Partir , c‘ est mourir un peu

Quitter un endroit qu‘ on aime est difficile . Le moment est venu pour moi de le faire . Il me reste un mois dans cet appartement et dans cette rue qui m‘ ont donné tant de bonheur . On me dit que ce ne sont que des murs . Pour moi , les murs ont une âme . Que dire de tous ceux qui doivent quitter leur maison pour attendre la mort dans un mouroir ? Je sais que c‘ est un grand privilège de pouvoir choisir et décider . Je le fais en douceur . Une chance aussi . Cela ne m‘ empêche pas d‘ être triste en regardant par la fenêtre et en me promenant dans mon quartier . En attendant , je décrirai ces moments dans mon blog pour partager avec vous , mes fidèles lecteurs et amis . Je répondrai à toutes vos questions et j‘ essaierai de vous aider aussi longtemps que je pourrai . D‘ autres que moi prendront le relai . Il faut que les législateurs comprennent que le moment est venu d‘ accorder cette même liberté à tous les vieux qui n‘ ont pas envie de prolonger leur vieillesse pour quelque raison qu‘ ils invoquent : maladie , solitude , ennui , pauvreté . Si on pouvait créer un ministère pour les droits des vieux , je serais la première à me présenter pour décrire le désarroi que l‘ on ressent lorsqu‘ on devient invisible pour les autres et qu‘ on inspire au mieux la compassion , au pire l‘ indifférence .

Et puis maintenant ce virus qui complique encore plus les choses . Soyons réalistes , lucides , pragmatiques mais surtout et avant tout humanistes .

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

137 réponses à “Partir , c‘ est mourir un peu

  1. Merci pour ces nouvelles. Je vous souhaite d’être bien là où vous allez.
    Je vote pour vous comme ministre des personnes âgées. ( je crois que ça a existé)
    Vous êtes quelqu’un de formidable soyez en consciente.
    Cordialement
    Laurence

  2. Jacqueline,
    Je me sens triste à vous lire mais je
    ne dois pas le dire car nous devons
    tous vous accompagner dans toute
    la bienveillance possible, en pensant
    que c’est vous qui savez ce qui est le
    mieux pour vous, ce à quoi nous
    adhérons tous, et qui nous sera sans
    doute un jour permis, le jour de notre
    choix. Merci pour ce mot qui nous
    prépare, que j’aurais souhaité le
    plus tardif possible, d’ailleurs vous
    êtes toujours libre, vous êtes le Maître
    (ou Maîtresse) des horloges ! C’est votre choix, il est extensible si vous
    le souhaitez. Je ne dis pas encore “au
    revoir” !
    Avec toute mon affection ❤️
    Laure

  3. Quitter un endroit que l’on aime, un quartier, des façades, des odeurs qui nous sont familières et nous charment, c’est effectivement très difficile… Mais avoir la capacité de faire de ce départ un véritable choix participe à la petite musique de la fin d’une vie !

    Je publie trop rarement sur mon blog, mais je vais m’y remettre. Cet échange avec des femmes et des hommes que nous ne connaissons pas, mais qui souvent partagent nos idées, nos valeurs ou nos inquiétudes est une très belle chose
    Nathalie

  4. Chère Jacqueline JENCKEL.
    Il est dur à lire votre message Jacqueline mais la démarche est DOUCE.
    COMME JE VOUS COMPRENDS.
    Avec VOUS.
    Je vous embrasse.
    Françoise VERGER

  5. Ça sera la grande évolution du XXIe siècle. Après la maîtrise de la contraception au XXe siècle, la fin de notre vie terrestre ne devra plus être subie, mais décidée après mûres réflexions. Merci pour votre combat pour une législation adaptée qui rende à tous les humains la maîtrise de leur vie.
    Telle une pièce de monnaie, la vie n’acquiert sa valeur finale que lorsque elle est dépensée…

    1. « Ça sera la grande évolution du XXIe siècle. (…) la fin de notre vie terrestre ne devra plus être subie, mais décidée après mûres réflexions. »

      En espérant que, à terme, elle ne devienne pas obligatoire pour des questions de coûts et / ou de surpopulation.

      Beaucoup de romans et de films d’anticipation ont déjà envisagé ce genre de scénario.
      Peut-être sera-t-il bon de garder ce risque à l’esprit, surtout au moment de la mise en place de législations.

  6. Je me joins à tous ici pour vous dire merci d’exister Jacqueline, pour vous souhaiter le meilleur : votre choix !
    Merci pour avoir tant fait pour notre cause à tous ici. Et j’espère que c’est n’est pas fini !
    Oui les murs ont une mémoire… Mais la votre emporte l’amour de ces murs avec vous et vous accompagnera toujours. Les doux souvenirs sont comme la poésie, la beauté de la vie, celle de la mort paisible aussi… Bon et joli chemin, toute ma sincère amitié vous accompagnera toujours.
    Patricia

  7. Mes parents ont fait comme vous. Ma sœur et moi les avons accompagnés avec gratitude, tristesse, amour, joie, compassion, lucidité, soulagement …. Tout cela à la fois et tour à tour. Je pense à vous et souhaite pouvoir m’en aller aussi lorsque j’aurai décidé que le moment sera venu. Merci pour tout.

  8. J’ai scrupule à laisser ici un commentaire que certains pourront juger irrespectueux ou pour le moins déplacé, mais qui devrait aussi aider bien d’autres à surmonter leur angoisse : “Quitter un endroit qu‘on aime est difficile ” certes, quand on s’apprête à vivre dans d’autres lieux, dans d’autres murs qui nous ferons regretter les lieux chers qu’on a quitté ; mais quand on s’apprête à ne plus exister, à ne plus être ? Regrettait-on de ne pas exister avant d’avoir été porté à l’existence ?
    Je vous embrasse.

    1. Il faut se détacher petit à petit , commencer par les lieux , puis – plus difficile – les êtres qu‘ on aime . Chacun à son rythme , chacun à sa manière . C‘ est très cruel d‘ être bloqué sur son chemin par des lois médièvales , qui n‘ ont plus lieu d‘ être .

      1. Pour vous, cet acrostiche
        Jacqueline,
        Je suis en empathie avec vous, de tout mon être et de tout mon coeur
        Avec courage, lucidité , sagesse, vous choisissez votre heure
        C’est aussi le choix que je compte faire, sans autre vaine solution
        Quand sera venu pour moi, le temps de faire mes additions
        Une espérance commune d’être emportée dans ce tunnel d’Amour
        Et de retrouver les êtres aimés avec nous pour toujours
        La mort qu’il ont connu, nous allons la connaître
        Il est un lieu d’Amour sans commune mesure avec celui d’ici, où nous allons renaître
        N’ayez pas peur , ceux qui ont vécu des EMI, y décrivent un Paradis
        Et c’est dans cet espoir pour nous tous, que vous que ferez le départ de cette Vie
        Mes mains se joignent et mes pensées affectueuse s’envolent vers vous, je vous embrasse

  9. Très chère Jacqueline,
    Membre d’Exit depuis de nombreuses années, je me suis abonnée à votre blog dès la première heure. Je garderai précieusement votre livre en souvenir de vous, votre force d’âme, votre intelligence, votre détermination, votre empathie et, surtout, votre humanité.
    Je vous souhaite d’ors et déjà un très bon voyage et ne vous oublierai jamais (car si les prémisses d’Alzheimer’s un jour peut-être devaient être avérés, je vous rejoindrai avec sérénité avant qu’il ne soit trop tard).
    Au plaisir de vous lire encore un peu et avec toute ma reconnaissance,
    Nathalie Nordmann

