Comment la Suisse a échappé à la pandémie de 2020

 

Une fiction.

La gestion de la pandémie de coronavirus par la Suisse en 2020 a été considérée par les historiens de XXIe siècle comme un cas d’école reflétant la conjonction d’une excellence scientifique et d’un pouvoir politique prévoyant. Il faut dire que le pays s’était préparé de longue date, alerté qu’il l’avait été par l’épidémie de SRAS de 2002.

Le groupe de travail chargé de mettre sur pied le premier plan suisse de lutte contre les pandémies avait notamment insisté sur les questions matérielles en 1990. Il prévoyait en effet la constitution obligatoire de stocks de masques et de combinaisons de protection. En juin 2017, l’Office fédéral de l’approvisionnement économique (OFAE) constata que le stock de masques n’est fourni qu’à 70% de la norme prévue. Il y eut un moment de flottement, certains cercles de l’administration penchant pour confier la charge aux cantons et aux hôpitaux. Le Conseil fédéral est intervenu et a confirmé que c’était bien à l’OFAE d’en être responsable.

En 2018, une expertise du Pr Thomas Zeltner, ancien directeur de l’Office fédéral de la santé publique, montrait que le Service sanitaire coordonné était mal organisé. La répartition des compétences entre la Confédération et les Cantons n’était pas du tout claire mais elle fut précisée à cette occasion. En 2018 encore, après plusieurs années de travaux, un plan de lutte contre une pandémie de grippe en Suisse a été publié et mis en œuvre. Tout cela était dispersé à l’époque, réparti entre l’Office fédéral de la santé publique, l’Office fédéral de l’approvisionnement économique du pays, les directeurs cantonaux de la santé, la pharmacie de l’armée, le Service médical coordonné, les hôpitaux. Tout le monde avait une certaine responsabilité, mais personne n’était responsable de l’ensemble. Le Conseil fédéral remis de l’ordre et précisa les responsables des diverses fonction.

Pour les 12 premières semaines d’une vague pandémique, on estima qu’il faudrait 745 000 masques de protection dans les établissements stationnaires pour protéger le personnel ayant des contacts avec les patients. Comme le personnel médical, notamment dans les hôpitaux, aura des contacts étroits avec les malades contagieux, il lui faudra des masques de protection FFP2 ou FFP3.
Comme la Suisse ne produisait plus ces masques à l’époque qui étaient surtout produits dans l’espace asiatique, il fallait s’attendre, lors d’une crise, à ce que l’on ne puisse guère en importer plus. Dès lors, toujours à l’initiative du Conseil fédéral, les mesures furent prises pour relancer la production en Suisse. Il en fut de même pour tout le matériel de protection et pour les médicaments nécessaires dans un cas d’urgence.

La filière taïwanaise

Sachant que l’origine de ces épidémies se situe surtout en Chine, le Conseil fédéral avait pris une précaution supplémentaire en chargeant le Bureau de Représentation de Suisse à Taipei, Taïwan, d’une fonction très spéciale de monitoring de la situation sanitaire de la région. Rappelons que la Suisse fut la première à reconnaître le gouvernement communiste de la Chine le 17 janvier 1950. Comme ce gouvernement a revendiqué depuis Taïwan comme une province chinoise, il n’est pas possible d’avoir des relations diplomatiques avec les deux pays de fait. Néanmoins la Suisse a établi sous le nom de bureau de Représentation ce qui est en réalité une ambassade disposant des moyens les plus adéquats pour recueillir toute information pertinente sur la Chine continentale, car il ne fallait pas compter sur la transmission interne dans une dictature.

Ces renseignements, comme il est d’usage en diplomatie, se recueillent par le biais de relations personnelles. L’attaché médial suisse à Taïwan avait entretenu des relations étroites avec le docteur Gao Fu, directeur du centre chinois (continental) de contrôle des maladies infectieuses. Le 30 décembre 2019, celui-ci fut alerté par des médecins de Wuhan de l’apparition d’un virus ressemblant dans ses effets au SRAS.

La représentation suisse eut donc le privilège d’être la première informée en même temps que le gouvernement taïwanais. L’alerte fut transmis à Berne dès le lendemain et le Conseil fédéral se mit en ordre de bataille. Ignazio Cassis, seul médecin du CF, ancien médecin cantonal du Tessin, fut chargé de coordonner l’action. Lorsque le 31 janvier les premiers cas apparaissent en Lombardie, le CF, préparé à cette occurrence ferma la frontière même aux frontaliers, hormis ceux travaillant dans le secteur médical, qui furent hébergés dans des hôtels régionaux. Il en fut de même avec la France le 25 février après les premiers cas en Alsace.

Entretemps, la Suisse avait calqué ses mesures sur la stratégie de Taïwan. Dès le début de janvier les relations aériennes avec la Chine sont totalement interrompues. Une distribution de masques à la population est entreprise. Les hôpitaux prévoient des lits supplémentaires dans les services de soins intensif. Les manifestations rassemblant de nombreux participants sont interdites : cinémas, théâtres, concerts, opéras, stades. Églises interrompent provisoirement leurs activités. En revanche les entreprise et les commerces continuent à fonctionner et le chômage n’augmente pas. Les entreprises qui fabriquent des masques augmentent leur production pour faire face à la demande.

Une centaine d’autres mesures dans les domaines de la santé, de l’économie et de la communication furent prises. Le dépistage par drive s’installe et plusieurs centaines de milliers de tests sont réalisés par semaine. Les cas détectés sont mis en quarantaine ainsi que les personnes qui ont été en contact. Le port du masque devint la règle dans l’espace public, d’abord par suite d’un mouvement spontané, pour être finalement rendu obligatoire. Les amendes pour infraction vis-à-vis des règles de quarantaine sont également annoncées, ainsi que celles pénalisant les commerces augmentant le prix des matériels médicaux de protection. Grâce à ces mesures le confinement est limité aux personnes qui ne sont pas nécessaires dans le monde du travail.

Le résultat au rendez-vous

Le bilan fin avril 2020 s’est établi à 120 cas et 2 morts, en ligne avec les résultats de Taïwan, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Jamais l’activité économique ne s’est ralentie et la Suisse a même gagné des marchés dans les pays les plus affectés comme la France, l’Espagne et l’Italie, totalement paralysé. Historiquement, la Suisse n’aurait pas survécu si elle n’avait pas été organisée selon un modèle fédéral. Mais dans les situations de crise, un leadership central temporaire était indispensable. Lors de la crise bancaire de 2008, trois ou quatre personnes avaient géré les choses très vite, au départ sans l’ensemble du Conseil fédéral et sans le parlement. Notre société du risque exige une structure de gestion nationale claire face à la mondialisation, à la fois temporaire et rapide. Telle fut la leçon que la Suisse fédérale avait apprise dès 2008 et qu’elle appliqua de façon exemplaire en 2020.

