Sagesse

Vivre en étant conscient de l‘éphémère, c‘est apprendre à se détacher tout en étant présent.

Savoir donner sans rien attendre en retour.

Ne pas se sentir obligé de faire ce que font les autres.

Je n’aime pas les voyages en groupe, donc je voyage seule.

Je ne fais pas de tourisme, mais je sais m’imprégner d’un lieu en y flânant. Je m‘imprègne aussi de quelques personnes. Lorsque je me trouve bien dans un endroit ou avec une personne, je ne m‘en lasse jamais.

La plupart du temps, je préfère la solitude avec un feu de cheminée en hiver, un jardin parfumé en été.

Je fuis la foule et les dîners en ville.

J‘ai toujours vénéré Eros – la beauté – sans craindre Thanatos – la mort.

Le spectacle de la souffrance me désespère.

Je sais bien qu‘on ne peut échapper ni à la laideur ni à la souffrance.

Je fais de mon mieux pour aider quand je peux et me détourner quand il n‘y a rien à faire.

Les plus beaux métiers – à mes yeux – sont les médecins – qui réparent les humains et les architectes d‘intérieur – qui réparent les lieux.

Viennent ensuite les artisans, les jardiniers, les professeurs (ceux qui écoutent leurs élèves).

Je ne fais pas que bavarder. Je réfléchis sur ce qui donne du sens à la vie. Je ne peux le faire qu’en me basant sur ce que j‘ai vécu. « Que m‘importe de lire que le sable des plages est chaud. Je veux que mes pieds nus le sentent » ( André Gide ).

J‘ai toujours été intransigeante. J‘ai en horreur la banlieue dans laquelle j‘ai passé une partie de mon enfance. Adoré les parfums de la Provence : la lavande, le thym, le jasmin.

A 18 ans, j‘ai quitté la banlieue parisienne pour une chambre de bonne dans l‘Ile Saint Louis. Etudié à la Sorbonne (pas ce que je voulais, car pas assez d‘argent) et travaillé pour subvenir à mes besoins. Babysitter (pour la chambre de bonne) guide touristique ou serveuse (pour manger). Même à l‘époque je ne portais que des jeans.

Plus tard, grâce à mon mari, j‘ ai eu les moyens de m‘acheter de belles robes de designers et de jolies chaussures… Ce fut toute une époque de vie mondaine – et en même temps de maman.

Les plus grands moments de bonheur, ce sont mes trois fils qui me les ont donnés. Je n‘oublierai jamais les virées à Saint Tropez, le ski nautique dans les Caraïbes et puis… Gstaad, la neige, les fleurs, les vaches suisses. Nous étions complices et amis. J‘étais tellement fière d‘eux. En revanche, moi, je les faisais mourir de honte quand j‘engueulais un vendeur pas assez attentif ou que j‘imitais un rire idiot ou une voix vulgaire dans un restaurant.

Une vie remplie de moments marrants (le plus souvent) de souffrance (inévitable) aussi.

Mais voilà : le bilan est bon et je me prépare à partir. Il vaut mieux y penser en amont pour ne pas se laisser surprendre. On prépare tellement de moments importants : les baptêmes, les mariages, les diplômes… pourquoi pas la mort ? Pourquoi vouloir absolument laisser un moment aussi important de nos vies au hasard ?

C‘est vrai que Thanatos peut apparaître à n‘importe quel moment, même sans rendez-vous.

Cependant, si on lui a permis de nous accompagner pendant le trajet (laissant place à Eros, si celui-ci nous enveloppait dans ses bras) on le connaît et on ne le craint pas.

Eros vient et repart. Thanatos est toujours présent. Mieux vaut en faire un ami !

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

88 réponses à “Sagesse

  1. Honnêtement pour moi prévoir ce qui sera fait de ma carcasse est largement suffisant. Ma mort mr motive ä vivre. Pourquoi me préoccuper de que chose d inéluctable et sans lendemain ?

  2. Merci pour cette page de “Sagesse” … je pense chaque jour à la mort depuis des décennies, ce qui ne m’empêche nullement de bien vivre ce que je sais être un voyage à durée limitée.
    Bons et mauvais souvenirs s’entremêlent, chaque jour passé ne reviendra pas, chaque lendemain est une nouvelle aventure et je crois que je vis beaucoup plus sereinement …justement en préparant ma mort !

    1. Mais oui, Nathalie !
      „Il n‘ est rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de vie n‘ est pas un mal „
      Montaigne

  3. Et pourtant, quelle aventure merveilleuse,la vie .C‘ est justement parce que nous l‘ aimons qu‘ il faut apprendre à se détacher. „
    From too much love of living, from hope and fear set free, we thank with brief thanksgivings whatever gods may be : that no life lasts forever, that dead man rises up never, that even the weariest river winds somewhere safe to sea ( Charles Swinbourne)

  4. “Darkling I listen; and, for many a time
    I have been half in love with easeful Death,
    Call’d him soft names in many a musèd rhyme,
    To take into the air my quiet breath;
    Now more than ever seems it rich to die,
    To cease upon the midnight with no pain,
    While thou art pouring forth thy soul abroad
    In such an ecstasy!” (John Keats)
    🙂

    1. Ah, ce poème de Keats !!! Liz Macdonald en a fait sa préface pour son merveilleux livre: „ difficult conversations with patients“

