Qu’est-ce qu’un Vaudois de souche?

 

 

Vaste question, qui est suggérée par mon dernier blog, portant sur la représentativité du parlement fédéral en fonction des différentes catégories de la population résidante : nationalité, sexe, âge, formation, religion. Le débat portait sur la pertinence d’une représentation qui se calquerait plus ou moins sur ces catégories et qui n’en négligerait aucune. Ce débat n’a pas été tranché. La solution classique du parlement tiré au sort n’enthousiasme personne. Et donc le parlement qui sera élu ne représentera pas du tout correctement les jeunes et les aînés, les femmes, les personnes sans formation post-obligatoire, les musulmans.

 

Tel était le débat, purement académique, mais il a dévié pour donner suite à plusieurs commentaires passionnés, qui insistaient sur le fait que ce parlement représente trop la catégorie des naturalisés. Ceux-ci sont accusés de tous les maux à commencer par l’élection du Conseil d’Etat vaudois où les fraichement naturalisés sont majoritaires. Peu importe que Pascal Broulis ait redressé les finances cantonales et réduit la dette. Il n’aurait pas dû être en position de le faire, même s’il avait fallu mettre à sa place un vrai Vaudois, qui aurait creusé la dette. On ne demande pas d’abord à un exécutif de remplir sa fonction mais d’être surtout l’expression de l’identité vaudoise.

 

Mais encore ? Abandonné à lui-même, ce peuple vaudois a tout de même élu cet excellent ministre des finances à la place d’un vrai Vaudois, incompétent. Pour sortir de cette impasse, le commentateur, que je ne blâmerai pas en mentionnant son nom, propose deux remèdes radicaux.

Le premier consiste à ne pas conférer au nouveau naturalisé le droit d’élire ou d’être élu. Il aurait donc le statut de métèque réservé dans l’Athènes antique aux hommes libres, qui n’étaient pas citoyens. Non seulement le naturalisé serait réduit à cette portion congrue mais il en serait de même pour ses descendants sur dix générations, soit trois siècles environ.

 

Le second remède encore plus radical consiste à établir un moratoire sur les naturalisations qui seraient suspendues pour un siècle.

 

Le cumul de ces deux mesures assurerait prétendument une préservation de la biodiversité représentée par l’espèce menacée des Vaudois de pure souche. Mon honorable correspondant ignore apparemment qu’à chaque génération les Suisses dit de souche diminuent d’un tiers par suite de la dénatalité. Dès lors une population de ce type, isolée pendant dix générations, est égale à 66% à la dixième puissance, soit calcul fait à 1,5% de la population initiale, c’est-à-dire pratiquement éteinte.

 

Si un lecteur doute que ce genre de propositions délirantes aient été faite, il n’a qu’à consulter les commentaires du blog « Le parlement fédéral représente-t-il la population ? ».

 

Cela renvoie à une autre question. Comment les Vaudois dit de souche se sont-ils perpétués ? La réponse est évidente : par croisement avec des immigrés. Tout d’abord les Huguenots à partir de la fin du XVIe siècle au nombre de 300 000 lors de la Révocation de l’Edit de Nantes. Soit dit en passant, ils furent accueillis au nom de la religion et non refoulés. Leçon de l’Histoire à méditer aujourd’hui pour les requérants d’asile..

 

Puis les émigrations de travailleurs italiens, espagnols, portugais dès le siècle dernier. L’accueil des Hongrois en 1956. Enfin aujourd’hui par l’aspiration des travailleurs les plus qualifiés de France, d’Allemagne, de Belgique, du Canada et même des Etats-Unis. Un quart des médecins fut formé à l’étranger. Seraient-ils absents que la qualité des soins se dégraderait.

 

Quel est le Vaudois prétendument de souche qui puisse affirmer sur base de documents que, sur dix générations, aucun de ses ancêtres n’ait appartenu à ces vagues d’immigrants, qui n’ont pas appauvri et dégradé le pays mais l’ont au contraire enrichi et élargi sa vision.

 

La démocratie repose sur l’idée que tous les hommes sont égaux. Le christianisme repose sur l’idée que les étrangers doivent être accueillis. La véritable question posée avec insistance par le présent blog est donc la suivante : comment est-il possible qu’aujourd’hui, dans une Suisse démocratique, de souche chrétienne, prospère et apaisée, de tels commentaires puissent être proférés, contraires à la réalité du passé, augurant d’un avenir funeste, représentant le programme du plus grand parti de Suisse ?

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

23 réponses à “Qu’est-ce qu’un Vaudois de souche?

  1. Il faudrait peut-être créer une “réserve de Vaudois de souche”, qui se reproduiraient strictement entre eux pour préserver la pureté de la “race”, … et finiraient par dégénérer, comme c’est la loi de la nature lorsqu’il n’y a pas de brassage de population, et même plus probablement disparaîtraient totalement en quelques siècles vu le taux de fécondité des femmes de notre beau pays. Au moins, on serait alors dispensé à terme de lire les élucubrations qui ont commenté votre dernier blog 🙂 !

    1. M. Haldi, bonjour,
      Je suis bien d’accord avec vous – à ceci près que les femmes ne peuvent être seules responsables du taux de fécondité !

  2. Le plus grand parti de Suisse que vous évoquez à la fin de votre mise au point salutaire, ne représente en fait que le 30% du tiers des électeurs, càd pas grand chose, mais on s’accommodera de cette règle démocratique communément admise.
    Les leaders plutôt zurichois de ce courant de pensée me semblent sur le déclin à croire leur dernière image forte, une pomme pourrie, récemment apparue sur leur affiche de campagne. Votre correspondant s’estimant « citoyen de souche » avec des prérogatives à ne pas partager avec les nouveaux venus et la diversité bienvenue qu’ils représentent, risque de disparaître plus rapidement qu’il ne l’imagine. C’est tant mieux pour le pays.