  10. Chère Madame
    Mon époux était atteint de SLA, et dès l annonce de la maladie il a fait le choix d’une mort dans sa dignité. L été 2019 est venu le temps de sa décision, cette puissance intime qui dicte le bon moment
    ” le Kairos”.
    Nous avons cheminé ensemble ce choix de non- vie. Et à cette même époque je finalisais notre voyage en Suisse ( étant francais) Il est décédé en sept 2019 entouré de ses proches.
    Mes enfants et moi même sommes en paix et fiers d avoir pu réaliser ses dernières volontés.
    Notre conviction dans son choix est toujours aussi forte aujourd hui pour chacun d entre nous.
    Merci pour tous vos articles, nous les lisions avec beaucoup d intérêt
    Chère Jacqueline, je sais ce que signifie ce compte à rebours jusqu au jour ” J “…..!
    Je pense très fort à vous et je me permets de vous prendre dans les bras.
    Véronique

  11. Bonjour Madame

    ” un grand privilège de pouvoir choisir et décider ” : en effet , ainsi que, en l ‘ absence de loi en France , de disposer des bons contacts médicaux,
    puisque l ‘ aide active à partir, est interdite en France, avec obstructions parlementaires et autres lobbyings décrits par J. L. ROMERO.
    (” Les voleurs de liberté” et suivants ).
    La Belgique et Hollande sont plus avancées que nous, ( mais acceptent ils des patients Francais ?, et connaissez vous les noms d’ associations Belges ), et les prix des ” prestations” Suisses sont inabordables, et leur ethique totalement douteuse.
    Ici, la seringue de morphine ou de ” cocktail lytique” est poussée par l ‘ Infirmière, les nuits du week-end : ceci n’ est pas digne de la France qui se targue d ‘ être inspirée ou issue du Siècle des Lumières.
    On connait la loi Leonetti et son conservatisme. Fr. HOLLANDE avait trahi son engagement 113.
    Jusqu’ à présent, les Médecins ” gèrent” ces
    ” accompagnements ” avec, je l ‘ espère toute l ‘ humanité du Serment d ‘ Hyppocrate ?!
    Je vous souhaite le meilleur, et vous adresse
    mes cordiales et respectueuses salutations.
    B. BARBEDIENNE

    1. N’hésitez pas à lire “Pitié pour les hommes” du Dr Denis Labayle.
      Si vous souhaitez des informations complétes sur la Belgique n’hésitez pas à contacter de ma part : [email protected] . La proposition 21 de Hollande était d’un flou artistique qui ne l’engageait nullement…
      Des médecins en France accompagnent avec humanité leurs patients jusqu’au bout…mais à leurs risques et périls ! Notre pays est désespérément conservateur et, portant, légiférer comme d’autres pays l’ont fait ne signifie nullement que tout le monde devra en passer par là. La loi Veil n’a pas “forcé” toutes les femmes à avorter, mais du moins en ont-elles eu la possibilité

    2. Cher Monsieur ,

      Aucune association belge n‘ aide les étrangers . Il faut être suivi par un médecin belge qui vous aidera éventuellement en ayant connaissance de votre dossier médical . Les associations suisses n‘ ont pas de pratiques contraires à l‘ éthique . Elles sont consciencieuses et agissent en accord avec leur ordre des médecins ( plus humaniste que le nôtre ) Celles qui aident les étrangers doivent avoir une structure qui leur permette de les accueillir , du personnel aussi . Lorsqu‘un patient français est atteint d‘ une maladie incurable et n‘ a pas les moyens de payer , c‘ est l‘ ADMD et l‘ association suisse qui assument tous les frais ( exemple récent : Alain Cocq )

      Quant à la sédation terminale en France , si on utilise les bons produits , elle peut être rapide et douce . Chaque anesthésiste sait endormir un patient , s‘ il ne le réanime pas , il meurt . A quoi bon procurer une mort lente et pénible si on sait la rendre rapide et douce ??? Arrêtons l‘ hypocrisie !

      1. ” chaque anesthésiste sait” endormir ” un patient …. ” : décision collégiale ( et heureusement ) .
        Loi médiévale : oui.
        Le lobby de l ‘ Eglise envers les parlementaires est puissant, sinon ils perdraient leurs ouailles et leurs electeurs, donc leur pouvoir ( dechristianisation de la France face à l ‘ IVG , divorce, contraception, fin de vie ).
        Donc ce sont les Medecins qui gèrent ” au mieux “, sans évoquer par ailleurs, le business des maisons de retraites privées, avec taux de rentabilité exigé par les actionnaires.

        1. Et le business des labos pharmaceutiques ( la plupart d’ entre nous dépense plus en médocs dans la dernière année de leurs vies que pendant toutes les années qui la précèdent )

          1. Bien vu !!!!! : Big Pharma et son cynisme.
            ( Remises de peines, contre essais thérapeutiques … ).

          2. Bonjour, cette expression d ‘ or blanc est, en effet, connue, et ciblages commerciaux corrélés : Marchands du Temple !

          3. Carpe Diem : cueuillir le jour, sans douleurs, parfois aidé par Seroplex 20 ( contr l ‘ anxiété, pour le moral ).
            Aller à l ‘ essentiel, variable selon chacun, et s’ accorder des plaisirs.

  12. Christian
    Je suis touché d’apprendre que tu quittes une résidence et un quartier qui te convenaient.
    J’espère que tu te diriges vers un lieu qui aura des qualités proches du précédent.
    Tes communications nous sommes nombreux à les suivre, ton blog, tes écrits sur Twitter et autres moyens sont appréciés, il faut continuer.
    Bises.

  13. Queridísima Jacqueline,
    A pesar de que temíamos que algún día íbamos a saber que te habías ido, como ya nos habías anunciado, la confirmación de tu marcha definitiva me llena de tristeza al tiempo que de serenidad sabiendo que, como querías, vas a “Terminer en beauté” y cuando tu lo hayas decidido; para mucha gente esta libertad sigue y seguirá siendo una utopía.
    Como sabrás, en España entró en vigor la ley que regula la eutanasia, también, hace un mes. En DMD.Cat vamos atendiendo las numerosas solicitudes de información y asesoramiento que vamos recibiendo, estamos alerta para que se haga una correcta aplicación de la ley, estamos pendientes de cómo van a interpretarla los médicos responsables, los médicos consultores y la Comisión de Garantía y Evaluación, si admitirán o no las demandas de pacientes con trastornos mentales, y seguiremos batallando para que se amplíen los supuestos a fin de que se cubran las demandas de menores maduros y las de los viejos que consideren que han tenido una Vida Completa y quieran bajar del tren de la vida sin esperar que se acabe la vía biológica.
    Han pasado unos 12 años desde que tuve la suerte de conocerte en Galicia, en el décimo aniversario de la muerte de Ramon Sampedro, guardo de aquellos brevísimos días un recuerdo muy nítido y entrañable.
    Gracias por avisarnos de que vas a dejar París para no volver, a diferencia de ti, nosotros tendremos la inmensa suerte de seguirte recordando.
    Para terminar, como apasionado de la polémica y el debate, permíteme una última discrepancia, no compartir la penúltima idea de tu escrito “lorsqu‘on devient invisible pour les autres et qu‘ on inspire au mieux la compassion , au pire l‘ indifférence », sabes perfectamente que este no es tu caso, ternura, belleza, orgullo y agradecimiento es lo que me inspira tu recuerdo.
    Un abrazo muy fuerte, hasta siempre, Jacqueline.

