Énergie, où est le problème ?

Prologue

Dans ma dernière contribution à ce blog, je vous ai parlé de ma panique; pas celle que pourrait susciter le climat en folie et la vie qui meurt, mais celle causée par le fait que nous ne faisons rien pour éviter ces incroyables catastrophes alors que nous avons tous les moyens de le faire.  Je prétendais même connaître quelques idées qui permettraient de progresser sur la voie d’un futur harmonieux et durable. Voyons donc !

La première de ces idées qui me trottent par la tête concerne l’énergie parce que, à ce qui me semble, c’est dans ce domaine qu’il est le plus facile d’agir. Pourtant, en Europe, aujourd’hui, la crise de l’énergie semble être le plus grand souci des gouvernements et de l’opinion publique ; pas tout à fait sans raison puisque le congélateur domestique n’aime pas les pannes prolongées et parce qu’on a oublié les bienfaits d’un gros pull-over. Mais ceci est la vision à court terme. La crise actuelle a été construite depuis des décennies par une économie irresponsable et avide de croissance rapide. Nous tous avons laissé faire. Aujourd’hui, un tyran fou arrache une des pierres angulaires de l’édifice brinquebalant et tout s’effondre.

Énergie à profusion

Pourtant, de l’énergie, il y en a plus qu’il en faut. En particulier, le soleil brille partout et pour tous. En Suisse, le flux solaire est de l’ordre de 1 kW/m2. C’est beaucoup ! Sur l’année, cela représente presque l’énergie d’un baril de pétrole. Ainsi, sur l’ensemble du pays, le soleil dépose la colossale énergie de 50 mille milliards de kWh par année. C’est cette énergie qui nous réchauffe, qui fait que l’eau du sol se transforme en pluie ou en neige ; c’est elle aussi qui fait qu’il y a du vent.

Soleil, eau et vent, ces trois formes d’énergies, on sait les capter.

Qu’elle tombe du ciel ou qu’elle y soit pompée, l’eau des barrages est transformée en énergie électrique avec une efficacité remarquable. Toutefois, ceci n’est possible qu’au prix d’une grosse infrastructure. La chance que nous offrent nos montagnes et la sagesse des générations qui nous ont précédés font que notre pays est un des mieux pourvus dans ce domaine. En Suisse, la force hydraulique génère 58% de l’électricité consommée. On pourra en faire un peu plus.

Le vent est transformé en électricité par les turbines éoliennes (couvrant un ridicule 0,2% de la consommation) et c’est généralement à travers des panneaux photovoltaïques que le flux solaire devient électricité (4% en croissance rapide). Actuellement, dans le monde, c’est par ces deux voies que l’électricité peut être produite en grande quantité et au meilleur prix. Très souvent, les deux méthodes se complètent favorablement. L’avenir nous dira si d’autres méthodes feront encore mieux. Dans les lignes qui suivent, nous nous limiterons à considérer l’électricité photovoltaïque.

Les experts et les autres

Arrivé à ce point de mon exposé, il faut insister sur le fait que je ne suis pas un expert et, pour ce qui est de l’expérience personnelle, je n’ai que les panneaux solaires installés sur le toit de notre maison depuis 8 ans. En revanche, j’ai la chance de connaître quelques personnes particulièrement bien informées, et, surtout, je sais lire. Vous n’avez pas besoin de me croire pour tout ce que je vous raconte ici ; lisez plutôt le très plaisant article-interview du prof. Christophe Ballif dans le journal de l’université de Genève.

https://www.unige.ch/campus/143/linvite-christophe-ballif-avec-le-solaire-on-decarbone-la-suisse-en-trente-ans/

L’auteur est professeur à l‘EPFL et directeur du laboratoire de photovoltaïque et d’électronique en couche mince à Neuchâtel. Comme le disent les Américains, il est « second to none » dans son domaine. Si vous lisez son article maintenant, vous pourrez ensuite sauter avantageusement au dernier paragraphe de mon texte. J’y formule quelques réflexions supplémentaires qu’il me tient à cœur de partager.

Des surfaces et des prix

Au prix du marché, un centime de panneau photovoltaïque fournit grosso modo 1 kWh d’énergie électrique pendant sa durée de vie. Globalement, ce prix ne cesse de baisser quoique, évidemment, la crise actuelle met momentanément tout en pagaille.  À ce prix, il faut ajouter le montage et la distribution. Il semble que, en Inde par exemple, les firmes internationales se disputent les contrats d’électrification de vastes zones pour un prix de distribution d’environ 2 cts par kWh. Le soleil est tout aussi généreux dans le sud de l’Europe. Actuellement, en Allemagne, l’électricité photovoltaïque revient à 4 cts le kWh. C’est la forme d’énergie la meilleure marché. On se rappelle que chez nous, le kWh est à plus de 20 cts – hors crise actuelle.