La réalité

Le texte qui précède est ce que l’on appelle une uchronie, un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification du passé. Par exemple que serait l’Europe si la bataille de Waterloo avait été gagnée par Napoléon, ce qui a failli se produire si le maréchal Grouchy n’avait pas commis une erreur fatale. Le but est de découvrir la ou les causes d’un échec historique lourd.

La gestion de crise du Conseil fédéral a été bonne, mais en amont, la préparation à une éventuelle pandémie et à la crise en découlant a été négligée de façon irresponsable. En prétendant pendant deux mois que les masques ne servaient à rien pour la population, Alain Berset et Daniel Koch ont dissimulé ce manque de préparation.

A la date d’aujourd’hui le bilan réel est de 29 407 cas et 1716 morts, soit mille fois plus que dans l’uchronie. Et une dette publique qui a enflé au-delà de toute proportion, et de nombreuses faillites de petites entreprises. Et des années pour réparer les dégâts.

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

46 réponses à “Comment la Suisse a échappé à la pandémie de 2020

  1. Puisse le CF s’inspirer de votre uchronie… on est toujours plus intelligent après ! Mais la prochaine alerte pourrait être tout aussi imprévisible et échapper aux préparatifs les plus minutieux. Accepter l’inéluctable (la mort par exemple) est aussi un état d’esprit. Parmi les 1716 morts, combien se trouvaient en sursis pour souffrir d’autres maladies graves préexistante ? En comparaison internationale, nos autorités n’ont pas démérité, quoi que vous pensiez !

  2. Depuis quand etes vous expert en epidemiologie et en immunologie ? Ou quel expert avez-vous trouve, avec revues scientifiques a l’appui, qui prouve par a+b que la generalisation du port du masque a un effet SIGNIFICATIF sur la propagation d’un virus ? Quel est votre preuve que le port du masque dans les pays asiatiques ait eu le moindre effet significatif en comparaison des autres mesures ?

    Comme beaucoup, vous sortez un opinion alors que vous n’avez aucune comprehension experte du sujet. Meme un medecin n’est pas a meme de juger de l’utilite du masque dans la population globale. Un medecin n’est generalemebt pas un scientifique. Et le probleme ne vient pas des masques, mais de son utilisation par des personnes lambda dont la majorite ne respecteront pas les gestes de securite, creant la meme situation que pour les gants.

    Monsieur, vous etes un individu dangereux.

    1. Je serais dangereux si le port du masque constituait en soi un danger. Dans mon texte, ce n’est qu’une mesure parmi d’autres. Plusieurs pays asiatiques s’en sont bien tirés en appliquant des dizaines de mesures comme celles que j’évoque pour une Suisse imaginaire.
      Une uchronie est un exercice littéraire. Il n’est pas besoin d’être expert en épidémiologie pour le rédiger.

      1. Dans la vraie vie, on a plutôt voulu prendre modèle sur la France.. au lieu de s’inspirer de l’Allemagne…

        1. Nous sommes à mi-chemin dans le décompte des morts par million d’habitants. Trois fois plus que l’Allemagne et trois fois moins que la France.

          1. Oui et Non
            Suisse Romandie niveau France
            Suisse alémanique niveau Allemagne
            Tessin niveau Italie.
            Alors?
            La géographie semble avoir plus d’importance que l’histoire!!

    2. Dans les hôpitaux, le personnel médical a toujours porté des masques. Il y a quelques années encore, les visites aux patients étaient interdites aux enfants (on savait déjà que les enfants sont les vecteurs d’infections et de virus). Les personnes âgées étaient protégées avec un sens naturel de la distance. Avec l’arrivée des vaccins, des gels désinfectants et des antibiotiques, la médecine se croit toute puissante. Et nous sommes tous tombés dans ce piège. Dangereux sont les individus comme vous, qui n’ont aucun sens critique.
      Et même si l’effet protecteur des masques était limité, elles contribueraient à surmonter la terreur générée (à tort ou à raison) par les images et les communications des médias.

    3. Téléjournal de ce soir Jeudi. Les CFF recommandent le port du masque. C’est une entreprise dangereuse. Tous les pays limitrophes de la Suisse le rendent obligatoire dans certaines circonstances : ce sont des pays dangereux.

  3. Pas mal, en effet, que pensez-vous de:

    “Suite à la pandémie de SARS en 2003, une nouvelle gouvernance est mise en place par l’OMS sous l’impulsion des gouvernements avec le soutien des USA et de la Chine, alliés dans cette noble cause. Le “Plan Survie Pandémie” est donc activé: les laboratoires doivent accorder la priorité à la recherche d’un traitement efficace contre les virus de ce type (l’équivalent d’un antibiotique mais pour les virus).

    Les pertes causées pas le report de la recherche sur d’autres produits, dont un traitement très prometteur et lucratif de la calvitie (à prendre toute sa vie et provenant du recyclage d’une ancienne molécules encore sous brevet), seront compensées par un fonds spécial alimenté par tous les acteurs de la société, y compris les autres secteurs de l’industrie qui craignent l’impact d’une grave récession.

    15 ans plus tard, le Global Antivir+ obient enfin l’autorisation de mise sur le marché mais à prix contrôlé. En Décembre 2019, le traitement est administré massivement à titre curatif et préventif dans les zones où l’épidémie CoVid apparaît. En 1 mois, le bazar est réglé. De plus, les progrès majeurs dans la connaissance des virus permettent la création rapide d’un vaccin.

    De même, la potentielle pandémie de 2022 n’aura pas lieu: l’infection par la fameuse bactérie multi-résistante “Stultusviventembacillus” (30 jours d’incubation puis mortelle en 6 heures, du jamais vu), apparue dans une clinique privée, est jugulée fissa par un nouveau traitement remplaçant les antibiotiques.

    En effet, l’utilisation massive des antibiotiques de dernier recours comme aliment de base pour l’élevage du bétail les a rendus aussi inefficaces que le port du masque en Suisse. Alertés pas les scientifiques, le “Plan Survie Pandémie” est alors à nouveau activé pour trouver un substitut aux antibiotiques.”

