La plomberie méditerranéenne explique le pont de Gênes

 

 

 

Ce qui s’est passé à Gênes est invraisemblable. Il reste des ponts construits par les Romains, qui n’ont pas été entretenus et qui restent impassibles à travers les siècles. En revanche, dans le même pays, le même peuple a construit en 1960 un pont, nécessitant sans doute une surveillance et un entretien perpétuel, qui ont été négligés et qui ont mené à sa ruine, à la mort de 35 automobilistes et au déshonneur des institutions italiennes, y compris les écoles d’ingénieurs. Comment est-ce possible ? Pour le comprendre, il faut scruter un détail, qui parait négligeable : la plomberie méditerranéenne.

Aux rives de la Méditerranée, la plomberie remplit tous les offices imaginables hormis celui que l’on attend. A l’instant précis où vous découvrez une nouvelle chambre d’hôtel, il convient de déployer une tactique exploratoire pour maîtriser la plomberie. Supposons en premier lieu qu’elle existe. En Grèce ou au Maroc, j’ai découvert des chambres démunies du moindre robinet. Dans ce cas, les problèmes liés à la plomberie se réduisent à néant, ce qui constitue la meilleure des solutions.

S’il existe un lavabo et au moins un robinet d’eau froide, le drame se noue déjà. Dans la mesure où il n’est pas irrémédiablement coincé par la rouille, ouvrez le robinet avec prudence. En règle générale, il n’en sortira pas d’eau mais un long gémissement de bête à l’agonie. Ce cri de désespoir s’adresse à vos voisins et à la direction de l’hôtel : le robinet vous stigmatise comme étant un de ces touristes nordiques, férus d’hygiène corporelle. Après un temps variable, le robinet se met à crachoter un filet d’eau, généralement rougeâtre. Ne vous affolez pas, ce n’est pas du sang, c’est simplement de la rouille. Cet incident démontre que les populations locales ont dépassé l’Age du Bronze et ont découvert l’usage du fer. Signe plutôt positif donc.

Hypothèse supplémentaire : le lavabo est également muni d’un robinet orné d’un cabochon rouge, signalant l’intention initiale de le réserver au débit d’eau chaude. En général, l’eau reste cependant froide, ce qui constitue un avantage dans les cas, nombreux, où le robinet d’eau froide ne fonctionne pas. Par nature, s’ils fonctionnent, les robinets d’eau chaude débitent de tout petits filets liquides afin de ne pas gaspiller un produit rare. Il arrive que l’eau soit tiède. Très rarement elle est vraiment chaude, voire bouillante. Dans ce cas, il s’agit d’une erreur : sortez instantanément de l’hôtel. Un chauffe-bain risque d’exploser dans les alentours.

Abordons la difficulté spéciale présentée par l’absence de mélangeur dans la douche : la température de l’eau se contrôle en jouant savamment des deux robinets. En supposant que vous réussissiez à doser une eau de température supportable, celle-ci variera dès qu’un autre occupant de l’hôtel touchera à un robinet. Selon qu’il l’ouvrira ou le fermera, subitement la douche deviendra glacée, ce qui n’est pas bien terrible, ou bouillante, ce qui risque de vous coûter des lambeaux de peau. Un conseil d’initié : apprenez à ne prendre que des douches froides.

Or, la construction d’un pont suppose la réalisation correcte d’une foule d’opérations, y compris les plus élémentaires comme le respect maniaque de la mise en œuvre du béton. Si un manœuvre triche, à terme ce peut être la catastrophe. L’impossibilité d’une plomberie en Méditerranée signifie que ces peuples utilisent des techniques inventées ailleurs qu’ils n’ont pas maîtrisées. Un pont romain en pierres, oui. Un viaduc en béton armé, non. Si la plomberie ne marche pas dans votre hôtel, n’empruntez pas les autoroutes. Si vous tenez à votre vie.

En Suisse, on a implanté le CERN. Parce que tous les travailleurs, même les plus humbles, sont consciencieusement formés et motivés. Nos douches fonctionnent, cela va de soi. Et nos ponts ne s’effondrent pas.