  3. C’est moi qui suis mis en cause par Mr Neirynck pour des commentaires postés sous le pseudo “Politiquement correct mais vrai”. Je remercie Mr Neirynck de respecter mon anonymat. Mes propos ne contenaient rien qui tombe sous le coup de la loi et la loi du genre sur internet c’est l’anonymat.

    Puisque monsieur Neirynck juge mes propos délirants, je vais en rajouter encore une petite couche dans le “délire” car, je l’ai expliqué ailleurs dans mes posts qui ont choqué Mr Reirynck, je juge nécessaire de briser quelques tabous pour élargir un peu la fenêtre d’Overton, ce qui est de bonne guerre aussi longtemps qu’on n’est pas dans l’appel à la haine. Et je ne le suis pas.

    Mr Neirynck s’interroge sur la définition du peuple vaudois. Je vais donc lui proposer une définition, certes un peu provocante, mais ensuite je vais m’expliquer sur les raisons de cette provocation. mes propos.

    Je compte aussi sur le sens de l’humour de monsieur Neirynck , ainsi que des autres lecteurs, car l’humour est aussi une façon de pouvoir traiter des problèmes graves, sans céder à la censure mais en désamorçant ce qui autrement pourrait devenir trop polémique.

    Je précise qu’aussi choquante, comique, délirante ou de quelque manière que l’on puisse qualifier ma définition, qui est aussi, entre nous soit dit, une forme de boutade destinée à faire réfléchir. chacun pourra constater que jusqu’à environ il y a 20 ans le 100% du gouvernement vaudois pouvait être considéré comme appartenant au vrai peuple vaudois de souche, alors qu’aujourd’hui il n’y en a plus du tout. Est-ce un bien? Est-ce un mal? Est-ce délirant? C’est un constat factuel et j’estime qu’on a le droit d’exprimer une certaine nostalgie:

    Ma définition est la suivante:

    Le peuple vaudois est l’ensemble des gens qui s’appellent: Abran, Addor, Ador, Agassiz, Allaz, Amaudruz, Ambresin, Amiguet, André, Andrist, Ansermet, Apothéloz, Auberjonois, Auberson, Aubert, Audemars, Audéoud, Authier, Aviolat, Badan, Badoux, Barbey, Basset, Bastin, Bataillard, Baudat, Baudet, Baudrat, Baudraz, Beausire, Beauverd, Berney, Berthollet, Berthoud, Besson, Bettems, Beylaz, Bezançon, Bezençon, Biaudat, Biaudet, Billard, de Blaireville, Blanc, Blanchet, de Blonay, Bolle, Bolomey, Bongard, Bonzon, Borgeat, Borgeaud, Borgognon, Borloz, Bornand, Borruat, Bossard, Bossart, Bosset, Boulaz, Bourget, Bourgeois, Bourguignon, Bovard, Bovat, Bovay, Bovet, Bovey, Bovon, Bron, Bryois, Buache, Buchillier, Budry, Buffat, Bugnon, Bugnion, Bujard, Bula, Burdet, Burnand, Burnat, Burnier, Bussy, Butticaz, Byrde, Candaux, Cavin, Cérésole, Cevey, Chablaix, Chabloz, Chamorel, Champendal, Chanson, Charrey, Charrière, de Charrière de Sévery, Chatelain, Chatelanat, Chaubert, Chaudet, Chautems, Chauvet, Chavan, Chavannes, Chavaillaz, Cherix, Chessex, Chevallaz, Chevalley, Chollet, Chuard, Cochet, Combremont, Compondu, Conne, Conod, Corbaz (à ne pas confondre avec Corbat qui est jurassien), Cordey, Cornamusaz, Cornaz, Cornioley, Cornut, Cornuz, Cosandey, Cossy, Crausaz, Crétegny, Creux, Croisier, Croset, de Crousaz, Crouzy, Cruchet, Cruchon, Cuendet, Cuénod, Cuhat, Curchod, Curtat, Curtet, Dallinges, Dapples, Davel, Decollogny, Décombaz, Décoppet, Décorvet, Dégalier, Degenève, Déglon, Delacrétaz, Deladoey, Delamuraz, Delacuisine, Delarageaz, Delay, Delessert, Demaurex, Demont, de Montet, Dénéréaz, Dénervaud, Depoisier, Dépraz, Déruaz, Descoeudres, Desgraz, Desmeules, Despland, Dessauges, Détraz, Devanthey, Devenoge, Dind, Diserens, Doleyres, Dondeynaz, Doret, Dorthe, Dovat, Drevon, Druey, Dubochet, Duboux, Dubuis, Duc, Dudan, Dufour, Dunand, Dupraz, Dumuid, Dupuis, Dupertuis, Durussel, Duruz, Dutruy, Duvoisin, Epitaux, Equey, Faillettaz, Farel, Fauquex, Fauquez, Favez, Favre, Favrod, Fazan, Fiaux, Filliettaz, Flattet, Fontolliet, Foltron, Fonjallaz, Fontannaz, Fontanellaz, Forel, Fornerod, Freymond, Frossard, Galland, Gallandat, Gallaz, Galley, Ganivet (origine espagnole par la Franche-Comté, nom de la Vallée), Gardaz, de Gautard, Gavillet, Gendroz, Genta, Gentizon, Genton, Germond, Gétaz, Giddey, Gilabert, Gilliand, Gilliard, Gilliéron, Girod, Giroud, Gisclon, Givel, Glardon, Gobet, Gonthier, Gorgerat, Gorget, Goumaz, de Goumoëns, Goy, Grisel, Grivel, Grobet, Grognuz, Gruaz, Guignard, Guisan, Guisolan, Guyaz, Henriod, Henry, Jaccard, Jacot, Jacottet, Jaillet, Jaquet, Jaton, Jaussy, Jeanmonod, Jolivet, Jolliet, Joly, Jomini, Jordan, Jotterand, Junod, Juvet, Laffely, Lagier, Lambelet, Lamunière, Lavanchy, Lecoultre, Leresche, Leyvraz, Liron, Logoz, Loup, Lugeon, Lugrin, Magnenat, Magnin, Maillefer, de Mandrot, Manuel, Margot, Marguerat, Marquis, Massy, Matthey, Matthey-Doret, Mayor, Meldem, Mercanton, Mercier, de Mestral, Meylan, Meystre, Miauton, Michon, Milliquet, Mivelaz, Moginier, Mojonnier, Monachon, Monnard, Monnier, Monod, Moraz, Morel, Moreillon, Morerod, Mottaz, Mivelaz, Moulin, Mouquin, Mutrux, Narbel, Nerfin, Nicod, Nicole, Nicolin, Nicollier, Noguet, Oguey, Olivier, Pache, Pahud, Paillard, Panchaud, Panchaud de Bottens, Pantet, Pasche, Parmelin, Paschoud, Payot, Peitrequin, Pellis, Perey, Perrin, Pétolaz, Pichonnaz, Pidoux, Piguet, Pillichody, Pillonel, Pilloud, Pinget, Piot, Pittet, Poget, Polier, Polier de Bottens (éteint en Suisse, subsiste en Allemagne), Ponnaz, Poudret, Pouly, Pradervand, Prodhom, Prodolliet, Rairoux, Ramelet, Ramuz, Rapin, Rappaz, Rattaz, Ravenel, Ravet, Ravussin, Rayroux, Recordon, Regamey, Revilliod, Reymond, Reymondin, de Ribaupierre, Rinsoz, Rivier, Rochat, Rod, Rogivue, Roguin, de Roguin, Rossier, Rouge, Roy, Rubattel, Ruchat, Ruchet, Ruchonnet, Rudaz, Ruey, Sablet, Sandoz, Saucy, Sauty, de Seigneux, de Senarclens, Seydoux, Subilia, Sublet, Suchet, Surchat, Tapernoux, Tappy, Tardent, Tardy, Tauxe, Testuz, Tétaz, Tharin, Thelin, Thétaz, Thonney, Thorens, Thurian, Tille, Treyvaud, Trottet, Ulliel, Urfer, Vagnière, Vagnières, Vallecard, Vallotton, Vautier, Veillon, Verdan, Vernet, Veuve, Vial, Vinet, Viret, Virchaux, Virieux, Vodoz, Vuffray, Vurlod, Vuilleumier, Wannaz, Warnery, Wurlod, Yersin…, etc., etc.

    Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle donne déjà un bon échantillonage.

    1. Le nom n’est pas un critère. La liste comporte des noms répandus en France : Chatelain, Dunand, Duboux, Dubuis etc.
      Par ailleurs une fille portant un de ces patronymes eput le perdre en se mariant. C’est une définition patrilinéaire.

    2. votre concept de “noyau d’origine” pose problème…ni vous, ni moi n’étions sur place pour remonter à l’origine de l’origine pour vérifier l’authenticité vaudoise. Ce qui amène à se demander, l’origine du peuple vaudois qu’est-ce que c’est…je veux dire, il y a bien eu un commencement à l’origine des vaudois. A quel moment légendaire cette origine s’est muée en Histoire ?
      A trop regarder “Games of Thrones” on devient susceptible sur la vraie origine des dragons…

      1. @DUTILLEUL

        Je n’ai jamais regardé Game of Thrones donc je ne comprends pas votre allusion. Mais j’ai cité quelques centaines de patronymes typiquement vaudois, ce qui prouve bien qu’il existe en effet un noyau originel ethnique, culturel, toponymique composé de milliers de familles d’origine helvéto burgondo savoyarde parfaitement identifiables. Ce sont ces gens dont la sueur a fait le pays de Vaud. De même il existe aussi des patronymes parfaitement identifiables de Valaisans, Bernois, Jurassiens, Fribourgeois, etc. De même le nom de famille Diallo est peulh et le nom de famille Camara est bambara. Les gens ont des appartenances. C’est ainsi.

        Certes Mr Neirynck a fait remarquer que certains des noms que j’ai énumérés sont répandus aussi en France, ou même en Belgique peut-être. Cela prouve seulement que le tissu ethnico culturel originel de la France est proche de celui de notre pays. L’architecture et la viticulture ont aussi des similitudes.

        Il y a seulement une génération le peuple vaudois était encore maître chez lui, sur sa terre ancestrale, ayant durement gagné sa liberté des mains des Bernois. Le gouvernement vaudois n’était pas composé uniquement de génies, mais au moins il était composé à 100% de Vaudois. Aujourd’hui le peuple vaudois est opprimé à nouveau et souffre en silence, victime d’un nettoyage ethnique ayant pour effet de l’éliminer, sans extermination par mise à mort. Ou plutôt le peuple vaudois est bien mise à mort et exterminé, mais à petit feu, sans effusion de sang, par l’immigration massive et les naturalisations données à n’importe qui.