    Bref, l’humanité est pu être sauvée grâce à son intelligence et sa capacité à travailler ensemble sur les bonnes priorités… (utopieuchronie)

  4. Cher Monsieur
    Je vous remercie pour votre article, que j’apprécie beaucoup, comme les précédents. Depuis plusieurs semaines, j’étudie les textes des plans de lutte contre la pandémie (j’ai également lu celui signé par Ignazio Cassis en 2006). Au fil des ans, l’Organisation mondiale de la santé a également publié des modèles mathématiques sur la propagation des virus. Les fonctionnaires et les hommes politiques nous font croire que la courbe a dû être aplatie simplement parce qu’ils ne seraient pas en mesure de faire face au pic épidémique. L’objectif des plans de pandémie était de gérer un grand nombre de patients simultanément (et d’éviter une deuxième vague de pandémie…). Mais de nombreuses contradictions apparaissent, même dans la communication quotidienne. Le niveau est très bas. Mais il y a un gros problème chronique qui doit être résolu, à tous les niveaux. Les politiciens ne prennent plus suffisamment de recul pour juger leurs fonctionnaires. Les politiciens n’étudient plus les dossiers. Ils ne vérifient plus la qualité du travail des fonctionnaires. Mais l’inverse est également vrai. Il y a souvent des fonctionnaires éclairés qui ne sont pas pris au sérieux par les politiciens. C’est donc la médiocrité qui l’emporte. Et avec la médiocrité, d’immenses dégâts sont faits.
    Bien à vous.

    1. L’explication est simple: les politiciens et les fonctionnaires mentent aux journalistes puis s’informent en lisant leurs journaux.

  5. “Rappelons que la Suisse fut la première à reconnaître le gouvernement communiste de la Chine le 17 janvier 1950.”
    C’est faux. En Occident, la Suisse a été précédée par la Grande-Bretagne, la Norvège, le Danemark, la Finlande et la Suède.
    Voir notre page à ce sujet:
    https://www.sinoptic.ch/tuttifrutti/reconnaissance/
    En plus, il conviendrait d’ajouter “Parmi les nations occidentales”, car nombre de pays, dont ceux de l’ancien Bloc de l’Est l’avaient fait dès que la Fondation de la République populaire de Chine avait été proclamée le 1er octobre 1949.

  6. Comme dit Markefrem, on est toujours plus intelligent après.

    Ca fait cinquante que des spécialistes avertissent de la perte de durabilité de notre chère planète.
    Et après des COP qui coûtent le lard du chat-citoyen, seuls des effets de manche et c’est chaque jour pire.

    Alors bienvenue sur la lune terrestre, au mieux sur Mars, selon le rêve de notre ami Pierre Brisson.
    Mais restons optimistes, il y a une différence entre le Covid-19, ex coronavirus et futur produit dérivé.

    Le covid sauve les vieux au détriment des jeunes.
    La durabilité sacrifie les jeunes au profit des vieux (dividendes, retraites, habitudes, etc.)

  7. Uchronie ? Anachronie ? Anticipation ? Utopie ?

    A vous de voir…

    “L’année 2020 fut un choc terrible sur toute la planète : le coronavirus frappait toutes les sociétés, qui, chacune à leur manière, répondirent au défi du Covid-19. Certaines furent plus efficaces que d’autres, mais l’on put constater que des mauvais choix, dû le plus souvent à l’incompétence des dirigeants ou de leurs conseils scientifiques, menèrent à de terribles conséquences pour les humains… Seule cette bonne vieille Gaïa, Mère Nature, semblait se porter mieux. Il faut dire que les humains sont un virus, à leur facon…

    L’épidémie frappa toute l’année, et dès le début de 2021,…

    Alternative A : Dès le début de 2021, les gouvernements du monde profitèrent de l’état de choc de leur sociétés pour imposer de nouvelles lois plus restrictives, réduisant la liberté individuelle sous prétexte de prévention contre les épidémies, évoquant le soudain caractère inévitable de ces lois pour protéger les populations…
    Les entreprises rattrapèrent le temps perdu, appuyé par les banques et les gouvernements, sans réserve : il fallait reprendre la croissance à tout prix… Mais certains pays eurent du mal à reprendre leurs esprits, et il était déjà trop tard…
    La suite, on la connait : en 2026, de violentes manifestations éclatèrent en…….

    Alternative B : dès le début de 2021, il y eut une réunion extraordinaire de tous les pays sous l’égide de l’ONU. La crise humanitaire en cours l’avait clairement démontré : il fallait une réponse mondiale aux défis mondiaux.
    La pandémie fut réglée efficacement, grâce aux partage des ressources et des savoirs. Le vaccin parvint sur tous les continents à la mi 2022, et les zones où le virus ressurgissait étaient vite circonscrites.
    Mais le défi fut aussi social, économique et écologique: sous la poussée des populations, partout sur la planète, une économie plus en phase avec l’environnement fut imposée, notamment dans les transports, qui durent complètement changer d’optique commerciale et technologique.
    Beaucoup d’autres progrès furent constatés dans cette décennie, menant par endroits à une refonte complète du système politique, intégrant une participation plus active et plus responsable des citoyens.
    C’est ainsi que, en introduisant dès 2029 un système de vote numérique mondial, l’ONU sera à l’origine de l’élection du 1er Conseil des Sages, qui commenca par……”

    En 2071, j’aurai 100 ans.
    Que lirai-je dans les “chroniques du XXIème siècle”, si par hasard je suis encore là ?

    une alternative C à proposer ?

      1. Toujours difficile de critiquer le manque de preparation d’un état face à une crise potentielle , surtout vu la pléthore des menaces existantes ( terrorisme, tremblement de terre , black- out énergétique , etc.). D’un côté on le critique si rien n’arrive (coût des spécialistes, exercices, préparation , ..) et idem si la catastrophe arrive et qu’il n’est pas suffisamment prêt… Quel boulot ingrat !

        Peut-être devrions-nous tout simplement aussi réapprendre à tolérer plus de risque.

        Par ailleurs , comparer Taïwan qui est une île ( donc extrêmement facile à isoler du monde extérieur) à la Suisse n est pas très judicieux.

        1. ainsi, les jeux sont faits…
          La stratégie du choc est donc déjà à l’oeuvre : la population, hébétée, encaisse sans broncher ni meme comprendre les lois liberticides ou ultra-libérales des gouvernants et des businessmen, qui déjà placent leurs billes pour l’après-corona, histoire de ne pas perdre les privilèges si chèrement acquis, sans oublier d’en profiter pour placer quelques directives qui amélioreraient leur quotidien…
          Ca, ca n’est ni une utopie, ni une uchronie, hélas !…
          ou bien ?

          pas d’alternative C, vraiment ?

          je ne lirai donc jamais les chroniques du XXIème en 2071…

        2. Tout à fait d’accord avec vous M. Fontannaz. Il y a 4 semaines une partie de la population désirait un confinement total remettant en cause les décisions du conseil fédéral. Et maintenant, des pressions se manifestent de toute part pour ouvrir au plus vite…

          Aux critiques formulées quand rien n’arrivent je souhaite ajouter la vision économique. Qui va payer pour stocker du matériel médical, avoir des hôpitaux sur dimensionnés, pour pouvoir absorbé un choc de cet ampleur, avoir du personnel local et qualifié en suffisance, etc…

          Gouverner c’est prévoir ! Mais c’est aussi jouer un équilibre entre l’acceptation du risque, l’éthique et l’économie. Un jeux ou il n’y a aucune partie gagnante… En temps calme, on critiquera des dépenses exagérées et en pleines tempêtes on critiquera le manque de préparation… Quoi qu’il arrive il y aura toujours des mécontents et des donneurs de leçons.