      Elle est oncologue à Londres. Elle m‘ a beaucoup appris ❤️

  5. chère Madame – Madame La Vie ..vous nous offrez là une bienheureuse opportunité de souffler sur cette inéluctable finitude donc de respirer encore une fois à la vie qui est là ! Vous remercier serait maladroit – alors je trace avec les mots toute ma profonde reconnaissance – A vous – bien sincèrement-

  6. Louable, bien que fort surprenant, de consacrer sa vie à ceux qui veulent la quitter!

    Quant à moi, j’espère ne pas avoir besoin de vos “services”, encore de nombreuses années 🙂
    Bien à vous, jolie Madame

    1. Pourquoi surprenant ? Pensez-vous la même chose des personnes qui travaillent dans un service de soins palliatifs ?
      Personne, jeune ou moins jeune, ne sait combien de temps il lui reste…vous avez certainement pris une assurance pour votre logement et voiture…Pourquoi non pas dans l’espoir de les voir brûler ou être cambriolé, mais simplement parce que vous vous conduisez de façon responsable

      1. Surprenant, car je suis toujours épaté par ces personnes qui se consacrent aux autres.
        Et encore plus lorsqu’il s’agit de soins palliatifs ou d’accompagnement à la mort.
        Alors n’y voyez rien de négatif mais au contraire d’admiratif.

        Sinon, je n’ai pas de voiture et ma maison n’est pas assurée, alors, je dois sûrement être un irresponsable? 🙂

  7. Ce qui nous sauve , c’ est le sens de l’ humour . C’ est ce qu’ il faut essayer de préserver , coûte
    que coûte …votre échange, Nathalie et Olivier , m’ a fait marrer . Merci à tous les deux !!

  8. je m’intéresse à ce concept de “mort assistée” que l’on trouve en Suisse et pas en France. Personnellement je suis pour choisir le moment de son départ et contre les lois qui vous en empêchent. Je pensais que ce pourrait être un secteur d’avenir où j’aurai plaisir à intervenir et à aider. Mais ma fille m’a dit “oh non, tu vas contribuer à ce que toutes les meilleures personnes disparaissent”. Sa remarque fait réfléchir: en effet, il semble que les meilleures personnes c’est à dire les moins vénales, les moins vénielles, les moins idiotes, les moins consommatrices mais les plus désespérées se sentent découragées et plus à leur place. Ce n’est plus une question d’âge et de maladie mais de désespoir de faire partie d’une minorité incomprise et sans pouvoir face à une majorité débile et court termiste qui saborde le Monde. En ce sens, je ne suis pas comme Mme Jencquel qui regrette sa jeunesse et sa vie de famille passée, mais je me sens inutile de ne pouvoir stopper la dégénerescence ineluctable de la Terre, et de devoir subir cette connerie ambiante et ce stress que les personnes au pouvoir nous infligent.

    1. Je ne regrette pas ma jeunesse . Elle a été plutôt galère . Je ne regrette rien . J’ aime la vie . Pas envie de mourir . Mais quelle est l’ alternative ? Les maladies qui accompagnent la vieillesse sont parfois supportables , mais les risques augmentent de perdre son libre arbitre et sa lucidité . Et là , aucun médecin ne pourra plus me délivrer de ce qui ne sera plus une vie . Je fais ce choix en connaissance de cause après avoir accompagné des patients atteints de cancers incurables et de maladies neurodégénératives – incurables également . La France refuse l’ aide médicalisée au suicide , donc que faire ? Il faut aider les patients ( ceux qui le demandent ) à aller mourir en Suisse .C’ est aberrant !!

    2. Curieuse réaction de votre fille…peut-être due à son jeune âge ou à son inexpérience de la maladie ?
      De mon côté, depuis l’âge de 14 ans, j’ai toujours estimé que nous étions seuls juges du moment de partir, cela sans forcément passer par une loi ou une association. Toutefois, il semble qu’en France une vraie loi soit impossible à obtenir (depuis 15 ans, je répète que je serai morte avant de voir une telle loi dans l’Hexagone). Une ou des associations sont bien évidemment nécessaires pour conscientiser les citoyens qui ont parfois du mal à s’engager…ainsi que les élus fort tièdes dans notre pays.
      N’oubliez pas de dire à votre fille que bonnes ou mauvaises personnes, tout le monde meurt !
      Je ne regrette pas ma jeunesse, j’en ai bien profité et profite encore de ma vie actuelle fort bien remplie, mais ma date boutoir est fixée. Que ce soit Jacqueline Jencquel, moi ou d’autres, c’est avant tout un choix de liberté, pas lié à de la dépression, et ce choix doit être respecté.

    3. Rapidement. Je suis entièrement d’accord avec vous Val. Celles et ceux qui “pensent sérieusement” à la manière dont ils aimeraient mourir sont forcément intéressantes. En ce sens qu’elles “gèrent” leur vie jusqu’au bout. Quand je pense à toutes ces personnes très âgées qui n’en finissent pas comme les feuilles mortes de Prévert… Inutile de leur demander quels égards elles ont encore pour leurs proches car beaucoup ne sauraient y répondre. Je ne veux pas arriver à ce stade, et J’estime que FACE A L’ETAT ALARMANT DE LA SANTE DE NOTRE PLANETE une LOI qui me permettrait de laisser ma place à un autre terrien dès que possible, ne devrait naturellement pas être un problème!!