        1. cher Major Davel, être certain d’être le fils de son père est une félicité à nulle autre pareille. Je vous envie. (On sait bien que ce n’est pas uniquement une question de noms) …car savoir ce que nos arrières-arrières…grand-mères…faisaient lorsque nos arrières-arrières…grands-pères allaient se vendre sur le marché militaire de l’époque “that is the question”. Tant de marchands, touristes, investisseurs tous bienvenus parcourent nos belles montagnes depuis la nuit des temps. Bien naïf celui qui continue à soutenir une certaine forme de pureté de la race… Race de dragons ou de vaudois

  4. Vous concluez: “La véritable question posée avec insistance par le présent blog est donc la suivante : comment est-il possible qu’aujourd’hui, dans une Suisse démocratique, de souche chrétienne, prospère et apaisée, de tels commentaires puissent être proférés, contraires à la réalité du passé, augurant d’un avenir funeste, représentant le programme du plus grand parti de Suisse ?”
    J’ai peut-être un élément de réponse, cher M. Neyrinck: vous accordez trop d’importance à ce genre de commentaires “proférés”. Et à l’aile xénophobe de l’UDC, un parti comprenant d’ailleurs pas mal d’immigrés de deuxième génération, même de première, de doubles nationaux, etc. (Tous les PLR ne sont pas non plus des ultra-libéraux, ni les PDC des papistes bigots). Vous serez toujours malheureux à rêver que ce mal soit enfin éradiqué, jusqu’au dernier gène, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien et qu’il ne puisse plus ressurgir. Il y a une part incompressible de xénophobes. Elle augmente par périodes, on les entends davantage selon les circonstances, quand on les provoque en particulier, mais ce n’est pas une maladie contagieuse. Bon j’exagère, ce n’est pas ce que vous pensez, mais c’est quand l’impression que ça donne. Bien à vous

  5. Bien sûr il est bien évident que cette énumération de noms de familles ne prétend pas représenter l’ensemble du peuple vaudois. Il faudrait y ajouter les très nombreux confédérés d’origine suisse allemande et notamment bernoise, parfaitement assimilés, comme Mr Haldi.

    D’ailleurs je suis tout à fait d’accord que de nombreux italiens, espagnols et portugais bien intégrés, peuvent être considérés comme bien vaudoi et même d’autres comme Broulis, qui est en quelque sorte plus vaudois que nature, en plus d’être très intelligent.

    La capacité d’absorbtion du peuple vaudois est étonnante. Il n’en reste pas moins que toute population est composée d’un noyau originel, auquel s’agrège au cours des siècles des éléments venus d’ailleurs qui soit se fondent dans la masse soit constituent peu à peu des minorités bien intégrées. Mais on ne devrait jamais en venir à un point où le peuple originel, celui qui correspond à ma définition, devient carrément minoritaire parmi l’ensemble des habitants du territoire. Car dans ce cas-là on bascule dans une situation où ce peuple va tout simplement disparaître même si certains spécimens resteront encore présents, comme le dit Mr Haldi. C’est le cas des Apaches, Hurons, Sioux, Algonquins, Comanches, etc., aux Etats-Unis.

    Quand un peuple devient minoritaire sur sa propre terre, il ne peut plus assimiler les nouveaux venus, comme ce devrait être le cas. C’est lui qui sera assimilé par la nouvelle majorité. Donc il disparaîtra, et la sensibilité qui était la sienne ne pourra plus s’exprimer.

    Je suis peut-être trop pessimiste. Je dois bien reconnaître que cette sensibilité vaudoise est encore bien vivante, comme en témoignent des événements impressionants comme la fête des Vignerons, les girons des musiques, la fête du blé et du vin à Echallens, et au point de vue général suisse le succès incroyables des fêtes fédérales de gymnsatique, des tirs fédéraux, ou des fêtes fédérales de lutte à la culotte. Mais je pose la question suivante: est-ce que le succès passioné qui est celui de ces évènements ne s’explique pas en grande partie par l’angoisse des Suisses et des Vaudois de souche, qui sentent que leur pays est en train de disparaître écrasé par l’immigration massive que la classe politique s’acharne à poursuivre en laissant toutes grandes ouvertes les vannes, malgré les décisions démocratiques du peuple encore majoritaire? (Art. 121a de la Constitution fédérale adopté en votation populaire le 9 février 2014 et que le parlement félon a refusé de mettre en oeuvre).

    En Chine, les Chinois ont de la chance. Ils jouissent d’une grande homogénéité ethnique malgré l’existence de très importantes minorités, qui disposent de statuts très favorables et de tous les droits civiques. L’ethnie Han domine à plus de 80%. Par conséquent le peuple chinois ne connait pas l’angoisse identitaire qui nous étreint en Europe. En plus, le gouvernement chinois ne tolérerait jamais une immigration de remplacement de son propre peuple, comme les dirigeants européens criminels le font.

    Aujourd’hui ce serait intéressant de connaître les statistiques et de savoir quel est le pourcentage de la population du territoire vaudois qui répond à ma définition. Probablement c’est déjà au dessous de 50%. J’ai connu l’époque où c’était probablement encore la même proportion que celle de l’ethnie Han en Chine.

    Toute personne ayant connu les années 60 du XXe siècle a encore connu le canton de Vaud de Ramuz et de Juste Olivier. Et je le répète: jusqu’à la toute fin du XXe siècle le 100% du gouvernement vaudois portait des noms issu de ma liste, avec à l’occasion une ou deux personnes d’origine suisse allemande. Aujourd’hui je pense qu’à l’exception de Leuba, tous les membres du gouvernement vaudois étaient étrangers au jour de leur naissance.

    Il s’agit d’un basculement historique dont il faudrait au moins avoir conscience, au lieu de dégainer immédiatement les tabous du politiquement correct et toutes sortes de lieux communs bien-pensants.

    C’est bouleversant. Impossible de le nier.

