Le jour d’après est pire

 

 

Les épreuves ont pour résultat d’en apprendre de belles aux sociétés distraites. L’épidémie a enseigné à la Suisse quelques leçons fondamentales dont la plus importante est qu’il faudra longtemps vivre avec le virus, comme jadis nous avons réussi à survivre aux virus de la poliomyélite et de la variole. Le vaccin demeure dans le domaine du possible, sans être assuré qu’il sera rapidement à disposition, sans même savoir s’il arrivera un jour, comme celui contre le Sida, toujours inexistant après des décennies de recherche.

 

La seconde découverte est l’incroyable fragilité du système économique, devenu mondial, qui assure la survie et parfois l’aisance de huit milliards d’êtres humains, tous inégaux. En 2008, le système s’est cassé par suite de sa propre instabilité. Nous découvrons maintenant qu’il est susceptible de chancellement suite à une attaque extérieure, même aléatoire par sa cause. Les pays de l’Est asiatique, accoutumés à ce genre d’épidémie virale, ont réagi comme à l’exercice et ont contenu et limité pour eux-mêmes le désastre. Le taux de morts par millions d’habitants se limite à 8 au Japon, 6 en Corée du Sud, 3 à Hong Kong et même 0.8 en Thaïlande. Ces taux sont cent ou mille fois plus faibles que ceux des pays européens. Ce qui induit comme corollaire évident que les institutions peuvent maîtriser la situation si elles en ont et la compétence et le pouvoir.

 

A ce titre la Suisse s’est maintenue dans une moyenne européenne : elle enregistrera 2000 morts en fin de première vague, soit 229 par millions d’habitants. Selon une étude de l’Université de Berne, elle aurait pu n’en enregistrer que 400 si le Conseil fédéral avait décrété le confinement une seule semaine plus tôt. C’est mieux que la Belgique avec un taux de 848, record mondial, et beaucoup moins bien que l’Autriche avec 79. Si le gouvernement suisse avait suivi la même politique que l’Autriche il y aurait 690 morts et pas 2000.

 

Il faudra donc analyser à tête reposée les mécanismes de décisions dans ces différents pays. Pour la Belgique, il saute aux yeux que l’absence d’un gouvernement appuyé sur une majorité parlementaire a pesé lourd : ce n’est qu’un exécutif intérimaire qui expédie les affaires courantes mais n’a pas l’autorité politique pour mener des actions fortes. L’Autriche possède un gouvernement classique appuyé sur une majorité parlementaire. En Suisse c’est le règne de la concordance : tous les partis sont représentés, la présidence tourne annuellement, les conseillers sont élus individuellement.  Il n’y a donc pas de véritable chef de l’Etat, pas de premier ministre, pas d’équipe soudée, pas de programme et pas de majorité parlementaire assurée. Ce système est conçu pour dégager des solutions de consensus, pas pour des actions vigoureuses et rapides, sauf en temps de guerre.

 

Le principe de concordance est tellement utile en temps ordinaire qu’il ne peut être question de l’abandonner. Mais il faudrait prévoir un autre terme à l’alternative pour les temps extraordinaires, qui ne se résument pas à la guerre. Même si l’idée peut heurter, il faut un conseil de gestion de l’urgence sanitaire, composé uniquement d’experts. L’Université de Berne a alerté le Conseil fédéral très tôt, mais il a fallu deux mois à celui-ci pour se décider à agir. S’il avait agi tout de suite, comme les pays asiatiques, il n’y aurait pas eu 2000 morts, mais quelques dizaines au plus. Cela ne vaut-il pas la peine de monter un mécanisme pour faire mieux la prochaine fois ? Car il y aura des prochaines fois.

 

Un confinement tardif n’est qu’une mesure d’urgence prise dans la panique et l’improvisation. Il se paie par le déclenchement d’une crise économique ultérieure. Celle-ci signifie la ruine des nombreuses entreprises, le chômage de travailleurs, l’effondrement de secteurs entiers comme l’événementiel, la restauration, l’hôtellerie, les transports, le tourisme. Si la sauvegarde des vies humaines invoqué plus haut n’a pas convaincu, peut-être la préservation de l’économie sera-t-elle plus persuasive pour certains esprits.

 

 

 

 

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

51 réponses à “Le jour d’après est pire

  1. Je ne prends pas ce problème aussi au sérieux que M. Neirynck, car je ne crois pas un seul mot de la propagande de l’OFSP. Je suis un covidosceptique. Pour moi il s’agit d’une fake news mondiale. Ni plus ni moins.

    J’ai des liens personnels avec un pays africain: le Mali. Eh bien, dans ce pays qui a 19 millions d’habitants, c’est à dire deux fois et demie la population de la Suisse, la statistique du Covid est la suivante: total des cas d’infection confirmés: 2521, définitivement guéris: 1927, morts: 124.

    Donc, le Mali fait beaucoup mieux que tous les pays européens. Pourquoi ce miracle? Très simple: au Mali il y a le paludisme. Donc tout le monde consomme régulièrement de la chloroquine, qui au Mali s’appelle Nivaquine. Résultat: le Covid n’a eu presque aucun effet au Mali.

    Nous aurions donc pu avoir le même résultat en Suisse, c’est à dire faire l’économie d’environ 2000 morts tout de même, en prescrivant immédiatement de la Chloroquine à tous les malades comme le préconisait l’infectiologue le plus respecté au monde: le professeur Didier Raoult. Par la même occasion, la Confédération aurait économisé plus de 60 milliards et l’économie suisse aurait pu continuer à tourner à son rythme normal, sans aucun confinement.

    Malheureusement, en Suisse on a une industrie pharmaceutique tellement puissante qu’elle tient le gouvernement complétement dans son pouvoir. C’est pourquoi les marionnettes du Conseil fédéral Berset, Sommaruga & Co ont décrété l’état d’urgence, suspendu toutes les libertés, ruiné les caisses publiques et plongé le pays dans la récession.

    Et maintenant ils vont encore nous faire le coup de la “deuxième vague”!

    Bien sûr, je vais me faire traiter d’hurluberlu et de complotisme, même de négationniste du Covid et que sais-je, par tous les bien pensants de ce blog. Mais je m’en fous. Je le dis comme je pense.

    Sur ce coup là le Mali a tout juste. La Suisse a tout faux.

    Pour paraphraser la chanson de Claude François, je conclurai:

    “Pauvre petit pays riche” !

    1. On a essayé la chloroquine en Europe et cela ne marche pas. L’immunité relative des pays africains est une énigme intéressante. Peut-être la jeunesse de la population. Peut-être un facteur génétique. Peut-être les coutumes ancestrales de contrôle des épidémies. Après tout l’Afrique a réussi à contenir l’épidémie d’Ebola qui aurait pu exercer des ravages en Europe. Il est urgent qu’une recherche soit lancée pour étudier le cas asiatique et africains. La seule hypothèse à écarter serait que des médecins européens aient délibérément et sciemment renoncé à un traitement efficace : c’est les accuser d’un crime.

      1. Le lien entre le paludisme et la résistance au Coronavirus est intéressante: observer la statistique des 60 pays les moins touchés: vous observerez que plus des deux tiers sont des pays en proie au paludisme. Quant à la chloroquine… Raoult brandit toute une série d’études mondiales sensées démontrer son efficacité. Le débat ne semble pas encore tranché… et c’est le plus intéressant, en plus du fait que personne n’a encore réussi à clouer le bec au professeur fanfaron, car dans cette affaire, les liens d’intérêt semblent prépondérants or ceux-là sont contre la chloroquine. Il y a là aussi et surtout, des leçons à tirer.

      2. Il me semble que la chloroquine, associée à l’azithromycin, était prescrite au début des symptômes à Marseille, donc en ambulatoire. Toutes les prescriptions de ces substances en milieu hospitalier se sont révélées des échecs. Il convient donc de distinguer « ambulatoire » et « hospitalisation« , deux situations cliniques différentes.

      3. On a essayé la chloroquine en Suisse et en Europe à tort et à travers: trop tard ! En fait, à l’IHU du Pr. Raoult, ses experts ont mesuré chaque jour la charge virale des patients traités au tout début de l’infection à la fois par de l’hydroxychloroquine (antipaludique connu pour être peu toxique) et par de l’antibiotique azithromycine: c’était un essai scientifique à petite échelle en mars; résultat, les patients correctement traités, dès le tout début de contamination, ont été débarrassés du virus en une semaine … Avoir attendu plus de quelques jours a donné le temps au virus de faire d’affreux dégâts chez certains patients: d’où les échecs hospitaliers.
        Voir les deux figures dans l’article http://www.entrelemanetjura.ch/BLOG_WP_351/gagner-la-guerre-contre-le-coronavirus-covid-19/ extraites d’un exposé de l’IHU.

        Ceci connu, il y a donc bien en Suisse un délit, la violation systématique de l’art.128 du Code pénal: le patient à qui l’on refusera dorénavant ce traitement efficace, ou découragera à la légère de le suivre, ou empêchera de le suivre par des directives sanitaires abusives, sera fondé à déposer plainte pénale.

        1. Cher monsieur Bovay-Rohr, ne pourrait-on pas examiner la possibilité d’une plainte pénale contre inconnu sur la base de l’art. 128 CPS, qui serait lancée par des milliers de citoyens, et fortement médiatisée, pour que le ministère public soit obligé de débusquer et traquer les responsables à tous les niveaux, politiques, administratifs et autres, qui ont délibérément refusé aux médecins la possibilité de soigner leurs patients?

