France: la dissolution est inévitable

Toute réaction à chaud est malvenue. Pas celle-ci. Les faits sont têtus, les chiffres aussi. Une majorité politique n’existe qu’après l’obtention de 50% des voix plus une, qu’après celle de 50% des sièges plus un. Emmanuel Macron a largement été réélu le 24 avril dernier. Il a largement été mis en minorité le 19 juin 2022. En d’autres termes, il est en mesure de présider son pays, mais pas de le gouverner.

Jacques Chirac croyait avoir fait le nécessaire en l’an 2000. Pourtant son référendum sur le quinquennat n’a pas évité le séisme du scrutin de la présidentielle du 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen arriva au second tour de la présidentielle. Pendant deux décennies, la République française a vécu dans une illusion politique à laquelle tous ses partis s’étaient habitués. Elle baignait nolens volens dans le paradoxe d’un système semi-présidentiel qui vient de dévoiler une nouvelle fois ses propres faiblesses. Sous-estimant une crise constitutionnelle larvée, la France s’est contentée d’un statu quo institutionnel qui, peu ou prou, était condamné à plus ou moins brève échéance. En toute bonne foi, les élections législatives ne devaient être que pure formalité pour le président élu ou réélu. Cela a fonctionné, mais cela ne fonctionne plus. Président le mieux réélu depuis Jacques Chirac, Emmanuel Macron vient d’en faire l’amère expérience.

La date du 19 juin 2022 est d’ores et déjà historique. Elle marque la fin d’un automatisme politique et celle prévisible d’une Ve République vieillissante. La sacrosainte stabilité des institutions gaullistes se morfond dans les bas-fonds d’un système à bout de souffle ; la bipolarisation droite-gauche a changé de base et le fameux « en même temps » macroniste s’est fracassé sur les rochers du scrutin législatif. Morcelée politiquement, mais aussi idéologiquement, la France de 2022 est devenue ingouvernable. Elle ne peut pas avoir de majorité, car la très grande majorité de son électorat est plus divisée que jamais. Radical aux deux extrêmes à près de 40%, à droite à plus de 60% et privé d’une gauche de gouvernement, celui-ci est la première victime d’une perte de repères à laquelle il a néanmoins prêté son concours. Toujours rétif à l’adresse d’un système auquel il s’est de plus en plus opposé, il se retrouve aujourd’hui sans majorité crédible pour le faire sortir du marasme politique qu’il a lui-même suscité.

Signe précurseur du résultat du 19 juin 2022, les gilets jaunes ont donné lieu à des interprétations les unes plus erronées des autres. Parce que privés de toute assise idéologique, reniant toute conscience de classe, ils ont largement contribué au succès du Rassemblement national qui n’en demandait pas tant. Expression d’un ras-le-bol plus que légitime, les gilets jaunes ont installé un discours du refus et de l’obstruction qui, à travers l’histoire, a toujours fait le lit de l’extrême droite. Prise au piège et tentant de récupérer un mouvement qui lui était intellectuellement opposé, la gauche n’a pas su séparer le bon grain de l’ivraie. À l’exemple de beaucoup d’électeurs de la France Insoumise qui ont voté pour des candidats lepénistes lors du second tour des législatives, elle a versé dans un langage de la radicalité qui n’a cessé de prendre de l’ampleur. Se félicitant d’avoir, grâce à son alliance électorale, le plus grand groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, elle se garde bien d’évoquer la médiocrité de son score. N’atteignant guère plus de 30% des voix, elle n’a pas la moindre chance de gouverner la France dans un laps de temps de cinq ou dix ans.

Alors que la NUPES a obtenu une victoire à la Pyrrhus, Emmanuel Macron a subi une lourde défaite. Il en est le premier responsable et doit en supporter toutes les conséquences. Nonobstant ses propres erreurs, il s’est installé dans un mainstream politique qui, aussi issu de l’école anglo-saxonne, ne correspond pas à la culture française ou latine. Oubliant l’importance du social et de l’attachement de ses concitoyens à la solidarité, il a mésestimé deux des trois paroles de la devise de la République, à savoir l’égalité et la fraternité. Également sanctionné pour s’être affranchi de citoyens de gauche qui lui avaient permis d’arriver au pouvoir en 2017, il se retrouve aujourd’hui fort démuni. Il est à l’image d’un roi désabusé, se délectant d’artifices et de divisions qui au final se sont retournés contre lui. Le président de la République n’a plus de majorité, car aucune majorité ne lui sait gré de continuer comme si de rien n’était. Alors que la présidentielle était toujours perçue comme l’élection phare de la Ve République, le 19 juin 2022 vient de prouver que cela n’est plus obligatoirement le cas. Emmanuel Macron essayera peut-être de constituer des majorités de circonstance. Que grand mal lui fasse, car nul ne se prêtera éternellement à ce petit jeu. Plus que jamais, la France a besoin de clarté et de clarification. Le 19 juin 2022 l’a plongée dans une nouvelle forme d’obscurantisme. Elle n’aura pas mille et une façons de s’en sortir. La seule qui vaille sera celle de la dissolution de l’Assemblée nationale, d’ici 2023 ou début 2024. Mais attention : ce n’est là qu’une arme à double tranchant ou à usage unique. Le président de la République ne devra pas se rater. Sinon, c’est la démission, voire au pire l’arrivée de Marine Le Pen à l’Élysée.

