Pologne: «Le débat est d’une violence inouïe»

Jaroslaw Kaczynski, président du parti conservateur polonais Droit et justice (PiS) et homme fort du pays.
Le visage politique de la Pologne a considérablement changé depuis 2015, année où le parti conservateur Droit et justice (PiS) est arrivé au pouvoir, obtenant 36% des suffrages. Le président du PiS, Jaroslaw Kaczynski, est le frère jumeau du défunt Lech Kaczynski, décédé dans un accident d’avion en 2010 alors qu’il présidait la Pologne. C’est lui l’homme fort du pays actuellement, et c’est sous son influence que le gouvernement polonais et son parti transforment en profondeur les institutions polonaises, s’inspirant beaucoup de la politique menée par le premier ministre hongrois Viktor Orban. L’évolution de la situation en Pologne inquiète de nombreux observateurs européens, à commencer par la Commission européenne elle-même. L’Etat de droit y est menacé, et des réformes de la justice, qui devraient être prochainement adoptées, vont permettre au parti conservateur de réduire à néant la séparation des pouvoirs.
 
Pour évoquer ce qu’il se passe en Pologne, j’ai envoyé des questions à Jakub Iwaniuk*, journaliste collaborant principalement avec le quotidien français Le Monde et suit sur place de près la politique menée par le gouvernement conservateur.
 
La Commission européenne a récemment menacé la Pologne d’activer l’article 7 des traités de l’Union, lequel consiste à retirer les droits de vote d’un pays au Conseil européen. S’agit-il selon vous d’une menace crédible?
 
Jusqu’à présent, toutes les pressions émanant des institutions européennes se sont avérées inefficaces et même contre-productives. Les Polonais, quelles que soient leurs orientations politiques, ont plutôt tendance à penser que «les affaires polonaises se règlent en Pologne», et n’aiment pas trop les ingérences extérieures. C’est pourquoi à chaque «menace» de Bruxelles, les notations du parti au pouvoir augmentent dans les sondages.
 
Concernant la procédure elle même, le premier ministre hongrois Viktor Orban a promis à Jaroslaw Kaczynski d’apposer son veto à toute tentative de sanction contre la Pologne. La procédure ne pourra donc pas arriver à terme, mais l’enclenchement de sa dernière étape constitue un symbole fort.
 
Concrètement, la Commission reproche au gouvernement conservateur de prendre des décisions contraires à l’Etat de droit. Quels sont les éléments sur lesquels se basent les craintes européennes?
 
Tout d’abord, le parti au pouvoir a de manière totalement inconstitutionnelle pris le contrôle du Tribunal constitutionnel, la plus haute instance juridique du pays. Dès lors, la constitution polonaise n’existe plus qu’en théorie, car il n’existe pas d’organisme indépendant capable de contrôler la constitutionnalité des lois.
 
Ensuite, le paquet de réformes, qui introduit une véritable révolution dans le système judiciaire polonais, est lui aussi non conforme à la constitution, aux standards européens et au principe de séparation des pouvoirs. Il donne au parti au pouvoir et au ministre de la Justice des prérogatives quasi-illimitées en matière de nominations et de révocations des juges, toutes instances confondues, sans mécanismes de contrôle indépendants.
 
Le président polonais Andrzej Duda, lui aussi membre du parti droit et justice (PiS), a récemment menacé de mettre son veto aux lois sur la justice que ses collègues s’apprêtent à voter. Comment interprétez-vous ce changement de ton de la part du président?
 
Le président est depuis un moment déjà en conflit symbolique avec le véritable homme fort du pays, Jaroslaw Kaczynski. Mais jusque là, le président n’a fait preuve d’aucune autonomie vis-à-vis des dictats du parti, il n’a jamais usé de son droit de veto, se contentant d’un rôle de «notaire». Il a visiblement eu assez de cette étiquette, et cette première tentative de veto est un symbole fort, car la proposition d’amendement du président va globalement dans le bon sens. Elle atténue la politisation du système judiciaire. Mais elle ne change pas le fond du problème: même avec cet amendement, ce paquet de lois reste globalement inconstitutionnel et contraire aux standards européens.
 