    Entre l’année 1798 et les dernières années du XXe siècle, le peuple vaudois a eu la chance de se gouverner lui-même. C’était une aspiration profonde pour ce vieux peuple, très vivant et ayant une culture bien à lui, après une domination étrangère, celle de L.L. E.E, de Berne, qui avait duré depuis 1536.

    Eh bien, à partir de maintenant le peuple vaudois traditionnel est à nouveau un peuple dominé puisqu’il est gouverné par une élite à 90% étrangère bien que naturalisée. Il ne s’agit pas de discuter les compétences de ces nouveaux baillis. Mais de constater que le peuple vaudois n’est plus maître chez lui pour des raisons démographiques et arithmétiques. Car c’est un fait.

    Est-ce que l’on a le droit d’éprouver une certaine tristesse en faisant ce constat ? Si on n’a pas ce droit, il n’empêche que ce sentiment existe. Du moins j’éprouve personnellement ce sentiment.

    Enfin, pour conclure et pour ceux qui sont sensibles à ce genre de choses, je voudrais citer ici une chanson de Gilles, le grand poète et chansonnier vaudois. J’ai connu l’époque où une telle chanson exprimaient une réalité actuelle. Il me semble que c’était hier. Aujourd’hui on s’aperçoit que Gilles nous parle d’outre tombe d’une époque antédiluvienne ou existait encore un peuple vaudois capables d’assimiler les étrangers, en l’occurence les Suisses allemands.

    Gillles (Jean Villard), Les noms de chez nous

    Les gens ont des noms de famille
    Parfois étonnants et j’en sais
    De cocasses qui les habillent
    A merveille, des noms bien français !
    Des vrais : Monsieur Tronche, libraire,
    Ventre, architecte… Rémy Couillard
    L’abbé Lecul, Messieurs Lapaire
    Guy Mollet, Lanux et Conard
    Tous ces noms-là sont authentiques
    Et portés très allégrement
    Mais les nôtres, tout en musique,
    Il faut les dire avec l’accent

    Des Aviolat
    Des Gorgerat
    Des Dubosson
    Et des Besson
    Des Pillevuit
    Dupuis, Dumuid
    Pittet, Pinget
    Et Milliquet
    Cochard, Bujard
    Péclard, Cougnard
    Rebut, Mutrux
    Et Duveluz
    Genoud, Vuichoud
    Mounoud, Cuénoud
    Et Compondu
    Bien entendu !

    Le secret, c’est en vérité
    Devant ces noms pleins de mystère
    Mais qui sont bien de notre terre,
    C’est de savoir les bien porter !

    Remarquez qu’ils sont sympathiques
    Ces noms, ils évoquent, ma foi,
    De bonnes têtes authentiques
    D’authentiques et bons Vaudois
    Mais ces vieux noms de notre terre
    Ont tendance, c’est bien certain,
    A devenir minoritaires,
    Mangés par leurs cousins germains !
    Faut dire qu’on les assimile
    Ceux-là, rapidement, bien sûr !
    Pour les noms, c’est plus difficile
    Quand il faut les mâcher, c’est dur !

    Les Stampfeli
    Les Messerli
    Les Zimmermann
    Les Hürlimann
    Metzger, Müller
    Stauffer, Urfer
    Knutti, Schläppi
    Et Zimmerli
    Les Ochsenbein
    Zumstein, Amstein
    V’là qu’ils s’marient
    Avec nos filles…
    Alors, ça fait
    Des Rumpf-Cuénet
    Pfund-Ramelet
    Et Schlup-Ducret !

    Nous devons à ce double sang
    Notre bonhomie ironique.
    Hélas, le côté germanique,
    C’est notre amour du règlement !

    Tout en craignant le ridicule
    Pour les prénoms nous voyons grand.
    Un caporal peut s’appeler Jules,
    Mais Jules César, ça serait marrant !
    Car ces prénoms se font entendre
    Souvent chez nous, pas vrai ? César
    Jules, Auguste, Ulysse, Alexandre
    Mais, en devenant campagnards,
    Perdant leur antique noblesse,
    Ils ont pris nos airs, sans façon
    “Ulysse, on va goûter l’Epesses !”
    “Bien, Jules… j’amène le saucisson !”

    César Borgeaud
    Ulysse Corboz
    Jules Amiguet
    Auguste Anet
    Canton de Vaud
    Si gai, si beau !
    Et puis des noms
    De grand renom
    Que Je propose :
    Morax, Dalcroz,
    Le père Doret
    ‘Rnest Ansermet !
    Auberjonois,
    Tous grands Vaudois,
    Et par-dessus
    C.F. Ramuz !

    Et bien d’autres chers à nos cœurs
    Avec leurs noms pleins de mystère
    Mais qui sont bien de notre terre
    A laquelle ils ont fait honneur !

