“La peur en Occident”: lecture pour un drôle d’été

“Comme c’était le jour de la mi-carême, qu’il faisait beau soleil et un temps charmant, les Parisiens se trémoussaient avec d’autant plus de jovialité sur les boulevards (…). Le soir du même jour, les bals publics furent plus fréquentés que jamais: les rires les plus présomptueux couvraient presque la musique éclatante; on s’échauffait beaucoup au chahut, danse plus qu’équivoque; on engloutissait toutes sortes de glaces et de boissons froides quand tout à coup, le plus sémillant des arlequins sentit trop de fraîcheur dans ses jambes, ôta son masque et découvrit à l’étonnement de tout le monde un visage d’un bleu violet.” (suite…)

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Dessine-moi un lièvre (et un aviateur)

Au rayon “roman noir”, les femmes de lettre romandes se comptent sur les doigts d’une main gantée. Mais les rares aventurières qui se risquent à tremper leur plume dans l’encre noire le font avec un tel talent qu’on ne doute pas qu’elles donneront vite envie à d’autres d’explorer les humaines ténèbres (c’est pas pour rien que ténèbres s’écrit au féminin pluriel, crénom de tonnerre!). Je salue, ici, le travail de Marie-Christine Horn: et j’ai reçu “Le cri du lièvre”, son dernier roman, comme un uppercut. (suite…)

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