La liberté de la presse semble grandement mise à mal depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs. Quelles sont les méthodes employées par le gouvernement pour réduire au silence la presse d’opposition?
 
Les médias publics, surtout la télévision, ont subit des purges massives, jamais vues depuis la chute du communisme. Le niveau de déontologie, et même de simple décence ou de bon goût, de la TV publique est très inquiétant. Elle est devenue un tube de propagande grossier, sans aucune nuance et aucun équilibre. Les attaques contre ceux qui «pensent autrement» sont très violentes. Cela créée une ambiance délétère dans le débat public. Ambiance accentuée par une myriade de médias privés pro-gouvernementaux, qui ont également un discours très violent.
 
Existe-t-il encore une presse d’opposition du coup?
 
Les médias d’opposition restent nombreux. Ils subissent pour certains des pressions de la part du pouvoir: retrait des recettes publicitaires des entreprises publiques, menaces de procès pour les journalistes d’investigations, intimidations. Le PiS souhaiterait également «repoloniser» le marché de la presse régionale, qui est détenue à 80% par des capitaux allemands. Ceci est perçu comme un prétexte pour prendre le contrôle de la presse régionale avant les élections locales de 2018.
 
J’ai un ami qui vit en Pologne et n’ose plus prendre publiquement la parole contre la politique menée par le gouvernement (en particulier sur les réseaux sociaux). Ses craintes sont-elles fondées, selon vous?
 
Comme je l’ai dit précédemment, le débat public est devenu délétère et d’une violence inouïe. C’est très inquiétant. La rhétorique violente des ténors de la majorité, qui consiste à qualifier de «traître à la patrie» toute personne qui critique sa politique, a pour conséquence une «libération» de la parole et des gestes, dans le mauvais sens du terme. Le pays est plus divisé que jamais, et les deux camps se radicalisent.
 
Vous avez récemment réalisé pour le quotidien français Le Monde une série d’enquêtes passionnantes sur le fonctionnement du pouvoir conservateur, révélant notamment les étranges liens du ministre de la Défense avec des proches de Moscou, alors qu’il est lui-même très anti-Russe. Quel est votre état d’esprit dans l’exercice de votre métier? Avez-vous parfois des craintes quant à une éventuelle répression du gouvernement à votre encontre?
 
Non, je pense que les menaces du gouvernement vis-à-vis des journalistes sont davantage d’ordre symbolique. Elles visent à faire peur. Il me semble que Jaroslaw Kaczynski sait qu’il y a ligne rouge à ne pas dépasser: celle de la répression des manifestants et de la mise en prison de journalistes. La société civile ne le supporterait pas, ça rappellerait à tous l’époque communiste. Le pouvoir n’a pas intérêt à ce que les nombreuses manifestations, pacifiques jusque-là, dégénèrent.
 
Les conservateurs polonais semblent beaucoup s’inspirer de la politique menée par la Hongrie et son premier ministre Viktor Orban. Ce dernier cherche à essaimer sa stratégie à d’autres Etats. La défiance croissante d’une partie des Européens envers les institutions de l’Union pourrait-elle permettre à cette politique nationaliste et autoritaire de gagner encore du terrain?
 
Je pense que oui. Le concept de «démocratie non libérale» théorisé par Orban, et appliqué par Kaczynski, joue des faiblesses objectives et des limites de la démocratie libérale. Il est attractif dans la mesure ou il consiste à dire: «les démocrates ne peuvent rien faire pour vous, ils ne tiennent pas leur promesses, rien ne change. Donnez-nous le pouvoir et faites-nous confiance, nous introduirons de bons changements au nom du peuple». Le fait que ce discours ne s’accommode pas avec la séparation des pouvoirs n’a aucune importance pour le citoyen lambda. Les imbroglios institutionnels lui paraissent bien lointains, et cet «autoritarisme mou» est totalement impalpable vu de la rue. Par contre ce qui est visible, c’est une politique pro-sociale et économiquement keynésienne, qui améliore la vie quotidienne de millions de citoyens.
 
