sentiment anti Islam d’aujourd’hui est exactement le contraire de l’antisémitisme d’autrefois. C’est la réaction d’une société complètement libérale, “koufar”, “infidèle”, “mécréante”, aux yeux des musulmans, qui craint de régresser, à cause de l’Islam, dans un obscurantisme plus rétrograde que celui de l’Eglise du moyen-âge. Je ne vois pas comment vous pouvez comparer les deux choses.

        2. Pourquoi extraire le néologisme “racailles musul-menteuses” de son contexte ?

          La ficelle est grosse.

          Moi je lis : “”Le problème, c’est les “racailles musul-menteuses”, dont nos prisons sont majoritairement remplies.””, donc “racaille musul-menteuses”” ne vise que des prisonniers.

          Racaille pour un prisonnier, cela vous choque ? Soit, nous dirons gentils pensionnaires.

          Quant à dire qu’il y a une majorité de musulmans dans nos prisons, je ne pense pas que cela soit le cas. C’est cependant exact pour ce qui est de la prison de Champ-Dollon à Genève. Certes, il s’agit d’une prison préventive (pour la moitié des gentils pensionnaires environ) et, de ce fait, elle loge de nombreux étrangers qui ne sont pas domiciliés en Suisse. C’est tout même eux qui viennent nuire aux résidents (de toutes nationalités et religions) suisses.

          Certains pays de l’UE, nous envoient donc des touristes spéciaux non intégrés sur plusieurs générations. Comment se fait-il que ces gentils pensionnaires ne soient pas plutôt portugais ?

        3. L’islam n’est ni une race ni une religion: c’est une législation étrangère, la charia, que les mahométans veulent imposer au monde entier, tellement ils sont certains que Allah est Dieu.
          Il n’y a pas de “liberté de culte” qui tienne envers des imams et des mollahs qui enseignent tous les vendredis qu’il faut tuer les non-musulmans et violer leurs filles. 57 pays mahométans, autrefois multi-culturels, ont été dévalisés et réduits en désert par les mahométans, au prix de “669 million non-muslims massacred” (Google). La guerre d’Algérie était une guerre commencée par les mollahs, ainsi que la guerre du Liban et celle du Kosovo. Ces 3 pays sont maintenant ruinés, merci les mollahs. Googlez: Allah=Satan

        4. Je crois qu’il faut stopper la mauvaise foi. Parmi les prisonniers musulmans en Suisse, il y en a peu qui le sens pour incitation à la violence ou autre forme conquérante de l’islamisme.
          Il y a dans les propos de M. Morf, aucune trace de distinction, ni de volonté de différentier entre les différentes branches de l’islam et les différentes interprétations du Coran.
          Je n’ai aucune envie de voir l’Islam des Talibans, de Ben Laden ou de l’Arabie Saoudite s’installer en Europe. Pas plus que je trouve défendable l’attitude colonialiste de l’Europe au nom du Christianisme ou de la civilisation (y compris de certains capitalistes suisses du 19e siècles) toujours pas vraiment révolue. Au passage, si M. Morf reste cohérant, la France n’avait pas plus de raison d’être en Algérie que les musulmans en Europe (selon ses propres prémises, que je ne partage pas) Et je me battrais démocratiquement pour ne pas me laisser imposer les vues politiques exclusives de gauche ou de droite, ou de Google, Apple, Microsoft, Facebook et autres réalité socio-politiques dont nous n’avons toujours pas jaugé la place dans le traditionel équilibre et droit des nations.
          De toutes évidences les humains, leurs histoires, société et sciences et croyances sont diverses. Partout il y a des heures de gloires et d’horibles ténèbres.
          Alors oui battons nous pour le respect des différences et des libertés, mais pas avec des arguments aussi simplistes et infondés que ceux que nous prétendons combatre. Et si on revenait à la question de l’immigration? L’initiative qui nous est proposée, que je sache, veut empêcher une supposée surpopulation de la Suisse. en particulier par des hordes européennes (voir l’affiche de l’udc) et ne prétend pas être une réponse aux danger de l’Islamisme politique.