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

36 réponses à “La plomberie méditerranéenne explique le pont de Gênes

  1. Cher Monsieur,
    Je vous avoue être choqué et outré par ces considérations d’une condescendance et d’un racisme dignes de “Tintin au Congo”. Ne vous en déplaise en Italie, comme dans tous les pays du pourtour méditerranéen, l’eau coule à flots dans les ménages (sans doute parfois trop au vu des réserves hydriques limitées…), et les écoles d’ingénieurs de ces pays n’ont pas attendu votre condescendance mal placée pour diplômer d’éminents spécialistes.
    Donc si vous souvenirs de vacances des années 50 vous servent à tirer des conclusions si dénuées de bon sens, c’est franchement dommage… Vous nous aviez habitués à mieux.

  2. Tout à fait étonné,moi que suis d’habitude votre blog qui ose,de temps en temps,éplucher dans la “pomme réluisant” de Guillaume Tell en dépit de votre appartenance au même parti dont l’ancien president prône le christianisme pour être élu,mais n’en exerce pas dans sa vie privée,et même aujourd’hui est le responsable(?) de l’Education(?) en Valais,pour ne par parler d’un certain M Buttet,prèsident encore d’une communne ,en Valais aussi
    Sans doute il y a des responsables dans ce drame,au plus haut niveau (oui,ce niveau qu’en Suisse est tout à fait interdit d’écoper pas plus qu’une amende avec sursis)et on verra jusqu’à où arrivera la justice Italienne(sans doute bien plus sévère avec la famille Bennetton,le cas écheant, que ne le serait la Suisse pourvu que le siège était le canton de Zoug ou n’importe quel dans le pays de “serment de grütli”).
    Sans doute il y des endroits dans les pays riverains de la Méditerranée,et ailleurs,aussi en Suisse!!,dont on peut éprouver ce type de cas isolés,de mais faire un blog avec une telle caricature généraliste,en “profitant” de ce drame,me paraît indigne d’une personne qui a plus de 18 ans et de minimes connaissances
    Sans doute,et ce n’est que mon avis,vous pouvez bien mieux profiter des connaissances que vous avez de votre pays MODELE” de naturalisation pour faire des blogs bien plus serieux,par exemple:
    POURQUOI UN 98% DES MIGRANTS QUI ONS LE DROIT A LA NATURALISATION FACILITÉE(?)N’EN PROFITENT PAS?

  3. Bonjour Monsieur,
    Vous vous dites sans parti pris, mais suite a la lecture de votre article on peut y deceler beaucoup de mepris…
    Dommage l’exces n’aporte rien au debat.

    1. Il m’est impossible de témoigner de l’estime pour les personnes, techniciens et politiciens, qui sont responsables de la mort de quarante cinq personnes, par incompétence et par négligence. Cela ne veut pas dire que je les méprise au sens péjoratif du terme.

      1. Et si vous nous parliez de votre période colonialiste! Que du bonheur, les troupes belges n‘ ont tué personne au Congo!? suite au colonialisme que du bonheur, des dizaines de milliers de morts.
        Cher Monsieur vous avez participez semble t‘il à cette misère!
        Vos propos sont scandaleux, en plus venant d‘un Cvp, C pour chrétien!
        Vous ferriez bien de balayer devant votre porte!

        1. Votre commentaire est hors sujet.
          La conquête du Congo s’est déroulée à partir de 1885 sans intervention de troupes belges puisque le Congo n’était pas une colonie belge mais un Etat indépendant muni de sa propre armée. Les massacres auxquels vous faites référence se sont produit après l’indépendance et sont le fait de guerres tribales internes, sans intervention de troupes européennes quelconques.
          Pour le reste je suis citoyen suisse et ne vois pas ce que serait ma responsabilité dans ce qui s’y passe et ce qui s’y est passé.
          Je ne vois pas davantage le rapport entre l’effondrement d’un pont italien et la colonisation de l’Afrique.

