Les mutations synonymes ne le sont guère

Peut-on parler de science au moment où la canicule sévit, que la guerre est juste à côté, qu’il est question que notre économie s’effondre et que, bien sûr, il n’est plus temps de penser au climat en folie, au vivant qui meurt et aux jeunes qui croient encore que l’on peut faire quelque chose ? Eh bien, le titre de ce blog offre la réponse : comprendre parce que c’est important. Alors quand on ne comprend plus grand-chose au monde humain, il est d’autant plus important d’observer la nature et d’apprendre d’elle. Je m’y efforce et, de temps en temps, je partage sur ce blogue une observation qui a enrichi ma connaissance.

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Climat. Pourquoi n’agissons-nous pas ? La réponse de Sébastien Bohler.

Une question ne cesse de me tarauder : comment se fait-il que la plupart de nos concitoyens sachent que nous courons à la catastrophe, mais semblent s’en ficher éperdument ? Deux bouquins du neurobiologiste français Sébastien Bohler proposent un important élément de réponse. “Le bug humain” (1) est petit, mais dense. C’est un best-seller depuis deux ans déjà. Le deuxième a pour titre “Où est le sens” (2). Il reprend le thème du premier en ajoutant une couche d’éléments nouveaux. Sur le même sujet, je conseille encore la synthèse de Sousan Jourdan et Jacques Mirenowicz publiée dans La Revue durable (3).

De quoi s’agit-il ?

D’abord un élément de prudence. Bohler tente de nous faire comprendre comment le fonctionnement du cerveau façonne la société. Or, le cerveau est une chose compliquée, la société aussi. Son explication tient-elle la route ? L’ai-je bien comprise ? N’en jugez pas à mon commentaire, lisez plutôt ces livres. Personnellement, je les ai trouvés importants.

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Prix Nobel de physiologie ou de médecine

On m’a souvent demandé : « Votre cryo-microscopie électronique, pratiquement, ça sert à quoi ? » Le plus souvent, je répondais: « Un peu de patience, vous verrez bientôt !»

Et on a vu ; avec le Covid-19 par exemple. En février 2020, la cryo-microscopie électronique a révélé la structure de la molécule attaquante (le spicule du virus) à peine quelques semaines après que les Chinois aient communiqué l’identité génétique du virus. Depuis lors, à chaque nouveau variant, la cryo-microscopie est en première ligne pour dire s’il faut s’en inquiéter sérieusement ou pas trop.

On aurait aussi pu le voir le 6 octobre de cette année lors de l’annonce du prix Nobel de physiologie si la presse romande avait fait remarquer que c’est par la cryo-microscopie électronique qu’Ardem Patapoutian et Davis Julius ont pu révéler comment fonctionne la sensibilité au goût et au toucher. Pour l’apprendre il fallait aller un peu plus loin. Ici, par exemple : https://www.nature.com/articles/d41586-019-03955-w

Eh oui, la cryo-microscopie électronique, ça peut servir. Par exemple pour obtenir un prix Nobel. Oserais-je parier qu’il y en aura d’autres ? Un peu de patience, vous verrez bientôt.