La «démocratie non libérale» a donc un pouvoir d’attraction incontestable. Je pense qu’ici, les démocrates et libéraux européens devraient commencer par penser à réparer les défauts et les faiblesses de la démocratie libérale. Nous avons toléré pendant des décennies, à Bruxelles notamment, des choses intolérables: l’optimisation fiscale des grands groupes, les paradis fiscaux, le lobbying des puissants, la désindustrialisation, le dumping social. Nous avons oublié de penser la mondialisation de manière protectrice pour les plus faibles. Tout ceci fait le jeu des autoritaires. La démocratie libérale doit corriger ses excès toute seule, sinon la démocratie non libérale s’en chargera.
 
De votre point de vue, le parti conservateur polonais a-t-il un soutien populaire suffisamment large pour se maintenir au pouvoir sur la durée? Les majorités politiques en Pologne ont rarement été stables ces dernières décennies.
 
Après deux années de changements extrêmement radicaux, la côte de popularité du parti au pouvoir est encore plus haute qu’aux dernières élections. Si les élections avaient lieu demain, le PiS obtiendrait 41% des suffrages, contre 36% en 2015. De quoi gouverner sans coalition. Les partis d’opposition sont faibles, souffrent d’un manque de leadership, et peinent à adopter un discours crédible. C’est le PiS qui distribue les cartes du débat public.
 
Si cette tendance continue, si l’économie, dopée par de nouvelles redistributions sociales, continue à fleurir, je ne vois aucune raison pour qu’il y ait une alternance en 2019. D’autant plus que la majorité voudra changer le code électoral de manière profitable pour elle. Elle a désormais tous les contre pouvoirs en main pour le faire.
 
Quel est votre état d’esprit par rapport à l’avenir de la Pologne ?
 
Je suis inquiet. L’Etat polonais subit des purges massives dans tous les domaines: armée, entreprises publiques, administration. On remplace la compétence par la médiocrité, la loyauté et l’appartenance partisane. Avec une forte dose d’idéologie réactionnaire, qui commence à s’immiscer dans tous les domaines de la vie publique, à commencer par l’école. Le projet du PiS, c’est un grand remplacement des élites, et la remise en cause de tous les acquis depuis 1989, considérés comme «nocifs» et «post-communistes».
 
Toutes ces tendances nous éloignent de l’Occident et nous rapprochent des standards d’Europe orientale. Diplomatiquement, la Pologne n’a jamais été autant isolée, alors que contexte géopolitique dans la région est très instable.
 
Un des principaux succès de la précédente majorité de centre droit – et de tous les gouvernements depuis 1989 – était d’avoir ancré la Pologne au cœur de l’Europe et du débat européen. La Pologne était perçue comme un modèle de transformation démocratique réussie. Maintenant, nous avons à faire à un immense retour en arrière. C’est le travail de plusieurs générations de Polonais qui est détruit. Et les morceaux seront très difficiles à recoller.
*Vous pouvez retrouver le travail de Jakob Iwaniuk sur son site et sur son blog.
Grégoire Barbey

Grégoire Barbey

Autodidacte, ayant débuté dans le journalisme politique et économique sans avoir emprunté un cursus universitaire traditionnel, Grégoire Barbey est journaliste freelance. Il a travaillé quatre ans au sein du journal économique et financier L’Agefi, et a également été chroniqueur à La Télé, chaîne privée valdo-fribourgeoise. Passionné par la politique, il est très actif à Genève et sur les réseaux sociaux.