Actuellement, la Suisse consomme, tous usages confondus, 220 milliards de kWh par année. Les panneaux photovoltaïques installés sur le toit de notre maison couvrent une petite – très petite – partie de cette demande. Ils ont une surface de 32m2 et ils produisent, bon an mal an, 7’000 kWh. Imaginons que l’on ait l’idée de rassasier toute la Suisse par ce moyen, il faudrait installer 1000 km2 de panneaux solaires. C’est beaucoup et ce serait trop parce que les panneaux solaires de notre maison sont déjà un peu vieux et ils ne sont pas au standard d’une production efficace à large échelle. Raisonnablement, la moitié devrait suffire.

D’ailleurs, 500 km2 sont une évaluation encore bien trop élevée. À midi, en été, en plein soleil, la production d’une telle surface serait pléthorique. Par contre, pour la nuit ou l’hiver, il faut trouver une autre source. C’est là que, pour une bonne part, l’énergie hydraulique de nos barrages vient à la rescousse. Pour le reste, le plus simple consisterait à faire appel à l’énergie éolienne. Elle a le gros avantage d’être particulièrement abondante la nuit et en hiver, quand le soleil n’apporte rien ou pas grand-chose.  Notre ami Roger Nordmann a étudié en détail comment ces trois sources pourraient être combinées (Nordmann, 2019). Il conclut que la Suisse serait confortablement servie avec 250km2 de panneaux solaires.

La surface de notre pays est d’environ 42’000 km2. De cela, 1/3 est occupé par la forêt, un autre tiers va à l’agriculture, 1/4 sont des zones improductives (montagnes, lacs, cours d’eau). Le reste, c’est-à-dire 8% ou 3300km2, est occupé par l’habitat et les autres formes de construction. Vus ainsi, les 250 km2 que l’on aimerait couvrir de panneaux solaires impressionnent nettement moins. Ils ne représentent que 1/13e de la surface déjà occupée par des constructions. Ils correspondent même, à peu près, à la surface des toits orientés favorablement dans les bâtiments déjà existants.

Et ce n’est pas tout ! L’agriculture peut produire assez correctement sous l’ombrage de panneaux solaires et je vois peu de problèmes avec des radeaux sur les lacs, s’ils sont placés suffisamment loin des côtes. Quel que soit l’amour que j’ai pour nos montagnes, je suis personnellement favorable à ce que d’importantes surfaces de zones arides et retirées accueillent des champs de panneaux photovoltaïques. Il a été montré que, placés verticalement sur des supports orientés selon l’axe nord-sud, ils produisent même deux fois plus qu’en plaine. Mes états d’âme montagnardes s’atténuent encore davantage si je considère les constructions anti-avalanches au-dessus des zones habitées ou, quand la neige est partie, si je regarde les surfaces saccagées de certaines zones de ski industriel.

Pléthore

De l’énergie saine et durable, il y en a donc pléthore. Des surfaces pour la collecter, il y en a plus qu’assez. Pourtant, notre société se meurt parce qu’elle ne fait pas l’effort d’en finir très vite avec la combustion d’énergie fossile. Il faut choisir ; on meurt ou on fait un effort.

Des efforts rapides et vigoureux, c’est possible. Nous avons tous mars 2020 en mémoire quand le Conseil fédéral décida de stopper la progression du virus. Un autre exemple fameux est la transformation radicale de l’économie des États-Unis après le choc de Pearl Harbor en décembre 1941. Ce dont nous avons besoin maintenant pour faire le saut de l’énergie fossile à l’énergie solaire ne serait même pas difficile. Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez maintenant l’article de Christophe Ballif (2020) et vous comprendrez que décarboner la Suisse en trente ans n’a rien de terrible. Le directeur d’une grande firme de production et distribution d’électricité me disait même récemment : « Si nous avions les moyens légaux et qu’on nous laisse la bride sur cou, nous pourrions être complètement solaires en 10 ans !» Oh, la belle affaire !

Janus

Pourtant, en science, il arrive souvent qu’un problème résolu en révèle un autre, plus vaste encore. Que va-t-il se passer si l’énergie devient abondante, propre et durable ? Tant mieux pour les combustibles fossiles, on aura tôt fait de les oublier.  Tant pis pour les jours d’hiver, on aura turbiné assez d’eau dans les barrages avec les kWh des jours fastes. Tant pis aussi pour les jours de canicule, nous ferons tourner à rebours les pompes à chaleur ; elles se transformeront ainsi en réfrigérateurs.

Et pendant que nous y sommes, pourquoi se retenir ? Le béton a ses qualités, le fer aussi, moyennant un peu de technologie et beaucoup d’énergie, on saura les produire sans laisser échapper la plus petite trace de CO2. D’ailleurs, celui-là, comme les autres gaz à effet de serre, on saura bientôt les extraire de notre atmosphère, bientôt remise à neuf comme au plus beau moment de l’ère préindustrielle…

Voilà donc, à peu près, ce qui se pourrait se passer si l’énergie s’en vient à ne plus être limitante; la course effrénée à la croissance et au profit reprendra de plus belle. Elle achèvera de tuer la vie de notre planète et nous avec.