    Josep, desde Barcelona (Catalunya, futura República europea independiente)

    1. querido Josep , gracias por tus lindas palabras . Lo que estoy haciendo es despedirme poco a poco de todo lo querido “ uno se despide insensiblemente de pequeñas cosas “ Chávela Vargas … Conoces la canción ? es muy linda ..gracias por tu cariño . Todavía queda algo de tiempo para intercambiar ideas … sigamos en contacto . Ojalà Francia tuviera el valor y la dignidad de España . Da verguenza el comportamiento de nuestros políticos frente a los temas esenciales de la vida . Un fuerte abrazo . Jacqueline

      1. Desgarrada y estremecedora, como era ella.
        A Francia le llegará el tiempo de que caiga, de nuevo, la fruta madura de la “égalité, liberté, fraternité», en nuestro caso la de escoger el final de la propia biografía, lamentablemente, para muchos demasiado tarde.
        Hasta pronto.
        Josep

  14. Chère Jacqueline
    merci pour ces lignes …j’ai pensé à Ronsard et à son adieu à la vie
    “Il faut laisser maisons et vergers et jardins,
    Vaisselles et vaisseaux que l’artisan burine,
    Et chanter son obseque en la façon du Cygne,
    Qui chante son trespas sur les bors Maeandrins.

    C’est fait j’ay devidé le cours de mes destins,
    J’ay vescu, j’ay rendu mon nom assez insigne,
    Ma plume vole au ciel pour estre quelque signe
    Loin des appas mondains qui trompent les plus fins.

    Heureux qui ne fut onc, plus heureux qui retourne
    En rien comme il estoit, plus heureux qui sejourne
    D’homme fait nouvel ange aupres de Jesuchrist,

    Laissant pourrir ça bas sa despouille de boüe
    Dont le sort, la fortune, et le destin se joüe,
    Franc des liens du corps pour n’estre qu’un esprit.

    J’espère pouvoir faire comme vous lorsque je ne me sentirai plus utile, ou que le Crabe resserrera ses pinces. Je vous embrasse

  15. Quels beaux sentiments humanistes… Malgré votre conviction et votre grand courage, je sais qu’il n’est pas facile d’effectuer un dernier tour de piste. Même s’il s’agit d’une vie si bien vécue – et au service des autres – comme en témoigne ce blog – qui ne peut faire autrement que d’atteindre le résultat que vous auriez voulu, même si vous ne serai plus là pour le voir – ou pour être remerciée. J’avoue ne pas être à l’affût de toutes les particularités de la loi canadienne à ce sujet – laquelle comporte sa série de restrictions – mais qui progresse mieux que la loi en France. ‘Peut-être parce que je ne cherche pas encor’ à m’en prévaloir. Mais j’espère que mes compatriotes et moi auront cette “option” plus tôt que tard. Ma condition présente n’est absolument pas garante de celle dans 10 ans. Bon courage, bon voyage. Et au plaisir aigre-doux de vous relire d’ici-là. Beaucoup d’amour du Canada.

    1. Je ne cherche pas à être crédible . Je suis sincère et ambivalente . L’ être rationnel et lucide ne veut pas sombrer dans la dépendance . L’ animal veut vivre à tout prix . Je décris ce combat et j’ espère que c’ est la raison qui va triompher .

        1. Oui, et c’est pour cela que je n’ai pas
          dit “au-revoir ou adieu” !
          J’espère que votre nouvelle habitation,
          Jacqueline sera chez des gens qui
          vous aiment et ne vous laisseront pas
          solitaire, la vie est toujours là !
          Je vous embrasse,
          Laure

          1. je n’ ai pas dit au revoir non plus . Seulement à ma maison . C’ est un premier pas vers le détachement .

    2. Bonjour Federico, lorsque l’on peut choisir le moment de sa mort, ce qui est merveilleux c’est que tant que la vie nous apporte quelque chose, nous pouvons en repousser la date…sans pour cela perdre sa crédibilité !

  16. « … le désarroi que l‘ on ressent lorsqu‘ on devient invisible pour les autres et qu‘ on inspire au mieux la compassion, au pire l‘ indifférence. »

    Soyez sure, chère amie Jacqueline, que, tant que nous serons debout, cette prophétie que vous tant redoutez, votre invisibilité et notre indifférence, ne s’accomplira pas, on ne vous oubliera pas, on pensera à vous, on s’en souviendra, bon voyage au bout de la nuit et, si on s’était trompé et qu’il s’avérait qu’il y a une vie après la mort (vous et moi n’y faisons pas trop confiance), ce serait une grande joie et un plaisir énorme de vous revoir.

    1. On finit par oublier tout le monde . C’ est normal . Le fleuve du temps emporte tout sur son passage. Si on vieillit trop , on est oublié de son vivant … on devient une sorte de paquet encombrant .Voilà pourquoi il faut partir à temps , même si on n’ en a pas vraiment envie . Savoir qu’ on peut le faire rassure énormément . Rien n’ est facile , ni rester ni partir ( comme le décrit si bien Baudelaire dans «  Le Voyage « )

      1. En fait, ceux qui ont une maladie bien
        grave et même incurable ont un choix
        sans ambivalance… D’où le besoin
        d’une loi en France qui permette
        d’aller au bout de son âge et de
        partir en douceur…

          1. Mme JENCKEL : la Belgique n ‘ accueuille que les résidents Belges, et 15000 E à prévoir pour Dignitas , située dans une friche industrielle.
            Restez crédible ! Pas de rassurisme.

          2. Il n’ y a pas que Dignitas en Suisse . Adressez- vous à Lifecircle à Bâle , dont la présidente ( le docteur Preisig ) est humaniste ou à Ex International à Berne , dont la présidente ( Madeleine Schleiss ) est également humaniste ..Si vous souffrez et n’ avez pas de moyens , l’ ADMD en France vous aidera également dans votre démarche . Ce sont les personnes dans les associations qui font toute la différence . La même chose vaut pour les médecins français : certains sont courageux , d’ autres sont indifférents aux souffrances de leurs patients et ne font que se protéger eux- mêmes . Et je ne les juge pas . Faut être sacrément courageux pour agir en son âme et conscience tout en bravant la loi .

          3. Non, la Belgique n’accepte pas que les résidents belges ! Si vous voulez vraiment vous informer , n’hésitez pas à m’envoyer un courriel, et toutes les associations suisses ne demandent pas 15000Euros. De plus, Dignitas a une ravissante petite maison située devant un terrain de foot municipal

          4. Bonjour Madame

            Je vous serais, en effet, gré de me communiquer les noms de ces associations Belges et Suisses.
            D ‘ autre part , le fim, par définition romancé : ” Quelques jours de printemps ( bonheur ?)”
            avec Vincent LINDON , déjà daté, est peut-être rassuriste, ou réaliste…..

          5. Il est réaliste . J’ai aidé le réalisateur ( Stéphane Brizé ) pour la partie qui se passe en Suisse .

          6. Volontiers pour livres et films !

            Je vous en remercie.

            B. BARBEDIENNE

            Nb : Quel levier actionner pour obtenir ENFIN cette loi ? ( Dechristianisation de la France… pratiquante ).
            Mme VEIL a combattu pour l ‘ IVG, soutenue par Giscard.
            Mr MACRON , libéral, perdrait il 2022 en defendant ce projet empathique ???????? :
            il perdrait les voix cathos et conservatrices !