      2. “implantation massive de musulmans en Suisse”. Encore une fois, on nage en plein fantasme. Quelle part de la population suisse pensez-vous que les musulmans représentent? Je peux déjà vous dire que c’est beaucoup, mais alors beaucoup moins que ce que vous imaginez: 5,3% en 2018…

  10. Pardonnez-moi Monsieur Neirynck, mais vous condamnez ce que vous-même faites dans ce blog, à savoir faire des raccourcis. Vous en faites puisque en affirmant que la Suisse se classe bien dans les classements internationaux, vous en concluez que tout va bien dans le meilleur des mondes. Or, je pense que la libre circulation a fait beaucoup de mal, notamment sur le plan social. Au lieu de verser des milliards au fonds de cohésion européen, cet argent pourrait servir des politiques nationales dont la Suisse a besoin. Si la libre circulation fût bénéfique à l’économie, elle ne l’a pas été pour tous les secteurs de l’économie (je pense en particulier à une certaine agriculture) et les éventuels bénéfices économiques n’ont pas été partagés équitablement. Au contraire, en raison de l’augmentation démographique induite par la libre circulation, elle a accentué la pression sur le marché du travail, sur les logements, sur les transports, sur les budgets de l’État, et sur les populations. Je n’ai pas vu de mesures d’accompagnement réellement efficaces pour lutter contre les effets négatifs de la libre circulation. Pourtant, cela fait 20 ans que la gauche les demande fébrilement, sans succès. Enfin, l’enjeu tourne aussi sur l’indépendance politico-juridique de la Suisse. Avez-vous lu le projet d’accord-cadre avec l’UE? (https://www.dfae.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/Acccord-inst-Projet-de-texte_fr.pdf). A la lecture du projet d’accord, il ne s’agit ni plus ni moins d’un acte d’intégration indirecte de la Suisse au système de l’Union Européenne. Sur le plan politique et juridique, la Suisse signerait la fin de son indépendance. La culture démocratique européenne n’étant clairement pas la même que la culture démocratique helvétique, l’on risque de se heurter à l’intransigeance et le dogmatisme européen si d’aventure notre idée de la démocratie venait à contredire la jurisprudence ou la législation européenne. Il est à craindre que le CF signe tout de go cet accord si cette initiative était refusée (cf. https://www.letemps.ch/suisse/neuf-jours-cruciaux-voie-bilaterale). A titre personnel, même si l’on peut railler la communication (propagande) de l’UDC, je trouve vos comparaisons toutes aussi fallacieuses.

    1. Le blog démontre que le toutes-boites de l’UDC émet des mensonges grossiers. Serait-ce nécessaire si des arguments objectifs peuvent être invoqués?
      Nulle part dans le blog on n’affirme que tout va bien dans le meilleur des mondes mais que la Suisse performe mieux que la plupart des autres pays. On ne peut pas prétendre que la libre circulation lui a nui. On peut discuter par ailleurs de l’intérêt de l’accord-cadre, mais ce n’est pas le sujet. Pourquoi mentir si on peut dire la vérité pour prouver sa thèse.

      1. La Suisse performe mieux que la plupart que les autres pays ? Il n’est nullement démontré qu’il y ait besoin de l’ALCP pour ce faire.

        Par contre, l’ALCP nuit à toute une frange de la population. Celle qui est victime de la pression sur le foncier. Par le prix du logement. Par l’obligation de penduler. Par l’obligation de supporter le bruit généré par des infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires et j’en passe.

        Et il est favorable à ceux qui trouvent leur compte en immigrant en Suisse.

      2. Merci pour votre réponse. Je ne suis pas d’accord, mais c’est votre avis. Pour vous convaincre que la libre circulation a produit des effets négatifs, je vous conseille la lecture du blog de François Schaller, que l’on peut critiquer, mais certainement pas son effort d’objectivité.

      3. «Où sont les Suisses qui peuvent s’imaginer travailler sur les chantiers ou récolter les asperges dans les champs?» pérore KKS. En quoi avons nous besoin de l’ALCP pour que les travailleurs nécessaires se rendent en Suisse ? La ficelle est grosse.

    2. “et les éventuels bénéfices économiques n’ont pas été partagés équitablement.”

      Donc renonçons aux acquis, pour ne pas avoir à corriger nos injustices et erreurs. C’est le paradoxe de notre démocratie. Sous prétextes de nos droits démocratiques nous croyons devoir nous protéger des méchants étrangers, plutôt que corriger nos propres travers.