      1. Merci, et vous dites vrai. Hélas nos dirigeants et entreprises nous veulent cependant nombreux et vieux et pas trop intelligents:
        – Pour consommer (EPAD , consultations et chirurgies, chirurgie esthetique, hotellerie et voyages, résidences secondaires, robots et assistanat…)
        – Pour continuer à cotiser pour un système de retraites par répartition (qui est une fuite en avant car il finira bien par s’écrouler)
        – Pour ne pas organiser des donations trop tôt qui priveraient les états de taxes substantielles en comparaison d’un décès non organisé
        Le système capitaliste est un système économique dépassé. La démographie galopante couplée à l’effondrement de la biodiversité et des réserves naturelles et au changement climatique vont rendre la planète invivable et dangereuse.
        Certains milliardaires , des dirigeants la Silicon Valley et les Transhumanistes cherchent déjà les moyens d’échapper à la Masse qu’ils ne controleront plus en achetant des iles privées dans un premier temps, et en imaginant clonage, cryogination ou voyage dans l’espace. Eux veulent vivre vieux et longtemps, c’est leur rêve de pouvoir immortel.

    4. La méchanceté est la faiblesse des imbéciles qui se croient forts et il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Quant à la bêtise humaine vous savez qu’elle est aussi infinie que l’Univers (Einstein) eh oui malheureusement les intelligents sont contraints de subir la connerie de leurs dirigeants et semblables (humains). A quand la suppression du droit de vote aux cons ?

      1. Vous semblez débiter des phrases toutes faites, ou des citations, plutôt que d’exprimer une véritable opinion, où je me trompe ?

  9. Mme Jenquel, je suis bien d’accord avec ce que vous dites (PS: si votre jeunesse a été galère, elle a été riche d’évènements cependant). Mme Andrews, quand ma fille dit ““oh non, tu vas contribuer à ce que toutes les meilleures personnes disparaissent” , elle a raison, elle veut dire que les meilleures personnes sont les 1% de personnes qui sont surreficients mentaux , très bonnes personnes (qui feraient de très bons décideurs au niveau international) mais souvent dépressives. La dépression est la clairvoyance sur la futilité du monde, la bêtise et la cruauté humaine, l’inanité des relations sociales, et l’impuissance d’y rien changer ni de pouvoir y échapper malgré notre statut d'”animal soi-disant superieur” et nos progrès technologiques dans une course folle consumériste.
    je suis Pour choisir la date de sa mort mais ce qui me retiendrait serait que j’ai des enfants à protéger qui risquent d’être plus perturbés par mon absence et manque de protection. Il faut aussi écouter leur souffrance

    1. Merci pour votre réponse… Rassurez-vous, on peut très bien être réalistes/pragmatiques/lucides …sans être nullement dépressifs !
      Si vos enfants sont en bas âge, votre réaction est sage, s’ils sont adultes, nul doute – hormis le chagrin normal à la perte d’un proche- qu’ils seraient capables de continuer leur chemin, leur vie !

    2. J’ ai des enfants que j’ adore . Des petits – enfants aussi . Ils acceptent ma décision . Mourir quand on est vieux , c’ est normal . Bien sûr que nous serons tristes de nous dire un adieu définitif . Mais préférez- vous les parents qui n’ en finissent pas de mourir et font accourir leurs enfants des quatre coins du monde plusieurs fois avant de mourir pour de bon ? Ne vaut- il pas mieux passer de bons moments ensemble et puis partir tranquillement et en douceur ? Ne pas leur faire subir les visites à l’ hôpital et les attentes interminables ? Les décisions de médecins tout- puissants qui viennent leur assener un verdict brutal après leur avoir laissé un vague espoir pendant des semaines ou des mois ? De quel côté est l’ humanisme ? Réfléchissez !

      1. Je ne peux qu’être en accord avec ce que Jacqueline Jencquel vient d’écrire, elle et moi en avons connu des fins de vies très dures, tout comme nous avons cotoyé des fins de vies sereines . Pour moi, je sais de quel côté pèse la balance

      2. On voit que vous connaissez votre sujet Mme Jencquel. Beaucoup de sorties ratées que les familles proches doivent s’obliger d’oublier parfois avec le recours aux barbituriques. Rien à voir avec le bon souvenir d’un dernier repas. Me revient cette chanson de Jacques Brel: “A mon dernier repas…”
        Un souvenir excellent qu’on n’aurait pas envie d’oublier tout de suite au contraire!

    3. Comme je vous rejoins encore ici Val. Mais pour vos enfants à protéger… je suppose que vous n’iriez pas demander d’aide à partir sans avoir de grandes souffrances physiques ou psychiques inapaisables. Et croyez-moi, dès lors, à cause de ces souffrances -là vos enfants comprendront mieux votre choix même si cela sera dur pour eux. Aussi je crois que votre esprit sera toujours là pour eux.

  10. Madame Jencquel : vous programmez votre mort pour janvier 2020 hors contexte de maladie incurable et de souffrance … Mais savez-vous de quoi est fait le lendemain ? Vous estimez que votre vie et donc votre mort vous appartiennent. Êtes-vous bien sûre de cela ? D’ici l’échéance que vous avez fixée il peut se passer bien des choses que vous ne maîtriserez pas comme vous voulez maîtriser votre fin.

    1. Bien sûr qu’ il n’ y a pas de risque zéro . N’ importe quoi peut arriver n’’ importe quand à n’ importe qui . J’ en suis consciente . Je ne suis pas idiote !!