          7. Il faudrait un ministère pour les droits des vieux . Macron ne s’ est pas bien entouré . Il faut des personnes courageuses , bienveillantes et compétentes dans un gouvernement . Sinon on coule 🙄

          8. Ne pas oublier la lâcheté (oui) des précédents présidents sur ce sujet sociétal …De plus Macron, ne s’est jamais engagé sur la question, continuons de nous battre, car s’il y a bien un sujet qui nous concernera tous c’est la mort !

          9. Macron ne s’ est pas engagé mais il est intelligent . Il comprend que c’ est un sujet important , mais il lui faudrait un ministre de la trempe d’ une Simone Veil pour porter une loi et malheureusement , il n’ y a personne parmi ses ministres qui soit à la fois un philosophe et un battant .

          10. Il y a eu 296 députés qui ont voté
            la loi Forlani, qui a été bloquée par
            3000 amendements et manque de
            temps… Il suffirait de représenter
            à nouveau ce projet de loi à la
            prochaine cession parlementaire,
            il paraîtrait que Monsieur Castex
            a donné la permission… qui sait ? 😉

          11. Oui, Nathalie, l’Automne est proche, nous verrons bien ce qu’il en sera pour la proposition de Mr FALORNI !

          12. En effet .
            Les ” vieux ” comptent ils pour les ultra Libéraux au Pouvoir ?
            Pas ” premiers de cordée “, seulement ” or blanc “.
            La France s ‘ honorerait à rejoindre le niveau des Nations pré citées par vous – même.
            Nb : plus empathique, moins archaique, y compris sur fin de vie, l ‘ Eglise regagnerait en audience , et ses ” fidèles “.
            Mais, déjà pour modifier ” ne me soumet pas à la tentation “, il faut plus de 2000 ans.
            Pourquoi pas, après election 2022, un décret 49.3 ?!!!!!!!!! : courage politique.

      2. Laisse-moi, Jacqueline, diverger une fois encore, ¿As-tu oublié tout le monde, personne du passé ne reste dans ton cœur et ton cerveau ? Les souvenirs des personnes qui ont contribué à rendre notre vie quelque chose d’intéressant et de joli, ne représentent-ils qu’un lourd fardeau ? Ne pouvons-nous pas les vivre comme une béquille qui nous soutient ou une rame qui nous aide à faire avancer notre bateau ?
        Avoir la liberté intérieure et les moyens matériels pour en finir quand on ressent que le bon moment est venu pour l’euthanasie est très réconfortant.
        En plus de beaucoup d’autres auteurs, Rainer Maria Rilke a déclaré : “Toutes les choses précieuses (y compris les décisions) poussent dans des conditions difficiles.”

          1. La vie , telle le temps d ‘ un souffle : poète Persan via Google.
            Et chroniques de Chr. ANDRÉ sur ces thèmes, sur France inter, via Google.

          2. Bravo, à notre âge, ça a couté un peu d’années, nous avons enfin appris qu’il n’y a que le présent.

          3. Je ne suis pas à même maintenant à
            faire une décision difficile, mais comme
            tout le monde je pense à ce que sera
            mes prochaines années. Nous sommes
            deux aujourd’hui, les choses sont
            simples. Mais les souvenirs amènent
            de la nostalgie, donc ils vont et viennent à leur gré, sans que nous les provoquions. Également, lorsqu’on voit
            que les enfants adultes, et parents à
            leur tour, ne réalisent pas que nous
            devenons sensibles et assez dépendants à leur affection qui décroît, nous sommes obligés de
            nous trouver des joies personnelles
            et égoïstes, futiles ou non, pour nous
            donner l’envie de vivre et surtout pas
            penser à cette fin qui nous attend tous.
            Quelquefois il est bon de faire “comme
            si” tant qu’on a la santé. Je trouve que
            le plus cruel est de ne pas pouvoir dire
            aux siens :” profitez de ma présence et
            de mon amour tant qu’il est encore
            temps !” Ils ne réalisent pas que les
            années comptent double pour nous…

  17. Merci Madame de partager des réflexions qui nous animent tous, surtout passé un certain âge. Nous sommes membres d’EXIT depuis son implantation ici et espérons pouvoir nous aussi partir selon notre désir, entourés de notre chère famille. Nous espérons également que la loi de fin de vie ne soit pas encore mise sous le tapis des ré-élections, influencée par un archaïsme évangélique qui n’a plus de raison d’être, sinon la sclérose.
    Bon déménagement dans un lieu agréable, amical, et et où la convivialité ne soit pas une formule. Dans ce cas, nous vous souhaitons longue vie selon votre choix.
    Merci pour toute votre aide à la cause et pour nous, vos lecteurs convaincus.

    1. Merci à vous de m’encourager . Cette réflexion sur la mort et le sens de la vie m’ a accompagnée tout le long de ma vie et je me fais incendier par tous ceux qui pensent que ce n’est qu’ un chantage , une provocation ou une manipulation de ma part pour attirer l’ attention . Du coup , je m’oblige à ne plus rien dire . Je parle de n’ importe quoi , sauf de l’ essentiel . Je ne cherche pas à me mettre en valeur . Je partage mes doutes , mes questionnements sans vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit . Et je me fais traiter de narcissique et d’ égoïste . Pas facile à encaisser . Donc votre bienveillance me rassure et me fait du bien .

      1. Mais oui Madame, si cela peut vous détendre, dites vous que le nombre de gens à qui vous êtes utile et porte-voix (ils ne sont pas (tout comme moi…) courageux suffisamment!) est bien plus grand que quelques aigris déstabilisés. Espérons que comme quelquefois, le nombre… l’emportera.
        Bonne continuation, si c’est votre choix et encore merci.

  18. Merci Jacqueline, de partager encore avec nous..
    Contente de vous savoir toujours proche, mais tellement triste que j’espère que dans un mois, quelque chose ou quelqu’un vous empêchera de nous quitter.
    Vous êtes un rayon de soleil, nous vous aimons tant, après ces années où vous lire est si réconfortant.
    Affectueusement

    1. Myriam , je dis que je vais devoir partir et que partir , c’ est mourir un peu … je n’ ai pas dit que je vais mourir dans un mois – et d’ ailleurs , je n’ en sais rien . Nous voulons contrôler notre destin , mais le faisons -nous vraiment ? La vie a plus d’ imagination que nous .

        1. Heureusement ! À moins d’une
          dépression sévère, on trouve toujours
          du plaisir à vivre, sauf également
          si on a une maladie insurmontable
          etc… C’est la nature humaine en
          général !

          1. Il vient un moment où on n’ a plus de plaisir . C’ est le moment où il faut savoir partir .

          2. le sujet est tabou : la vie est un cadeau et il faut la vivre jusqu’ au bout ( c’ est ce que nous dictent les religions monothéistes )

          3. En effet Nathalie, nous préférons vivre
            une vieillesse qui ne soit pas une
            lutte pour une survie de souffrance,
            c’est pourquoi nous souhaitons la
            loi pour l’euthanasie et/ou suicide
            médicalement assisté!

          4. Vous- même et l ‘ ADMD se battent, mais toujours pas de loi.
            Cette aide à partir est déjà parfois pratiquée en provoquant une dépression respi, par augmentation des sedatifs ou / et morphine.
            JL ROMERO a eu raison, quant au titre de son dernier opus : ” Lettre ouverte à… “

          5. Mieux que sédatifs et morphine : midazolam pour vous endormir et quelques ampoules de Propofol et de Curare . C’ est une mort rapide et douce .