    1. Suggestion pour une alternative C:

      “Dès le début de 2021, les gouvernements du monde profitèrent de l’état de choc de leur sociétés pour imposer de nouvelles lois plus restrictives, réduisant la liberté individuelle sous prétexte de prévention contre les épidémies, évoquant le soudain caractère inévitable de ces lois pour protéger les populations…
      Les particuliers furent sommés de porter, à leurs frais, un masque de fer dont la mentonnière devait être munie de ressorts qui laissaient la liberté de manger avec le masque sur le visage. Les contrevenants surpris en flagrant délit de s’être découverts étaient exécutés sur place. Tout individu suspect d’être infecté était aussitôt conduit en chaise à porteur ou sur civière au Panopticon, le centre de ré-adaptation municipal, où Il était enfermé à double tour dans une cellule individuelle sans fenêtres. Chaque cellule étant équipée d’un dispositif optique de surveillance, et le portable de son occupant muni d’une application de traçage basée sur une technologie analogue à celle du bitcoin, le contrôle garanti de tous par tous rendait possible de remonter la chaîne des contaminations tout en faisant l’économie d’un coûteux personnel de surveillance du centre.

      En revanche, les détenus qui faisaient preuve d’une résilience exceptionnelle avaient droit à de la musique en cellule et à la lingerie la plus raffinée, changée chaque jour. Une assiette avec leur nom gravé au revers leur était offerte à leur sortie, en guise de reconnaissance pour bonne conduite.

      Ainsi, très vite, la pandémie put être freinée et l’économie put redémarrer dix fois plus fort qu’auparavant.

  8. Interessant…mais il y a à mon avis une différence fondamentale entre la Suisse et Taiwan…Taiwan est une île et la Suisse, même si certains politiques aiment à le laisser croire, tout sauf une île. La Suisse a besoin des plus de 300’000 frontaliers. Les Suisses sont constamment dans les pays voisins pour les loisirs, les achats, les week-ends. Alors oui probablement, y a une frontière qui aurait du être fermée plus vite, celle de l’espace Schengen pour les vols en provenance de Chine.
    Donc la stratégie Taïwanaise est assurément très bonne mais elle aurait dû être mise en oeuvre à une échelle européenne. La Suisse – ca vaut naturellement pour chaque pays européen – est beaucoup trop interdépendante avec les pays voisins pour appliquer seule une telle stratégie. Preuve à mon avis qu’une coordination européenne plus grande serait plus que souhaitable pour une prochaine pandémie…

    1. Le problème n’est pas la géographie mais l’usage que l’on en fait. La Grande Bretagne est une île mais elle n’a pas appliqué les méthodes de Taïwan. Plusieurs pays asiatiques qui ne sont pas des îles se tirent bien d’affaire en utilisant les bonnes méthodes.

      1. ile .. pas ile .. pas grande influence à l’air des communications modernes

        par contre la densité me semble à prendre en compte … et sous cet angle de vision:
        Taiwan serait plus dangereuse que notre cher Sweetzerland

        Ce qui renforce encore l’évidence du port du masque

  9. ainsi, les jeux sont faits…
    La stratégie du choc est donc déjà à l’oeuvre : la population, hébétée, encaisse sans broncher ni meme comprendre les lois liberticides ou ultra-libérales des gouvernants et des businessmen

  10. Vous avez déjà remarqué, cher Jacques (enfin sûrement pas vous, comme blogueur)?

    On fait un message de dix lignes, on fait une erreur de touche et tout part en vrille…
    … ni return, ni rien ni peu, psschitt comme orangina.

    Ce doit être le Temps qui passe, mais gageons qu’avec Lindt = Sprunger, on va les sauver, enfin, les actionnaires jajajajaja

    P.S. bon, à moins qu’ils aient des bots, selon les termes????

    D’ailleurs, notre jolie CF Sommaruga, bien sûr au nom de la collégialité, a accordé 80 millions (DE TÊTE) aux médias, mais à quels médias (BON POUR LA TÊTE)?

    Il serait bon de savoir où vont les milliards de la Suisse, puisqu’on n’a pas de masque, avant qu’ils ne se soient volatilisés, pas les masques jetables.

    Mais le Prof. Neyrinck est, lui, obsédé de trouver des coupables sur le manque de masque…!

    1. Le sujet du blog n’est pas les masques mais toutes les mesures à prendre bien à l’avance pour échapper à la pandémie. Des pays asiatiques les ont prises, la Suisse non. La thèse est que personne n’est coupable parce que personne n’est responsable. Il faudrait à l’avenir désigner des responsables. Ce serait la moindre des choses. Le CF n’a pas surveillé son administration.

      1. mal surveillé, puisqu’il y avait eu des signaux d’alarme
        donc double dysfonctionnement :
        contrôles lacunaires et
        absence d’actions correctives en réponse aux constats d’audits pointant des manquements

      2. Bien sûr, je vous blague un peu 🙂
        Je vous aime bien, vous ne vous laissez jamais démonter, hahah!

        Non, parfois j’admets être un peu confus, mais au lieu de chercher qui a failli, ce que vous savez mieux que moi, sera toujours impossible (bon, le Procureur général de la Conf, parait avoir scié sa branche, quoique en Suisse possible est suisse).

        Ne serait-il pas essentiel, now, jetzt, ahora, adeco, maintenant, de demander à qui de droit, où vont les milliards injectés par la Confédération?

        Car on risque bien d’arriver au cinquante troisième épisode de “nationaliser les pertes, tout en privatisant les bénéfices”.

        Les coupables là, sont aujourd’hui, maintenant… !
        Là, vous m’épateriez vraiment.