 

Gilbert Casasus

Gilbert Casasus est professeur ordinaire en Études européennes auprès de la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg. Politologue, diplômé de l’IEP de Lyon et docteur du Geschwister- Scholl-Institut de l’Université de Munich, il est spécialiste des processus historiques et politiques en Europe.

81 réponses à “France: la dissolution est inévitable

  1. Votre analyse sous-entend que nous sommes dans une logique de parti agressive (1 contre tous). La France et Macron sont-ils si immatures? Vu de Suisse, il apparaît naturel que Macron s’allie avec LR et obtienne ainsi une majorité confortable. Cela ne serait que le retour à une certaine forme de normalité. Dans l’autre bord, on peut imaginer que le clivage souverainiste/pro-Bruxelles supplante temporairement le clivage social. En réalité, il semble qu’en France mieux qu’en Suisse, on ait perçu le danger de l’UE pour les classes défavorisées.

    1. Cher Monsieur,

      Votre analyse est peut-être exacte, vue de Suisse. Mais le Franco-Suisse que je suis a encore tendance à croire que la politique française se décide à Paris et non à Berne.
      Quant à l’alliance “Ensemble” – “LR”, il faudrait qu’elle aille partout ensemble, ce qui n’est pas forcément le cas.
      Cordialement.
      Gilbert Casasus

      1. Je trouve que pour un “Politologue” vous avez des points de vues très tranchés alors que l’on pourrait s’attendre à un peu plus de recul sur ces questions / situations et une comparaison avec l’histoire et d’autres pays, pas une fin de non recevoir sans argumentation étayées.

    2. Je partage votre avis : si les membres du LR ont un peu de bon sens, ils

      devraient négocier avec la Président pour faire un gouvernement de coalition

      centre-droite

    3. Je partage votre avis : si les membres du LR ont un peu de bon sens, ils

      devraient négocier avec la Président pour faire un gouvernement de coalition

      centre-droite.

      1. Avec un gouvernement allant de Clément Beaune à Eric Ciotti…Bonjour les dégâts. Le compromis, c’est bien ,les arrangements ne le sont pas!

  2. Vous oubliez de préciser que même s’il n’a pas la majorité absolue, il a la majorité au parlement et cela suffit à gouverner, car l’alliance des oppositions est illusoire tout comme la NUPES et un agglutinement de partis n’ayant strictement rien en commun sauf le fait d’avoir des députés pour assurer et sécuriser leur financement par l’argent public. Pour eux c’est tout ce qui importait, quitte à allier pour la circonstance des anti-nucléaire farouches avec de pro-nucléaire convaincus. Ils ne sont pas à considérer comme un partis, mais comme 4 partis indépendants avec des idées et directions politiques très différentes.
    La dissolution n’apportera rien et ne présente aucun intérêt sans à se tirer une balle dans le pieds, Chirac en a fait l’expérience…

    1. Macron ne disppse pas de majorité au parlement!!!
      Erreur d’analyse de votre part. Désolé!
      GC

      1. Macron fera la dissolution par nécessité .
        Il n’a pas d’autres alternatives.
        Il y a comme une lame de fonds qui va changer la france vers le radicalisme malsaint.

      2. Merci de m’éclairer :
        Ensemble (Macron) : 250 députés (175 Renaissance, 27 Horizons, 48 Modem)
        LR 74 députés
        RN 89 députés
        LFI (Mélanchon) 84 députés
        PCF 14 députés
        PS 28 députés
        Ecologistes 23 députés
        Même si vous additionnez ces 4 derniers qui forment la NUPES (149 députés) ils sont en dessous de Ensemble. De plus ils viennent d’indiquer qu’ils ne formeront pas un groupe parlementaire NUPES conjointement, mais chacun indépendamment (pas surprenant vu qu’ils ne sont d’accord sur rien)…
        La majorité absolue est à 289 sièges, mais Ensemble a la majorité relative avec 250 sièges et peut donc gouverner, désolé, mais c’est la réalité.
        De plus en imaginant qu’il fasse une alliance avec LR (d’où plusieurs ministre sont issus), ils arrivent à 324 députés, loin devant les 289 nécessaires pour avoir la majorité absolue.

