Avant qu’il soit trop tard

En réalité le titre devrait être : il est déjà trop tard. A mesure que le temps passe, les efforts pour contenir le réchauffement climatique évoluent en se compliquant, jusqu’à devenir maintenant laborieux, voire insurmontables. Ce diagnostic est lancé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement dans son rapport du 26 novembre. Chaque année, ce texte mesure la différence entre ce qu’il aurait fallu faire, ce qui avait été promis et ce qui a été réellement fait. En fait, nous avons perdu la décennie, qui aurait permis de maîtriser à temps et à moindre frais le problème. Il est déjà trop tard.

Les émissions de gaz à effet de serre ont atteint en 2018 un record historique de 55,3 milliards de tonnes en équivalent CO2, soit 3,2% de plus qu’en 2017. On n’est donc absolument pas sur la voie d’une réduction, bien au contraire. Il n’y a pas davantage une tendance à un plafonnement l’année suivante. Le taux de concentration du CO2 dans l’air atteint 407,8 partie par million, soit 50% de plus que les mesures d’avant la révolution industrielle datant de 1750.

Le secrétaire général de l’Organisation Météorologique Mondiale a lancé un cri d’alarme : Sans réduction rapide du CO2 et d’autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura des impacts de plus en plus destructeurs et irréversibles sur la vie . La fenêtre d’opportunité pour l’action est presque fermée. La dernière fois que la Terre a connu une concentration comparable de CO2, c’était il y a 3 à 5 millions d’années, lorsque la température était de 2 à 3 °C plus chaude et le niveau de la mer de 10 à 20 mètres plus élevé qu’aujourd’hui. ».

Le diagramme de l’émission des gaz à effets de serre part de 30 milliards de tonnes en 1970 pour atteindre les 55,3 milliards d’aujourd’hui et se prolonger vers 60 milliards en 2030 ce qui conduira à une surchauffe de 3.5 degrés à la fin du siècle. Si les 196 pays signataires de l’accord de Paris de 2015 respectaient leurs engagements on plafonnerait à 3,2 degrés. Si l’on voulait n’atteindre que 1.5 degrés, il faudrait tout de suite diminuer les rejets de 7,6% par an. Tout de suite est irréaliste. Ce ne sera pas le cas. En novembre 2020, se tiendra une conférence mondiale pour le climat à Madrid sans que l’on puisse en espérer grand-chose. Les plus gros pollueurs, Chine, Etats-Unis ne s’engageront à rien et ceux qui s’engageront ne tiendront pas leurs engagements.

Dès lors, le nouveau parlement suisse, probablement confronté à l’ancien Conseil fédéral, devrait élaborer une double stratégie d’ensemble : d’une part ce qu’il est possible de faire durant la décennie à venir ; d’autre part un plan à long terme pour parer à l’augmentation inévitable, bien au-dessus des 1,5 degrés souhaitables.

Dans l’immédiat il faut renoncer aux mesures prévues dans la loi sur le CO2, bien trop timides par rapport à l’effort nécessaire. Ce n’est pas un bon système d’augmenter les taxes, qu’il faudra du reste compenser plus ou moins pour les catégories les plus défavorisées. Il ne suffit pas de renchérir les combustibles fossiles pour en diminuer la consommation : les riches gros pollueurs s’en moquent ; les autres ne peuvent pas les payer. Il faut plutôt travailler à remplacer cette importation de combustibles : panneaux photovoltaïques, éoliennes, isolation des immeubles, remplacement des chaudières. Ce sont de vastes secteurs d’emploi à créer, en prévoyant tout de suite la formations ou les recyclages nécessaires. Il n’est pas irréaliste du tout de rendre la Suisse indépendante en énergie, malgré le préjudice que cela créera pour tout le secteur des combustibles fossiles.

Pour le long terme, il est maintenant réaliste de préparer le pays à subir le choc d’un climat à +3 degrés. Qu’est-ce que cela signifie pour l’agriculture, pour les ressources estivales en eau après la fonte des glaciers, pour les transports sans moteurs thermiques, pour la pression migratoire ? Comment gérer cette dernière si elle se chiffre par dizaine de millions pour l’Europe ? Certainement pas en construisant un mur sur la frontière. Alors en s’entendant avec l’UE ? Bonne chance !

Et que dire et que faire de l’énergie grise incluse dans tous les produits que nous achetons au monde entier, en commençant par la Chine ? Allons-nous y renoncer, revenir à une économie de proximité en produisant nous-mêmes notre nourriture, nos vêtements, nos équipements ?

