Le parlement fédéral représente-t-il la population?

 

La question est de pure forme car, à consulter les chiffres, c’est évidemment non. Tout d’abord, le quart de la population résidante est étrangère, quatre cinquièmes d’immigrés et un cinquième né en Suisse de parents étrangers. A de rares exceptions près, c’est un record mondial. La Suisse est davantage terre d’immigration que les Etats-Unis ou le Canada. Avec la différence qu’ici la naturalisation est une sorte de parcours du combattant qui décourage d’authentiques Helvètes, nés et intégrés mais sans le passeport. Ensuite la moitié des électeurs inscrits s’abstiennent. Il reste donc 37.5% de votants. Avec moins de 20% de résidents représentés, on constitue une majorité.

 

Cette minorité de fait va-t-elleélire en proportion des classes de la société. Pas du tout. Dans quelle mesure les élus représentent-ils la population en termes d’âge, de sexe ou de religion ? Quels groupes de la population sont surreprésentés – lesquels manquent ? Quel rôle cela joue-t-il réellement ? Sur les 246 parlementaires, il y a 177 hommes et 69 femmes. Pour une représentation équilibrée il faudrait que 56 hommes soient remplacés par 56 femmes. En matière d’âge, c’est encore plus criant : il n’y a que trois parlementaires de moins de trente ans : il manque 48 parlementaires pour représenter statistiquement cette classe d’âge. Idem à l’autre bout de l’échelle. Il n’y a que cinq parlementaires qui ont plus de 69 ans : il en manque 33. En revanche la classe 50-69 ans comporte 92 représentants de trop.

 

Cette sous-représentation des jeunes et des aînés a deux causes différentes. En dessous de trente ans, les jeunes sont souvent préoccupés par le lancement de leur carrière professionnelle qui ne leur laisse que peu ou pas de disponibilités pour passer chaque année 100 jours à Berne. Quant aux aînés, déjà retraités et totalement disponibles, les partis ont tendance à les éliminer sous prétexte de laisser la place aux jeunes, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas.

 

Or les jeunes représentent un potentiel précieux par suite de leur ouverture à la société d’aujourd’hui, à sa numérisation et à sa mondialisation. Les anciens disposent d’une expérience qui les fait relativiser les conflits subalternes et transitoires et rechercher les solutions de consensus. Et enfin les deux catégories ont un intérêt particulier pour le régime des pensions : les jeunes parce que les pensions promises risquent de ne pas être assurées, les aînés parce que leurs pensions ne sont pas indexées et souvent insuffisantes.

 

Le dogme du parlement de milice joue un mauvais tour. En acceptant qu’un parlementaire doive vraiment gagner sa vie par une activité professionnelle et que son activité politique ne soit qu’un à-côté, une sorte de hobby, on élimine de fait des catégories professionnelles au bénéfice d’autres. Les professions libérales, les chefs d’entreprise, les paysans, les syndicalistes, les cadres, les fonctionnaires ou les élus communaux et cantonaux, les enseignants peuvent plus facilement organiser leur charge de travail qu’un employé ou un ouvrier au bas de l’échelle. Ces derniers sont donc les grands absents. On le remarque en comparant les formations : il n’y a aucun représentant de ceux qui n’ont fait que l’école obligatoire, il en manque 80 pour ceux qui ont fait un apprentissage alors qu’il y a 133 universitaires de trop.

 

Que conclure ? Certes aucun parlement au monde ne représente un échantillonnage statistiquement correct de la population. La seule façon serait de le tirer au sort. Est-ce important ? Oui car un parlement composé surtout de sexagénaires et de quinquagénaires adopte une vue des problèmes conforme à ses intérêts et à ses préjugés. Assez souvent une loi votée par cette assemblée est combattue en referendum et annihilée. Le pouvoir réel appartient au souverain populaire. Le parlement fédéral est surtout une chambre de réflexion qui propose et ne dispose pas. Avoir une composition privilégiant les diplômés de l’enseignement supérieur n’est donc pas un obstacle dirimant. Comme la Suisse est le pays le plus prospère et le plus paisible, elle démontre que le parlement n’a pas besoin d’être représentatif.

 

 

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

35 réponses à “Le parlement fédéral représente-t-il la population?

  1. Cher Jacques, je trouve votre conclusion hâtive et l’évolution de la concurrence internationale effrénée dans les technologies de pointe pourrait démontrer rapidement le contraire.
    La paix étant étroitement liée à prospérité, il faudrait que les suisses prennent au plus vite leur destin en main, sinon des déconvenues pourraient gâcher cette paisible somnolence.
    En tant que vrai Suisse depuis quelques générations, je serai malheureux que la situation actuelle soit péjorée dû à un Parlement vieillot qui ne s’occupe pas des vraies priorité.
    Longue vie à ce beau pays.
    Serge

    1. L’image d’une Suisse innovante se ternit
      Selon Eric Fumeaux, le modèle de l’industrie helvétique, avec sa réputation de «smart follower», n’est plus vraiment en phase avec un environnement ultra-dynamique caractérisé par une prise de risque élevée.
      La Suisse, terre d’innovation, est-elle en perte de vitesse? Pour Eric Fumeaux à la tête de Fumeaux Consulting, notre pays se maintient encore dans le peloton de tête mais s’essouffle.
      https://bit.ly/2lVmozi (à lire absolument)

  2. “Représenter” c’est. littéralement, “rendre présent”.
    Dès lors le tirage au sort – l’extraction d’un échantillon représentatif au sens des statisticiens – est la seule manière de représenter sans trop de biais un ensemble. C’est l’évidence.

    Mais quid, dès lors, des luttes d’intérêts, des jeux d’influence et autres ambitions personnelles si humaines ?

    Il ne va même pas se trouver une commune – disons une petite ville – pour tenter l’expérience d’une nomination d’un législatif par tirage au sort !….La démocratie n’a jamais été démocrate qu’en apparence.

    GS

  3. La difficulté me semble être celle de la motivation. Ce serait en effet idéal EN PRINCIPE de tirer au sort les représentants du “peuple” pour avoir une distribution statistiquement plus équitable. Mais quid de la motivation de ces personnes, dont certaines ne se sentiraient éventuellement aucune vocation à représenter qui que ce soit et à oeuvrer pour le bien commun? Ne risque-t-on pas de dévaluer complètement le travail parlementaire et d’aboutir à un système anarchique, avec des gens votant “au petit bonheur la chance”, sans connaître les dossiers parce que cela ne les intéresse en fait pas?