  4. Pas dénué de tout fondement. Mais un peu d’humilité ne dérangerait pas. Surtout que, par exemple, la robinetterie anglaise n’a rien à envier celle des pays du sud.
    Et les ponts suisses peuvent aussi s’effondrer. Pensez au pont de Valangin. Doit-on en tirer des conclusions sur les compétences des professeurs de nos écoles d’ingénieurs en Suisse ?

  5. Au demeurant respectueux de la classe politique, je ne peux que trouver en votre texte un nombre de clichés emprunts d’un racisme ordinaire qui me fait dire qu’il est temps, cher Monsieur, de déposer votre plume…

    1. Relire les articles publiés ? Et ensuite ? Suspendre leur publication avant rectification ?.. Monsieur Jopezzo, dans ce pays qui est la Suisse, nous désirons conserver nos libertés intellectuelles qui ne datent pas d’hier. Depuis combien de temps ce pays qui est le mien est-il aussi le vôtre ?… Je ne me scandalise pas, vos réactions sont bien “normales” pour quelqu’un qui conserve de lourdes valises aux serrures rouillées derrière lui…

      1. Mais que savez-vous de moi, au fait?

        Je suis étonné que l’on approuve un tel amas de clichés. Il ne s’agit pas vraiment d’opinions et l’argumentaire ne tient pas la route.

        L’OFROU signale une quarantaine de ponts en mauvais état en Suisse, qui nécessitent des travaux urgents. Selon le raisonnement de M. Neirynck, serait-on en mesure de tirer des conclusions sur la qualité de la formation des ingénieurs suisses?

        Toute rédaction choisit de publier les articles selon leur qualité sans qu’il y ait atteinte à la liberté d’expression. Celui de M. Neirynck ne mérite pas d’être publié dans un journal tel que Le Temps, même s’il ne s’agit que du blog, à mon avis.

  6. Un article de très très très mauvais goût, sans aucune base factuelle, historique ni sciéntifique (est l’auteur vraiment professeur honoraire de l’EPFL??) et qui démontre aucune sensibilité humaine face à une tragédie comme celle qui est arrivée à Gênes.
    En tant que lecteur du Temps je me sens trahi.

    1. Devant cette avalanche de commentaires, je crains de m’être mal exprimé. Je vais donc corriger le tir.

      Certes nous vivons dans un système technique très complexe, qui ne peut pas toujours fonctionner parfaitement. On est donc obligé de supporter que des automobilistes se tuent, que des avions s’écrasent, que des bâtiments flambent, que des trains déraillent, que des cours d’eau soient pollués. Ce sont des accidents de routine inévitables sauf à renoncer à toute technique, à tout progrès, à toute activité économique.

      En revanche il y a des accidents majeurs qui sont insupportables, ne serait-ce que par le nombre de morts qu’ils entraînent. De même que le cœur d’un réacteur nucléaire ne devrait jamais fondre, ni les barrages, ni les ponts, ni les gratte-ciels ne devraient s’effondrer. La précaution de routine consiste à les calculer avec une grande marge de sécurité pour prévoir longtemps à l’avance tous les aléas, les malfaçons lors de la construction, la négligence dans la surveillance et l’entretien, les sabotages, les séismes, les tsunamis. C’est cela qui n’a pas été fait correctement aussi bien à Fukushima qu’à Gênes.

      Il est inutile de chercher des coupables individuels. Plusieurs fautes successives ont entraîné une catastrophe. C’est le signe d’un manque de maîtrise du système technique dans son ensemble. On peut en déceler des marques très modestes, quotidiennes, dérisoires dans la vie de tous les jours. Il faut vraiment y prêter attention. Une réussite technique suppose la conjugaison de beaucoup de compétences et du respect du travail bien fait. C’est une véritable culture dans laquelle les Suisses ou les Scandinaves excellent. Cette culture fait parfois défaut ailleurs. Ce n’est pas du racisme de le dire.

      1. Il est vrai qu à part notre amour du travail bien fait , le velcro et le coucou , nous n‘avons pas grandes raisons de nous pavaner.