          Et si les autorités classent ces plaintes ou les schubladisirent, il faudrait que les médias de réinformation fassent une énorme caisse de résonance au scandale que serait ce déni de justice.

          Le temps de la résistance active est venu. Je crois que nous devons maintenant envisager cette action. Et d’autres du meme genré.

    2. Très bonne analyse. Et je vais avoir le cynisme de rappeler que les morts du Covid sont surtout des octogénaires, voire des nonagénaires, qui, comme moi (septuagénaire qui travaille à plein temps mais reçois l’AVS), coûtent cher à la société, surtout s’ils sont en EMS. La crainte de la mort et une absurdité à la mode, et la panique organisée par l’Etat (fédéral et cantonal) a mis à terre, et pour longtemps, une bonne partie de l’économie suisse.

      1. Si la Thailande, qui n’est pas un pays avec un système de santé d’excellence (que je sache), a si peu de morts, c’est que tout le raisonnement de M. Neyrinck (pour une fois) ne tient pas. Peut-être faut-il aussi aller questionner la démographie, la pyramide des âges, la mobilité individuelle, des facteurs génétiques, le climat, etc. Sachant que je dois mourir un jour et que cela est bon et indispensable, bon pour notre descendance, si je devais mourir d’une maladie naturelle comme la Covid, cela ne me trouble pas. Arrivera-t-on un jour à considérer la mort naturelle et au grand âge comme autre chose qu’un drame?

    3. “Bien sûr, je vais me faire traiter d’hurluberlu et de complotisme, même de négationniste du Covid et que sais-je, par tous les bien pensants de ce blog. Mais je m’en fous”, évidemment, courageusement caché derrière un pseudo qui ne s’en “foutrait” pas ?! 🙂
      Cela dit, M. Neirynck a entièrement raison, penser que des médecins suisses (et de bien d’autres pays aussi d’ailleurs) auraient pu délibérément renoncer à un traitement efficace pour favoriser l’industrie pharmaceutique est non seulement totalement risible mais proprement scandaleux. Bien des raisons (coutumes sociales, densité de population plus faible, moindre taux de détection, etc., etc.), qu’il s’agit d’analyser évidemment pour éventuellement en tirer des enseignements utiles, peuvent expliquer la moindre contamination actuelle dans certains pays. Pas besoin de nous refaire à chaque fois le coup du complot mondial!

      1. Il est sympa, ce Prof Neyrinck, d’accord avec vous.

        Mais si l’on excepte les trolls de ces blogs, dont la responsabilite n’incombe pas aux blogueurs, mais bien au Temps, serez-vous d’accord avec moi pour dire que l’Europe est a bout de souffle?

        Que les US n’en ont plus pour longtemps, non plus? Et ce media pro US non plus?

        Vous n’etes pas tenu de repondre, car tout pourra etre retenu contre vous,
        hahahahah

        1. J’ai en fait déjà répondu à une autre occasion en disant qu’aucun destin n’est jamais inéluctable. Bien sur si. comme cela semble être votre cas, on baisse les bras et se déclare d’avance “foutu”, alors vos “prédictions” se révèleront exactes. L’Europe a encore de nombreux atouts sur lesquels s’appuyer, mais à une condition, comprendre, comme nos valeureux ancêtres Wadstaetten l’ont fait à leur époque et à “l’échelle géographique” de celle-ci, que l’union fait la force et que dans la situation mondiale actuelle aucun pays européen isolé n’a la taille qui lui permettrait de tenir tête aux grandes puissance que sont les Etats-Unis (en déclin actuellement) et la Chine (en phase ascendante aujourd’hui) en particulier. C’est sans doute pour cela qu’il y a une 5ème colonne très active sur notre continent pour pousser à la division et à la soumission; on voit bien au profit de qui (voir en particulier les déclarations de Trump contre l’UE)!

          1. “l’union fait la force”, d’accord.
            On verra si le gateau de 1’300 milliards d’euros de dettes supplementaires donnera vraiment une cohesion a cette Europe, mais il me semble qu’elle est deja depuis longtemps dominee par les US (1918, en fait) et de plus en plus chinoise, pas appat du gain facile et par finesse strategique dans un cas comme Syngenta.

        2. “Que les US n’en ont plus pour longtemps…”

          Vraiment?

          “Alors que la pandémie mondiale du coronavirus a entraîné une augmentation historique du chômage, et par conséquent de pauvres parmi les Américains moyens, Jeff Bezos, PDG d’Amazon, a ajouté 13 milliards de dollars à sa valeur nette lundi [20 juillet 2020], le plus grand bond en un seul jour pour un individu depuis la création de l’indice des milliardaires de Bloomberg en 2012[…].

          Selon Bloomberg, l’actuelle personne la plus riche du monde a vu sa fortune gonfler de 74 milliards de dollars en 2020 pour atteindre 189,3 milliards de dollars, malgré le fait que les États-Unis entrent dans leur pire récession économique depuis la grande dépression. « Il vaut aujourd’hui personnellement plus que l’évaluation boursière de géants tels qu’Exxon Mobil Corp, Nike Inc. et McDonald’s Corp », lit-on dans l’article de Bloomberg News.

          Selon Bloomberg News, les actions d’Amazon ont fait un bond de 7,9 %, le plus important depuis décembre 2018 en raison de l’optimisme croissant concernant les tendances d’achat sur le Web, et sont maintenant en hausse de 73 % cette année.

          D’autres magnats de la technologie bénéficient également d’un essor en 2020, en partie grâce aux personnes contraintes de rester chez elles et grâce à l’impulsion donnée aux marchés par les efforts de relance sans précédent des gouvernements et des banques centrales au sortir des mesures strictes de confinement.

          Un rapport publié en avril par l’Institute for Policy Studies (IPS) a constaté que la richesse combinée des milliardaires américains, dont le patron d’Amazon, Jeff Bezos, et le fondateur de Tesla, Elon Musk, a augmenté de près de 10 % au cours de la pandémie, pendant que l’économie américaine en général subit de plein fouet les effets pervers de la pandémie du nouveau coronavirus. Selon le rapport, entre le 1er janvier 2020 et le 10 avril 2020, 34 des 170 milliardaires les plus riches du pays ont vu leur fortune augmenter de plusieurs dizaines de millions de dollars.

          […]

          Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a ajouté près de 15 milliards de dollars à sa valeur nette depuis le début de l’année, alors même que la société est confrontée ces derniers mois à des marques qui boycottent les publicités sur la plateforme de réseau social.”

          Sources: https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-07-20/jeff-bezos-adds-record-13-billion-in-single-day-to-his-fortune

          1. Bon, Bloomberg, n’est-ce point une entreprise de ce candidat americain?

            Si vous mesurez la richesse d’un pays a la fortune de ses GAFAM, vous risquez d’etre decu, car il semble que les US ont perdu … 40% de leurs emplois en quelques mois.
            De la a ce que le peuple US, se rendant compte que Donald les mene en bateau, leur fasse subir un destin digne de Louis, tout est possible, puisque ce le fut deja!

            Mais la encore, les chiffres et les stats, restons prudents.
            Vous savez sans doute que le pays ayant la plus grande croissance de millionaires et le plus grand nombre de milliardaires est la Chine?

  2. Votre raisonnement est absurd pour un scientifique. Confronté à une évidence empirique, vous refusez d’en tirer les conclusions. Le resultat du Mali est dû la chloroquine. Point barre! Car au Mali les autorités sanitaires ont suivi le protocole Raoult. Oui, on doit accuser les autorités des pays, comme la Suisse, et la France, qui sont sous la coupe de l’industrie pharmaceutique, d’avoir délibérément renoncé à un traitement efficace. Je vous laisse la responsabilité de l’affirmation selon laquelle nos autorités sont criminelles. Je n’aurait pas employé ce terme qui peut être diffamatoire. Nos autorités médicales sont coupables de complicité avec un certain pédantisme methodologique qui consiste à exiger, avant d’utiliser un médicament comme la chloroquine ayant démontré une efficacité, à vouloir faire un double essai à l’aveugle avec un groupe placebo. Une telle méthode avec un groupe placebo, alors qu’il s’agit d’un virus potentiellement mortel serait pour le coup un crime. En plus, si on doit d’abord faire toutes ces évaluations, quand on aura fini les gens seront deja morts ou l’épidémie terminée. C’est absurde. On était dans l’urgence il fallait laisser les médecins soigner en conscience selon les principes du serment d’Hippocrate. Mais ce fétichisme au nom duquel les autorités dénigrent le professeur Raoult, est dans l’intérêt de ceux qui veulent attendre pour qu’on puisse commercialiser un vaccin. C’est l’industrie qui veut ça, précisément pour eviter qu’on emploie des vieilles molécules comme la chloroquine sur lesquelles l’industries ne fait pas de profit. Et les médecins appartenant à l’establishment n’osent pas aller contre l’industrie car ce serait remettre en cause un système établi.

    J’exprime mon intime conviction. Ma certitude, fondée sur les faits. Les faits empiriques de la réussite d’un pays africains. Vos explications sur “l’énigme” africaine sont risibles, colonialistes, à la limite du yabon banania. Le Mali a réussi grâce à la chloroquine. C’est tout. C’est un fait. C’est démontré. Et vous, vous avez une telle attitude de fidéisme dans nos autorités que vous vous refusez à admettre qu’elles ont mal agi. Pourtant leurs décisions sur ce point précis ne sont pas justifiables. L’interdiction faite aux pharmacies, même en Suisse, de délivrer de la chloroquine sauf aux hôpitaux, constitue un scandale tel que des milliers de gens devraient manifester dans la rue pour protester.