9 réponses à “Pologne: «Le débat est d’une violence inouïe»

  1. La Pologne isolée ? Entre le Groupe de Visegrad et le soutien de Trump + la visite récente du Premier Ministre Israélien dont les propos ne laissent aucun doute, j’ai pas du tout l’impression de la voir isolée.

    1. Effectivement que devrions nous alors dire de l’isolement Suisse ? A-t-on vu récemment un Président américain, Israëlien ou même dernièrement le Prince William sur la Plaine de Plainpalais donner un discours de plus d’une heure sur la Culture, l’Histoire et les Valeurs suisses ?
      En revanche pas de manifestation et inquiétude du Monde lors de la mise à jour de la Constitution Genevoise.. Idem pour les projets de lois cantonales du 26 Septembre 2016 en Valais: “Election par le Grand Conseil des procureurs exerçant des fonctions dirigeantes” et “Institution d’une autorité indépendante de surveillance de la Justice (Conseil de magistrature)”. Là, ni le Conseil Européen ni un quelconque journaliste du Monde ex-Suisse ne s’est nullement inquiété du risque de la fin de l’Etat de Droit et de la fin de la séparation des pouvoirs dans le beau canton du Valais 🙂

  2. Bonjour Grégoire,

    Pourriez vous svp poser les mêmes questions à un journaliste Polonais “publique” afin de voir l’envers du décor et vérifier “Le niveau de déontologie, et même de simple décence ou de bon goût” de l’autre partie ? Idem venant de quelqu’un du milieu académique Polonais ayant une expertise du Droit en Pologne afin d’avoir un avis sur la Constitution du 2 avril 1997, établie sous la Présidence de Aleksander Kwasniewski, fervent et fidèle membre du Parti Communiste Polonais de 1977 à 1990* .
    Par ailleurs, afin de vérifier les conséquences de l’opinion ci-dessus lue “L’Etat polonais subit des purges massives dans tous les domaines: armée, entreprises publiques, administration…. On remplace la compétence par la médiocrité, la loyauté et l’appartenance partisane”:
    Il serait également intéressant d’apprécier la situation économique par des indicateurs macro-économiques scientifiques, précis récents.
    Ces derniers sont disponibles auprès d’Instituts économiques indépendants… et pas seulement auprès du Gouvernement Conservateur en place.

    Et surtout, n’hésitez pas à venir faire un journalisme d’enquête sur place. La saison est idéale.

    Rafal HYS

    *(Parti ouvrier unifié polonais, https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_unifi%C3%A9_polonais , celui-là même qui a opprimé le mouvement bien connu de l’Occident “Solidarnosc” jusqu’à l’ouverture de la Pologne en 1990. )

  3. Evidemment ca fait rêver.

    Qu’est-ce qu’on ne donnerait pas pour avoir une majorité politique comme ça en Suisse? Au moins on ne serait plus humiliés par une classe politique traîtreuse, on ne se laisserait plus marcher dessus et on ne braderait plus les acquis de la Suisse, les acquis sociaux du peuple suisse, les acquis de la place financière suisse, etc.

    On pourrait donner un grand coup de balai dans l’administration et dans la magistrature qui littéralement trahissent la Patrie du matin au soir en travaillant activement pour le pouvoir étranger.

    On aurait besoin d’une classe politique capable, comme en Pologne de limoger tous les juges fédéraux ayant trahi le principe de la primauté du droit suisse sur le droit étranger. Ce serait même une nécessité absolue pour la survie de notre pays comme état indépendant. De même il faudrait nettoyer les écuries d’Augias des médias de service public qui actuellement sont ouvertement antisuisses.

    Et puis cela fait réfléchir aussi sur notre parti catholique à nous. Au fond ce PiS en Pologne, on le diabolise beaucoup mais ce n’est rien d’autre qu’un authentique parti démocrate chrétien. Rien d’autre. Il est démocrate (libéral ou non n’est pas question). C’est incontestablement un parti démocrate qui tient sa légitimité des élections et non d’une dictature militaire ou autre. Et il est chrétien. En somme c’est un parti Catholique-Conservateur-Chrétien-Social. Exactement comme l’était le grand parti catholique de Suisse jusque dans les années 1970, qui était puissant tant qu’il était à la fois chrétien, conservateur, démocrate et social.