        Donc je ne vous suit pas sur votre conclusion qu’il n’a pas de majorité, il a une majorité relative et qui peut devenir absolue avec une coalition LR.
        Pour info, l’Allemagne est gouvernée depuis des décennies par des coalitions et cela marche également…

        1. En premier lieu, l’Allemagne n’est pas la France. Je sais de quoi je parle.
          En second lieu, il faut regarder la composition du groupe LR…Une majorité avec Eric Ciotti et Clément Beaune, bonjour les dégâts! Sur chaque siège est assis une femme ou un homme qui ne sont pas obligatoirement des godillots. Les majorités, cela se trouve, mais cela se perd aussi.
          Bien à vous.
          GC

          1. Admettez tout de même que Ensemble a la majorité dans l’assemblé (relative mais pas absolue) et ne changez pas de sujet… Il peut donc gouverner avec sa majorité.
            L’Allemagne n’est pas la France, certes, mais c’est également un régime parlementaire. Je connais très bien ce pays également….

          2. L’Allemagne est doté d’un système parlementaire, la France d’un sytème semi-présidentiel.
            Il n’y a pas de majorité pour les Macronistes à l’Assemblée nationale.
            GC

          3. Quelle est donc votre définition de “majorité” pour affirmer à ce point qu’ayant le plus grand nombre de députés il n’a pas de majorité ????

          4. Si le nombre des suffrages exprimés baisse, la majorité aussi.
            Tout cela semble relever d”un “little spirit”!

          5. la majorité c’est 50% des suffrages exprimés plus une voix ou 50% des élus plus un.
            GC

          6. Votre position à maintenir qu’il n’a pas de majorité devient vraiment pathétique quand il a 250 élus et le second parti seulement 89…
            Mais bon, en politique il ne faut plus s’étonner de rien….

          7. Monsieur “Little” est le seul à prétendre que la majorité absolue de 577 sièges est atteinte avec 250 sièges.
            Rien de surprenant à cela, car comme tous les “Z”héros des réseaux sociaux, il se réfugie derrière un pseudonyme, ayant lui-même peur de son propre ridicule. Il y a plus intelligent que cela…

          8. Soit vous ne savez pas lire, soit vous le faites exprès, mais écrire ” Monsieur “Little” est le seul à prétendre que la majorité absolue de 577 sièges est atteinte avec 250 sièges. ” est d’une grossièreté sans non, car JAMAIS je n’ai écris qu’il avait la majorité ABSOLUE.
            Peut-être ne saisissez-vous pas la différence entre “majorité absolue” et “majorité simple”, ce que je doute, je pense plutôt qu’imbu de votre personne vous êtes absolument incapable de reconnaitre votre erreur et encore moins accepter un point de vue différent du votre !
            Je ne m’abaisserai plus à débattre avec vous étant donné que ce n’est pas un débat argument contre argument, mais un débat à sens unique car vous n’y être nullement ouvert.

  3. Macron a cru pouvoir gouverner par les puissances d’en haut.
    Il a été rattrapé par les puissances d’en bas ; le peuple.
    Macron est disqualifié; on lui recherche un remplacant dés maintanant.
    Le poids stratégique de la france comme puissance moyenne dépasse les ambitions d’un Macron faible.

  4. En 2017, il a été confirmé le fait que la dialectiqe gauche-droite est dépassée.
    Macron comme un enfant prodigue, a pris le relais avec un mamouth appellé LREM.
    LREM avec un orgueil mal placé a mis les francais hors d’eux méme.
    Macron poursuivait ses refondations toutes abstraites et par imposition non tacite.
    En 2022, Macron recoit une gifle pas du tout surprenante.
    La France ne sait plus ou elle ira,
    Nuages trés sombres au dessus de la France et de l’Europe par extension.
    2022, Année funeste pour la France.

    1. De l’art et de la manière de sortir de cette crise dépendra l’avenir d’Emmanuel Macron et de la trace qu’il laissera dans l’histoire!

    2. Je ne suis pas d’accord avec votre analyse:
      On a habitué le peuple à ce que tout vienne de l’état et que l’état s’occupe de tout. Comme les finances ne sont pas sans limites, il faut faire des réformes et c’est ce que Macron et la droite poussent. En face il y a LFI & Co qui promettent de raser gratuitement (retraite à 60 ans pour tous et à taux plein, 32h par semaine, smic à 1800€, 1000€ par mois pour tous les jeunes dès 18 ans, sortir totalement du nucléaire etc etc… Bref le père Noël.
      Il y a une bonne partie de la population qui n’a pas la moindre connaissance en économie et qui croit les belles paroles de Mélanchon qui est un bon orateur. “Si vous votez pour moi, la retraite à 60 ans c’est dans une semaine et le smic à 1800 c’est dans 3 semaines…”
      Ce qui a dû plomber LFI et Mélanchon c’est ce qui s’est passé au Stade de France où de nombreux supporters Anglais et espagnols se sont fait détrousser par des centaines de sans-papiers, tout comme Mélanchon qui a dit que la Police tue alors qu’elle avait tiré sur un automobiliste qui tentait de forcer un barrage de police et leur fonçant dessus, conducteur qui était multi-récidiviste avec plus de 80 condamnations et qui était en “permission” de sortie ce week-end… Quand Mélanchon s’attaque à la police cela passe mal et du coup on voit le RN réaliser le score le plus élevé de son histoire.