      2. Il est courant qu’en politique on invoque le racisme ou la discrimination, à tort ou à raison, lors des confrontations d’opinions donnant lieu à des rapports de force. Et dans le domaine scientifique ?.. Eh bien je ne pensais pas qu’un exposé rationnel sur la conception des ponts puisse générer pareilles réactions dans les commentaires ! Dans le domaine de la santé je peux mieux le comprendre, parce que cela touche aux sensibilités personnelles plus directement. Il y a maintenant d’anciennes hypothèses en recherche médicale qu’il est très malvenu de formuler publiquement. Et je ne pense pas exagérer en disant que notre juridiction actuelle s’ouvre à des plaintes qui entravent la « liberté d’expression scientifique ». Citer certains passages des ouvrages de Freud sur le développement de la sexualité humaine et ses orientations parallèles constitue une incitation à la discrimination, bien que celui-ci n’ait jamais parlé de « maladie » mais de comportements sexuels hors-norme, sans connotation aucune avec la notion « d’hygiène morale » de l’époque. Je trouve grave que l’on cherche de plus en plus à déplacer le débat scientifique sur un terrain semé d’obstacles jouant le rôle de balises, comme si le but d’un travail de recherche devait viser à un résultat jugé convenable, en rapport de considérations qui n’ont rien de scientifique. Ce sont d’autres « ponts » qui vont s’écrouler si l’on ne veut pas prendre conscience de ce phénomène qui va en croissant…

      3. C’est oublier bien vite Monsieur Neyrinck, que la technologie du béton est maîtrisée dans le Latium depuis plus de 2000 ans, en témoigne la coupole du Panthéon à Rome…

        1. Le béton sur coffrage oui. Au Panthéon il a servi pour une coupole pas pour un viaduc à 45 mètres de hauteur. A l’époque il n’y a pas de béton armé.

      4. Votre mention de Fukushima est intéressante. Diriez-vous donc que les Japonais sortent juste de l’Age du Bronze, qu’ils manipulent une technique (le nucléaire) inventée ailleurs mais qu’il s ne maîtrisent pas ?

        1. Cette remarque est très intéressante. Les ingénieurs japonais ont commis une erreur technique grave en ne protégeant pas la centrale contre le tsunami. Les pouvoirs publics n’ont pas rempli leur mission de contrôle et de surveillance parce que le système politique japonais est affligé par un clientélisme systématique, les anciens parlementaires et ministres reçoivent des mandats lors de leur retraite. Cela fait partie d’un système technique que d’avoir des pouvoirs publics qui le contrôlent.

          1. Et c’est mieux ailleurs ? Bien sûr qu’il y a eu des erreurs à Fukushima, mais pour chaque catastrophe (même en Suisse) il y a son lot d’erreurs. De toutes manières, mon commentaire n’avait pas pour but de discuter technique nucléaire, mais plutôt de voir si vous étiez prêt à dénigrer le peuple japonais dans son ensemble, comme vous le faisiez pour le peuple italien.

      5. Ce n’est peut-être pas du racisme, mais c’est de l’ignorance !
        C’est aussi grâce à l’intelligence et à l’expérimentation d’ingénieurs comme Morandi (liée au rationalisme constructif de la fin du XIXe siècle), Nervi, Musumeci (http://www.ppan.it/stories/l-ingegneria-che-diventa-patrimonio-della-comunita-sergio-musmeci-e-il-ponte-di-potenza-in-un-documentario/) que l’ingénierie mondiale a progressé.
        Il s’agit plutôt d’un problème de maintenance, de manque d’adaptation de la structure au fil des ans.
        Il est évidemment hors de question de remettre en cause la capacité constructive et l’ingéniosité technique des Italiens sous prétexte d’attaquer la (merveilleuse) culture méditerranéenne.
        J’espère seulement que cette tragédie encouragera l’Italie, la Suisse, la Belgique et tous les autres pays à mieux prendre soin de leurs infrastructures (y compris les barrages…).