Comme le dit Aurélien Barrau (2019 ; 2022), la crise du climat n’est pas grand-chose. En y prêtant attention, nous pourrons la résoudre. Ceci nous donnera le court répit bien nécessaire à faire face au vrai problème, plus profond et plus difficile : apprendre à vivre harmonieusement dans le respect des autres et de la nature.

Il y a urgence, allons-y !

Références.

Ballif, Christophe. Campus No. 143. https://www.unige.ch/campus/143/linvite-christophe-ballif-avec-le-solaire-on-decarbone-la-suisse-en-trente-ans/

Nordmann, R. (2019). Le plan solaire et climat. Lausanne: Éditions Favre.

Barrau, A. (2019). Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité. Face à la catastrophe écologique et sociale. Neuilly-sur-Seine: Michel Lafon.

Jacques Dubochet

Jacques Dubochet, professeur honoraire à l'UNIL. Il a développé, dans les années 80, les fondements de la cryo-microscopie électronique qui lui ont valu un prix Nobel de chimie en 2017. Citoyen actif, il est préoccupé par l’impact de la science sur la société. Il croit que c'est la jeunesse qui surmontera la crise du climat et de la vie.

34 réponses à “Énergie, où est le problème ?

    1. Ils sont en tout cas bien désolés que les ENR aient “détournés en amont des capitaux de la recherche pétrolière”, et convaincu que le gaz de schist à un bel avenir. Des gens tournés vers l’avenir assurément… De leur porte monnaie.

    2. Des chiffres qui font peur pour l’environnement et la sylviculture mondiale.
      Les éoliennes sont une catastrophe écologique et économiques, il va falloir très vite cesser cette gabegie …….
      “Le plus gros consommateur mondial de balsa est l’entreprise Siemens Gamesa. Le groupe éolien germano-espagnol a consommé près de 26 000 tonnes de balsa en 2021 (soit environ 170 000 m³).
      Les trois pales de 81 mètres de long des éoliennes offshore de Siemens Gamesa contiennent au total près de 6 tonnes de balsa (approx. 40 m³). Cela correspond à environ 40 arbres. Dans les pales du rotor, le balsa est solidement collé aux plastiques, comme le PET et le PVC, renforcés de fibres de verre, avec de la résine époxy”.
      “Le développement de l’énergie éolienne en Chine, en Europe et en Amérique du Nord a provoqué un drame en Équateur, pays qui fournit jusqu’à 90 % du balsa commercialisé dans le monde.
      Pour répondre à la demande, bûcherons et négociants envahissent la forêt amazonienne et pillent les stocks de balsa. Ils n’épargnent ni les territoires indigènes ni les aires protégées, où ils provoquent de graves conflits sociaux.
      L’abattage du balsa est dévastateur pour la nature. Cette espèce d’arbre remplit des fonctions écologiques importantes et protège de l’érosion les berges des rivières”.

      1. Voici un commentaire qui ne cherche qu’à pointer un problème micro problème afin de tenter de décridibiliser toute une filière. Ce type de fausses équivalences se disqualifie généralement toute seul car mettre la moindre perspective ferait s’écrouler toute l’argumentation.

        La production de pales d’éolienne peut se faire de nombreuses manière dont de nombreuses qui n’utilisent pas de balsa. De plus le balsa est un arbre de culture à croissance très rapide (en gros il faut moins de 6-7ans pour produire vos 40 arbres et finalement en temps/production ne représente même pas ce qu’il faut pour un simple chalet de montagne). La culture du balsa n’a pas à être plus mauvaise que celle de n’importe quel autre arbre massivement exploité en Europe, et le problème mentionné n’a été provoqué que par l’achat transitoire massif de la Chine avant l’arrêt de subventions par le gouvernement chinois.

        J’espère en tout cas que vous tenez le même discours pour l’arrêt total de la production des énérgies fossiles qui pour lesquels on peut présenter plusieurs ordre de magnitude d’exemple de catastrophe économique et écologique. J’en déduis donc que votre messages sous-jacent est l’arrêt de toute utilisation d’énergie, au vu des dégats provoqué par l’extraction et l’utilisation de celles-ci et qu’en toute logique vous avez déjà complément rennoncé à celles-ci. (J’ai comme un gros doute)

  1. Si nous n’avions pas eu les écolos paniqués par le nucléaire, nous aurions une énergie décarbonnée de dernière génération et gagné notre lutte contre le réchauffement climatique.

    Rien de bon n’est jamais sorti des gens qui écoutent leurs peurs.

    Les écolos ont agravé le problème du réchauffement climatique; ils n’ont pas la solution.

    1. Pas plus que vous…Rien de bon n’est en effet jamais sorti des gens qui n’écoutent que leurs propres certitudes.
      Vous êtes-vous une fois seulement demandé pourquoi dans le monde ne s’est-il pas mis en opération plus de 500 réacteurs depuis l’avènement du nucléaire civil il y a 60 ans?
      Si c’est le fait de quelques “écolos paniqués”, alors ils sont forts…

      1. 1. Le coût;
        2. Le refus de partage des connaissances;
        3. Le risque en cas de détournement.