  6. Cher Monsieur Neirynck,
    Il n’est même pas nécessaire d’écrire que vous avez entièrement raison, puisque vos propos coulent du bon sens et de l’évidence. Moi-même je suis arrivé adulte en Suisse, et suis proche de la retraite. J’ai toujours voté à cheval entre PDC & PLR, parsemé de “vert” pour faire entendre ces derniers à Berne. En octobre je vais voter UDC – MCG “à fond la caisse” car la politique du pays est clairement à la dérive, il suffit de constater qu’après 5 ans de négociations, Bruxelles avait imposé un texte d’un “Accord Institutionnel” alors que le CF avait encore des points à éclaircir !!!! Nos diplomates n’avaient fait que de la figuration dans ces négociations et Bruxelles nous a tout imposé, heureusement que cet accord est mort-né. Notre politique est orientée pour plaire au Capital et aux grandes Nations. Notre bon peuple ordinaire (y compris la 2ème & 3ème générations d’immigrés européens nés ici) ne fait que subir déclin sur déclin, baisse de salaire sur baisse de salaire, chômage sur chômage, assistance sociale, etc. Je vous donne un seul exemple du mépris du Conseil fédéral; Le SECO est devenu comme un organe de propagande qui maquille la vérité et qui laisse croire que tout va bien, or tout ne va pas bien. L’OIT dit que le chômage chez nous est de 4,6% le SECO confirme, mois après mois, qu’il est à 2,3 (inutile de m’expliquer qu’il s’agit de 2 modes de calcul différents – je connais cette musique). Le commentateur “à la vaudoise de souche”, affaiblit sans le savoir la position des patriotes, car il ne donne pas envie de voter en faveur de la droite dure. Alors que nous avons besoin à présent de parler avec Bruxelles d’égal à égal. Peut-être il a dû subir une injustice, lui ou un membre de sa famille?, dans le domaine de l’emploi ou autre? Une de mes connaissances a ouvert une petite société qui nécessite de la distribution à moto, il ma dit qu’il a reçu plus d’offre d’emploi de la France profonde que de la Suisse Romande. Des personnes prêtent à travailler avec le GPS car ils n’ont jamais été à Genève de leurs vies ! Je ne les blâme pas, eux aussi ils ont un devoir pour nourrir leurs familles, mais pour nous “ça ne va pas”. 2 de mes enfants sont devenus majeurs récemment et ils s’inquiètent déjà pour savoir comment faire pour s’en sortir. J’essaie de les orienter pour travailler comme indépendants, car les entreprises favorisent clairement les non-résidents pour mille et une raison. La différence de salaires entre la Suisse et le reste de l’Europe est “mortelle” pour nous et il convient que la libre circulation soit modérée par la négociation ou par la rupture.

  7. Et que répondez-vous aux peuples minoritaires/autochtones? Si je vais m’installer au Groenland, deviens danois par naturalisation, aurais-je une chance d’accéder au Conseil circumpolaire inuit ? ou mes enfants après 10 générations s’ils se marient exclusivement avec des non-inuits mais parlent la langue, fréquentent les écoles, etc ? Et si je déteste la civilisation inuit, est-ce que mes chances seront augmentées ou diminuées ?

    La difficulté, telle que je la conçois, est qu’il y a une idéologie de repontance (des crimes abominables commis par l’homme blanc ces derniers siècles) qui nous interdit de parler ouvertement d’assimilation… par exemple, trouvez-vous normal qu’une Somalienne qui balbutie le français après > 20 ans à Genève et ne connait personne en-dehors de ses enfants, puisse acquérir la nationalité suisse? car elle n’aurait, selon un tribunal, pas les ressources personnelles suffisantes pour apprendre le français, acquérir une indépendance financière et s’intégrer ?
    https://entscheidsuche.ch/kantone/ge_vwger/ATA_000535_2014_A_845_2013.pdf

    A mon avis, le souci vient du fait qu’en une génération, les personnes nées en Suisse sont devenues minoritaires (1 génération!, après 700 ans d’accueil de populations migrantes très proches culturellement, peu nombreuses en nombre et intégrées … car la Suisse était à l’époque exigeante…). Bien sûr qu’il y a des frictions car nous avons le sentiment que c’est un point de basculement et ne souhaitons pas que nos enfants subissent ce que nous avons fait cruellement subir à d’autres peuples pour les assimiler, chez eux, à notre culture. Et oui, ce que nous avons fait subir à d’autres, les autres peuvent également nous le faire subir. Car nous sommes tous égaux, dans nos coeurs et dans nos faiblesses.

    Y a-t-il encore des protestants praticants de moins de 30 ans dans le canton de Vaud? (et je n’ai pas dit évangélique)

    Personnellement, je plaide pour un processus de naturalisation effectif, soit qui s’assure d’une assimilation minimale: respect des principes démocratiques, pleine adhésion à l’égalité homme/femme, maîtrise de la langue nationale du domicile (C1 à l’oral et à l’écrit), indépendance financière, aucun antécédent pénal, attestation de bonnes moeurs de la commune, participation à la société civile, connaissance minimale de la région et de l’histoire suisse (y compris de son pluralisme religieux), permis C et au moins 10 ans de séjour ininterrompu. Cela vous paraît excessif ?

    Trouvez-vous normal que les cantons doivent au contraire multiplier les initiatives de ce type car beaucoup de nouveaux citoyens ne “disposent que de connaissances de base de la langue française”

    https://www.fr.ch/dsj/vie-quotidienne/integration-et-coordination-sociale/le-canton-de-fribourg-souhaite-desormais-la-bienvenue-aux-nouveaux-arrivants-aussi-en-langage-simplifie

    Ou allemande
    https://m.tdg.ch/articles/25877809

    Devrons-nous bientôt renoncer à toute exigence ?

    1. Les conditions énoncées pour une naturalisation coïncident avec celles de la loi et ne me paraissent pas excessives mais sévères. Il y a de l’ordre d’un demi million d'”étrangers” qui sont nés en Suisse, qui n’ont jamais vécu ailleurs et qui ne sont pas naturalisés. Il y a sans doute des cas de laxismes. Il y en a aussi d’obstruction. J’en fus un exemple.
      Il m’a fallu attendre 24 ans et subir deux refus. J’étais cependant un fonctionnaire fédéral. Non seulement francophone mais écrivain publié en Suisse. Non seulement professeur mais aussi créateur de deux sociétés qui prospèrent encore aujourd’hui. Toutes ces caractéristiques loin de me servir m’ont desservi devant des commissions composées de gens modestes qui avaient à leur merci quelqu’un qui avait trop bien réussi. On m’a posé des questions absurdes de type catéchisme : connaissez-vous la date exacte de l’Acte de Médiation?
      On a fini par me dire que j’étais certes intégré, mais trop. Ma collaboration avec A Bon Entendeur, mes billets à la radio à Cinq sur Cinq, étaient des activités inadmissibles pour un étranger. J’ai un jour fait une conférence sur ce genre de traitement. Il y avait deux conseillers d’Etat dans la salle. Ils sont venus vers moi et m’ont assuré que mon cas serait réglé.
      Trois ans plus tard j’étais élu au Conseil national et présidait la séance d’ouverture en tant que doyen. Disons pour être modéré que cette politique de naturalisation est aléatoire.