  11. Ode à la Suisse dans ce blog : la Suisse est magnifique , oui, bof , comme “fau…ul”, c’est pas mal non plus . Les championnats du monde de cyclisme auraient dû avoir lieu le 27 sept 2020 à Martigny mais la Suisse a refusé très récemment ( en aout ) son organisation , mettant la Féd Mond de cyclisme dans l’embarras . Du coup , la France et l’Italie s’y collent pour proposer une organisation potentielle à cette date . En France , le choix a été fait : Le Tour de France est parti de Nice en pleine zone rouge COVID ( et Marc Hirschi y fait d’ailleurs de belles choses) . Alors , il faut savoir : on arrete tout ? ou on essaie de maintenir un semblant de normalité dans notre vie avec quelques risques ? La Suisse a choisi : surtout , rien qui nous embête , on laisse les ennuis aux autres , on cherche juste à profiter des choses positives s’il y en a . NB : j’espère que les Suisses ne regardent pas le TDF , ca va à l’encontre de leurs “valeurs” : risque zéro .

    1. @DIDIER

      Vous dites une chose très juste Didier. La question est : voulons-nous continuer à vivre? Ce qui implique de prendre un minimum de risque. Ou voulons nous ne prendre aucun risque? Ce qui implique de cesser de vivre. Et alors nous devons confiner, porter des masques, etc.

      Pendant des siècles la Suisse a toujours pris des risques et c’est ainsi qu’elle a développé une économie florissante. Si nos ancêtres qui ont créé des entreprises comme Nestlé, Sulzer, Brown Boveri entendaient dire que nous sommes devenus des mauviettes au point d’annuller les championats du monde de cyclisme, ils penseraient que nous sommes devenus complètement fous!

      Ce sont les pauvres et ceux qui sont dans le besoin, qui acceptent de vivre dangereusement. Nos ancêtres étaient très pauvres et ils acceptaient de faire le métier le plus dangereux du monde: celui de soldat, pour de l’argent. On y risque sa vie tous les jours. Les ouvriers du pays natal de M. Neirynck étaient pauvres et acceptaient de descendre dans des puits de mine, dans des conditions inhumaines. Ils mourraient jeunes, les poumons pleins de silicose. C’est ainsi que la Suisse, la Belgique, sont devenues des économies riches. Seule une société riche à crever peut se permettre le luxe d’annuller un évènement comme un championat du monde qui apporte tant de retombées économiques à toute une région.

      La question est: sommes nous vraiment si riches que nous puissions nous permettre ce luxe ?

      La réponse est non. Absolument pas. Aucun pays n’est assez riche pour ça. Ou alors, si nous nous comportons en riches à ce point, en une génération nous serons redevenus aussi pauvres que nous l’étions au début du XIXe siècle.

  12. Ces blogs sont plus qu’interessants.

    Il y a des jeunes, qui disent des choses profondes, sinceres et de vieux politiques qui font le buzzzzz…
    pour avoir encore droit au chapitre.

    C’est le monde actuel 🙂

    1. Dans le monde actuel, tous sont égaux sans distinction d’âge, de sexe, de couleur de peau, de foi religieuse, de conviction politique, de fortune. C’est une grande conquête qu’il ne faut pas regretter.

      1. Plaisanterie bien sur, meme si les retraites (comme moi) ont plus de temps pour sevir sur ces blogs et que l’on puisse regretter le manque de commentaires de femmes et de jeunes.

        Mais pour revenir a votre publication, que je n’ai pas lue, mais au vu de tous les commentaires que l’on peut lire ici et ailleurs, je vous donne raison.
        On a le sentiment que cette votation pour l’arret de la LCP vient des partis socialistes et verts.

        En resume, qu’elle va favoriser les revenus modestes et empecher la Suisse d’avoir une population de 10 millions.
        L’UDC n’a t-il pas vote contre l’initiative “contre le mitage” du territoire?
        L’UDC ne vote-il pas au Parlement toujours en faveur des grands interets economiques?

        Donc oui, il ment effrontement a tous ses adherents modestes en leur faisant croire a un avenir meilleur. Et passons sur les sempiternels “gouvernement mondial, islamophobie, complots”…

        Comme si 40 coucous allaient sauver la Suisse d’une domination qui cette fois ne sera pas europeenne, mais americano-chinoise.

        On retrouve le meme discours de ceux qui disent que la Suisse ne represente qu’une pollution mondiale de 0.1%, sans calculer la pollution reelle par habitant, donc aucune mesure a prendre!