          6. Merci pour cette info franche , à condition que le Médecin hospitalier partage et respecte ce désir d ‘ un départ dans la douceur…
            J ‘ en étais resté aux cocktails lytiques DLP :
            Dol…., Lys…. Phen…. .

          7. Il faut savoir de quoi on parle avec les médecins . Je suis franche car j’ en ai marre de toute cette hypocrisie autour de la mort .

          8. Dans ce cas, il est question d’une sédation terminale (lois Claeys-Leonetti rarement appliquée d’ailleurs) pour des personnes quasi à l’agonie, rien à voir avec ce qui est possible dans d’autres pays Suisse, Benelux, Canada, Espagne et une dizaine d’états aux USA, pour ne citer que ceux-là

          9. Triste France, donc ! … qui se réfère au Siècle des Lumières, mais infeodée aux caciques cathos.
            Le Paradis, mais après souffrances, tel Jésus :
            rhétorique piègeante !!!
            Loi de Dieu, contre lois des Hommes…

          10. Bien sûr Jacqueline, c’est lorsque les
            inconvénients de la vieillesse sont
            trop importants, trop de pathologies
            invalidantes, ect… on peut trouver
            beaucoup d’exemples à ce propos…
            Si l’envie de vivre n’est plus là, pour
            de multiples raisons, on devrait, à
            un âge avancé, avoir le choix d’un
            suicide assisté…Grosse avancée dans
            le raisonnement sociétal !

  19. Bonjour Madame,
    Dernièrement, j’ai découvert vos textes. Je comprends tout à fait bien lorsque vous écrivez « indifférence ». Pour la compassion, j’ai oublié la signification de ce terme déjà en 1970 …..
    En Suisse tout est plus simple mais seulement en apparence. Pour le stockage du Penthiobarbital, il ne s’agit que d’une question d’organisation « privée » et surtout « fort discrète ».
    Victime d’une erreur médicale en 1970 (diagnostique donc également thérapeutique), je vis depuis 51 ans avec 10 effets secondaires médicamenteux indélébiles, dont un effet secondaire douloureux non-stop. Les médecins étrangers ne m’ont jamais caché que d’autres effets secondaires connus et très tardifs allaient survenir incidemment ! Les suisses le savaient bien mais ont préféré le mutisme coupable plutôt que d’informer (au minimum la parentèle).
    Sachez que la reconnaissance des erreurs médicales sur enfants est très difficile dans mon pays soi-disant plus “civilisé”. La parentèle n’a pas forcément ni la formation requise, ni les fonds nécessaires à un ou des procès. Ensuite, l’enfant est adulte et c’est trop tard (prescription = 10 ans).

    En conséquence, nous devons nous organiser autrement et très efficacement pour la suite de notre vie. Et bien entendu quérir la vérité hors des frontières étriquées de la Suisse. J’y suis parvenue car, fort heureusement, j’ai la tête très dure et une cervelle combative (parfois hargneuse hélas) ! Et j’ai récupéré une très grande partie des documents médicaux me concernant, dont la notification de l’erreur diagnostique.
    Et aussi toutes ces petites notes manuscrites assassines de médecins qui fleurissent nos dossiers médicaux, car il est très jouissif de commenter les dégâts infligés à de la chair humaine pédiatrique non significative.
    Lorsque nous avons déjà frôlé de vraiment très près et bien trop tôt la mort (12 ans) suite à une allergie massive à un produit administré SANS tenir compte des allergies maternelles connues et surtout SANS diagnostic éprouvé, nous apprenons très vite à louvoyer et à nous battre et parfois à appliquer sans état d’âme la Loi du Talion envers le corps médical coupable de lésions corporelles très graves.
    Ici je ne relate qu’une infime partie de l’histoire car tel n’est pas le propos.
    Mais tout est écrit et documenté pour ma descendance.

    Ensuite, de fil en aiguille, nous devenons des expert(e)s en matière de défense tous azimuts et nous savons nous entourer de médecins (en général avec titre professoral) contribuant à nous aider au maximum pour établir la vérité diagnostique. Exemple : les ordonnances de complaisance, extrêmement utiles et qu’aucun pharmacien suisse ou étranger ne peut discuter, même une microseconde …. Je bénéficie d’un stock ante-daté hyper utile des rares produits autorisés (= 4) en relation avec mon profil complexe.
    Hors d’Helvétie, des professeurs éminemment reconnus ont publié des mea culpa envers les patient(e)s comme moi-même. Chez moi en Suisse, nous pourrons encore attendre dix mille ans car il n’est pas de bon ton de reconnaître ses torts. Bien entendu, j’ai ces publications en anglais.

    Par rapport au « déménagement », j’en suis au 37ème au cours de ma vie. Pour moi-même, changer d’air correspond chaque fois à une nouvelle vie et j’adore ce type de cabotage. A 63 ans, il me semble irréel de vivre toujours au même endroit et/ou le même Canton et/ou le même pays.
    Et lorsque j’ai été trompée sur la « marchandise immobilière » car cela peut toujours arriver, je ne fais aucun cadeau, exactement comme avec les « médecins expérimentateurs » de mon pays, cette chère Helvétie qui a accumulé un retard phénoménal dans certaines spécialités médicales …. Dont celle qui me concerne.
    De très loin, la Suisse n’est pas un pays parfait …. C’est un pays de petites cachotteries médico-pharmaceutiques parfaitement rodées. En d’autres termes, un business comme un autre.
    Courage pour votre déménagement / emménagement.
    Au plaisir de vous lire ….. eab

    1. quelle histoire que la vôtre 🙄🙄 Je n’ idéalise aucun pays et aucune population – médicale ou autre . Il y a des cons partout et des gens bien aussi .

      Vous êtes une battante . Bravo ! Moi , je suis fatiguée et je baisse les bras . J’ ai 14 ans de plus que vous et je commence à en ressentir le poids . Courage à vous ! Bien cordialement ! Jacqueline

      1. Bonjour et merci. Vous n’avez là qu’un tout petit dixième de l’histoire …. Si vous saviez ou lisiez le tout, vous me mettriez plus même un tout petit orteil dans ma chère contrée. Mes plus vifs encouragements. eab

        1. pensez- vous que c’ est mieux ailleurs ? Nous sommes tous des prédateurs et parfois , la loi protège les citoyens de leurs pays respectifs . Vous voyez bien que c’ est difficile partout .

          1. Le but du blog est surtout de discuter
            de la fin de vie médicalement assistée,
            pour cela nous avons besoin des
            médecins, qu’ils soient suisses, belges
            ou français…

          2. Bonjour Laure, comme patiente, vous pouvez aussi vous organiser “optimalement” pour stocker ce dont vous aurez besoin le moment venu…… Bons messages de Suisse. eab

          3. Je déconseille vivement de stocker des médocs en France . D’ une part on peut se les faire piquer et d’ autre part , c’ est dangereux de bricoler tout seul dans son coin . On risque de se rater et d’ atterrir aux urgences ou en soins intensifs . Et puis , pas très marrant pour ceux qui vous trouvent . Dans les pays , où l’ aide active à mourir est autorisée, on vous accompagne jusqu’ au bout et personne sauf le médecin ( qui a l’ habitude ) ne doit voir votre cadavre ( sauf si vous l’ autorisez ) et ce qu’ on voit , c’ est quelqu’ un qui dort , pas de la matière qui se décompose ( ça va vite )

          4. Bonjour …. je connais tout cela très bien (y compris ce qui est non public). J’ai travaillé plus de 20 ans en milieu de soins intensifs ….. Une belle journée. eab

          5. Nathalie, Je répondais à Eliane AB !
            Je suis bien sûr pour qu’une loi
            soit votée en France, j’y tiens
            beaucoup et je suis contre le
            bidouillages personnel avec les
            médicaments ! En tous cas je ne le
            ferai pas ! Le but de mon commentaire
            était pour dire à Eliane que nous
            avons besoin des médecins et que
            nous ne portons pas de jugement sur
            eux, l’idée est de faire avancer la
            loi !