    On espère que le public va se réveiller. Si maintenant, pour prolonger le délai nécessaire aux labos afin de sortir un nouveau médicament très cher, nos autorités mentent en parlant de deuxième vague alors qu’il y a certes des cas, mais il n’y a pas de morts et les hôpitaux ne sont pas engorgés, on espère que ce sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase et que cette fois les gens comprendront enfin et diront non.

    1. Quel dommage que des réponses d’un si bas niveau viennent souiller ce blog. C’est l’éternel débat entre laisser s’exprimer les sacheurs au risque de les laisser répandre leurs inepties et faire perdre du temps, ou les censurer au risque de les laisser ce victimiser. Je m’y colle pour celui-ci.

      A quelle évidence empirique faites-vous référence pour qualifier le raisonnement d’absurde?
      Affirmer que le “succès” du Mali est dû à la chloroquine “point barre” et justement l’inverse d’un raisonnement scientifique. Lisez le post de Sam Rappaz ci-dessous pour quelques pistes.

      Le double essai à l’aveugle est un moyen essentiel pour jauger de l’efficacité d’un procédé. Qu’il soit médical ou non. Il permet de discriminer ma poudre de perlimpinpin d’un médicament qui a une vraie efficacité. De plus, il permet de mettre en lumière la dangerosité d’un processus en regard d’un processus neutre. Dans le cas d’un médicament, ça pourrait être sa toxicité.

      Ne rien faire dans une situation de vie ou de mort est la règle malheureusement. Les famines, les guerres, la pauvreté, le manque d’éducation tuent des millions de personnes par année. Ces morts seraient facilement évitables. La notion légale de non-assistance à personne en danger n’est applicable que dans un contexte extrêmement limité (désolé, pas eu le temps de fact-checker, qu’on me corrige au besoin). Je pense donc que les médecins dans ce contexte ne peuvent pas être qualifiés de criminels, surtout si leur but est d’éviter de causer plus de torts en administrant des “médicaments” contre productifs.

      La chloroquine (enfin l’hydroxychloroquine) a été étudiée à nouveau sous toutes les coutures ces derniers temps, et les conclusions vont de “c’est toxique pour le coeur” a “il y a potentiellement dans certains cas particuliers éventuellement un effet positif”. On est donc bien loin d’un remède miracle qui stoppera la pandémie.

      Vous parlez aussi du coût du traitement. Le coût de 2 semaines d’hydroxychloroquine est d’environ 1.5.- CHF. Le vaccin contre le Sras-CoV-2 n’existe pas encore évidemment. Pour information, le coût d’un vaccin contre la grippe est d’environ 2.- CHF. On voit donc que ces montants sont totalement négligeables, l’un _et_ l’autre en regard du coût de la pandémie. Le PIB mondial était de 85’000 milliards de US$ en 2018. Il se contractera de 5% en 2020 à cause de la pandémie, soit environ 4’000 milliards. Les 16 milliards que coûteront probablement le vaccin ne représentent donc que 0.4% de la _contraction_. Arrêtez avec cet argument économique. Les entreprises pharmaceutiques sont impliquées dans un cas comme dans l’autre!

      Quand à la deuxième vague, je ne sais pas exactement ce qui définit une vague pour la Suisse ou l’Europe, mais la tendance est haussière ces derniers jours, et s’accélère concernant les contaminations. J’aurais apprécié que le CF prenne pris de mesures et fasse des annonces provisionnelles, histoire de ne pas prendre les gens au dépourvu si deuxième confinement il y a. La courbe des morts suit, ne vous en fait pas. Regardez les deux courbes de contaminations et décès des USA. Le décalage est d’environ 3 à 4 semaines.

      1. @SAMUEL

        L’évidence empirique est qu’au Mali, pays où les gens consomment régulièrement de la chloroquine contre le palu, il n’y a pas eu d’épidémie. Point barre !

        Vos affirmations sur l’inefficacité de la chloroquine sont contredites par les travaux du Professeur Raoult-Caïn et de son centre mondialement reconnu.

        Les travaux du Professeur Raoult ont été contestés par la revue The Lancet, qui représente le lobby pharma, et il a été prouvé que cette étude était biaisée. Elle a du être retirée. Par conséquent les anti Raoult et l’establishment anti chloroquine ont perdu leur légitimité et leur crédibilité. Vous ne pourrez rien changer à cet état de fait.

        Concernant les médecins: c’est vrai qu’on ne peut pas les accuser du crime d’avoir refusé de prescrire un traitement efficace. Au contraire, de nombreux praticiens, médecins de famille, voulaient prescrire la chloroquine. Ils ont été scandalisés d’apprendre que les autorités médicales (dans les pays sous la coupe de big pharma comme la Suisse) leur interdisaient de le faire. Ce qui est une violation manifeste et scandaleuse de la déontologie médicale élémentaire

        Ce sont les bureaucraties médicales, les comités d’experts bidon, totalement dans la main du lobby pharma, et non les médecins, qui sont coupables du crime de refus de soigner. Il faudrait que des plaintes soient déposées et que des procès aient lieu. Malheureusement, la justice est probablement aussi indépendante des lobbys que les grandes revues scientifiques.

        La chloroquine a été utilisée depuis 80 ans sans aucun problème. Ses contre-indications et effets secondaires sont parfaitement maîtrisées – contrairement à ceux des éventuels vaccins. Sauf cas très rares de patients cardiaques, la chloroquine est absolument inoffensive. Sinon, il ne s’en serait pas vendu 36’000’000 de doses en France rien qu’en 2019 (sans ordonnance nota bene!)

        Que certains spécialistes aient une dent contre le Professeur Raoult, ou ne soient pas convaincus par ses recherches et ses méthodes, c’est leur droit. Mais ils n’ont pas le droit de se substituer au jugement des médecins traitants en interdisant un médicament dont il est démontré qu’il a un effet, même faible. C’est contraire à la déontologie médicale. C’est un scandale sans nom.

        Une telle décision, prise juste au moment où la pandémie se répandait, s’agissant d’un médicament inoffensif depuis 80 ans, prouve qu’il y a une action concertée. En langage courant on dit un complot. Cela ne peut pas être une coïncidence. On ne peut pas prendre les gens pour des c…. à ce point.

        Enfin, concernant vos calculs sur le prix des nouveaux traitements ou vaccins…à qui ferez vous croire ça?

        Juste pour votre information: le tocilizumab, molécule développée par Roche et commercialisée sous le nom de Actemra, se vent au prix de 1428.65 la boîte contenant 4 doses pour 4 injections. Actuellement, des études sont en cours et il semblerait que l’Actemra a une certaine efficacité pour le Covid, dans les cas graves. Mais ce n’est pas prouvé. Le prof Raoult a prouvé par des milliers de cas pratiques, documentés et vérifiés (c’est mieux qu’une étude randomisée à l’aveugle) que le Plaquenil, qui coûte 1,5 CHF pour un traitement de 2 semaines (selon vos propres chiffres) supprime la charge virale en 6 jours si on le prescrit dès le début. Donc, avec la chloroquine on n’a pas besoin d’attendre que le cas devienne grave et on peut économiser 1’427.15 sur le traitement!

        Vous feriez mieux d’y songer si vous êtes soucieux du financement de l’assurance maladie, ce qui serait votre devoir en tant que parlementaire.

        La preuve: https://www.adlershop.ch/pexpert/128768/actemra-injektionsloesung-162mg-0-9ml-fertigspritzen-4-stueck

        Vous voyez Samuel, vous êtes un zélé défenseur de l’establishment bien pensant. Dès que se produit un mouvement d’opinion qui vous paraît “populiste”, comme avec le Prof Raoult, vous avez un réflexe de Pawlow qui vous fait craindre les heures les plus sombres de notre histoire. Vous volez donc instintivement au secours de la doxa en prenant n’importe quel argument.

        Le problème c’est que personne ne vous croit en l’occurence, parce que tout le monde a bien compris la vérité: c’est à dire l’existence d’un conflit d’intérêt manifeste entre un lobby puissant qui veut promouvoir un traitement à CHF 1428.65, et les médecins de famille qui aimeraient traiter leurs patients avec un médicament qui a fait ses preuves et qui coûte seulement 1.5 CHF.

        Pour conclure, car je sais que vous êtes un type intelligent et informé, (même si vous vous mettez au service de la propagande officielle) je tiens à attirer votre attention sur un fait qui prouve mes dires: il ne vous aura pas échappé qu’au moment où a eu lieu cette bataille dans l’opinion: chloroquine contre confinement, les laboratoires Novartis et Mepha ont fait don de millions de doses de chloroquine gratuites aux hôpitaux suisses.

        Référence ici: https://www.24heures.ch/suisse/pharma-suisse-fournit-chloroquine-gratuite/story/23354951

        Décryptage: Mepha est un fabricant de génériques qui fabrique de la chloroquine. Novartis est un des plus grands labos mondiaux, mais il n’a rien à offrir contre le Covid. Donc, pour qui sait interprêter les informations au delà de l’enfumage des médias, cela signifie: Mepha et Novartis font un petit croche-patte à un concurrent: Roche, car Roche vend le tocilizumab Actemra. Ce geste généreux était donc juste pour gêner un peu leur concurrent.

        Pour ma part, ma conviction absolue que la politique aberrante qui nous été infligée par l’OFSP (et qui a mis par terre l’économie suisse, pour cela aussi les responsables mériteraient d’être jugés) a été dictée par des intérêts phramaceutiques puissants, cette conviction s’est imposée à moi le jour où j’ai appris que Mepha et Roche, sans contrer le lobby auquel ils appartiennent, faisaient ce petit croche-patte à leur concurent Roche, ce qui était de bonne guerre.

