Aujourd’hui, on rase gratuit

L’État de Vaud a annoncé récemment qu’il mettait à disposition, gratuitement, des produits menstruels dans les lieux de formation. L’extrême gauche vaudoise se bat pour des transports publics gratuits pour tous. Les exemples sont nombreux…. Le terme “gratuit” est aujourd’hui devenu à la mode en politique.

Clientélisme? Populisme? Certainement, à moins d’une année des élections cantonales.

Pour les partis à gauche de l’hémicycle, les finances cantonales étant saines, il y a lieu de distribuer. Alors, arrosons! Car oui, il s’agit d’arrosage réalisé sans aucun ciblage. Avec au final, certains bénéficiaires privilégiés mais surtout de nombreux frustrés.

Non! Pas d’arrosage mais aidons et soutenons ceux qui doivent l’être. Ciblons les mesures afin de n’oublier personne.

Quelle valeur prône-t-on en privilégiant le “tout gratuit”? Certainement pas celle du travail qui devrait pourtant, encore aujourd’hui, être valorisée notamment auprès des jeunes.

Car non, rien n’est jamais gratuit, même l’amitié car elle s’entretient. S’il est en effet la tâche de l’État de fournir un filet social suffisant, celui-ci n’est pas gratuit. Et la population doit s’en rendre compte. Lorsque le canton de Vaud dépense CHF 100, près de CHF 30 sont consacrés au social. Et s’il peut se le permettre, c’est notamment grâce aux contribuables dont l’effort – certes trop important dans ce canton, j’y reviendrai – y contribue fortement. C’est grâce à ceux que la gauche nomme “les riches” et qu’elle dénigre régulièrement.

A l’avenir, promouvons plutôt, notamment au travers de nos décisions politiques, l’incitation, la valorisation, le ciblage des soutiens plutôt que d’arroser ou “d’offrir” car il ne s’agit, pour la plupart, d’aucun cadeau car créera immanquablement des injustices et des mécontents.