        La situation de dumping salarial, comme celle de nos relations avec l’Europe est un probleme interne, donc pas besoin de chercher des coupables ailleurs, si nos parlementaires ne font pas leur travail ou manquent cruellement de vision. On a les politiciens qu’on merite 🙂

  13. A propos de gros mensonges, le plus gros d’entre eux est sans doute d’avoir fait croire à un dieu supposé guider nos vies et l’univers tout entier et pour les chrétiens de faire croire à une vie éternelle après la mort …
    C’est sans doute une belle fable , mais cela reste de la mythologie sur laquelle bon nombre de politiciens bâtissent les leurs avec beaucoup de conviction et surtout d’hypocrisie !

    1. A ma connaissance plus aucun discours politique en Suisse ne recourt à la mythologie, mais à l’économie, à la technique, à la communication. Ce que font Trump, Erdogan, Poutine, Orban ne nous concerne pas. Le sujet du blog est le mensonge en Suisse d’Edition spéciale.

      1. C est fou comme l esprit critique et l intelligence humaine régresse.
        Plus le mensonge est gros, mieux il passe ». C est une citation d un socialiste au passage.
        Fascisme définition : imposer par la dictature un idéal commun. C est bien ce qu on retrouve avec l imposition de l immigration , du réchauffement climatique, du bien pensant etc
        Après il ne faut pas confondre race et ethni. Tout les races du mondes peuvent cohabiter sans problème mais pas les ethnies. Monsieur seriez vous prêt a que ce que votre petit fille sois exciser? J en doute . Seriez vous fermer au différente culture qui vous apporte le bonheur? Ne serai ce pas une richesse pour vous de faire vivre cette expérience a vos enfants ?
        Combien de migrants avez vous accueilli chez vous?
        Vous êtes vous déjà rendu dans ces pays que l ont fuit en masse pour demander a la population locale ce qu ils pensent de la fuite de leur force vive, de la richesse pour d autre pays. Ils vous répondront que ce sont les pires qui partent. Que seul les meilleurs restent(dictons connu).
        Le faite de reconnaître que les migrants d aujourd’hui ont besoin d’aide est en lui même est raciste. Des milliers de saisonnier et migrant en suisse n ont jamais eu besoin d aide depuis des décennies, au contraire les migrants des 60 dernières années ne demandait pas d aide mais en plus pouvait envoyer de l aide financièr dans leur pays d origine. Mais les socialiste se croient au dessus des autres et se permettent d imposer , de diriger, de condamner, de juger. Qui sont les vrais fascistes qui veulent imposer leur dogme au monde entier ?
        Il n y avait pas l Eu mais on pouvait voyager , étudié et travailler partout quand même. On a pas attendu des aristo auto-elue pour ça.
        On voit que les connaissances d aujourd’hui c est comme la confiture, moins on en a, plus on l étale.
        L esprit critique et penseur n existe plus, il ne reste plus qu une pseudo poésie ou l’ont choisi ses mots pour rester dans le politiquement correct. Que ça fasse jolie surtout, même si ça n a plus de rapport avec la réalité.

          1. On parle bien du même. Le président du parti socialiste allemand. Qui a écrit la brochure “pourquoi nous sommes socialiste”
            Citations: “seul le socialisme peut libérer l’Europe » : pour lui, il faut d’abord bannir le libéralisme et rénover le socialisme. Il fait alors des discours dénonçant « le système capitaliste. C est bien un socialiste

          2. C’est pas pénalement répréhensible de faire l’apologie d’un nazi? Pourquoi ne pas modérer ces commentaires odieux ???

          3. Les commentaires montrent aussi que le nationalisme extrême peut être anti-capitaliste (pas vraiment étonnant car le capitale par définition n’est pas nationaliste. Il suffit d’un marché et de l’argent) et que le nationalisme, tout en prétendant protéger les ressortissants d’un pays peut se retourner contre eux, soit de l’intérieur (combien de citoyens allemands sont mort sous la repression, au front, par la maladie), soit par les réactions externes (la guerre et les bombardements) soit finalement la prétention de Hitler, que l’Allemagne ayant échoué ne méritait pas d’être, et devait être annéantie.
            Le pape François dit que les frontières ne peuvent être gommées, mais que les ponts sont urgements nécessaire à notre survie (Je commente en rajoutant qu’aucune connaissance n’est possible, sans la capacité de distinguer des formes, donc des frontières).