    1. Je ne suis pas partisan du tirage au sort pour les raisons que vous avancez. Il serait absurde de vouloir une représentation parlementaire qui soit un décalque de la population. Mais le système actuel produit un parlement terriblement biaisé. C’est le résultat du système de milice, de la médiocre rémunération des parlementaires, de l’impossibilité de travailler à temps plain, de l’avantage donné aux hommes diplômés disposant d’autres ressources pour financer les campagnes. C’est une singularité du système politique suisse tout comme les exécutifs de concordance, le fédéralisme, la lenteur, voire l’inertie résultante. Mais cela marche. Ce n’est pas intellectuellement satisfaisant, mais cela performe mieux que les autres systèmes démocratiques. Dès lors pourquoi changer? Et quoi?

  4. Digression philosophico-oiseuse typique de l’intelligentsia, prompte à la critique et à l’auto-flagellation. Quitte à passer pour un vieux con…servateur attardé, je préfère la comparaison avec nos voisins, proches ou plus éloignés, pour constater que nous n’avons vraiment rien à leur envier. Le récent épisode (RTS Info du 14 septembre) vécu par le Président du PS qui tenait a assister à la remise de diplôme de sa fille et à été dépanné efficacement par des adversaires politiques prouve que le bon sens et la coopération intelligente prévalent souvent au sein de nos autorités. Au fait : sont-ce les élus qui gouvernent ou plutôt les nombreux lobbies qui les influencent ?

  5. Pour que la loterie électorale soit crédible et ses élus motivés, il ne faut pas renouveler la totalité des élus selon ce principe , mais demander aux électeurs de choisir ceux qu’ils veulent conserver à leur poste et ne renouveler par tirage au sort que 50% (ou moins ) du parlement .
    Ceux qui n’auront rien fait ou proposé que des idées peu appréciées seront renvoyés . On pourra juger d’après leur travail parlementaire et non des promesses …

  6. Personnellement je ne pense pas qu’un parlement, ni un gouvernement, doive représenter la composition exacte de la population. En particulier je ne pense pas qu’il soit souhaitable que des institutions représentent des éléments nouveaux venus dans la population: issus de l’immigration ou de la diversité comme on dit.

    L’idée de donner le même poids à chaque citoyen(ne), dès l’instant où il(elle) acquiert la nationalité du pays, est complètement absurde. Il est bien évident que ne sont dignes de siéger dans les enceintes du pouvoir que des citoyen(ne)s issus de familles ayant déjà rendu des services au pays sur plusieurs générations et ayant ainsi petit à petit fait leurs preuves. Combien de générations? Peut-être cinq, mais je préférerais dix.

    Je sais bien que ce propos est politiquement incorrect. Avec mon système ni Ada Marra, ni Oskar Freysinger, ni Jacques Neirynck n’auraient pu être élus. Ce serait peut-être une perte pour la république, vues les qualités personnelles de des individus, mais je pense qu’à la longue ça vaudrait mieux.

    Dans une époque de forte migration comme la nôtre, donner la possibilité à des éléments étrangers, ou naturalisés de fraîche date, de voter et d’être élus, ne peut que faire naître des situations désolantes comme celle qui prévaut actuellement dans les cantons de Vaud et de Genève, où le peuple genevois et le peuple vaudois sont de fait devenues des minorités ethniques dominées et sont gouvernés par des étrangers. Ils n’ont plus que les yeux pour pleurer car malgré leur desir de secouer ce joug et cette oppression, ils ne le peuvent plus. À chaque élection ils sont vaincus numériquement au moment du dépouillement des grandes villes.

    On a créé un électorat captif composé d’étrangers, qui dépossèdent et oppriment le peuple local en lui interdisant d’avoir le dernier mot SUR SA PROPRE TERRE ! C’est évidemment injustifiable.il faudra bien remédier à cette situation.

    1. Si je vous comprend bien, il n’aurait pas fallu me naturaliser ou du moins ne pas me donner le droit d’être électeur et éligible. Dès lors à quoi bon se naturaliser? Ne pouvez-vous comprendre qu’après près d’un demi-siècle en Suisse je sois imprégné de ses valeurs. J’ai publié plusieurs livres expliquant à quel point les institutions sont justes et efficaces. Cela ne vous suffit pas. En quoi à la “longue”, cela vaudrait-il mieux de me tenir comme citoyen de seconde zone en attendant mes descendants à la “dixième génération” ?
      Votre propos suppose qu’un naturalisé soit animé de mauvais desseins ou incapable de s’intégrer. Pourriez-vous justifier cela? Ai-je nui à l’Etat? Comment? Ai-je été un mauvais professeur à l’EPFL, un mauvais conseiller national, un mauvais député au grand Conseil, un mauvais collaborateur ‘A Bon Entendeur, un mauvais président fondateur des Presses Polytechniques et Universitaires Romandes? Un mauvais tout et un bon à rien? Si vous ne justifiez pas vos propos, je les ressens comme injustes et offensants.
      Et puis, dites-moi, si je ne suis pas vraiment Suisse, que suis-je? Un apatride?

    2. En ce qui me concerne, les origines de ma famille remontent au moins jusqu’au XIIIe siècle (dans ce qui est aujourd’hui le canton de Berne), … ce qui ne m’empêche pas d’être en TOTAL désaccord avec votre commentaire, qui insulte de nombreux Suisses de “souche” plus récente. J’aimerais bien savoir aussi comment vous appliqueriez votre “système” dans des pays comme les USA, le Canada, le Brésil, etc.! je connais bien des Suisses même récemment naturalisés qui sont bien plus impliqués dans la vie de leur communauté que des Suisses de plus anciennes origines. C’est regrettable à dire, mais c’est même assez souvent le cas, peut-être parce que quand on choisit de devenir citoyen d’un pays, plutôt que de l’être uniquement par les hasards de la naissance, on est plus motivé à s’investir pour la communauté qui vous a accueilli en son sein. Il est intéressant d’ailleurs de constater que c’est une loi de la nature que les groupes d’individus trop renfermés sur eux-mêmes finissent par dégénérer, alors que l’apport de sang nouveau et le brassage de populations se révèlent enrichissants. A méditer!

    3. Cher Monsieur, il me semble que vous forcez le trait au delà du raisonnable. En Suisse nous avons 33% d’étrangers et à Genève ils représentent 42% de la population. Étant Suisse et genevois de naissance, je ne ressens nullement ce que vous décriez. Bien au contraire, cette diversité est très bénéfique pour l’ensemble. Je n’ai pas de conseil à donner, mais devriez essayer de vous ouvrir davantage au présent et à la réalité de notre environnement.