    C’est une leçon et elle devrait faire réfléchir les responsables du PDC. En effet: le PDC s’est effondré lamentablement depuis qu’il a trahi totalement, et honteusement il faut le dire, tous les idéaux religieux , patriotiques et politiques qui avaient fait sa raison d’être et sa force. C’est aujourd’hui, à juste titre, le parti le plus méprisé de la politique suisse. Il ne tient plus que par un reste de clientèlisme dans de rares bastions. Sa clientèle conservatrice l’a quitté, définitivement, pour l’UDC et sa clientèle sociale ne se reconnait plus en lui. Elle est en déshérence, attirée par la gauche.
    Au lieu de ça le PiS mène véritable politique sociale généreuse envers les petites gens. On ne le dit pas assez mais c’est le cas. Ceux qui ne me croient pas, renseignez vous.

    Aujourd’hui le PDC en Suisse compte pour beurre et doit se battre pour justifier encore un siège au conseil fédéral. L’insignifiance actuelle et le discrédit total du PDC sont la punition méritée pour avoir véritablement trahi la Suisse avec ce choix stupide en faveur de l’Europe de Bruxelles, qui est rejeté par 89% des Suissesses et des Suisses.

    S’il était resté fidèle à ses options fondamentales traditionnelles, à la fois patriotiques, chrétiennes et sociales, le PDC serait à plus de 20 – 25 %.

    Si le PDC n’avait pas trahi la Suisse et le peuple suisse, il aurait encore deux sièges au CF et il pourrait aujourd’hui partager le pouvoir avec l’UDC et mener une politique digne de résistance aux empiètements de l’anti-Europe, antisociale et antidémocratique, de Bruxelles, et de défense des intérêts nations helvétiques, politique qui serait plébiscitée par l’écrasante majorité du peuple.

    Si la direction du PDC était composée de gens intelligents, des hommes et des femmes d’état ayant du sens politique, ce parti romprait résolument avec sa ligne libérale socialisante de gauche, et reviendrait à une ligne conservatice chrétienne sociale: c’est à dire tout simplement celle qui fait le succès, mérité, du PiS de Kaczynski. Instantanément le PDC redeviendrait, non seulement l’arbitre, mais même une pièce maîtresse du jeu politique fédéral.

    Hélas les dirigeants du PDC n’ont absolument pas cette envergure là. Le charme suisse-allemand, les jolies jambes, les grands sourires, les battements de cils, les yeux de biche et la plastique galbée de Doris Leuthard ne servent à rien aussi longtemps que cette dernière se vantera à Bruxelles de s’être assise, avec son joli popotin sexy, sur la volonté du peuple suisse exprimée le 9 février 2014.

    Donc la prise de conscience n’aura pas lieu, et le PDC ne saura pas tirer les leçons de l’expérience polonaise, sauf miracle… prions…

    1. “ce n’est rien d’autre qu’un authentique parti démocrate chrétien. Rien d’autre. Il est démocrate (libéral ou non n’est pas question). C’est incontestablement un parti démocrate qui tient sa légitimité des élections et non d’une dictature militaire ou autre.” CQFD Martin, merci pour le texte posé

  4. Merci pour ces commentaires – il est encourageant de savoir que nous avons tant de gens capables de se renseigner aupres d’une pluralité de sources et faire leur propre analyse au lieu de succomber aux “fake news”. Malheureusement on a l’impression que les médias considèrent que si les informations inexactes sont répétés n fois alors elles deviendront crédibles (per exemple l’inconstitutionnalité de la réforme de la justice y compris la nominations des nouveaux juges, en effet, la constitution polonaise permet de suspendre un juge sous certaines conditions qui sont remplis dans ce cas précis, etc.)

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