      1. Je n’ai jamais voulu insinuer que je vous prenais pour une idiote loin de là mais tirer des plans sur la comète comme vous le faites est un non sens pour moi. Suicide assisté à 10 000 francs (excusez du peu !) ou pas il est toujours question de suicide …

        1. Bonjour Geneviève, votre commentaire adressé à Mme Jencquel amène une question de ma part …que pensez-vous de l’euthanasie ? Pour vous est-ce aussi un suicide ?

          1. SI l’on prend le cas de la personne consciente qui demande l’euthanasie oui c’est une forme de suicide assisté. Si ce n’est pas la personne qui demande l’euthanasie mais que c’est un ou des tiers (famille, médecins) qui souhaite(nt) qu’on euthanasie la personne ce serait alors un crime.
            En France il y a le cas Vincent Lambert qui fait polémique ! Les parents ont-ils droit de vie sur leur enfant ? A qui appartient la vie : à la personne ou à l’entourage ? Vincent Lambert a demandé à mourir : c’est sa vie et il est libre d’en disposer. Et de quelle sorte de “vie” en l’occurrence … Ceux qui se suicident et se ratent (?) font un séjour plus ou moins prolongé en psychiatrie. Mais ceux qui sont déterminés à en finir arrivent à leur(s) fin(s)(c’est le cas de le dire) en tout état de cause et j’ai des cas concrets vécus au cours de ma vie.

          2. Dans les pays où l’euthanasie est possible, seule la personne concernée peut demander (et éventuellement obtenir) l’euthanasie…si cette même personne devient inconsciente de façon irréversible (coma par ex.) l’euthanasie peut se pratiquer uniquement sur base de la déclaration anticipée que cette même personne aurait rempli antérieurement…ça n’est pas à la famille de “souhaiter” . Quant aux médecins qui pratiquent cet acte, ils le font dans le cadre d’une procédure bien claire .
            Vincent Lambert, oralement avait dit à son épouse ce qu’il ne souhaitait pas…pas par écrit et de toutes les façons l’euthanasie ne se pratique pas au pays des Lumières (sur lequel un abat-jour est tombé depuis longtemps). Le droit français fait qu’effectivement chacun se renvoie la balle (désolée pour cette expression), puisque l’état végétatif de cet homme ne lui permet bien évidemment pas de s’exprimer.
            Malheureusement, il y a plus de cas de suicides ratés (souvent avec des séquelles) que de suicides réussis… En France, nombre de personnes âgées n’ont plus que la suicide comme porte de sortie, souvent de façon violente, car ils n’ont pas d’autres possibilités

          3. S’il y a des suicides ratés cela peut résulter d’un acte en tentative seulement : un avertissement qui parfois fait l’objet d’un avertissement à un tiers. Mais il y a des suicides ratés suite à une intervention divine car ce n’était pas l’heure de la mort pour cette personne dont la vie devait se poursuivre bien souvent avec une mission à remplir d’ailleurs. Ce que j’exprime ici est valable aussi pour les morts temporaires c’est-à-dire ceux qui vivent une NDE et dont leur vision de la vie en est transformée par la suite.
            “Humiliez-vous sous la puissante main de Dieu, acceptez avec humilité et patience les tribulations auxquelles il vous soumet, afin qu’il vous exalte au temps de sa visite en vous accordant sa grâce et sa gloire au temps qu’il aura fixé” Padre PIO.
            “La vieillesse est un naufrage” a dit Charles de Gaulle. Il a attendu la grande faucheuse comme tout un chacun doit le faire mais avec l’acharnement thérapeutique, elle a un peu plus de mal à y arriver mais l’issue reste toujours inéluctable. C’est la condition de toute chose sur terre : la mortalité du vivant.

          4. Je suis agnostique mais respecte les convictions d’autrui tant que ces personnes respectent les miennes.

            Alors rappel d’un dieu (qui n’empêche nullement les drames et les douleurs…) ou pas, nous sommes tous mortels et c’est justement cette certitude qui permet à certains (dont je suis) de pleinement profiter de la vie tout en considérant que ma mort m’appartient !

            De Gaulle (que mes parents fréquentaient et que j’ai connu dans mon enfance) était lui croyant et, contrairement à d’autres hommes d’Etat n’a pas souhaité hâter son départ.

            La liberté de choix, là est l’essentiel !

          5. Tout à fait d’accord avec vous. Je suis pour la liberté et donc l’accorde à mon prochain. Leur fin de vie et le droit de décider de leur mort c’est leur affaire et ça regarde tout un chacun. Si je peux comprendre qu’en cas de maladie incurable et de souffrance on veuille en finir, je ne comprends pas que l’on veuille abréger sa vie dans une perspective aléatoire d’hôpital ou de coût onéreux de maison de retraite médicalisée ou pas. Je suis croyante (mais pas grenouille de bénitier) non sans de multiples raisons et n’ai ni peur de vieillir ni de la mort à laquelle j’ai déjà échappé plusieurs fois et dès l’enfance (j’ai failli mourir noyée).
            Pour en venir à l’ADMD, mon père a été adhérent et même trésorier de l’antenne de sa ville … Depuis 2013 il est en EHPAD, grabataire, hémiplégique et dément sénile mais avec les bons soins rémunérateurs il n’a toujours pas rendu l’âme à bientôt 91 ans ! Ma mère qui était dans le même EHPAD depuis 2013 aussi et souffrait d’Alzheimer depuis 2000 a été fauchée début 2017 contre toute attente. Les voies du Seigneur sont impénétrables (enfin pas pour tout le monde).

