“Mais au fait, la science politique, c’est quoi ?”

Il y a quelques jours, quelqu’un m’a demandé de définir concrètement ce qu’était la science politique. Hum, eh bien…

Personnellement, en choisissant ce cursus, je m’attendais à entrer immédiatement dans le « vif » du sujet. L’analyse pointilleuse du fonctionnement des gouvernements, comportements électoraux ou autres relations internationales… Néanmoins, je me suis bien vite rendue compte que ce n’était de loin pas seulement cela.

Polysémie instable et recherche vaine des origines

Tout comme la politique elle-même, la dénomination de « science politique » reste vague, puisqu’elle renferme une multitude de significations. Il serait illusoire d’essayer d’établir une définition universelle, et encore moins de fournir une réponse complète en une seule publication sur ce blog. L’objet de la science politique (attention suspense : c’est la politique) n’a pas réellement de « contenu » spécifique lui-même. Après tout, n’importe quel fait social peut devenir problème politique, à condition qu’il soit signalé comme tel par des groupes d’une importance notable. Difficile également de tenter de trouver une date de naissance précise. Les études sur la/le/les politique(s) existent depuis l’apparition de la politique elle-même, ce qui remonte à… très, très, très longtemps.

Différentes approches possibles

Faire de la science politique, c’est une manière de comprendre le monde dans lequel nous vivons, et de fournir des clés d’analyse des agissements (parfois sacrément obscurs) de nous autres êtres humains. Impossible donc de parler science politique sans y mêler d’autres disciplines, telles que la sociologie, l’anthropologie, le droit, la psychologie, ou encore la philosophie. Elle reste évidemment dans le domaine des sciences, différentes méthodes d’analyse sont donc envisageables.

Un questionnement permanent

Finalement, la science politique, ce ne serait pas avant tout s’interroger ? Que cela soit sur le rapport entre les individus et leurs idées, sur le pouvoir et sa (non)-légitimité, sur notre propre représentation et conception du monde… Le plus important reste à mon avis d’entretenir sa curiosité. Au final, comme toutes les sciences, personne ne maîtrise la science politique dans son entièreté. Le point central reste le questionnement permanent, sur le passé, le présent, le futur, l’individu, la société, le monde, et tant qu’on y est, pourquoi pas l’univers.

Thibaud Vanhooland, voyou solitaire

Un Nantais seul sur son tandem

L’été touche à sa fin, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux musiciens.

D’abord bassiste pour les groupes Elephanz, Pégase, ou encore Rhum for Pauline, Thibaud Vanhooland s’épanouit aujourd’hui dans son projet solo, sous le doux pseudonyme de Voyou. Et ça lui va à merveille. Son style particulier ne plaira certainement pas à tout le monde, mais cela vaut la peine d’essayer. Le Nantais de vingt-sept ans a dévoilé en juin dernier une nouvelle création, « Papillon », quelques mois après la sortie de son premier EP, On s’emmène avec toi. Ce dernier comporte cinq chansons, dont la plus connue, Seul sur ton tandem, sent encore bon les vacances. Bien que sorti l’hiver passé, ce premier EP un brin mélancolique se prête en effet à une ambiance de fin d’été. C’est planant, poétique, et parfait pour la rentrée universitaire qui s’annonce. L’occasion de se laisser emmener, le temps de quelques chansons, sur un tandem, tout seul ou accompagné. Reste à patienter pour l’album.

 

 

Le Makay, forteresse biologique en péril

Récemment, j’ai regardé le dernier documentaire de Léo Grasset sur sa chaîne YouTube « DirtyBiology ». Au programme : le massif du Makay, à Madagascar, qui fait partie des « mondes perdus » de notre petite planète. Sanctuaires naturels très reculés, les « mondes perdus » sont des zones pour l’instant encore plus ou moins préservées de l’influence de l’être humain. Mais ces lieux sont uniques. Une fois perdus, ils le sont pour de bon.

L’île de Madagascar, séparée du sous-continent indien il y a 88 millions d’années, abrite une faune très diverse, où 75% des espèces sont endémiques. Si ces dernières disparaissent de l’île, elles sont purement et simplement éradiquées de la surface de la Terre. Le Makay, havre de paix difficilement accessible, n’est malheureusement pas aussi protégé que ce que l’on pourrait penser. Et pour cause, la principale menace vient des populations locales.

Les bergers brûlent en effet intentionnellement les forêts, afin que de l’herbe pour nourrir leurs zébus y repousse à la place. Cette végétation secondaire est beaucoup moins diversifiée et ne permet plus à bon nombre d’espèces d’y vivre. Évidemment, détruire l’environnement duquel on dépend, c’est moyennement optimal. Mais avec son statut de cinquième pays le plus pauvre du monde, le taux de malnutrition de Madagascar est atterrant. Nous avons donc d’un côté des organismes qui tentent de préserver les ruines d’une biodiversité qui recouvrait autrefois toute l’île, de l’autre des locaux qui souhaitent simplement avoir de quoi manger à leur faim. Tu parles d’une situation scabreuse.

Léo Grasset pointe du doigt l’un des plus grands défis de notre époque, celui de réussir à concilier développement et conservation. Comme vous le savez, la biosphère ne se trouve pas au top de sa forme ces temps-ci. C’est notamment en se demandant comment mieux protéger des endroits tels que le Makay que l’on pourra à terme fournir une solution pour sauver la biosphère dans son ensemble. D’où l’importance de s’engager, d’éduquer et surtout de collaborer pour réparer ce qui peut l’être et sauver ce qui reste.

 

Le documentaire de Léo Grasset : https://www.youtube.com/watch?v=cdwfBSl12dg