      Il faudrait un G.Schroeder (social démocrate) qui a eu le courage de faire les réformes qui ont mis l’Allemagne dans une situation de plein emploi et succès économique dont A.Merkel a profité sans jamais prendre la moindre décision, sauf celle catastrophique de fermer ses réacteur nucléaires pour passer au charbon et gaz avec la bénédiction des écolos.

      1. Vous avez raison sur un point: Merkel a profité des réformes de Schröder…Mais Schröder aujourd’hui, c’est une autre et triste histoire.
        GC

          1. Vous changez de sujet dès que les arguments que l’on vous met en face ne vous conviennent pas et ceci sans proposer de contre-arguments ni de réponse/justification…. Dommage de ne pas accepter le débat et la discussion.
            Vous n’avez toujours pas expliqué comment vous comptez pour affirmer que Macron n’a pas de majorité à l’assemblée alors qu’il a 250 députés suivit du RN avec 89 députés (cf mon commentaire plus haut). Votre arithmétique est curieuse.

          2. Le groupe “Ensemble a 250 sièges”. La majorité absolue est de 289 sièges. Cela fait une différence de 39 sièges. Si vous me prouvez que 250 sièges suffisent à avoir une majorité absolue sur 577 sièges, vous méritez la “médaille Fields”!
            GC

      2. bonjour LITTLE; c’est bien d’exprimer une opinion, encore faut-il l’étayer; lire le programme déjà, et réfléchir ensuite avant d’écrire ce qui ne correspond pas à la réalité; sachez aussi que la réussite du RN est due au seul cynisme de Macron qui l’a porté sur les fonds baptismaux, tout comme Mitérand en son temps; quant à la Police, vous devriez rencontrer des Gilets Jaunes, afin d’objectiver vos connaissances sur ce sujet là !

        1. Je pense que je suis celui qui étaye le plus ses propos sur ce blog contrairement aux autres qui s’y opposent sans rien justifier. Lisez totalement mes commentaire ce que visiblement vous n’avez pas fait. Merci
          A Monsieur Casasus: Depuis le début, je dit qu’avec 250 sièges Macron a la majorité (ce que vous semblez toujours contester), nul besoin de la majorité absolue, car les votes se font à la majorité simple. Il faut que toutes les oppositions votent contre Ensemble et ceci sans abstention pour qu’une loi me passe pas… Si 35 abstentions sur 284 opposants (de tous les bords de la gauche à la droite) elle passe….

          1. S’il y moins de suffrages exprimés, la majorité diminue. On touche le “little spirit”.

  5. Analyse brillante comme d’habitude, cependant changeons de paradigme comme aurait dit l’autre: faut il avoir une majorité permanente et inconditionnelle au parlement, AN en l’occurrence, pour gouverner la France?
    Pas certain du tout et même, un gouvernement pour expédier les affaires courantes et avancer sur des majorités d’occasion cela peut très bien marcher en Belgique, en Italie et en France… Pourquoi serions nous justement le Pays où la démocratie ne doit vivre qu’un journée tous les 5 ans?

    1. Excellente question de fin…Avec une dissolution dans les années à venir, il y aura au moins une seconde journée de la démocratie en France!
      Très cordialement.
      GC

  6. Bonjour. Une alliance “officielle” LREM/LR me semble compliquée. Il ne faut pas oublier que LREM a une “aile gauche” de personnalité en provenance du PS. Voudront-ils assumer pleinement leur reniement de cette provenance, en se positionnant comme “de droite libérale”, c’est loin d’être certain. Et dans ce cas la majorité n’est toujours pas assurée pour le futur gouvernement. Nous allons donc probablement avoir des alliances ponctuelles, sur tel ou tel texte. Sauf que ce n’est pas dans la culture politique française. Il n’y a toujours eu que quelques textes à avoir été votées à une majorité trans-partis. Les réformes idéologiques, comme celle de la retraite, devraient être adoptables avec l’aide de LR, sous réserve que le groupe LREM reste obéissant. Ce qui n’est pas certain.

    Nous allons donc probablement nous diriger vers une “solution à la belge”. C’est à dire un gouvernement qui se contentera de gérer les affaires courantes. D’autant que je vois mal Mr Macron être prêt à discuter réellement de ses projets de réforme. L’initiative législative pourrait donc glisser du gouvernement au parlement. Mais il est clair que les mauvaises habitudes françaises risquent de rendre cela aussi très compliqué. Néanmoins, si les partis y arrivent, cela pourrait redonner du souffle à la démocratie française, et faire revenir des abstentionnistes aux urnes.

    En revanche, s’il doit y avoir une dissolution, cela pourrait, à mon sens, empirer les choses. Le score du RN a en effet montré qu’il est devenu une force politique à ne pas négliger, surtout en situation de “chaos politique”. La seule vraie qui question qui reste encore est donc “y a-t-il une once d’intelligence émotionnelle au sein des partis français (hors RN bien sur)?”.