          6. Dans ma famille, outre une mère morte à 53 ans…d’un cancer et ne pensant qu’à se défenestrer, un père “gommé” par Alzheimer (comme 7 autres membres de ma famille..j’ai d’ailleurs fait des tests), il y a eu aussi une grand-mère clouée 23 ans dans un lit d’hôpital, plus les morts qui jalonnent toute vie.

            La beauté (à mes yeux) est de pouvoir tirer sa révérence lorsqu’on le décide, mais je fonctionne dans le milieu associatif et respecte tout autant ceux qui attendent sans agir que le rideau tombe

          7. Ma mère était bipolaire et refusait de se soigner. J’ai dû subir ses phases d’excitation avec violences physiques et verbales à l’appui et ses phases dépressives avec menaces de se suicider. Un père tout aussi toxique dans son genre … Chacun sa vie, chacun son destin ! Liberté, liberté chérie ! Mais la liberté a un prix y compris au moment de la décision ultime.

          8. Oui leprix est cher voire même très cher à payer pour la liberté mais pour le suicide assisté en Suisse le prix actuellement à prévoir est de 10 000 francs. Cher ? Très cher ? Qu’en pensez-vous chère Nathalie ? Nombre de petits vieux n’ont pas cette somme et pour un crédit, c’est foutu … Humour noir !

          9. Savez-vous combien coûte un mois en EHPAD ? En 2016, il était d’environ 2000 Euros… Le manque de loi en France est cruel et hypocrite car celles et ceux qui ne peuvent payer ces 10000 francs suisses, soit +/- 8700 Euros, que deviennent-ils ?

          10. Oui je connais les tarifs des EHPAD ! Comme je vous l’ai dit mes 2 parents y étaient et mon père y est encore. Ce sont 2 500 € par mois plus les faux frais (coiffeur, pédicure, produits d’hygiène et de soins etc.). Une rente pour les EHPAD et si les retraites ne suffisent pas on s’adresse aux enfants pour compléter ! Et sinon l’état se remboursera sur la succession si possible !

          11. Le calcul est simple … 4 mois en EHPAD ou ?
            Un des problèmes étant que trop souvent les personnes âgées ne font pas le choix de s’installer en EHPAD mais s’y retrouvent par la force des choses sénilité, chutes graves,etc…) Une amie très indépendante et avec des problèmes de mobilité est “partie” récemment en toute dignité plutôt que de se retrouver dans une maison de retraite. Ses enfants ont tout à fait compris et respecté sa décision

          12. Tous les handicapés moteurs devraient opter pour un “départ” quel que soit leur âge ? Lâcheté …

          13. Chacun devrait avoir “le droit ” de partir. Parmi les malades ou les personnes souffrant d’un handicap moteur, certains feront le nécessaire pour que ce droit leur soit accordé, d’autres iront au bout du bout

            Mais parler de lâcheté me semble fort exagéré

            Bonne soirée, maintenant je vais sur mon propre blog.

        2. Soyons clairs : je suis bénévole et toutes les associations – en France et en Suisse – vous le confirmeront . Je n‘ ai jamais pris un centime ni à un patient ni à une association . Je défends mes convictions avec mes propres moyens .

    2. Si je puis me permettre Geneviève. Madame Jencquel a le droit de se projeter comme elle veut. Elle a aussi comme tout le monde, certes les imbéciles en font peu l’usage, le droit de changer d’avis quand elle veut si elle en voit l’intérêt. Cela s’appelle la Liberté, c’est tout. Peu devraient me contredire.

  11. Bonjour Mme Jencquel,

    Vous avez écrit « pas envie de mourir » et pourtant vous avez programmé votre mort.

    Je trouve votre discours justement difficile à lire lorsque des personnes, elles-mêmes atteintes d’un problème de santé incurable , se battent pour survivre et rester auprès des leurs.

    Je ne comprendrai pas la démarche de mes parents si l’un d’eux decidait de mettre fin à ses jours alors qu’il n’y a aucun motif valable – du point de vue de la santé – qui le justifierait.

    Je milite pour le droit de mourir dans la dignité pour les personnes qui souhaitent abréger leurs souffrances. En revanche, je suis farouchement opposé au suicide assisté des personnes qui sont en bonne santé et qui ont un jour décidé qu’il était temps de partir.

    Votre démarche est courageuse et je peux comprendre certains aspects de votre « combat » mais en même temps je trouve terrible ce que vous infligez et infligerez à vos enfants et à vos proches.

    1. Qui vous a dit que j’ étais en parfaite santé ? A mon âge , je ne pense pas devoir étaler mes différentes pathologies pour justifier une décidion légitime , qui ne le serait pas , certes , si j’ étais jeune et en parfaite santé . Je ne vous juge pas . Ne me jugez pas sans me connaître . Merci

      1. L’article lui-même le dit…. « elle ne souffre pourtant d’aucune maladie grave ». Je faisais simplement le parallèle entre les gens qui souffrent de maladies incurables et ceux qui sont en bonne santé.

        En tout cas l’article, tel qu’il est écrit, ne laisse pas de place à l’interpretation sur ce sujet. Tout est dit dans le titre.