    2. La Bible est une fabuleuse collection de “fables” complètement déformées: Noé n’est pas décédé âgé de 900 ans, mais de 900 mois lunaires, la construction de l’arche n’a pas duré 100 ans, mais 100 mois lunaires. Elle est visible sur Google maps, en copiant collant ses coordonnées:
      39°26′ 26.26″N 44°14’5.3″E .
      Elle est en bois lamellé collé pétrifié, recouverte d’une couche de cendres volcaniques.
      Ron Wyatt a étudié l’arche dans les années 60, ainsi que d’autres “miracles”: cherchez sous Ron Wyatt.
      Pour “croire” à Dieu, il faut évidemment commencer par le définir: Dieu, c’est le hasard qui fait bien les choses: il a créé homo sapiens en 3,5 milliard d’années. Les roues en bronze des chars égyptiens poursuivant les israéliens ont été retrouvées dans la mer rouge à l’endroit où le tsunami qui a tué les égyptiens les avait logiquement bousculées. Le tremblement de terre du vendredi 3 avril 33 a bien lieu (vendredi saint). Herodes (-73 à -4) n’avait pas une, mais 10 femmes. Sa soeur et conseillère Salomé 1 lui avait conseillé de tuer tous ses fils, suite à l’assassinat de Jules Caesar en mars -44. Caesar Auguste avait dit: mieux vaut être porc que prince chez Herodes. Sa fille incestueuse, Salomé 2, avait demandé la tête de Jean Baptiste, ne supportant plus que Herodes baise le beau Jean. La plus grande comète connue, la comète de Jules Caesar, n’appartient pas à Jules Caesar, mais à Dieu. Rendez à Dieu ce qui est à Dieu. Googlez, en images: Caesar Comet Coin, et vous verrez la pièce d’argent que Christ montra aux pharisiens, avec la comète de JC au verso. Les 3 mages perses n’étaient pas rois, mais les 3 rois sont Caesar Auguste, Marc Antoine, et Lépide, couronnés juste après le recensement qui permis la partition en 3 de l’empire romain. Le 6 janvier, les 3 mages voient la comète de J.C. passer dans l’ombre de la terre, et découvrent Marie et Joseph terrorisés dans une grotte. Le 7 janvier nait Jésus Christ: Dieu n’a pas laissé Marie accoucher toute seule sans médecins. La comète de J.C. explose partiellement au dessus de Bethlehem: les bergers entendent les sifflements des morceaux de glace, et imaginent une multitude d’anges sifflants de joie. Le “miracle” de la pêche miraculeuse a permis le “miracle” de nourrir 5000 personnes avec des poissons. Jeudi saint, Christ a demandé à ses disciples de s’armer de glaives contre les romains: il leur demande donc de ne jamais obéir au “politiquement correct”…

      1. Sans parler qu’avec un savoir aussi biaisé (ou est ce de la croyance) dans le domaine de l’aéronautique, par exemple, on en serait toujours à vouloir faire voler les “avions” de Léonard de Vinci.
        Par contre cela me fait penser, qu’en effet notre savoir ce mesure à un réfenrtielle (philosophie, théologie, quête de sens), auquel l’éducation occenditale ne fait pas assez attention.
        Cela par contre, pourrait avoir un très grand rapport avec la portée et le crédit que l’on accorde ä l'”Edition spéciale”.

        1. “… la portée et le crédit que l’on accorde ä l’”Edition spéciale”.”

          Dans cette Edition très spéciale, Yves Nydegger (UDC, Genève) relève que 30% des détenteurs de masters, 77% de doctorants et 2/3 des professeurs d’université sont étrangers. Mais il se garde bien de rappeler que, sauf preuve du contraire, toutes les rectrices, recteurs d’universités, directrices et directeurs d’écoles et professeurs titularisés de l’enseignement public sont Suisses, ceci pour la simple raison, qu’aucun avocat, même pétri de farine udéciste, ne saurait ignorer, que la loi l’exige. Si l’on estime, comme le Georges Dandin du bout du lac, que le niveau des études baisse, c’est à eux que l’on doit s’en prendre, et à nul autre. Sinon, c’est la mort à crédit garantie.