      1. On vous a barré la route de la naturalisation car il était évident que vous alliez prendre beaucoup de place, ce qui n’a pas manqué d’arriver d’ailleurs. Ce sont des représentants des partis, régnants sur la procédure, qui semblent vous avoir empêcher pendant quelques temps avant de l’obtenir. Dans mon cas, par mariage, je l’ai reçu en l’an 2000, par la poste, même pas en recommandé, sans aucune question.

    2. La réflexion de THIB montre bien qu’il y a un problème très grave. Il parle de “basculement”. Il sent que jusqu’ici les Suisses entendaient assimiler les étrangers, et le faisaient, mais demain ce sont les étrangers qui voudront assimiler les Suisses à leurs us et coutumes à eux, et qui le feront car ils auront le pouvoir. Et alors la Suisse n’existera plus.

      Il ne faut pas nous voiler la face sur cette réalité. On ne peut pas laisser les choses aller plus avant dans cette direction.

      THIB s’exprime de manière modérée. Il ne sonne pas le tocsin contrairement à moi. Mais on ferait mieux de prendre au sérieux ce qu’il dit.

      On sent aussi en filigrane dans plusieurs commentaires que beaucoup de gens partagent ma préoccupation qui n’est donc pas “délirante”, même si je me suis exprimé de manière volontairement provocatrice pour réveiller un peu les gens de leur torpeur.

      Concernant les déboires que Mr Neirynck a rencontrés lors de sa naturalisation. Il est évident qu’il s’est heurté à la mesquinerie de petits fonctionnaires qui voulaient lui faire payer ses titres universitaires et son succès médiatique. C’est mesquin, c’est ridicule, mais il n’y a pas mort d’homme. D’ailleurs Mr Neirynck a vu son cas arrangé grâce à des relations qu’il a pu établir au niveau du conseil d’état. Donc pas de quoi se plaindre. En revanche, ce qu’on constate c’est que l’on est mesquin et tâtillon avec un grand professeur de l’EPFL, ce qui est regrettable, mais on naturalise en masse et les yeux fermés des analphabètes et des personnes comme cette femme somalienne qui ne parle pas la langue. A elle on ne lui a pas demandé la date de l’acte de Médiation! C’est là le scandale.

      Il y a donc des fonctionnaires qui travaillent sciemment à créer une population tiers-mondisée. Et pourquoi cela ? Je vous pose la question.

      Ma réponse à cette question est la suivante: il s’agit de faire en sorte que la population suissse ne se distingue plus de celle de Brésil et que le maximum de ces gens soient à l’aide sociale. De cette façon ces nouveaux électeurs “suisses” voteront automatiquement pour des gens comme Communauté des Etats Socialistes Latino Américains (Cesla) Amarelle. Et une nouvelle classe dirigeante gauchiste s’installera confortablement dans le fromage, composée de gens comme C.e.s.l.a.

      La gauche a utilisé l’immigration et les naturalisations massives (sans aucune condition contrairement à ce qu’on a fait subir à Mr Neirynck) comme moyen de conquérir le pouvoir et de le conserver en créant un électorat captif qui est obligé de voter automatiquement pour la dite gauche. Ils ont parfaitement réussi leur coup car à toutes les élections dans le canton de Vaud ça se passe ainsi: à midi on a encore des candidats vaudois en tête. Mais à une heure de l’après midi quand les bulletins de vote de Lausanne sont dépouillés, la gauche a gagné et les candidats appartenant au peuple vaudois et suisses sont éliminés.

      Mesdames, Messieurs, ouvrez donc les yeux !!!! Jusqu’à quand laisserez-vous ces gens vous danser sur le ventre?

  8. Et j’aimerais insister. La Suisse est réputée pour avoir accueilli 87’000 soldats français au XIXe siècle (bourbakis).

    Or ils ont été internés pour les empêcher de reprendre leur place dans les combats (après leur avoir évité d’être massacrés à la frontière). L’accueil a été négocié (convention des Verrières) et a duré du 1er février au 22 mars ! Et la France a payé 12,1 millions de francs (de l’époque!) pour indemniser la Suisse des frais publics de cet accueil.

    Pourquoi ne sommes-nous plus raisonnable ? Et n’exigeons plus rien des jeunes hommes qui arrivent clandestinement en Suisse ??

    A l’opposé, notre quotidien croise régulièrement ces gentilles personnes :
    https://www.blick.ch/news/schweiz/asyl-irrsinn-nicht-zu-fassen-id15519452.html

    Et si nous ripostons:
    https://www.blick.ch/news/schweiz/ostschweiz/illegaler-und-vorbestrafter-asylbewerber-moestafa-k-ueberfaellt-schweizer-laedelibesitzer-behoerden-geben-den-opfern-die-schuld-id15517689.html

    Et ces personnes finissent pas être naturalisées, avec le temps ou un mariage avec une toxico…

  9. “Quand on se voit franchement,
    nous Vaudois de vieille souche,
    de rac’, de tempérament,
    on se demande comment
    le bon Dieu, qui ne passe rien,
    laissa dans ses mains passer sans retouches
    ce mélange d’épicurien,
    de Mérovingien,
    de bien-pensant de Latin!”