  11. M. Neirynck dit enfin une chose juste : il n’est pas un expert ( hormis l’électromagnétisme ) et donc ne fait aucune autorité dans les autres domaines en commençant par la médecine et les pandémies . Il ne représente aucune référence à citer dans aucune analyse . Ses déclarations finissent toujours par s’embrouiller et on le constate au fur et mesure de ses prises de position à l’emporte pièce .
    Ainsi, il ne semble pas connaitre les différentes habitudes sociales entre Asiatiques et Européens et à Singapour, souvent cité comme modèle, les ouvriers immigrés entassés dans des ghettos sont les parents pauvres de leur système de prévention sanitaire où leur application de traçage est tout simplement inefficace et les statistiques inexistantes !
    On peut multiplier les exemples et les différences expliquant les divergences des infections et de la mortalité , ses polémiques ne nous mèneront à rien …

    1. Son propos n’est en rien liés à la médecine et à la compréhension des mécanisme de pandémie ! .. mais aux mesures préventives à prendre face à un risque, pour nous en prémunir et
      donc comme dans toutes analyses de risque : à des compétences en prospection (compétences qui ont visiblement sérieusement manqué aux organes faitiers spécialistes des pandémies et de la médecine ! 😉 … )
      et dans ce domaine: il a à maintes fois excellé dans ses analyses (l’histoire m’a montré que les rares points que je ne partageais pas à la 1ère lecture de son livre 8ème jour de la création, se sont tous confirmés 30 ans plus tard … et parfois de manière pire que ces avertissements)

      mais la question qui me vient a l’esprit est : n’a-t-on plus le droit de réfléchir ?

    2. Il s’agit des mesures politiques à prendre pour prévenir une pandémie. De 1999 à 2015, j’ai été élu aux trois échelons fédéral, cantonal et communal. J’ai tant de fois été témoin de retards inadmissibles pour des décisions importantes, que j’ai une certaine compétence pour en faire une fiction de ce qui aurait pu ou dû se faire et qui ne l’a pas été.
      Les différences énormes quant au nombre de morts par million d’habitants ne s’expliquent que par le fait que des mesures ont été prises ou non et pas par les coutumes locales.

  12. Et les différences sont effectivement aussi énormes concernant les morts (idem avec le % des infectés, mais qui est moins précis, car on peut facilement caché le vrai nombre dans un sens comme dans l’autre, … mais moins facilement les morts !)
    Ces 2 chiffres, comme vous le mentionnez, sont en grande partie les conséquences des décisions prises par les autorités
    je nuancerai concernant les coutumes locales, par exemple :
    l’autodiscipline et le respect de l’autre fait qu’un japonais malade se masque automatiquement pour éviter de contaminer un voisin. Ce type de comportement a certainement une conséquence.

    Même si le 1er sujet de votre publication n’est pas le masque, je n’ai pu m’empêcher, suite à certains commentaires non argumentés de faire quelques recherches pour voir où on en était …. Et éliminé ce facteur humain appelé « émotivité », qui nous induit si souvent dans des erreurs de jugements et donc de décisions !

    Constat lorsque vous dites que les différences sont énormes, vous minimiser poliment l’ampleur du désastre 😉
    je les partages donc

    Effectivement il y a un biais lorsque l’on compare Taïwan à la Suisse … ou Hong Kong à la Suisse (quasiment la même population) ou mieux : Hongkong à NY (même densité)

    Le BIAIS me semble être ….. La DENSITÉ, qui fausse la comparaison
    Et lorsque l’on analyse la vitesse de propagation d’un virus se transmettant d’humain à humain, en contact ou dans un rayon > + le risque d’être infecté AUGMENTE

    sous c’est angle Hongkong devrait avoir le plus haut taux d’infecté ! ce qui est loin d’être le cas

    commençons par comparer
    Taiwan: Densité 673 hab./km2 – 6 morts – 0.002% infectés – masque généralisé – aucun confinement
    Suisse : Densité 219 hab./km2 – 1737 morts – 0.345% infectés – pas de masque – confinement
    =>>> une densité diminuant le risque d’infection en suisse, par rapport à Taiwan de 3 pourtant nous avons 175 fois plus d’infecté !!? et pire 289 fois plus de MORTS … ☹

    Constat 1 : on a monstrueusement “merdé” quelque part !!!! … où ? ….
    Constat 2 : Taïwan a depuis longtemps compris comment rationaliser un processus …. Afin d’atteindre un but, quel qu’il soit, … à un coûts incroyablement plus bas que le nôtre …
    (il n’y a qu’à voir la débâcle industrielle européenne qui est loin d’être due uniquement au couts de la mains d’œuvre pour s’en rendre compte … )
    Autre remise en question qu’on devrait se faire : eux en qlq jours avaient réussi à augmenter leur production d’un facteur 4 !
    1 mois après on commençait tout juste à réussir à en produire ! (sic !!!)

    Cela dit: je trouve plus intéressant de comparer
    HongKong et NY : qui ont tous 2 une densité identique … =>>> ces 2 villes font partie des endroits où on a le plus de risque d’être infecté

    Honkong : 7140 h./km2 – 4 morts !!! – 0.014% infectés – masque généralisé – aucun confinement
    New York: 7101 h./km2 – 23780 morts – 3.614% infectés – masque pas généralisé – confinement tardif
    0.014% est 258 fois MIEUX que 3.614%
    23780 morts est 5945 plus grave que 4 morts !

    Les familles des 23780 morts devraient dire qu’il est criminels de perdre du temps à oser encore polémiquer sur le ports du masque .. qui ne coutent rien … et n’a aucun effet négatif sur la santé.
    Je parie que lorsque les stocks auront été ré approvisionner, le mensonge politique disparaitra immédiatement … et que l’obligation généralisée sera certainement doublée d’une amende pour les non porteurs
    et là je vous laisse deviner qui hurlera au loup ? …. ….

    source des data:
    https://www.worldometers.info/coronavirus/
    https://www.worldometers.info/world-population/china-hong-kong-sar-population/

    NB :
    Philippe Favre qui a fait d’intéressantes recherches historiques dans son livre de fiction : 1532
    Explique que pendant la peste qui tua 50% de la population valaisanne, les médecins et soignants qui survécurent avaient constaté qu’en éternuant les malades projetaient un nuage de gouttelettes
    A cette époque où le bon sens avait encore droit de cité : ils utilisèrent des tissus pour se protéger le visage et survécurent 😉

  13. Le gouvernement fédéral, par solidarité, a voulu tout simplement ne pas s’attirer la jalousie de ses pays voisins. o:)
    Stan