        Loin de moi l’idee de juger la personne. Je ne fais que vous exprimer mon ressenti en tant qu’ « enfant de ».

        Quoiqu’il en soit je vous souhaite le meilleur.

        Ethan

    2. Chacun(e) devrait être libre de son choix… celui ou celle qui se fixe une date, malade ou pas, tout comme l’être humain qui se bat contre la maladie pour être le plus longtemps possible près des siens, ou aussi comme celles et ceux qui refusent de penser à leur mortalité
      Ne pensez-vous pas que le départ lié à la mort est toujours triste pour celles et ceux qui restent ? Oui, mais lorsque l’on a pu dialoguer et expliquer le pourquoi, la disparition peut-être plus facilement acceptée
      ,même si le chagrin légitime est là

      1. Je respecte le choix de chacun.

        Seulement voilà: vouloir partir pour, entre autre, « ne pas sentir le vieux » (cf l’article) ne justifie pas à mon sens d’infliger cela à ses enfants.

        Ceux-ci ont également le droit de voir leur maman prendre des rides et vieillir, parce que la vie c’est ça aussi.

        Ce n’est que mon point de vue.

        1. Ethan je suis d’accord avec vous. La vieillesse avec ses aléas fait partie du chemin de vie et chacun doit l’assumer. Refuser d’assumer cette partie de la vie c’est de la lâcheté sur quelque plan que l’on se place. Mais chacun est libre de faire ce qu’il veut de sa vie (même si bien trop souvent la société s’en mêle à mon goût) y compris de décider de sa fin de vie …

          1. Malheureusement, nous ne vieillissons pas tous de la même façon. Et plus nous avançons en âge plus notre tissu social s’effiloche ou disparait…tout cela est à prendre en compte.
            Si tout était facile, ces échanges avec vous, Ethan, Olivier et d’autres n’aurait pas lieu d’être., non ?

          2. Mais c’est toute la vie qui n’est pas toujours facile (pour certains pas pour d’autres) et il en est de même pour la fin de vie : certains meurent dans leur lit par exemple d’un arrêt cardiaque tandis que d’autres doivent endurer des hospitalisations ou un calvaire avec un cancer. Je pense qu’il faut savoir accepter ce qui nous arrive et l’assumer comme on assume des responsabilités tout au long de sa vie vis-à-vis de son travail, de ses enfants ou de ses animaux.

          3. Je n’ai pas demandé à naître (qui d’ailleurs l’a demandé), j’ai toujours agi en personne responsable, travaillé, élevé mon enfant, etc., mais le dernier acte de ma vie m’appartient, ça c’est une certitude.
            Des gens meurent effectivement d’une crise cardiaque. D’autres subissent les affres de la maladie…mais n’oubliez pas que parmi ceux-ci, certains font le choix de ne pas aller au bout de ce calvaire

          4. Détrompez-vous : votre âme a choisi de s’incarner avec vos parents tout comme la mienne avec les miens (toxiques). C’est ainsi qu’une vie doit servir à quelque chose pour l’âme. Vous êtes-vous un jour interrogée sur le sens de la vie ?

          5. La vie a le sens que chacun veut bien lui donner , l’ouverture de notre esprit et notre souhait à faire évoluer les mentalités. A “âme” ,je préfère “facultés morales et intellectuelles”. Depuis 30 ans, je médite quotidiennement et me remets en question lorsque cela est nécessaire.
            Voilà, je file sur mon blog pour de bon 🙂

          6. C’est encore moi. Assumer sa vie… Est ce que cela veut forcément dire s’abandonner malgré soi à des protocoles dressés par d’autres que moi? Par des marchands de médocs ou de couches culottes? Des marchands de pansements pour escarres qui bien sûr ont le droit de vivre aussi? Des professionnels nombreux qui voient forcément la mort de leurs clients d’un mauvais œil? Ils sont nombreux à tourner autour d’une carcasse vous le savez peut-être. Sans cela, la mort c’était quoi? Mis à part les accidents, la mort, un long et lent processus qui fait qu’on est de plus en plus mort. Et nombreux sont ceux qui ont dû dire avec ou sans la foi, Merci Mon Dieu, avant que tous ces marchands viennent nous empêcher de mourir. Donc aujourd’hui au nom de quoi DEVRAIS-je assumer une fin vie dictée par d’autres que par moi?

    3. “Je milite pour le droit de mourir dans la dignité pour les personnes qui souhaitent abréger leurs souffrances. En revanche, je suis farouchement opposé au suicide assisté des personnes qui sont en bonne santé et qui ont un jour décidé qu’il était temps de partir.”
      Et voilà, c’est là où le bât blesse avec L’ADMD. Je suis moi-même adhérente en France. Et vous êtes militant de l’ADMD!!! Ça me désole ce point de vue venant d’un militant de l’ADMD. Nous sommes, devrions être, libres de choisir de mourir en bonne santé plutôt que grabataire ou sénile ou handicapé moteur ou en phase terminale de… etc etc. et avant qu’il ne soit trop tard pour appuyer sur la “touche étoile” ou tenir un verre pour avaler la potion que j’ose appeler magique.