        Ces 3 points ne sont rien face au péril du réchauffement climatique !

        Plutôt que travailler à des solutions au partage du nucléaire, faciles, les écolos ont nui au développement de la nouvelle génération de réacteurs et menti à l’opinion publique !

        Si nous avions investi dans le nucléaire ces 30 dernières années, le réchauffement climatique ne nous tuerait pas dans 867 jours !!

        Les écolos ont tué la solution; les écolos ont détruit le dernier espoir de l’humanité !

      2. Effectivement, ils sont très forts pour avoir fait passer l’Allemagne d’une puissance nucléaire à un pays qui tourne au charbon et est le plus gros émetteur de CO2, 10 fois la France et 100 fois la Suisse. Comble de leur stupidité verte, ils ont fermé 2 réacteurs en février alors que le conflit entre la Russie et l’Ukraine débutait et ils font le forcing pour fermer les trois derniers restant d’ici au 31 décembre 2022 sachant qu’ils n’ont plus de gaz russe et que la seule solution c’est encore plus de charbon et vont raser un nouveau village pour étendre les mines de lignite à ciel ouvert.
        Oui, ils sont fort pour foncer le mur…

      3. La production d’énergie électrique mondiale est de 28.5 PWh en 2021. Les centrales thermiques fossiles (pétrole, gaz, charbon) en fournissent 61.5%; le nucléaire 10% et les renouvelables (hors hydroélectricité) 13%. Sur ce plan, nucléaire et renouvelable sont donc tout à fait comparables, et l’on comprend bien pourquoi ni le nucléaire, ni les renouvelables n’ont percé en 40 ou 50 ans. Les infrastructures et leurs amortissements sont tellement colossaux qu’ils impriment une très grande inertie au système énergétique.
        BP Statistical Review of World Energy – 2022

  2. Merci, Monsieur Dubochet, de faire un si bon usage de votre prix Nobel. L’humanité aurait besoin de gens comme vous aux commandes des grands (et moins grands) Etats.

  3. Il me semble que l’angle mort de votre analyse est la possibilité de produire ces panneaux solaires puis de les renouveler tous les 25 ans. Aujourd’hui, le solaire est bon marché car les engins de mines tournent au pétrole bon marché, les usines de raffinage au charbon bon marché, les usines de production au charbon ou au gaz bon marché et toute la logistique au pétrole bon marché.
    Aujourd’hui personne n’a produit un panneau solaire ou une éolienne sans énergie fossile mais tous les experts promettent que ce serait “finger in the nose”. Ce n’est pas très crédible.
    Enfin a-t-on seulement calculer (à la louche) la quantité de matière (et donc d’énergie pour l’extraire) que cela nécessiterait?
    Par exemple, l’AIE parlait, il y a quelques années, de 97% des ressources terrestres (ressources pas réserves) de cuivre d’ici la fin du siécle, c’est simplement aberrant.
    On a besoin des ENR mais on a surtout besoin d’expliquer à la population que le niveau de vie que l’on connait est et restera une exception dans l’histoire de l’humanité.

    1. Si je suis d’accord avec votre conclusion, j’apporterai une nuance concernant le renouvellement du parc PV installé: les filières de recyclage doivent (vont?) être mise en oeuvre, dans un avenir proche – les premières installations arrivant en fin de vie. Comme rappelé dans le post, ce recyclage doit permettre de récupérer l’essentiel des constituants des modules et cellules, potentiellement pour en faire de nouveaux (ce qui contribue à l’ineptie des calculs avancés dans l’article mis en lien par Serge).

      L’extraction minière et les filières d’enrichissement sont consommatrices d’énergie – c’est vrai pour le silicium comme pour le pétrole et l’uranium. Mais allez recycler un litre de mazout (même l’uranium, c’est… Délicat)

      1. L’uranium, justement ! En Suisse on a, malheureusement, et seulement pour des raisons politiques, interdit le retraitement, c-à-d. la séparation chimique des éléments du combustible usé, alors que chaque citoyens est habitué à bien trier ses déchets, un paradoxe ! Rappelons que, après passage dans un réacteur, le combustible nucléaire est composé de 94% d’U238 (cet isotope est dit fertile), 1% d’U235, 1% de Pu239 (ces deux isotopes sont fissiles) et finalement de 4% de produits de fission, qui sont les seuls vrais déchets à gérer, les autres substances (96% !) étant recyclables. On n’a donc utilisé que 4% de l’énergie contenue dans l’uranium enrichi du combustible. Il y a un potentiel d’en extraire 25 fois plus, ce qu’il est rationnel de tenter et ce qui est faisable dans les réacteurs de nouvelle génération.

  4. La figure de proue du sauvetage du climat, Greta Thunberg, pense que l’on pourrait remettre un peu de nucléaire dans la course. Qu’en est-il pour la Suisse? Voilà au moins une préconisation originale.