      1. @DELAPLANETE

        C’est votre sentiment. J’en ai un autre. Vous trouvez normal qu’il n’y ait plus un-e seul-e Vaudois-e dans le gouvernement vaudois ? Moi pas.

  7. Bon, évidemment c’était un peu osé de mettre cette réflexion sur le blog d’un éminent parlementaire naturalisé. Cela peut être ressenti comme offensant. De fait je dois bien reconnaître que vous avez eu une contribution très valable à la vie de notre pays, et ce même si nombre de vos prises de position ne m’ont pas spécialement plu. Donc, disons que dans votre cas c’était réussi même si vous n’avez pas de racines anciennes dans le pays.

    J’ai bien dit que vous, Ada Marra ou Oskar Freysinger, pour prendre un échantillonage comprenant des opinions très diverses, êtes des contre- exemples qui font réfléchir et que vues les éminentes qualités de ces personnalités, ç’aurait été dommage de se priver de leurs talents.

    Le problème que je vois est différent. C’est le fait qu’on naturalise n’importe qui. Je l’ai bien constaté lorsque mon épouse a été naturalisée et que j’ai assisté à la petite cérémonie officielle. J’ai été effaré de voir ces quelques centaines de personnes que l’on avait admises dans la pleine citoyenneté. Je me demandais, en voyant certaines de ces personnes: est-ce que la Suisse a besoin de ces boulets? J’ai même pensé pour certains, de cette racaille. Excusez l’expression, mais c’est ce que j’ai ressenti. Avec ce genre d’individus on ne va pas me faire croire qu’on relève le niveau par rapport à une population vaudoise et suisse instruite et cultivée.

    Manifestement on ne fait aucun tri et on prend n’importe qui, ce qui a pour conséquence qu’on dilue la population autochtone au point d’en faire une minorité dans son propre pays, et on a créé artificiellement une majorité démographique et électorale telle que la prochaine génération n’aura plus aucun attachement quelconque à la Suisse, ne comprendra absolument pas le sens de ce que les Suisses ont voulu faire en sept siècles d’hitsoire et au prix d’efforts énormes. Ceci est désolant. Je suis sûr qu’ayant du coeur et une certaine sensibilité, vous ne pouvez qu’en convenir.

    D’ailleurs j’ai bien mis l’accent dans mon commentaire sur la conséquence du phénomène. On a aujourd’hui une démographie telle dans le canton de Vaud que les candidats vaudois n’ont plus aucune chance d’être éllus au gouvernement. C’est un fait qu’il est impossible de contester.

    On en a eu l’illustration lors de l’élection de l’uruguayenne d’extrême gauhe naturalisée Communidade de los Estados Socialistas Latino Americanos (C.e.s.l.a) Amarelle. A midi le candidat vaudois Jacques Nicolet était encore en tête avec environ 1000 voix d’avance. A une heure, après le dépouillement des votes de Lausanne C.e.s.l.a Amarelle était élue.

    C’est le résultat de la masse énorme d’étrangers naturalisés abusivement à Lausanne, dont le vote va automatiquement à la gauche. La même démonstration a été donnée lors de la dernière élection partielle au conseil d’état, ou le candidat vaudois Pascal Dessauges n’a eu aucune chance. Il a été obligé de se retirer après le premier tour et Mme Rebecca Ruiz, née espagnole, a été élue tacitement.

    Donc c’est la preuve qu’arithmétiquement le peuple vaudois n’est plus maître chez lui. Il est dominé par une majorité étrangère et il n’est plus capable de se gouverner lui-même. A Genève c’est encore pire.

    Pour moi il s’agit là d’un nettoyage ethnique qui a été opéré contre le peuple autochtone du pays,. C’est atroce quand on y pense, la violence d’un tel processus politique de dépossession d’un peuple entier.

    Il y a donc un problème grave dû à l’immigration excessive. C’est l’aliénation totale du peuple indigène. C’est inhumain. C’est une souffrance cruelle, bien que muette, pour les ”locals” comme on dit en anglais. Les gens ne vous le disent pas parce qu’ils sont résignés et soumis à leur triste sort de minorité, alors qu’il y a vingt ans ils étaient encore maîtres chez eux. Mais moi je vous dis ici ce que ressentent tant de gens.

    Je pense donc qu’il faudrait stopper l’immigration ou du moins la limiter à quelques centaines de personnes par année, qui sont absolument indispensables au pays (dont par exemple des scientifiques comme vous). Mais si l’on ne veut pas faire cela, alors il faut ralentir la vitesse de naturalisation de tout ce monde. Disons qu’il faudrait étaler le processus sur un siècle. Ainsi au moment où le corps électoral commencerait à se modifier, les gens auraient eu le temps de s’intélgrer et il n’y aurait pas une brusque dénaturation totale des mentalités.

    Dans ce contexte, faudrait-il faire une exception pour des personnes d’élite comme vous? C’est la question. Dans l’absolu oui. Ce serait possible si l’on avait décidé de limiter l’immigration à cette élite infime, comme je le suggérais. Mais on le fait pas. Au contraire on fait le choix volontariste de maintenir ouvertes les vannes de l’immigration massive, en violant la volonté populaire et la constitution fédérale qui exigent pourtant de la limiter. (Et, ce n’est pas un hasard, c’était la professeure de droit constitutionnelle C.e.s.l.a Amarelle qui a été en pointe dans ce coup d’état parlementaire qui a fait le contraire de la volonté du peuple.)

    A partir de ce moment on est dans une situation exceptionnelle. A situation exceptionnelle mesures exceptionnelles. On ne peut pas limiter le flux de l’immigration.

    Si l’on ne veut pas que le peuple suisse soit totalement dépossédé de tout le fruit de son combat séculaire pour sa liberté, il faut donc stopper les naturalisations. Et dans ce cas on est obligé de le faire pour tout le monde. Comment pourrait-on faire des exceptions pour tel ou tel intellectuel brillant? On peut leur accorder un permis C.

    Je propose un moratoire d’un siècle sur les naturalisations. Passé ce délai on réexaminera la situation.