  14. Monsieur Neirynck,
    Comme votre blog devient une tribune où vous vous défendez personnellement contre tout ce qui n’est pas votre avis, permettez-moi de m’adresser directement à vous.
    Il y a quelques années j’aurais écrit: Cher Monsieur Neirynck… Car vous m’avez été cher, à une époque où vous sauviez le Conseil Fédéral en mettant en scène avec humour votre roman “L’Attaque du Palais Fédéral”, entre autre sur les planches de l’Echandole d’Yverdon. Mais vos interventions ne me font plus rire depuis belle lurette, tant elles ont changé, dès lors que vous n’avez eu de cesse que de critiquer et de pourfendre tout ce qui bouge en matière d’autorité nationale, cantonale et diverse.
    Vous êtes devenu acrimonieux Monsieur Neirynck. Et dangereux car vous instilliez systématiquement le doute sur le pouvoir politique, vous critiquez à tout va, quel que soit le sujet, avec des arguments souvent spécieux. Bien sûr il n’est pas interdit de réfléchir, mais chez vous ce n’est plus de la réflexion c’est de l’obsession. Vous griffez la profession que je partage avec vous, celle d’ingénieur, que j’ai eu l’honneur de servir en construisant le monde. Vous, vous vous ingéniez (sans jeu de mot) à démolir tout ce qui bouge. Comme vous avez siégé à Berne, vous devez connaître le plus beau verbe, toutes langues confondues: mitmachen. Faire avec, pas dans le sens de résignation que la francophonie laisse entendre, mais faire avec, avec les autres, bâtir, construire. Pourquoi ne mettez-vous pas votre immense expérience à faire plutôt que défaire?
    De quelle compétence vous parez-vous pour dire: “… j’ai une certaine compétence pour (en) faire une fiction de ce qui aurait pu ou dû se faire et qui ne l’a pas été”. Dans le cas du problème sanitaire qui nous occupe, auriez-vous été meilleur que les autres à gouverner dans la panique? Saviez-vous mieux que quiconque ce qu’il eût convenu de mieux faire pour prémunir notre société des maux dont elle souffre? Pas seulement dans les grandes idées, mais avec les mesures concrètes d’ingénieur, avec les mains dans le cambouis. Auriez-vous su fédérer les énergies, rassembler les Mensch? La critique est aisée…
    Pour finir ma missive acrimonieuse, un détail me parait important et je vous en accuse, vous et vos thuriféraires: si vous n’aviez pas allumé depuis des décennies tous les projecteurs sur une urgence climatique soi-disant absolue, éventuellement le risque pandémique n’aurait pas figuré qu’en dixième place au rang des préoccupations mondiales (voir Davos 2020) et les crédits et efforts nécessaires auraient été dirigés en conséquence. Ne vous en déplaise…
    Alain

    1. Merci pour ce message qui ouvre la nécessité d’un examen de conscience.
      J’ai publié un livre récent “Le Secret des Suisses”, où j’explique à quel point les institutions helvétiques sont excellentes par comparaison avec quelques pays voisins. Néanmoins, elle ne sont pas parfaites car elles sont humaines. Il appartient au législatif, aux médias, au citoyen ordinaire libre de parole de faire remarquer les erreurs afin qu’elles soient corrigées. Combien de fois le CF n’est-il pas désavoué en votation populaire, ce qui est sain?
      Dans la préparation à la pandémie des négligences ont été commises. Il faut les mentionner pour que le système soit armé en vue des prochaines. DE même ce n’est pas parce que nous subissons cette épidémie, qu’il faut négliger la préparation à la transition climatique qui est une réalité largement sous estimée et négligée.
      Qu’aurais-je fait à la place du CF? Je n’y étais pas et je n’y suis jamais allé parce que j’estime être incompétent, sauf peut-être en formation et recherche. Je me suis tenu à des fonctions législatives où j’avais une certaine pertinence.
      Exemple : le 7 janvier 1999, en tant que doyen, j’ai ouvert la session parlementaire. En tant qu’ingénieur je me suis enquis des mesures de sécurité pour découvrir qu’il n’y en avait aucune. Pas de portique à l’entrée des visiteurs, pas de garde armé dans l’enceinte. En cas de malheur il fallait faire appel à la police bernoise. Idem pour les séances du CF. D’où mon roman “L’attaque du palais fédéral”, qui évoque des événements qui auraient pu se produire. D’où le carnage du parlement de Zoug en 2001 avec 15 morts et 18 blessés parce que n’importe qui pouvait assister à cette séance en dissimulant des armes. Depuis il y a des portails magnétiques. Je les aurais placé deux ans ou dix ans plus tôt. Telles est ma compétence pour écrire une fiction de ce qui aurait pu être fait en Suisse, comme cela a été fait en Allemagne et en Autriche avec trois fois moins de morts proportionnellement.
      La critique n’est pas aisée mais elle est nécessaire. Nous devons améliorer le système sanitaire. Nous devons former tout le personnel médical nécessaire au lieu de nous reposer sur l’étranger parce que cela fait des économies.

  15. Petit commentaire léger du samedi :

    Votre article aura eu le mérite, rare, de provoquer en moi 3 émotions dans un temps très court:

    – Tout d’abord, l’effroi : J’ai lu votre titre et je me suis dit avec effroi “mais quel est le débile profond qui a pu écrire ça ?”

    – Ensuite la curiosité : J’ai commencé à lire votre article. Plus je lisais j’étais curieux de lire la suite.

    – La dernière émotion fût le plaisir : J’ai trouvé jouissif de voir que vous aviez trouvé un moyen de dire les choses en partant du principe de l’uchronie. C’est malin…

    Bravo, bien joué, votre article m’a amené un moment de plaisir !
    Merci à vous

  16. Une remarque. Les pays qui s’en sortent bien aujourd’hui sont tributaires de l’émergence d’un vaccin ou disparaîtront lors de la 2e ou 3e vague.

    En Suisse, nous acceptons dorénavant la mort et marcherons pour l’économie dès la semaine prochaine. Qu’il y ait 2000, 20000 ou 200000 morts, nous sommes prêts à l’accepter.

    Les populations qui vivent dans le mythe du zéro mort verront la structure de leur état disparaître avec/aprés les émeutes de la faim…

    Et ce n’est pas un scénario dysthopique. Regardez genève. 3 heures de queue pour se voir distribuer deux boîtes de thon et un peu de sauce tomate. La faim est là…

  17. En matière de pandémie, la Suisse dispose d’un plan de gestion qu’elle met régulièrement à jour, comme le lui impose sa participation à l’OMS, et qui est publié sur le site internet de l’OFSP.

    https://www.bag.admin.ch/dam/bag/fr/dokumente/mt/k-und-i/hygiene-pandemiefall/influenza-pandemieplan-ch.pdf.download.pdf/ofsp-plan-pandemie-influenza-ch.pdf