      C’est d’ailleurs un point qui m’interpelle sérieusement dans les documents que j’ai reçu de Lifecircle. Je note dans le premier paragraphe :

      “Comme  ES  respecte  la  législation  suisse,  il  n’est  pas possible  d’aider  les  personnes  dont  l’état  peut  encore s’améliorer  avec  ou  sans  traitement. ”
      Mais aussi ceci :
      Les  conditions  pour  obtenir  une  MVA  sont  les  suivantes  (Je note celle-ci ) :

      – être  en  phase  terminale  d’une  maladie  physique (diagnostic  principal)  ou  avoir  une  maladie  physique invalidante  inacceptable  ou  des  douleurs insupportables  et  incontrôlables. ”

      La prise en considération des polypathologies de la personne âgée n’est indiquée nulle part.

      1. Quelle hypocrisie que ce suicide assisté en Suisse ! C’est l’équivalent des avortements clandestins des faiseuses d’anges ou de celles qui allaient en Angleterre. Quand on pense que la société se mêle de traiter psychiatriquement à grand renfort de médocs du diable les suicidés qui se sont ratés. .. La vie proche de la mort n’a pas la même valeur pour tout le monde ! “La psychiatrie est le sacrement du diable” Carl Gustav JUNG.

      2. Militant de l’ADMD? Mais ou avez vous lu pareille sornette?

        Je n’ai pas envie de continuer le débat.

        Je livrais juste mon point de vue.

        Lire dans les commentaires que nous sommes des animaux et que la vieillesse est incurable et un calvaire ne correspond pas à ma vision des choses.

        Je ne faisais que mettre en lumière le caractère auto centré de cette démarche vis à vis des enfants. Point final pour ma part.

        Cordialement

        Ethan

  12. En tant qu’animaux, nous sommes programmés pour survivre, nous battre, occuper l’espace, nous reproduire etc…C’est l’inné. Mais contrairement à d’autres espèces (fourmis, guèpes, loups, etc) nous , espèce dominante, ne nous autorégulons pas et cherchons à augmenter l’espérance de vie et la population pour des raisons de progrès technique et médical et surtout économiques et mercantiles, religieuses et sociales . Ca c’est l’acquis. Ceci en dépit du bon sens, vu la catastrophe démographique et environnementale.
    « Se battre » beaucoup d’entre vous dites-vous ? Mais pourquoi si ce n’est cette programmation génétique et cet acquis que je viens de décrire qui n’ont plus de raisons d’être à plus de 7 milliards sur terre? C’est usant toute la vie, sans fin (Sysiphe) et sans but SAUF que de protéger les siens. Ceux que l’on a mis au monde alors qu’ils ne l’avaient pas demandé et à qui donc on doit quelque chose ! Je suis carrément pour le suicide, et le suicide assisté , ce n’est pas de la lâcheté mais de la clairvoyance et de la sagesse ; MAIS à condition de ne pas provoquer des dégâts encore pire parmi notre descendance. Je ne parle pas seulement de chagrin.
    Nos élites vont s’augmenter artificiellement, se créer des paradis inatteignables pour vivre et se cloner entre « happy few », la masse grouillante travaillera , souffrira pour eux et paiera les retraites, avec ce désir de rester en vie malgré tout et n’importe quoi (à moins que l’on introduise l’eugenisme de masse). Seuls les sages et désabusés, souvent surefficients mentaux, voudront s’échapper dans la mort mais en laissant une descendance désemparée. C’est triste

    1. Je partage votre analyse . Cependant , on ne laisse une descendance désemparée que dans la mesure où elle n‘ est pas préparée . Mes fils adultes ont compris ma démarche – et même s‘ ils seront tristes – ils préfèreront ne pas avoir une maman qui ne ressemblera plus à celle qu‘ ils ont connue et qu‘ ils devront traîner avec eux comme un paquet ou enfermer dans un mouroir . Ce n‘ est pas le souvenir que je veux leur laisser

    2. Ne parlons pas du possible “transhumanisme”… pas plus qu’il ne faut se projeter dans “Green Solent” !
      Il est vrai qu’au 20e siècle différents progrès (dont la pénicilline) ont fait exploser l’espérance de vie. La consommation de chacun mieux gérée permettrait à plus de 7 milliards de femmes et d’hommes de vivre sur Terre… mais l’être humain en veut toujours plus, d’où sa possible perte. Raison de plus pour celles et ceux qui font le choix de partir de pouvoir le faire, surtout lorsque leur progéniture est adulte et n’a plus besoin de tuteur paternel ou maternel pour rester droite ! De plus en plus de gens n’ont plus d’enfants et ce sont souvent les religions qui poussent les familles à enfanter généreusement !

  13. Observons le modèle de suicide assisté jusqu ‘au bout. Nous avons le droit de choisir notre mort que ce soit pour des raisons physiologiques ou mentales. Vous voulez l’expliquer à vos enfants et petits enfants. Vous croyez qu’ils vont vous comprendre, abonder en votre sens, vous excusez . Mais peut –être pas ? Qu’allez-vous déclencher ? Question ultime : quid si un descendant vous dit « alors moi aussi maman, je veux mourir, avec toi » ???

    1. Curieux, votre question ultime …elle semble plutôt relever d’une crainte liée à une situation personnelle .
      J’ai connu plusieurs personnes qui sont parties soient grâce à une loi, ou une association… avec )ou sans l’accord de leur progéniture mais dans le respect de leur choix), mais aucune n’a jamais entendu une telle question !