    1. Cette proposition est totalement irréaliste. Vous négligez le fait que le taux de fécondité de la population strictement suisse est de 1,4 enfants par femme alors qu’il en faut 2,1 pour assurer le maintien de la population. Il faut au minimum 40 000 immigrants par an pour que la population du pays ne diminue pas. Si elle le faisait au rythme d’un tiers par génération, les pensions ne seraient plus assurée, la main d’œuvre manquerait, l’immobilier souffrirait.
      La Suisse manque d’une politique familiale adéquate : allocations, congé parental, crèches. Elle manque d’une politique de bourses pour inciter plus de jeunes à poursuivre leurs études. Il n’y a pas de formation continue pour garder les aînés au travail le plus longtemps possible. Si la Suisse exploitait mieux son capital humain, elle ne serait pas obligée d’importer toute cette main d’œuvre qualifiée : le quart des médecins, l’immense majorité des infirmières, etc…
      Vous n’imaginez tout de même pas que j’aurais immigré en Suisse si j’avais su que mes descendants seraient restés des citoyens de seconde zone, privé du droit de vote pendant un siècle. Pourquoi faudrait-il attendre cinq ou même dix générations pour être un Suisse acceptable. Une fois que les enfants d’immigrés vont à l’école, ils se sentent citoyens du pays où ils vivent. Lorsque vous dites que “on” a voulu une immigration massive contre laquelle il faut prendre des mesures exceptionnelles, qui est ce “on” sinon le peuple qui a toujours le dernier mot. Quelle chance aurait une initiative imposant un moratoire d’un siècle sur la naturalisation? Pratiquement nulle. Vous vous réclamez d’un peuple dans lequel vous représentez une opinion minoritaire. Vous exaltez le peuple “indigène” qui aurait des vertus extraordinaires. Lesquelles? L’appartenance au prétendu peuple aryen?

      1. Bon il y a évidemment un peu de provocation dans certains de mes propos, comme celui sur le moratoire des naturalisations. On a bien le droit de dire quelques exagérations, au second degré. Cela fait aussi partie du débat.

        Vous nous dites que cette politique d’immigration invasion a été voulue par le peuple “qui a toujours les dernier mot”. Ah bon? Ça c’est nouveau.

        Je croyais que le peuple avait pris une décision le 9 février 2014. Est-ce qu’elle a été mise en oeuvre ?

  8. Il faut croire que ceux qui ont écrit cet article ne connaissent pas la vie des travailleurs et des travailleuses de ce pays ! Que la Suisse soit prospère est une chose, que le peuple suisse le soit en est une autre ! L’ensemble des parlementaires de ce pays sont probablement engagés mais sont malheureusement loin de comprendre la vie des producteurs de richesses de notre pays. Arrêtez avec ce patriotisme helvétique qui n’a pas de sens dans la réalité ! Une classe moyenne qui travaille dur et une classe pauvre et précaire de plus en plus nombreuse sans parler que la mondialisation qui détruit les frontières et responsabilise la Suisse d’un point de vue planétaire (Nestlé, Rolex, Armement, Novartis, UBS, HSBC) Je vous conseille de lire Jean Ziegler pour prendre conscience de la réalité et non d’un discours angélique sur la Suisse qui devient insupportable ! Protégons les travailleurs et les travailleuses de notre pays et reconnaissons enfin leur importance dans le développement ment de la vie en société.

    1. Tout à fait d’accord sur ce point : les conditions d’accès au parlement sont telles qu’un travailleur ordinaire n’a aucune possibilité d’y accéder. C’est un parlement de notables qui est évidemment peu sensible au sort de la classe moyenne écrasée par les prélèvements obligatoires.

  9. Monsieur “Politiquement…”, bonjour, moi je pense que les non Néandertaliens devraient tous être virés d’Europe. Les VRAIS, les PREMIERS, les PURS, ce sont eux !
    Faisons tous nos valises et retournons en Afrique de l’est.

  10. A “politiquement incorrect…”

    Petit rappel: Socrate, le divin fripon du prologue du “Gargantua”, était “inepte ès tous offices de la res publicque”. Un homme de trop, une nullité – si, si, c’est attesté au niveau tout ce qu’il y a de plus officiel. Relisez le prologue du “Gargantua”. Sous d’autres régimes, il aurait été envoyé à la chambre à gaz depuis longtemps comme spécimen typique d’une sous-race, de métèque. Il a dû se contenter d’un verre de ciguë, moins coûteux.

    A sa suite, Aristote était métèque, lui aussi. Comme quelques autres. L’empereur Marc-Aurèle avait pour maître Epictète, un esclave. Un autre saisonnier, quoi. Plus proche de nous, Célestin Freinet, handicapé de guerre et déclaré inapte à l’enseignement public, est encore aujourd’hui, comme Socrate depuis toujours – quand ils ne savent plus quoi dire, les pédagogues peuvent toujours invoquer sa maïeutique -, le modèle des pions de la République, toutes catégories confondues. Bref, trois inaptes, trois nullités, trois étrangers sont devenus les maîtres à penser de l’enseignement public.

    S’ils avaient été engagés par la dite Instruction publique, ne serait-ce que comme conseillers pédagogiques, et la loi exigeant la nationalité suisse pour pouvoir y enseigner, la leur auriez-vous refusée, sous prétexte qu’ils ne connaissaient pas la recette de la fondue, que leurs ancêtres n’avaient pas combattu à Morgarten, Sempach ou Morat où, m’ont-ils confié, ils se sont contentés de déguster les filets de feras, arrosés de blanc au bord du lac, en touristes de passage?

    Avec mes hommages de métèque,

    Otto Riz

    1. @OTTO RIZ

      C’est vrai qu’il existe de très bons métèques. Et le fait de ne pas bénéficier des droits civiques dans un pays hôte, en tous cas pas dès la première génération, ne les empêche nullement d’avoir une contribution exceptionnellement importante.

      Ce lien internet vous intéressera. Il raconte avec quelles difficultés une grande famille zurichoise, la famille Orelli ou von Orelli, a obtenu les droits civiques au XVIIe siècle, après avoir du attendre environ un siècle et demi et ce nonobstant le fait que cette famille avait créé de nombreuses enrtreprises et apporté énormément au pays. Encore aujourd’hui c’est l’entrepise Orell-Füssli qui imprime les billets de banque suisses, une entreprise fondée par cette famille. Les Orelli ont du se bagarrer pour obtenir les droits civiques. Mais pour autant ils ne se sont jamais plaints d’avoir été traités en “citoyens de seconde zone”.

      https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/020179/2017-05-03/#HBranchedeZurich

      Disons qu’à cette époque on était peut-être un peu trop restrictif. Mais on est tombé dans l’extrême inverse. Aujourd’hui une personne étrangère naturalisée à la première génération, et dont la famille n’a rien apporté de notable ni de durable au pays, peut déjà devenir membre d’un gouvernement. Est-ce une bonne chose?

      Je pense en tous cas que cela heurte un certain instinct populaire naturel. Même Oscar Freysinger en a fait l’expérience. On peut trouver toute une série de raisons pour lesquelles il n’a pas été réélu. Mais il y a une de ces raisons dont les médias ne nous parleront jamais, parce qu’elle est politiquement incorrecte: c’est que, malgré tous ses défauts, Christophe Darbellay était tout de même plus valaisan que lui. Personnellement je pense que Freysinger, aussi “xénophobe” qu’il ait pu être considéré, a de fait été rejeté, en partie, parce que “métèque”, face à un Valaisan pur sucre: Darbellay.