        CQFD.

        1. Cher Mr ONPPDC, il se trouve que je suis d’accord avec vous sur certains points.
          si si, c’est possible!!

          Mais il me semble nécessaire de faire qq remarques préalables, notamment sur la Nivaquine/Chloroquine :
          1. un nombre extrement réduit de famille peut se permettre de prendre régulièrement, à titre préventif, ce médicament, d’autant plus sur une longue durée, meme si son cout est bas, environ 2 Fr.
          Pr info, le salaire journalier d’un macon au Senegal est de 3,30 Fr. Le réflexe est donc d’aller au poste de santé le plus proche lorsque les symptomes bien connus se présentent, et de prendre ce médicament à titre curatif. Ce sont donc les personnes avec des moyens, donc de loin pas la majorité de la population, et les touristes, qui le consomment le plus !! Cela ne suffit donc pas pour justifier du peu de décès.
          2. Dans certains pays d’Afrique, le parasite responsable du palu oppose une résistance à la chloroquine. La prise à titre préventif y est donc abandonnée, ce qui n’empeche pas ces pays d’avoir eux aussi peu de décès. il y a donc logiquement d’autres parametres qui entrent en compte, j’en ai listé plus haut les plus évidents à mon sens.
          3. Ce médicament est “ à marge thérapeutique étroite”, ce qui veut dire que la différence entre la dose efficace et la dose toxique est très mince. le surdosage est qualifié de hautement toxique. La Chloroquine n’est donc pas “absolument inoffensive”
          4. Au Sénégal, les résultats des études menées par le Pr Seydi montrent un bénéfice de la chloroquine sur le temps d’hospitalisation notamment. Raoult n’est donc pas seul ! (certains complotistes pourraient rétorquer que c’est biaisé parce que Raoult est né au Sénégal et y est considéré depuis le début de la crise comme un demi-dieu…)
          5. l’hydroxychloroquine n’a aucune utilité dans le traitement du paludisme…
          6. Contrairement à l’Europe (à ma connaissance), d’autres pistes sont testées en Afrique (scientifiquement, rassurez-vous!), notamment la tisane malgache ou l’artemisia. Quand on connait le nombre de médicaments qui ont comme source le savoir ancestral et empirique de quasi toutes les régions du monde, il serait stupide de se priver de ces possibilités… (et je vous vois d’ici fulminer vous aussi contre le vol de brevets par l’industrie pharma, non?)

          Tout n’est donc pas tout blanc ou tout noir, si je puis me permettre…

          Pour avoir eu le “bonheur” d’attraper le palu trois fois, autant vous dire que je suis bien content de savoir que ce médicament existe. Donc comme vous je trouve proprement scandaleux son interdiction, car il sauve des vies depuis des lustres en Afrique, mais aussi en Europe pour son apport dans d’autres pathologies. Au pire, bien prescrit, il ne fait aucun mal, pourquoi soudain l’interdire ?
          Ceci est donc contraire à la déontologie, comme vous le dites. Dès lors, comment ne pas comprendre la frustration des médecins traitants ?

          je vous rejoins aussi sur le fait que les publications de référence type The Lancet ont complètement perdu de leur crédibilité. En farfouinant un peu, il semble évident que ce n’est pas mon médecin généraliste qui les finance… De nouveau, comment ne pas imaginer que toutes les publications scientifiques subissent le meme sort ?
          Mais il faut aussi admettre que des études valables puissent mettre en doute les études sur la chloroquine, et donc aussi du Pr Raoult, non?

          Cher ONPPDC, ne vous cassez donc pas la tête! Foin d’Illuminati, de complot mondial, c’est bien plus simple/pragmatique que ca : un seul credo, l’appat du gain, bassement…
          si vous avez encore un doute sur la question, voyez l’actuelle course au vaccin…

          En guise de conclusion, et pour détendre l’atmosphère, je vous propose une étude scientifique toute personnelle et empirique sur le complotisme :
          stade 1 : le sujet pense que le monde est régit par des groupes qui définissent la politique mondiale, type francs-macons, Illuminati.
          stade 2 : le sujet pense que les émanations gazeuses des avions sont un cocktail chimique servant à annihiler la volonté des masses. La consommation de cannabis pourrait annuler ces effets indésirables.
          stade 3 : le sujet pense que des formes de vie extraterrestres très évoluées sont sur la face cachée de la lune, préparant une invasion. Certains pensent que le calendrier maya a mal été interprété, et que ce n’est pas en 2012, mais en 2021 que la Fin arrivera.

          j’ai bien dit empirique parce que j’ai vraiment rencontré des gens au stade 2 et 3…

          source toxicité : https://www.ata-journal.org/articles/ata/pdf/2005/02/ata2005204.pdf
          posologie de la nivaquine : http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=65130778&typedoc=N
          source Sénégal PR Seydi : http://www.sudonline.sn/le-diagnostic-du-pr-moussa-seydi_a_48477.html
          une source pr contestation étude sur bénéfice chloroquine : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-nouvelle-etude-methodologie-douteuse-chloroquine-80987/

          1. @SAM RAPPAZ

            Ca me fait bien plaisir, pour une fois, d’apprendre que vous êtes d’accord avec moi. Vous coupez juste un peu les cheveux en quatre en inisistant sur des détails, pour nuancer mon propos. Je comprends ça, et j’avoue que j’avais un peu forcé le trait, juste pour énerver les bien pensants du genré Samuel. Mais le fait est là. Le Prof Raoult appartient à une tradition qui est celle de la médecine coloniale française. Dans cette optique, il s’agit de sauver des vies dans des conditions difficiles en parant au plus pressé et non de faire du pédantisme avec des tests randomisée qui ont pour effet qu’une fois que l’on a le resultat c’est trop tard. Les patients dont deja morts ou l’épidémie est déjà terminée. Voila pourquoi un pays pauvre comme le Mali n’a pas eu d’autre choix que de suivre la méthode Raoult, et le résultat est probant. Tandis qu’en Suisse nos autorités sont en effet à la botte de Big Pharma pour des raisons qui sont l’appât du gain, tout simplement. Nous somme tout à fait d’accord là dessus.
            Dernier point: les recettes de bonnes femmes africaines. Evidemment ça existe aussi. Quand j’ai eu le Covid, à Lausanne et que mon médecin traitant qui voulait me prescrire du plaquenil m’a annoncé que la pharmacie refusait de livrer le médicament (mon généraliste était scandalisé!) j’ai appelé mes amis à Bamako. Ils m’ont conseillé de prendre une décoction de bissap (fleur d’hibiscus). D’après eux c’était efficace contre ce genré de petites épidémies banales. J’en avais encore dans mon armoire et j’ai pu suivre le conseil. Ca m’a aidé.

            Je conserve mon ressentiment intact contre nos autorités soumises au conformisme médical dominant, qui ont refusé de nous soigner, préférant le procédé moyenâgeux de la Maladière. Vous savez, la Maladière à Lausanne: c’était là où on confinait les lépreux au moyen âge. Eh bien, tout ce que nos autorités ont été capables de faire c’est de revenir au procédé de de la Maladière, un retour en arrière de mille ans, pour les beaux yeux de Big Pharma. Du même coup, ils ont assassiné notre économie, mis des milliers de gens au chômage, et ruiné les finances publiques. C’est le plus terrible scandale que nous ayons jamais vecu en Suisse.

        2. Sam Rappaz a répondu de manière exhaustive et très documentée concernant l’hydroxycholoroquine, et le complotisme irrationnel, dont vous êtes victime. Sur ce dernier point, nous ne serons pas d’accords dans l’immédiat car vous me rétorquez que, au contraire, c’est moi qui n’ai pas l’esprit critique nécessaire à m’extraire de la bien-pensance et de m’éloigner de la doxa de l’establishment.

          Mon esprit libre est dirigé par trois principes:
          1) KISS: Keep it simple, stupid, soit chercher à garder les choses simples
          2) Follow the money, chercher ou va l’argent
          3) le conséquentialisme, au sens philosophique et de la rigueur scientifique

          A) Je souhaiterais donc fondamentalement que l’hydroxycholoroquine et autres médicaments existants et peu coûteux fonctionne (là, c’est 1) KISS). Force est de constater que ça ne fonctionne pas (3), rigueur scientifique sur les études médicales) ou peu car les gens tombent tout de même malades voire en décèdent (3, conséquentialisme philosophique).

          B) De plus, je pense que seule une vaccination répétée arrivera à bout de l’épidémie, car la population mondiale ne pourra ni suffisamment se distancer pour stopper la propagation (on n’y arrive même pas en Suisse, alors que penser des bidonvilles) , ni bénéficier de l’immunité de masse car l’immunité semble se dissiper en quelques mois seulement.

          C) Si l’industrie pharma mondiale complotait afin de tirer partie de cette épidémie, elle devrait capturer au moins le montant de la contraction du PIB mondiale, car les propriétaires de ces entreprises sont aussi les propriétaires du reste de l’économie qui elle souffre, à raison de peut-être 4’000 milliards par année (là c’est 2), follow the money). Je reconnaîtrai donc volontiers le complot lorsque les entreprises pharmas tireront 4’000 milliards par année de la crise du COVID-19.

          Je ne vois donc pas par quelle porte dans mon raisonnement la doxa de l’establishment vient m’aveugler et polluer ma réflexion. Si vous me dites toujours que c’est parce que l’hydroxychloroquine et autres fonctionne, alors je vous renvoie aux posts de S. R. Si vous me dites que l’industrie pharma compte faire ces 4’000 Mia avec des solutions comme l’actemra, il faudra assumer qu’il sera dépensé 500 US$ par habitant de la planète et par année en traitement.