        1. Respect de la vie ?? Les trois religions monothéistes se font la guerre depuis qu‘elles existent . Aucune d‘ elle ne proteste contre l‘ industrie des armements ni contre les bombes qui tuent des enfants . Quelle hypocrisie de voir la vie sacrée pour les uns et pas pour les autres . Pensez- vous aussi que chaque spermatozoïde est sacré ? Etes- vous contre la maîtrise de la fertilité chez les femmes ? Réfléchissez au lieu de répéter ce que vous dicte une hiérarchie religieuse obsolète .

          1. Madame,
            J’ouvre seulement un débat … Ces questions de suicide et d’avortement sont deux causes que j’ai personnellement vécues et qui me posaient un problème de conscience. Mais comme je suis plus que croyante j’en ai débattu avec Dieu (jamais avec un prêtre qui n’est pour moi qu’un pauvre humain parmi tant d’autres pour la grande majorité) et mes scrupules n’ont plus lieu d’être. Mon âme, mon esprit et mon corps sont en paix. AMEN.

          2. Vous n’avez jamais ouvert un débat, mais plutôt asséné vos croyances. Vous avez débattu avec votre dieu …et que vous a t’il répondu ?

          3. Vous m’attaquer sur le plan des religions or j’ai nuancé mes propos en ouvrant la question éthique avec des compromis ou pas. Je note que vous avez un ego surdimensionné comme beau coup : vous ne faites pas de voyage en groupe vous préférez voyager seule. Moi si je revendique mon indépendance, je suis plus altruiste et fais preuve d’empathie vis-à-vis de mes semblables en application du commandement “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés”. En fait vous êtes super égoïste dans votre décision de mourir : vous ne pensez qu’à votre petite personne et voulez fuir toute maladie, souffrance et décrépitude éventuelles.

          4. Je ne trouve aucune sagesse dans vos propos et votre décision de mort programmée. Un sage accepte la vie et ses joies et ses peines et ne se défile pas devant la vieillesse et les problèmes inhérents à cette étape de la vie. C’est une étape et il convient de la vivre comme le reste de la vie. Y renoncer n’est que preuve de lâcheté.

          5. A Geneviève:
            Les religions sont des fables sans fondement ni preuves, inventées par les dirigeants de l’époque pour mieux asservir et maitriser leurs populations. Elles ont donc une profonde racine d’obeissance aveugle, de résignation, et de souffrance acceptée voire recherchée.

            Ces croyances personnelles doivent rester du domaine du privé.

            Dans le domaine du public, dans des états laiques et démocratiques comme les nôtres, nos discussions relèvent du libre-arbitre, de la science, et explorent des concepts évolutifs, des solutions, des évolutions des Lois que les citoyens soumettent aux dirigeants élus.

          6. C’est surprenant qu’ à notre époque , tellement de personnes soient encore convaincues que le monde n’ existe que depuis cinq mille ans . Est – ce tellement plus facile de croire que de réfléchir ?

          7. oui , cet aveuglement de masse fait peur.

            Au Moyen Age, l’Eglise catholique a brûlé des astronomes pour avoir osé dire que la Terre était ronde et tournait autour du Soleil, contrecarrant le principe de la Terre centre de l’Univers. Après ce fut les condamnations infondées des théories du Big Bang et de l’infini.

            Plus tard, la même église a condamné Mendel, Linné, Darwin et autres pour oser dire que l’Homme était un mammifère avec des ancètres communs aux singes et énoncer les Lois de l’évolution. Encore de l’antropocentrisme aveugle.

            Même la religion musulmane a été plus clémente avec les astronomes et les mathématiciens.

            En plus de croire aveuglement en des préceptes d’Eglises dirigées principalement par des Hommes (masculins) et des Puissants asservissants, les Humains ont tendance à vouloir appartenir à un groupe homogène “moutons de Panurge” , à croire à des fables et à être outrancièrement optimistes. C’est un biais développé suite à notre évolution en tant que mammifère supérieur sans prédateur. Un joueur de Loto considèrera toujours l’unique chance sur 15 millions de gagner et non pas les 14.999.999 chances de perdre.

  14. Notre corps nous appartient …aucune femme n’avorte par plaisir et son choix doit être respecté !
    Tout comme notre mort nous appartient

  15. Choisir le moment de sa mort est la plus grande liberté que l’on puisse avoir, c’est contrôler sa vie. Je vous comprends, Madame Jencquel, et être en accord avec soi-même, ses propres choix est essentiel pour être heureux et vivre pleinement jusqu’au bout.

  16. Bonjours Jacqueline,
    Mon grd père et grd mère son mort,bien sûr car il sauraient plus 100 ans, mais avec souffrance . Pour quoi partir avec cette souffrance physique ?
    Vous êtes courageuses ! Moi,j’ai 46 ans est ai une maladie auto-immune (la spondylarthrite ankylosante)
    Je peus te dire que s’est une maladie qui me fait souffrir malgré la morphine, au bien sur j’ai déjà pensé au suicide mais pas fait par manque de courage, et j’ai encore un enfant encore. Cela fait 10 ans que je me bat contre cette saloperie maladie mais je suis la de cette souffrance. Cette assistance,je ne pourrai l’avoir car j’ai cru voir que sa coûté 10 000€ donc suis condamné à souffrir pour mon fils de 6 ans mais qu’est ce que je voudrai partir afin de faire ce pied nez à cette vie .
    Je souete vous voir de l’autre cotè à fin vous faire un coucou d’amour car cette matière est très lourde.
    Merci pour cette sagesse.
    Jérôme.

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