  7. Votre réponse confirme , si besoin était , votre mépris et racisme basique pour ces peuples du sud incapables – tout le monde sait ça- de maitriser des savoirs complexes .
    Dire qu’il y a des peuples encore plus au Sud …..
    Cette grande culture dont vous vous flattez devrait vous empécher d’écrire de telles sottises .
    Et dans mon journal : Le Temps

  8. J’ai pas mal voyagé dans des pays méditerranéens, et précisément il y a peu de temps encore dans le sud de l’Italie, et je n’ai au grand jamais constaté les défaillances généralisées que ce blog voudrait faire croire courantes (si j’ose dire, s’agissant de robinetterie!) et caractéristiques d’une certaine culture. Par contre, j’ai pu constater que le client est de manière générale accueilli bien plus aimablement dans les hôtels que dans notre cher (dans tous les sens du terme!) pays, où on a trop souvent l’impression en tant que client qu’on dérange aussi bien la direction que le personnel (c’est aussi une question de culture?!).

  9. … et la Directrice générale du CERN est une femme italienne formée en Italie ! Et au Maghreb j’ai toujours trouvé des robinets qui fonctionnaient bien. Où logez-vous, Monsieur, lors de vos voyages ?
    En lisant cet article, j’ai parfaitement compris le dicton “heureusement le ridicule ne tue pas” !

  10. Faire le choix malheureux d’un viaduc qui passe en plein milieu d’habitations, ça n’est pas un problème de plomberie. Subir les affres d’une mauvaise plomberie c’est une question de choix d’hôtels : je n’ai jamais eu ce genre de problème en Italie, en revanche je déplore de devoir payer très cher à Londres pour avoir une salle d’eau digne de ce nom. Cela posé, en revenant à ce tragique événement, il y a primo une affaire de construction/technique (mais l’Italie a des ingénieurs et des architectes remarquables, et vous avez des ponts qui s’écroulent aux States, ce qui invite à se poser des questions sur la qualité de la formation des ingénieurs du BTP là-bas), secundo il y a un problème d’entretien : ce qu’on constate actuellement dans beaucoup de pays européens, c’est qu’un réseau de qualité est négligé depuis trop longtemps, ce qui est le cas en Italie comme en Allemagne comme en France. En France, il y a de très bons ingénieurs mais il y a aussi un réseau vieillissant ; même constat en Allemagne… Dans le cas de Gênes, il y a eu en plus la décision irresponsable de faire passer ce viaduc au-dessus d’habitation et peut-être un peu d’argent pour le suivi qui s’est évaporé ailleurs. Bref, c’est plus compliqué qu’une affaire de robinet, et le plombier italien n’est pas responsable.

  11. comme je n’arrive pas a voir publié mon premier commentaire,j’en essaie une troisième fois:
    Je reprends une phrase de “votre correction du tir”:

    “C’est une véritable culture dans laquelle les Suisses ou les Scandinaves excellent”(sic) et je vais vous donner mon avis a ce sujet:
    Tout au contraire que les Pays Scandinaves,la Suisse a triché depuis la 1ère Guerre Mondial et jusqu’à présent,tout d’abord avec sa fausse neutralité.qui l’a permis de sortir à son avantage au régard de toute l’Europe,après,on a caché tout l’argent sale de la planète,de pas mal de dictateurs qui,sur le dos de son peuple, ont ammassé des milliards de votre monnaie “refuge”,et tout ça à côté de la siège de NN.UU.;après,ont a attiré presque toutes les entreprises de matières premières en avec des impôts bien plus allechants,dans ce cas sur le dos de Suisses et Suissesses,mais qui a permis “construire”,toute cette tricherie,des banc comme vos “fleurons” UBS et Crédit Suisse,qui sont,comme HSBC,des gangster de la finance,,et je pourrait suivre mon commentaire pendant des heure et des heures avec l’espoir de le voir publié(?)
    Les historiens parlent de la Suisse comme une Natión Volonté,et j’ajoute “économique”
    Vous savez que vous avez écrit un blog avec toutes vos tripes,les correction de tirs seulement vont tricher encore

    1. Votre commentaire n’a à mon avis simplement pas sa place dans cette colonne. Vous profitez de cette discussion pour cracher sur la Suisse, sans aucun rapport avec le sujet. Je pense que l’avalanche de messages vous a donné la chance de passer inaperçu pour forcer le passage. Il existe des journeaux gratuits qui vous recevront à bras ouverts dans leurs espaces de commentaires où vous vous sentirez moins seul dans ce pays que vous détestez…

      1. c’est pas la Suisse(dont je séjourne la moitié de l’année depuis longtemps) que je déteste,c’est plutôt la classe politique et médiathique(pas tous les moyens ,mais quand même) qui ont monté de toutes pièces un PAYS MODELE dont toute l’Europe devrait prendre exemple..