          Vous voyez donc que j’ai les yeux grands ouverts! je suis prêt à reconnaître le complot au grand dam de l’establishment, mais fixe des conditions rationnelles. A vous donc de m’indiquer mes erreurs, ou de remettre en cause votre raisonnement.

          1. Monsieur le conseiller national Samuel Bendahan,

            C’est un peu culotté de vous interpeller ainsi, mais n’étant pas un homme public j’ai le droit de rester anonyme ici. Il n’en va pas de même d’un parlementaire fédéral.

            L’efficacité de l’hydroxychloroquine a été démontrée par les services du professeur Raoult. Je ne vous ferai pas l’injure d’argumenter là dessus. La cause est entendue. Les anti chloroquine comme la revue The Lancet ont été démasqués pour ce qu’ils sont: des falsificateurs au service du lobby Pharma.

            Pour les dévots de la doxa comme vous, votre raisonnement est encore plus biaisé. Il s’agit d’un disfonctionnement cognitif grossier, qui peut s’énoncer par le syllogisme suivant:

            Trump et Bolsonaro croient aux preuves scientifiques données par le professeur Raoult. Or Trump et Bolsonaro sont des populistes. Comme les populistes ont tort par définition, les preuves empiriques et scientifiques de l’efficacité de la chloroquine doivent être ignorées. Sinon ce serait donner raison au populistes, ce qui est interdit par la doxa.

            Moyennant quoi, tant pis si 25´000 personnes en France doivent mourrir à cause de ça, comme l’a démontré le professeur Péronne!

            D’autre part je constate que vous n’êtes pas cohérent avec votre principe “follow the money”. Sinon vous seriez obligé de constater le conflit d’intérêt manifeste entre d’une part les volontés du lobby de la Pharma, qui a voulu le confinement, et qui a interdit aux pharmacies de livrer le plaquenil aux médecins traitants qui la prescrivait à leurs patients (dont moi), et d’autre part l’intérêt public et l’impératif de santé publique qui exige qu’avant tout on soigne les patients. Les intérêts de la Pharma l’ont emporté en Suisse,et en France, parce que le pouvoir de l’argent pèse plus lourd que tout.

            Au Mali il n’y a pas d’argent et donc l’épidémie n’a fait quasiment aucune victime. Ils ont pris de la Nivaquine et ça a suffi. Personne n’a été capable de contester les faits que j’avance: à savoir qu’un pays pauvre ayant une population de presque 20 millions d’habitants n’a eu qu’une centaine de morts en soignant les patients à la chloroquine : c’est le Mali ; alors qu’un pays riche : la Suisse, a eu plus de 2000 morts en refusant de soigner les gens (çe qui engage la responsabilité pénale des responsables) et, en plus il a décrété le couvrefeu,suspendu toutes les libertés individuelles et plonge le pays dans la récession.

            Cherchez l’erreur. Est-ce que ce qui a sauvé le Mali ne serait pas sa pauvreté, son habitude de l’usage de la Nivaquine, et surtout l’absence d’industrie Pharma, alors que la Suisse riche souffre d’avoir des élites médicales et politiques qui n’osent rien faire contre les desiderata de la Pharma?

            Pauvre petit pays riche, qui n’a pas le droit de soigner ses malades parce que son industrie pharmaceutique ne le veut pas. Pauvre petit pays riche où les primes de l’assurance maladie atteignent un niveau insupportable parce que le parlement est tenu: d’une part par les socialistes qui ont voulu une assurance maladie comme transition vers un système de santé étatisé et d’autre part par les lobbies de la Pharma et des assurances qui ont acheté tout le parlement et ne veulent pas changer le système.

            Il n’y a pas que des avantages à être un pays riche. Pour échapper à cette pandémie, il aurait mieux valu que la Suisse soit un pays pauvre comme le Mali.

            Suivez votre propre principe follow the money. Vous ne le faites pas.

            Posez vous au moins la question au lieu de sauter sur votre chaise en criant “complotisme ! complotisme ! complotisme”! Et en méprisant ceux qui ne pensent pas comme vous.

            Follow the money… Dites vous. OK, faisons le:

            Aujourd’hui on a appris que la commission européenne a décidé de débloquer un gros budget pour acheter en masse le médicament Remdesivir, du laboratoire GILEAD (en collaboration sauf erreur avec ROCHE). Beau résultat d’un lobbying intense!

            Selon le professeur Raoult le Remdesivir ne soigne pas et a des effets secondaires graves (contrairement au plaquenil). Il s’agit donc d’un détournement de l’argent du contribuable pour favoriser l’industrie Pharma en achetant un médicament très cher qui ne soigne pas. C’est la victoire du gros argent sur une politique de santé publique dans l’intérêt général.

            Donc si vous étiez cohérent avec le principe “follow the money” vous devriez critiquer cette politique. Mais non, vous ne le faites pas. Car il y a là un nexus moral.

            L’anti populisme irrationnel vous impose, comme à tous les dévots de la doxa, de vous soumettre dans cette affaire aux volontés du lobby Pharma. Non parce que vous croyez les arguments scientifiques fallacieux des lobbyistes, – vous êtes trop intelligent pour ça – mais parce que pour vous c’est un impératif moral de rejeter tout ce qui irait dans le sens populiste.

            En attendant j’attire l’attention des électeurs modestes qui ont voté pour vous jusqu’ici, sur la légèreté avec laquelle vous faites bon marché de leurs intérêts, en vous solidarisant avec la politique pro Pharma du pouvoir qui est en train de ruiner la Suisse, et en approuvant l’interdiction de soigner les gens au plaquenil qui pourrait non seulement guérir les malades et stopper net l’épidémie, mais en plus faire économiser des milliards aux caisses maladies.

            Les petites bourses devront payer, dans leurs primes d’assurance maladie, vos choix idéologiques qui vous conduisent à approuver le confinement. Vos électeurs qui se retrouveront au chômage ou en faillite s’ils sont commerçants, doivent aussi savoir que c’est une conséquence de vos biais idéologiques qui vous obligent à approuver l’interdiction de la chloroquine.

            Ma conclusion sera la suivante. Le temps est venu pour les citoyens éveillés de commencer la résistance active contre les abus que notre pays subit à cause du refus officiel de soigner les patients. C’est l’internaute Bovay-Rohr qui nous a soufflé l’acte militant révolutionnaire avec lequel nous pourrons forcer le pouvoir à ouvrir enfin le vrai débat de fond.

            Il faut s’organiser pour déposer des milliers de plaintes pénales contre les responsables pour mise en danger de la vie d’autrui sur la base de l’article 128 du code pénal.

            Ainsi les responsables seront contraints de s’expliquer sur la décision scélérate d’interdire aux pharmacies de livrer la chloroquine aux médecins. Bien sûr les médias aux ordres joueront la conspiration du silence. Mais ça ne tiendra pas car il y a les réseaux sociaux et les sites de réinformation. Je recommande notamment la campagne très intelligente d’Antipresse, menée par le grand écrivain qu’est notre compatriote d’origine serbe Slobodan Despot, qui démonte les mensonges du pouvoir.

            Never let a serious crisis go to waste!

          2. Je suis honoré que vous me preniez pour un membre du Conseil National avec qui je partage mon prénom, mais vous faites erreur, je ne suis comme vous une petite gens.

            Non, l’efficacité de l’h. n’a pas été démontrée pour soigner ni prévenir une infection au Sras-CoV-2! je vous invite à relire mes posts et ceux de S.R. précédents.

            Le syllogisme que vous me prêtez ne tient pas la route. On ne croit pas dans une science ou dans la recherche scientifique. On travaille avec des hypothèses, preuves et des vérifications.
            Je rejette habituellement le phénomène populiste actuel. Je ne m’en cache pas. Ce n’est pas une doxa, mais une analyse récurrente des différents éléments de leur plateforme (approche de la science non scientifique, théorie du complot à tout va, l’ennemi c’est l’autre, obscurantisme religieux, inconséquence, victimisation… ).

            Vous m’accusez de dysfonctionnement intellectuel grossier, mais que dire de votre argumentation?

            Si vous mettez 25’000 morts français sur le dos de la non prescription de l’h., que dites vous des peut-être 200’000 morts américains et brésiliens évitables dont les gouvernements populistes dénigrent voire obstruent les mesures efficaces telles que le masque et la distanciation?

            “Au Mali il n’y a pas d’argent et donc l’épidémie n’a fait quasiment aucune victime.”
            Le Mali a 6 morts par million d’habitants pour un PIB par habitant d’environ 2200 US$
            le Kirghizistan a 216 morts par million d’habitants pour un PIB par habitant d’environ 3700 US$
            On ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas de morts quand il n’y a pas d’argent.

            “Est-ce que ce qui a sauvé le Mali ne serait pas sa pauvreté, son habitude de l’usage de la Nivaquine”
            Oui c’est possible, mais il faut aussi prendre en compte tous les autres arguments (cf les autres posts) , sinon, c’est le sophisme de l’appel à l’ignorance. De plus je vous invite à aussi à regarder ce qu’il se passe dans des pays qui utilisent largement l’h. de manière prophylactique et en traitement comme l’Inde et le Brésil

            “Il n’y a pas que des avantages à être un pays riche. Pour échapper à cette pandémie, il aurait mieux valu que la Suisse soit un pays pauvre comme le Mali.”
            C’est personnel, mais malgré la pandémie, je préfère vivre en Suisse. Je pense que si vous aviez le choix, vous feriez le même que moi, non?