    -J. V. Gilles, “Les Vaudois” (1957)

  10. Et la justice vaudoise, est-elle de souche?

    Comme le digne professeur émérite en écologie le cite, Broulis n’a rien fait de mieux que de bénéficier d’une patrie vendue aux météques qui viennent y piller leur grain et comme le cite CT 26, le résultat des courses et qu’il n’y a même plus de travail pour leur gils de fils, ni de terrain pour planter des patates bio.

    Ainsi la boucle va se reboucler, mais le désastre sera total, bravo les vaudois de souche!

    P.S. Mais on est sauvé (au moins l’immobilier et la racaille justicière) on réclame encore plus d’immigrés, officiellement pour raisons humanitaires, officieusement pour “croître” !!!

  11. La recherche de l’identité vaudoise, ou n’importe quelle autre du même tonneau, n’est-elle pas un leurre pour la recherche de notre “identité profonde”, c’est-à-dire une recherche existentielle ?
    Si un questionnement est vraiment existentiel, ce que semble être celui de monsieur Davel, les réponses ne peuvent que se situer au même niveau, celui de la conscience profonde, non dans la nostalgie, c’est-à-dire l’imaginaire.
    L’imagination ne peut que troubler notre paix intérieure, il le faut parfois – le chant du cygne est triste, mais il est beau. Cependant notre conscience est avide d’autre chose que d’imaginaire. Le besoin de paix intérieure nous met devant la nécessité d’être juste, et donc social-démocrate.
    Renoncer à l’identité vaudoise n’implique pas nécessairement de renoncer à la nostalgie, mais de ne pas lui laisser guider la politique.

  12. Gilles:

    “Et Nous, les Vaudois qui nous contemplons chaque dimanche du haut de nos balcons montagnards du Jura aux Préalpes, l’âme gonflée d’orgueil devant les beautés de cette merveilleuse terre à vigne et à blé, n’avons-nous pas trop souvent la prétention de donner au monde, comme nos compatriotes alémaniques, avec en plus une certaine mollesse salvatrice, un certain désintéressement (oh! relatif) et un humour certain, l’exemple de la sagesse, du bon sens, de l’ordre, de la charité bien ordonnée qui commence par soi-même, toutes choses estimables, que nous résumons dans notre hymne cantonal par ce refrain:

    Que dans ces lieux
    règne à jamais
    l’amour des lois,
    la liberté, la paix.

    Bref, y’en a point comme nous!”

    Jean:

    “Finalement, qui sommes-nous?”

    -J. V. Gilles, in “Alerte au putsh”

  13. Nostalgies des lendemains de guerre

    Lorsque la Paix, comme un tonnerre,
    Eclata sur l’Europe entière,
    De joie ce fut un beau tollé
    « Hip ! Hip ! Hurrah ! Ollé ! Ollé ! »
    Monsieur Duflon avec sa dame
    S’mit à lâcher des oriflammes
    Sur son balcon de Couvaloup,
    En gueulant : « Y en a point comme nous ! »
    « On les a eus ! » disait Duflon
    – Au militaire, il est dragon –
    « Un sal’ boulôt, faut dir’ c’ qui est!
    Et quand on pense à c’ qui s’ passait,

    On peut dir’ qu’on était inquiet. »

    Il but pour fêter la victoire
    Et noir, entra dans la nuit noire.
    Le lendemain, beaucoup d’ Vaudois
    Avaient un’ sacrée gueul’ de bois.
    Aussi le réveil fut maussade.
    Dès lors, fini’ la rigolade.
    […]
    « On les a eu », pensait Duflon,
    « Mais cette paix ne sent pas bon!
    La guerre, au moins, ça existait !
    Inquiet, on croyait qu’on l’était,

    Ben c’est maint’nant qu’on est inquiet ! »

    C’était l’ bon temps ! C’était parfait !
    La guerr’ nous manque. -Oh ! c’est pas gai !

    On est inquiet ! On est inquiet !

    […] Pis on était neutre :
    Un’ bonn’ pip, des pantoufles en feutre,
    De son fauteuil, grâce au journal
    On sautait à Guadalcanal…
    – Encor’ un’ capital’ détruite…
    – Nom de D… ! Les pomm’s sont trop cuites.
    C’était l’bon temps ! – Mais attention
    Y avait aussi les restrictions.
    Ben, aujourd’hui, tout est fini,
    Plus d’Hitler, plus d’Mussolini.
    Qu’est-ce qui va arriver après ?
    -C’est pas rassurant, M’ame Ducret !

    On est inquiet ! On est inquiet< !

    Mais non ! – Mais si ! Tout est à craindre.
    On sent une angoiss’ vous étreindre.
    -Nous avons la paix ! – Justement,
    C’est bien ça le plus inquiétant !

    On est inquiet ! On est inquiet !

    Enfin Monsieur Duflon décroche,
    « On était mieux au temps des boches ! »
    Tout en s’ tapant du saucisson
    Et du p’tit blanc sans plus d’ façons !
    Ce pays de Vaudois prospères,
    Est plein de ces figur’s amères
    Qui comblées d’un calme bonheur,
    Remâchent d’obscures rancoeurs.
    J’en connais plus d’un par ici
    Qui se fabrique des soucis,
    Toujours absurdes, Dieu merci.

    Viv’ l’amour et le vin clairet !
    Les inquiets, foutez-nous la paix ! »

    J. V. Gilles, « On est inquiet », août 1945

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