      Peut-être que l’on devrait considérer comme envisageable la possibilité pour une personne naturalisée d’accéder à un poste de gouvernement en Suisse , mais alors seulement en cas de mérites exceptionnels.

      1. Le concept de mérites exceptionnels est trop vague pour être inscrit dans une loi. Il faudrait encore décider qui en jugera. Par ailleurs, c’est le peuple qui élit les magistrats. Peut-on restreindre ce droit aux naturalisés de seconde génération en interdisant à ceux qui furent naturalisés de s’inscrire sur une liste électorale. Et pour quelle élection? Cantonale, communale ou fédérale? Législatif ou exécutif?
        Il y a des sujets plus importants de préoccupation que de se lancer dans ce genre de controverses passionnelles. Résolvons plutôt la panne des pensions, le poids de l’assurance maladie, nos relations avec l’UE, etc. Le propre du populisme est d’attirer l’attention sur des sujets fabriqués de toute pièce pour dissimuler son incapacité à résoudre les problèmes urgents.

        1. C’est vrai que les quelques propos que j’ai développé dans ces commentaires ne sont pas de nature à déboucher sur des mesures réalisables. Il s’agissait surtout d’exprimer un malaise par rapport à une évolution qui angoisse profondément nombre de mes concitoyens, dont moi. Je pense même qu’elle les angoisse bien plus gravement que les problèmes climatiques qui sont en grande partie montés en neige par la propagande mondialiste.

          Je veux parler là de l’angoisse d’un peuple d’être purement et simplement dépossédé de tous ses acquis historiques, et même de son droit à l’existence, par une immigration insupportable.

          Pour celà j’ai volontairement adopté un ton provocateur. Je vous reconnais donc le droit de dire que ce sont des “controverses passionnelles”, mais celà fait aussi partie du débat politique.

          Si l’on voulait parler d’actions politiquement réalisables pour traiter ce probleme existentiel, – et je suis aussi capable de parler ce language -, alors on pourrait envisager plusieurs choses.

          La première, évidemment, est d’exiger l’application immédiate et ferme de l’article 121a de la Constitution fédérale. Ca c’est la mesure la plus nécessaire et légitime. Si la classe politique continue de s’y refuser il faudra alors la dénoncer inlassablement et lui faire un procès en légitimité constant, jusqu’à qu’on parvienne la contraindre de se soumettre et de faire son devoir élémentaire : respecter la constitution. Ca sera dur car l’establishment ne cède pas volontiers quand il croit tenir le couteau par le manche. Mais on peut le vaincre sur ce terrain.

          Il faudra probablement lancer une initiative populaire fédérale exigeant qu’à tous les niveaux : communal, cantonal et fédéral, le droit de vote et d’éligibilité soit réservé aux titulaires de la nationalité suisse. Ca c’est une chose très pratique que l’on peut faire et qu’il faudra faire nécessairement, un jour ou l’autre, avec une chance de succès et vous le savez bien.

          Ensuite evidemment il faudra appliquer une politique migratoire très restrictive qui pourrait mettre l’accent sur la coopération et l’aide au développement avec des pays africains, en exigeant en contrepartie de ces pays de reprendre leurs gens et d’accepter des accords de remigration.

          Etc., etc.

          Il y a beaucoup de choses possibles et faisables. Et des victoires sont possibles. Il n’est pas impossible, par exemple, que l’initiative de limitation de l’UDC soit acceptée.

          Evidemment l’inquiétude reste de mise car on sent bien que nous sommes confrontés à des tendances lourdes contre lesquelles nous ne sommes pas désarmés, mais ces tendances sont exploitées de manière cynique par une certaine gauche et des forces sans foi ni loi qui veulent détruire toutes les nations à n’importe quel prix. Ces forces sont totalement insensibles aux angoisses des populations natives. Leur volonté est de promouvoir le métissage généralisé sur la planète entière pour pouvoir dominer plus facilement, non plus des citoyens, mais des sujets où plutôt des esclaves sans identités ethniques, sans traditions, incapables de se défendre contre une tyrannie mondiale.

          Les gens doivent prendre conscience du projet inhumain qui se cache derrière la politique immigrationiste des élites mondiales, et de leurs laquais dans la politique suisse.

          Last but not least, il est très important de lancer quand on le peut des propos politiquement incorrects, intentionnellement, pour briser certains tabous. C’était un peu le but que je poursuivais avec mes propos provocateurs. Cette méthode n’est pas sans effet.

          Exemple: quand Donald Trump a déclaré qu’il voulait construire un mur avec le Mexique et que le Mexique devrait le payer, il s’agissait d’un propos irréaliste, comme le mien quand j’ai dit qu’il faudrait un moratoire sur les naturalisations. Je sais bien que c’est impossible. Probablement Trump savait aussi que son mur ne serait jamais construit. Et pourtant il a eu raison de lancer cette idée, car cela a permis d’ouvrir à nouveau un débat qui avait été verrouillé.

          1. Vous êtes personnellement angoissé par l’immigration mais ce n’est pas le sujet de préoccupation principal de la population qui souhaite mieux vivre et payer moins d’impôt.
            Il y a deux sources d’immigration : celle de l’UE à laquelle nous ne pouvons pas nous opposer au risque de perdre les avantages économiques des accords bilatéraux ; celle de demandeurs d’asile dont nous ne prenons pas notre part puisque les établissements qui les accueillent sont parfois en fermeture.
            Que faire concrètement? Il ne suffit pas de lancer des idées irréalistes en l’air pour amorcer la discussion. Pour que celle-ci aboutisse il faut trouver des mesures applicables. Une politique à grands coups de nyaka, isuffit, ifaut, est bonne pour un parti d’opposition, pas pour mériter de gouverner. C’est pour cela que l’UDC, premier parti de Suisse n’a pas une représentation équivalente dans les exécutifs.
            Je ne souhaite pas que l’équivalent de Trump nous gouverne, ni que nous soyons gouverné par quelque individualité que ce soit.

  11. La Suisse et sa devise Un pour tous + Tous pour un mérite qu’on s’y attarde. Notre pays est mûr pour offrir des taux d’impôts unitaires (ou presque) sur toute l’étendue de son territoire. Les cantons qui attirent ou ont attiré de la population indigène ou étrangère doivent être capables d’assumer cette tâche d’utilité sociale: la répartition équitable.
    Quant à l’UDC elle conduit une politique contraire à ses intérêts. Les femmes modernes suisses n’apprécient pas qu’elle reste motivée saison après saison par son souci de serrer la bourse , au moment ou le taux de fécondité des jeunes femmes suisses est au plus bas.