            Le Remdesivir a cependant un effet bénéfique démontré. Comme l’h., ce médicament est une aide temporaire, car il ne permet pas de stopper l’épidémie, de plus, il est bien trop cher pour être utilisé largement, même chez nous. Si nous parlons de la même transaction, nous parlons de 30’000 traitements. Même à 2k par traitement, les 60 M sont une paille en regard du coût de l’épidémie.

          3. @SAMUEL

            Je suis très déçu que vous ne soyez pas le fils de mon ami Samuel Bendahan (même prénom que le fils) et madame née Zosso, comme je le pensais.

            Je n’ai plus envie de discuter de vos sophismes. Lisez juste cet article d’un épidémiologiste de l’université Yale. Cet article tranche la question.

            https://www.newsweek.com/key-defeating-covid-19-already-exists-we-need-start-using-it-opinion-1519535

            L’interdiction de la chloroquine est un crime d’état qui provient de conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique dans de nombreux pays. Si les institutions n’étaient pas achetées par Big Pharma, ces crimes seraient jugés et les coupables (et complices) condamnés.

            Le procès a lieu de toute façon devant le tribunal de l’opinion. Et là, le verdict de condamnation a déjà été prononcé.

          4. Je vous laisse volontiers le point de la forme pour les petites gens.

            Si l’h. et consort sont effectivement prouvés efficaces (ce que je souhaite cf mes premiers posts) et que procès il y a, je me réjouis de suivre le procès parallèle de ceux qui ont freiné les autres mesures comme le port du masque et la distanciation.

          5. À mon avis le vrai problème c’est qu’il fallait a) soigner les gens avec le médicament disponible (hydroxychloroquine), et b) ne surtout pas instaurer le couvrefeu au prix de la récession économique. Il ne fallait confiner que les malades et les soigner.

            La question des masques est tout à fait secondaire à mon avis. Effectivement ça aurait été prudent de porter des masques dès le début de la crise. Et c’est scandaleux qu’on nous ait pris pour des cons (une fois de plus) en nous disant que les masques ne servaient à rien pour cacher le fait qu’on n’en avait pas, et qu’aujourd’hui, où effectivement ça ne sert plus à rien parce que l’épidémie est TERMINÉE en Suisse, on nous oblige à en porter uniquement pour maintenir la peur et faire patienter les moutons dociles en attendant que ROCHE sorte un médicament. Tout cela démontre à la face du monde le mensonge officiel.

          6. Une preuve supplémentaire qu’on nous prend pour des cons:

            Samedi soir je suis allé en famille faire un barbecue comme chaque année, sur les hauts de Lausanne, dans un endroit où on a une belle vue sur le feu d’artifice. Pas de feu d’artifice !

            On a passé une bonne soirée quand même. Mais qu’est-ce que ça signifie? Est-ce que maintenant le feu d’artifice transmet le virus? C’est nouveau ça, ça vient de sortir!

            On nous prend pour des cons. Au pire, s’ils craignaient les rassemblements de plus de 1000 personnes, ils auraient pu interdire l’accès aux rives du lac. Ce qui aurait été ridicule et stupide, mais passons… En revanche, il fallait maintenir le feu d’artifice que tout le monde peut voir de loin.

            La preuve est donc faite définitivement qu’on nous prend tous pour des cons.

            Il y a une petite propagation du virus, mais pas de morts. Donc l’épidémie est terminé. Circulez il n’y a rien voir. Il ne faudrait même plus en parler du moins en Suisse.

            Si on maintient toutes ces chicanes et toutes ces brimades courtelinesques, et grotesques, c’est uniquement parce que les autorités veulent un changement de mentalité transformant des libres citoyens en zombies décérébrés, apeurés, prêts à se soumettre inconditionnellement comme des esclaves à la surveillance généralisée par traçage informatique, et à des humiliations symboliques comme le port totalement inutile d’un masque.

            C’est ainsi que les mondialistes veulent paver la voie à la dictature mondiale.

          7. Il fut un temps où porter la ceinture de sécurité en voiture n’était pas obligatoire, et la vitesse sur les routes non limitée. Un horrible état liberticide a légiféré. Avec le recul, pensez-vous sérieusement que ça n’était pas une bonne chose? L’obligation temporaire et ciblée du port du masque est du même tonneau.

            Vous dites:
            “Il y a une petite propagation du virus, mais pas de morts. Donc l’épidémie est terminé. Circulez il n’y a rien voir. Il ne faudrait même plus en parler du moins en Suisse. ”

            Analysons en détail:
            A) “Il y a une petite propagation du virus”
            Au 02.08.2020, la moyenne glissante sur 7 jours est de 163 cas par jours [Worldometers]. Elle était de 132 au 13 mars, soit le jour de l’annonce du semi confinement si je ne m’abuse. Les tests étaient moins poussés qu’actuellement, et la variation de la courbe plus importante car les mesures de précautions étaient minimes. Au final, admettons la propagation comme faible.

            B) “mais pas de morts”.
            La mortalité suit le diagnostique de 3 à 4 semaines, comme indiqué dans un post précédent. Le Case Fatality Rate (CFR) total en Suisse de d’environ 5%, même si on considère un CFR plus bas en admettant que les les gens infectés sont plus jeunes, et que les plus à risques ont déjà payé un lourd tribut, un CFR de 2 signifie que statistiquement, nous auront environ 3 morts par jour dans 1 mois, au lieu du 0.75 actuel.

            “Donc l’épidémie est terminé.”
            Vous n’établissez pas de lien logique entre prémisses et conclusion. Je suis beau joueur et vous propose d’approfondir.
            Il n’y a pas de définition stricte d’une épidémie.
            – Si on parle de nouveaux cas par jour, alors non, elle n’est pas terminée, cf A).
            – Si on parle de morts, alors elle est dormante, cf B)
            – Si on parle du taux de reproduction (Ro), qui est la dérivée de A) qui elle aussi est positive actuellement.
            – Si on parle du nombre de cas actifs alors on peut dire que l’épidémie était dormante, mais qu’elle revient. Les minima d’environ 300 cas actifs entre le 10 et le 15 juin sont bien loin car nous flirtons actuellement avec les 2’000. Les maxima de fin mars, étaient d’environ 14’000 pour rappel. Il me semble que pour la grippe, on parle d’épidémie à 5’000 cas/semaine en Suisse
            Sur la base d’aucun critère précédent on ne peut réellement dire que l’épidémie est terminée.

            “Circulez il n’y a rien voir. Il ne faudrait même plus en parler du moins en Suisse. ”
            Au contraire, c’est grâce a un équilibre difficile à trouver entre:
            – des gestes barrières
            – une prise en charge efficace des malades
            – une détection rapide
            – un traçage
            – des isolations ciblées
            – une économie permettant aux gens et aux entreprises de survivre
            que nous pouvons nous acheter le temps nécessaire à la disponibilité large de vaccins et/ou traitements suffisamment efficaces sans trop de casse. Pour ce faire, mon avis est que nous avons besoin de citoyens informées, il faut en parler et informer. Nous pourrons donc boire une bière en regardant le feu du 1 août 2022 depuis les hauteurs de Lsne.

  3. Les statistiques du COVID 19 ne sont pas corrélées avec les systèmes politiques ou la grandeur des pays . On ne sait pas non plus si on peut faire confiance aux chiffres reportés par les agences nationales .
    Parmi les pays européens importants, l’Allemagne sort du lot , alors qu’un État centralisé comme la France reste médiocre dans sa lutte contre la pandémie.
    Ce n’est donc pas un bon indicateur pour comprendre l’efficacité gouvernementale !
    Le nombre d’échanges entre pays a joué contre la Suisse qui connait un important flux de frontaliers , en particulier avec l’Italie qui s’est laissée surprendre !
    Le taux de personnes âgées a été un facteur important sur la mortalité et le nombre de place en service d’urgence a compté également …les facteurs génétiques probablement aussi ainsi que l’histoire récente des maladies similaires …
    On ne peut pas tirer de conclusion facile et hâtive sur des données complexes et incomplètes …
    On a sans doute tardé de quelques jours en Suisse avant de fermer les frontières, question politico économico épineuse entre le Sud et le Nord !
    Il faudra patienter pour tirer toutes les leçons de cet épisode qui ne restera pas le plus douloureux de l’Histoire !

  4. La réponse suisse a-t-été optimale? Probablement pas. Aurait-on pu éviter des morts? Certainement.
    Cependant, deux points me dérangent dans cette publication. D’abord, l’évalutation de l’efficatité de la réponse à l’épidémie seulement sur la base du nombre de morts attribués au virus, me semble inadéquate. Cela réduit la gestion de la pandémie à un problème d’optimisation univariable sans contraintes, toute mesure réduisant le nombre de décès est désirable quelqu’en soit le coût ou les conséquences. C’est absurde. Selon la même logique, il serait “optimal” de sacrifier une personne pour prélever ses organes, si l’on peut sauver au moins deux patients en attente de greffe.
    Les mesures prises pour limiter la propagation du virus ont également des conséquences négatives. Les traitements non urgents qui n’ont pas été administés, le dépistages précoces repoussés ne provoquent pas de morts mais ils peuvent avoir des conséquences sur l’espérance de vie des patients. Un délai de quelques mois dans le diagnostique d’un cancer, un diabète mal soigné ou autres ne restent pas sans conséquences, sans parler des pathologies psychiques et des suicides. M. Koch n’a-t-il pas, au cours d’une conférence de presse, appelé les parents à ne pas repousser les vacinnations chez les enfants en bas âge, après que l’on ait remarqué cette tendance?
    Je laisse volontairement les conséquences économiques de côté.
    De plus, je suis d’avis que compter les morts n’est pas pertinent. En comptant, les morts on admet que tous les décès se valent. Je ne suis pas d’accord le décès d’un quincagénaire en bonne santé est plus dommageable socialement que celui d’un octogénaire mourrant, en comptant les années d’espérance de vie “perdues” , on aurait une image plus précise. D’ailleurs, pour autant que je sache l’administration (swiss medic) a recourt à ce genre de calcul pour l’approbation des médicaments.