  12. Eh ben,…il ne reste plus aux italiens qu’à faire appel aux plombiers…polonais!
    D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les plombiers sont mieux payés que les médecins à Londres.
    Changer les tuyaux, n’est pas affaire aussi simple qu’il y paraisse :)))!

  13. Après cette avalanche de commentaires, il est judicieux de tirer une bilan.
    Tout d’abord en remerciant tous les intervenants, même et surtout s’il ne sont pas d’accord. Ce dialogue permet de percevoir quelle est la réaction à une catastrophe technique.
    Par définition celle-ci ne peut résulter que d’erreurs lors de la conception, de la réalisation et de l’entretien de l’ouvrage. Il faut insister qu’il ne peut y en avoir d’autres. Ce n’est pas une hasard, ce n’est pas normal, ce n’est pas un attentat islamiste, ce n’est pas une sanction divine pour les péchés des automobilistes qui traversaient le pont à ce moment là. Cela pose sérieusement le problème de la maintenance de toutes les routes, en Italie et ailleurs.
    Pourquoi évoquer la plomberie? Parce qu’en 1960, date de la construction du viaduc, effectivement l’hôtellerie de toute la Méditerranée, n’était ni ce qu’elle était ailleurs à l’époque, ni ce qu’elle est devenue maintenant. Or les plus grands projets résultent de la succession de gestes techniques très simples où l’on dépend de la formation professionnelle des travailleurs les plus modestes, de leur engagement, de leur sentiment de responsabilité. Il a bien fallu qu’il y ait des malfaçons pour qu’un viaduc s’effondre. Certains intervenants n’en semblent pas tout à fait persuadés. Dans quelques temps, il y aura des personnes pour croire que l’effondrement du pont est une “fake news”, que cela ne s’est pas produit, que c’est une invention des médias.

    Merci encore à tous.

  14. Merci, M. Neirynck de dire la vérité même si elle blesse les faibles qui sont incapables de comprendre vos propos.
    Il est factuel que la mafia contrôle tous les grands chantiers et que pour gagner du fric, elle engage des ouvriers de moins bonne qualité et les poussent à faire au plus vas prix!
    Oui, il est honteux que cela se produise dans un pays qui ne reconstruit pas après les séismes car la mafia à détourné l’argent attribué par l’état.
    Oui, la gangrène tue l’Italie, la Trêve et l’Espagne dans une moindre mesure.
    Oui cela déséquilibre les finances et les projets europèens.
    Oui, ni les États individuellement ni l’Europe ne combattent ce fléaux.
    Oui l’europe en montrera et une nouvelle Europe renaîtrea avec les pays nordiques, germaniques, anglophones et de l’est.

    Non, je ne sais pas dire que oui!

    C’est dit et j’y crois!

  15. Monsieur Neirynck,

    Je vous conseille la lecture de l’interview de Monsieur Aurelio Muttoni, directeur du Laboratoire de construction en béton à l’EPFL parue sur le site du journal LeTemps de ce jour. Ses réflexions me paraissent à la hauteur de l’esprit scientifique que l’on peut attendre d’une personne issue de l’EPFL.

  16. J’ai lu qq part que le traffic avait fortement augmenté depuis les années 60 sur ce pont, ce n’est pas une surprise. Il est possible que ce pont a été conçu et réalisé tout à fait correctement mais que l’augmentation de la charge n’avait pas été prise en compte pendant toutes ces années. J’espère qu’une enquête expliquera toutes les raisons de cette catastrophe, je soupçonne que beaucoup de pays pourrait bénéficier de ces infos.

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