En faisant le bilan des défis à surmonter, on se rend de plus en plus compte qu’il ne s’agit pas d’un problème technique ou financier, mais bien plus d’un changement de culture : il faut passer d’une économie de prodigalité à une société de sobriété. Le rapport des Nations Unies nous donne une ou deux décennies au plus pour l’opérer. Est-ce possible ? Et surtout qui va prendre la conduite de cette opération ? Les institutions gangrenées par le populisme, les partis sans programmes, les entreprises liées à la rentabilité immédiate, les Eglises perdues de réputation ?

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

27 réponses à “Avant qu’il soit trop tard

  1. Non, il n’est pas encore tout à fait trop tard avec encore une petite dizaine d’années pour limiter les dégâts selon les climatologues. De toute façon, nous avons absolument tout à gagner (emplois, sécurité, indépendance énergétique) en remplaçant les combustibles fossiles et le nucléaire par des énergie renouvelables plus propres. Comme vous le dites dans un de vos précédents billets, le fait que les énergies renouvelables représentent déjà 15% de l’énergie consommée dans le monde et 3 fois plus que le nucléaire (5%) est une excellente nouvelle très encourageante. Mais, en effet, il faudra se préparer aux effets d’un réchauffement de plus de 2°C et à une hausse du niveau des mers d’en tout cas 20 mètres puisque la concentration de CO2 s’y rapportant est déjà atteinte ou presque atteinte (la pollution des gaz à effet de serre va se poursuivre ces prochaines années avant de peut-être enfin décroître). Cela implique certes une certaine décroissance économique vers une société de sobriété pour les pays développés, mais aussi et surtout une très forte décroissance démographique mondiale, sinon on court tout droit à la catastrophe. Les conséquences et les défis sont immenses, comment va t-on les relever? Honnêtement, je n’en sais rien, mais il est toujours permis d’espérer.

    1. J’aime la devise de Guillaume le Taciturne : il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Il faut donc agir.

      1. D’accord avec vous et cette citation, mais comment procéder? Personne n’a la science infuse, vous-même reconnaissez que ça s’avère extrêmement compliqué et difficile de limiter le réchauffement climatique en cours. L’entreprise doit être mondiale et rapide pour avoir une chance de succès. La Suisse est minuscule, mais peut montrer l’exemple. D’autant plus que l’excellent billet “Novembre 2019” de Laurent Horvath dans la rubrique des blogs du Temps.ch montre que les tendances actuelles continuent hélas de s’éloigner de ce qui est espéré. Ce qu’il nous faut, c’est une sorte de “Plan Marshall” pour passer autant que possible en quelques années à des sources d’énergie plus propres. Démontrer que c’est profitable économiquement et socialement avec des avantages enviables, notamment en ce qui concerne l’environnement et la qualité de vie. Ce sera alors beaucoup plus facile d’agir à grande échelle, en poussant notamment les financiers à ne plus investir en priorité sur les combustibles fossiles. L’espoir qui perdure motive de poursuivre les débats d’idées, très utiles pour trouver des pistes à suivre.

  2. C’est étonnant: le vrai problème que nous devons affronter est autre : il s’agit de savoir comment nous échapperons à la ruine totale de notre civilisation par la mise en place de conceptions anthropologiques aberrantes, à la destruction de la famille notamment, à la perte de notre identité spirituelle, historique, culturelle, et au remplacement ethnique voulu par nos élites criminelles. Le vrai problème c’est comment recouvrirons-nous la souveraineté et la maîtrise de notre destin en tant que peuple souverain et état indépendant. Le vrai problème c’est comment nous débarrasserons-nous du mondialisme, de l’Union Européenne et des Nations Unies, de l’agenda LGBT. Ce n’est pas de savoir si nous devrons vivre avec deux ou trois degrés de plus de température moyenne, un problème qui de toute façon est dû aux taches solaires et non à l’action humaine et qu’il n’est pas en notre pouvoir d’empêcher. Il est bien clair que depuis le temps du club de Rome des élites mondialistes avaient planifié d’instrumentaliser la question écologique comme moyen de légitimer le passage à un pouvoir mondial unifié pour parachever le projet des Lumières (en oubliant que ce projet par définition ne peut qu’avorter à chaque fois, comme il a déjà avorté en 1848) mais là, devant le ressaisement des peuples face à l’urgence migratoire et face au mouvement des gilets jaunes, le pouvoir mondial pris de panique et déclenché l’opération Greta, pour contrebalancer électoralement la vague populiste. Et ça a eu un joli petit succès, certes modeste par rapport à l’immensité des moyens de propagande et de manipulation engagés : une vaguelette verte aux élections qui porte au parlement fédéral une bande de médiocres qui n’auront aucun résultat sérieux et n’apporteront aucune solution aux problèmes écologiques réels.