  12. @LOINET

    Il y a quelque chose de très juste dans ce que vous dites. II est certain que l’UDC a mené un combat indispensable pour la souveraineté de la Suisse et contre l’immigration, qui détruit notre identité et est utilisée par la gauche comme une arme pour se créer un électorat captif lui permettant de gagner les élections grâce à l’appoint des étrangers naturalisés dépendants de l’aide sociale. C’est uniquement ainsi que la gauche a réussi à établir son pouvoir absolu dans le canton de Vaud, contre les intérêts du peuple vaudois et en s’appuyant sur les étrangers pour mieux écraser le peuple vaudois.

    Mais la faiblesse de l’UDC réside dans le fait que c’est un parti essentiellement patronal et lié aux intérêts économiques de la droite. Il y a donc tout un électorat ouvrier et salarié, ayant une sensibilité de gauche, qui, même s’il est reconnaissant à l’UDC de le défendre contre l’immigration, ne pourra jamais voter pour ce parti. C’est pourquoi l’UDC ne pourra jamais dépasser 29-30%. Ca ne suffit pas pour gouverner.

    J’espère donc qu’apparaisse un parti populiste de gauche sociale qui défende les vrais intérêts des petites gens. C’est à dire bien entendu en les défendant contre l’immigration, mais aussi en offrant des mesures sociales généreuses, par exemple une vraie politique familiale permettant aux femmes suisses de vivre si elles sont mères de famille. L’UDC est incapable de répondre à cette clientèle là, malheureusement.

    J. Neirynck n’a pas tort de dire que l’immigration n’est pas la seule préoccupation des gens, il y a aussi les questions des retraites, de l’assurance maladie, etc. Et l’UDC a peu à apporter aux petites gens sur ce sujet.

    Nous avons besoin d’un parti populiste proposant une large politique sociale, bénéficiant en premier lieu aux Suisses. On pourrait s’inspirer du parti PiS en Pologne, qui est imbattable électoralement car il propose des vraies mesures sociales profitant vraiment au peuple polonais.

  13. Messieurs, vos prises de position sont toutes extrêmement intéressantes et respectables, quel que soit son bord politique ou ses croyances.
    Cependant, nous devons absolument réfléchir à un phénomène gravissime pour la continuation de la prospérité de notre pays et de garder un niveau de vie respectable pour nos aînés (rentes), c’est le vieillissement de la population et donc la faible natalité (tous les pays OCDE ont ce problème).
    En limitant les entrées d’étrangers, comment allons-nous faire pour avoir des personnes qui paient des cotisations, des impôts, et qui occupent les fonctions essentielles de notre société?
    Mme Merkel en Allemagne a essayé d’accueillir des réfugiés pour régler en partie ce problème, certes de manière maladroite et je ne prétend pas que c’est la meilleure idée, mais elle a ouvert la voie à une réflexion.
    Je comprends cette angoisse de certains citoyens (je suis un vrai Suisse), sans forcément la partager, mais nos “civilisations avancées” ont-elles encore les moyens sociétaux de vivre en “autarcie nationale”?
    Pas sûr !
    Merci pour vos retours.
    Serge

    1. @SERGE

      Personne ne parle d’autarcie nationale. c’est absurde. Ce n’est pas un argument.

      En revanche il est insupportable que l’on prétende nous contraindre à devenir une espèce menacée d’extinction, comme le rhinocéros blanc, et donc condamnée à accepter son remplacement inéluctablee par des ethnies venues d’autres continents, simplement parce que :
      a) on prend comme prétexte pour cet ethnocide la pseudo nécessité de garantir nos retraites, etc., et
      b) d’autre part on se refuse à faire une politique familiale digne de ce nom (et sur ce point je suis d’accord avec Loinet, on peut blâmer l’UDC qui ne propose rien).

      Pour moi il est évident qu’existe une politique délibérée d’extinction de notre peuple par l’addition de plusieurs phénomènes qui tous sont voulus politiquement :

      1. Paupérisation des européens de souche à cause d’une flexibilisation insensée voulue par le mondialisme financier sans foi ni loi ;
      2. immigrationisme insensé et même criminel visant clairement au remplacement des populations autochtones ;
      3. destruction de la famille par tous les moyens, notamment par une
      4. promotion excessive de l’avortement, qui n’est plus une possibilité offerte à des femmes dans la détresse, mais devient quasiment une obligation ;
      5. promotion excessive de l’agenda LGBT, qui forcément va à l’encontre du renouvellement des générations ;
      6. promotion d’une forme de féminsime agressif qui vise à pratiquement rendre impossible le statut de mère de famille, (le choix des femmes qui désirent sincèrement vivre leur vie de femme en tant que mère au foyer n’est plus respecté, n’est plus toléré idéologiquement et n’est même plus possible économiquement) ;
      7. etc., etc.

      On voit bien que dans ces conditions tout est fait d’une manière cynique et même criminelle pour rendre impossible le renouvellement des générations dans les populations européennes. Pendant ce temps on fait venir des familles africaines souvent musulmanes où les femmes ont plus de six enfants, et on paye à tous ces gens des allocations familiales et des aides socilaes de toutes sortes que l’on refuse aux gens du pays.

      Il faut cesser de nous dire que nous n’avons aucune autre option. C’est un mensonge.

      On peut revenir sur tous les présupposés idéologiques gauchistes qui sous-tendent les points ci-dessus dont nous mourrons. On peut accompagner la mondialisation inévitable par une politique sociale en faveur des petites gens de NOTRE peuple, d’une part, et des familles de NOTRE peuple d’autre part. On peut également mener une politique d’immigration restrictive. Tout cela est POSSIBLE. Quoiqu’on puisse en dire dans les médias, c’est un peu la politique que suivent les gouvernements de pays comme la Hongrie et la Pologne. Rien n’interdit de s’en inspirer sur certains points.

      Enfin je rappelle que le Japon est un pays moderne et hyper industrialisé qui a toujours refusé totalement la moindre immigration. Donc c’est possible!

      C’est qu’au Japon les élites dirigeantes ne sont pas criminelles envers leur propre peuple contrairement aux élites européennes.

      Il y a bien au Japon un vieillissement de la population. Cela pose certes un certain nombre de pronlèmes mais il y a des solutions.