          6. Que dire …. en fait j’ai appris très (trop) jeune à prendre ce qui me convient pour ma survie où que ce soit, sans distinction de culture. Par chance je suis multilingue. Si mon suivi médical est excellent ailleurs dans les quatre spécialités qui me concernent, je n’hésite jamais à me déplacer et en général en voiture. Accessoirement, j’aime rôder et suis tout le temps en vadrouille – l’Helvétie c’est minuscule, on y étouffe donc rapidement.
            Personnellement, j’ai toujours été accueillie impeccablement partout. Peu importe la langue, les différents acteurs “médicaux” comprennent très vite que je ne suis pas née de la dernière pluie et qu’il vaut mieux (pour eux) éviter de me conter fleurette. Donc respect automatique et maximal des deux côtés. Lorsque je réponds par la négative pour tel ou tel éventuel examen, personne ne m’embête sauf en Suisse où le “dénigrement médical” et la “pression” se font vite sentir (sans effet sur ma personne). Ailleurs, ils ne me contrarient pas. Non c’est non – ma responsabilité. Point.
            Donc ce suivi médical pluridisciplinaire s’effectue en “pièces détachées” dans des pays bien distincts et plusieurs villes à langues foncièrement différentes. Idem pour mon laboratoire trimestriel = depuis belle lurette ailleurs qu’en Suisse, soit en Italie (diverses Provinces), soit en Germanie, en fonction de mes divers déplacements. Je compile tout moi-même (courbes de valeurs sous Excel depuis 51 ans environ). Jamais personne ne pinaille dans les laboratoires d’analyses étrangers et mes résultats me sont toujours transmis en priorité, donc toujours AVANT les médecins en charge.

            Je gère donc l’intégralité de mon dossier médical, avec les pièces difficilement récupérées des années 1970. Comme la Loi c’est la Loi, tout m’appartient, y compris les notes manuscrites des médecins en marge des feuillets. Une montagne de documents qui a été résumée sous forme d’abstract en anglais, avec références médicales (accès privilégiés à PubMed).
            Etant donné que l’historique médical est très complexe, certains médecins se trompent dans leurs rapports (tare pour barre suite à une négligence ou une lecture partielle et trop rapide du dossier). Ils sont immédiatement avertis par écrit, ont l’obligation de correction, puisque j’informe systématiquement la hiérarchie et les médecins cantonaux le cas échéant. C’est juste mathématique. Aucune forme d’émotion dans ce processus. Certains médecins se croyant supérieurs à nous pauvres patient(e)s malmené(e)s au quotidien ont dit que j’étais une femme redoutable. Oui, si cela leur plaît de le penser, je ne vois pas où est le problème !
            Les patient(e)s ont une grande quantité de droits – hélas ils(elles) les ont oubliés et cela arrange formidablement le corps médical partout sur la planète Terre.
            Mon fils m’a récemment aidée à réviser soigneusement un document pratique genre “sac à main pour dames”, très condensé, avec les principaux diagnostics, les contacts impératifs etc. etc. Ainsi que les possibilités et surtout les interdictions médicamenteuses formelles. Sans oublier la “menace” juridique automatique en cas de dérapage ….. Très utile et salvateur de mettre d’emblée les points sur les “i”.

            En définitive, c’est juste une question basique d’organisation. Et comme je reste une ancienne fonctionnaire du très cruel monde hospitalo-universitaire, je connais les ficelles et les petits secrets bien camouflés de ce monde très particulier.
            La population générale n’a pas la moindre petite idée de ce qui se discute en coulisses. C’est préférable car terriblement indigeste !
            Où te caches-tu Serment d’Hippocrate en 2021 ? Nul ne le sait …..
            Une excellente soirée. Bien à vous. eab

        2. Bonjour Eliane, j’avais lu des bribes de votre histoire ailleurs qu’ici et je pense souvent à vous, parce que je pense aussi que le mépris ( ou protection de leur puissance ? ) des médecins suisses envers leurs patients est inadmissible. Encore plus étrange.. la docilité et la foi absolue des patients ! Moi aussi, j’ai mon propre dossier complet depuis longtemps, d’abord avec la ruse, puis en disant la vérité : c’est mon dossier, j’ai le droit de l’avoir ! Mes rélations avec le médecins ne sont pas toujours ensoleillés, mais ma situation n’est pas aussi sérieuse que la vôtre. En tout cas j’ai décidé, je ne veux pas mourir en Suisse, parce que j’ai peur qu’ils me fassent mourir… avant terme ! Apparemment ils sont, en effet, meilleurs pour la fin de vie ! J’aimerais continuer les échanges avec vous, mais je ne sais pas comment m’y prendre… Amitiés.

          1. En effet, la Suisse : prix exorbitants, business.
            Belgique ou autres possibles ….

          2. Bonjour Vita Bruno, vous pouvez sans autre demander mon adresse e:mail à la modératrice en cheffe, . Madame Jacqueline Jencquel (auparavant je n’avais pas lu son histoire sur son blog).
            Mais oui, en Suisse c’est la Loi, hélas nous sommes trop frileux alors que nous avons beaucoup de droits. Donc je suis bien contente de savoir que vous connaissez les ficelles …..
            Et vous avez raison: nous oublions constamment que nous avons le pouvoir et que les médecins sont à notre service, donc pas du tout l’inverse. Hélas, ils sont éduqués très tôt pour nous faire croire tout le contraire. A titre professionnel, je les ai pratiqués si longtemps que je sais louvoyer et je ne m’en prive pas du tout. En Pays de Vaud, nous dirions “nous en avons soupé de n’être que des CAS”.

            Louvoyer, c’est très sportif intellectuellement parlant – donc mes petites cellules cérébrales restent fraîches malgré l’âge qui avance…… Et c’est toujours moi qui décide (post erreur médicale).
            Récemment, j’ai même retiré mon dossier opératoire manu militari – ils n’ont pas voulu respecter ni mon historique, ni mes documents spécialisés émanant d’autres médecins, ni mon alimentation particulière, donc au Diable. Je n’ai pas d’état d’âme à ce sujet d’autant plus qu’il y a moult possibilités et bien meilleur respect ailleurs !
            Au plaisir de vous lire ….. Bien à vous, eab

          3. Pardon Bruno Vita, j’ai oublié de noter que je suis (très) souvent en vadrouille. Parfois je ne réponds pas immédiatement car ma priorité reste une conduite automobile respectueuse. Demain, je file à nouveau sur territoire italien ….. L’ambiance “accogliente” et les relations humaines chaleureuses (malgré la situation actuelle difficile) me manquent terriblement plus au Nord ….. Bien à vous, eab

          4. Bonjour Bruno,
            Votre avis sur la médecine Suisse est intéressante,
            étant française je ne les connais pas mais cela ressemble
            un peu à l’attitude des médecins français dans les années
            60/70/80… J’aimerais savoir ce que vous voulez dire par :
            “j’ai peur qu’ils me fassent mourir…avant terme !”
            Voulez-vous mourir sans aide et connaître la respiration
            agonique finale ? Ou bien voulez-vous dire que leurs
            mauvaises médications peuvent vous faire mourir alors
            que vous voudriez être guéri ?
            Bien cordialement,
            Laure

  20. En ce qui concerne la possibilité d’une
    loi en France, cela a été tenté en avril
    dernier au Parlement, et 296 députés
    de tous partis étaient prêts à la voter
    mais la loi a été bloquée par 3000
    amendements que les députés n’ont pas eu le temps d’étudier. Ils ont demandé à pouvoir représenter ce projet à l’Automne et paraît-il Mr.
    Castex leur aurait donné l’autorisation;
    un espoir peut-être !?