    Mais le plus étonnant ce n’est pas cela. C’est qu’un homme intelligent comme Jacques Neirynck, très engagé philosophiquement dans le projet de gouvernance mondiale, prenant conscience du demi succès ou plutôt demi échec de sa cause, qui est en fait un complet échec puisque le but sera manqué, au moment de faire un bilan, eh bien, il reconnait l’échec, mais on dirait qu’il y croit vraiment à toutes ces fables de propagande. Sidérant !

    1. Commentaire à ce point délirant et paranoïaque qu’il ferait sourire si la situation n’était pas aussi sérieuse et n’appelait pas des mesures d’urgence. Nos enfants et petits-enfant maudiront un jour notre irresponsabilité et inconscience.

    2. Cher Monsieur sceptique (comme vous êtes anonyme, je ne peux pas m’adresser à vous autrement !),
      Avec votre argument des taches solaires, vous êtes dans le domaine des croyances, et non pas dans celui de la science. Prenez quelques minutes pour vous informer au sujet des mesures faites sur ces taches : https://www.swpc.noaa.gov/news/solar-cycle-24-status-and-solar-cycle-25-upcoming-forecast
      Vous constaterez que le nombre de taches a baissé en moyenne depuis plus de 20 ans (moins de taches = moins d’activité solaire), donc l’activité solaire qui n’est pas à la hausse ne peut pas expliquer le réchauffement. Et ne me répondez pas en avançant l’argument sur les températures moyennes du fameux hiatus de la première décennie du XXIème siècle, car la montée des eaux en grande partie due à l’expansion volumique (elle-même due à l’augmentation de la température des eaux ) ne s’est pas arrêtée depuis plus de 40 ans ! Quant à la responsabilité humaine que vous contestez, je vous suggère d’avoir une approche scientifique un peu plus rigoureuse que juste celle d’exprimer une opinion. Et si vous creusez réellement tous ces sujets, vous vous apercevrez que la démarche suivie par les climato-sceptiques (ou réalistes, ou hérétiques, …) peut se résumer en 5 points :
      1. choix des données 2. choix de la logique 3. choix des experts 4. demande de preuves impossibles 5. et si les 4 premiers points ne fonctionnent pas on crie au complot.
      En vous souhaitant de faire de belles découvertes scientifiques, je vous adresse mes salutations les plus cordiales.
      Jean-Claude Keller (conférences-climat-energie.ch)

    3. Sceptique: êtes-vous aussi le “Yenaralbol” du blog de Mme Sandoz? Si ça n’est pas le cas, vous devriez former un club avec lui et débattre du sujet conspirationniste des LGBTQQIP2SAA et des élites au café du commerce plutôt que de détourner des billets autrement plus graves.

    4. Cher Monsieur sceptique (comme vous êtes anonyme, je ne peux pas m’adresser à vous autrement !),
      Avec votre argument des taches solaires, vous êtes dans le domaine des croyances, et non pas dans celui de la science. Prenez quelques minutes pour vous informer au sujet des mesures faites sur ces taches : https://www.swpc.noaa.gov/news/solar-cycle-24-status-and-solar-cycle-25-upcoming-forecast
      Vous constaterez que le nombre de taches a baissé en moyenne depuis plus de 20 ans (moins de taches = moins d’activité solaire), donc l’activité solaire qui n’est pas à la hausse ne peut pas expliquer le réchauffement. Et ne me répondez pas en avançant l’argument sur les températures moyennes du fameux hiatus de la première décennie du XXIème siècle, car la montée des eaux en grande partie due à l’expansion volumique (elle-même due à l’augmentation de la température des eaux ) ne s’est pas arrêtée depuis plus de 40 ans ! Quant à la responsabilité humaine que vous contestez, je vous suggère d’avoir une approche scientifique un peu plus rigoureuse que juste celle d’exprimer une opinion. Et si vous creusez réellement tous ces sujets, vous vous apercevrez que la démarche suivie par les climato-sceptiques (ou réalistes, ou hérétiques, …) peut se résumer en 5 points :
      1. choix des données 2. choix de la logique 3. choix des experts 4. demande de preuves impossibles 5. et si les 4 premiers points ne fonctionnent pas on crie au complot.
      En vous souhaitant de faire de belles découvertes scientifiques, je vous adresse mes salutations les plus cordiales.
      Jean-Claude Keller (www.conférences-climat-energie.ch)

      1. Sur les taches solaires, Monsieur Sceptique, dont le parcours académique est impressionnant, s’est informé aux sources les plus sûres: auprès de Madame Soleil d’abord puis, pour étancher sa soif de savoir, il a consulté l’Oracle de la Dive Bouteille, en visite guidée par Frère Jean des Entommeures qui, ne sachant comment s’en débarrasser, l’a renvoyé à son collègue Nostradamus.