    Ensuite, l’idée qu’un conseil d’experts puissent être plus efficaces que des politiciens est, à mon avis, discutable. Si l’on admet que le but de la gestion d’une pandémie est limiter au maximum le nombre de morts, alors oui des experts seraient certainement plus efficaces mais ce n’est pas si simple. Qui doit définir les objectifs, ou les contraintes? C’est une question éminemment politique. Le rôle des experts devrait être de définir des stratègies, si possible, optimales dans le cadre imposé par le pouvoir politique sans quoi la légitimité des mesures n’est plus assurée.
    La technocratie est séduisante, et semble souvent préférable à notre (géronto-) démocratie mais c’est une pente glissante. Des experts pour gérer les pandémie, des experts pour gérer le climat, des experts pour équilibrer les assurances sociales… A ce régime-là, combien de temps avant que notre société ne se déchire pour de bon?

  5. Bonjour,
    la question qui se pose néanmoins et “quels experts?” Tous les chiffres qui ont été donnés sur la mortalité, se sont basés uniquement sur les “morts du virus”. Cela signifie qu’il y a tout un pan de la question qui n’a pas été traitée. Combien y a-t-il eu, et y a-t-il encore, de “morts des mesures barrières et de la communication sur le Covid”? C’est à dire:
    1- Quel est l’impact, tant du confinement, qu’ensuite, sur le taux de suicide?
    2- Quel est l’impact, tant du confinement, qu’ensuite, sur la mortalité en maisons de retraite (pour celles non touchées par le Covid)?
    3- Quel est l’impact, tant du confinement, qu’ensuite, sur la mortalité par crise cardiaque?

    Ces 3 critères devraient donner une indication sur la mortalité liée à l’isolement social imposé, ainsi qu’au stresse généré, et encore en cours.
    Et la question subsidiaire est “les deux courbes (décès du virus, décès de mesures) se sont-elles déjà croisées?”.

    1. Vous opposez les victimes du confinement à celles du COVID. Alors que justement ce qui est discuté ici c’est la capacité de la Suisse à prendre à temps des mesures qui lui évitent d’en arriver au confinement, mesure indésirable en soi. Taïwan n’a pas confiné mais a pris des mesures drastiques dès le mois de janvier.

  6. Il y a aussi du paludisme au Brésil, dans tout le bassin de l’Amazone, et le covid-19 y fait aussi des ravages. C’est parce qu’ils ne prennent pas d’anti-paludiques ? Ce serait étonnant.

  7. Dire que le taux de morts par million d’habitants est à l’image de l’état d’une gouvernement ne tient pas la route comme base pour votre argumentation.
    Norvège, Danemark, Suède sont toutes des monarchies constitutionnelles. Un mauvais choix stratégique de l’une d’entre elles fait toute la différence…
    Tibet: 1 cas, 0 morts: il faudrait en parler au Pr Raoult, il semblerait que le bouddhisme soit plus efficace que la chloroquine…
    Sans oublier que le mode de comptage des décès varie selon les pays : La Belgique, vous le savez certainement, compte tous les cas suspects, dont une bonne partie n’a pas été vérifiée, ce qui augmente considérablement le nombre de morts… Et ceci n’est pas dû au chaos politique, mais aux scientifiques qui font les comptes…

    Pour ce qui est de l’Afrique, voici quelques pistes vues d’un humanitaire au Sénégal :
    – plutot que la jeunesse de la population, il faudrait considérer le “manque” d’anciens !! Cette population à risque, nos ainés de plus de 65 ans, représente entre 2 et 4 % de toute l’Afrique subsaharienne (guère plus élevé pr l’Afrique du nord), contre environ 20% en moyenne pour l’Europe.
    – bien qu’en constante progression sur le continent, les pathologies aggravantes comme l’obésité ou le diabète restent encore peu présentes en comparaison avec l’Europe.
    – d’autre facteurs pourraient aussi avoir leurs effets : la propagation du virus par voie terrestre rendue plus difficile sur le continent à cause des infrastructures défaillantes et des énormes distances : il faut parfois plusieurs jours pour faire 1’000 km, ce qui peut se faire en moins de 10h en Europe.
    Sans oublier la chloroquine (nivaquine) administrée depuis des lustres, qui pourrait (au conditionnel…) jouer un role, ainsi qu’une forme locale de résistance au paludisme, mais rien de prouvé sur ce point à ma connaissance.

    Ceci pour démontrer qu’il y a plein de facteurs qui peuvent expliquer le taux de mortalité d’un pays. C’est donc réducteur ou erroné de le justifier sur le seul état du système politique en vigueur, car sorti du contexte propre au pays.
    Ce serait comme de dire: “Chère Suisse, il nous faut songer à devenir une monarchie constitutionnelle pour avoir un taux de mortalité bas, car nous avons constaté que le Danemark s’en tirait bien avec ce systeme”

    Aaaah, si on avait réagit comme l’Autriche… Aaah, si on était aussi respectueux des distances qu’au Japon… Avec des si, on connait la chanson : on aurait pu mettre la pandémie en bouteille…

    Par contre, j’adhère à votre idée d’un Conseil des Sages Experts Scientifiques, qui devrait etre multidisciplinaire et pas seulement axée sur le médical, mais incluant des économistes, démographes, sociologues, etc…Un belle vision d’avenir, dont le credo devrait être : la vérité scientifique, indépendante, au service de la population.
    Le problème, c’est qui mettre dans ce conseil ? selon quel critères?
    Sans avoir besoin de faire du complotisme, on connait la puissance des lobbys en Suisse et d’autant plus le lobby pharmaceutique, le lobbyisme n’étant finalement que de la corruption légale. Comment dès lors être sûr qu’ils ne seront pas influencés ?
    Et qui les choisira ? nos élus? ceux que vous décrivez dans un de vos livres, cher Mr N., comme ayant “un regard perçant (qui) découvre en une heure les solutions qui ont échappé aux ingénieurs durant une vie” ??

    Nous devons tirer les lecons de cette crise, c’est évident. Savoir ce qui se passe dans les autres pays peut certes nous aider à trouver des solutions, mais la Suisse n’est pas le Japon ni le Mali…
    ni le Danemark.

    1. Je suis très sensible à la difficulté de choisir un conseil scientifique qui ne soit pas déterminé par le poids des lobbys et les relations de certains avec le pouvoir. Il faudrait le recruter sur une base d’excellence scientifique : Prix Nobel et autres, présidents et recteurs. Mais ce sera très difficile car la pression pour en faire un organe manipulable sera constante.
      Les institutions ne sont pas le seul facteur qui permette d’expliquer les différences énormes dans les effets de la pandémie. Mais ils y contribuent puissamment parce que ce sont elles qui prennent la décision du confinement ou du port du masque. Le système de santé suisse est un des meilleurs et il a tenu bon dans l’improvisation. Mais le Conseil fédéral n’a pas pris à temps les bonnes mesures. Il n’est pas armé pour le faire. Il faut y réunir une majorité d’avis concordants. Ce n’est pas un véritable gouvernement mais une délégation parlementaire à l’expédition des affaires courantes. En général cela marche bien parce que l’administration gouverne en réalité. Mais il se fait que l’OFSP était insuffisant. En période d’urgence la carence du pouvoir est insupportable.
      Ailleurs, que ce soit dans des républiques ou des monarchies, il y a un premier ministre ou un chancelier avec un cabinet qu’il a choisi et une majorité qui l’a élu. Il a un pouvoir réel dont personne ne dispose en Suisse, parce que le peuple l’a voulu ainsi.

      1. L’éternel dilemme…
        D’un coté une politique de consensus qui mène souvent vers la solution la plus satisfaisante pour une grande majorité, mais qui, par le fait de sa lenteur, est totalement inefficace en cas d’urgence ou de crise soudaine.

        De l’autre, des leaders forts, élus ou dictatoriaux, qui peuvent mener des actions rapides car ayant le luxe d’avoir une population qui suivra sans discuter, volontairement ou pas, mais qui se révèlent souvent complètement contre-productives voire destructrices car peu réfléchies…

        La voie du juste milieu passerait donc par un Conseil des Sages Scientifiques, efficace et désintéressé… Et ca ne parait jouable que si on passe les écueils cités (lobbys, critères de sélection …)

      2. “…parce que le peuple l’a voulu ainsi.”

        Faut-il dès lors abolir la souveraineté populaire et Instaurer la monarchie? La Suisse, pays qui compte sans doute les plus de têtes couronnées renversées, n’est-elle pas une monarchie inversée? Ou Rousseau nous aurait-il mené droit dans une impasse, dans ce cas particulier celle des lobbies?

        Si l’on ne peut que vous rejoindre sans réserve sur la nécessité de pouvoir compter en temps de crise sur un conseil de gestion compétent, à l’abri de tout groupe de pression, encore conviendrait-il d’en définir les critères de sélection, comme le relève à juste titre Sam Rappaz.