      Ces solutions sont notamment le recours à l’automatisation et à la robotisation dans l’industrie, ce qui vaut mieux que d’importer de la main d’oeuvre de pays pauvres que l’on exploite ensuite pour faire baisser les salaires des locaux comme on le fait en Europe. Dans certains hotels bon marché au Japon, il n’y a pas de concierge, mais un robot à l’entrée. Les clients peuvent accomplir les formalités par ordinateur. Il y a beaucoup de choses de ce genre et malgré tout le Japon s’en sort. Et surtout le peuple japonais ne subit pas un génocide par métissage et multiculturalisme comme nous.

      L’un des avantages essentiels du refus de l’immigration par le Japon est que c’est beaucoup plus faciéle pour les Japonais de trouver du travauil. De fait au japon il y a une pénurie de main d’oeuvre. Ils ont de la chance.

      Il faut cesser le chantage aux retraites, qui revient au même que le proverbe: si tu veux noyer ton chien tu diras qu’il a la rage. C’est ça le sens du langage que ces élites criminelles qui nous veulent du mal osent nous tenir.

      Et puis de toute fa4on, ce n’est pas cette immigration de basse qualité qui va sauver nos retraites et nos comptes sociaux. c’est le contraire qui est vrai. Le coût de cette immigration insensée est beucoup plus élevé que ses bénéfices, car la plupart de ces gens se retrouvent à l’aide sociale. toute personne qui a passé par la case aide sociale, ce qui est mon cas, a pu le constater de visu.

      D’ailleurs je ne dis pas qu’il faut zéro immigration. On pourra bien accepter une certaine immigration pour combler en partie les trous démographiques. Encore faudrait-t-il choisir qui on laisse entrer. Ca ne doit pas être toute la racaille du monde. On demande seulement qu’on régule l’immigration comme l’exige la constitution fédérale à son article 121a adopté en votations populaires le 9 février 2014 et qu’on ne se laisse plus suffoquer par la libre circulation au nom de laquelle on veut nous tuer.

      Et il ne faut pas non plus nous prédire le désastre en cas de résiliation de la libre circulation. On nous a déjà fait le coup en 1992 avec le refus de l’EEE. Même si pour rester libres nous devons affronter un certauin coût économique – ce dont je doute – ce coût sera acceptable et la Suisse avec son économie forte pourra aisément absorber ces difficultés et les surmonter tandis que si nous restons englués dans la reprise automatique des directives de l’UE, nous coulerons avec le reste des pays européens.

      Il faut diffuser massivement les listes des parlementaires qui ont trahi le peuple suisse en refusant d’appliquer l’article 121a de la constitution fédérale et il faut dire aux électeurs de biffer systématiquement ces noms sur leurs bulletins de vote.

      Ca suffit ces autorités qui veulent noyer leurs propres peuples en leur retirant les conditions d’existence minimum au profit de l’immigration. On ne l’acceptera plus.

      Peut-être que si l’on stoppe l’immigration on aura une baisse momentanée de la population (ce qui serait une bonne chose d’ailleurs). On n’a pas besoin d’une Suisse à 10 millions d’habitants, et si on prend des mesures de politique familiale dignes de ce nom, la natalité de nos COMPATRIOTES de souche pourra reprendre après un certain temps. Les démographes comme Alfred Sauvy et Gaston Bouthoul nous ont bien expliqué que les comportements des populations en matière démographique peuvent changer très rapidement. On peut avoir un nouveau baby boom. Rien ne permet de l’exclure.

      Mr Neirynck dira que mes propos ne sont pas réalistes. Je n’accepte pas cette vision des choses. Je n’accepte pas qu’on nous dise: vous avez la rage il faut vous noyer. il s’agit de savoir ce que nous voulons. Est-ce que nous vouélons vivre en tant que peuple ? Ou est-ce que nous voulons mourir ?

  14. Je m’excuse pour les nombreuses coquilles mais j’écris sur mon petit clavier d’ordinateur et j’écris vite. Malheureusement il y a des fautes de frappe. Merci aux lecteurs de corriger mentalement.

  15. « Tout au long de l’histoire humaine, le sort des minoritaires a été l’indice révélateur d’un problème plus vaste, qui affecte tous les citoyens d’un pays, et tous les aspects de sa vie sociale et politique. L’attitude des nazis envers les juifs dans les années trente et quarante s’est révélée meurtrière et destructrice pour l’ensemble de la nation allemande, et au-delà. Dans une société où les minoritaires subissent la discrimination et la persécution, tout se corrompt et se pervertit. Les concepts se vident de leur sens. Parler encore d’élections, de débats, de libertés académiques ou d’État de droit, devient abusif et trompeur.

    Quand on ne peut plus exercer ses prérogatives de citoyen sans se référer à ses appartenances ethniques ou religieuses, c’est que la nation entière s’est engagée sur la voie de la barbarie. Tant qu’une personne appartenant à une minuscule communauté peut jouer un rôle à l’échelle du pays tout entier, cela signifie que la qualité d’être humain et de citoyen passe avant tout le reste. Quand cela devient impossible, c’est que l’idée de citoyenneté, et aussi l’idée d’humanité, sont en panne. La chose est aujourd’hui vraie dans toutes les contrées du Levant, sans aucune exception. Et elle est de plus en plus vraie, à des degrés divers, dans d’autres parties du monde.

    Même dans les pays à grande tradition démocratique, il devient difficile d’exercer son rôle de citoyen sans se référer à ses origines ethniques, à sa confession ou à ses appartenances particulières. »

    -Amin Maalouf, « Le naufrage des civilisations », Grasset (mars 2019)

    1. @ A.LN.

      Votre citation d’Amin Maalouf m’a interpellé. Elle donne à réfléchir. J’ai dû la relire plusieurs fois pour comprendre tout son sens.

      Finalement je dois dire que je suis d’accord avec ce que nous dit Amin Maalouf.

      Le problème avec la situation que nous vivons dans le Canton de Vaud, c’est précisément que le peuple vaudois est en train de devenir une minorité dans ce qui fut, il n’y a pas plus d’une génération, son propre pays. Si ses droits de minorité etaient respectés, tout irait bien. Mais tel n’est pas le cas.

      La nouvelle majorité allogène qui a pris le pouvoir et impose ses représentants dans six des sept sièges du gouvernement cantonal, ne respecte pas du tout les droits de la minorité vaudoise. Elle l’exclut totalement et de manière brutale. Cette nouvelle majorité se comporte précisément de la manière despotique que Maalouf critique.

      Il ne s’agit pas d’une situation dans laquelle les individualités et les mérites comptent avant tout, mais d’un clan, ou de plusieurs clans fédérés entre eux et dont l’élément moteur semble être hispanique et socialiste latino-américain, qui se partage le pouvoir, le gère en famille et en exclut les autres clans à commencer par les gens du pays.