  21. Chère madame, permettez-moi de vous dire que vous faites plus de mal que de bien à la cause. Vos coup de blues , revirements et preuves d’attachements matérialistes sont exactement ce que les médecins mettent en avant pour justifier refuser ce droit à choisir l’heure de sa mort.
    Vous répondez à un commentaire « Je zappe . Je vis dans le présent . Je n’ ai pas de souvenirs», or, en regrettant vos murs et votre rue vous êtes justement dans le passé , les souvenirs et regrets, un grand materialisme mal placé dans votre situation. ». Vos phrases » Quitter un endroit qu‘ on aime est difficile . Le moment est venu pour moi de le faire . Il me reste un mois… » laissent penser aux lecteurs que vous allez mourir, mais il n’en est rien ! Car vous précisez (mais une seule fois) dans une réponse à autre commentaire « je n’ ai pas dit au revoir non plus . Seulement à ma maison. C’ est un premier pas vers le détachement ”. Vous ne prononcez pas les mots normaux « vente ou déménagement « . Est-ce à dessein pour dramatiser ? Si d’ailleurs vous vendez-déménagez, c’est bien que vous faites de projets de vie, de mise au vert ou de plus-value ? Qui sait si le nouvel endroit d’emménagement ne va pas changer votre humeur et vos vues sur le futur ?
    En écrivant » j‘ essaierai de vous aider aussi longtemps que je pourrai » et « Si on pouvait créer un ministère pour les droits des vieux , je serais la première à me presenter » , vous exprimez le fait que vous voulez rester vivante par une certaine utilité médiatique. Vous voulez être plébiscitée et vous pourrez alors prétendre avoir été retenue par utilité publique. D’ailleurs un commentaire vous dit « Madame Jacqueline Jencquel vous n’êtes plus crédible. À quel jeu joues-tu?”
    Bref, vous n’êtes plus crédible depuis que vous avez annulé la date de votre mort il y a quelques années (et cela, sans vendre votre maison, qui est pourtant selon vos mots un premier pas vers le détachement .…) et desservez fortement la cause par votre blog et étalage appellé “quotidien de votre combat” . Je plains également beaucoup vos enfants et entourage avec cette pression , eux qui subissent vos yoyos et argutie dramatique.

    1. Vous avez probablement raison , car je ne sais pas quoi répondre , sauf que je ne vends rien . C‘ est une location à laquelle je mets un terme . J‘ ai fait cadeau de toutes mes possessions , de mon temps aussi . Ma cause est le choix , une liberté plus qu‘autre chose . Mais vos critiques sont pertinentes . Je les accepte et je ne vais plus rien écrire .

      1. Tu es le maître des paroles que tu n’as pas prononcées..
        Tu es l’esclave de celles que tu laisses échapper..
        Lao Tseu.

        Mais ce n’est pas une raison pour s’abstenir de toute parole, de toutes les façons, l’on ne rencontre jamais l’unanimité qu’en dictature, car la parole y est muselée. Alors, jacqueline continue de t’exprimer !

        T’embrasse
        Nathalie

    2. D‘ ailleurs je ne cherche pas à être „ crédible „ Je suis vieille et je ne veux pas sombrer dans la déchéance . Avoir une porte de sortie me rassure . Je crois que c‘ est plus dur pour les enfants de se taper un boulet dont ils ne savent plus quoi faire .

      1. Madame, SVP il ne faut jamais se déprécier, c’est malsain.
        Et sauf votre respect, envoyez bouler TOUS les commentaires qui vous dictent votre conduite (et qui vous critiquent). C’est parfaitement jouissif, vous verrez d’appuyer sur la touche « DELETE » et ensuite de passer au prochain chapitre. Car chacun(e) a encore le droit de penser comme il(elle) l’entend, y compris sur le sujet de la fin de vie ….. Mais aussi d’agir.
        Vous abordez un sujet « éthique » avec votre sensibilité propre, sujet que bien des humains n’osent même pas approcher et de très très loin …..
        Donc au Diable, toutes ces grandes théories, ces critiques condescendantes et inutilement blessantes qui n’enrichissent personne – intellectuellement parlant.
        D’ailleurs, je n’ai jamais rencontré quiconque avec la science infuse et/ou le savoir universel.
        L’être humain est fait d’imperfections, de changements de direction, d’hésitations.
        Un être parfait d’emblée serait tellement ennuyeux, il n’y aurait plus aucune surprise ni vivacité.
        Restez vous-même envers et contre tout (et tous le cas échéant) !
        Une excellente fin de semaine.

          1. Ce déménagement doit être dur à
            vivre pour vous, Jacqueline, sachant
            combien vous aimiez votre cadre de
            vie… Votre fatigue vient sans doute de
            là, mais la vie est là et a d’autres facettes heureuses, vous allez reprendre pied et être utile à nous tous ! Bon courage !
            Amitiés, Laure

          2. J‘ ai commis l‘ erreur ( qu‘ on commet toujours comme vieille maman ) de me rendre à une invitation de mes enfants adultes à Berlin . Il n‘ y a rien de pire que cette solitude ressentie lorsqu‘on pense qu‘on est attendu et qu‘ en fait , personne ne vous attend . Ils ont leurs vies comme j‘ ai eu la mienne et comme je l‘ ai parfois encore lorsque je vis ma propre vie – ce qu‘il en reste- sans rien attendre de personne .

          3. Je comprends, à un certain âge on se
            sens vite toute seule, on a besoin
            d’attentions, savoir qu’on existe pour
            les autres… Il y a des changements
            psychologiques dont nous sommes
            à peine conscients ! Quelquefois je
            pense que ce sont les amis.es qui
            sont le plus nécessaires à notre quotidien… C’est dans le midi, sur
            la côte varoise que je me sens le
            plus exister, les baignades, le rythme
            de vie qui change me donne une
            impression de liberté et de cohérence.
            Bali pourrait être le lieu idoine pour
            vous ?

        1. Bonjour,

          Il est normal sur un blog…que chacun,chacune exprime son opinion positive ou négative sur les textes publiés.
          Pour moi, il semble logique que nous puissions retarder ce qui est “notre” choix ou exprimer certains regrets, c’est justement la beauté et la liberté offertes par le droit de choisir sa fin de vie , jusqu’à la dernière minute !

    3. Je me permets de m’introduire dans votre texte. Il mérite une réponse supplémentaire ce me semble….

      Chère madame, permettez-moi de vous dire que vous faites plus de mal que de bien à la cause.

      Connaissez-vous bien cette cause ? Savez-vous au moins ce que Madame Jenckel a fait pour elle ?
      Je suis en train de vous demander : savez-vous de quoi vous parlez ?

      Vos coup de blues , revirements et preuves d’attachements matérialistes sont exactement ce que les médecins mettent en avant pour justifier refuser ce droit à choisir l’heure de sa mort.