    1. En effet, une coalition “LREM/LR” est plus comliquée dans les faits que sur le papier.
      Rien contre la Belgique, où je compte plusieurs amis. Mais la France, ce n’est pas la Belgique.
      Une dissolution n’est pas à l’ordre du jour en ce mois de juin 2022. On en reparlera fin 2023 ou début 2024.
      Bien à vous.
      GC

    2. bonjour ALAIN 38; ne soyez pas si sévère envers le RN; je suis prêt à parier que ce parti va s’entendre avec Macron et donc qu’il n’y aura pas de dissolution , cette dernière créant un courant anti abstention au profit de la Gauche !

  7. Macron représente une certaine fragilité non compatible avec la prise réelle du pouvoir.
    Cette fragilité ne renforce pas la réalisation des buts du Macronisme.
    De gaulle n’aurait pas reconnu Macron.
    Le pouvoir exige un homme ou une femme fort(e), une certaine virilité humaine afin d’étre le gardien du temple.
    Les hommes et les femmes se guident à travers les étoiles brillantes méme lointaines, et non pas en ragardant des proches cailloux placides et ternes.
    Avis aux amateurs.

    1. L’heure des hommes forts ou femmes fortes ne serait-elle pas (heureusement) révolue?
      GC

  8. Analyse trop Suisse 🙂

    Penser que le passage à la proportionnelle ( partielle ou intégrale peu importe) serait la, ou une, solution adaptée à la France c’est une illusion ! au lieu de 10 partis ‘atomisés’ , on en aurait juste 20 doublement atomisés , liliputiens .

    Une situation probablement pire que sous la 4eme République où une excellente fonction publique , à l’époque, faisait tourner la boutique entre deux élections , tous les 6 mois

    La constitution actuelle ( 5eme République) est excellente , tres sophistiquée, y compris quant à son mode d’élection parlementaire au scrutin majoritaire qui est précisement fait pour créer une majorité -de fait, de force- point barre.

    La seule vraie faiblesse fonctionnelle en 2022 réside dans l’impérieuse nécéssité d’hommes et de partis politiques à la hauteur de cette constitution , hélas uniquement disponible en taille De Gaulle …

    Dès lors, le seul amendement que j’y apporterais désormais , c’est qu’il ne peut exister que deux partis : la droite et la gauche 🙂

    1. Votre analyse est justifiée. Je ne suis pas un fanatique de la proportionnelle pour la France.
      GC

  9. Cette tendance si répandue de vouloir prédire l’avenir est un jeu, un pari: j’avais raison? Attrait pour le pessimisme? Tout va dépendre du caractère de Macron. Est-il plus rigide qu’intelligent? Et de sa lucidité. Où va-t-il voir l’intérêt de la France? Quelle leçon va-t-il tirer de ces dernières élections? Et cela peut dépendre de la situation, de l’enchaînement des faits. L’analyse de ce qui s’est passé avec la dissolution chiraquienne peut aussi varier si on essaie de transposer dans le présent. Diverses conclusions peuvent en être tirées. Ajoutons qu’il est toujours difficile de se mettre dans la tête d’une autre personne même si on la pense très rationnelle. Quel but privilégiera-t-il? Avez-vous confiance en son habileté, en sa souplesse de caractère? Réussira-t-il à oublier la haute idée qu’il a de lui-même? Année funeste? est-il si bon que la France ait une trop grande confiance en elle-même. L’orgueil conduit à des erreurs.

  10. Le parlement français est à l’image du peuple français. Et tant mieux.

    On ne peut pas dissoudre le peuple, pourquoi alors vouloir dissoudre l’assemblée?

    Enfin, je dis bien enfin, les élites seront obligées de regarder et traiter le quotidien des sans-dents, gilets jaunes, fachés et fachos.

    Plus de “c’est les anglais” pour ne pas créer du désordre dans les banlieues islamisées, plus de “travailler plus” alors qu’il n’y a plus d’industries, etc…

    Macron veut gouverner? l’assemblée lui en donnera les moyens s’il traite les vrais problèmes et sort de sa tour d’ivoire. Et il n’y a rien de mieux que de devoir discuter avec ses pires ennemis pour rétablir la paix (social) dans un pays ! et trouver de vraies solutions.

    Et on verra les vrais visages.
    Maintenant que Melenchon a placé sa famille et ses maîtresses dans des postes confortables, il va céder sa place. Forcés à penser par eux-mêmes, la LFI va devoir proposer ou disparaître. Pareil pour le FN/RN.

    1. La dissolution fait partie de l’arsenal institutionnel de la Ve République. À ce que je sache, ni de Gaulle, ni Mitterrand, ni Chirac n’ont dissout le peuple français!
      Bien à vous.
      GC

  11. Cher Monsieur,

    Je vais vous donner un exemple technocratique qui nous écarte des partis qui pensent “mieux que nous”.

    https://www.tdg.ch/lexception-pour-les-assurances-sociales-est-prolongee-745907220059

    Cette commission qui a décidé toute seule, sans consulter la population suisse, de nous imposer la poursuite du télétravail des frontaliers est un pur scandale!