    1. En Suisse, qui veut investir aujourd’hui des milliards dans la construction d’une CN? Personne! Même pas Ch. Blocher qui préfère demander des subventions au peuple pour continuer d’exploiter les CN existantes. L’énergie nucléaire en Suisse n’est plus compétitive…
      Où voudra-t-on mettre en Suisse de nouvelles centrales (car pas dans mon jardin, c’est bien connu)?
      Quand sera-t-elle prête quand on sait qu’il faut au moins dix à quinze ans d’étude et autant pour la construction, sans compter que la constitution Suisse doit en plus être changée? Au bas mot, disons 25 ans?
      Et quelles technologies adopter? Débat d’experts en perspectives…
      Au vu de ce qui précède, parler du nucléaire aujourd’hui n’a absolument aucun sens vu l’urgence de la situation. Il fallait le faire il y a quarante ans au lieu de se reposer paresseusement sur nos 5 CN et s’opposer aux énergies renouvelables..

      1. Ce n’est pas plus insensé de relancer le nucléaire et de lui demander de satisfaire une part de nos besoins – sous l’une ou l’autre des multiples formes que la technique autorise – que de s’arc-bouter sur l’éolien et/ou le photovoltaïque. Cf. le commentaire de Christophe de Reyff.

  5. Où est le problème ?
    Ente autres ici : les “Perspectives énergétiques 2050+” de la Confédération prévoient d’installer assez d’éoliennes pour pouvoir produire 4,3 TWh en 2050. Un petit calcul montre qu’il faudrait installer au moins 2,4 GW d’éoliennes, soit 600 grandes machines de 4 MW. Sur les 28 ans qui nous séparent de l’an 2050, cela signifie inaugurer une nouvelle éolienne tous les 17 jours non stop dans le pays, donc à un rythme très peu helvétique !
    Il est aussi prévu d’arriver à produire 33,6 TWh par du photovoltaïque. Cela implique d’avoir installé au moins 38,4 GW ou 192 km2 de modules, soit aussi 1,37 GW ou 6,85 km2 par an, ce qui représenterait l’équivalent de 137’000 installations domestiques de 10 kW, sur un toit de 50 m2, nouvelles par an, soit aussi devoir en installer 375 chaque jour non stop durant 28 ans, soit aussi un rythme effréné.
    On pourrait encore parler des coûts : à 1 CHF le watt installé (tout compris !), soit un prix encore très hypothétique, ces deux visées représenteraient pas moins de 40 milliards d’investissements, soit aussi 1,43 milliard par an. Il y a donc loin de la coupe aux lèvres…

  6. En Suisse, rien que les surfaces totales disponibles et bien exposées du bâtit déjà construit (i.e. sans espace au sol supplémentaire) sont estimées à près de 200 km2 (140km2 pour les toits et 55 km2 pour les façades). C’est environ la moitié de la surface totale du bâtit, de laquelle les surfaces orientées au nord, les surfaces cachées (ombre) et les surfaces de moins de 8m2 ont été enlevées.

    Les prévisions qui résultent de ce potentiel de production de courant par des installations solaires – le potentiel technique – intégrées aux toits et aux façades varient de 15 à 53 TWh. Les méthodes s’affinent. Les plus récentes (e.g. EPFL) utilisent des méthodes statistiques telles que l’apprentissage automatique pour extraire des informations significatives d’un vaste ensemble de données (géographiques et météorologiques). Leur utilisation a permis d’atteindre une résolution sans précédent dans l’estimation du potentiel photovoltaïque des toits en Suisse et, en même temps, de fournir l’incertitude correspondante. Les dernières études (2020) indiquent que le potentiel technique annuel maximum qui peut en être extrait du bâtit déjà construit, bien orienté et bien éclairé est estimé à 24 ± 9 TWh, ce qui correspond à une production capable de couvrir 40 % de la demande en électricité telle qu’enregistrée en 2018, soit un bilan équivalent à la production en ruban de l’ensemble de nos cinq centrales nucléaires [Alina Walch, Roberto Castello, Nahid Mohajeri, Jean- Louis Scartezzini, «Big data mining for the estimation of hourly rooftop photovoltaic potential and its uncertainty», Applied Energy, Vol. 262, 114404, 2020.] .

    Ces chiffres supposent toutefois une utilisation à 100% des surfaces adaptées au photovoltaïque (PV). En réalité, seule une fraction de la surface disponible sera réellement utilisée ; les scénarios pour l’aide à la décision (politique) tablent en général sur une utilisation de 40-60 % de la surface disponible, exploitable et bien orientée, soit environ 100 km2 (100 millions de m2).

    “Des efforts rapides et vigoureux, c’est possible” dites-vous?
    En principe, oui, mais pas en Suisse ! Car la question principale est: des efforts (financiers) par qui?
    Qu’attend-on en effet pour équiper toutes ces surfaces bien exposées de modules PV?