        Il n’a pas hésité à faire un voyage par Easy Jet vers les pyramides pour rencontrer Madame Sesostris, célèbre clairvoyante, qui l’a aussitôt enflammé par son regard sans taches. Docteur honoris causa amissa de l’Académie d’Ideopolis et membre perpétuel de l’Ordo Templi S(c)olaris, il s’adonne à de profondes études dans les bistrots de la vieille ville du Caire sur l’art de disséquer les fake news. Parmi l’éructation des bières et les tics saccadés des ivrognes, sa cervelle trouée de flèches, écoutille flottant sur la mer des déconfitures, par les sept pertuis de sa tête y réflecte le regard de feu de Miss Sesostris, la Big Begum des faubourgs cairotes. On ne saurait avoir de source plus sûre.

      2. @KELLER JEAN-CLAUDE

        Je ne vais pas polémiquer avec vous. Je ne suis pas un expert. Les taches solaires sont un théorie que j’ai lue et qui m’a paru plausible. Mais ce n’est peut-être pas la seule explication, ni la bonne. Ce dont je suis certain en revanche c’est qu’il n’est pas au pouvoir de l’être humain d’empêcher un tel phénomène climatique. Et je doute que l’activité humaine y soit pour grand chose.

    5. Au vue des idées véhiculées pas “sceptique”, il ou elle aurait pu re-orthographier le pseudo par septique…
      Plus proche de la fosse que de l’interrogation salutaire

      1. @ CLAUDECR, SAMUEL

        Bravo pour l’argumentation. Cela prouve que votre position est vraiment forte et bien fondée. Vous allez au fond des choses. Quelle rigueur intellectuelle!

  3. Devant l’urgence, une seule réaction: la procrastination… ne sommes-nous pas tout simplement une société névrosée et dépressive. A moins que ce ne soit que notre proche avenir.

    1. @MARKEFREM

      Merci pour votre soutien. J’avais décidé d’y aller carrément. Nous sommes confrontés à une offensive de tous les côtés à la fois pour détruire tout ce sur quoi notre civilisation est fondée, et instaurer un gouvernement mondial sur les ruines des peuples, des Etats, des cultures. Les mêmes forces, exactement les mêmes (avis à Samuel), qui avaient inventé le communisme en tirant parti des injustices sociales affreuses du XIXe siècle, tentent aujourd’hui de tirer parti d’un autre phénomène réel (climatique) pour créer un sentiment d’urgence et de panique, elles embauchent une hystérique déséquilibrée issue d’une famille de professionnels du show business (Greta Thunberg) pour incarner la mise en scène avec la caisse de résonance massive des médias du pouvoir mondialiste, du forum de Davos, de l’ONU, etc. Des humanistes républicains universalistes, avec ou sans tablier, qui ont été enfants de coeur dans leur jeunesse avant de devenir d’éminents scientifiques, font chorus. Un prix Nobel vaudois s’en mêle. Et voila le travail. Un petit glissement électoral du PS vers les Verts, à gauche, et du PLR/UDC vers les les verts lib. Tout ça pour ça!

      Hommage au peuple Suisse et à son inébranlable bon sens.

      Le résultat est médiocre mais la campagne a été horripilante. La ficelle est tellement grosse. C’est un tel scandale de détourner un problème réel (celui du climat) pour des objectifs qui n’ont rien à voir (l’instauration de la République Universelle du genre humain). Le caractère mensonger de tout ce binz est tellement évident, que j’ai décidé d’exprimer sans fard un constat, peu importe s’il s’oppose frontalement au discours dominant. Mais je vois que je suis compris. Ça fait plaisir.