    Ils croient vraiment qu’on va se laisser imposer cette concurrence déloyale, avec toujours plus de frontaliers à toucher des salaires suisses avec un coût de la vie français ? Ils croient qu’on va laisser le cercle des concurrents à nos enfants s’étendre à des tracailleurs à qui on ne demande même plus de traverser la frontière ?

    A quand un accord avec l’Inde pour concurrencer les fonctionnaires de ces commissions? Qu’ils comprennent et vivent notre quotidien !

    J’en ai marre. Pour leur poste de travail, ils maintiennent des conditions de nationalité et de domcile. Mais pour nous, la classe moyenne pas encore ubérisée, ils veulent nous imposer la concurrencedes télétravailleurs européens! Dans quel monde vivent ils ? Quelle déconnexion avec notre réalité quotidienne !!

    1. Comme politiste, j’ai pour règle de ne pas confondre les dossiers et les conjonctures nationales et internationales.
      Bien à vous.
      GC

    2. Votre propos est hors du contexte de la discussion ici, cependant je ne vous comprends pas:
      – Les genevois se plaignent du trafic routier et on a montré que le télétravail réduit ce dernier et donc la pollution. Vous devriez encourager cela.
      – Genève n’a plus de place pour loger ses habitants (Suisses ou étrangers) et de très nombreux Genevois déménagent en France voisine pour se loger décemment (maison avec jardin) plutôt que dans une barre de 10 étages en pleine ville et chaleur. Cela permets de préserver des espaces verts à Genève.
      – Les frontaliers sont donc en grande partie des Suisses de Genève. Eh oui, il faut le reconnaitre.
      – Vous semblez très jaloux, pourquoi ne devenez vous pas également frontalier si cela a tant d’intérêt !
      – Les frontaliers sont prélevés à la source sur un barème d’impôt plus élevé et n’ont droit à aucune déduction contrairement aux autres contribuables, ils payent leurs impôts à Genève ainsi que les charges et contribuent au financement de Genève.
      – Genève n’a pas assez de personnes pour répondre à la demande en terme d’emplois. Il n’y a pas de concurrence déloyale car ces emplois ne sont pas pourvus et les quelques chômeurs à Genève le sont pour des raisons autres car les offres sont très nombreuses, bien plus que de candidats.
      – Que le télétravail soit fait depuis la Valais ou un petit village à 100m de la frontière change quoi ? Un employeur embauche une personne pour ses compétences et expérience. S’il veut délocaliser son activité en Inde, il peut le faire depuis toujours, cela n’a rien à voir avec du télétravail et beaucoup d’entreprises le font déjà, vous mélangez deux choses qui n’ont rien à voir.
      – Franchement, déménagez en France si le télétravail et si bien que cela, vous rejoindrez les dizaines de milliers de Suisses qui l’on déjà fait et qui ne sont pas victime d’une telle haine et jalousie comme la votre.

      1. Votre vision francogauchiste du monde conduit à la ruine de la Suisse. On dirait du “c’est cool des industries sans usines” ou “ils nous vendront des chaussettes tandis qu’on leur vendra des airbus”.

        Un salaire suisse doit être dépensé en Suisse.
        Et la Suisse doit assurer des emplois à ses enfants.
        Le bon sens, rien que le bon sens !

        Nb:je n’ai rien compris à la réponse de M. Casasus.

        1. Ces commentaires ne me prennent pas trop de TEMPS pour y répondre…Ils touchent les bas-fonds de la pensée et de l’analyse.
          CG

          1. Ouais, tous ces sans-dents qui ne s’expriment pas comme un prof d’université et qui ne partagent ni vos soucis ni votre vision du monde. Si seulement on pouvait les empêcher de voter et de respirer le mëme air que vous…

            Si seulement seuls les professeurs d’université pouvaient voter et jouir des libertés … Si seulement… 😱🥺

          2. Excellente idée que celle d’abolir les professeurs d’université: plus de formation des cadres, des scientifiques, des professeurs et instituteurs, des médecins, des dentistes, des ingénieurs, des avocats et magistrats, et j’en passe.
            Trouvez l’erreur!
            GC

        2. @Marcel S: Je pense que vous avez un gros problème de compréhension de la langue française car je n’ai rien écrit de ce que vous mentionnez ! Je n’ai jamais parlé des industries ou usines etc…
          Visiblement vous manquez totalement de bon sens et je vous invite à regarder les chiffres des emplois à Genève, du nombre de frontaliers (Suisses et non Suisses) et des offres non pourvues en emploi et du nombre de logement disponible pour en conclure que soit vous réduisez l’économie de Genève par deux, soit vous construisez à Genève jusqu’au dernier m2 d’espace vert, soit vous rajouter 10 étages à tous les bâtiments existants à Genève.
          Une fois que vous aurez fait cette analyse, on pourra discuter argument contre argument, mais de grâce, ne me prêtez pas des propos ou que je n’ai pas tenu.