      Manifestement par votre jugement vous semblez ignorer les « coups de blues » les revirements ainsi que les preuves d’attachement. Vous les mêlez ici de « matérialisme » …. Qu’en savez-vous ?

      Vous répondez à un commentaire « Je zappe . Je vis dans le présent . Je n’ ai pas de souvenirs», or, en regrettant vos murs et votre rue vous êtes justement dans le passé , les souvenirs et regrets, un grand materialisme mal placé dans votre situation. ».

      Ceci s’appelle un paradoxe, c’est le propre de l’être humain. Certes, pour une personne comme vous semblez l’être, c’est déstabilisant. Mais Madame Jenckel comme nous tous, a le droit d’être paradoxale ! Sans pour autant être condamnée.

      Vos phrases » Quitter un endroit qu‘ on aime est difficile . Le moment est venu pour moi de le faire . Il me reste un mois… » laissent penser aux lecteurs que vous allez mourir, mais il n’en est rien ! Car vous précisez (mais une seule fois) dans une réponse à autre commentaire « je n’ ai pas dit au revoir non plus . Seulement à ma maison. C’ est un premier pas vers le détachement ”. Vous ne prononcez pas les mots normaux « vente ou déménagement « . Est-ce à dessein pour dramatiser ? Si d’ailleurs vous vendez-déménagez, c’est bien que vous faites de projets de vie, de mise au vert ou de plus-value ?

      De nouveau, vous ramenez un discours de « ressenti » à du bas matérialisme. Ceci s’appelle une projection de votre propre mode de fonctionnement. Je ne lis pas le texte de Madame Jenckel de la même manière que vous : je ne la condamne pas, je ne la juge pas, je ne cherche pas à démonter des phrases pour construire une thématique qui n’est pas la sienne.

      Qui sait si le nouvel endroit d’emménagement ne va pas changer votre humeur et vos vues sur le futur ?

      Et si c’était le cas ? Y verriez-vous encore du mal ?

      En écrivant » j‘ essaierai de vous aider aussi longtemps que je pourrai » et « Si on pouvait créer un ministère pour les droits des vieux , je serais la première à me presenter » , vous exprimez le fait que vous voulez rester vivante par une certaine utilité médiatique.

      Que Madame Jenckel souhaite continuer d’aider, je n’en doute pas une seconde. La manière dont elle l’exprime est peut-être maladroite, mais sincère, à son image !

      Vous voulez être plébiscitée et vous pourrez alors prétendre avoir été retenue par utilité publique. D’ailleurs un commentaire vous dit « Madame Jacqueline Jencquel vous n’êtes plus crédible. À quel jeu joues-tu?”
      Bref, vous n’êtes plus crédible depuis que vous avez annulé la date de votre mort il y a quelques années (et cela, sans vendre votre maison, qui est pourtant selon vos mots un premier pas vers le détachement .…) et desservez fortement la cause par votre blog et étalage appellé « quotidien de votre combat » .

      La crédibilité …. Oui, c’est bien d’un jugement dont je retiens les mots de votre message.
      L’on dirait un procureur !

      Je plains également beaucoup vos enfants et entourage avec cette pression , eux qui subissent vos yoyos et argutie dramatique.

      Et moi… Je vous plains…. Je vous plains car je subodore chez vous une personne « formatée » à l’extrême. Une personne qui manque de recul, qui juge et condamne sans appel. De plus, une personne qui manque d’humilité et d’indulgence.
      Pour moi, c’est vous le plus à plaindre et vos proches.

      Je suis triste de lire que Jacqueline accepte sans réserve vos critiques et décide de se taire. Ce blog est né de sa volonté, il a été le réceptacle de bonnes réflexions sur la fin de vie, sur ce que nous souhaitons tous : mourir dignement.
      Personnellement (et je le rappelle cici) j’ai un cancer et c’est grâce à Madame Jenckel que je sais que ma mort sera digne.
      Lorsque le moment sera venu, je partirai en paix. Je lui dois ceci ! Et croyez-moi… C’est énorme ! La paix en son coeur.

      Je vous la souhaite. Et je serais heureuse de vous voir présenter des excuses avec du recul à Madame Jenckel sur votre texte.
      Elle ne le mérite pas.

        1. Merci à vous.
          J’ai rédigé mon commentaire “hors” du blog et, ce faisant, la distinction entre les deux textes se voit mal. Mais… Je pense que la personne à qui je m’adresse saura comprendre (tout du moins je l’espère…) le sens de ma démarche. Prenez soin de vous Chère Madame, dans le seul sens où vous l’entendrez. C’est votre vie, elle vous appartient. Vous n’avez pas à vous justifier d’être profondément humaine ! Humaniste je dirais même.

      1. Jacqueline Jencquel que je connais depuis quelques années (nos visages étaient plus jeunes) est un être humain avec ses faiblesses, ses forces et ses contradictions, tout comme nous tous ! Depuis mes 14 ans, je sais qu’il y a certaines dégradations (intellectuelles ou physiques) auxquelles je me refuse. Tout comme jacqueline, je m’investis dans cette cause qui donne le choix de fin de vie ! Nous mourrons toutes et tous un jour, alors pourquoi en faire une tragédie, pourquoi interdire à certains ce que d’autres par peur, hypocrise, méconnaissance ou religion se refusent ?

        Soyons libres de nos choix jusqu’à la dernière minute

    4. Monsieur,
      Vous devriez lire le livre auto-biographique de Jacqueline pour
      mieux la comprendre ! J’ai quatre ans de moins qu’elle, des
      raisons familiales d’être heureuse, et pourtant je pense beaucoup
      à la fin de vie, c’est un sujet important, et les infirmières franches
      et humaines mettent beaucoup en garde contre les moyens ou
      plutôt non moyens des hôpitaux, Ehpads etc. Les personnes âgées
      sont tout au bout de la ligne, il ne fait pas bon devenir vieux et
      dépendant ! C’est une angoisse très légitime et nous savons que nos
      enfants ne feront qu’appliquer les us et coutumes habituelles, on ne
      peut compter que sur soi-même… Cordialement

    5. VAl; nom pas vraiment propre, déf. Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.

      N.B. La peopolisation crasse du cerveau de VAL dégouline.

  22. LE GRAND AGE

    Un jour on a cent ans
    Plus personne n’entend
    Ce qu’on essaie de dire,
    Ils ne nous écoutent pas
    Cela les fait sourire.
    Je ne voudrais jamais
    Vivre un jour cela
    Et c’est certain j’irai
    Faire un dernier voyage
    Dans cette Suisse aimée
    Ou je tournerai la page
    Selon ma volonté.
    Mourir c’est peu de chose
    Mais dépérir je n’ose.
    Voir partir ma mémoire
    N’être que dans le noir
    Et avoir oublié
    Toute ma vie passée
    C’est trop insupportable
    Même pas envisageable.
    Je partirai avant
    Tant qu’il est encore temps.

    30/07/2021
    Annecy

    1. Quel beau poème ❤️ Tellement juste et en même temps , on se détache si difficilement de la vie .. on guette encore , on espère encore tout en sachant qu’ il n’ y a plus rien à attendre . On est encore attendri par le sourire d’ un enfant , par un moment partagé avec quelqu’un- il y en a de moins en moins – qui nous aime et que nous aimons . Le Temps est le plus fort et si nous voulons partir dignement , il faut du courage et de la volonté . Et ne pas être bloqué par des lois absurdes et médiévales .

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