      @SAMUEL Qu’est-ce que vous avez contre le café du commerce? C’est un lieu d’expression de l’opinion publique parfaitement légitime. Au café du commerce il y a de tout, même des “académiques” rose verts LGBTQIKLMNOPQRSTUVWXYZ+++ comme vous. Si le café du commerce est public, toute expression qui ne tombe pas sous le coup de la loi fait partie du débat démocratique. En outre, s’agissant de complotisme, quand il y a un complot, et que c’est évident, que ça crève les yeux, on peut bien le dire. On sera alors traité “complotiste”. Et après?

      En résumé: l’imposture verte d’aujourd’hui est comme l’imposture rouge de naguère. Toutes deux se prétendaient “scientifiques”, toutes deux feront des dégâts épouvantables. Et toutes les deux seront finalement rejetées, comme toutes les utopies aberrantes. L’imposture des lettres de l’alphabet chère à Samuel c’est kif kif.

      En attendant je me réjouis déjà de ces élections au CF où tout le monde verra que les sept messieurs dames actuellement en place seront tous réélu(e)s. Et les verts, on leur dira d’aller se gratter. Hé hé!

  4. M. Neirynck ne sait toujours rien du climat passé et des valeurs du CO2. La concentration du CO2 dans les glaces ne reflète pas la valeur ponctuelle mais une moyenne sur des siècles, voire des milliers d’années comme le montrent les différentes études à ce sujet . 415 ppm n’est donc pas une valeur exceptionnelle !
    L’autre élément à prendre en compte est que ce n’est pas cette valeur qui est déterminante pour l’effet de serre , il faut d’abord la convertir en watts/m2.
    En réalité, si la concentration a augmenté de 50%, son effet en énergie n’a progressé que de 5% et comme le CO2 ne représente que 20% de l’effet de serre total, la contribution anthropique n’est que de 1% , impossible à mesurer avec exactitude , la totalité de l’infrarouge sortant de la Terre étant mesurée à 398 watts/m2 !
    Les propos apocalyptiques ne correspondent pas à la réalité, les glaces arctiques se reformant année après année sans fondre excessivement depuis 12 ans !
    La Terre n’a jamais connu de point de rupture et n’en connaîtra jamais , ceux qui prétendent le contraire ne sont que des ignares et en tout cas pas des hommes de science !

    1. Quand le Soleil aura épuisé son combustible, il connaîtra une phase d’expansion qui détruira toute vie sur Terre. Dans le passé, le climat s’est révélé très instable avec des conséquences évidentes sur la diversité des espèces et des élimination massives. C’est à cause de ces épisodes sur les deux derniers millions d’années que les Sapiens sont la seule espèce d’hommes survivante.

      1. Peut-être que Greta Thunberg, et les Vertes de chez nous comme Lisa Mazzone et Adèle Thorens, ont des bonnes solutions politiques à nous proposer pour éviter que le soleil épuise trop vite son combustible et qu’on soit tous grillés..

        Ce qu’il y a de bien avec ces belles princesses vertes de conte de fées, c’est qu’elles ont toujours une baguette magique sous la main.

  5. Votre blog résume de façon sobre la situation, une fois de plus.
    Homo sapiens (un animal parmi les autres, mais doté d’un cerveau aux capacités surprenantes) co-évolue sur notre planète Terre depuis environ 2Mo d’années, a éliminé les autres espèces humaines (Denisova, Neanderthal, etc.) et continue, par son comportement, son organisation et ses actions, à éliminer progressivement la biodiversité dont nous dépendons tous (pour faire court).
    Les lois physiques, chimiques et biologiques (médicales inclues) s’appliquent, qu’on le veuille ou non, de sorte que toutes les idées humaines de frontières, de nation, de puissance, d’indépendance, de croyances ne sont rien, car la planète et son climat dans notre système solaire et sa galaxie, n’en ont que faire. C’est la dure réalité.
    Homo sapiens peut encore prendre des mesures, mais vu les décisions économiques, sociales et politiques à prendre au plan mondial, donc inévitablement coordonnées par les divers gouvernements élus, font que cette tâche sera complexe. Aucun parti politique, Les Verts inclus, n’ont mi en place une réflexion ni l’embryon d’un programme, c’est malheureusement triste à dire.
    Il faut arrêter de s’égarer et garder les pieds sur Terre et mettre dans la poubelle de l’histoire toutes ces élucubrations de grand dessein mené par une élite mondiale, où de se protéger des migrations avec un grand mur, pour ne citer que les plus stupides.
    L’être humain (Homo sapiens), le seul restant de son espèce, saura je l’imagine, prendre les bonnes décisions, je garde confiance, sinon ……

  6. Si ce n’est sur l’inutilité de la taxe CO2 où j’avais déjà manifesté mon opinion divergente dans un autre billet, celui-ci détaille malheureusement de manière fidèle la situation et les défis tels que je les perçois. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas rose, que ça soit d’un point de vue écologique ou de la capacité humaine à changer la direction de la civilisation actuelle. J’essaie de ne pas me laisser aller au défaitisme. “Get rich or die tryin'” comme disait 50 Cent.