    Or en Suisse, ultralibéralisme oblige, il n’y a pas de politique énergétique; l’État n’a pas de pouvoir régalien sur l’énergie (Adam Smith s’en retournerai même dans sa tombe!), contrairement à nos voisins européens et beaucoup d’autres pays. Donc installer du PV en Suisse n’est du ressort que du particulier, du privé, de vous et de moi! Certes, il y a quelques mesures d’incitation mais qui n’ont d’ailleurs cessées d’être la cible des politiques bourgeoises hurlant à la “concurrence déloyale” et à la “distorsion du marché”. En clair, en Suisse, si vous et moi, privés ou industriels, ne faisons pas d’investissement dans le renouvelable sur sa propriété privée, il n’y aura pas de production renouvelable et indigène. La Suisse continuera de miser sur la “sécurité” des contrats avec l’étranger pour son approvisionnement, ce que la droite libérale en Suisse semble vouloir privilégier à tout prix avec la construction de centrales à charbon. La Suisse est donc, sans surprise, en retard par rapport aux autres pays européens dans sa production d’énergie renouvelable et pas du tout en mesure de respecter ses engagements internationaux en matière de réduction d’émission. Elle ne compte que sur l’initiative privée, donc sur des fonds propres privés: vous et moi. “Y’a qu’à, faut qu’on”.

    Pas de fonds propres, pas d’investissement; pas d’investissement, pas de renouvelable.
    Dans ce contexte extraordinaire, pourquoi l’État ne pourrait-il pas me “louer” mon toit pour y installer et exploiter la production d’électricité photovoltaïque ?

    En conclusion, le problème n’est ni technique, ni économique: il est purement idéologique. En Suisse, la pensée dominante est solidement ancrée dans un conservatisme (ultra-) libéral de l’initiative privée à tout prix et qui nous mène droit dans le mur. Mais là on y sera parmi les premiers!

    Vouer l’énergie (comme l’eau d’ailleurs) aux “lois” du marché est certainement l’un des héritages les plus délétères de ces 40 dernières années de dérégulations issues de “la révolution conservatrice” des années 80; quatre décennies déjà qualifiées de “quarante désastreuses” dans la littérature économique…
    L’orthodoxie ultralibérale à l’œuvre en Suisse ne peut donc absolument pas résoudre le problème puisqu’elle en maintient la cause: on ne réglera pas le changement climatique et la transition énergétique sans repenser redistribution et équitabilité, c’est à dire sans plus de pouvoir régalien de l’État.

  7. Vous avez parfaitement raison sur le fait que le problème de la transition n’est pas technique. Personnellement, je ne suis pas persuadé que les panneaux photovoltaïques soient “la” solution. Mais cela est un détail. Force est de constater que si le but de notre société était de permettre aux générations futures de jouir de la meilleure qualité de vie possible, nous agirions autrement. A partir de là, le vrai débat devrait être: quel est notre but? Tout cela est finalement une affaire de franchise ou de menteur.

  8. Bonjour Monsieur Dubochet,
    Vos évaluations sur la production des énergies renouvelables peut satisfaire les scientifiques du GIEC qui ,comme vous, omettent volontairement l’énergie nucléaire . C’est troublant pour un citoyen et usager de l’énergie de constater que les compétences scientifiques sont utilisées de manière partiale ( car vous n’ignorez pas l’existence de l’energie nucléaire) pour convaincre et non pour décrire la complexité du changement climatique actuel avec les incertitudes scientifiques qui font partie du diagnostic.
    Bien cordialement

    1. Dommage pour l’accusation de “complotisme scientifique” et le ton condescendant …
      Ce qui est troublant, c’est la quantité de commentaires ici qui veulent remettre le nucléaire au centre du débat et le présenter comme la seule planche de salut pour la transition écologique (sortie des hydrocarbures).
      Nostalgie? Simplisme? Idéologie? Ignorance?
      Je ne sais pas, mais m’interroge sur ce qu’on ne comprend pas dans le fait que le nucléaire ne peut pas être la réponse à l’URGENCE requise par la situation car il faudrait entre 20 et 30 ans pour faire une nouvelle CN en CH ? Plus globalement, je m’interroge aussi pourquoi en 60 ans la base installée mondiale de la filière nucléaire ne compte pas plus de 500 réacteurs (et dont une bonne partie n’est aujourd’hui plus opérationnelle)? Comment peut-on alors envisager qu’il s’agit en 2022 de la panacée ?
      Le nucléaire aurait pu (ou dû) être considéré dès le départ comme une énergie idéale de transition. Nous en avions collectivement les moyens après le rapport de Rome (1972)…Mais l’énergie à profusion et bon marché a rendu beaucoup de gens sourds & aveugles.

      1. Pour beaucoup de pays (Chine, Inde, Allemagne etc…) le gaz ou le charbon étaient bien moins chers pour produire de l’électricité que le nucléaire. La France couvre ses besoins à 75% avec du nucléaire et ne contribue qu’à 0,9% du CO2 mondial contre 6 à 7 % pour l’Allemagne qui utilise massivement le charbon et le gaz.