          Quant à la prose de certaines rédactrices et rédacteurs dudit pamphlet, qui s’auto-proclame d'”information” et non publicitaire pour justifier d’encombrer inutilement nos boîtes aux lettres – j’ai fait coller sur la mienne un ajout au signe “Pas de publicité S.V.P” avec mention “ni de “fake news” -, comme étudiant j’ai suivi des élèves africains qui, à 13 ans, rédigeaient mieux en latin qu’eux en français.

  14. Il faudrait tout de même revenir à la raison. Où se trouve le mensonge? Ou se trouve l’énormité? qui passe, car plus c’est gros, plus ça passe, comme disait Goebbels.

    En tous cas pas dans l’édition spéciale de l’UDC. J’ai lu soigneusement cette édition spéciale. Je n’y ai vu aucun “mensonge”. Il n’y a aucun mensonge. Absolument pas. C’est clair et net.

    Il y a en revanche une vision du monde, un style politique et des opinions qui sont opposées à celles des internationalistes euromondialistes à la Neirynck. Ca oui. Mais ça c’est parfaitement normal.

    Visiblement ce style politique déplaît tellement aux bien pensants qui sont dans le consensus de l’establishment centriste pro européen, immigrationiste, que ces bien pensants en perdent la raison. Ils disent n’importe quoi.

    Faire une allusion perfide a Goebbels avec cette citation: le mensonge, plus c’est gros plus ça passe. Ca en effet c’est énorme, c’est insensé, c’est un mensonge et c’est même une diffamation. Comparer cette édition spéciale à Goebbels donc implicitement l’UDC au parti nazi, ça c’est énorme et c’est de la calomnie.

    Autre citation: calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. Cette citation la est de Voltaire.

    Non, gardons le sens des proportions. Il y a une jalousie terrible des autres partis contre l’UDC car les autres partis ne sont pas capables de distribuer des tous ménages comme ça, bien faits, bien documentés, et compréhensibles par le Suisse moyen et la Suissesse moyenne. Alors comme on est jaloux, on calomnie, on diffame. On ment. On accuse çe tract d’être menteur. Il ne l’est pas. C’est un tract politique, tout simplement. Un peu simplificateur comme tous les tracts. C’est de la bonne propagande politique pour une campagne de votations. Il y a un peu d’exagération, un peu de slogans, beaucoup de faits, beaucoup d’opinions. Ca a pour but de motiver les gens à voter oui à une initiative. Alors on argumente, avec des slogans chocs.

    Ca s’appelle la démocratie. N’en déplaise à ceux qui ne partagent pas les opinions de l’UDC.

    C’est un travail politique démocratique irréprochable. Les jaloux n’ont qu’à se taire.

  15. De part et d’autre, il y a des contre vérités plus ou moins grotesques et des prophéties de plus ou moins mauvaise foi. Ce débat est passionnel et évite de poser la vrai question: quel avenir voyons-nous pour la Suisse? Pour peu que la raison ne puisse l’emporter – on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise – , le résultat du vote changera à moyen terme peu de chose en apparence car dans le fond, les réalités sont appelées à s’imposer. L’Europe n’a pas intérêt à chercher un affaiblissement de la place économique Suisse car leurs expatriés seraient les premiers exposés. Les contacts entre chercheurs continuerons comme il cela est dans la nature des choses. La Suisse continuera à importer massivement la main-d’oeuvre qui lui manque et à exporter ses retraités les moins fortunés. D’une manière ou d’une autre, les relations entre la Suisse et l’Europe continuerons à être intense et mutuellement bénéfiques.
    Mais fondamentalement, si l’initiative passe, la Suisse aura dit qu’elle n’entend pas avoir les mains liées, ce qui est fondamental lorsque l’on pense à l’accord institutionnel. Le plein emploi aura une chance de revenir car il deviendra plus difficile de justifier la mise au placard d’une part significative des travailleurs. Ceux-ci étant valorisés, la qualité et les rapports de travail seront préservés et un peu plus paternalistes. La sécurité de l’emploi préservera la cohésion sociale et l’attachement au pays.
    A l’inverse, si les travailleurs se sentent abandonnés et condamnés à devenir frontaliers pour pouvoir vivre avec leur maigre salaire, comme c’est parfois le cas au Tessin, l’attachement à une nation qui ne les protège plus diminuera drastiquement (Tous pour un, parait-il). Les personnes licenciées dix ans avant leur retraites ne retrouvant pas d’emploi perdront une bonne partie de leur retraite et poseront encore un problème social.
    Bref, pour s’en sortir dans les adversités et éviter de se dissoudre, pour dire que le peuple n’accepte pas de se ranger derrière ceux qui lui volent son vote, le pays doit avoir les mains libres.