  12. Cette configuration requiert au demeurant la nomination d’un premier ministre ou d’une première ministre dont la personnalité et l’expérience lui permettront de s’imposer et de trouver des compromis sur certains projets de loi. Ce devrait être le poste-clé du quinquennat! Mais Macron le voudra-t’il? Les institutions du reste le permettraient-elles? Ne glisse-t’on pas vers un nouveau régime parlementaire, une VIe république en quelque sorte?

    1. Ces questions méritent d’être posées. La Ve République se meurt à petit feu…
      Quant au Premier ou à la Première ministre, il faut trouver la perle rare! Pas si simple avec Macron!
      Bien à vous
      GC

  13. Question à M. Casasus :

    Est-ce que Macron ne pourrait pas tenter une dernière chance de bricoler un peu, en nommant un premier-ministre républicain de progrès, européiste sympa, démo-chrétien-rad-soc, libéral social, conciliant, bègue, et initié, disons Bayrou, qui gouvernerait avec un fort appui transparti des gardiens du temple sur le thème de la République en danger, et le laisser gouverner sur un programme minimal, en prenant très peu d’initiatives selon les recommandations du président Queuille pour lequel il n’existait pas de problème dont une absemce de solution ne finisse par venir à bout, et en faisant usage du 49.3 de temps en temps quand c’est absolument nécessaire ?

    Je ne suis pas du tout optimiste sur les chances de succès d’un tel gouvernement, mais je ne vois aucune autre possibilité pour tenter de maintenir le régime vaille que vaille, sauf la démission immédiate de Macron.

    Pour moi, l’accession au pouvoir des “populistes” est inévitable en France. Et probablement elle aura lieu dans un soulèvement populaire violent, pas par les urnes puisqu’une nette majorité n’y croit plus du tout.

    On peut compter aussi sur un certain Poutine pour faire discrètement ce qu’il sait faire pour favoriser une telle évolution. Ca vaudrait le coup, dans els circonstances, de faire tomber un pays de l’OTAN. Après tout la CIA ne s’était pas gêné d’employer ces méthodes sur la place Maïdan en 2014, et, à mon avis, elle avait aussi organisé les émeutes de banlieues en 2005 pour mettre en selle Sarkozy. Là le terrain est vraiment favorable pour un regime change ou révolution colorée “Returkutsche”, et ce à cause des fautes impardonnables du régime Macron lui-même. Ca donnera un régime inédit, probablement césariste, qu’il ne faudra pas appeler fasciste parce que ce serait anachronique, mais ça y ressemblera un peu.

    Il faut dire que les arrogants qui ont imaginé de pousser au pouvoir ce paltoquet de Macron et Macron lui-même n’ont que ce qu’ils méritent. La dictature vaccinale, les confinements, les déclarations sur les gens “qui réussissent et ceux qui ne sont rien “, et cette “envie d’emmerder les non.vaccinés”, tout ça ça ne pardonne pas. Après ça, comment s’étonner de ce qui se passe…?

    Si j’étais éditeur d’un journal, j’aurais fait la une ce lundi avec un dessin d’un Français moyen en gilet jaune faisant un bras d’honneur et disant :

    “Macron! les non vaccinés t’emmerdent!”

    N’empêche, même si elle n’aura qu’une faible chance de succès, la tentative Bayrou est la dernière cartouche d’un régime aux abois.

    1. La France a ses errements, mais aussi ses penseurs. Que la place à ces derniers s’agrandisse.
      Bien à vous.
      GC

      1. Sans doute, mais… dans les médias, René Rémond et Alain Duhamel et d’autres ont été remplacés par Laurent Ruquier et Cyril Hanouna! Là se situe peut-être l’origine du problème!

  14. Il y a Le Maire, Bayrou et d’autres. Et il a aussi les Présidents de régions qui sont des gens d’exécutifs: Bertrand, Pécresse, Delga, Muselier, etc. Le personnel politique français ne se résume pas aux populistes; il y a des gens responsables, à gauche comme à droite, prêts à travailler dans l’intérêt du pays et de l’Europe! C’est parmi eux que Macron devrait choisir son chef du gouvernement. On se rappellera aussi qu’Edouard Philippe est “en réserve de la République”, selon l’expression consacrée! Tous ont un intérêt à ce que les projets avancent.

  15. bonjour Mr Gilbert Casasus; j’aime vraiment bien votre papier ci-dessus; j’imagine très fort que le talent de Macron va être de gouverner par un glissement vers l’extrême droite, sans vergogne et quelque contre-parties sonnantes et trébuchantes pour ce parti fort endetté; ce serait un mariage sous contrat bien sûr ! le signal de ce glissement c’est l’affectation déjà quasi officielle de la présidence de la commission des finances au RN !