  9. “La crise actuelle a été construite depuis des décennies par une économie irresponsable et avide de croissance rapide” : c’est la vérité, il faut le reconnaître.
    Cela dit, il est nécessaire, pour ne pas demeurer au niveau de l’idéologie et donc gagner en crédibilité, d’approfondir.
    L’économie n’est pas irresponsable, mais son modèle néolibéral, le nôtre, est a (a privatif) éthique. C’est connu, c’est voulu, c’est consensuel, c’est démocratique, nous en avons tous profité et nous en profitons tous ici et ailleurs (pas partout). Or, c’est du rapport éthique bien évidemment que naît le respect (une vieille forme de crainte bien salutaire) pour la ressource, sa rareté, sa “dignité” (humaine, matérielle, naturelle). La négation du rapport éthique est née de la prétention de l’économie à l’universalisme scientifique d’une part, d’autre part de la technologie qui a permis à la finance de prendre le dessus sur l’économie et de ne plus être à son service, mais au sien propre.
    Ensuite, ce qu’on appelle à grand renfort de satisfaction politique : “transition écologique” de l’économie, ne restitue pas le lien éthique, mais le caricature sous la forme de compensations entre pays riches (qui s’achètent le droit de polluer) et pays pauvres (qui vendent ce droit).
    C’est une “conversion” écologique de l’économie qui est nécessaire. C’est-à-dire que c’est l’affaire de tout un chacun (vous, moi) en même temps qu’un changement de mentalité universel (excusez-moi du peu). Très loin des hymnes à la “sobriété heureuse” ou à la “décroissance” qui restent l’apanage des enfants gâtés que nous sommes.
    Que les scientifiques (les “vrais”) et les économistes (les “faux”) s’accordent dans le respect mutuel sur le fait que jamais en effet nous n’avons ensemble disposé d’autant de ressources (humaines, matérielles, techniques, bancaires et financières avec un accès aussi facile et à ces ressources et à la connaissance) et que, pragmatiquement, il nous reste à nous entendre pour décider ensemble de leur bon usage au profit du bien commun. Histoire de gagner en crédibilité, loin des mythologies rassurantes des prêtres et des prêtresses du climat. Bravo à notre professeur qui, à tout le moins, pose la question de notre crédibilité. C’est il me semble la bonne question.

  10. “Où est le problème?”, encore et toujours la couverture TOTALE ET DE MANIERE SURE ET PERMANENTE de la demande hivernale! A cette saison la production photovoltaïque peut être parfois quasi nulle (journées neigeuses par exemple); il est en outre loin d’être certain qu’il ait toujours assez de vent pour faire tourner des éoliennes (notre pays ne jouit pas sur ce plan de conditions très favorables). Et il est totalement impossible, et de loin, de stocker suffisamment d’excédents de production estivale derrière nos barrages pour couvrir les besoins hivernaux; sans compter que le pompage-turbinage fait perdre environ 20% de l’énergie produite. Bref. sans centrales thermiques ou nucléaires et/ou sans importantes importations de nos voisins, des black-outs seront inévitables pendant la saison froide!

  11. Si la source d’énergie solaire est 1.7 x 10 puissance 17 watts et la consommation environ 1.7 x 10 puissance 13 , soit 10’000 fois moins , la question n’est pas de savoir si le Soleil apporte suffisamment d’énergie , mais la transition énergétique ne peut pas se faire rapidement (85 % est d’origine fossile aujourd’hui) et d’autre part les matériaux à disposition pour fabriquer les panneaux solaires ne sont pas garantis , d’autant qu’il faudra aussi stocker de l’énergie pour les périodes sans Soleil …
    Avec 25 watts de rendement réel par mètre carré, il faudrait compter 680’000 km carrés de panneaux solaires pour couvrir la totalité des besoins humains, soit la superficie d’un pays comme l’Egypte , mais bien sur, ce serait bien mieux de répartir les zones de transformation par continent …
    On imagine les travaux gigantesques pour installer toute cette infrastructure qui prendront des décennies , voire un siècle , pour autant que les ressources minérales et financières le permettent …
    On n’est pas encore prêt de sacrifier les budgets militaires ….

