Échappée algérienne – La douceur de Tizi Ouzou

Quatre heures dans un petit bus jaune, à rêvasser en regardant défiler le paysage. Dès notre arrivée à l’auberge de jeunesse d’Azazga, le gérant se propose d’être notre guide. Nous découvrons en sa compagnie les merveilles de Tizi Ouzou, qui nous éblouit par la beauté de ses paysages. Pause dans un marché au bord de la route. Des macaques de Barbarie nous observent de loin, l’air intrigué. Difficile de choisir les souvenirs que nous allons ramener, tant poteries, colliers et tissus colorés débordent des étagères. Nous nous mettons finalement en route pour le festival « Raconte-Arts ». Disséminés dans les ruelles du village de Sahel, des centaines d’artisans exposent leurs œuvres. Poteries, colliers, sculptures et tableaux s’offrent à nos yeux. Nous nous laissons porter, le temps d’une soirée, par les danses, les couleurs et la douceur de la Kabylie. Nous la quittons à regret. Arrêt dans une ville côtière de la wilaya de Tizi Ouzou, à Azeffoun. Peut-être pour retarder un peu le retour. La mer d’un bleu intense s’étend à perte de vue, et nous nous promenons sur une plage des plus étranges, aux rochers perforés de mille trous. “On dirait des éponges”, me dit Mālik. Pas de maillot de bain sous la main. Nous sautons tout habillés dans les vagues. Le retour en bus a l’odeur du sel et des rires. La peau est sèche. De nouveau à Alger, nous nous aventurons dans le musée d’art moderne pour y découvrir une rétrospective consacrée au compositeur Ahmed Malek. Nous déambulons dans l’immense bâtiment, entre les affiches des films Leïla et les autres, Les déracinés et Autopsie d’un complot. La musique du virtuose résonne encore dans nos coeurs lorsque nous ressortons.

Irène Dutoit

Irène Dutoit

Irène Dutoit est étudiante en Lettres à l’Université de Genève. Elle compte poursuivre des études de journalisme, et accorde un intérêt tout particulier aux arts et à l’évolution du monde qui l’entoure.

4 réponses à “Échappée algérienne – La douceur de Tizi Ouzou

  1. Dès que je puis vendre ici, je vais aller faire un petit coucou aux berbères que j’adore, bon voyage, chère Irène, et prenez bien soin de votre chance 🙂

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