    Nul doute que la future édition tirera les leçons de la période troublée que nous vivons:
    1. Elle remettra sans doute en vigueur la recommandation pour les ménages de stocker 50 masques chirurgicaux par personne. On y ajoutera sans doute la suggestion de ne pas hésiter à s’en servir lors d’un état grippal ou même d’un simple rhume, ce qui permettra également de maintenir le stock à jour et d’adopter les bonnes habitudes asiatiques en cas d’épidémie.
    2. Selon le plan actuel, les entreprises sont tenues de stocker des masques et du gel hydro-alcoolique (3 ml par lavage des mains) pour leurs employés et ceci fera dorénavant l’objet de contrôles de la part de la SUVA ou des services cantonaux compétents.
    3. La Pharmacie de l’Armée recevra le budget nécessaire pour reconstituer et maintenir le stock stratégique de 10’000 tonnes d’éthanol (stock évaporé par AlcoSuisse SA après son rachat par Thommen-Furler AG) lui permettant ainsi de fabriquer et de mettre rapidement sur le marché du gel hydro-alcoolique à prix coûtant.
    4. La Confédération pourra réquisitionner les entreprises nécessaires pour fabriquer les réactifs des tests et les laboratoires pour leur administration à une partie significative de la population en vue de fournir les informations dont le Conseil Fédéral et les Cantons ont besoin pour piloter politiquement et correctement leurs actions plutôt que d’avaler les couleuvres des modèles erronés de l’Imperial College pimentées d’un taux de mortalité délirant articulé par l’OMS.
    5. Cette future édition tirera les leçons d’un semi-confinement coûteux et à certains égards inutile, pour ne pas arrêter de former nos écoliers et étudiants, pour éviter d’imposer des vacances non désirées au personnel médical qui ne s’occupe pas de la pandémie, pour organiser les marchés de plein air de façon à continuer de distribuer les produits de la terre à ceux qui préfèrent cuisiner autre chose que des raviolis en boîte, pour laisser en activité les lieux de vie sociale que sont les cafés et restaurants en maintenant un distance physique plutôt qu’une “distanciation sociale”, pour permettre aux fidèles d’une religion et aux amateurs de musique, théâtre, cinéma de continuer à pratiquer en sécurité, pour prévoir des mesures de protection permettant aux amis et familles de dire adieu aux défunts, etc…
    6. Et enfin, la future brochure expliquera que nos anciens jeunes ont autant besoin de contacts sociaux que de soins médicaux pour leur éviter de perdre goût à la vie, que non, aucune société, même pas la riche Suisse, ne peut se permettre de payer n’importe quel prix pour la santé, que la science ne peut pas tout, que nous devrons continuer à cohabiter avec les virus comme nous le faisons depuis que l’homme est homme, que le respect de notre environnement diminuera les conséquences d’une épidémie et enfin que la mort fait partie de la vie.

    En complément, le dossier médical électronique individuel permettra de passer du moyen-âge au XXIe siècle en cas d’épidémie: le Parlement aura peut-être l’occasion de faire avancer ce serpent de mer lors de sa session du 4 au 8 mai.

    Enfin, une partie des 70 millions de CHF alloués au soutien de la presse servira à former les journalistes à la statistique pour leur permettre de nous informer avec des chiffres significatifs plutôt que d’essayer de nous faire peur inutilement ou de nous distraire médiocrement avec les inepties de M. Trump.

  18. Nous ne pouvons pas encore parler au passé. Les 8 semaines de confinement ne sont que la toute première phase dont le but est: rattraper la situation que le CF à laissé filer en refusant de contrôler les frontières dès les premiers risques de contamination. Maintenant, la seconde phase est : essayer de contenir le taux de reproduction grace à la traçabilité, au port du masque et au confinement partiel.
    La dernière phase sera l’augmentation de l’immunité grâce à un vaccin.

    Voilà donc ce que coûte le manque de courrage. Pourvu que l’on s’en souvienne.

  19. M. Francis : on est bien d’accord , il faudra bien admettre qu’on meurt tous un jour et spécial mention aux pt 5 et 6 )
    personnellement plus ca avance plus je me demande comment on a pu être assez fou pour arrêter une planète pour si peu. ….. Si on regarde les chiffres ça devient hallucinant

    grippe habituelle sur Terre : 650’000 morts – là on est à 249’000 morts du Covid !!??
    (Europe minimum 60’000 morts/an…. là on a dépassé ce mini, mais il faudrait déduire tous les euthanasié au Ritrovil !)

    en Suisse en 2015 on a eu 2500 morts de la grippe – aujourd’hui on est à 1762 avec le Covid !!!!! ???

    Donc le nombre de morts étant remis dans leur contexte je me pose la question: y’a pas un gros problème quelque part ?????

    On va me dire: oui mais t’as pas vu ce que c’est un patient qui meurt du covid : il étouffe … c’est horrible
    oui, MAIS les personnes décédées d’une grippe les autres années, c’était une mort sympathique ?
    Elles s’endormaient paisiblement et ne se réveillaient jamais ? ??

    alors oui crever d’une grippe (covid, influenza ou autre …) : ce n’est certainement pas du tout cool …. on étouffe, etc ! … c’est connu depuis des millénaires ! …
    on n’a par contre pas le luxe de pouvoir arrêter une planète pour ça …….. et si on l’avait , alors:
    il y a des dizaines d’autres maladies et causes de mort, qui justifieraient un arrêt de la planète !!!! bien AVANT le Covid-19 !!!!
    soit dit en passant; la plus grosse cause de morts sur terre est …. la FAIM …. (elle tue env. 350 fois plus)
    et avec tout ce qu’on a claqué avec ce covid: on aurait pu régler ce problème 2 à 3 fois !!!!

    pour clore: je serais extrêmement curieux de connaitre l’avis de M. J. Neirynck sur :
    au vu de
    Terre : 300 à 650’000 morts – versus – 249’000 morts du Covid (source OMS)
    CH 2500 morts (en 2015) – 1762 morts du Covid (source OFS & Worldometer)
    peut-on réellement justifier ce confinement mondial ?

    1. Non, le confinement n’est qu’une mesure palliative parce que les pouvoirs publics n’ont pas prévu un stock de masques suffisants. On souffrira aussi et gravement de la crise économique qui fera aussi des morts. Certains pays asiatiques, habitués aux épidémies, ont pris à temps les mesures nécessaires. Que la Suisse autorise encore aujourd’hui des frontaliers lombards à pénétrer sur le territoire est incohérent.

      1. M. Neirynck
        Merci pour votre réponse !
        On est bien d’accord sur ce point :
        La solution en cas de réelle “pandémie” est le MASQUE et NON le confinement (sous réserve d’une létalité extrême, encore jamais vue et d’un mode de propagation différent =>> que le masque n’arriverait pas à palier ….. pour autant qu’un tel virus existe)

        D’accord également sur : Le confinement est le résultat de la non mise en œuvre des plans d’actions préventifs qui avaient été définis suite au SRAS (stock de masques …)
        et donc le constat d’échec des organes censés les faire appliquer !
        =>>>
        Je suis également d’accord sur l’analyse post covid, qu’on va devoir mener
        si on veut éviter qu’en cas de “réelle pandémie” (pas cette grippounette comme l’appel le Dr. Raoult) ce soit une écatombe
        Lors de cette analyse, il faudra aller débusquer les causes racines systémiques de ces dysfonctionnements!
        Ce n’est pas des coupables qu’il faudra trouver , c’est des erreurs dans les processus eux mêmes (et surtout les “interfaces de processus” serais-je tenté d’avancer ! …
        avec les fonctionnements “en silo”, c’est devenu un des “mal du siècle” ;o) … )

        je n’étais pas au courant des frontaliers lombards … effectivement totalement incohérent (y’a-t-il au moins un contrôle de T° ?? .. ça limiterait au moins l’incohérence)