    1. Merci pour votre appréciation.
      Je ne pense pas que Macron veuille gouverner avec l’extrême droite, mais il a tout fait pour qu’elle ait le vent en poupe.
      Très cordialement.
      GC

        1. A ma connaissance, le RN est un parti républicain qui existe par les urnes, s’il ne l’était pas, il serait interdit. Donc imaginer que le RN met la démocratie en danger me semble inepte, en revanche, LFI et tout ce qui gravite à gauche ne se privent pas de combattre l’état de droit et la démocratie en refusant l’autorité de l’état, en prenant Chávez ou Trotski comme modèle et cela ne choque personne… Tout comme on continue d’avoir un parti communiste en oubliant ce que le communisme a fait en ex URSS, tout cela sans jamais avoir renié la doctrine Trotskiste-Léniniste.
          PS, je ne suis pas RN pour autant…

  16. Je m’aventure sur la pointe des pieds dans ce blog, dont le sujet ne fait pas partie habituellement de mes préoccupations. Certes, l’absence de majorité présidentielle à la chambre des députés est de nature à inquiéter, particulièrement dans un Pays où il est déjà très difficile de gouverner même avec une solide socle d’élus.
    Le Président, comme un CEO désavoué par ses actionnaires ou son conseil d’administration, peut se retirer. Il semble que ce cas de figure soit à rejeter.
    Le Président peut dissoudre la chambre basse avant le 1er janvier 2023 ou après le 20 juin 2023, selon les interprétations de la Constitution. (C’est un pistolet à un coup). Je ne comprends pas l’intérêt de cette solution. Le président Chirac, espérant renforcer une majorité faible, mais acquise, l’avait expérimentée à ses dépens. Le risque serait évidemment pire pour le président Macron, qui verrait certainement le score de ses partisans se réduire encore davantage; Nupes s’effriterait très probablement; RN conforterait sa victoire, ce dont une majorité de Français ne veut vraisemblablement pas. Je serais aussi surpris que les élus actuels veuillent remettre le couvert d’ici un an. La dissolution n’apparaît pas non plus comme une solution viable
    Le Président peut aussi s’essayer en barreur de gros temps: à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire … Retour à la IVe République? Pas nécessairement. Il faudra louvoyer habilement, compter les voix potentielles pour chaque projet de loi, éviter les impasses, les perspectives trop clivantes, … (les conseils suivants sont réservés aux généreux donateurs …). Si une petite partie de l’hémicycle joue honnêtement le jeu, cette alternative permettrait d’éviter un désastre, et ouvrirait la voie à une manière très française de pratiquer la “proportionnelle”.

    1. C’est un scénario auquel on peut adhérer.
      Il ya eu plusieurs dissolutions durant la Ve République. Une seule à échouer, celle de Jacques Chirac en 1997. Toutes les autres ont réussi.
      Bien à vous.
      GC

    2. Seule la dissolution de 1997 par Jacques Chirac a échoué. Toutes les autres ont réussi!
      GC

  17. Une solution au problème posé serait que Macron démissionne. Il assumerait ainsi ses responsabilités.
    Je n’ai pas de nom de candidat.e/remplaçant.e à proposer. Il faudrait un héro populaire et on n’a pas sa sous la main, n’est pas de Gaulle qui veut.
    En attendant, sa série noire continue avec des ministres qui ne plus ministrables, ou pour le moins un peu louches.

    Pourtant c’est loin d’être la seule difficulté qui se présente à cette pauvre France.
    Par exemple, malgré un endettement faramineux, EDF n’arrive plus à faire fonctionner ses centrales atomiques, entre vieillissement du parc, les nouveaux modèles qui ne démarrent pas, et une faiblesse du refroidissement vu la sécheresse qui se profile.
    Le fait qu’il y ait pire ne me rassure pas vraiment, je pense au Royaume Uni de BoJo, obligé d’aller voir Zélinski dès que c’est trop chaud chez lui.

    1. Les Français ne recherchent pas un second de Gaulle, mais une vie politique plus proche des citoyens et surtout plus sociale.
      GC

  18. Et si on parlait des pb du peuple français , jugé , par les autres pays européens , arrogant ( la grande Nation , disent les Allemands ) , immature ( dans le déni sur les retraites ,….) inculte économiquement , fragmentée par les corporatismes et le clientélisme …Un président français est jugé principalement sur 2 choses : 1) la compétence 2 ) la personnalité . Les 2 meilleurs présidents de la France depuis De Gaulle ont été Giscard ( le rayonnement de la France , au niveau industrie ( le nucléaire , TGV , Airbus , c’est la décénnie 70 ), diplomatique ( le premier G7 c’est rambouillet) ,.. a été maximum sous Giscard ) et macron ( son bilan éco et diplo n’est pas mauvais ) mais les 2 ont été jugés arrogants , déconnectés et ont été les plus hai alors que Chirac qui n’ a rien fait ( hors le véto de l’Irak ) est reconnu comme le meilleur !!!!!!. Du coup , une dissolution n’arrangera rien du tout : en France , on ne sait pas débattre , on ne sait pas négocier , le “gagnant-gagnant ” , on ne connait pas ; en France , on ne connait que “je gagne et je t’humilie ” . Bref , la France va connaître” le grand déclassement” .

    1. On peut partiellement partager votre avis…mais Valéry Giscard d’Estaing ne reste pas en excellente mémoire. Il fut le premier président à ne pas être réélu.
      GC

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