      Au nom de l’humanisme d’Amin Maalouf, cette situation doit être condamnée.

      1. Un conseiller d’Etat et même plusieurs ne peuvent décider que ce qui aura l’agrément du Grand Conseil et celui-ci ne peut promulguer de lois qui aillent contre la volonté du peuple. Les institutions suisses empêchent à tous les niveaux l’exercice d’une dictature. S’imaginer que nous vivions sous l’empire d’une dictature relève de l’imagination la plus débridée.

        1. Qui a parlé de dictature? En tous cas pas moi.

          J’ai parlé d’autre chose : d’un changement de peuple par l’immigration massive qui a pour conséquence que le peuple vaudois traditionnel, tel qu’il existait il y a rencore une génération, est devenu une minorité dans son pays de Vaud.

          Ceci s’est produit de manière parfaitement démocratique, je vous l’accorde, par le jeu de la majorité des résidents ayant le droit de vote avec une politique de naturalisations insensée menée par l’administration, qui a totalement changé de composition ethnique du pays et du corps électoral.

          On ne peut pas dire que le peuple indigène a donné son consentement car on lui a forcé la main en menant une politique d’immigration laxiste dont on savait que la grande majorité y était opposée. Après le 9 février 2014 on a franchi une étape supplémentaire en jetant le masque et en refusant purement et simplement d’appliquer l’art. 121a de la constitution fédérale. Là, oui, on pourrait parler d’un acte dictatorial.

          Vous me direz que ce genre de phénomènes migratoires ont toujours eu lieu au cours de l’histoire. Ce n’est pas exact. Là il y a quelque chose de nouveau, c’est à dire un changement radical de la composition ethnique qui a eu lieu en une génération et surtout, SANS QUE LES NOUVEAUX VENUS AIENT EU LE TEMPS DE S’ASSIMILER Nl MÊME DE S’INTEGRER.

          Dans le canton de Vaud, qui était un bassin de population d’environ un demi million de personnes, le fait a été accompli en un clin d’oeil: le peuple vaudois a perdu la maîtrise de son sort, par le jeu du changement de population. Et ce en toute démocratie.

          Le même triste sort menace le continent entier, c’est à dire un bassin de population beaucoup plus grand. Pour le moment la population européenne traditionnelle est encore majoritaire dans les grands pays européens, mais on peut craindre qu’en une génération la majorité bascule et qu’il y ait une majorité arabo africaine musulmane qui n’aura pas eu le temps de s’intégrer.

          Il est important de se préoccuper des phénomènes de changement ultrarapide créant des conséquences irréversibles. eOeen se préoccupe beaucoup du changement climatique. Le changement démographique qui rsique de changer radicalement la composition du continent européen dans les 20 années qui viennent, est tout aussi angoissant. Nous ne pouvons pas accepter de perdre complètement notre identité eiropéenne issue d’une civilisation millénaire brillante, simplement à cause du laxisme en matière de politique migratoire. le peuple vaudois a perdu la maîtrise de son sort, par le jeu du changement de population. Et ce en toute démocratie.

          Le même triste sort menace le continent entier, c’est à dire un bassin de population beaucoup plus grand. Pour le moment la population européenne traditionnelle est encore majoritaire dans les grands pays européens, mais on peut craindre qu’en une génération la majorité bascule et qu’il y ait une majorité arabo africaine musulmane qui n’aura pas eu le temps de s’intégrer.

          Il est important de se préoccuper des boiuleversements ultrarapides créant des conséquences irréversibles. On se préoccupe beaucoup du changement climatique. Le changement démographique qui rsique de changer radicalement la composition du continent européen dans les 20 années qui viennent, est tout aussi angoissant.

          Nous ne pouvons pas accepter de perdre complètement notre identité eiropéenne issue d’une civilisation millénaire brillante, simplement à cause du laxisme en matière de politique migratoire.

  16. @POLITIQUEMENT INCORRECT MAIS VRAI

    Des étudiants universitaires ou EPFL/EPFZ, dont nous avons payé en grande partie les études avec nos impôts, ont qlq mois pour quitter la Suisse après obtention de leurs diplômes! On marche sur la tête!!!
    Dans la même veine, ces étudiants (suisses ou étrangers) qui font des découvertes de grande valeur pour le pays durant leurs études, AU LIEU DE LES ACCOMPAGNER pour les industrialiser dans notre pays, sont ENVOYES EN CHINE OU USA pour trouver du soutien technologique ou du financement qu’ils ne trouvent pas en Suisse.

    Le problème de fond n’est pas une “éventuelle racaille” qui n’est que épisodique pour certains individus, mais une politique de libre circulation équilibrée qui sache séparer le bon grain de l’ivraie pour le bénéfice du pays, en relation avec les investissements pharamineux faits avec nos impôts.

    1. J’ai fait modifier la loi sur les permis de travail de façon qu’un étranger hors UE diplômé d’une haute école suisse dispose de six mois pour trouver un travail en Suisse. Le problème évoqué est donc largement résolu. Je ne suis plus assailli de demandes d’étrangers que l’on expulse quinze jours après le diplôme. C’est bien ma seule réussite parlementaire.

    2. Effectivement vous mettez ici le doigt sur un problème technique important. Et je suis d’accord avec ce que vous dites à 100%. Si vous m’avez lu, j’ai dit plus haut que j’avais été horrifié lors de la cérémonie de remise des certificats de citoyenneté aux nouveaux naturalisés par la municipalité de Lausanne, à laquelle j’assistais il y a quelques années pour accompagner ma femme qui est elle-même diplômée de l’une de ces grandes écoles universitaires de réputation mondiale qu’abrite Lausanne. J’ai été horrifié de voir qui on naturalisait. En ce qui concerne ma femme, j’estime qu’en effet elle est un apport pour le pays. Heureusement, dans son cas elle a pu rester. Donc si vous me dites qu’il y a une absurdité dans le fait qu’on oblige les diplômés de ces grandes écoles à quitter le pays, alors que leurs études ont coûté très cher aux contribuables suisses, je suis tout à fait d’accord qu’il faut remédier à cette situation stupide. C’est bien le but de l’art. 121a de la constitution qui entend réguler l’immigration en tenant compte des intérêts de l’économie suisse. Je suis pour une politique d’immigration restrictive, mais intelligente et tenant compte de l’intérêt du pays. Le malheur c’est qu’avec la libre circulation on est contraints de laisser entrer des indésirables parce qu’on a les mains liées.

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