  7. Il faudrait distinguer :
    Stopper la pollution semble une action réaliste. Et tellement bénéfique.
    Mais stopper le réchauffement climatique semble illusoire. Et tellement arrogant. Les savants qui ont passé la moitié de leur existence à étudier le problème ne publient pas grand chose sur le sujet à part le GIEC, car le mystère demeure, malgré les clameurs impériales de la jeune Greta Thunberg. ”L’air du temps” aujourd’hui impose à l’intelligentsia de croire dur comme fer en la puissance des humains face au climat, comme pendant les 30 glorieuses “l’air du temps” imposait d’admirer les grandes idées du stalinisme (et ses horreurs) (Amin Maalouf, le naufrage des civilisations). Tout contradicteur était suspect. Et si on attendait la publication des rapports sur le satellite expédiés autour du soleil, avant de punir ? Si on accélérait la construction de centrales au thorium, à fusion nucléaire, énergies infinies et non polluantes?

    1. La centrale au thorium est pour l’instant un mythe s’efforçant de prolonger l’ère nucléaire sans que l’on sache si c’est vraiment une solution. L’énergie nucléaire n’est pas infinie parce qu’il y a un stock limité de matières fissiles. La pollution du nucléaire n’est pas du même ordre que celle des centrales à combustible fossile, mais elle existe si on se rend sur les sites de Tchernobyl et de Fukushima : des miliers de kilomètres carrés de terre devenus inhabitables.

  8. Cher Monsieur, prétendre pouvoir “contenir le réchauffement climatique” est simplement une hérésie journalistique, qui n’a qu’un but qui est d’attirer le plus possible de lecteurs, de compatissants, de rêveurs, de pseudo-scientifiques en tous genres, de révoltés (comme moi), etc….
    Si on arrête toute activité sur terre demain matin, les premiers effets seront mesurables …. dans 3 siècles au minimum, … dû à l’inertie des climats, des masses thermiques, des activités du soleil, etc, etc…
    On ne parle même pas des cycles naturels terrestres, qui pourraient se retourner vers le froid ou même empirer dû au soleil. Donc pitié, arrêtez avec ces inepties, personne ne sait vraiment ce qui se passe!
    A bonne entendeur.
    Raz le bol

  9. Le rejet de plusieurs millions de tonnes de CO2 chaque année dans la nature et dans l’espace ne peut être sans conséquences négatives. La question est de savoir si on s’auto-détruit économiquement au nom du risque de réchauffement climatique ou pas. Quand on apprend qu’un jeans voyage au total une fois et demie le tour de la terre et consomme plusieurs centaines de litres d’eaux avant d’arriver en boutique chez nous, je me demande s’il est nécessaire de baisser le chauffage à la maison pour des raisons écologiques, comme je le fais chez moi. Le combat ne peut être que planétaire ! Les humains DOIVENT faire tout ce qu’ils peuvent, et pour le reste, seul l’avenir nous le dira.

    1. “La question est de savoir si on s’auto-détruit économiquement au nom du risque de réchauffement climatique ou pas.”

      A mon avis c’est prendre la question par le mauvais sens. Je doute que notre GDP ai un avenir radieux dans un environnement à +3 ou +4°C, surtout si le réchauffement se fait sur 100 ans. A +4°C le climat suisse sera probablement méconnaissable. Continuer sur le fossile c’est un peu comme contracter un emprunt, sauf que : le taux d’intéret n’est pas connu (étendue des dommages), c’est les enfants qui paieront, et Tony & Frank (la physique) se chargera de la collection de dette.

      Avec les inerties systémiques en jeu, si on attend que les effets catastrophique pointent leurs nez pour agir, il sera bien trop tard. Dans ce sens, Mr Neirynck a raison. De plus si l’un des pays les plus riche et innovant ne peux/veux pas relever le défi, qui le pourra ?

      Il est utile de se rappeler que le dernier âge glaciaire correspondait à un delta T de -4°C, et que l’élévation de température lors de sa sortie pris plus de 1000 ans. Le choc climatique en cours est autrement plus brutal.

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