    1. Les relations scientifiques ne sont déjà plus ce qu’elles étaient avant le vote de 2012, puisque nous n’avons plus accès à Erasmus et à Horizon 2020. La première réaction de l’UE a été de s’en prendre au monde scientifique suisse à titre d’avertissement pour la suite.

      1. Erasmus facilite les échanges d’étudiants entre les pays. Il ne me semble pas opportun de confondre les chercheurs nécessaires à l’économie et les étudiants; sauf, peut-être, dans une certaine mesure les doctorants.
        Cela étant, prendre les étudiants en otage montre la nature de nos relations avec l’UE.

        1. Erasmus permettait aux étudiants suisses de s’inscrire librement dans une université de l’UE. Ce déplacement enrichissait leur formation et incidemment permettait de maîtriser une autre langue. Le programme avait beaucoup de succès ce qui indique son importance pour les jeunes.
          Horizon 2020 permettait aux laboratoires suisses non seulement d’intégrer des programmes européens et de toucher des subsides, mais aussi de diriger certains. programmes.
          Dans un article du Temps d’aujourd’hui les dirigeants de nos écoles et laboratoires disent à quel point ils sont inquiets.
          Effectivement nos relations avec l’UE sont tendues après certaines votations. Donc on ne nous fera pas de cadeaux. L’Europe a assez de ressources et assez de problèmes pour ne pas sacrifier ses intérêts aux nôtres.

        2. Et c’est évidemment que la faute de l’europe.

          A oui j’oubliais, bien des commentateurs ont du connaïtre Calimero.

          Parce que vous fonderiez un club, avec des statut et des règles, donnant des avantages et devoirs à ces membres, et que vous dis, je ne veux pas être membre, pour ne pas devoir suivre vos règles, mais j’exige les mêmes avantage, vous tiendriez le même discours? Le coronavirus a relegué la question du brexit. On a pas fini de rire (ou de pleurer).

          1. @CS, un peu comme les étrangers qui résident en Suisse et qui veulent avoir le droit de vote sans vouloir obtenir la nationalité suisse en somme.

      2. C’était du chantage. C’est inacceptable. Raison de plus pour reprendre le controle et se dégager de ces maîtres chanteurs.

        1. Dans une négociation diplomatique, une partie peut et doit expliquer à l’autre sa position à elle et les éventuelles conséquences de la position de l’autre. On peut appeler cela chantage, cela n’y changera rien. Les votations hostiles à l’UE ont déjà entrainé et entraineront des mesures de rétorsions. Faut-il kes provoquer parce qu’on estime qu’elles sont inacceptables. Curieuse conception d’une négociation.

  16. Si quelqu’un est capable de résoudre l’énigme que pose Daniel Mange sur son blog d’hier (https://blogs.letemps.ch/daniel-mange/), alors je voterai sans l’ombre d’une hésitation oui à l’initiative du 27 septembre, car elle aura démontré qu’on est encore capable de raisonner, en Suisse. Pour rappel voici donc cette énigme, due au Chancelier de la Confédération, Walther Thunherr:

    «Toutes les gares de la ligne N vendent des billets à destination de toutes les autres gares. Si l’on ajoute quelques stations, il faudra imprimer 46 types de tickets additionnels. Quel est le nombre exact de ces «quelques» stations et combien y avait-il de gares auparavant?»

    Pour ma part, j’en suis encore à “si x alors…” et n’en ai pas dormi de la nuit.

    1. N’importe quelle personne qui a obtenu une maturité fédérale ou professionnelle devrait pouvoir résoudre cette énigme.
      Pour M. Neirynck, ce serait d’ailleurs une simple formalité.

      Mais je ne vois pas en quoi le fait d’y parvenir serait une preuve de bon sens par rapport à notre avis sur cet objet de votation. Vous trouverez des personnes “capable de raisonner” dans les deux camps.

      PS : pour la solution, M. Mange vous la donnera le 12 septembre 😉

      1. Je viens de la lire dans votre réponse à son article. Vous êtes le moteur d’inférence le plus rapide que je connaisse. Félicitations! Je n’aurai donc pas besoin d’attendre le 12 septembre.