        Par contre j’ai mal du formulé ma question ! =>>> donc je la reformule :

        au vu des chiffres : le nombres de morts “habituels” et le nombre de morts “dû” au Covid (que ce soit aussi bien au niveau Suisse , qu’au niveau mondial)
        n’est-ce pas un mouvement de panique totalement INJUSTIFIÉ qui s’est emparé de la planète !!!???
        (à prendre en compte dans ce raisonnement la très faible mortalité constatée tout au début dans le bateau de croisière, au japon: qui avait pourtant toucher la population la plus à risque et était considéré comme un “laboratoire”)

        pour imager la question, j’irai plus loin : j’ai l’impression qu’en 2015 la situation était pire, pourtant personne n’imaginait un confinement… ni MÊME le port de MASQUES ! (***)

        et si vous juger que cette réaction (lancement du plan pandémie) était justifiée => pouvez-vous, svp, exprimer sommairement cette logique ?

        (*** ça n’enlève pas qu’on devrait dans le bilan : prendre la bonne habitude de porter un masque dès qu’on est malade, pour protéger ses proches et voisins !!! … comme en Asie )

        Cordialement
        a.v.

        1. Avec ce que l’on sait maintenant, le mouvement de panique est effectivement disproportionné. Mais on ne savait pas ce que ce virus représentait comme mortalité. Si par malheur Ebola s’était répandu, on sait que la moitié de la population y passait, c’est-à-dire que l’on reproduisait la catastrophe du quatorzième siècle avec la peste. La panique vient aussi du fait que le CF a été pris par surprise. En Asie les autorités ont déjà vécu plusieurs expériences d’où le moindre nombre de mort.

          1. Merci pour la réponse
            effectivement on peut leur laisser le doute qui flottait sur la létalité réelle (je l’ai toujours vu la totale non fiabilité des données, à tous les niveaux !)

            BIEN QUE :
            les 4000 personnes qui ont vécu ce cauchemars sur le Diamond Princess début février auraient au moins pu nous servir à estimer réellement le taux de mortalité
            le Japon étant resté très transparent sur ce qui se passait sur ce bateau !

            j’ai lu à l’époque une série d’articles d’épidémiologistes qui disaient tous la même chose : grâce au Diamond on a une sorte de simulation de labo
            et le constat est que par chance ce virus n’est pas trop létal !!!

            (rappel uniquement 13 morts sur le Diamond => ce n’est pas négligeable, MAIS avec 0.3% on est loin d’Ebola !!!

            Francis :
            que ce pays a un des plus haut taux de mortalité et d’infection au monde
            donc vérifier que l’on ne laisse plus rentrer de personnes symptomatique me semble relever du bon sens
            surtout lorsqu’on confine sa propre population alors même qu’elle n’a aucun symptôme ! (bon là c’est du nivellement par le bas de ma part …. ce confinement n’ayant pas lieu d’être ;o) … )

        2. Le Temps d’hier a publié un reportage intéressant sur les pendolari du Piémont qui viennent chaque jour travailler en Valais avec le train Domodossola-Brigue. Il était illustré de photos où la grande majorité des voyageurs semblent porter un masque, comme il se doit là où la distance physique ne peut pas être respectée. Ce qui est possible à Domo devrait l’être à Chiasso. A condition de porter un masque et d’être asymptomatique, quelle raison devrait être invoquée pour refuser l’entrée des travailleurs frontaliers lombards en Suisse par le train?

  20. C) Uchronie, anachronie, utopie…
    Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire… Oh ! Dieu !… Bien des choses en somme.
    Cyrano avait du nez… permettez que je m’en inspire pour rêver…d’une utopie, mais toute action n’est-elle pas précédée d’un rêve ?
    Risque de pandémie.
    Le 1er janvier 2021, le Conseil Fédéral (CF) a ordonné la fabrication, en Suisse, de masques de protection, de liquide de désinfection, de gants sanitaires de médicaments stratégiques. La constitution d’entreprises public/privé sera coordonnée. Leur production sera constamment adaptée aux besoins afin d’éviter des stocks aléatoires. Leur organisation devra garantir une réactivité importante. La vente de leur produit sera garantie par la confédération. Toute importation de ces produits sera lourdement taxée.
    Toujours selon le CF, une taxe correspondant au différentiel de prix entre les pays d’Europe et la Suisse sera appliquée sur la vente de tous les médicaments vendus sur le territoire de la confédération sans pour autant augmenter leur prix au public. Les montants dégagés seront destinés à l’étude de vaccins contre les virus et la diminution d’efficacité des antibiotiques. Suite au refus par le peuple du crédit de 6 milliards pour l’acquisition de nouveaux avions de combats, le CF a nommé une commission, indépendante de l’armée, (pour éviter les apriori des militaires et leur guerre de retard) dans le but d’évaluer les dangers à venir pour le pays.
    Les dangers suivants ont été identifiés :
    Risque de pandémies, cyberattaques, terrorisme, risques liés au climat, à la disparition de la biodiversité. (Mais où donc sont les risques d’une attaque aérienne ? Les Américains ont démontré que détruire une cible est possible sans risque, depuis un endroit resté secret.) Le risque d’une guerre « traditionnelle » n’étant pas nul, il est conseillé de construire notre défense par l’achat et le développement de drones, programmables et autonomes, capables de défendre le territoire bien au-delà de nos frontières. De plus, 50 drones géostationnaires devront avoir la capacité d’intercepter et détruire tout agresseur survolant notre territoire. Le développement d’entreprises actives dans ce domaine (déjà bien engagé dans notre pays) corrigera le manque à gagner des « compensations toujours aléatoires », prévues pour l’achat des futurs avions.
    Le 1er mars 2021, suite au manque de solidarité des banques à aider les entreprises mises en difficulté par le covid-19 et d’une manière générale suite au chao régnant dans le domaine financier, l’UBS, sous capitalisée comme la plupart des banques, a été sauvée par des capitaux publics de la BNS. Les salaires des dirigeants ainsi que les bonus sur performance ont été plafonnés. Le succès et la confiance dans cette nouvelle orientation de la banque ont permis d’assainir ce marché en supprimant l’opacité qui régnait dans le secteur financier, au détriment des entreprises créant de la vraie richesse.
    Cette liste des décisions courageuses à prendre, face au covid-19, n’est pas exhaustive évidemment. Elle ne peut être que le fruit d’un partage honnête de créativité et d’intelligence.

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