        “Il faudrait le recruter sur une base d’excellence scientifique : Prix Nobel et autres, présidents et recteurs”, écrivez-vous. Or, déjà dans sa République idéale, Platon confiait le gouvernement aux seuls experts du temps, à ses yeux, les philosophes. Mais pour avoir été vendu comme esclave après avoir été congédié sans ménagement par Deny le Tyran, qui l’avait déclaré incompétent après sa tentative manquée de mettre en pratique sa théorie à Syracuse, il avait dû revoir ses conceptions. Si le gouvernement idéal était celui des philosophes (entendons: des experts), expérience faite, il en avait conclu qu’il fallait bien se garder de le leur confier. Car, dans la pratique, les choses auraient vite tourné au désastre. Livrés à eux-mêmes et incapables de résister au prestige du pouvoir, avait-il constaté, les “experts” montraient vite qu’ils ne savaient plus guère faire mieux que de se haïr entre eux avec science. La crise sanitaire actuelle, comme celle du réchauffement climatique, qu’elle a laissée en suspens, et les disputes de chapelles incessantes entre experts et pseudo-experts (comme les complotistes de tout poil, qui prolifèrent sur ces blogs) qu’elle a engendrées, ne donnent-t-elle pas raison au père fondateur de l’Académie?

        En l’absence de tout consensus entre gens responsables, ou sensés l’être, que reste-t-il alors au peuple dit “souverain” pour se déterminer sinon son bon sens, dont on sait qu’il est du monde la chose la mieux partagée – sauf en temps de crise?

        1. Un Conseil scientifique n’aurait pas pour autant le droit de décision politique, mais de donner des avis circonstancié, rendus publics, débattus dans l’opinion, auxquels il appartient au pouvoir fédéral ou cantonal de donner des suites qui ne soient pas totalement discordantes. Du style : dans une épidémie à transmission respiratoire, le port des masques ne sert à rien, parce qu’en réalité les stocks prévus par la loi n’ont pas été approvisionnés. Bien d’accord qu’un gouvernement de philosophes, experts en rien, serait une catastrophe. Exemple Marx et Engels.

          1. Merci pour votre réponse. N’est-il d’ailleurs pas intéressant de relever que ce sont ces “experts en rien” qui, de Socrate à Célestin Freinet, déclarés inaptes au service scolaire (en revanche, ils n’ont jamais été recalés du service militaire et l’ont même prouvé par l’acte), ont de tout temps servi de modèles aux pédagogues, pourtant peu suspects de penchants militaristes?

            Quant aux discordances du style que vous citez, ne serait-ce pas un exemple typique de ce que le duo Marx-Engels appellerait une contradiction du capitalisme? Au pic de la pandémie et face au manque de masques, n’avait-on pas vu se multiplier les conseils pour produire des masques faits maison, par exemple avec des bonnettes de soutiens-gorge? Au coût de deux pour un, qui dirait mieux, question qualité-prix?

  8. bonjour; ces commentaires sont une remarquable succession de convictions je crois bien; c’est à dire chacun se croit expert en la matière et affirme haut et fort, alors qu’il y aurait lieu de se réunir, poser les hypothèses et sans doute trouver quelque solution; en France il s’est passé un remarquable chaos pour cette même raison, avec en prime des décisions politiques absurdes; vote d’un 49,3 puis le premier tour des municipales alors que l’épidémie était là ! au point que des plaintes ont été déposées; j’en conclus que les boomers, toujours aux manettes, sont des indésirables à écarter vite, déjà qu’ils nous montrent de quoi ils sont capables quant à la lutte en défense du climat, mais là c’est le pompom !

    1. 1/ Il n’y a de loin pas que des “boomers” aux responsabilités dans beaucoup de pays, même parfois des personnes plutôt jeunes, qui n’appartiennent absolument pas à cette catégorie 2/ Les gens qui sont actuellement “aux manettes” y sont généralement parce qu’ils ont été ELUS à ces postes, vous voudriez remettre en question le résultat de votes démocratiques? Ou instaurer un âge limite pour le droit de vote et d’éligibilité?!

    2. “Les électeurs suisses ont élu dimanche (20 octobre 2019) le plus jeune Conseil national de l’histoire. L’âge moyen des parlementaires pour la législature 2019-2023 est de 49 ans contre 50,3 ans lors de la précédente. Le plus jeune à 25 ans et le plus vieux a 72 ans.

      La chambre du peuple n’est donc pas seulement devenue plus verte et plus féminine mais aussi plus jeune, selon une analyse faite par l’agence de presse Keystone-ATS sur la base des chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS). La nouvelle moyenne d’âge au Conseil national est de 49 ans exactement. Il y a quatre ans, l’âge moyen des 200 membres de la chambre basse était de 50,3 ans. En 2011, il était de 50,2 ans et en 2007 de 51,4 ans. L’âge moyen était déjà descendu en dessous des 50 ans: en 1991 (49,7 ans) et en 1987 (49,8 ans).”

      AGEFI, “Fédérales: avec une moyenne d’âge de 49 ans, c’est le plus jeune National”, 21.10.2019

      Qui occupe le pouvoir, les baby-boomers ou la génération Pampers?

  9. Les preuves s’amoncellent, montrant que nous ne sommes pas en présence d’un problème de santé publique, mais bien d’une arnaque visant à ganatir des bénéfices à big pharma par la vente de médicaments (et interdiction des traitements existants, ayant fait leurs preuves et pas chers) doublé d’une tenjtative du pouvoir mondialiste pour imposer unenouvelle norme sociale: port du masque ad vitam aeternam, pour exercer la soumission des individus au pouvoir.

    Si l’on était en présence d’un vrai problème de santé publique, il aurait été soigné partout comme au Mali. Le problème serait résolu et on n’en parlerait plus.

    D’ailleurs je rappelle qu’en 1968 il y avait eu une autre pandémie, plus grave que le covid, qui s’appelait la grippe de Hong Kong. Chacun peut trouver ça sur wikipedia. Cette pandémie avait fait un million de morts. A l’époque on n’en avait quasiment pas parlé, parce qu’à ce moment là ce qui intéressait les forces mondialistes c’était d’organiser la crise de mai 68 pour se débarrasser de de Gaulle et lancer la grande révolution du marxisme culturel.

    En Suisse nous avons un haut niveau d’éducation. Il serait souhaitable que les gens fassent usage de leur raison pour comprendre les mensonges dont on nous abreuve, au lieu de croire les fake news du pouvoir.

    1. “Il serait souhaitable que les gens fassent usage de leur raison”, et si vous commenciez, courageux anonyme, par donner l’exemple, au lieu de ressasser des théories complotistes totalement ridicules (vous vous êtes d’ailleurs bien gardé de répondre sur le fond à ceux qui vous l’ont fait remarquer) :-)?!

    2. “A l’époque on n’en avait quasiment pas parlé, parce qu’à ce moment là ce qui intéressait les forces mondialistes c’était d’organiser la crise de mai 68 pour se débarrasser de de Gaule”

      Rappel chronologique :
      – Mai 1968.
      – Avril 1969 : Démission de de Gaulle.
      – Nombreux décès en France : de la fin 1969 au début 1970.

  10. Oui, je suis complotiste, puisque c’est ainsi qu’on appelle celles et ceux qui refusent d’être pris pour des c… !

    1. Se croire tellement supérieur aux autres et les qualifier en bloc de c…s est une pathologie, qui se soigne, mais encore faut-il être conscient d’en être atteint :-)! Et si vous commenciez par avoir le courage d’assumer votre supposée “supériorité” sous votre vrai nom?! Marrant d’ailleurs de constater que c’est toujours dans la même mouvance que l’on trouve ceux qui n’osent pas afficher ouvertement leurs idées.

  11. @LASSITUDE

    Voila bien le pédantisme habituel des cuistres qui coupent les cheveux en quatre dans le sens de la longueur. Je constate que lors de la grippe de Hong Kong, à l’époque on n’a pas mis toute la population en quarantaine, on était plus occupé par les suites de mai 68. C’est un fait. Pourtant monsieur Lassitude nous fait observer que la chronologie n’est pas exactement celle-ci. Mais il suffit de consulter Wikipedia pour vérifier que cette pandémie a été menaçante durant toute l’année 1968. Elle n’a pas fait de morts en Europe avant 1969 mais si l’on avait voulu l’instrumentaliser pour des raisons politiques comme on l’a fait en 2020, on aurait aussi pu confiner les gens préventivement pour empêcher la propagation du virus. On ne l’a pas fait.

    De toute façon mon propos est simplement de montrer qu’on nous prend pour des c… ce que chacun peut constater. Je rappelle qu’en Suisse le pouvoir a encouragé des manifs de milliers de personnes, qui étaient des resucées du mouvement américain Black Lives Matter, donc bien vues idéologiquement, ALORS QUE L’INTERDICTION DES RASSEMBLEMENTS DE PLUS DE CINQ PERSONNES ÉTAIT ENCORE EN VIGUEUR !

    C’est bien la preuve qu’on nous prend pour des c… Selon les intérêts idéologiques prépondérants de l’instant, on est capable soit de confiner toute une population soit d’annuler ce confinement, de dramatiser une épidémie au dela de toute mesure, ou de l’ignorer superbement, parce que d’un coup l’antiracisme est plus important que la santé, comme aujourd’hui, ou parce que l’on pense à autre chose comme du temps de Pompidou.

    La lassitude des bien pensants n’empêchera pas les gens de faire ce genre de constats. Les mensonges officiels commencent à trop se voir. Les gens ne sont plus dupes, de plus en plus ils commencent à y voir clair.

Les commentaires sont clos.