        Bien entendu, il n’était pas question de prendre ma boutade au sérieux.

        1. Merci ! J’avoue avoir été surpris de voir ma réponse à son article publiée (qui peut gâcher le suspens à ceux qui désiraient trouver la réponse eux-même).

  17. Monsieur Neirynck
    en lisant le titre, j’ai eu l’espoir que vous aviez enfin mis votre esprit si critique autrefois, à analyser les actions mises en place pour contrer le si “NON-LETHAL covid 19”
    auriez-vous imaginer massacrer des pans entiers de notre économie pour “SAUVER” 59 morts tombés au front du covid ses 3 derniers mois … pour tout le pays !!!!!
    20 morts par mois pour la suisse c’est le NEANT !

    Les probabilités que ce qui se passe depuis quelques mois une lente mise à mort de la Démocratie sont plus que non négligeables …
    pour certains dont Kennedy Junior : elles sautent aux yeux …
    (écoutez sont discours devant des centaines de milliers de personnes à Berlin samedi passé … passé sous silence par presque tous les média !)

    et votre titre aurait été parfait
    malheureusement on perd sa salive dans des bagatelles … et on oublie la commission d’enquête , qui vous avait, un jour de confinement, paru si évidente face à des manipulations évidente de chiffres … 😉 ….

    j’espère très très sincèrement me tromper.

    1. J’ai traité ce sujet dans un blog antérieur “Le jour d’après est pire”. Le dernier blog est consacré au dernier mensonge de l’actualité.

  18. EDITION SPECIALE de l’UDC. Prenons quelques arguments au sujet de ce tout ménage sensé justifier une modifier de la constitution.
    Guy Parmelin : « Donnons aux familles d’agriculteurs suisses la marge de manœuvre dont elle a besoin » Vous parler d’immigrants ? L’agriculture a besoin d’eux pour cueillir nos légumes.
    Uli Maurer : « Les prix immobiliers et les loyers ont augmentés » Qui construit ? Pour louer 2000.-/mois et plus, 95m2 Les immigrants ou les assurances et fonds de pension recherchant une bonne rentabilité ?
    Madame Magdalena Martullo-Blocher : « Il est important que nous garantissions d’abord des emplois aux indigènes » Chère Madame, avez-vous perdu le contrôle de vos RH (Ressources humaines) responsables de sélectionner vos employés ?
    « Moins c’est mieux » Qui achète des 4/4 monstrueux pour aller chercher les enfants à l’école. Les immigrants ?
    « La ponctualité des trains » Les immigrants ou les infrastructures défaillantes. ? Etc.
    Le problème n’est pas de dire la vérité, mais ce qui est utile au parti et qui, de ce fait, devient vérité.
    Aucune recommandation dans cette édition spéciale incite les lecteurs à savoir si c’est vrai, par ces propres moyens en mobilisant sa culture, son savoir, son intelligence, sa raison, sa faculté de penser, de discerner ou de juger : il suffit de croire. A lire : Michel Onfray, Théorie de la dictature. Mai 2019.
    Ce n’est, on l’a compris, pas le rôle de cette édition spéciale de rendre les électeurs responsables mais il est utile de rappeler ces réflexes de bon sens plutôt que de souscrire à un amalgame de tous les problèmes qui nous attendent, dans un climat d’insécurité et de peurs.

    1. C’est marrant. J’ai lu le livre d’Onfray également. Dans son introduction Onfray critique la dictature Maastrichienne, à savoir justement ce que l’UDC critique!

      Bien sûr, l’UDC a la propagande dans son ADN, mais l’UE et les médias aussi. Je serais heureux pour une fois de lire un article objectif sur le sujet…

      1. Perso, chacun son courage et je puis comprendre qu’un salarie passe son avis sous pseudo (ceci pour autant qu’il n’en profite pas).

        En revanche, je hais ces UDCistes, changeant de pseudo pour enumerer leurs laches inepties.
        Secouez-vous les boules, les tits gars!

      2. P.S. Pour resumer brievement, Le Temps pourrait-il clarifier a qui il appartient?
        Car ces trolls sur ces blogs, bon, chacun son gout, mais si on veut etre de reference…!

        La voie ne me semble pas etre le troll multi-pseudo, a vous de voir!

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