    1. Mais oui, à côté des 350 km2 de modules photovoltaïque (PV) que la Suisse pourrait dédier au solaire (70 GW, une puissance calculée avec des modules PV efficaces de 200 W/m2 et un facteur de charge de 10%), on peut aussi calculer qu’il suffirait de 8760 éoliennes de 4 MW en Suisse (avec un facteur de charge moyen de 20%) pour produire les 61,4 TWh de notre demande brute actuelle en énergie électrique.
      On parle toujours d’énergie (bilan produit au 31 décembre par telle ou telle technologie), mais jamais de puissance (à garantir continûment au long de l’année, chaque seconde, entre un minimum et un maximum gérables). Que ce soit ce parc PV de 70 GW ou ce parc éolien de 35 GW installés, ce sont des valeurs de puissance énormes, proprement ingérables lorsqu’elles sont là, on va le voir tout de suite ci-dessous.
      En regard, la demande de consommation en Suisse oscille entre 5 et 10 GW (demain, en 2050, peut-être 12 à 14 GW, avec des pompes à chaleur et des voitures électriques et avec 10 millions d’habitants), ce sont là des puissances pour lesquelles notre réseau électrique est justement dimensionné. Il n’y a jamais 0 et la limite supérieure demandée est bien plus faible que ces puissances théoriquement produites, mais physiquement possibles. La plus grande capacité de stockage en Suisse est la Grande Dixence avec 2 TWh, qui sont turbinables en 40 jours sous 2 GW. Que ferait-on quand il n’y a pas de soleil et pas de vent (0 W) et que ferait-on quand il y a grand soleil sur tout le pays (70 GW) et aussi lorsque toutes les éoliennes tournent à plein régime (35 GW) ? Actuellement, le ruban minimal incompressible de 5 GW, nécessaire à la consommation, est assuré par 2 GW de centrales hydrauliques au fil de l’eau (effectivement 4,2 GW avec un facteur de charge de 46%) et 3 GW par nos centrales nucléaires. Ce ruban, qui ne tombe jamais à 0, est à garantir coûte que coûte et continûment. Il faudrait donc « doubler » le solaire diurne et l’éolien aléatoire, par des centrales à gaz, ou autres agents fossiles, pilotables à la demande. On veut chasser le nucléaire, mais on retombera dans le fossile, comme le fait l’Allemagne. On ne peut sortir à la fois du fossile et du nucléaire puisqu’il faut garantir un ruban, sauf à vouloir vivre avec des black-outs, d’un côté, et aussi avec des excès de puissance ingérables.

  12. Cher Jacques , Voilà un débat très chaud, un débat ou plutôt des débats d’experts de toutes sortes: politiciens, écologistes, économiste, scientifiques,ingénieurs et industriels de toutes sortes qui ont l’air de bien connaître leurs sujets; qui analysent , décortiquent veulent peut-être avoir des raisons, de croire à la solution miracle. Il en ressort de tout ce déballage une torsion du cerveau inextricable et incompréhensible pour la simple citoyenne que je suis. Je pense être plus près de la plupart du commun des mortels, qui osent lire ces commentaires jusqu’au bout, et pour qui ce blog existe aussi , et qui se sentent autant concernée par les problèmes évoqués. Ce que je remarque et qui m’attriste le plus c’est que la dernière partie de ton message à été peu évoquée, Celle qui parle du respect et de l’importance de bien vivre cette si précieuse et unique vie. De mettre tout notre coeur à pratiquer nos valeurs et mettre toutes nos forces à défendre le respecte de chaque être sur notre pauvre planète. Bien à toi Gabrielle

  13. Trente commentaires ! Voilà qui est beaucoup. Merci à tous ceux qui ont contribué par des données et des considérations pertinentes.  Je me suis réjoui aussi que les messages du type “c’est tout faux, vous êtes nul !” nous aient été presque complètement épargnés. 
    Je m’étonne toutefois que tant de commentaires se rapportent au nucléaire. Pourtant ce n’est pas le sujet de l’article; le mot nucléaire n’est même pas cité. Avec PMM je me demande ce qui fait l’étrange attirance de cette technologie. 
    Un merci particulier à Gabrielle qui relève l’importance du dernier paragraphe de mon texte. Comme Janus, l’énergie a deux faces, elles peuvent apporter le meilleur, mais aussi le pire. À nous de décider.

    1. C’est tout le problème.

      Vous excluez de vos raisonnements le nucléaire alors que c’est la principale solution à notre emprunte carbonne.

      Vous avez donc “tout faux”, même si vous n’êtes pas nul. Je vous mets un 3 sur 20, pour faire de la politique plutôt que répondre par des solutions à l’urgence climatique. Vous êtes donc juste déconnecté de la réalité et des préoccupations de vos humbles concitoyens. 🫠😉

      1. Victoire !

        Moins d’éoliennes, plus de nucléaire.
        Contre les lobbies, l’UE investira 230 milliards dans le nucléaire et les autres énergies décarbonnées.

        https://atlantico.fr/article/pepite/repowereu-le-parlement-europeen-a-vote-l-amendement-permettant-de-financer-les-technologies-bas-carbone-et-en-incluant-le-nucleaire-francois-xavier-bellamy-eurodeputes-renaissance-renew-avancees-environnement-industrie-france

        C’est un grand jour pour la lutte contre le réchauffement climatique; n’en déplaise aux lobbies financés par la Chine !

  14. Tout les points que vous soulevez sont justes, je rajouterai cependant deux points cruciaux pour le bon fonctionnement d’une maison dite passive (https://re-2020.tech/passivhaus-label-maisons-passives) : la qualité de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe et l’efficacité de la ventilation double flux. Ces deux points sont indispensables pour : valider la qualité énergétique du bâtiment, un confort thermique, un confort acoustique, une qualité de l’air intérieur, une enveloppe durable dans le temps.

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